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mercredi, 14 mars 2012

En attendant Pays de Galles-France : l'un reste, l'autre part.

Le Goret devient aussi difficile à suivre en montagne qu'un dahu par un cul de jatte.

Grand ménage après la défaite à domicile face aux Beefs, mais ne reste-t-il pas des coins tout dégueulasse ayant échappé à la sagacité porcine, voire des endroits improprement javellisés quand d'autres sont recouverts d'un épais tapis, impuissant toutefois à occulter la vue de l'observateur sagace et averti qui du coup en vaut deux (point d'interrogation)

Nallet saute, bon tout a été dit, le minimum aurait été de le laisser finir, le tournoi ; plus grave Pierre est rappelé, prendre un vieux pour remplacer un à peine plus vieux que lui, le but de la manoeuvre nous échappe. Tant qu'à piocher chez les jaunards, la jeunesse de Jacquet valait argument.

Dupuy, out, il est vrai qu'il s'est limité à faire l'injecteur-pompe, mais il était difficile pour son retour de jouer complètement libéré et de prendre beaucoup d'initiatives, sans compter que la conquête bleue frôlait l'avarice. Observons que Parra n'a pas fait mieux.

Le véritable scandale tient dans l'inégalité flagrante entre la manière dont les joueurs sont jugés, Dupuy fait un match moyen, hop, déhors (l'accent est fait exprès, c'est censé renforcer le côté extérieur et injuste de la chose). Trinh Duc depuis plus de trois ans enchaîne matchs pourris sur matchs franchement ratés et parfois moyens avec une lueur tous les 28 matchs et il est toujours là. Mais que font donc Zorro  pour réparer pareille injustice?

Idem pour Malzieu, il mêle le très bon et le moins bon, mais ça fait quand même une bonne moyenne, Clerc a été invisible (sauf une fois) depuis le début du Tournoi, pas sûr qu'il ait été renvoyé devant sa PS 3 pour finir le tournoi s'il n'avait pas été blessé.

Remplacer Malzieu par Palisson, c'est comme cracher à la gueule de Monica Belluci pour rouler à Empalot avec Balasko. Le petit Palisson est incapable de réaliser ce qu'a fait Malzieu contre l'Ecosse et l'irlande. Toujours difficile à suivre la logique du Goret.

Pour finir, un truc si énorme que c'est à se demander si le Goret n'est pas en voie de Lièvremontisation avec son fameux "Plus c'est gros plus ça passe" :

Mermoz, out. De mémoire, je n'ai pas souvenir que les remplaçants soient virés après une défaite, d'autant que l'aviateur n'est pas parti en vrille, il a fait son boulot en défense et en attaque il s'est mis au diapason des autres, c'est-à-dire au niveau d'un hydravion en phase d'atterissage : au ras de l'eau. S'il avait réussi son interception, le Goret aurait bien eu du mal à le virer.

Là aussi le traitement discriminatoire, n'ayons pas peur des mots, laisse sans voix, heureusement que mes doigts parlent pour moi.

En sens inverse, la pipe Rougerie, ce turlaud de Jaunard est maintenu dans le groupe. A côté du buffle Rougerie, Inglorious Bastareaud passe pour un nouveau Codorniu et Tindall pour Blanche neige, l'amie des nains...

Heureusement pour approcher un tel niveau de nimportnawak il suffit de ne pas remonter très loin, en gros à cet automne.

Bien sûr il y a le retour de Fritz, décidément le modèle allemand s'impose en toutes choses (qui, si on me fait l'honneur de lire quelques notes plus haut, a pour conséquence prévisible de chasser Mermoz) et l'entrée en fanfare de Butin.

Mais autant le dire de suite, le choix du premier paraît contraint car tardif quand celui du second est au contraire anticipé, d'autres que lui ont fondu pour avoir été exposé en pleine lumière trop tôt.

Quoi qu'il en soit, avec le retour de vieux sur le retour, de jeune ayant leur avenir derrière eux, de jeune encore trop jeune pour avoir de l'avenir et d'anciens bannis, le moins que l'on puisse dire est que la cohérence du Goret n'est pas sa vertu première.

Tout est-il encore vraiment bon dans le cochon ?

 

PS : Entendu PSA dire : "Il nous reste à empêcher le Pays de Galles de faire le Grand Chlem". Cette tournure négative inquiète, n'eut-il pas mieux valu de dire "Nous allons au pays de Galles pour les battre" ?

 

 

 

La liste des 24 français
Avants (14): David Attoub (Stade Français), Vincent Debaty (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Jean-Baptiste Poux (Stade Toulousain), William Servat (Stade Toulousain), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Julien Bonnaire (Clermont), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Louis Picamoles (Stade Toulousain), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.).

Arrières (10): Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Lionel Beauxis (Stade Toulousain), François Trinh-Duc (Montpellier), Jean-Marcellin Buttin (Clermont), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Stade Toulousain), Alexis Palisson (Toulon), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain), Aurélien Rougerie (Clermont)

dimanche, 11 mars 2012

Après France-Angleterre : quelques brèves considérations tactico-tactiques

Pour n'en être pas moins nouveaux, certaines faiblesses du XV tricolore inquiétent en ce qu'elles perdurent.

* A la quête de la conquête : les bronzés font du rugby

 En mêlée avec le docteur es mêlée Bru, on s'attendait à être bien calé.

Sauf que Mas en fin de match fatigue et que Poux est excellent dans le moyen, et encore je ne te parle pas du talon dont le rôle  est régulièrement sous-estimé quant à la tenue de la mêlée ; quand Servat est absent, il est clair que le talon est bien un joueur de première ligne et pas un 4ème troisième ligne à la mode Swarszeski. Face aux Beefs, Servat et Debaty ont remis le pack sur la bonne voie, un peu tard (on y reviendra en fin de note)

En touche, c'est à se demander si les éléments de lancement d'Ariane sont bien toulousains. En tout état de cause, la touche française est loin de répondre aux exigences minimales du rugby moderne (zéro défaut).

A la fin du bal, les Bleus se retrouvent avec autant de conquêtes que Jean-Claude Dusse. Comme lui, la procrastination devient un art, c'est toujours demain qu'ils vont conclure...

* La défense est laxiste : les bidasses s'en vont en guerre

 En défense avec le docteur es défense Lagisque, on s'attendait à être  bien bordé. Sauf qu'après l'Ecosse, l'Irlande et l'angleterre, 7 essais dans la musette. C'est beaucoup, trop sans doute.

Rougerie se fait aussi régulièrement trouer qu'un ticket de métro du temps du poinçonneur des Lilas.

Poitrenaud ne réalise pas qu'en bleu il n'a pas Fritz devant pour lui permettre de passer des aprems pépéres au fond du pré, à cultiver son jardin de la relance aléatoire.

Les grandes qualités offensives de Malzieu ne masquent pas toujours un placement défensif devant plus à la théorie des dominos qu'à celle de la herse à double lames.

*Une attaque aussi animée qu'un service de soins palliatifs.

Les trois matchs joués par Trinh Duc  ont montré une fois plus son incapacité à emballer le jeu. Rappelons quand même au risque de rabacher qu'il a été choisi précisément pour ses qualités en la matière. Comme soeur Anne, on ne voit toujours rien venir et qu'on arrête de basssiner avec Montpellier et ses "bons matchs", sans quoi le niveau international serait du niveau national et tout le monde serait en bleu comme chez les schtroumpfs ou dans avatar.

Beauxis n'a pas fait mieux, il n'a pas fait pire et pour le reste il fait tout mieux que l'autre.

Et puis il y a Rougerie, le coffre a découvert la passe sur le tard, autour de sa 1000ème sélection, ce serait pas mal que pour sa 2000ème il découvre le placement défensif, car à part mettre des cartouches dans un couloir moins large qu'un confessionnal, le jaunard est une plaie.

Uniquement sur ses capacités défensives, le coffre toulousain (Fritz) devrait être retenu. Que ce soit l'un ou l'autre, il n'est pas interdit de garder en tête quelques bricoles inculquées à l'école de rugby, un centre c'est central et ça fait des passes, il paraît même qu'avant il choisissait les centres parmi ceux qui étaient foutus de faire une belle passe aussi bien à droite qu'à gauche. Quitte à passer pour un très vieux con, de nos jours, on a la très claire impression qu'ils sont choisis par leur capacité à animer les Encierro un soir de feria. Bref comme me l'a si bien dit un jour un copain de jeu : "En France on a des secondes lignes centres !"

Auvergne terre de bêtes à cornes, tu ne déçois pas. Face aux Beefs Rougerie a donné la pleine étendue de son talent, maladroit et aussi stérile que la piaule de l'enfant bulle en attaque, il s'est pris pour Moïse et a ouvert la défense bleue comme la Mer rouge.

L'un des grands mystères de la nature, à côté de l'hermaphrodisme du mérou, demeure l'obstination des sélectionneurs à peindre le jaunard en bleu.

*Dans le cochon tout est bon ?

S'il faut rendre beaucoup au Goret pour ne pas nous avoir bourré le moue avec son projet de jeu et autres conneries de boutonneux passant ses journées d'été à s'asticoter sur des maquettes 1/100°, on se disait qu'avec lui, docteur es stratégie, on s'attendait à être bien tout simplement, sauf que ça merdoie dur.

Depuis l'Italie, il met sa meilleure équipe en deuxième mi-temps, tactique payante contre des équipes faiblardes (Ecosse, Irlande), tactique merdeuse quand les équipes sont de niveau comparable. Du coup on a du mal a suivre les zigotos qui commentent dans le poste, de s'étonner  d'une équipe diesel.

C'est fait exprès ! Une tactique toute pourrite reconduite avec autant de constance ça force le respect autant que le monte en l'air le Fichet Bauche.

Le Goret met systématiquement en fin de match, les trois SEULS joueurs capables de franchir (Picamoles, Servat et Debaty). Pour sûr quand ils sont là ça franchit, mais too late ! Le dernier quart d'heure du match contre les Beefs est exemplaire de cette stratégie foireuse, incapable de transformer un bâton merdeux en baguette magique.

 Contre les Beefs, la baguette magique avait un nom : DROP.

Sauf que faire rentrer Trinh-Duc dans les 10 dernières minutes quand le pied devient un arme de destruction massive c'est un peu comme mettre des escarpins dès que le sommet est en vue après s'être cogné la face nord des Jorasses chaussé de pompes à clous et au piolet.

Ce drop aurait eu un nom : l'arbre qui cache la forêt. On peut véritablement remercier Trinh-Duc de l'avoir manqué.

La finale perdue face aux Blacks et l'enfumage laportien pendant huit longues années ont empêché que le rugby de France se pose les vraies questions, à commencer par celle-ci.

Pourquoi est-elle la seule nation majeure à ne pas avoir gagné de coupe du monde ?

 

 

Cruel (in english cruel)

Après-midi cruelle.

Cruelle car trois combattants de grand calibre (Bonnaire, Servat, Nallet, ) vivaient leur dernier crunch. Sans doute les deux premiers refouleront le pré francilien en finale de Top 14. Quoi qu'il en soit, voir ces trois là quitter l'équipe de France at home sur une défaite face aux Beefs, fait bien mal au ass.

Cruelle car la défaite apparaît comme un désaveu de la charnière Dupuy-Beauxis. S'il est difficile de savoir ce qui serait advenu quand cela n'est pas précisément advenu, il y a gros à parier, aussi gros que ce que l'on a sur la patate, qu'avec Trinh Duc la note aurait été plus salée. Celui qui n'a pas éprouvé un sincère soulagement quand Beauxis a utilisé le jeu au pied est au choix un menteur ou un amateur de curling.

Cruelle car les 3 points manquants étaient dans le pied de Beauxis en début de match.

Comme la cruauté n'est gratuite que chez le barbare décérébré et que le rugby est l'un des fleurons de la civilisation à côté de la versification classique et de l'accélérateur de particules, cette défaite face aux Beefs est parfaitement justifiée, coming soon...

mercredi, 07 mars 2012

En Attendant France-Angleterre, la charnière qui coince

Le lecteur fidèle le sait, il peut régulièrement lire ici que Trinh Duc est un "demi de fermeture" ou un "quart d'ouverture" (moins qu'un demi donc) ou encore que Rougerie évoque davantage un "coffre à ballon" de la remise d'un vestiaire qu'un centre capable au minimun de passer à droite ou à gauche. Bref, que les deux sont devenus au fil du temps le mètre étalon de la tocardise ovale.

Parfois, le même lecteur doit trouver que la dent est trop dure, que l'outrance le dispute à la mauvaise foi. Certes.

Mais voilà plus de trois ans que Trinh-Duc porte le 10 :

Qui se souvient de l'avoir vu enchaîner deux bons matchs ?

Qui se souvient de l'avoir vu peser sur le sort du match, par son jeu au pied ?

Qui se souvient de l'avoir vu soulager ses gros, de les avoir fait avancer ?

Pire qui l'a vu nourrir une complicité avec son 9 et les lignes arrières ?

Cherche pas, personne !

Depuis plus de trois ans c'est toujours pareil, le même hymne à la désolation qui retentit sur le pré. Dès que les gros rencontrent une certaine résistance devant, nul ne peut compter sur Trinh-Duc, ni même sur la charnière pour débloquer la situation. Alors que c'est précisément à cette aune que se mesure le talent d'une charnière, pour le reste c'est pas trop dur de faire le barbiquet derrière une mêlée devastrice, même Gilbert Montagné en 9 et Sarah Bernhardt à l'ouverture feraient aussi bien.

Dimanche dernier, les gros d'être empégués sur le papier tue-mouches irlandais, derrière rien, ou si peu, pour sortir le Coq de sa meule fumière.

Au-delà du cas Trinh-Duc, la charnière de France est en souffrance. Bien qu'aligné très souvent avec Parra, on serait bien à peine de voir la moindre complicité apparaître, il faut dire que les deux ont le melon plus gros que les splendides couilles du taureau de Laguiole.

Jamais dans toute l'histoire des Bleus une charnière au rendement aussi faible n'a été aussi longtemps maintenue, pourquoi le Goret l'a-t-il reconduit alors même que le Lièvre avait finit par se rendre compte de son erreur et placer Parra à l'ouverture ?

L'un des intérêts (rares tout de même vu la faiblesse des Beefs) de ce France-Angleterre qui se profile aussi sûrement que le casque à pointe de victoires noyées sous des breuvages aussi divers qu'improbables  est la tenue de cette nouvelle charnière Dupuy-Beauxis. Soit ils prennent les clés de la fourgonnette bleue pour faire pimpon jusqu'en 2015, soit ils ne saisissent pas leur chance et c'est le retour de la charnière aux oeillères, développant un sens aussi stratégique de l'occupation du terrain qu'un lapin pris dans les phares.

Autre épine dans les ergots du Coq, Rougerie, l'homme porte mieux le Dim que la gonfle. Suivant depuis peu une cure de désintoxication spécial coffre à ballons, il s'essaie à la passe, tantôt trop haute, tantôt trop basse, tantôt dans les bras adverses, le jaunard tocard peine à régler la mire. Le plus grand imposteur vu au centre de l'attaque française depuis le nîmois Andrieu est maintenu contre vents et marées comme on aime aussi à le souligner le service marketing de Costa croisières.

C'est déjà bien de changer les portes (Parra/Trinh-Duc), mais un  petit coup de neuf aux fenêtres (Rougerie) ne serait pas superflue.

Tant qu'à opter pour l'option coffre, le modèle toulousain made in germany (Fritz) paraît de meilleure qualité, même si son entente avec l'aviateur reste problématique.

Il y aurait encore  beaucoup à dire sur ce 15 en général et sur Szarzewski en particulier, toujours plus doué pour porter la coiffe à l'égyptienne période Dalida que pour lancer en touche ou perforer.

Servat pas encore parti manque déjà, foutu temps qui passe...

Composition du XV de France :

Poitrenaud (Stade Toulousain) - Clerc (Stade Toulousain), Rougerie (Clermont), Fofana (Clermont), Malzieu (Clermont) - (o) Beauxis (Stade Toulousain), (m) Dupuy (Stade Français) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Maestri (Stade Toulousain), Papé (Stade Français) - Mas (Perpignan), Szarzewski (Stade Français), Poux (Stade Toulousain)

Remplaçants: Servat (Stade Toulousain), Debaty (Clermont), Nallet (Racing), Picamoles (Stade Toulousain), Parra (Clermont), Trinh-Duc (Montpellier), Mermoz (Perpignan)

vendredi, 02 mars 2012

En Attendant France-Irlande

En attendant France-Irlande, la composition des deux équipes.

Après le retour en raison de la blessure de Merdard de l'intermittent du spectacle Poitrenaud et de Du Bo, Du Bon, Du Bonnaire après la prestation plutôt transparente de Picachu, un intrus c'est glissé dans la liste, sauras-tu le reconnaître ?

FRANCE : Poitrenaud - Clerc, Rougerie, Fofana, Malzieu - (o) Trou-Duc, (m) Parra - Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir (cap) - Maestri, Papé - Mas, Szarzewski, Poux 

Remplaçants : Servat, Debaty, Nallet, Picamoles, Dupuy, Beauxis, Mermoz 

IRLANDE : Kearney - Bowe, Earls, D'Arcy, Trimble – (o) Sexton, (m) Murray - Heaslip, O'Brien, Ferris - O'Connell (cap), O'Callaghan - Ross, R. Best, Healy 

Remplaçants : Cronin, Court, Ryan, O'Mahony, Reddan, O'Gara, McFadden 


PS : ça fait plus de 3 ans et demi que je me retiens de la faire, j'en pouvais plus, désolé, en même temps c'est quand même pas de ma faute s'il bénéficie de la plus longue période d'essai du rugby français.

jeudi, 01 mars 2012

Message de la fédération française de rugby

Petites annonces du rugbyband

 

La fédération française de rugby (FFR) recherche pour un CDI  un ouvreur possédant les fondamentaux du poste (passeur, buteur) tous niveaux confondus.

Nombreux avantages matériels (mégane Renault FFR, 25% de réduction dans les magasins Serge Blanco, carré VIP chez Castel, autocollants RMC etc.).

La possession de la nationalité française n'est pas une exigence absolue, le respect des conditions posées par l'IRB suffit.

 

PS : le contrat est libellé en monnaie forte (€)

mardi, 28 février 2012

Message de la fédération écossaise rugby

Petites annonces du rugbyband

La fédération écossaise recherche pour un CDD (février-mars) un pilier droit et un pilier gauche (niveau F1 ou F2, évoluant éventuellement en série si d'origine basque ou géorgienne).

Nombreux avantages matériels (la jupe à carreau est fournie ainsi que la panse de brebis farcie), la pratique et la connaissance de la langue anglaise ne sont pas nécessaires.

Le short, les chaussettes et le maillot devront être restitués à l'issue du contrat.

jeudi, 23 février 2012

En attendant Ecosse-France : il n'y a rien à attendre d'un Ecosse-France

Décidément le Lièvre nous manque, à la veille de chaque match opposant la France à l'Ecosse, lui seul pouvait sans rire affirmer que l'Ecossais est le All Black du Nord !

Pour le reste, Ecosse-France c'est en règle générale une victoire de la France ou en d'autres termes une défaite de l'Ecosse, équipe certes joueuse mais manquant singulièrement de puissance. Du coup depuis une belle quinzaine d'année, depuis que le requin blanc a rangé ses crampons et Hastings son tee, Ecosse-France ça nous donne des "matchs bof", où la mousse entre les mains présente plus d'intérêt que la tv sous les yeux.

La composition quand même de France-Irlande, heu... pardon d'Ecosse-France

1- Jean-Baptiste POUX – Stade Toulousain       3- Nicolas MAS – USA Perpignan Roussillon
                                             2- Dimitri SZARZEWSKI – Stade Français Paris
                           4- Pascal PAPE – Stade Français Paris  5- Yoan MAESTRI – Stade Toulousain

6- Thierry DUSAUTOIR – Stade Toulousain(Capitaine)         7- Imanol HARINORDOQUY – BOPB
                                              8- Louis PICAMOLES – Stade Toulousain 
9- Morgan PARRA –
AS Clermont Auvergne
          10- François TRINH-DUC – Montpellier Hérault RC 
11- Julien MALZIEU- AS Clermont Auvergne

12- Wesley FOFANA – AS Clermont Auvergne  13- Aurélien ROUGERIE – AS Clermont Auvergne
14- Vincent CLERC – Stade Toulousain 
              15- Maxime MEDARD – Stade Toulousain 

Remplaçants

16- William SERVAT – Stade Toulousain
17- Vincent DEBATY – AS Clermont Auvergne
18- Lionel NALLET – Racing Metro 92
19- Julien BONNAIRE – AS Clermont Auvergne
20- Julien DUPUY – Stade français Paris
21- Lionel BEAUXIS – Stade Toulousain
22- Maxime MERMOZ – USA Perpignan Roussillon (allez l'USAP R ????)

dimanche, 12 février 2012

Coup de FFRoid !

Les marchands du temple sont bien marris ce matin. Le règne implacable du fric, dominant les esprits comme une maîtresse SM, montre toute ses limites.

La gonfle c'est le samedi ou le dimanche à 15h.

La logique circulaire : faire de l'audience pour faire du pognon et réciproquement, est vouée à tourner en rond sans fin, jusqu'à filer la gerbe.

Cela commence à se voir que la fédé est un bateau ivre, Camou a tout du capitaine du Concordia...  et dire qu'on voudrait faire porter le chapeau à un courageux arbitre, le seul qui ait pris ses responsabilités.

BouFFRons !

jeudi, 09 février 2012

France-Irlande as usual


Hormis quelques ajustements ici (Servat, Nallet et Bonnaire au repos) dictés par le besoin de laisser souffler les "vieux" et  là (Debaty), rien à signaler de particulier, si ce n'est que l'Irlande réussit en général à Clerc, se serait bien des fois qu'on le voye un peu plus... Pour le reste, Parra est titularisé, le Yach est blessé, Dupuy revient sur le banc, on est content pour lui.

Bon à part ça chacun sait que rien ne ressemble plus à un France-Irlance qu'un Irlande-France, no surprise en perspective.

1- Jean-Baptiste POUX – Stade Toulousain       3- Nicolas MAS – USA Perpignan Roussillon
                                             2- Dimitri SZARZEWSKI – Stade Français Paris
                           4- Pascal PAPE – Stade Français Paris  5- Yoan MAESTRI – Stade Toulousain

6- Thierry DUSAUTOIR – Stade Toulousain(Capitaine)         7- Imanol HARINORDOQUY – BOPB
                                              8- Louis PICAMOLES – Stade Toulousain 
9- Morgan PARRA –
AS Clermont Auvergne
          10- François TRINH-DUC – Montpellier Hérault RC 
11- Julien MALZIEU- AS Clermont Auvergne

12- Wesley FOFANA – AS Clermont Auvergne  13- Aurélien ROUGERIE – AS Clermont Auvergne
14- Vincent CLERC – Stade Toulousain 
              15- Maxime MEDARD – Stade Toulousain 

Remplaçants

16- William SERVAT – Stade Toulousain
17- Vincent DEBATY – AS Clermont Auvergne
18- Lionel NALLET – Racing Metro 92
19- Julien BONNAIRE – AS Clermont Auvergne
20- Julien DUPUY – Stade français Paris
21- Lionel BEAUXIS – Stade Toulousain
22- Maxime MERMOZ – USA Perpignan Roussillon (allez l'USAP R ????)

mercredi, 08 février 2012

Le Monde du Lièvre

Cela ressemble à de l'acharnement, mais au lieu de se faire oublier, de se terrer au plus profond de son terrier, le Lièvre la ramène et pas n'importe où mais dans le journal de référence  : Le Monde. Au point que l'on en serait presque à regretter la victoire face aux Beefs en quart.

Le Lièvre tient chronique (Le Monde du 7 février, p. 25), déjà à l'oral il n'était pas bien terrible,  à l'écrit le pathétique n'est pas loin. Par quel  secret miracle ce type passe pour un intellectuel de la gonfle ? Parce que comme les grands génies il a été incompris, par ses difficultés à communiquer avec le monde extérieur et  à se faire comprendre  par le commun. On ne le saura sans doute jamais.

Il reste qu'on apprend plein de truc à sa lecture (toute citation est authentique of course)

"Avec mon épouse, Isabelle, et deux de nos enfants, nous nous trouvions chez Thierry et Rachel, des amis bordelais". Au niveau de la protection de la vie privée, c'est vraiment limite, tout juste si cet âne ne donne pas leur adresse, ensuite amis et bordelais comme oxymore c'est pas mal, enfin on s'en fout complètement, il serait allé avec son chien et son poisson rouge au Balto, regarder le match un Picon Bière à la main, que cela ne nous aurait fait ni chaud ni froid, ou pour parler comme Chirac : Bouger l'une sans toucher l'autre.

Quelqu'un au Monde lui a dit : Bon allez Marco tu nous fait 4000 signes sur France-Italie, l'autre il a fait du remplissage. Ne l'oublions pas on reconnaît les cons à ce qu'ils osent tout, en la matière le Lièvre est au sommet  de l'affiche, at the top oh the Ose.

Plus haut, on le sentait émerveillé "sur le moelleux d'un canapé, face à un écran plat". On est content pour  Marc, il a des amis technophiles, c'est dommage qu'il ne nous donne pas les dimensions de l'écran ou mieux un lien pour l'acheter et avoir la même boîte à cons que les amis de Marc.

Après le match il ont "assisté au Jumping international au Palais des expositions". Passionnant à faire et encore plus passionnant à lire. Avec de pareils week-end, les semaines de Marc doivent être d'une richesse.

Le Lièvre a pris pendant 4 ans les amateurs de gonfle pour des demeurés, il n'y a pas de raisons que cela change avec ses lecteurs.

Question gonfle justement, il nous sort des analyses de minimes, trop longues à citer, c'est à lire ICI.

Le Lièvre est toujours désarmant, sa connerie touche au sublime. Sa bêtise tutoie l'innocence  et pour cela il lui sera beaucoup pardonné.

Il mentionne "le beau numéro de Louis (Picamoles)" qu'il a oublié consciencieusement  pour la Coupe du Monde.

Mais le meilleur est à venir : "Julien a été épatant, et pas seulement dans son numéro de funambule. Quand je le vois raffûter quatre ou cinq fois, je me dis que le dernier était pour moi, qui ne l'avais pas sélectionné car je lui reprochais une carence défensive". Si faute avouée est à moitié pardonnée, mettez-vous deux secondes à la place de Malzieu, s'il vient à lire ses lignes. On a connu de brèves montée de haine, de solides envies de meutre pour moi que cela ! Pour sûr mon con, c'était mieux de prendre le génial Palisson, défenseur intraitable...

Pour finir une Lièvrerie : "Le calendrier fait que les matchs vont monter en puissance". Dingue, si j'avais su ça : ce sont les calendriers qui font monter les matchs en puissance, moi qui croyait bêtement que c'était le rythme imprimé par les  joueurs aux matchs, du coup, je vais suivre les conseils du Lièvre, après avoir dévalisé mon facteur au prochain entraino je déboule avec une pile de calendrier, je te dis pas cette montée en puissance que je vais leur mettre à mes camarades de jeu (est-ce que ça marche aussi avec les filles ?) !

Quoi qu'il soit avec le Lièvre entraîneur c'était le foutage de gueule généralisé, avec le Lièvre chroniqueur, la poilade est assurée.

dimanche, 05 février 2012

France-Italie : vincere sine periculo, triumphant sine gloria

Le problème avec les France-Italie, c'est qu'ils ressemblent à des France-Italie, des italiens accrocheurs, des français atones, des italiens au coeur gros comme le Colisée mais à la technique treiziste, brefs des italiens limités, limités mais limités.

Pour le dire en quelques mots : France-Italie ne donne jamais des matchs trés emballants comme les aime Christo.

Depuis Marignan, les français affrontent les italiens avec sérénité et sans se forcer gagnent (sauf une fois c'est vrai) du coup, pour tout dire on s'emmerde presque autant qu'une idée dans la tête de Douillet, esseulée, sans personne à qui parler.

Ce France-Italie n'a pas échappé à la règle. Comme les Bleus se prennent pour ceux qui ne sont pas, c'est-à-dire presque égaux aux Blacks, on peut quand même chipoter, les Tout Noirs leur auraient passés 50 pions, auraient lancé une OPA sur la gonfle, et la défense italienne aurait vite craqué. Envoyant du jeu comme Palmiè des marmites, on se serait régalé.

Au lieu de quoi on se retrouve  avec 3 essais et demi moins construits qu'une favela, une mêlée globalement chahutée, une conquête faiblarde, Dusautoir qui plaque et Trinh-Dic infoutu d'effectuer deux renvois en suivant à peu près corrects, jouant à la main quand il faut jouer au pied, et inversement, renversant le jeu quand il ne demande qu'à être prolongé, bref mauvais choix après mauvais choix, mais comme à son habitude chatard. Pourtant il ne faut pas cacher qu'avec son club il a réussi dernièrement de belles choses, tout laisse à penser que s'il lui arrive d'être brillant en club, en Bleu il est bien terne, pas sûr que le Goret soit aussi patient le Lièvre.

Le Lièvre parlons-en, les oubliés de la Coupe du monde  (Picamoles et Malzieu) ont été les rares (avec Feu Follet) à émerger de la grisaille. Qui hormis le Lièvre et son staff incapable pouvait prétendre que Lakafia était supérieur à Picamoles, Pallisson à Malzieu ? Voilà au moins une injustice de réparée comme aime à le dire le juge Burgaud.

Il faut rendre grâce au Saint-André  trois choses :

1. son staff premium, ce qui nous change du staff low cost du Lièvre.

Bru a fait du pack toulousain une arme de destruction massive, sa science du jeu d'avant est indéniable, là aussi ça nous change d'un pilier de fédérale ne jurant que par son joug électronique, comme si le rugby était une science exacte.

Lagisque a fait du BO une formidable machine défensive, sur laquelle deux titres consécutifs ont été construits.

2. il ne nous a pas bassiné avec le "Projet de jeu". Le Lièvre s'était efforcé de masquer sa notoire incompétence  en nous pompant l'air avec son projet de jeu, en bâtissant toute sa communication là dessus, pour finir par l'abandonner avant même de savoir précisément ce qu'il entendait par "Projet de jeu" (je donnerai cher pour récupérer le petit cahier du tournoi...).

Le Goret n'ayant pas à prouver sa compétence, nous fout la paix avec le "projet de jeu", il sait très bien qu'il est le fruit d'une étrange alchimie entre les hommes et ceux qui les encadrent, que toutes les équipes partagent le désir d'une conquête forte pour asseoir  des victoires bâties sur des failles ou s'engouffrent les flèches arrières. C'est en gros la seule tactique qui vaille depuis Jules César : gros caillassage des lignes adverses, une fois les tronches bien empierrées, charge de cavalerie, puis la piétaille finit au corps à corps et à l'arme blanche les dernières poches de résistance (variante possible : le lance-flammes).

3. Autre point à porter au crédit du Goret, il a su éviter l'ivresse de la tabula rasa. Avant lui, le Lièvre, Laporte, Skrela-Villepreux, Berbize avaient commencé par en gros virer tous les anciens pour ne prendre que des nouveaux pour les faire à leur main, puis devant la faiblesse des résultats rappeler les anciens, les parcours en tricolore de Mesnel, Galthié et Ibanez  disent assez cela. Très intelligemment, il a su s'inscrire dans la continuité, on dira ce qu'on voudra mais le Goret n'est pas une truffe !

Au sujet de Galthié, avec le Tournoi on redécouvre avec effarement la nullité du type qui commente avec lui, ses jeux de mots vaseux, que même ici on en a honte, c'est dire ; son obsession des stats à la con, que machin a joué 158 min et 69 s  avec le même moule belbes, il nous assomme de tant de chiffres  qu'à la fin tu sais plus si tu t'es inscrit à Math-sup ou à la finale des chiffres et des chiffres (toujours sur la 2ème chaine). Pour avoir une idée du pire des cauchemards il faut imaginer le formidable duo qu'il pourrait faire avec Christian Jean-Pierre, rien que d'y penser j'ai des picotements dans la gachette.

GalthiéconsultantraineurduMHRC, c'est aussi vite fatiguant, il gueule au génie dès que Trinh-Duc arrrive à mettre un pied devant l'autre sans se ramasser, mais on l'entend plus moufter quand l'autre nous fait des renvois de nains anémiés que même en poussin c'est trop la honte.

Et puis, il y a toujours ce prix à la con, venant d'une banque il est vrai qu'il ne faut pas attendre grand chose d'autre, ce "Talent d'or" avarié, sauf à avoir de la merde d'hippopotame sur les yeux, le seul fait que Parisse n'est pas été distingué suffit à discréditer pour 1000 ans l'entreprise. On voudrait bien échanger avec lui Miss France contre l'Equipe de France, c'est peut être ce qu'il s'est dit après tout :

1. je l'épouse,

2. j'obtiens la nationalité française,

3. s'en est fini de jouer avec des tocards et de se fader un hymne presque aussi ridicule que la discothèque idéale de Ricchi e Poveri.

E la nave va !

Ciao

mercredi, 01 février 2012

France-Italie : première équipe du Goret : équipe première ?

Le Goret ouvre le bal avec une équipe sous le signe de la Berjallie et du Massif central !

Très malin, le goret, il balance un nuage de fumée rouge et noir en plaçant dans le groupe des 30 des toulousains en veux-tu en voilà, pour au final n'en retenir ni plus ni moins que le Lièvre. Donc pour l'heure, pas d'effet Bru sur la compo, effet Lagisque plus difficile à mesurer car si Harinordoquy est sur le banc, Yach est aux manettes alors qu'il est difficile de prétendre qu'il incarne l'avenir !

En revanche un gros effet Berjallie - Massif central

Pour commencer devant, on se souvient que la question de la titularisation de Nallet (prévisible) ne manque pas d'interroger alors qu'il n'était pas initialement dans les 30. Merci la Berjallie !

Debaty, débute le match alors que sa sélection était placée au début sous le signe de l'impact player de fin de rencontre, rôle qu'il occupe en général aux pieds des volcans, belle promotion sur le tard pour le jaunard !

Derrière, on va enfin savoir si Trinh-Duc a besoin de s'y mettre quand Parra lui pique la place ou s'il peut s'y mettre tout seul !

L'attelage jaunard Fofana-Rougerie énerve un peu puisqu'il a comme conséquence de mettre l'aviateur sur le banc, alors que c'est le seul en France à créer de l'incertitude spatiale dans un bac à douche !

Fofana à l'aile à la place d'un Clerc pas dans le coup depuis son retour au pays semblait plus judicieux.

Au final 5 rouge et noir pour 5 jaunards + 3 passés ou issus de la Berjallie (Bonnaire, Papé, Nallet)

Saint-André est bien le patron, du coup si ça merdoit, il sera le seul à porter sa croix !


1-Vincent Debaty, 2-William Servat, 3-Nicolas Mas,

4-Pascal Papé, 5-Lionel Nallet,

6-Thierry Dusautoir (cap), 8-Louis Picamoles, 7-Julien Bonnaire,

9-Dimitri Yachvili  10-François Trinh-Duc,

11-Vincent Clerc, 12-Wesley Fofana,13-Aurélien Rougerie,14-Julien Malzieu,

15-Maxime Médard,


Remplaçants : 16-Dimitri Szarzewski, 17- Jean-Baptiste Poux,

18-Yoann Maestri, 19-Imanol Harinordoquy, 20- Morgan Parra,

21-Lionel Beauxis, 22- Maxime Mermoz.

dimanche, 29 janvier 2012

En attendant France-Italie : Le groupe des 23, la France n'aime pas le Fritz

30 - 8 + 1 = 23

Commencer la geste du Tournoi 2012 par une équation dit assez le côté original de la chose. Dans le choix des 30 parmi les rares étrangetés, l'absence du Fritz a beaucoup fait causer ou pire la présence de son bourrin de remplaçant : David a pu étonner. Etonnement de courte durée puisqu'il est resté à sa place, c'est-à-dire regarder ses copains jouer dans le poste. Il est vrai que côté rédemption du bourrin honni puis adulé, avec Rougerie on a déjà de la viande fraiche en tête de gondole.

Comment justifier l'absence du fridolin, quand son second est retenu ? Aucune justification, d'avouable en tout cas puisque rien n'est vraiment dit, si ce n'est : "il doit faire ses preuves, la porte ne lui est pas fermée" et dans le même temps de mettre sa doublure dans la besace des 30. Si c'est pas une démarche à la con ça ! Et je m'y connais en démarche à la con pour avoir cité le Sauveur au cours d'une générale où il était question de "tendre l'autre joue".

Après tout, pour rester dans le même registre, on veut bien croire à la parole de Saint-André, et même prier pour lui, sauf qu'il  sort de sa manche un pilier, pas plus mauvais qu'un autre, mais pas meilleur non plus, ce qui n'est à proprement parler la définition d'un international. Dans le genre miraculeux on est en droit d'attendre mieux.

Tant qu'à nous sortir un lapin de sa manche au dernier moment, pourquoi pas Fritz, il est vrai qu'il n'est pas réputé pour son côté blanche colombe.

Plus étrange encore, la vie des saints est parfois bien déroutante, mais quand même ! Pourquoi mettre dans les 30 deux piliers, dont l'un a fait un beau match en tricolore et ne s'en est jamais vraiment remis, et dont l'autre trouve encore le temps d'engueuler madame Denise pour l'entartrage de ses résistances après se faire régulièrement plier par Mas comme s'il avait face à lui un accordéon (encore VGE). Que Barcella et Ducalcon ne soient pas au niveau, personne ne le conteste, pas même leurs fournisseurs en poulets fermiers, mais alors pourquoi les mettre dans les 30 ! En voilà une question qui est bonne, tellment bonne que je me félicite de l'avoir posé.

La malédiction de la pile continue, le Lièvre avait commencé à nous sortir de la forêt landaise des piliers de bals de musettes  parmi lesquels les inénarables Boyoud et Brugnault, PSA nous sort Attoub, plutôt réputé bien se tenir à table, vu qu'il a un solide coup de fourchette, ne répugnant pas à savourer toutes les gastronomies du monde, avec un faible marqué pour la cuisine anglaise... Si l'on m'avait donné mon avis tant qu'à prendre un pilier sur le retour, le jaunard Faure m'aurait paru plus indiqué.

Finalement, il est possible de se demander si la seule bonne raison de la sélection d'Attoub ne tient pas dans la volonté de contrarier ceusse qui l'ont lourdement sanctionné hier ?

Dans le même genre, pourquoi placer sur un strapontin Nallet à la faveur d'une blessure et faire sortir de la salle Pierre, pourtant déjà là avant ? On en arrive à cette conclusion déroutante, Nallet est dans les 23, voire comme titulaire, alors même qu'il n'était pas dans les 30. Soit c'est beaucoup trop intelligent pour moi (et hélas aussi pour toi je le crains, ami lecteur), soit c'est très con. La prudence incline à la première option, l'amour propre à la seconde, la lucidité recommanderait un savant dosage entre les deux.

Quoi qu'il en soit, pour le reste, que du premier choix (comment ne pas retenir Clerc, même si l'usage veut que ce soient les clercs qui fassent appel aux saints et non l'inverse), même Trinh-Duc commence à s'y mettre, c'est dire  si le ciel se dégage, après tout, l'équipe de France est la meilleure d'Europe, puisqu'elle est la deuxième au monde.

De tout cela et d'un peu plus on ne manquera pas de s'agacer !

Avants : Attoub, Debaty, Mas, Poux, Servat, Szarzewski, Maestri, Nallet, Papé, Dusautoir (cap), Bonnaire, Picamoles, Harinordoquy

Arrières : Parra, Trinh-Duc, Beauxis, Yachvili, Mermoz, Rougerie, Fofana, Clerc, Médard, Malzieu

mercredi, 25 janvier 2012

Le rugby, un sport "conservateur et raciste" ?

Tout est

Pour faire simple :  le rugby est un sport institutionnellement à droite et intrinsèquement de gauche ; le foot c'est l'inverse...

jeudi, 05 janvier 2012

Communauté d'inspiration ?

Comment le site qui héberge mon blog reprend allègrement mes trouvailles géniales, qu'on ne peut lire qu'ici et donc pas ailleurs, sinon pas con, t'irais ailleurs...

C'est  (au tout début de l'article)

Vu que la culture générale de la plupart des rédacteurs de 20 minutes a été forgée à partir d'un consciencieux visionnage des chevaliers du zodiaque et de dragon ball Z sous la période dite balladuro-chiraquienne du milieu des 90's, au prochain pompage je déménage (sans rires).

Faire du neuf avec des vieux ? Dicton auvergnat : "le changement dans la continuité"

Le Goret  se la joue Vieux Goret des Etrennes (VGE)

VGE justement promettait en 1974 le changement dans la continuité. A croire que l'auvergnat est un conservateur dans l'âme mâtiné d'un zeste de filouterie (le paysan auvergant est madré comme chacun sait).

Le Goret ne s'est pas emmerdé il a fait dans le familier, il est vrai que l'auvergnat ne goûte guère les surprises, il ne se remarque guère par son côté aventureux. Pas tant parce qu'il a repris l'essentiel des troupes de la Coupe du Monde (moins en particulier les deux catalans Marty et Guirado - j'ai mal à l'USAP - + Nallet) mais surtout parce qu'il a pêché dans des eaux communes.

Comme ancien de l'ASM il intègre 3 Clermontois (Debaty n'est pas belge comme il aime à le répéter, Malzieu a été injustement privé de capes par le Lièvre, Fofana est un feu follet)

Comme ancien de Bourguoin et Toulon il chope deux toulousains (David, archinul contre les Harlequins, et Maestri, plus en vue depuis que Pato est blessé).

Comme type n'ayant pas que de la fange devant sa frange porcine il récompense le formidable début de saison des remplaçants toulousains (Nyanga, Beauxis en canne depuis deux matchs et Poitrenaud qui est avec David l'autre intrus de la troupe).

Au total très beaucoup quand même de toulousains, effet Bru ? Qu'on ne me dise pas que c'est normal vu que le Stade est au top, vu qu'il l'est en gros depuis 1989 !

Au final pour faire court et simple : le Goret a pris ceux qui sont partis en Nouvelle-Zélande et ceux qui les ont remplacés dans leur club.

En gras les "nouveaux".

La liste des trente joueurs français:

Avants (17): Fabien Barcella (Biarritz), Vincent Debaty (Clermont), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan), Jean-Baptiste Poux (Stade Toulousain), William Servat (Stade Toulousain), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Romain Millo-Chluski (Stade Toulousain), Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Yannick Nyanga (Stade Toulousain), Louis Picamoles (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont)

Arrières (13): Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Lionel Beauxis (Stade Toulousain), François Trinh-Duc (Montpellier), Yann David (Stade Toulousain), Wesley Fofana (Clermont), Maxime Mermoz (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Julien Malzieu (Clermont), Alexis Palisson (Toulon), Maxime Médard (Stade Toulousain), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain)

vendredi, 30 décembre 2011

Exclu Rugbyband

Pato Albacete au PSG !

Ayé j'ai touché le fond, vivement le tournoi...

jeudi, 22 décembre 2011

Dicton de Noël

Là je suis plus très loin du fond...
christian labit

Couteaux Laguiole, Couteau pliant de poche

samedi, 17 décembre 2011

Dis Papa, Blanco il jouait pilier avant ?

A ces jeunes ! Eux qui n'ont pas eu la chance de voir le beau Serge à l'aile ou à l'arrière se défier des lois de la gravité, à chacun de ses passages dans le poste de demander : "dis Papa Blanco, il jouait pilier dans quel club avant ?".

Tout fout le camp et grave en plus !

vendredi, 09 décembre 2011

Rébus de Noël

dimanche, 04 décembre 2011

Quel jeu à la con le rugby (affaires de famille ) !

On a tous rêvé un jour ou l'autre de faire comme à la télé, de suivre l'exemple des grands du Top 14 sur toutes les pelouses de l'hexagone en général et du pays basque en particulier.

Comme tous les week-end, l'emploi du temps invariablement est occupé par l'école du rugby, école de la vie, où l'on apprend le respect de l'adversaire, qui n'est qu'un autre soi même.

Plein de ces pieuses intentions, je m'en vais assister au match de mon petit, qui joue chez les mini-poussins de Rubygnac, or voilà t-il pas que sur un placage, il tombe se fait mal et pleure.

La chair de ma chair étant en difficulté sur le terrain, mon sang ne fait qu'un tour, je passe la main courante, entre sur le terrain comme une balle et mouline à l'envi les mômes de l'équipe adverse, qui s'éparpillent aux quatres coins du terrain "façon puzzle" pour causer comme Audiard.

Evidemment, c'était quand même vilain à voir, les gosses chouinaient de partout, la nifle ensanglantée, à moitié assommés etc.

Ma fibre paternelle m'a conduit au poste, où j'ai passé une grande moitié de la nuit en garde à vue, non sans à avoir eu droit à une fouille au corps règlementaire me faisant presque regretter ce bon docteur Mallard, proctologue attitré.

Du coup j'ai eu le temps de méditer, pour en venir à la conclusion suivante : quel jeu à la con le rugby, la grande famille du rugby, mon cul, c'est de la foutaise, on n'a pas même le droit de venir au secours de sa petite famille !

N'est pas Harinordoquy qui veut....

mardi, 29 novembre 2011

Pas de bras pas de chocolat !

Vu que ma note sur La venue de Millo n'a pas nécessairement été captée par les bas de plafond qui constituent quand même l'essentiel de ma clientèle : ci-dessous La Vénus de Milo.

Si je dois expliquer mes calembours à deux drachmes on est pas couché !

 

La venue de Millo

 

Les bras m'en tombent...

Dès que je touche le fond je remonte promis !

 

lundi, 28 novembre 2011

Mannix a capoté

Je sais c'est pas super fin mais mon inspiration s'en est allée avec le Lièvre...

C'est à lire ici.

samedi, 19 novembre 2011

La parole est à la défense ou le Lièvre a en gros sur la patate...

"J'en ai pris tellement plein la gueule"

Avec dedans d'authentiques Lièvreries comme : "La fédération me met dans une situation confortable : j'ai touché une prime, la même que celle des joueurs [140 000 euros], qui va me permettre de finir ma maison. Sinon, j'aurais peut-être été obligé de la revendre en rentrant".

On a failli pleurer dans les chaumières du Pays basque.

Et des trucs aussi énormes que : " Je n'ai jamais considéré cette fonction de sélectionneur, dont je ne voulais d'ailleurs pas, comme un aboutissement".

Pendant 4 ans le Lièvre a occupé un poste qu'il ne voulait pas :

1. on comprend mieux pourquoi c'était le bordel généralisé et tout l'enfumage qui a suivi.

2. on comprend moins bien pourquoi il a accepté le poste quand d'autres l'ont refusé comme Novès.

On préfèrera pour finir et de loin : "Mais la somme des intérêts individuels ne peut pas être supérieure à l'intérêt collectif."

En somme le Lièvre est le dernier partisan d'un communisme romantique. Pour cela, il lui sera (un peu) pardonné !

jeudi, 17 novembre 2011

Novès : Général refusant son bâton de Maréchal

A l'heure où le Goret semble enfin tenir son staff aussi étoilé qu'une bouteille de rouge consignée il n'est pas inutile de revenir sur le cas Novès, général battant en retraite pour ne pas obtenir son bâton de maréchal !

Décevant, manquant d'ambition. Ces termes sont rarement accolés au coach toulousain, pourtant concernant l'équipe de France ils sont de saison après son refus de remplacer le Lièvre.

Que peut espèrer de plus Novès avec le Stade ?

Etre champion de France ?

Fait.

D'Europe ?

Refait.

Le doublé ?

Fait.

Le doublé du rugby pro ?

Fait puisqu'il remonte à...1996.

Le doublé en ce  début de 3ème millénaire ?

Lui même affirme partout que c'est impossible.

Etre le meilleur entraîneur du rugby national devrait l'inciter à passer au niveau supérieur, lui qui pourtant décortique avec justesse, donc sévérité, chaque prestation tricolore.

Au lieu de quoi, il refuse le poste d'entraîneur du XV de France au meilleur moment puisque passer après le Lièvre, c'est du velours au regard de son bilan, la forêt de sa nullité ne pouvant longtemps rester cachée par l'arbre d'une finale malgré lui.

Les arguments qu'il invoque sont faibles, sauf à avoir la vanité de penser que le Stade ne sera plus le Stade sans lui.

Pour le reste, il préfére au confort rouge et noir, l'assurance sinon de titres du moins de belles saisons, au défi de bâtir une équipe de France avec une nouvelle génération pour façonner complétement l'avenir du XV de France et d'aller enfin plus loin que des défaites en finale de la Coupe du Monde, aussi brillantes soient-elles. Seulement le défi comporte une part de risques que Novès n'a pas voulu prendre, décevant et manquant d'ambition donc.

jeudi, 10 novembre 2011

CASTRES-SCARLETS : on a frolé le palindrome

Palindrome : désigne un texte dont la succession des lettres est la même quand on la parcourt de gauche à droite ou de droite à gauche.

Un palindrome peut se composer d'un seul mot, comme "ressasser" ; ce peut être une courte phrase, comme :  Karine alla en Irak...

 

On l'avait déjà frôlé avec PAU-USAP; il s'approche avec le qui CO erre en terre d'OC et lorsque l'ASM sema, il est réalisé avec le "USAP pas su".

Quoi qu'il en soit, le CO ne va-t-il pas souffrir aux L face aux gallois ?

jeudi, 03 novembre 2011

OPA sur PSA ou du Lièvre au Goret

Après Saint Marc, le monsieur propre sur lui du rugby tricolore, l'avènement d'un Saint-André annoncé comme le Messie  étonne.

Comme le Messie, PSA est annoncé longtemps à l'avance.

Comme le Messie, PSA n'est que le fils de dieu, il vient en second, après Novès.

Comme le Messie, PSA après avoir réussi quelques miracles portera sa croix et risque bien d'y finir dessus entre ses adjoints (Lagisquet et Bru selon toutes probabilités).

Comme le Messie, les adorateurs d'Allah le rejeterront en raison de sa proximité avec le porc (le goret).

Quel que soit l'avenir du goret, le moins que l'on puisse lui souhaiter est de ne pas finir découpé en fine tranches.

Le Goret  est l'anti-Lièvre.

Là où le Lièvre était un joueur international de niveau moyen (je sais ça ressemble à un oxymore, mais ça existe), le Goret fut un joueur talentueux, un international charismatique au point de conduire une équipe de France victorieuse par deux fois chez les Blacks en 1994. Exploit inégalé depuis, exploit d'autant plus savoureux que le Goret  avait endossé la tunique du capitaine depuis l'aile...

Personne ne se souvient d'avoir vu le Lièvre en Bleu.

Tout le monde a en tête la relance emplie d'envie, de fougue et de hargne de PSA pour le plus bel essai du XXème siècle !

Là  où le Lièvre était un entraîneur débutant de deuxième division, le Goret a conduit des équipes de haut niveau en les portant au maximum de leurs capacités que ce soit avec Bourgoin puis plus tard avec les Sharks (de Sale pas Dassault...).

Son passage à Toulon, brillant la première année, plus mitigé en TOP 14 la seconde,  mais très honorable en H Cup, fait de lui un entraineur expérimenté ayant eu entre ses mains des joueurs de classe mondiale (Wilko, Smith, Heyman etc.).

Sans préjuger de l'avenir, voilà enfin le XV de France doté d'un entraîneur digne de ce nom. Qui plus est il ne va pas chercher ses adjoints en Fédérale 1 ou chez les Espoirs mais dans d'excellents connaisseurs du rugby hexagonal (Lagisquet et Bru). Léger bémol toutefois quand on voit comment le Stade se hâte de faire traîner la nomination de Bru on se dit que décidément le XV de France n'est toujours pas au rang des priorités du rugby de France. Comme s'il ne fallait tirer aucune leçon du fiasco FFR-Lièvre.

Quoi qu'il en soit, les masques finissent par tomber, le Lièvre se retrouve à poil, comme le petit gibier qu'il est. Quelques Bleus commencent à balancer comme il fallait s'y attendre, le procédé n'est pas très élégant mais la fin étourdissante du Lièvre dit assez le malaise général, nié puis caché avant qu'il ne saute aux yeux comme une bite au cul.

L'annonce à quelques semaines du début de la Coupe du Monde de son remplacement par le Goret signifie à la fois la fin d'une expérimentation qui n'a que trop duré et le désaveu dans lequel le tient la FFR, sapant là le peu d'autorité qui lui restait.

Aussi triste que cela puisse paraître après cette finale de Coupe du monde : Vivement le Tournoi 2012.

mardi, 01 novembre 2011

Il n'a que trop raison : la gouvernance de la FFR c'est Quelques messieurs trop tranquilles


29 octobre 2011

Manageur du Racing Métro 92, Pierre Berbizier a aussi été le sélectionneur du XV de France entre 1991 et 1995. Après la troisième défaite en finale de la Coupe du monde, il plaide pour une nouvelle organisation du rugby hexagonal

" Le rugby français n'est pas bâti pour gagner "







Dates

198Naissance le 17 juin à Saint-Gaudens (Haute-Garonne).

1976Fait ses débuts au FC Lourdes

au poste de demi de mêlée.

 

1981

Remporte son premier Grand

Chelem avec l'équipe de France.

 

1987

Deuxième Grand Chelem avec le XV de France. Battu en finale de la

première Coupe du monde

de rugby, en Nouvelle-Zélande,

par les All Blacks.

 

1988Champion de France avec Agen. Capitaine de l'équipe de France

victorieuse du Tournoi des cinq nations. Il en remportera six.

1991Entraîneur du XV de France jusqu'en 1995. Remporte le Tournoi en 1993 et termine 3e du Mondial 1995.

2005

Entraîneur de l'équipe d'Italie

jusqu'en 2007.

2007Manager du Racing Métro 92.

Mercredi 26 octobre, à quelques centaines de mètres de la place de la Concorde, à Paris, qui accueille les finalistes vaincus de la Coupe du monde et une foule de quelques milliers de supporteurs, Pierre Berbizier, manageur du Racing Métro 92 et chroniqueur du Monde pendant le Mondial néo-zélandais, revient sur le parcours des Bleus. L'ancien sélectionneur national (1991-1995) critique un mode de fonctionnement qui mine, selon lui, l'optimisation des performances du XV de France.



Avec quelques jours de recul sur la finale perdue d'un petit point (8-7) face aux All Blacks, dimanche 23 octobre, quelle analyse faites-vous de la Coupe du monde des Français ?

Quel gâchis ! On sait désormais que cette équipe avait le potentiel pour être championne du monde. Ce XV de France a beaucoup fonctionné dans le doute, l'incertitude, la frustration, puis sur la réaction et l'orgueil. C'est dommage, car on peut légitimement penser que la confiance est un mode de fonctionnement qui peut aussi permettre d'avancer et de gagner. Cela nous arrange bien de dire que nous avons un tempérament latin qui nous place systématiquement dans une position d'outsider. Alors, quelque part, ne soyons pas déçus d'être Poulidor.

Après trois finales perdues (1987, 1999 et maintenant 2011), cette position de perdant magnifique est-elle pour autant une fatalité ?
Je crois qu'il est temps de mettre tout à plat et de faire une véritable évaluation du rugby français. Je crains que nous vivions sur l'illusion de cette finale pendant un moment. On a bien vécu quatre ans sur le souvenir du quart de finale de la Coupe du monde gagné contre les Blacks (20-18) en 2007. Pendant les quatre ans qui viennent, il y aura bien un match référence qui permettra de " vendre " la crédibilité de l'équipe de France. On est dans la grande illusion. On reste sur des banalités, des généralités. Nous ne savons pas optimiser notre potentiel. Et cette incapacité est récurrente.
Mais si la France avait été championne du monde, cela aurait été un élan fantastique ?
Cela aurait été bien pour le rugby français, mais cela aurait conforté ce que je viens de dire. Même si, apparemment, le fait d'avoir perdu suffit à entretenir cette illusion.
Peut-on toutefois s'attendre à des évolutions avec le nouveau sélectionneur, Philippe Saint-André, qui prendra ses fonctions le 1er décembre ?
Le problème, c'est qu'il n'y a jamais de transmission d'un sélectionneur à l'autre. Le système du rugby français fonctionne toujours en rupture. Regardons comment les autres nations sont devenues championnes du monde : on s'aperçoit qu'il y a toujours eu un transfert du modèle de jeu entre les sélectionneurs successifs. En France, le sélectionneur qui arrive veut prouver qu'il est plus fort que celui qui part. Il nous vend alors un jeu idéal plein de bonnes intentions, mais sans prendre en compte les contraintes du haut niveau.

Au final, le rugby français se satisfait de succès ponctuels. Avant de parler de Philippe Saint-André, la Fédération aurait dû procéder à un appel à projet puis nommer la personne idoine. J'ai vécu personnellement cette situation en 1991. On m'a nommé sélectionneur et puis on a attendu de voir ce que j'allais faire de l'équipe de France. Aujourd'hui, il y a des compétences dans le rugby français. Mais par rapport à quoi ? On ne parle jamais de compétences par rapport à un projet défini.
Pourquoi cette préférence accordée à l'homme plutôt qu'au projet ?

Parce que tout cela dépend d'une volonté politique, celle du président de la Fédération. Il est de bon ton de respecter le pré carré du président, son droit de chasse. Quand la Fédération française de rugby (FFR) a nommé Marc Lièvremont en 2007, elle s'est dit :

" Tiens ! On va faire comme le foot, en misant sur un technicien issu de la direction technique nationale. "

Elle a voulu opérer une rupture avec le multicarte Bernard Laporte. Aujourd'hui, on revient à un profil plus pragmatique avec Philippe Saint-André, qui semble à mi-chemin entre Bernard Laporte et Marc Lièvremont. C'est un mouvement de balancier perpétuel. Il n'y a pas de souci de continuité.

Le politique l'emporte chaque fois. C'est flagrant quand on regarde la composition du futur staff : Philippe Saint-André est un proche de Bernard Lapasset, ancien président de la Fédération française et actuel président de la Fédération internationale. Patrice Lagisquet, qui devrait être en charge des trois-quarts, est, lui, un proche de Serge Blanco et des Barbarians. Quant à Yannick Bru, chargé des avants, il est issu du Stade toulousain, le club fort du Top 14. On contente ainsi les différentes sphères politiques du rugby français.

Selon vous, comment fonctionnera Philippe Saint-André ?

Philippe Saint-André a l'intelligence de se nourrir et d'absorber toutes ses expériences passées pour en faire la synthèse. Maintenant, c'est à lui de définir ce qu'il attend des clubs. Aujourd'hui, les clubs subissent les contraintes des relations entre la Fédération et la Ligue. Dans les clubs, on comprend la préoccupation pour l'équipe nationale. On comprend aussi que chacun, dans une belle hypocrisie, fonctionne de son côté en essayant de tirer avantage de certains compromis. Chacun défend des intérêts particuliers. Philippe Saint-André a annoncé qu'il allait faire la tournée des clubs. En son temps, Marc Lièvremont aussi l'avait annoncé. Il avait surtout fait le tour du Pays basque.

Philippe Saint-André peut-il faire en sorte que les relations entre la Fédération et les clubs s'améliorent ?

Il ne peut rien faire pour que ça se passe mieux. C'est le système qui commande. Je présume que Philippe Saint-André va demander à ce que les internationaux soient sous contrat avec la Fédération et non plus avec les clubs. Il faudrait plutôt qu'on définisse les priorités sur quatre ans, jusqu'à la prochaine Coupe du monde en Angleterre. Pourquoi ne pas imaginer donner la priorité aux clubs pendant les deux ou trois prochaines saisons avant de la donner au XV de France, avec les moyens nécessaires, lors de la saison qui précède la Coupe du monde ? On pourrait aussi imaginer un championnat allégé la dernière saison afin d'éviter les doublons. Cette saison, nous jouons dix matches sans nos internationaux. Le championnat est complètement faussé.

Et les joueurs doivent être payés par ceux qui les utilisent. Juridiquement, ça ne me paraît pas aberrant. C'est la situation actuelle qui est aberrante puisque, cette saison, les internationaux sont payés par les clubs qui n'ont pas pu les utiliser pendant six mois en raison de la Coupe du monde.
Quand allez-vous retrouver vos joueurs Lionel Nallet et Fabrice Estebanez, qui ont participé à la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande ?

Je ne les verrai pas avant lundi 31 octobre. C'est une situation ubuesque. Je prends un exemple : le staff des Bleus renvoie en France David Skrela - Clermont - , aussitôt après sa blessure face au Japon, lors du premier match, alors qu'il aurait pu rejouer dès le quart de finale contre les Anglais. Il garde en revanche trois semaines Fabrice Estebanez en Nouvelle-Zélande, valide mais qui ne pouvait plus jouer puisqu'il était suspendu jusqu'à la fin du Mondial.

Ce sont les clubs qui payent les joueurs pendant toute la durée de la Coupe du monde. Quelle entreprise viable peut supporter ça ? Au Racing, nous récupérons également plusieurs joueurs italiens, sud-africains et argentins blessés. Leurs soins et leur convalescence sont également à la charge du club. Alors, au risque de passer pour un mauvais coucheur, on ne peut pas dire que les clubs ne jouent pas le jeu du XV de France et des sélections nationales.

Comment réformer le système fédéral ?

Il ne faut même pas chercher à lutter. Il faut s'adapter au mieux à un système qui est bâti pour durer, mais pas pour gagner. La France est la seule nation majeure à ne pas être championne du monde.

Propos recueillis par Laurent Telo

 
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