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dimanche, 29 janvier 2012

En attendant France-Italie : Le groupe des 23, la France n'aime pas le Fritz

30 - 8 + 1 = 23

Commencer la geste du Tournoi 2012 par une équation dit assez le côté original de la chose. Dans le choix des 30 parmi les rares étrangetés, l'absence du Fritz a beaucoup fait causer ou pire la présence de son bourrin de remplaçant : David a pu étonner. Etonnement de courte durée puisqu'il est resté à sa place, c'est-à-dire regarder ses copains jouer dans le poste. Il est vrai que côté rédemption du bourrin honni puis adulé, avec Rougerie on a déjà de la viande fraiche en tête de gondole.

Comment justifier l'absence du fridolin, quand son second est retenu ? Aucune justification, d'avouable en tout cas puisque rien n'est vraiment dit, si ce n'est : "il doit faire ses preuves, la porte ne lui est pas fermée" et dans le même temps de mettre sa doublure dans la besace des 30. Si c'est pas une démarche à la con ça ! Et je m'y connais en démarche à la con pour avoir cité le Sauveur au cours d'une générale où il était question de "tendre l'autre joue".

Après tout, pour rester dans le même registre, on veut bien croire à la parole de Saint-André, et même prier pour lui, sauf qu'il  sort de sa manche un pilier, pas plus mauvais qu'un autre, mais pas meilleur non plus, ce qui n'est à proprement parler la définition d'un international. Dans le genre miraculeux on est en droit d'attendre mieux.

Tant qu'à nous sortir un lapin de sa manche au dernier moment, pourquoi pas Fritz, il est vrai qu'il n'est pas réputé pour son côté blanche colombe.

Plus étrange encore, la vie des saints est parfois bien déroutante, mais quand même ! Pourquoi mettre dans les 30 deux piliers, dont l'un a fait un beau match en tricolore et ne s'en est jamais vraiment remis, et dont l'autre trouve encore le temps d'engueuler madame Denise pour l'entartrage de ses résistances après se faire régulièrement plier par Mas comme s'il avait face à lui un accordéon (encore VGE). Que Barcella et Ducalcon ne soient pas au niveau, personne ne le conteste, pas même leurs fournisseurs en poulets fermiers, mais alors pourquoi les mettre dans les 30 ! En voilà une question qui est bonne, tellment bonne que je me félicite de l'avoir posé.

La malédiction de la pile continue, le Lièvre avait commencé à nous sortir de la forêt landaise des piliers de bals de musettes  parmi lesquels les inénarables Boyoud et Brugnault, PSA nous sort Attoub, plutôt réputé bien se tenir à table, vu qu'il a un solide coup de fourchette, ne répugnant pas à savourer toutes les gastronomies du monde, avec un faible marqué pour la cuisine anglaise... Si l'on m'avait donné mon avis tant qu'à prendre un pilier sur le retour, le jaunard Faure m'aurait paru plus indiqué.

Finalement, il est possible de se demander si la seule bonne raison de la sélection d'Attoub ne tient pas dans la volonté de contrarier ceusse qui l'ont lourdement sanctionné hier ?

Dans le même genre, pourquoi placer sur un strapontin Nallet à la faveur d'une blessure et faire sortir de la salle Pierre, pourtant déjà là avant ? On en arrive à cette conclusion déroutante, Nallet est dans les 23, voire comme titulaire, alors même qu'il n'était pas dans les 30. Soit c'est beaucoup trop intelligent pour moi (et hélas aussi pour toi je le crains, ami lecteur), soit c'est très con. La prudence incline à la première option, l'amour propre à la seconde, la lucidité recommanderait un savant dosage entre les deux.

Quoi qu'il en soit, pour le reste, que du premier choix (comment ne pas retenir Clerc, même si l'usage veut que ce soient les clercs qui fassent appel aux saints et non l'inverse), même Trinh-Duc commence à s'y mettre, c'est dire  si le ciel se dégage, après tout, l'équipe de France est la meilleure d'Europe, puisqu'elle est la deuxième au monde.

De tout cela et d'un peu plus on ne manquera pas de s'agacer !

Avants : Attoub, Debaty, Mas, Poux, Servat, Szarzewski, Maestri, Nallet, Papé, Dusautoir (cap), Bonnaire, Picamoles, Harinordoquy

Arrières : Parra, Trinh-Duc, Beauxis, Yachvili, Mermoz, Rougerie, Fofana, Clerc, Médard, Malzieu

mercredi, 25 janvier 2012

Le rugby, un sport "conservateur et raciste" ?

Tout est

Pour faire simple :  le rugby est un sport institutionnellement à droite et intrinsèquement de gauche ; le foot c'est l'inverse...

jeudi, 05 janvier 2012

Communauté d'inspiration ?

Comment le site qui héberge mon blog reprend allègrement mes trouvailles géniales, qu'on ne peut lire qu'ici et donc pas ailleurs, sinon pas con, t'irais ailleurs...

C'est  (au tout début de l'article)

Vu que la culture générale de la plupart des rédacteurs de 20 minutes a été forgée à partir d'un consciencieux visionnage des chevaliers du zodiaque et de dragon ball Z sous la période dite balladuro-chiraquienne du milieu des 90's, au prochain pompage je déménage (sans rires).

Faire du neuf avec des vieux ? Dicton auvergnat : "le changement dans la continuité"

Le Goret  se la joue Vieux Goret des Etrennes (VGE)

VGE justement promettait en 1974 le changement dans la continuité. A croire que l'auvergnat est un conservateur dans l'âme mâtiné d'un zeste de filouterie (le paysan auvergant est madré comme chacun sait).

Le Goret ne s'est pas emmerdé il a fait dans le familier, il est vrai que l'auvergnat ne goûte guère les surprises, il ne se remarque guère par son côté aventureux. Pas tant parce qu'il a repris l'essentiel des troupes de la Coupe du Monde (moins en particulier les deux catalans Marty et Guirado - j'ai mal à l'USAP - + Nallet) mais surtout parce qu'il a pêché dans des eaux communes.

Comme ancien de l'ASM il intègre 3 Clermontois (Debaty n'est pas belge comme il aime à le répéter, Malzieu a été injustement privé de capes par le Lièvre, Fofana est un feu follet)

Comme ancien de Bourguoin et Toulon il chope deux toulousains (David, archinul contre les Harlequins, et Maestri, plus en vue depuis que Pato est blessé).

Comme type n'ayant pas que de la fange devant sa frange porcine il récompense le formidable début de saison des remplaçants toulousains (Nyanga, Beauxis en canne depuis deux matchs et Poitrenaud qui est avec David l'autre intrus de la troupe).

Au total très beaucoup quand même de toulousains, effet Bru ? Qu'on ne me dise pas que c'est normal vu que le Stade est au top, vu qu'il l'est en gros depuis 1989 !

Au final pour faire court et simple : le Goret a pris ceux qui sont partis en Nouvelle-Zélande et ceux qui les ont remplacés dans leur club.

En gras les "nouveaux".

La liste des trente joueurs français:

Avants (17): Fabien Barcella (Biarritz), Vincent Debaty (Clermont), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan), Jean-Baptiste Poux (Stade Toulousain), William Servat (Stade Toulousain), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Romain Millo-Chluski (Stade Toulousain), Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Yannick Nyanga (Stade Toulousain), Louis Picamoles (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont)

Arrières (13): Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Lionel Beauxis (Stade Toulousain), François Trinh-Duc (Montpellier), Yann David (Stade Toulousain), Wesley Fofana (Clermont), Maxime Mermoz (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Julien Malzieu (Clermont), Alexis Palisson (Toulon), Maxime Médard (Stade Toulousain), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain)

vendredi, 30 décembre 2011

Exclu Rugbyband

Pato Albacete au PSG !

Ayé j'ai touché le fond, vivement le tournoi...

jeudi, 22 décembre 2011

Dicton de Noël

Là je suis plus très loin du fond...
christian labit

Couteaux Laguiole, Couteau pliant de poche

samedi, 17 décembre 2011

Dis Papa, Blanco il jouait pilier avant ?

A ces jeunes ! Eux qui n'ont pas eu la chance de voir le beau Serge à l'aile ou à l'arrière se défier des lois de la gravité, à chacun de ses passages dans le poste de demander : "dis Papa Blanco, il jouait pilier dans quel club avant ?".

Tout fout le camp et grave en plus !

vendredi, 09 décembre 2011

Rébus de Noël

dimanche, 04 décembre 2011

Quel jeu à la con le rugby (affaires de famille ) !

On a tous rêvé un jour ou l'autre de faire comme à la télé, de suivre l'exemple des grands du Top 14 sur toutes les pelouses de l'hexagone en général et du pays basque en particulier.

Comme tous les week-end, l'emploi du temps invariablement est occupé par l'école du rugby, école de la vie, où l'on apprend le respect de l'adversaire, qui n'est qu'un autre soi même.

Plein de ces pieuses intentions, je m'en vais assister au match de mon petit, qui joue chez les mini-poussins de Rubygnac, or voilà t-il pas que sur un placage, il tombe se fait mal et pleure.

La chair de ma chair étant en difficulté sur le terrain, mon sang ne fait qu'un tour, je passe la main courante, entre sur le terrain comme une balle et mouline à l'envi les mômes de l'équipe adverse, qui s'éparpillent aux quatres coins du terrain "façon puzzle" pour causer comme Audiard.

Evidemment, c'était quand même vilain à voir, les gosses chouinaient de partout, la nifle ensanglantée, à moitié assommés etc.

Ma fibre paternelle m'a conduit au poste, où j'ai passé une grande moitié de la nuit en garde à vue, non sans à avoir eu droit à une fouille au corps règlementaire me faisant presque regretter ce bon docteur Mallard, proctologue attitré.

Du coup j'ai eu le temps de méditer, pour en venir à la conclusion suivante : quel jeu à la con le rugby, la grande famille du rugby, mon cul, c'est de la foutaise, on n'a pas même le droit de venir au secours de sa petite famille !

N'est pas Harinordoquy qui veut....

mardi, 29 novembre 2011

Pas de bras pas de chocolat !

Vu que ma note sur La venue de Millo n'a pas nécessairement été captée par les bas de plafond qui constituent quand même l'essentiel de ma clientèle : ci-dessous La Vénus de Milo.

Si je dois expliquer mes calembours à deux drachmes on est pas couché !

 

La venue de Millo

 

Les bras m'en tombent...

Dès que je touche le fond je remonte promis !

 

lundi, 28 novembre 2011

Mannix a capoté

Je sais c'est pas super fin mais mon inspiration s'en est allée avec le Lièvre...

C'est à lire ici.

samedi, 19 novembre 2011

La parole est à la défense ou le Lièvre a en gros sur la patate...

"J'en ai pris tellement plein la gueule"

Avec dedans d'authentiques Lièvreries comme : "La fédération me met dans une situation confortable : j'ai touché une prime, la même que celle des joueurs [140 000 euros], qui va me permettre de finir ma maison. Sinon, j'aurais peut-être été obligé de la revendre en rentrant".

On a failli pleurer dans les chaumières du Pays basque.

Et des trucs aussi énormes que : " Je n'ai jamais considéré cette fonction de sélectionneur, dont je ne voulais d'ailleurs pas, comme un aboutissement".

Pendant 4 ans le Lièvre a occupé un poste qu'il ne voulait pas :

1. on comprend mieux pourquoi c'était le bordel généralisé et tout l'enfumage qui a suivi.

2. on comprend moins bien pourquoi il a accepté le poste quand d'autres l'ont refusé comme Novès.

On préfèrera pour finir et de loin : "Mais la somme des intérêts individuels ne peut pas être supérieure à l'intérêt collectif."

En somme le Lièvre est le dernier partisan d'un communisme romantique. Pour cela, il lui sera (un peu) pardonné !

jeudi, 17 novembre 2011

Novès : Général refusant son bâton de Maréchal

A l'heure où le Goret semble enfin tenir son staff aussi étoilé qu'une bouteille de rouge consignée il n'est pas inutile de revenir sur le cas Novès, général battant en retraite pour ne pas obtenir son bâton de maréchal !

Décevant, manquant d'ambition. Ces termes sont rarement accolés au coach toulousain, pourtant concernant l'équipe de France ils sont de saison après son refus de remplacer le Lièvre.

Que peut espèrer de plus Novès avec le Stade ?

Etre champion de France ?

Fait.

D'Europe ?

Refait.

Le doublé ?

Fait.

Le doublé du rugby pro ?

Fait puisqu'il remonte à...1996.

Le doublé en ce  début de 3ème millénaire ?

Lui même affirme partout que c'est impossible.

Etre le meilleur entraîneur du rugby national devrait l'inciter à passer au niveau supérieur, lui qui pourtant décortique avec justesse, donc sévérité, chaque prestation tricolore.

Au lieu de quoi, il refuse le poste d'entraîneur du XV de France au meilleur moment puisque passer après le Lièvre, c'est du velours au regard de son bilan, la forêt de sa nullité ne pouvant longtemps rester cachée par l'arbre d'une finale malgré lui.

Les arguments qu'il invoque sont faibles, sauf à avoir la vanité de penser que le Stade ne sera plus le Stade sans lui.

Pour le reste, il préfére au confort rouge et noir, l'assurance sinon de titres du moins de belles saisons, au défi de bâtir une équipe de France avec une nouvelle génération pour façonner complétement l'avenir du XV de France et d'aller enfin plus loin que des défaites en finale de la Coupe du Monde, aussi brillantes soient-elles. Seulement le défi comporte une part de risques que Novès n'a pas voulu prendre, décevant et manquant d'ambition donc.

jeudi, 10 novembre 2011

CASTRES-SCARLETS : on a frolé le palindrome

Palindrome : désigne un texte dont la succession des lettres est la même quand on la parcourt de gauche à droite ou de droite à gauche.

Un palindrome peut se composer d'un seul mot, comme "ressasser" ; ce peut être une courte phrase, comme :  Karine alla en Irak...

 

On l'avait déjà frôlé avec PAU-USAP; il s'approche avec le qui CO erre en terre d'OC et lorsque l'ASM sema, il est réalisé avec le "USAP pas su".

Quoi qu'il en soit, le CO ne va-t-il pas souffrir aux L face aux gallois ?

jeudi, 03 novembre 2011

OPA sur PSA ou du Lièvre au Goret

Après Saint Marc, le monsieur propre sur lui du rugby tricolore, l'avènement d'un Saint-André annoncé comme le Messie  étonne.

Comme le Messie, PSA est annoncé longtemps à l'avance.

Comme le Messie, PSA n'est que le fils de dieu, il vient en second, après Novès.

Comme le Messie, PSA après avoir réussi quelques miracles portera sa croix et risque bien d'y finir dessus entre ses adjoints (Lagisquet et Bru selon toutes probabilités).

Comme le Messie, les adorateurs d'Allah le rejeterront en raison de sa proximité avec le porc (le goret).

Quel que soit l'avenir du goret, le moins que l'on puisse lui souhaiter est de ne pas finir découpé en fine tranches.

Le Goret  est l'anti-Lièvre.

Là où le Lièvre était un joueur international de niveau moyen (je sais ça ressemble à un oxymore, mais ça existe), le Goret fut un joueur talentueux, un international charismatique au point de conduire une équipe de France victorieuse par deux fois chez les Blacks en 1994. Exploit inégalé depuis, exploit d'autant plus savoureux que le Goret  avait endossé la tunique du capitaine depuis l'aile...

Personne ne se souvient d'avoir vu le Lièvre en Bleu.

Tout le monde a en tête la relance emplie d'envie, de fougue et de hargne de PSA pour le plus bel essai du XXème siècle !

Là  où le Lièvre était un entraîneur débutant de deuxième division, le Goret a conduit des équipes de haut niveau en les portant au maximum de leurs capacités que ce soit avec Bourgoin puis plus tard avec les Sharks (de Sale pas Dassault...).

Son passage à Toulon, brillant la première année, plus mitigé en TOP 14 la seconde,  mais très honorable en H Cup, fait de lui un entraineur expérimenté ayant eu entre ses mains des joueurs de classe mondiale (Wilko, Smith, Heyman etc.).

Sans préjuger de l'avenir, voilà enfin le XV de France doté d'un entraîneur digne de ce nom. Qui plus est il ne va pas chercher ses adjoints en Fédérale 1 ou chez les Espoirs mais dans d'excellents connaisseurs du rugby hexagonal (Lagisquet et Bru). Léger bémol toutefois quand on voit comment le Stade se hâte de faire traîner la nomination de Bru on se dit que décidément le XV de France n'est toujours pas au rang des priorités du rugby de France. Comme s'il ne fallait tirer aucune leçon du fiasco FFR-Lièvre.

Quoi qu'il en soit, les masques finissent par tomber, le Lièvre se retrouve à poil, comme le petit gibier qu'il est. Quelques Bleus commencent à balancer comme il fallait s'y attendre, le procédé n'est pas très élégant mais la fin étourdissante du Lièvre dit assez le malaise général, nié puis caché avant qu'il ne saute aux yeux comme une bite au cul.

L'annonce à quelques semaines du début de la Coupe du Monde de son remplacement par le Goret signifie à la fois la fin d'une expérimentation qui n'a que trop duré et le désaveu dans lequel le tient la FFR, sapant là le peu d'autorité qui lui restait.

Aussi triste que cela puisse paraître après cette finale de Coupe du monde : Vivement le Tournoi 2012.

mardi, 01 novembre 2011

Il n'a que trop raison : la gouvernance de la FFR c'est Quelques messieurs trop tranquilles


29 octobre 2011

Manageur du Racing Métro 92, Pierre Berbizier a aussi été le sélectionneur du XV de France entre 1991 et 1995. Après la troisième défaite en finale de la Coupe du monde, il plaide pour une nouvelle organisation du rugby hexagonal

" Le rugby français n'est pas bâti pour gagner "







Dates

198Naissance le 17 juin à Saint-Gaudens (Haute-Garonne).

1976Fait ses débuts au FC Lourdes

au poste de demi de mêlée.

 

1981

Remporte son premier Grand

Chelem avec l'équipe de France.

 

1987

Deuxième Grand Chelem avec le XV de France. Battu en finale de la

première Coupe du monde

de rugby, en Nouvelle-Zélande,

par les All Blacks.

 

1988Champion de France avec Agen. Capitaine de l'équipe de France

victorieuse du Tournoi des cinq nations. Il en remportera six.

1991Entraîneur du XV de France jusqu'en 1995. Remporte le Tournoi en 1993 et termine 3e du Mondial 1995.

2005

Entraîneur de l'équipe d'Italie

jusqu'en 2007.

2007Manager du Racing Métro 92.

Mercredi 26 octobre, à quelques centaines de mètres de la place de la Concorde, à Paris, qui accueille les finalistes vaincus de la Coupe du monde et une foule de quelques milliers de supporteurs, Pierre Berbizier, manageur du Racing Métro 92 et chroniqueur du Monde pendant le Mondial néo-zélandais, revient sur le parcours des Bleus. L'ancien sélectionneur national (1991-1995) critique un mode de fonctionnement qui mine, selon lui, l'optimisation des performances du XV de France.



Avec quelques jours de recul sur la finale perdue d'un petit point (8-7) face aux All Blacks, dimanche 23 octobre, quelle analyse faites-vous de la Coupe du monde des Français ?

Quel gâchis ! On sait désormais que cette équipe avait le potentiel pour être championne du monde. Ce XV de France a beaucoup fonctionné dans le doute, l'incertitude, la frustration, puis sur la réaction et l'orgueil. C'est dommage, car on peut légitimement penser que la confiance est un mode de fonctionnement qui peut aussi permettre d'avancer et de gagner. Cela nous arrange bien de dire que nous avons un tempérament latin qui nous place systématiquement dans une position d'outsider. Alors, quelque part, ne soyons pas déçus d'être Poulidor.

Après trois finales perdues (1987, 1999 et maintenant 2011), cette position de perdant magnifique est-elle pour autant une fatalité ?
Je crois qu'il est temps de mettre tout à plat et de faire une véritable évaluation du rugby français. Je crains que nous vivions sur l'illusion de cette finale pendant un moment. On a bien vécu quatre ans sur le souvenir du quart de finale de la Coupe du monde gagné contre les Blacks (20-18) en 2007. Pendant les quatre ans qui viennent, il y aura bien un match référence qui permettra de " vendre " la crédibilité de l'équipe de France. On est dans la grande illusion. On reste sur des banalités, des généralités. Nous ne savons pas optimiser notre potentiel. Et cette incapacité est récurrente.
Mais si la France avait été championne du monde, cela aurait été un élan fantastique ?
Cela aurait été bien pour le rugby français, mais cela aurait conforté ce que je viens de dire. Même si, apparemment, le fait d'avoir perdu suffit à entretenir cette illusion.
Peut-on toutefois s'attendre à des évolutions avec le nouveau sélectionneur, Philippe Saint-André, qui prendra ses fonctions le 1er décembre ?
Le problème, c'est qu'il n'y a jamais de transmission d'un sélectionneur à l'autre. Le système du rugby français fonctionne toujours en rupture. Regardons comment les autres nations sont devenues championnes du monde : on s'aperçoit qu'il y a toujours eu un transfert du modèle de jeu entre les sélectionneurs successifs. En France, le sélectionneur qui arrive veut prouver qu'il est plus fort que celui qui part. Il nous vend alors un jeu idéal plein de bonnes intentions, mais sans prendre en compte les contraintes du haut niveau.

Au final, le rugby français se satisfait de succès ponctuels. Avant de parler de Philippe Saint-André, la Fédération aurait dû procéder à un appel à projet puis nommer la personne idoine. J'ai vécu personnellement cette situation en 1991. On m'a nommé sélectionneur et puis on a attendu de voir ce que j'allais faire de l'équipe de France. Aujourd'hui, il y a des compétences dans le rugby français. Mais par rapport à quoi ? On ne parle jamais de compétences par rapport à un projet défini.
Pourquoi cette préférence accordée à l'homme plutôt qu'au projet ?

Parce que tout cela dépend d'une volonté politique, celle du président de la Fédération. Il est de bon ton de respecter le pré carré du président, son droit de chasse. Quand la Fédération française de rugby (FFR) a nommé Marc Lièvremont en 2007, elle s'est dit :

" Tiens ! On va faire comme le foot, en misant sur un technicien issu de la direction technique nationale. "

Elle a voulu opérer une rupture avec le multicarte Bernard Laporte. Aujourd'hui, on revient à un profil plus pragmatique avec Philippe Saint-André, qui semble à mi-chemin entre Bernard Laporte et Marc Lièvremont. C'est un mouvement de balancier perpétuel. Il n'y a pas de souci de continuité.

Le politique l'emporte chaque fois. C'est flagrant quand on regarde la composition du futur staff : Philippe Saint-André est un proche de Bernard Lapasset, ancien président de la Fédération française et actuel président de la Fédération internationale. Patrice Lagisquet, qui devrait être en charge des trois-quarts, est, lui, un proche de Serge Blanco et des Barbarians. Quant à Yannick Bru, chargé des avants, il est issu du Stade toulousain, le club fort du Top 14. On contente ainsi les différentes sphères politiques du rugby français.

Selon vous, comment fonctionnera Philippe Saint-André ?

Philippe Saint-André a l'intelligence de se nourrir et d'absorber toutes ses expériences passées pour en faire la synthèse. Maintenant, c'est à lui de définir ce qu'il attend des clubs. Aujourd'hui, les clubs subissent les contraintes des relations entre la Fédération et la Ligue. Dans les clubs, on comprend la préoccupation pour l'équipe nationale. On comprend aussi que chacun, dans une belle hypocrisie, fonctionne de son côté en essayant de tirer avantage de certains compromis. Chacun défend des intérêts particuliers. Philippe Saint-André a annoncé qu'il allait faire la tournée des clubs. En son temps, Marc Lièvremont aussi l'avait annoncé. Il avait surtout fait le tour du Pays basque.

Philippe Saint-André peut-il faire en sorte que les relations entre la Fédération et les clubs s'améliorent ?

Il ne peut rien faire pour que ça se passe mieux. C'est le système qui commande. Je présume que Philippe Saint-André va demander à ce que les internationaux soient sous contrat avec la Fédération et non plus avec les clubs. Il faudrait plutôt qu'on définisse les priorités sur quatre ans, jusqu'à la prochaine Coupe du monde en Angleterre. Pourquoi ne pas imaginer donner la priorité aux clubs pendant les deux ou trois prochaines saisons avant de la donner au XV de France, avec les moyens nécessaires, lors de la saison qui précède la Coupe du monde ? On pourrait aussi imaginer un championnat allégé la dernière saison afin d'éviter les doublons. Cette saison, nous jouons dix matches sans nos internationaux. Le championnat est complètement faussé.

Et les joueurs doivent être payés par ceux qui les utilisent. Juridiquement, ça ne me paraît pas aberrant. C'est la situation actuelle qui est aberrante puisque, cette saison, les internationaux sont payés par les clubs qui n'ont pas pu les utiliser pendant six mois en raison de la Coupe du monde.
Quand allez-vous retrouver vos joueurs Lionel Nallet et Fabrice Estebanez, qui ont participé à la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande ?

Je ne les verrai pas avant lundi 31 octobre. C'est une situation ubuesque. Je prends un exemple : le staff des Bleus renvoie en France David Skrela - Clermont - , aussitôt après sa blessure face au Japon, lors du premier match, alors qu'il aurait pu rejouer dès le quart de finale contre les Anglais. Il garde en revanche trois semaines Fabrice Estebanez en Nouvelle-Zélande, valide mais qui ne pouvait plus jouer puisqu'il était suspendu jusqu'à la fin du Mondial.

Ce sont les clubs qui payent les joueurs pendant toute la durée de la Coupe du monde. Quelle entreprise viable peut supporter ça ? Au Racing, nous récupérons également plusieurs joueurs italiens, sud-africains et argentins blessés. Leurs soins et leur convalescence sont également à la charge du club. Alors, au risque de passer pour un mauvais coucheur, on ne peut pas dire que les clubs ne jouent pas le jeu du XV de France et des sélections nationales.

Comment réformer le système fédéral ?

Il ne faut même pas chercher à lutter. Il faut s'adapter au mieux à un système qui est bâti pour durer, mais pas pour gagner. La France est la seule nation majeure à ne pas être championne du monde.

Propos recueillis par Laurent Telo

mercredi, 26 octobre 2011

Surtout ne pas s'enflammer : le Lièvre dans les flammes de l'enfer

Pour arriver en finale les Bleus ont eu la peau des gallois.

En finale les Bleus se sont retrouvés dans la peau des gallois.

Avec quelques différences de taille XXXL :

1. Ils ont affronté les Blacks à 15.

2. Ce sont les Blacks qui ont principalement raté les points qui s'offraient à eux alors qu'en demi c'était les gallois

3. Les meilleurs ont gagné.

Le reste, tout le reste appartient à la chicaillerie patriotico-chauvine.

L'arbitrage, quand en 2007 la France bat les Blacks sur un en-avant indiscutable tous soulignent que l'arbitre fait partie du jeu.

Quand en 2011 Mac Caw tel une anguille vient se glisser dans nos regroupements, les mêmes hurlent au scandale.

Quand en demi les gallois mettent en cause l'arbitrage on leur répond que ce n'est pas la faute à l'arbitre si les buteurs ont raté des points dont une pénalité qui aurait pu être décisive.

Quand en finale notre buteur rate une pénalité qui aurait pu être décisive on accable l'arbitre.

La vérité comme souvent est ailleurs, si le Lièvre n'avait pas bâti une équipe mal équilibrée sans quelques-uns des cadres de la période (Jauzion, Marconnet, Chabal...), les chances de la France de l'emporter auraient été plus grandes.

Si le Lièvre n'avait pas écarté l'un des rares à percer la muraille noire (Picamoles), les chances de la France de l'emporter auraient été encore plus grandes.

Si le Lièvre n'avait pas changé de première ligne juste après qu'elle eut offert à Trinh Duc une occasion de passer devant au score, les chances de la France de l'emporter n'auraient pas été bêtement (et heureusement) menacées.

C'est bien malgré lui que les Bleus sont en finale, espérons que nul n'oubliera cette vérité première quand dans 4 ans il osera la ramener sur les diverses ondes d'un monde plus pollué, plus endetté, où nous seront tous, pour le meilleur et pour le pire plus vieux de 4 ans !

Si la France avait eu dans ses rangs, un Carter ou un Wilko, elle aurait été championne du monde, car à ce jeu, au-delà de la faillite d'un 10 quelle qu'en soient les raisons, bonnes ou moins bonnes, c'est toute l'équipe qui est à la peine.

Car à ce jeu si tout commence devant, tout ne finit pas devant.

Les Blacks par le passé ont chèrement payé des packs approximatifs, sur la finale c'est aux gros qu'ils doivent le titre, pas seulement parce qu'un pilier a marqué l'essai. De sorte qu'à la fin du tournoi ce n'est pas seulement la meilleure équipe qui a gagné, mais tout simplement le Rugby !

Cette considération était sans doute difficilement palpable pour nos jeunes âmes des écoles du rugby de France en ce dimanche matin, trop difficile à percevoir pour réchauffer leurs coeurs meurtris et sécher des larmes que tout autre que le Lièvre aurait évité la survenance.

Pour ces pleurs enfantins et ces regrets éternels, le Lièvre mérite de reposer dans les poubelles de l'histoire du jeu.

Rideau

samedi, 22 octobre 2011

Bleus-Blacks J-1 Touche pas au grisbi salope "Engage"

Le lecteur à la fidélité strauss-kahnienne sait ou plutôt ne sait pas que tout ou presque a déjà été dit sur les capacités respectives des Bleus ou des Blacks  pour monter sur le toit du monde rugbystique.

Seul petit problème, ils se retrouvent en finale !

Pour un moment oublions le passeport siglé république française et le drapeau tricolore ornant la cuvette des WC.

Quel exemple néfaste pour notre jeunesse que de voir les Bleus gagner.

Une équipe faite de bric et de broc (pas James bien sûr), pratiquant un jeu insipide en regard duquel la moindre eau minérale prend des accents gustatifs de vieil armagnac.

Une équipe n'ayant pas depuis 4 ans conforté la moindre certitude si ce n'est celle que gribouille est aux commandes.

Une équipe au parcours de galleux, infoutue d'écraser 14  gallois.

Demain dans la moindre école, dans la moindre école de rugby, le premier gamin venu se demandera pourquoi respecter les consignes, pourquoi travailler pour atteindre une régularité qui le fuit mais est gage de succès à venir, puisqu'au final ça passera quand même.

Demain n'importe quel tire-pompe relégué à d'obscures tâches sur le pré se demandera pourquoi lui aussi ne peut pas endosser la tunique du maître du jeu. Qu'au rugby on s'en fout du poste occupé seule la vaillance et le courage valent.

Demain tout élève, collégien, lycéen, étudiant se demandera à quoi bon réviser ses leçons puisque la choune suffit à faire d'excellents lauréats.

Demain tout apprenti musicien fera l'impasse sur son solfège sachant qu'au final une mélopée aussi délicieuse que Nadine Morano sortira de son instrument.

Demain nous n'aurons plus que des chanteurs sans voix, des écrivains sans plumes, des canards sans tête.

Demain tout apprenti journaliste ira piocher son vocabulaire dans la lecture du Petit Ours brun sachant qu'on peut tenir  avec 6 semaines à l'antenne avec (il est à redouter que cela ne soit déjà le cas).

Demain tout débiteur endetté jusqu'au tarama se demandera à quoi bon payer, puisque tout de façon ça le fera quand même.

Demain des millions de travailleurs resteront au pieu ou préfèreront regarder  les gourles du télé-achat, à quoi bon aller bosser puisqu'à la fin, la paye va tomber.

Bref, si demain les Bleus gagnent : tout fout le camp

En face une équipe constamment brillantissime depuis la naissance de Jeanne Calmant.

Une équipe pratiquant à l'ère du rugby pro le plus beau jeu qu'il soit.

Une équipe travaillant et retravaillant son rugby pour atteindre la perfection.

Un pays vouant au jeu et à ceux qui le pratiquent un culte porté à un tel degré d'incandescence qu'il donne des vapeurs à Kim Jong il

Demain si la France gagne le modèle d'un rugby essentiellement défensif va continuer de s'imposer (ce qu'il fait depuis 1999), un rugby du "à qui perd gagne", un rugby de tranchée pourrait définitivement l'emporter sur un rugby de mouvement, bref un rugby de tâcherons chatards condamnerait à jamais les artistes des antipodes vaincus ô suprême humiliation chez eux.

Demain l'équipe de France ne doit pas toucher au grisbi.

Demain il ne s'agit pas d'évaluer ses chances de succès.

Demain, il ne s'agit pas de savoir si l'équipe de France peut ou ne peut pas gagner.

Demaine elle ne DOIT pas gagner, il en va de l'avenir de notre beau jeu, qui ne saurait véhiculer de fausses valeurs portées par des faux dieux, imposteurs devant l'éternité.

Demain il en va au fond d'une certaine idée de la France dont la victoire bafouerait ses principes les plus élementaires...

 Demain, seule la défaite sera belle !

jeudi, 20 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 2 Prévoir l'imprévisible c'est le rendre prévisible "Pause"

Depuis que Lacroix et la Bannière savent compter sur les deux doigts de leur main, donc depuis en gros 1995 la France du rugby est enfermée dans un cercle devenu très vicieux à force de caresses.

Les données du problème frolent la simplitude pour parler comme la pleurnicheuse du Poitou :

Pour arriver en finale, l'équipe de France doit battre en suivant une équipe du nord ou du sud présentement supérieure et au terme de cet exploit une finale lui tend les bras au terme de laquelle elle finit en purée ayant atteint le sommet de la jouissance en quart ou en demi avec Nana Purna.

Cas de figure de 1999, victoire très inattendue en demi-finale contre les Blacks, suivie d'une explosion en plein vol de type Rio-Paris face à des autraliens très joueurs, poussant la farce jusqu'à avoir pour buteur un seconde pompe.

Cas de figure de 2007, victoire à nouveau très inattendue contre à nouveau les Blacks, suivie à nouveau d'une explosion secouant les mimines de Traille placé fort judicieusement là par cette billasse absolue de Laporte (les Bleus du Lièvre sont en finale, objectif jamais atteint par le tocar du Tar).

Four years later what's happen ?

En 2011, pas d'exploit pour arriver en finale contre les Blacks, pas même d'exploit tout court pour arriver en demi et en sortir et voilati pas qu'une finale nullement précéde dudit exploit  oppose les Bleus aux Blacks.

Raisonnement de base à la portée de n'importe quel con ou presque : les Bleus vont donc faire l'exploit en finale pour battre les Blacks censément supérieurs et toucher le grisbi !

Tout se passe comme si une loi mathématique gouvernait notre noble jeu.

1. C'est faux et archi-faux, si de telles lois existaient l'ASM aurait eu son titre à la dixième fois, et Bayrou deviendrait président comme d'autres au bout de la troisième fois...

2. De plus la découverte de l'"axiome" :  les Bleus font toujours un exploit contre les Blacks en coupe du monde, outre qu'il souffre d'exception (1987), est aussi connu des Blacks.

Si un homme averti en vaut deux, dimanche matin dans le poste les Bleus affronteront 30 Blacks. Déjà qu'ils n'étaient pas bien terribles face à 14 gallois...

3. Cette équipe là au bord de l'implosion est-elle capable de rééditer de tels exploits ?

Quelle que soit la réponse, prévoir l'imprévisible c'est le rendre prévisible et donc ne pas faire face à toutes les hypothèses comme celle d'une équipe de France prenant 60 pions sous les yeux amusés de la Planère rugby et ceux ébahis des quelques couillons qui y croyaient encore !

mercredi, 19 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 3 Si loins, si proches "Touch"

180 000 euros dans la poche de chacun des trente en cas de victoire !

140 000 euros assurés par la présence en finale.

Somme rondelette défiscalisée (qui aura le courage de supprimer les niches fiscales des primes sportives hé hé) surtout pour ceux n'ayant pas (Doussain) ou peu joués (Guirado, Estebanez etc.) avec des incertitudes sur l'état de la cagnotte de Skrela et de Marconnet, (si quelqu'un sait je prends).

Des fois, il n'est pas besoin d'aller chercher bien loin la motivation...

Mais notre sport est si beau, aussi pur que le plus pur des purs manteaux de la blanche colombe passée à la javel qu'un voile est en général prestement jeté sur ces triviaux aspect financiers.

Retour au sport donc.

Des Bleus sans jeu, se cherchant depuis 4 ans.

Des Blacks au jeu clairement identifié, fait de vitesse et de puissance au service d'une intelligence collective tournée vers le spectacle.

Des sales gosses en bleus.

Des gentlemen de noir vêtus.

Tout et plus encore sépare les deux équipes qu'il est plus simple de jouer au jeu des 7 ressemblances que des 7 erreurs :

-la certitude qu'une grosse mêlée est à l'origine du monde,

-le meilleur talonneur du monde (Servat, Mealamu),

-le meilleur troisième ligne du monde (Mac Caw, Bonnaire),

-un 9 sur le banc devenu leader (Weepu, Parra)

-un 10 prévu de longue date absent (Carter, Trinh -Duc),

-une maîtrise dans les airs (en touche pour la France, dans le jeu courant pour les Blacks),

-enfin, une certaine idée du jeu en partage (perdu de vue depuis pas mal de temps chez les Bleus, mais les clichés type French  flair résistent au temps plus sûrement qu'un Zippo, en plus il m'en fallait 7).

 Au final, aussi sûr que Lacroix et la Bannière vont moins bien au poste qu'un napperon de rouge tâché, un moyen radical permet de distinguer les Blacks des Bleus : leur sélectionneur.

On se souvient du Mea culpa  du Lièvre après France-Italie, en moins de trois semaines  il nous a refait deux fois le coup, la première pour s'excuser d'avoir mal répondu aux questions de journalistes "elle m'emmerde ta question", la deuxième pour avoir traité les Bleus de "sales gosses".

On en vient à se demander s'il ne réfléchit pas plus avant de parler qu'avant de composer son équipe...

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mardi, 18 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 4 Opposition de styles "Crouch"

On en rêvait au début de la compétition, c'est fait : l'équipe de France rencontrera les Blacks dimanche 23 octobre à 10 heures en clôture de l'édition 2011 de la Coupe du monde de rugby !

Cette soudaine sobriété est due à la gène occasionnée par l'affiche.

Des Blacks superbes et généreux tel le lion, dévorant les wallabies, concassant leur mêlée, repoussant avec férocité les attaques adverses et malmenant pour tout dire une équipe d'Australie guère à la fête face à l'Irlande, aux Boks et donc in fine face aux Blacks.

Des Bleus anxieux, peureux, sursautant à la vue de leur propre ombre, victorieux d'anglais plutôt faiblards et de 14 fantastiques gallois contre toute logique sportive, mais battus largement par des Blacks conquérants et par de vaillants tongiens.

Beaucoup d'adjectifs c'est vrai, laissés en jachère par nos beaux commentateurs sportifs.

Une affiche opposant super rugby à super tocard.

Un rugby de mendiants face à un rugby de seigneurs.

Une équipe opportuniste et défensive face à une équipe brillante prenant la responsabilité du jeu.

Tout semble écrit même si l'histoire et ses mythes regorgent de combats inégaux à l'issue inattendue de Véronique Sanson à Dalida.

Tout désigne une victoire black en terre black.

D'ailleurs ne sommes nous déjà pas suffisamment gavés de bonheur pour y ajouter le plaisir de poser la Web Ellis dans la vitrine ?

Le pays des Bleus est fort de ses fromages, de ses primaires et compte dans ses rangs les plus grands séducteurs de la planète.

Le pays des Blacks affronte les marées noires, les trous noirs des tremblements de terre et les idées noires de Dan Carter. Quant à la séduction, c'est mouton matin midi et soir, moutonnier en somme.

L'élégance voudrait de laisser aux Blacks leur coupe du monde.

Sommes-nous capable de cette marque de dignité ?

dimanche, 16 octobre 2011

La patte du lièvre : ultime porte-bonheur du rugby de France ?

Par la petite porte les Bleus sont en finale.

Par la grande porte les gallois sortent ayant tout sacrifié au dieu jeu.

Juste ou pas, mérité ou pas, l'histoire est écrite pat les vainqueurs, une ligne de palmarès suffit à tout effacer comme le putassier Invictus l'a montré.

Pour toutes les fois où les Bleus ont paumé des matchs qu'ils devaient gagner 20 fois.

Pour toutes les fois où les Bleus ont dominé sans vaincre.

Pour toutes les fois où le Bleus se dont fait entuber comme à la parade par l'arbitre

Pour toutes les fois où des Bleus développèrent un jeu ambitieux pour perdre face à des adversaires au jeu aussi étriqué le slip de Maïté

Pout toutes les fois où en somme les Bleus se firent voler des matchs, la mauvaise conscience de se retrouver en finale ne doit être que passagère.

Aussi passagère on l'espère que le regain de gueule du Lièvre, qui évidemment la ramène fort.

Quand on voit les erreurs de coaching qui ont failli coûter une place finale (sortie de Servat et Poux à la 45ème).

Quand on voit la nullité des consignes données en deuxième mi-temps avec toutes ces chandelles approximatives allumées face à des gallois supérieurs dans les airs, une fois de plus c'est bien malgré le pire sélectionneur depuis Laporte que la France est en finale.

Cette place doit plus à une choune aussi monumentale que le pif de Lincoln au mont Rushmore qu'à la science technico-tactique du Lièvre et de son staff.

Mais, pour toutes les fois où l'équipe de France avait le bras trops courts, les poteaux trop carrés ou trop rond, la gonfle pas assez ou trop ovale, ne crachons pas sur cet avalanche de choune.

C'est finalement à l'alliance inédite de joueurs ayant les clés du camion et les ayant accroché à un porte-clé porte-bonheur du plus bel effet constitué autour de la patte du Lièvre que les Bleus doivent d'être en finale dont l'issue, quelle qu'elle soit sera savoureuse !

 

 Car par dessus-tout la joie sera immense de retrouver nos inénarrables Dupont et Dupond en finale !

vendredi, 14 octobre 2011

Gaulois ou Gallois ?

Même en panne une pendule indique exactement la bonne heure deux fois par jour !

Méditons sur cette puissante pensée avant de rêver d'une finale atteinte plus finalement qu'un Grand Chlem vu que pour s'y hisser il suffirt de battre les Beefs et les Gallois.

Pour conduire notre équipe de France :  le Lièvre.

Principal obstacle sur la route : le Lièvre

Une seule victoire (petite) face aux Beefs ne doit pas dissimuler la persistance du problème L. Inexpérimenté, incompétent, il n'aura décidément jamais trouver la bonne distance avec ses joueurs. Après l'avoir joué démocrate à la Kennedy, puis pacifique à la Gandhi, puis encore Père fouettard à la Brejnev, il nous la joue simultanément Jojo du Bar Pmu "A la boule d'argent" et midinette.

Midinette pour son côté supportrice aux yeux embués d'émotion pour avoir cotoyé ses vedettes, retenant ses larmes de joie après la victoire de ses garçons qu'elle supporte à coup de poster occupant le mur vide de sa chambre depuis  la retraite de François Valéry.

Jojo du PMU pour son côté pari de l'impossible. Que Jojo sur les coups de 10 heures et demi / 11 heures en vienne après son 28 ème jaune, les pieds dans la sciure à lancer à la cantonnade : Ce coup ci les gars, s'ils passent je me rase la moustache (vu que Jojo il la porte fièrement en dépit de la pastille jaunie des poils) et s'ils vont en demi, je me laisse pousser les cheveux (vu que Jojo il a la boule à zéro), là n'est pas le problème, le problème est que le type qui est précisément le sélectionneur de l'équipe de France lance ce type de pari presque aussi con que le Christian Jean-Pierre.

Si pour être champion du monde la moustache est le principal critère, on ne comprend pas bien l'absence de Groucho Marx dans les annales du rugby et la nomination de Saint-André au lieu de Bové. Le Lièvre nage en plein délire.

C'est un  peu comme si Sarko avait dit en 2007, "si chui élu président", j'engrosserai des mannequins aphones après avoir adopté le look flic à Miami.

En attendant le Lièvre reconduit l'équipe ayant battu les Beefs, on a vu pire comme décision. Seulement la vérité du jour n'est pas celle du lendemain, même dans Un jour sans fin. Prenons par exemple le match contre les Tongas, les Bleus y sont nuls que même les commentateurs de la télé l'ont vu, c'est dire. Inversement, ils font une belle première mi-temps contre les Beefs. Comment expliquer pareil changement ? On se perd en conjectures comme le disent si bien les économistes quiand on leur demande pourquoi ils n'ont pas vu ce qu'ils sont censés voir.

Les explications se bousculent au portillon à la manière de l'abus de sangria à la fête foraine :

1. Après avoir eu leurs femmes dans les pattes pendant une semaine les joueurs n'étaient pas pressés de rentrer chez eux.

2. Une défaite avec  un retour en France aurait obligé les joueurs à voter aux primaires.

3. Les professionnels du rugby ont relu les termes de leur contrat.

4. C'est jamais très agréable de passer longtemps pour des pimpins, à moins évidemment d'être con au point de ne pas s'en rendre compte, mais n'est pas Christian Jean-Pierre qui veut.

5. Précisément, les joueurs se sont dit que finalement le meilleur moyen d'échapper aux commentaires plus qu'affligeants de nos Dupont et Dupond de la télé était encore de jouer dans le poste plutôt que d'y regarder dedans.

6. Ils ont retrouvé le petit cahier dans lequel le Lièvre avait écrit en tout attaché le projet de jeu du XV de France, le petit cahier avait été oublié tout ce temps dans une molaire creuse de Rétiere

7. Les mystères des mécanismes du biorythme, ils ne sont tout simplement pas du matin. Ils jouent un samedi  à 7 heures du mat', ils paument, ils jouent la semaine d'après à 9 h 30 du coup ils sont mieux réveillés et gagnent. On doit à la vérité de dire que cette hypothèse figure parmi les plus crédibles.

 Si l'équipe de France est son pire adversaire, qu'a-t-on en face ?

Du gallois.

Depuis Perceval on le sait, le gallois est aussi tenace que la galloise est élégante dans les rues animées et enfièvrées de Cardiff. On point que le monde du rugby les appelle les Diables Rouges.

Pendant longtemps il est vrai ils ont tenu le fond de la mine et le haut du pavé rugbystique, puis quittant les tréfonds de la terre ils ont quitté les sommets du Tournoi, les diables se sont mués en angelots.

Depuis, quelques années les cornes et la queue repoussent tout rouge. Il est vrai que l'équipe de Galles  bâtie par son coach Gatland est aux antipodes de celle du Lièvre.

Jamais l'ambition de produire du jeu n'a été contrariée par le résultat.

Quel que soit le score, l'adversaire, la compétition, ses enjeux, les gallois n'ont eu qu'une idée en tête : envoyer du jeu comme des mousses à Munich. On se souvient qu'elle fut aussi celle du Lièvre à ses débuts, vite abandonnée au prétexte d'une relance pourrie des 22, les joueurs avaient confondu envoyer du jeu et faire n'importe quoi.

Ces dernières années le projet gallois déboucha sur un jeu brouillon, parfois pathétique tant le jeu pour le jeu nuisait à sa cohérence. Après le temps de l'expérimentation, le temps des moissons semble venu.

Samedi matin, quel que soit le résultat du match, le rugby gallois vaincra ou périra avec ses idées.

Tout l'inverse du Lièvre en somme.

jeudi, 13 octobre 2011

La Coupe du monde de rugby à la télé ou comment vous en dégoûter.

Cette Coupe du Monde a ceci de paradoxal qu'on en vient à se demander si le Tournoi n'est pas en définitive la seule compétition internationale qui vaille pour les européens.

Des matchs bizarres ont lieu entre des équipes improbables, des enjeux hyper limités gouvernent les vestiaires pour savoir qui de la Géorgie ou de la Roumanie l'emportera, qui de la Russie ou des Etats-Unis sera la moins naine des puissances du rugby, de l'hyper-puissance de la guerre froide à l'hypo-puissance d'un match chaud, le chemin n'est au final pas si long que ça, le tout enrobé de scores fleuves à la Harlem Globe Trotters.

Dire qu'on s'emmerde solide, au moins autant qu'à une compétition de curling, serait exagéré, de là à dire qu'attendre 4 ans pour voir débouler la planète ovale à la télé est une attente insupportable, serait tout aussi exagéré. On en vient presque à enjoliver nos joutes domestiques de Top 14. A ce sujet le Lièvre a bien l'air malin lui qui se plaignait régulièrement de la faiblesse de ce championnat pour dissimuler ses errements. Il erre toujours, c'est juste que ça se voit moins, disons que la pendule cassée marque la bonne heure pour le moment...

Dans ses conditions on comprend que le grand public soit un peu paumé, il suffit de battre deux équipes du club des Cinq (Afrique du Sud, Angleterre, Australie, France, Nouvelle-Zélande) pour gagner le pompom. Du coup le rugby ça ressemble vachement à la quille de huit où c'est toujours un type d'un bled paumé du Nord-Aveyron (on taquine le pléonasme) qui gagne. Centre Presse est à la quille de huit ce que le Midol est à la gonfle, l'organe officiel d'un sport local.

Si bien que la diffusion du rugby en phase mondiale passe par des médias très bas-de-plafond du style RMC ou TF1.

Trouvant le temps de placer de la pub entre les hymnes et le coup d'envoi, les escrocs de la télé ont confié les clés à un duo largement plus con que les Dupont et Dupond.

L'un s'est acheté des cheveux, alors qu'il aurait mieux fait de s'acheter un peu de vocabulaire. Mais les types de TF1 ont dû tellement lui rabacher qu'il s'adressait à des abrutis tirés de leur sommeil sans rêves qu'il a réduit par deux le nombre de mots à sa disposition. Voilà pourquoi il pioche dans sa petite bourse faite de 25-30 mots pour expliquer ce que chacun comprend par soi-même (la mélée avance, elle recule, comment veux-tu...). En même temps ça devait l'arranger vu qu'à part nous donner des infos sur la passionnante vie locale de Dax, c'est le grand vide. A l'écouter et à le regarder on a l'impression d'être face à un aquarium sans faune et sans flore. C'est exactement comme si on était face à un verre d'eau mais en plus grand quand même.

 

Après Lacroix, la Bannière (fastoche), le Christian Jean-Pierre il est tellement con qu'il a été infoutu de se choisir un nom, bref la Bannière, porte drapeau de la télé poubelle hurle à la charge chaque fois qu'un joueur a le ballon entre les mains et s'apprête à faire un pas en avant. S'il avait commenté les assauts de cavalerie lancés par Murat le pauvre en aurait perdu la raison.

Le problème n'est pas tant la nullité de nos deux zozos en comparaison desquels Roland et Larqué passent pour les Marx et Engels du footbal mais qu'elle ne semble géner personne, ou presque, voire mieux qu'elle paraisse être une figure imposée dès lors que la première chaîne, la plus populaire car la plus regardée et inversement, s'intéresse au rugby.

Pour rehausser le niveau un type de la télé, le même sans doute qui a eu la brillante idée de notre duo, s'est dit qu'un ancien joueur aux bords du pré permettrait de donner un supplément d'âme au machin.

C'est Cali qui s'y colle. Lui aussi ne doit pas être payé au mot, vu qu'il en bafouille rarement plus de 2 ou 3 par rencontres. On touche le fond du bocal avec des réflexions ayant perdu leur originalité en minimes première année du style : la première mélée elle est super importante, et l'autre Christian Jean-Pierre de dire "Merci Christian". Tant sa connerie est génante qu'il est fréquent de se demander si des fois il ne se parlerait pas à lui-même tout haut dans le poste. D'autres fois plus inspiré, l'ex-conseiller régional Midi-Pyrénées fait remarquer : Houlala les deux piliers ils poussent forts l'un contre l'autre. Et le tocard au commentaire de dire "Encore merci Christian pour ce coup d'oeil de spécialiste".

Seule solution coûteuse mais confortable : rester au pieu, vivre en autarcie jusqu'à la rediffusion en différé ailleurs où c'est payant mais du coup nettement moins con.

mercredi, 12 octobre 2011

En attendant France-Galles : écoutons du Polnareff "on ira tous au Parra dix..."

Comment se retrouver en demi(e?)-finale après une entame toute pourrie d'où peinent à émerger 15 minutes face aux Blacks et possiblement les retrouver en finale ?

Une fois de plus, après quatre ans d'errements, d'incertitudes, de choix aussi aberrants qu'un punk à crètes, bières et chiens chez Nadine de Rothschild, de va-et-vient propre à combler tout électricien qui se respecte ou amateur de bonne chère, tout s'est joué sur un match. J'en connais beaucoup qui aimeraient avoir ça au boulot !

Du coup on se demande bien à quoi ça sert de s'agacer tout ce temps, pour un résultat variant à un ou deux matchs près. De le savoir inquiète sur la santé mentale de ceux qui font des blogs, de ceux qui les lisent et de ceux qui en disent du mal. Les Beefs ont une formule pour ça, il faut dire qu'ils ont quasiment une formule pour tous les événements importants de la vie sauf peut être  l'équivalent de "Boule devant boule d'argent", le lecteur du nord doit savoir qu'il ne s'agit pas d'une recommandation destinée aux jeunes mariés, mais un dicton bouliste de ceux qui jouent à la pétanque, bref, les Beefs ont donc une formule : Much about nothing, que cet âne de Shakespeare a approximativement traduit par beaucoup de bruits pour rien. Mais comme l'a si bien démontré Devos, rien c'est déjà ça vu qu'il y a moins que rien.

Continuons-donc nos petits bouts de rien, qui mis bout à bout feront peut être deux ou trois fois rien, ou mieux un gros bout...

Ainsi donc, le Lièvre avait fièrement annoncé l'objectif c'est les quarts et pour cela faut battre les Tongas. Quarts il y eut mais  point de victoire face aux tongiens.

Le Lièvre est content il a dépassé son objectif.

Quel que soit le sort du match face aux gallois, il aura fait aussi bien que Laporte. Voire mieux, vu qu'il n'a pas eu l'extrême mauvais goût de faire lire la lettre de Guy Môquet pour galvaniser ses troupes. Ce piteux épisode (déjà oublié), comme celui du jambon et d'autres bricoles vantées par notre escroc tarnais devra être mis en lumière le jour prochain où le bilan du Lièvre devra être fait. Il faut dire que question lecture le Lièvre serait plus du genre Lettre à Eloïse.

La demie qui pointe son nez ne relève ni de l'exploit, ni même d'une superbe performance et encore moins du miracle, l'équipe de France a battu les Beefs, c'est beaucoup et peu à la fois.

C'est beaucoup parce que renvoyer les Beefs at home c'est au moins aussi jouissif qu'une bonne jouissance.

C'est beaucoup parce que les Bleus n'étaient pas favoris, le seul en avoir c'est Médard.

C'est beaucoup parce qu'une victoire sur les grands bretons, qui plus est en Coupe du Monde, c'est toujours jouissif et en tout cas aussi jouissif que les renvoyer at home, ce qui vaut déjà pas loin d'une bonne jouissance comme on sait.

C'est beaucoup parce qu'il n'aura échappé à personne qu'une victoire en quarts ouvre les demies, quand pour fermer le car on offre des demis.

 C'est peu parce que les Beefs ont été petits en touches, plus indisciplinés qu'un apprenti rappeur, plus maladroits que l'homme tronc et ont défendu comme des rombalairs.

C'est peu parce que cette petite équipe anglaise a quand même planté deux essais.

C'est peu parce que cette petite équipe anglaise était à deux doigts, comme Bruno Beausir, de remonter leur handicap.

C'est peu parce que les Bleus ont mis trois petits points en seconde mi-temps.

Pour le reste, l'équipe de France a pratiqué un rugby solide et réaliste, un machin normal en résumé et il n'y a pas de quoi en chier une pendule.

Le prochain match contre les gallois nous en dira un peu plus sur l'état de la pendule.

vendredi, 07 octobre 2011

Les bonnes recettes du RugbyBand : le lapin crétin

 

Au lieu du traditionnel oeuf et bacon, une recette pour nos amis britanniques...

jeudi, 06 octobre 2011

France-Angleterre : Allons enfants de l'apathie...

L'heure du jugement dernier a sonné.

L'épreuve de vérité arrive et avec elle son cortège funèbre.

En bref, c'est pas le moment d'aller à la cuisine chercher des mousses ou de les évacuer à plus de deux mètres de sa télé.

Le Lièvre peut finir en daube ou à la royale.

Tout dépend du résultat de ce France-Angleterre.

Soit ceux qui moquaient son incompétence, son inconstance n'avaient que trop raisons (observons que cette catégorie est plus nombreuse chaque jour).

Soit il entre au Panthéon des génies incompris, en avance qu'ils étaient sur leur temps, pour s'asseoir entre Galilée  et Van Gogh, juste devant le fauteuil vide qui attend Mirelle Mathieu (chanteuse avignonnaise incomprise...).

Au-delà du sort du Lièvre, scellé depuis longtemps, quelles sont raisonnablement les chances d'une victoire française dégageant la voie vers une finale aux accents de revanche ?

Une brève démonstration s'impose :

- Primo

Nul n'ignore plus que nos garçons ont fini par boire une bière et échanger des mots.

S'il fallait pour être au top du rugby mondial assécher les bars et  avoir une grande bouche, il y a bien longtemps que votre serviteur et quelques-uns de ses potes enchaîneraient titres sur titres, au lieu de quoi ça joue à toucher le jeudi soir.

Une mousse et des mots ne suffisent pas mais c'est un bon début.

Il faut se souvenir qu'avant la finale de 1999 ça avait pas mal tangué dans le groupe, qu'en dépit de deux Chlems consécutifs, inégalés à ce jour,  le duo Skrela-Villepreux passait pour une paire d'intellectuels abscons de la gonfle incapables de galvaniser leurs troupes ; pire rendant inoffensifs les jobards qu'ils avaient entre les mains.

Il faut aussi se souvenir qu'en 2007, les Beefs avaient tout remis d'équerre après une bringue parisienne, l'histoire ne dit pas s'ils sont allés au bout de la Rue de la soif.

On a donc le commencement d'un début de réponse.

- Deuxio

 Toute révolte passe par un 5 de devant aussi noir et mauvais que l'oeil d'Estève (le biterrois pas l'autre). Là le bât blesse. Le XV de France a tiré sa force d'une première ligne Mas-Servat-Domingo au top niveau. Le premier revient de blessure, le deuxième est encore en train de revenir, le troisième est parti.

Derrière c'est vague, Papé-Nallet est le dernier attelage trouvé par le Lièvre. Nallet n'est que l'ombre du guerrier berjallien qu'il était, quant à Papé, c'est l'un des rares à avoir de la moëlle et de le montrer.

Sera-ce suffisant ? Si la performance d'un seconde ligne devait toujours se juger à sa capacité à mettre des bouffes, il y a bien longtemps que Privat aurait franchi le cap des 300 sélections.

-Tertio

Une troisième ligne Bonnaire-Picamoles-Harinordoquy aurait pu symboliser la révolte. Dusautoir est devenu un joueur ordinaire ne donnant plus l'impression sur le terrain de tordre des mannequins en mousse. C'est au contraire lui qui épouse les formes adverses. Bref, Dusautoir le leader n'est pas à la hauteur, on le savait, Dusautoir le joueur déçoit, c'est plus étonnant. Par parenthèse, les derniers qui comptent encore sauver le soldat Lièvremont insistent sur la responsabilité des joueurs. Peut-être, mais alors comment expliquer, si ce n'est par l'immense tocardise du Lièvre, qu'un Dusautoir brillant en rouge et noir devienne si terne en bleu ?

Face aux Beefs, la puissance devant est fondamentale, la non-titularisation de Picamoles est une grave erreur, one more.

-Quarto

La charnière est l'absolue point faible sur lequel les Beefs vont appuyer jusqu'à ce qu'elle couine façon Monica Seles. Face au Tonga Yachvili a été particulièrement mauvais dans son jeu au pied, on eut dit Romeu rentrant d'Epil Center. Quant à Parra, le loufiat en apprentissage, il est incapable d'orienter le jeu, de l'animer, de l'accélérer, de soulager ses gros, d'occuper le terrain adverse. Bref il est incapable de faire ce qu'un 10 doit faire étant entendu qu'il est neuf au poste de 10 vu qu'il est 9.

Si pour le moment le combat était à armes égales, Wilko ou pas, les Beefs disposent d'une charnière qui fera son boulot de charnière quand la nôtre continuera de grincer. Puisque je m'autorise à faire mon équipe, pour sa puissance au pied utile dans un jeu d 'occupation une charnière biarrote aurait été la moins pire des solutions.

-Quinto

Médard-Mermoz sont les créateurs de la ligne d'attaque. C'est la seule bonne nouvelle sur le front de l'attaque depuis longtemps. A côté, il va falloir que notre frigo-américain Rougerie tourne au max, thermostat 10 sans péter. Sans quoi l'autre lanceur de nain aux fréquentations royales (quel bonhomme quand même, ça nous change de nos gentils garçons bien élevés, juste à bon à aider les vieilles aux passages protégés et se faisant tirer les oreilles pour aller au bistrot) risque de nous gâcher la mâtinée. Pour l'entente, une paire Mermoz-Marty aurait également pu être la moins pire des solutions.

-Sexto

Aux ailes du classique, Clerc et Palisson. Ce dernier fait figure de nouveau chouchou, parce qu'il en faut bien un. Un triangle toulousain, lui aussi motivé par l'entente entre Médard, Clerc et Heymans (à l'aile) aurait pu être une bonne solution.

-Septimo

Quelle que soit la compo de Pierre, Paul, Jacques ou même Saint Marc, la choune et l'arbitrage péseront aussi sur le sort du Match. Le Lièvre pourra toujours imiter Joffre et dire après la bataille « Je ne sais qui l’a gagnée, mais je sais qui l'aurait perdue ».

Quelle que soit son issue, une seule chose aura la force de l'absolue certitude au coup de sifflet final : on saura si les Quinze qui sont entrés sur le pré, la poitrine frappée du Coq se sont mentis ou non, nous ont trompé ou non.

L'heure est grave. Du visage qu'offriront les Bleus à la planète ovale dépend l'avenir de notre rugby de France que nous chérissons tant !

Laissons le mot de la fin à Churchill : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

mercredi, 05 octobre 2011

Coupe du monde de rugby : France-Angleterre as usual

Ami lecteur fidèle ou non, avant de commencer ta lecture sache que cette note, bien que modeste, est la plus importante depuis presque 4 ans vu que ce France-Angleterre à venir est le match le plus important depuis 4 ans de l'ère du Lièvre.

A chaque Coupe du Monde la même impression que tout se joue sur un seul et unique match. L'équipe de France et son staff jouent tout sur ce seul quart de finale Beef-Bleus, comme tout s'était joué du temps de Laporte contre les Blacks à Cardiff en 2007.

Le rugby français a la mémoire bien sélective, tous de célébrer une victoire sur les Blacks entâchée d'un en-avant et tous d'oublier l'humiliante défaite contre les Beefs au Stade de France une semaine après. L'histoire retient la première pas la seconde, c'est tant mieux pour Laporte, c'est dommage pour l'intégrité de la mémoire du jeu.

Samedi prochain le même cas de figure se rejoue. De nouveau l'avenir de l'équipe de France se joue contre son adversaire préféré : les Beefs.

Tarte à la crème des tartes à la crème balancée sur tous les zincs de l'hexagone : il faut prendre modèle sur le Sutt, vu que c'est ce qui se fait de mieux. Autre variante de cette connerie qui remonte au temps où Johnny (le chanteur de variétés pas Wilko!) n'avait pas encore les hanches en plastique : pour être champion du Monde il faut battre le Sutt. Faut voir.

Depuis 2003, la France paume contre le Beef en demie. Donc au lieu de bader le Sutt, il faudrait mieux de  se concentrer un peu sur le jeu Beef d'autant que depuis plus d'un an que le calendrier est connu, le quart Bleus-Beefs était annoncé.

Pour être champion du monde, en 2003, en 2007, comme en 2011, il faut d'abord commencer à battre le Beef. Je sais que ça fait mal au cul, mais depuis 2003, les Beefs étant la seule équipe à se trouver par deux fois en finale, il faut bien admettre que c'est l'équipe la plus régulière et au fond la meilleure du rugby mondial. Conséquemment, ils dominent le rugby européen. Conséquemment toujours depuis la finale perdue de 1999 le Beef est celui qui met un terme aux rêves tricolores d'une victoire mondiale. Putain, c'est vrai que ça fait mal !

Le pire est qu'ils peuvent cette année encore finir en finale.

Mais s'inspirer du jeu des Beefs, vous n'y pensez pas, brader notre french flair, mais quel mauvais français êtes-vous donc pour oser cela !

1. Sauf que le french flair, c'est quand même une formule britiche, suspecte pour cette seule raison.

2. Depuis belle lurette on a l'air de truffe avec notre Flair français...

Si bien qu'au-delà de ce quart de finale, se joue bien plus qu'un match, bien plus que la revanche séculaire des branlées prises à Azincourt, Trafalgar, Waterloo ou Twickenham, bien plus que la domination du rugby européen, bien plus que la perspective d'une finale contre les Blacks.

Samedi matin c'est un choc de civilisation qui se joue. C'est le roquefort contre le cheddar, les chats sauvages contre les Beattles, la deuche contre la mini, le rouge qui pique contre la mousse qui tape, Molière contre Shakespeare, la conduite à gauche contre la conduite à droite, le tabac-PMU contre le pub, le béret contre le chapeau melon, l'espadrille contre les bottes de cuir, Rouletabille contre Sherlock Holmes, Garuche contre Chilcott...

Bref samedi matin, tout comptera sauf le rugby ! Deux univers mental aux antipodes l'un de l'autre s'affrontent et comme le dit la grosse voix mâle à la fin de la bande annonce de toute grosse daube cinétographique : à la fin il n'en restera qu'un.

Dommage qu'ils soient 22 sur la feuille de match, finir sur un malheur aux vaincus était tentant.

Le tout est de savoir où l'équipe de France à le plus de chance de se situer ?

On le verra très bientôt !

Lièvremont-Trinh Duc : l'impossible équation

Le lecteur assidu sait que depuis le premier match du Tournoi de l'ère Lièvremont, l'erreur de casting était annoncée !

Au même moment Trinh Duc était déjà annoncé comme le tocard majuscule des années à venir.

Le problème est le suivant :

Lièvremont est une pipe, l'affaire est entendue.

Trinh Duc est un couteau à qui manquerait le manche, ça ne fait aucun doute.

Seulement lorsque Lièvremont met Trinh Duc sur le banc dans un éclair de lucidité est-il toujours une pipe ?

Plus dur encore, si Trinh Duc fait un super match, en prouvant qu'il n'est pas une pipe ne met-il pas en avant que le Lièvre en est une belle en l'ayant écarté ?

Le Lièvre et Trinh Duc  peuvent-ils être pipe ensemble, séparément ou alternativement ?

Vous avez trois heures, les calculatrices sont interdites.

 
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