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vendredi, 27 mars 2009

Le Rugby et les incorruptibles lotois

Selon «La Dépêche du Midi», deux présidents du Groupe sportif figeacois (GSF) ont été convoqués au tribunal correctionnel de Cahors afin "de répondre de la présence d'alcools de 4e catégorie" à la Nuit du Rugby organisée à l'espace Mitterrand. "Des bouteilles d'anisé et de whisky étaient au bar."

On voudrait tuer le rugby qu'on s'y prendrait pas autrement.

Rendez vous compte du jaune et du whisky à la Nuit du rugby, c'est vraiment n'importe quoi, et pourquoi pas tant qu'on y est de la bière à Munich et du rosé limé à Bayonne? De l'alcool à l'espace Mitterrand, quelle horreur,  à l'espace Chirac ça se serait pas passé comment ça, ils auraient juste trouvé de la Corona, quant à l'espace Sarko, c'est bien connu il est sans alcool.

Figeac c'est vraiment n'importe quoi, c'est pas à Rodez ou à Decaze qu'ils auraient pareille idée!

Je comprends mieux pourquoi ce pauvre Chabal profite d'être à Rome pour finir sur le toit, il est pas prêt de signer à Figeac!

jeudi, 26 mars 2009

Chaballllll

Alors que les deux équipes et leurs encadrements étaient allés partager le traditionnel banquet d'après-match à l'Art Cafe, le 2e ligne du XV de France Sébastien Chabal aurait donné un coup de poing au pilier italien Martin Castrogiovanni dans un club après la victoire française (50-8) à Rome lors de la dernière journée du Tournoi des six nations. Chabal, auteur du premier essai de l'équipe de France était «complètement saoul» selon l'agence italienne Ansa.

Castrogiovanni n'aurait pas apprécié les regards trop appuyés du Français vers sa petite amie et lui a demandé de partir. Chabal aurait répondu par un coup de poing qui a fait saigner le nez du pilier italien. Leurs coéquipiers se sont précipités pour les éloigner, et les Français ont présenté leurs excuses à l'équipe italienne.

 

La Dépeche du lundi 23 mars

 

No comment comme on dit à Sale

mardi, 24 mars 2009

S'il le dit c'est que c'est vrai

Extraits de l'interview donnée par Lièvremont (Le Monde du mardi 24  mars 2009).

Quel bilan tirez-vous d'un Tournoi des six nations que la France termine à la troisième place ?

"Le bilan est négatif en termes de performance, de continuité, de mise en place de notre projet de jeu, de certitudes par rapport au groupe."

On ne peut que lui reconnaître une certaine lucidité, sans doute s'est-il dit que les aficionados ne lisent que le Midol ou la Dépêche paysanne.

Le plus beau arrive :

Envisagez-vous de nouveaux modes de préparation ?

"Pour progresser, il faut aller voir ce qui se fait ailleurs. Didier Retière, Emile N'Tamack, le médecin de l'équipe de France et notre responsable de recherche seront aux Etats-Unis fin avril pour observer le football américain et le basket dans les domaines de la médecine, de la préparation physique, des infrastructures et des contenus d'entraînement".

C'est génial ! Un séjour aux States aux frais de la princesse. Tout ça pour voir des sports typiquement US sans grand rapport avec le rugby, il aurait pu aller en Chine voir les pongistes ou demander des conseils au péroxydé Lucas.

Pour mémoire Laporte et son staff était allé voir comment se préparer le joueurs de rugby du Sutt, avec le succès que l'on sait, mais au moins s'agissait-il encore de rugby.

A quand Tony Parker dans le staff des Bleus ?

 

lundi, 23 mars 2009

Tournoi 2009

Le tournoi 2009 est fini, vivement le tournoi 2010.

 

Les Bleus finissent 3ème, derrière l'Irlande et les Beefs, à égalité de points avec les Gallois. Le classement final et le grand chlem irlandais a tenu à la pénalité ratée du bossu Jones (Stephen, faut préciser vu qu'il y a une chiée de Jones qui portent le poireau). Tout ça donc s'est joué à pas grand chose, signe d'une grande homogénéité entre les équipes.

Evidemment chacun peut se satisfaire de l'historique victoire irlandaise, qui vient enfin couronner une génération talentueuse, dont on attendait beaucoup et qui a finalement plutôt déçu, même si tout un peuple attendait ça depuis 61 ans.

Il reste que la victoire irlandaise fait regretter celle des gallois l'an passé, dont le jeu était plus ambitieux et chatoyant, d'ailleurs samedi dernier les Gallois ont produit un volume de jeu supérieur aux Irlandais. D'une certaine manière ils ont refait le coup du Munster (les ptizamis) contre le Stade l'an passé en H Cup, en s'appuyant sur un pack de guerriers habités par la trilogie sacrée : vaillance, humilité et abnégation et sur une énorme défense.

Mais évidemment du point de vue de ce côté du Channel, les choses sont différentes. Pour le dire en une phrase formée de quelques mots constitués de plusieurs lettres : Les Bleus ne progressent pas quand les autres équipes (Irlandais, Beefs et Gallois) avancent sur des bases solides (mélées, charnière).

Une autre équipe ne s'améliore pas et semble même regresser : l'Italie, c'est dommage mais cela ne l'empêche pas d'abriter le meilleur joueur d'Europe : Parisse.

Pour patienter jusqu'au tournoi 2009, une tournée à la mords-moi le noeud cet été chez ceux qui marchent la tête en bas, qui aura sans doute au moins le mérite de permettre à Martin de porter le coq.

D'ici là salut les poules.

jeudi, 19 mars 2009

Le rugby de gribouille (primo)

D'entrée de jeu soyons clairs, là où le sage voit la lune (c'est bon tu peux remettre ton pantalon) l'idiot voit le doigt pointant la lune.

En d'autres mots, lecteur encore abasourdi par le cauchemar du match contre les Beefs, si la victoire contre les poireaux rouges a un peu trop chauffé la tête du monde rugbystique, la défaite contre les roses rouges ne doit pas nous inciter à essayer de rentrer la tête dans le cul d’une vache pour cacher sa honte.

D’’abord parce qu’on le dit depuis bien trop longtemps, le Lièvre et sa bande font pas la maille, je veux bien qu’il soit sympa, et crache pas sur un demi, mais si tous les mecs sympas, amateur de binouze peuvent faire de bons sélectionneurs, il va falloir trouver d’autres critères. Mais j’y reviendrai

Ensuite, la défaite était prévisible, at first contre les gallois, après une domination outrageuse durant tout le match, les Bleus étaient à 2 doigts de voir le score s’inverser à quelques minutes de la fin du match, ce qui serait arrivé sans la maladresse des poireaux. Ce qui donne en langage tactico-technique, les Bleus n’avaient pas de marge, et sans marge pas de bénéf, sans bénéf pas de bonus (encore que..) et sans bonux pas de cadeaux ! Clairement les Beefs n’ont pas faits de cadeaux, équipe annoncée à la dérive, mais rappelons-le car le flot des commentateurs payés pour écrire, raconter et répéter des conneries à longueur d’années ont oublié qu’ils perdent sur un score serré, voire très serré, contre l’Irlande et le Pays de Galles, ainsi ils étaient proches de ces deux équipes qui vont samedi se disputer la gagne dans le Tournoi 2009. Ça c’était for the second, and at three, depuis 10 ans, les Bleus n’ont gagné qu’une fois à Twickenham, c’était en 2005 (moins beau qu'en 2002 à la maison  quand Betsen avait chassé Wilko comme la buse le lapinou mixomatosé). Donc fallait pas trop rêver, qu’avec une équipe dite « en construction » ( y a des travaux qui durent), les Bleus allaient tordre le Beefs d’autant plus que l’an passé les Beefs étaient venus à Paris et repartis avec la victoire et qu’un an plus tôt on voyait s’envoler une belle finale à domicile contre ces mêmes Beefs.



En résumé, je te la fais courte pour que tu puisse te la mettre sur l’oreille ; depuis plusieurs années les Beefs sont supérieurs aux Bleus, équipe toujours présentée à l’agonie, mais championne du monde 2003 et vice 2007, tandis que les Bleus sont présentés comme allant casser la baraque alors qu’ils sont à l’agonie. Y a comme un blème comme dirait un djeun's des années 80


Le problème vient du staff, du jeu et des joueurs.



Primo (samedi c’est l’Italie), le staff



J’aime tant le répéter que jamais je m’en lasse, le Lièvre, le Tordu et Joues de corned beef n’ont pas le niveau pour entraîner la sélection nationale, ce n’est pas tant leur qualités propres dont chacun peut discuter, le spécialiste des avants, ex-pilard de fédérale reste pour moi un éternel sujet d’émerveillement, que leur absolue inexpérience. Et c’est pas nouveau, souvenons-nous le mal est ancien.



Quand Laporte est désigné après 99 pour préparer 2003, il est certes auréolé, pas sous les bras, d’un titre de champion avec le Stade français, mais depuis on sait qu’à Paris l’équipe est plus forte que l’entraîneur vu que plusieurs entraîneurs sont passés sans qu’on puisse mesurer leur part dans les divers titres depuis 1998, et même une année (en 2004), Paris a été champion sans entraîneur, bref Laporte était totalement inexpérimenté en Bleus et faiblement comme entraîneur, il avait toutefois pour lui d’être un bon client pour les médias et d’être au moins comme joueur un leader. Bon on connaît la suite, un grand chlem en 2002 et en 2003 il pleut en demi… come back home. Après fallait le virer, il avait un objectif, il l’a raté, out, au taquet en demi de la coupe du monde en 2003, au taquet il sera en 2007, rien de bien neuf sous le soleil, entre temps re-chlem en 2004. Pas de quoi se lever la nuit pour se tirer sur la nouille.



Après 2007, le Lièvre, entraîneur complètement inexpérimenté au plus haut niveau, sauf si Dax en Pro D2 c’est du haut niveau, joueur international certes, mais n’a pas laissé un grand souvenir en Bleu, et surtout n’a jamais été un leader dans le jeu ou en dehors. Le Lièvre a pour lui d’avoir une bonne gueule, de parler doucement là où Bernie le dingue éructait, mais le problème du type qui parle doucement c’est qu’on finit assez vite par comprendre qu’il a pas grand-chose à dire.



Alors évidemment le lecteur dont la moelle n’est pas bouffée par les entrées au casque, de se demander qu’est-ce que tu proposes ducon ?



1. rien, je suis pas élu à la fédé,

2. c’était mieux avant. Le top : Skrela-Villepreux, tandem paradoxalement très critiqué du temps où ils avaient les clés du camion, mais avec le meilleur palmarès du rugby pro en Bleus : 2 chlems en suivants (97-98) une finale copa del mundo en 99. Le premier comme le second étaient des entraîneurs très expérimentés à l’origine de la renaissance du Stade T et des joueurs ayant laissé des traces indélébiles en Bleu. C’est pas le staff d’aujourd’hui ! En gros en 2007 avaient le profil, le goret asémiste ou Galthié.



Donc pour te la faire courte, toujours, le staff est nommé fin 2007, dialogues.


-Allo Emile ?
-Ouais.
-C’est Marc, t’as vu j’ai les Bleus,
-T’as pris un pèt ?
-Tu fais le con ou quoi, t’es pas au courant ?
-Je suis avec Retiere, on fait des conserves, du cochon je crois.
-Bon tiens toi bien, mais pas à Retiere, je suis sélectionneur !
-Tu déconnes, ils ont pas vu jouer Dax ?
-Si je te jure, bon maintenant il me faut un staff !
-Tu veux des noms ?
-Non, toi et Retiere, c’est bien, vous avez les jeunes Bleus, c’est cool ça les jeunes, et en plus vu que vous y comprenez encore moins que moi pour entraîner, je veux pas d’emmerdements en m’entourant de mecs compétents.
-Sois tranquille, de ce côté-là il y a pas de risques avec nous, oooh Retiere, on va entraîner les Bleus avec Marc !
Retiere : Ils ont une équipe les schtroumpfs ? Si c’est pour me payer en salsepareille, je préfère pas, je tiens à mes joues.
-Laisse tomber je t’expliquerai plus tard, bon c’est ok Marc, on va bien se marrer !
-Super, moi aussi je me suis dit que je ne pouvais pas refuser, mais va falloir dire un truc, sinon ça va finir par se savoir qu’on a rien à faire là.
-Heu…chai pas trop quoi dire là, je suis pas maso.
-T’as raison on va garder Maso, comme caution beau jeu du rugby de papa, il est bien, et puis lui il sait quoi dire. Mais faut quand même dire un truc.
-Heu, on a qu’à parler du jeu, au Stade quand ça va mal, on parle du jeu à la toulousaine.
-C’est bien ça le jeu, en plus ç’est un peu comme les jeunes, ça commence pareil, on va parler du jeu et prendre des jeunes, comme ça en plus il la ramèneront pas avec leurs sélections vu que c’est nous qu’on va leur donner.
-Bon super, on a vachement avancé, mais quel jeu ?
-Le beau jeu, pardi, on va dire que nous on veut du beau jeu.
-Ouais, chai pas trop, en même temps c’est un peu con, personne n’est pour le mauvais jeu, même à Toulon ou à Bègles ils osaient pas le dire.

-T’inquiètes, ça va pas se voir, par contre il faut qu’on trouve un truc à faire pour Retiere, je peux quand même pas prendre tous les mecs qui ont tâté de la gonfle en tronche en fédérale !

Retiere : Ahourrr !!!

-???

-Pas mieux

Retiere : Aie ! Ouille !
-Qu’est-ce qui lui prend ?
-Rien il a poussé trop fort sur le jambonneau et s’est coincé le pouce dans le bocal.
-Il est grave quand même…
-Il jouait à la pile avant.
-Très bonne idée, il va s’occuper des avants !
-Heu… ça fait pas beaucoup pour lui les avants ?
-Oui t’as raison, en fait il va juste s’occuper des piliers, en plus je vais les prendre de Dax, avec ça je suis sûr qu’ils lui tomberont pas des raisonnements et ça se verra moins qu’il y comprend rien. En plus pour faire bonne mesure je vais nommer un seconde pompe capitaine, pour pas qu’il râle de pousser derrière des burnes.
-Putain, t’es vachement avancé dans ta réflexion.
-Ouais, en plus toi tu jouais au centre à Toulouse, donc tu vas t’occuper des trois-quarts, et comme j’t’aime bien, je vais prendre un max de joueurs du Stade. En plus beau jeu + Stade Toulousain = on est peinard jusqu’en 2011. Au fait tu connais la Nouvelle-Zélande ?
-Non, à part une tournée ou deux...
-Moi pareil, on va vraiment se régaler là bas, faudra juste faire gaffe de pas oublier Retiere dans la soute.

Le rugby de gribouille (deuxio)

Le jeu

 

Adeptes du beau jeu, pour les raisons que l'on sait, notre trio, se perd en contradictions.

D'abord, le beau jeu, évidemment le beau jeu, "c'est beau et con" à la fois comme le chantait Brel,  ça veux rien dire le beau jeu.

Au rugby il y a le jeu, punto finale, des fois ça gagne, des fois ça perd, sans compter que le beau a parfois des rapports assez lointains avec la gagne.

Le jeu c'est du combat devant, le rouleau compresseur, et quand la voie est bien dégagée, le bitume bien frais, derrière les canassons peuvent galoper. Mâchés par le pack anglais, les avants de France tardaient en défense  au point que les gazelles Beefs ont marqué deux essais d'école, comme à la parade, là du côté Beef on a vu du beau jeu, or que je sache Johnson à la fois comme joueur et comme entraîneur ne s'est jamais revendiqué du beau jeu.

Le lièvre, le tordu et face de jambon sous vide n'ont aucune idée centrale sur le jeu, si ce n'est qu'ils veulent qu'il soit beau, la belle affaire. C'est creux. Mais là encore ça finit par se voir. Au rugby comme ailleurs, on peut se tromper, mais on le reconnait ou alors on meurt avec ses idées. Au lieu de quoi, Le Lièvre et sa bande ondoient comme la pisse au vent mauvais.

Schématiquement le raisonnement du staff :

1. Tournoi 2008 on a pas la pression, on prend qui on veut chez les Bleus(même des dacquois), une seule consigne, on se fait plaisir, on attaque de partout, même si ça sert à rien, la consigne est claire pour du beau jeu faut attaquer, donc on attaque. Résultat : gamelle, 3 ème du tournoi, plus mauvaise place depuis 2003.

2. Tournée automne 2008 à la maison, finies les expérimentations, on enlève quelques jeunes qui ont pas été bien brillants, et avec une équipe de bric et broc ça peut le faire. Résultat gamelle contre l'Australie.

3. Tournoi 2009, bon faut faire un truc sinon ça va commencer à puer, on garde Chabal, comme ça au moins quand on en parle on oublie de parler d'autre chose. Par exmple du fait qu'aucune charnière n'est stable, qu'en première ligne, c'est Colargol, le 8 de devant c'est Calimero et aucun joueur de l'ère Lièvremont ne s'est imposé, y compris Malzieu. Mais il y a pire, à force d'avoir le beau jeu dans la bouche, les joueurs ont cru que finalement ils pouvaient délaisser le combat, et face à un pack rugueux et un brin truqueur, l'addition est salée, en gros c'est le match contre l'Irlande. Pour le Pays de Galles, les lacunes étaient telles qu'il fallait un nouveau discours : du combat les gars ! Combat il y eu, victoire au bout, à la maison faut pas exagérer quand même et de justesse à la fin.

Pour les Beefs, nouveau discours, bon le combat ça paye, on va aller chercher des vieux du temps de Laporte, quand ça jouait pas terrible, mais devant ça mandolinait pas mal. Contre les Beefs, faut ça pour gagner. On a vu ce qu'on a vu : résultat gamelle.

En résumé (je sais que t'aimes les résumés, ça te repose les neurones et te donne l'impression d'être intelligent).

On ne peut tenir trois discours différents en moins d'un an et demi sans déstabiliser une équipe : après le jeu à tout va avec des jeunes, un jeu plus axé sur le combat avec moins de jeunes, puis le retour des vieux.

Cette inconstance, marque déjà de Laporte (souvenez-vous d'Ibanez, de Th. Lièvremont et d'autres) est catastrophique, soit on considère que certains ont fait leur temps (Traille, Bonnaire, Thion...) et qu'il est temps de mettre des jeunes, alors on met les jeunes et on les laisse, quitte à mourir avec ses idées. Soit on considère que les anciens peuvent être là en 2011, qu'une équipe veillissante peut faire le coup des Beefs en 2003 et on les laisse, en aucun cas on ne doit jouer au yoyo avec les joueurs (je te prends, je te prends pas etc.), tout ça en  se cachant derrière la forme du moment. C'est pas en prenant le mec en forme à l'instant I (instant T, c'est con comme formule ou alors on dit Time T) qu'on construit un collectif ! Laporte a toujours eu ce management détestable, résultat : ni certitudes, ni épine dorsale en 2007.


Un entraîneur digne de ce nom sait quel jeu pratiquer avec quels joueurs, il ne change pas l'un et les autres en fonction du vent, il peut se planter, mais rien ne pousse en dehors de tortueux sillons. Aujourd'hui le trio infernal, pas plus que ceux qui les observent ne savent ce qu'ils pensent du jeu et des joueurs. On n'est pas plus avancé qu'il y a un an. Si quand même deux choses : désormais il est clair que le staff tricolore est une volière a buse ; on est pas près de revoir des dacquois en Bleus. Ce qui nous conduit au tercio, les joueurs.

Le rugby de gribouille (tercio)

Tercio : Les joueurs

 

L'équipa en piagio a Roma

 

Fabien Barcella (Biarritz), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Sylvain Marconnet (Stade Français), Lionel Nallet (Castres, capitaine), Sébastien Chabal (Sale/Angeleterre), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont) Imanol Harinordoquy (Biarritz)(m) Morgan Parra (Bourgoin), (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Cédric Heymans (Stade Toulousain), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Florian Fritz (Stade Toulousain), Maxime Médard (Stade Toulousain) et Damien Traille (Biarritz).

Remplaçants: William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Thion (Biarritz), Louis Picamoles (Montpellier), Frédéric Michalak (Stade Toulousain), Mathieu Bastareaud (Stade Français) et Julien Malzieu (Clermont).AP

 

 

Là aussi soyons clairs, une grande sélection n'est pas toujours composée des meilleurs joueurs, mais il faut quand même qu'à des postes clés (en gros, 2, 8, 9, 10, 15), les mecs soient indiscutables. Aujourd'hui en 2 c'est stable avec Swki, mais pour le reste, même Médard que je pensais certain en 15 laisse ça place à Traille pour son week-end à Rome. De toute évidence ce turn over est un aveu d'impuissance, même s'il  reste inévitable en raison des blessures.

Là aussi  l'inconstance est frappant, prenons Chabal, c'est quoi son poste, deuxième pompe, troisième ligne aile, troisième ligne centre ? A Sale je sais, pas chez les Bleus. Depuis le début du tournoi il n'a jamais convaincu, il est même carrément passé à côté contre les Beefs. Comment le Lièvre, 3ème latte dans le civil a pu commetre l'erreur de le placer à l'aile du pack, là où la mobilité est reine, Chabal n'est ni très mobile, ni un bon plaqueur, au plus il met des tampons en défense quand le gonze en face vient sur lui, mais jamais de la vie il ne chasse la gazelle comme Dusautoir, Martin ou Bonnaire peuvent le faire. C'est clairement à ce genre d'erreur qu'on doit les ballades de Cueto et Armitage dans la défense. Chabal fait pas l'affaire en flanker, qu'à cela ne tienne, on le renvoie en seconde latte, place qu'il avait cédé à Thion pour manque de puissance et de poids. Signe d'un staff déboussolé : changer son équipe en fonction  de l'adversaire là où l'on devrait imposer son jeu quel qu'il soit.

Je suis pas sur qu'il ait fini par comprendre que Faure était un pilier de bal musette. Ce type a toujours été nul, il s'est toujours fait secouer comme un prunier dans l'agenais, et il a depuis deux ans additionné les capes. C'est un grand mystére. L'avantage c'est que lui comme Chabal jouent en outre-manche, là où comme on sait le joueur est "préservé" ne multipliant pas les matchs à l'instar de l'international français. Or dimanche dernier, Faure et Chabal ont été transparents, va falloir trouver donc une autre excuse à la Bérézina française, d'autant plus que l'un des joueurs les plus employés (Dusautoir) a été comme à son habitude : impéroyal.

Contre les Beefs, on s'est encore pris un magistral good game dans les gencives

La charnière, malgré ma grande science du rugby, que chacun peut goûter pour pas un rond à longueur de colonnes, je dois avouer que le point est pour le dire assez rapidement : emmerdant. Depuis bientôt 10 ans, aucune ne s'est imposée on doit être à environ 50 charnières utilisées depuis. Le choix est difficile, je mettrai bien Durand-Beauxis pour voir, mais bon, sans grand enthousiasme. Quoi qu'il en soit, une charnière ça ne se change pas tous les 2 matchs. En la matière l'automatisme est roi. Il faut faire un choix et s'y tenir. Prendre les joueurs qu'on a sous la main (ça vaut aussi pour les piliers)  parce qu'ils seront les meilleurs à leur poste dans 2 ou 3 ans, bien sûr ça peut rater (La Miche, Castaignède), mais ça marche aussi (Betsen, Marconnet), mais si on considère que Para incarne le meilleur 9 pour l'avenir, on le laisse à sa place, pour qu'il construise de la confiance, qu'il acquière de l'assurance et surtout qu'il ait l'expérience du niveau, comment l'acquérir si tout les 2 matchs les postes clés d'une équipe sont changées. Pareil pour Picachu, si on pense que l'avenir en 8 c'est lui, il doit faire tous les matchs comme titulaire, il apprend que dalle en faisant banquette, il n'aura d'ailleurs échappé à personne qu'il n'a pas progressé depuis un an au niveau international.

Le Lièvre et son staff ont le nez sur le guidon, par leurs errements se sont mis la pression et font une équipe match après match alors qu'ils s'étaient engagés sur la durée, et il faut attendre la fin du  tournoi pour voir une 3ème ligne qui ressemble à quelque chose.

Derrière, Gribouille reste à l'oeuvre.

Traille. Nul à l'arrière en 2007, on pensait ne plus le revoir en Bleus à ce poste, c'est à croire que le Lièvre et son staff on  pas la TV. A supposer qu'il fasse un match honnête contre l'Italie, est-ce qu'on sera plus avancé après. Que nenni. Médard qui n'a pas été le pire derrière, il aurait du être maintenu en 15. Gribouille à encore frappé, c'est à croire que le tarnais a pris possession du corps du Lièvre.

Traille à la relance dimanche, ça va être au moins aussi comique qu'un ministre de la relance !

Suivant le même raisonnement, quand on veut bâtir l'équipe de demain, on laisse pas en place le monument Jauzion, qui comme à se lézarder de manière inquiétante, il a pas été très réactif en défense contre les Beefs. Bien sûr Jauzion est une icône, même un king icone, mais on rend un très mauvais service aux Bleus en le laissant là, car dans deux ans, il sera où ? Il sera pas plus rapide, plus incisif qu'aujourd'hui.

Le plus beau : le retour de la Miche. Pas fameux depuis qu'il est rentré au Stade, ni vrai 9, ni vrai 10, ni espoir, ni ancien, La Miche is back, pour quoi faire ? Mystère et bidendum comme on dit du côté de l'ASM.  On est jamais à l'abri d'un coup de génie avec La miche, le problème c'est que le reste du temps faut avoir les nerfs solides. Il viendra en fin de compte grossir les rangs des génies du sport français n'ayant jamais confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux. Le pire pour le Lièvre, le Tordu et Joues serait qu'il rentre et fasse un super match (contre l'Italie il en est capable) ça leur donnerait encore un peu plus mal à la tête.

Il ne faut rien attendre de ce match contre l'Italie, les Azuri font en général leur match le plus complet contre la France, quand celle-ci gagne invariablement. Du coup, je vais pas me fatiguer à parler du match et attendre la semaine prochaine pour faire le bilan du tournoi 2009.

Il Bilano

1. Matcho de la muerte contre Italia (je me demande si c'est pas de l'espagnol ?), c'est dire les progrès des Bleus

2. Les Bleus finiront 4 ème devant  l'Ecosse et l'Italie, pire place depuis 2001 (tu parles d'une performance pour des mecs qui nous ont bassiné avec  leur jeu ambitieux).

3. Un tournoi pour rien dans la perspective du seul objectif qui compte : coupe du monde 2011.

 

Bonne bourre à tous !

 

mercredi, 04 mars 2009

Le groupe Bleus contre les Beefs (France-Angleterre du 15 mars 2009)

Le groupe français - Avants: Faure, Barcella, Szarzewki, Kayser, Domingo, Marconnet, Thion, Nallet, Millo-Chluski, Harinordoquy, Dusautoir, Bonnaire, Chabal. Arrières: Parra, Tillous-Borde, Trinh-Duc, Jauzion , Fritz, Bastareaud, Heymans, Médard, Traille, Malzieu.

 

Le Lièvre lecteur du Rugby band ?

La question se pose avec le retour de Thion, qui laisse penser que Chabal doit jouer en troisième latte, comme impact player, en 8 peut être, on a assez dit ici que Caveman n'a rien d'un seconde pompe pour ne pas se réjouir. Comme on se réjouit du retour de Bonnaire à la place de Oueadrogo. Le retour de Traille (le BO à la mode ?) est plus discutable, il doit sans doute à son pied et à sa polyvalence (très relative) d'être là. Nul n'est parfait !

Cette liste reste problématique quand même car elle vaut pour le court terme avec ce retour des "Vieux" (Bonnaire, Thion et Traille), elle ne prépare pas 2011 si loin si proche... A quand Pelous ?

 

 

PS : commentaire du match contre les gallois après Twickenham, on va pas s'enflammer parce qu'enfin les fondamentaux, en tout cas le premier d'entre eux, le combat, est de nouveau au goût du jour. C'est pas la peine de chier carré pour s'en convaincre.

 
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