Avertir le modérateur

vendredi, 26 juin 2009

On a retrouvé le Brennus : le planxot au Canigou

Jamais Brennus n'est monté si haut...

Alors que la rumeur catalane faisait état d'un bouclier noyé au large de Sainte Marie, il semblerait qu'il ait pris le chemin du Canigou pour la Saint Jean !

Le Stade Toulousain peut être rassuré, l'an prochain il retrouvera un bouclier en pleine forme, respirant le bon air de la montagne !


dscn5122.jpg

lundi, 15 juin 2009

Le rugby à rouflaquettes

Exploit,

Des Bleus bête noire des All Blacks,

Les Blacks ont les idées noires etc.

Voilà en gros où se situe l'analyse générale, c'est du niveau de toto qui a retapé son CP.

Bon, on va pas se la raconter, des Bleus presque au complet ont battu des Blacks comptant 3 à 4 titulaires. Pas de quoi pavoiser, sans l'interception de Médard, tout laisse à penser que les Bleus seraient repartis avec une courte défaite. Quand on y regarde d'un peu près et pas le nez dans le gazon, les Bleus menant 17 à 3 se font rattraper 17 partout. Incapables de tenir le score et leur avance, ne la devant au final qu'au génie à rouflaquettes. Après le look Chabal, le look JPR des années 2010 risque de faire fureur.

Alors je veux bien qu'on mette la défense en avant, mais deux essais ont été encaissés à la suite d'actions longuement construites par les Blacks, quand en face sur les trois essais marqués, deux le sont en contre ou en pick and go. Les Blacks  font le jeu en seconde mi-temps, les Bleus ont gagné sans prendre le jeu à leur compte.

En gros Lièvrement au bout de deux ans a renoué avec les fondamentaux de l'ère Laporte, on est content pour lui.

Et puis on a va pas se croire sur le toit du monde parce qu'on les bat chez eux tous les 15 ans, quand ils viennent régulièrement nous battre lors de leurs tournées.

Ce type de confrontation souligne l'ennui de notre rugby européen, fait de chandelles et de pick and go. C'est si vrai que les tâcherons irlandais ont tout gagné cette année.

Bon, on ne va pas surinterpréter cette victoire qui fait quand même chaud au coeur, c'est comme prétendre gagner des élections avec 60 % d'abstention.

Alors comme en politique, avant de tirer d'hâtives conclusions, attendons le second tour du 20 juin.

Au final, s'il y a des défaites porteuses d'avenir, certaines victoires sont aussi parlantes que Bernardo

samedi, 13 juin 2009

Les Bleus contre les Tout noirs : même pas peur

A peine les vapeurs de Muscat dissipées qu'il faut repartir chez ceux qui marchent la tête en bas (comme si l'univers avait un haut et un bas, même s'il y est écrit Fragile dessus).

Traditionnelle tournée de fin de saison, le temps des expérimentations paraît presque fini comme le suggère la compo de l'équipe qui va affronter une équipe A des Blacks :

Médard ; Clerc, Traille, Bastareaud, Heymans ; Trinh-Duc, Dupuy ; Dusautoir (cap), Picamoles, Ouedraogo ; Papé, Millo-Chlusky ; Marconnet, Servat, Barcella.

Hormis Dupuy à la faveur d'une finale de H cup, on trouve du classique, du revenant, du chouchou, de la pipe estampillée, de l'énervé, du fatigué, du plaque-pas, du n'a jamais fait ses preuves, du brillant désaxé. Ne manquent qu'à l'appel : le pilier dacquois en forme d'accordéon, le plus grand ex-futur espoir du Monde et l'ainé des Pierrafeu.

On attendra de voir le match avant de s'agacer contre le Lièvre et sa bande et de voir si le séjour aux States a porté ses fruits

 

Le XV Tout Noir de départ : Muliaina (cap) - Rokocoko, Toeava, Nonu, Wulf - (o) Donald, (m) Cowan - Thomson, Messam, Read - Ross, Thorn - Tialata, Hore, Woodcock

Pour regarder le match en direct

http://fr.justin.tv/footymadness2009

http://www.rojadirecta.com/justin/sportzone001

dimanche, 07 juin 2009

Sempre endavant ! Le Canigou plus haut que le Puy de Dôme

USAP champion !

Le rêve s'est enfin réalisé, plus qu'une citadelle imprenable (ou presque), Aimé Giral est devenu le coeur du rugby français. Pour une saison, des catalans naturellement fiers porteront haut le sang et or de ce septième titre, le dernier depuis 1955.

Une victoire qui ne souffre d'aucune contestation (à part une manchette de Tincu oubliée, ils sont fous ces roumains !), les catalans ne sont plus cuits en finale (cui cui cui, les catalans cont cuits). Logique respectée, numéro 1 à la régulière, le planchot à Paris.

Comme souvent, le match s'est gagné devant, une première ligne un brin truqueuse a fait douter le monstre à 16 pattes et mis à part la distraction de Candelon (coiffé à Céret...) les arrières furent à la hauteur de l'événement avec un Porical impérial.

En face, jaunard rime avec tocard, ils font tout à l'envers !

L'an passé ils ne changent pas leurs habitudes et perdent estimant avoir trop banalisé la finale, cette année, ils se mettent une pression d'enfer, dans la peau du favori, face aux catalans et craquent en seconde mi-temps.

Les années passées ils veulent développer un beau jeu face à des équipes pratiquant à merveille (Simone), le contre (Les deux Stades). Cette année ils veulent gagner sans jouer alors que l'USAP sait précisément qu'elle doit jouer pour gagner !

Ils gagnent leur demie-finale sur l'agressivité mais sont incapables d'en faire preuve contre les catalans en finale, un comble. Eux en revanche font parler d'entrée la poudre.

Ils gagnent leur demie-finale en jouant dans l'axe, et maintiennent la même équipe pour prendre Perpi au large, le maintien de Rougerie au centre (mangé par Porical sur l'essai de Marty), le maintien de Cudmore moins mobile que Bonnaire coûtent cher. Cottern est clairement un bon coach pour aller en finale, pas pour les gagner.

James qui n'attaque jamais la ligne, s'est mis hier à vouloir défier la troisième ligne catalane et Hume, là encore il a joué à l'envers.

Les jaunards onr déchaussé,  ya pas plus de malédiction que de beurre au Q, à chaque fois ils sont battus par meilleur qu'eux.

En face Brunel a remarquablement bien joué le coup, il a installé l'ASM dans la peau du favori et permis à l'USAP de gommer ses imperfections qui gachaient tout en phase finale ou dans les gros matchs (buteur irrégulier, au fait il est ou Rosalen ?, indiscipline - Konieck..., irrégularité dans la performance, jeu stéréotypé et limité). Et pendant ce temps Bozzi fait le clown...

Bref comme pour les demies la semaine dernière, l'équipe la mieux coaché à gagné !

Si au moins la défaite des jaunards pouvait aider les Conti...

 

 

 

 

vendredi, 05 juin 2009

Obama au Stade de France ou une logique imparable

Nul n'ignore la tradition selon laquelle le Président de la République honore de sa présence la finale du championnat de France de rugby.

Chacun sait que l'actuel titulaire du poste n'avait pas souhaité, avant de se raviser pour des raisons électorales, assister à la finale breton-bretonnante de la Coupe de France.

Si l'on rapproche ces deux propositions on en vient fatalement à conclure à la présence de Nicolas Sarkozy demain, le 6 juin 2009, à la veille d'élections européennes, dans la tribune d'honneur du Stade de France, pour une finale inédite ASMCA/USAP.

Seulement, si le 6 juin est appelé à devenir une date historique du côté du Castillet ou de la Place de Jaude, on célèbre surtout ce jour là le débarquement des Alliès en Normandie.

D'où la présence en France de Barack Obama ce 6 juin 2009.

Certes des interrogations planent sur son emploi du temps exact, mais on voit mal notre Président planter son hôte un samedi soir sur la terre et se pointer sans lui à la Finale. D'où on en déduit logiquement (à supposer que ce type de raisonnement est sa place en telles circonstance) que Obama illuminera de son charisme une épreuve que chacun attend avec impatience.

Après tout Clinton avait bien eu sa finale à Rolland-Garros...

Le p'tit Nico entre Obama et Lomu, avouez que ça aurait une autre gueule que les habituels Bachelot et Laporte !

mardi, 02 juin 2009

Chez Casto ya tout ce qu'il faut (fiche pratique pour réaliser soi même son bouclier arverne)

Vendredi soir à Bordeaux, Casto avait sans doute organisé un gigantesque séminaire, du jaune et du bleu partout.

On aurait aussi pu croire à une révolution chez la Poste, mais point de Besancenot à l'horizon, il est vrai qu'un type cherchant la sécurité de l'emploi sur un vélo ne peut pas être bien dangereux, tout autre serait le cas s'il tenait une épicerie sur le plateau de Millevaches...

Bref le jaune et le bleu flottait sur Lescure comme le drapeau noir sur la marmite.  De marmite les toulousains (et ils sont où ?, l'Auvergnat n'a pas la victoire modeste) en ont pris une belle, comme annoncé, sans imagination, pris dans l'axe par des jaunards plus revanchards que jamais, l'équipe la plus titrée du comité Midi-Pyrénées (et donc de France) n'a offert que le visage de l'impuissance, charnière bancale comme il fallait s'y attendre, paires de centre aussi agile qu'un playmobil, Médard, le jeune favori-s (aha aha) manquant de lucidité, ceux qui devaient faire la différence ne la fire pas. Devant la partie s'annonçait équilibrée et globalement elle le fut, si ce n'est en touche où l'absence de Bouilhou pesa, comme un gros jaunard bien bourré victorieux en demi (Loana une chanson...).

Du côté jaune et bleu, il y avait tout, l'envie, la réussite, un gros pack, un Mignoni décomplexé face à l'ogre Kelleher, un James marchant sur l'eau, un Rougerie percutant et un Baby au pied long (long foot chez les indiens), bref l'ASM est complète dans ses lignes, ne manque de rien et peut se permettre de jouer sans Elvis et Jacquet, qui est bon comme  le pain.

En face, Novès, la pleureuse, a oublié de coacher, il a tardé a remplacer sa charnière rouillée, ce soir là La Miche (futur bayonnais ?) et Skrela ont permis à l'équipe d'avancer, après tout à 13-9 à la mi-temps la messe était loin d'être dite. En revanche la rentrée de Nyanga a été inutile, comme souvent, d'autant plus que l'alignement rouge et noir était chahuté, il est temps pour lui de regagner l'ASB, en fédérale 1 il est pas impossible qu'il soit titulaire.

De l'autre côté, à Lyon, on vit une veille équipe de parisiens truqueurs, réduits à de vieilles ficelles digne d'un Fleury d'A/Ouveillan. Les gars de Max ont fait le minimum, des quilles en veux-tu en vois là, qu'on se serait cru à Espalion au foirail un 15 août,  une paire de boeufs au centre, et en face la classe Mermoz, dont les ailes de géant ne l'empêche pas de marcher sur les lignes adverses. Erreur de coaching en creux, Novès à force d'avoir fait de Fritz et de Jauzion deux vaches sacrées a fait partir les centres talentueux qui font la joie des clubs voisins, on se demande bien ce que vient faire David dans cette galère. Erreur de coaching aussi chez les parigots, dès que Beauxis a joué 10 et Hernandez à l'arrière les choses se sont améliorées, quant à l'entrée de Parisse elle fut preque décisive, comment se passer d'un joueur aussi talentueux ? La question vaut aussi pour Heymans.

Mermoz ne fut pas le seul catalan à briller en sang et or,  la troisième ligne fut exemplaire, Hume était dans l'air du temps, Candelon fut superbe, même mal coiffé à Céret. Reste des petits problèmes en première ligne récurrents, d'autant plus étonnant que Mas n'est plus un novice quant à Aguafresca, le moins que l'on puisse dire est qu'il est expérimenté. Samedi soir au Stade de France, une partie de la solution sera là, mais les "Catalans du nord" partent dans la peau de l'outsider, à la vérité j'ai peur pour les ailiers de poche Sid et Cadelon, si Cotter place Nalaga (blessé ?) et Rougerie à l'aile, sur les chandelles ça va être mégachaud, Planté va manquer (ce n'est pas une contrepèterie). Et puis il y ces distractions en défense qui coûtent deux essais, contre les jaunards le moindre espace sera exploité comme une pute albanaise (en gros sans vergogne).

Finalement, la finale voit s'affronter les deux meilleures équipes coachées en demies.

Mais le plus important n'est pas là, il est dans cette finale inédite qui va enfin permettre au peuple auvergnat ou catalan de mettre fin à des décennies de disette.

Samedi soir sur les coups de onze heure l'Histoire s'écrira en majuscule et quel que soit le vainqueur, il ne sera que temps de faire briller le planchot du côté de la Place de Jaude ou du Castillet. Certes un triple échec des Jaunards donnerait lieu sans doute à un suicide collectif à l'ombre des volcans, un super Waco moustachu en quelque sorte. Du côté d'Aimé Giral la pression est donc moindre.  Sera-ce important ? Sûrement ? Sera-ce suffisant ? Que nenni ?

Aussi entre Volvic ou Sémillante si la passion peut équilibrer la raison, la soif de vaincre sera plus forte pour qu'enfin Le bouclier arverne ne soit plus seulement fait de papier mais de fer et de bois..

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu