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mercredi, 25 novembre 2009

France - All Blacks : la compo biscotos tarabiscotée

 

Voilà qu'après deux victoires consécutives, dont seule la première fut probante, les conneries reprennent. Lâchez le naturel et il revient au galop : tout doux Bijou...

15-Damien Traille, 14-Vincent Clerc, 13-David Marty, 12-Yannick Jauzion, 11-Maxime Médard, 10-François Trinh-Duc, 9-Julien Dupuy, 8-Julien Bonnaire, 7-Fulgence Ouedraogo, 6-Thierry Dusautoir (capitaine), 5-Romain Millo-Chluski, 4-Sébastien Chabal, 3-Sylvain Marconnet, 2-William Servat, 1-Fabien Barcella

Remplaçants : 16-Dimitri Szarzewski, 17-Nicolas Mas, 18-Lionel Nallet, 19-Julien Puricelli, 20-Morgan Parra, 21-Yann David, 22-Cédric Heymans

Le XV Tout noir :  Muliaina - Jane, Smith, Nonu, Sivivatu, (o) Dan Carter, (m) Cowan - Read, McCaw (Cap.), Kaino - Donnelly, Thorn - Tialata, Hore, Woodcock. Remplaçants: Flynn, Franks, Boric, Latimer, Ellis, Donald, McAlister.

 

Commençons par la fin. Deux grandes écoles se disputent au sujet de l'arrière : premier attaquant ou dernier défenseur ? Les deux mon Général, sauf que bien sûr, l'oiseau rare est difficile à dénicher, l'attaquant de génie est rarement un as du placage atomique et/ou armé d'un coup de pied de mammouth (image un peu conne vu qu'un pachyderme à 4 rotules n'est pas physiologiquement le mieux placé pour botter, la bipédie est par définition plus adaptée).

Le Lièvre change d'école en fonction de la classe, Traille comme dernier rempart, Médard pour la relance. Encore une fois, celui qui s'est présenté comme le chantre d'un retour au beau jeu, dit à la française, mange sa copie.

En guise de dédommagement Médard glisse à l'aile, du coup Heymans l'a dans le baba. A-t-il démérité, ô que non, il fut même un constant poison contre les Boks.

Au centre c'est le retour de la momie (Jauzion) et du coffre à ballon de la Salanque (Marty). Pas très en vu contre de faibles Samoans, Jozy auteur d'un essai inventé (il part une semaine avant le coup de pied à suivre) est sans doute là en raison de son expérience. Rappelons qu'il ne fut pas aligné comme titulaire lors du premier test à Dunedine et qu'il est facile d'en déduire qu'il n'a pas vraiment manqué. Le jus et la puissance de David me semblaient motiver une nouvelle titularisation. Quant à Marty, depuis son association avec Mermoz, il n'a jamais été aussi bon. Au point de renverser des montagnes ?

le cas Trinh-Duc. La confiance dont il bénéficie dans le staff tricolore me laisse sans voix, sauvé par mes dix doigts pour écrire qu'il est l'un des rares (le seul) joueurs du signe du Lièvre à conserver cette confiance sans jamais avoir particulièrement démontré qu'il en était digne. Ouvreur lent, incapable de peser sur le jeu, équipé d'un pied approximatif. Certes il défend bien, mais comme l'a dit je sais plus qui, autant mettre Chabal à l'ouverture. D'autres choix sont possibles à ce poste, comme le suggérait un commentaire rerereretester La Miche ? La faiblesse des candidats est la principale force de Trinh-Duc.

Dupuy a brillé, il faut l'admettre, mais rarement 9 fut autant gavé de ballons ces dernières années que lui. Quand la dissette fut venu, que valu l'individu?

En troisième ligne on le sait, il y a l'embarras du choix. Bonnaire revient au top, mais il doit sans doute sa titularisation aux blessures. Dusautoir, toujours impeccable semble moins saignant et tranchant en défense qu'il y a quelques mois. A vue d'oeil on dirait qu'il découpe moins, même si son efficacité demeure. Le capitanat nouveau à porter ? On suivra l'affaire.

La blague du Lièvre :

-Hé les gars, je vous parie que je mets Oueadraogo !

-Qui ?

-Oueadraogo !!

-Nooon, tu déconnes Marc...

-On parie ?

-Ok on parie!

Une semaine après.

-Putain, il l'a fait!

L'autre chouchou montpelliérain est lui aussi de retour. Je ne vais pas me répéter et dire tout le mal que j'en pense. Faudra un jour que je me penche sur les mystères des faveurs du MHR.

Face aux Boks, un 5 royal s'était révélé. Le Lièvre comme un enfant gâté pète son jouet à coup de tatannes. Pourquoi ne reconduit-il pas ce 5 majeur. Marconnet et Chabal sont cuits au bout d'une mi-temps. Marconnet a perdu de sa mobilité, sur le pré, il ressemble chaque match davantage à une enclume à roulette. Quant à Chabal c'est un intermittent du spectacle sportif et du spectacle tout court. Bref ça sent la tactique un peu pourrie.

Au total, des inquiétudes. D'autant pluche que face aux Boks, les Bleus ont avancé grâce à Pikachu et David, tandis qu'Harinordoquy survolait l'ensemble et que Mermoz par sa gestuelle affolait la défense sudaffe. Ces 4 absences pourront peser lourd samedi soir.

Qui vivra verra si la marchande de couleur préfère les Tricolores aux Monocolores.

 

lundi, 23 novembre 2009

France-Samoa : match ou opposition raisonnée ?

Sans vouloir me citer, mais quand même : "C'est à l'aune de la durée de ce doute que devra se mesurer la performance du Quinze de France". La performance des Bleus à Paris (en fait des blancs vus que les Bleus étaient de blanc vétus et les Samoans de bleu, d'où d(abyssales interrogations : à qui étaient destinés ces "Allez les Bleus!" ?) fut incontestable, jamais le doute ne s'installa.

Si bien que c'est à un entraînement avec une opposition raisonnée, très raisonnée même en première mi-temps, auquel on  a assisté. Pas de quoi en faire des kilomètres,dont acte, dodo.

Notons quand même que le moins bon des tricolores marqua deux essais, comme quoi le rugby possède lui aussi ses mystères

 

mercredi, 18 novembre 2009

Bleus-Samoa : la compo

La Composition du XV de France

Médard (Stade Toulousain) - Fall (Bayonne), Marty (Perpignan), Jauzion (Stade Toulousain), Clerc (Stade Toulousain) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Picamoles (Stade Toulousain), Lapandry (Clermont) - Papé (Stade Français), Chabal (Racing-Métro) - Marconnet (Stade Français, cap), Szarzewski (Stade Français), Domingo (Clermont).

Les remplaçants : Guirado (Perpignan), Mas (Perpignan), Millo-Chluski (Stade Toulousain), Dusautoir (Stade Toulousain), Dupuy (Stade Français), Traille (Biarritz), David (Stade Toulousain), Barcella (Biarritz).

Pour le coup, le Lièvre et sa bande sont bien loin de présenter la meilleure équipe du moment.

Il est vrai qu'il faut laisser souffler les guerriers du Ramier. On trouve pêle-même du nouveau-nouveau (Fall, Lapandry), de l'ancien-ancien (Marty, Marconnet, Bonnaire, Jauzion), de l'ancien-nouveau (Szarzewski, Papé, Chabal, Clerc), du nouveau-ancien (Domingo, Médard, Trinh-Duc, Parra). Autrement dit une équipe très hétéroclite qui pour tout dire inquiète.

Le staff peut tailler de beaux copeaux de langue de bois sportive (il faut respecter notre adversaire, attention au match piège etc.) il bâtit l'équipe type pour précisément tomber dans le traquenard.

Tout commençant devant, dans sa composition du 5 majeur, le Lièvre semble sous-estimer la puissance des Samoas dans ce secteur de jeu (Johnston, Tekori, Tuilagui).

Derrière, en l'absence de Traille, le jeu au pied va reposer principalement sur Trinh-Duc qui n'offre aucune garantie sur ce point et pas d'avantage comme on l'a vu contre les Boks concernant l'animation du jeu.

Fall a tout du nouveau chouchou, après deux bons matchs en ouverture du Top 14 avec l'Aviron (Allez, allez...), ne marque plus beaucoup, et figure dans un club dont la haute ambition clamée à chaque début de saison ne l'empêche pas d'être reléguable.

Pourquoi ne pas donner sa chance à Andreu, moins puissant mais bien plus éclatant avec Castres ?

Pour le reste on se réjouit du retour conjugué de Médard et Bonnaire. Quant au retour de l'idole, Jauzion, il jouera gros samedi.

En dépit des faiblesses de cette équipe cousue du manteau d'Harlequin, la victoire est la moindre des choses face à un pays comptant entre 4000 et 5000 licenciés et peuplés d'un peu plus de 200 000 habitants.

En gros c'est comme si la France rencontrait Montpellier...

Et pourtant, les Samoas auraient pu battre les gallois et risquent longtemps de faire douter les Bleus. C'est à l'aune de la durée de ce doute que devra se mesurer la performance du Quinze de France.

 

Adiu

samedi, 14 novembre 2009

Bleus-Boks au Stadium :l'An I de l'ère Lièvremont ?

A l'heure où l'identité nationale interroge, en ce vendredi 13 novembre 2009, le peuple occitan réuni en assemblée générale a fait corps avec son équipe pour la porter vers les sommets du rugby.

Tout avait commencé par une Marseillaise étreignant les coeurs embués d'avant match pour s'achever sur des "toulousains, toulousains...", comme si en gagnant une âme la sélection nationale  s'était transformée en une force collective homogène digne d'un très grand club habitué du Stadium.

Le chant révolutionnaire et guerrier donnait le ton de l'entame du match, les Bleus n'étaient pas là pour tendre l'autre joue. Ce fut très clair lorsque les deux pièces maîtresses du pack des Boks (Botha et Matfield) réputées indestructibles et redoutables sur les phases de ruck allaient faire un passage précoce au stand.

Cette entame de feu enthousiasmait autant qu'elle inquiétait tant il paraissait difficile que les Bleus tiennent longtemps à ce rythme là.

Rythme effréné fait de charges hargneuses dans l'axe, d'une défense agressive, de duels gagnés, de solidarité et d'une solidité de tous les instants. On se foutait bien du score et du sort ultime du match, on voyait enfin un match de rugby !

Comme souvent en matière de bonheur, celui-ci fut de courte durée, la machine à concasser les corps prenait le dessus au bout d'un quart d'heure de furia maîtrisée. Elle avançait inexorablement, sans génie, pire sans imagination. On se serait cru dans une scène de Barry Lindon tant les chandelles étaient nombreuses. Prétendant éclairer un ciel d'automne et d'autan elles ne faisaient qu'obscurcir davantage un jeu porté vers l'abstraction. Le vent fou des fous avaient beau perturber les jeu au pied des Boks, comme si fondu dans les éléments le peuple occitan soufflait sur l'adversaire, le compacteur vert régnait sur le camp tricolore.

Règne couronné de succès par un essai consécutif à une incroyable bévue : une touche défensive au terme de laquelle le deuxième sauteur est visé. Le choix est proprement suicidaire, un mauvais lancer expose dangeureusement la défense. Ce fut exactement ce qui se passa, Servat expédiant la gonfle pile poil dans les pognes de Smit.

A ce moment là, les spectateurs furent gagnés par le doute, les Bleus allaient-ils retrouver leurs vieux démons dans une ronde infernale allant de la fébrilité à l'approximation, en passant la précipitation.

Dans l'esprit des joueurs les choses étaient plus claires, l'heure de la révolte avait sonné. Au rang des lieux communs qui égaient les discussions sportives apéritives ou digestives  figure en bonne place : "Une grande équipe revient vite au score". Ce soir là la formule prenait des allures d'adage à graver d'urgence au fronton du Stadium.

Une phase de conquête suivie d'une alternance dans le jeu conduite dans le bon tempo amenait à l'essai d'un revenant.

A la mi-temps, rien d'irrémédiable n'était survenu, non seulement tout restait possible, mais tout le devenait.

La seconde mi-temps fut la plus belle de l'ère Lièvremont, une équipe était en train de naître directement sous les yeux incrédubles de l'Occitanie et indirectement sous ceux d'une France du rugby, qui dans le confort de son foyer ne risquait pas de s'assoupir.

Notre beau sport confine au sublime quand il est ainsi pratiqué, cela arrive deux à trois fois par décennie (contre les Blacks en 1999 et en 2007 et ce mémorable 13 novembre 2009).

Comme dans un conte pour grands enfants, le méchant est battu, là alors qu'on le croyait invincible, il a même connu l'humiliation (en touches et en mélées). Dans ce dernier secteur, à jamais restera gravé dans les mémoires la rage délivrante de Barcella exprimée sur l'une des dernières mélées, se heurtant à Servat et Dusautoir comme s'il devait en jaillir une étincelle magique. L'image est suffisamment rare pour être souligné, le pilier n'est pas l'espèce la plus expressive et expansive du monde animal.

Le contre de Chabal sur une touche capitale fut aussi remarquable. Entré en remplacement, il fut à l'unisson de tous les Bleus, les joueurs avaient beau changer à l'heure de jeu, la même équipe animée du même esprit conservait son ascendant sur les Boks.

Le pack fut beaucoup plus qu'héroïque, il fut majestueux. Les lignes arrières conduirent d'une même ardeur tâches défensives et missions offensives.

Rassurés sur leur capacité en mélée et en touche, confortés dans leurs rigueurs défensive, ne manquent plus qu'à cette génération de Bleus  opportunité et réalisme offensifs pour se hisser là haut, tout haut, pour atteindre l'espace raréfié des Légendes du rugby.

Bien sûr, tout ne fut pas parfait, in cauda venenum.

Le jeu au pied demeure encore approximatif (deux touches non trouvées sur pénalité), Traille à l'arrière a eu trop de déchet dans son jeu au pied, quant à sa capacité à relancer elle est proche du néant. A proximité de la ligne adverse l'indécision des joueurs gâche de réelles occasions d'essai. Car après avoir déployé tant d'énergie, élevé à ce niveau leur jeu, les Bleus ne finissent qu'à quelques encablures devant les Boks, une égalisation de dernière minute restant possible.

La charnière ne pèse pas sur l'orientation du jeu, elle apparaît comme un simple organe de liaison entre les avants et les trois-quart. La seule initiative que prend Dupuy, c'est de jouer rapidement certaines pénalités et coups francs, c'est bien le moins pour un 9. Trinh-Duc a fait preuve d'une salutaire abnégation en défense, mais s'agissant de la conduite du jeu il est aussi transparent que l'espace géométrique séparant les poteaux au point de former un H majuscule, lui-même constitué d'une perpendiculaire enserrées entre deux droites parallèles. Les poteaux parlons-en, la pénalité ratée de Para fit osciller le stade entre la stupeur ou le fou rire. Ajoutons à tout celà un arbitre qui fut loin d'être défavorable aux Bleus, des Boks auxquels manquaient quelques belles pièces (F. Steyn, J. Smith), des Boks jouant en infériorité numérique.

Sans compter que l'on connait le travers habituel des Bleus, capables de se transcender sur un match pour taquiner le sublime, incapables de se maintenir à un tel niveau dans la durée et plus incapable encore de le reproduire dans une phase finale.

Bref, la route qui conduit au titre mondial est encore longue, elle passe prochainement par Marseille où les Tout Noir à n'en pas douter seront animés d'un désir de revanche. Noir Désir.

 

 

 

vendredi, 13 novembre 2009

Foot-Rubgy: l'Afrique du Sud cache l'Afrique du Sut*

Pas une radio, un journal, gratuit ou pas, une télé de nous bassiner avec ce match aller des barrages Irlande-France à Croke Park, capital en vue du Mondial 2010 en... Afrique du Sud!

Le bruit médiatique autour de ce match est tel que parvient à peine aux oreilles de l'amateur l'écho du Bleus-Boks de ce soir. C'est tout juste si, hormis le Midol, bible hérétique en terres cathares, et l'Equipe (qui devrait s'appeler l'Equipe de foot tant la place qu'il consacre à cet amusement est grande) la presse en traite. Le reste est à l'unisson et donne à la rencontre contre les champions du Monde de ce vendredi 13 autant d'importance qu'un match de la 4ème journée de division honneur opposant Cazères à Espalion.

Bref ya a que pour le foot, les footeux et Domenech!

Encore l'amateur de gonfle peut se réjouir, il aurait pu éprouver une passion sportive sans bornes pour le jokari, le hand-ball ou le curling !

La Coupe du monde (de foot) en Afrique du Sud masque la réception de l'Afrique du Sut des champions du monde (de rugby), avouez que c'est au moins aussi piquant qu'un Chabal lancé.

Mais il y a plus piquant!

On pourrait s'agacer devant l'emprise footbalistique et se vouloir pour une fois supporteur des manchots tricolores, s'ils n'avaient pas raté leur phase de poules qualificatives, pas de Croke Park, et pas de Croke Park, c'est  un peu plus de place consacrée à la tournée d'automne.

A l'heure de l'Europe unie on ne va tout de même pas conchier le serbe ou le roumain.

Félicitions-nous au contraire de la situation: l'Occitanie reçoit les Boks au Stadium grâce aux footeux!

Prudentes, les instances footeuses ont réservé il y a bien longtemps de cela le Stade de France, pour justement pouvoir organiser une rencontre manchote au cas où les Bleus de Domenech auraient à disputer des barrages.

Du coup la FFR s'est repliée sur les rives de la Garonne, initialement Saint-Denis avait sa préférence plus que Saint-Sernin, et ce pour des raisons uniquement financières. Le coeur du  rugby peut battre entre Pyrénées et Dordogne, la fédé s'en tape l'oeil quand il s'agit d'organiser des rencontres internationales destinées à remplir son portefeuille, bien au chaud dans la poche du même nom de son gros pardessus.

En définitive, ce n'est pas tant la place accordée au foot qui agace, le combat est vain autant lutter pour la transformation de Carla en Soeur Teresa, que la défaite de la pensée sportive.

Il est vrai que pour la France du foot l'heure de vérité est là, en cas de défaite, pas de Coupe du Monde 2010.

Mais à y regarder de plus près, la France du rugby est dans une situation comparable.

Si sa participation à la Coupe du Monde 2011 est acquise, en cas de défaites contre les Boks et les Blacks à domicile en 2009, c'est pas vraiment la peine d'espèrer hisser haut les couleurs tricolores chez les Kiwis.

N'oublions jamais, au grand jamais qu'à ce sport l'équipe championne du monde a toujours battu les grandes nations à quelques encablures de la compétition.

Tu l'auras compris, que ce soit à Croke Park ou au Stadium, la Coupe du Monde commence ce week-end!

PS: Domenech aurait du sélectionner Clerc, il aime bien Croke Park!

 

* Dans le Grand Sud on dit parfois le "sut", c'est incontournaple...

mercredi, 11 novembre 2009

Bleus-Boks : la compo

 

La mauvaise foi n'étant pas denrée rare sur ce blog, il faut bien reconnaître qu'à peu de choses près, le Lièvre et sa bande livrent la meilleure équipe du moment.

Devant  rien à dire, le forfait d'Oueadrogo a facilité la compo, son manque de puissance étant rédhibitoire tout court, et ici face aux Boks.

En tronche pas mieux, c'est l'épreuve du feu pour Mas et Barcella. On va être assez vite renseigné sur la capacité des Bleus à se hisser sur le toît du monde du rugby en 2011.

Pour les secondes pompes, Chabal n'étant pas l'archétype du pousseur, il est sur la banc, qu'il y reste (un remplacement prévu sans doute à l'heure de jeu pour soulager Pikachu et mettre du peps en fin de match).

En troisième latte, après des débuts cafouilleux, Pikachu a réellement progressé même s'il s'isole toujours du soutien. Bonnaire sur la banc, ça offre des solutions en touche, face aux Boks, à ce qui se fait de mieux en la matière va falloir décoller !

La charnière, du terne, faut pas s'attendre à grand chose question initiative. Dupuy doit sa sélection au bon parcours de Leicester en H cup. A Paris c'est pas mal, mais sans plus.

Au centre l'avionneur et le camionneur offre une complémentarité rassurrante, l'absence des deux sénateurs toulousains (Fritz et Jauzion) prouve que le Lièvre a enfin découvert le blog. Depuis 2007, ces deux là jouaient en Bleu sur leur réputation, rien de plus.

Aux ailes, de l'expérience, mais Clerc est très loin de son niveau de 2007-2008, Heymans est imprévisible, constant danger pour l'adversaire, mais aussi pour ses partenaires avec des relances pas toujours réfléchie et un jeu au pied bizarre. J'aurai bien aimé voir le lutin Candelon face aux montagnes de barbaques sudaff (en 1999 Dominici nous avait donné un superbe remake du combat de David contre Goliath face à Lomu).

Traille à l'arrière en lieu et place de Médard, c'est l'assurance d'une certaine solidité sous les chandelles et surtout d'un jeu au pied long. Il reste que ce n'est pas un spécialiste du poste, pas besoin pour s'en convaincre de se rappeler de la demi-finale de 2007 contre les Beefs.

Plus grave Le lièvre a bâti son discours sur la nécessité de produire du beau jeu, la mise à l'écart de Médard sonne le glas de cette ambition.

Ami tu l'as compris, la formule mot-clé de ce vendredi soir de novembre au Stadium sera : occupation du terrain. Le problème c'est que la touche Bok est au top et le jeu au pied des Bleus en général défaillant. En défense des garanties, du côté offensif, Mermoz et David peuvent créer des brèches, pour le reste ifaut s'attendre à un score meublé par les fautes des uns et des autres...

Aussi on risque de s'y emmerder et de s'y péler (d'où opération antigel dès 17 heures)  mais on y sera !

Adiu

 

lundi, 09 novembre 2009

Avant Bleus-Boks, la Tournée d'automne : revue des troupes chez les Bleus (les gazelles)

Au tour des gazelles,

Derrière

*Des confirmations : Médard, sur la lancée du tournoi, le JPR des années 2010 pas seulement à cause des rouflaquettes, a une fois de plus brillé par ses relances et a montré de la solidité sur les chandelles. Défaut de ses qualités, pense qu'à lui seul il peut renverser la vapeur, ce qui donne parfois des actions supers brouillonnes, pouvant assez rapidement se retourner contre lui eu en raison de grosses prises de risques (pêché en passe d'être mortel prend l'habitude de se débarrasser du ballon en bout de ligne par des coups de pied pas toujours judicieux). En résumé Médard au pied ! Je m'en lasse pas de celle-là...

Mermoz dont l'entente avec Médard est riche de belles actions, a confirmé tout le bien qu'on pense de lui depuis sa superbe saison usapiste. Novès, qui est un grand entraîneur à n'en pas douter, n'a pas pu, su ou voulu garder Mermoz et doit aller chercher du Sous-Mermoz du côté Bourguoin pour nous ramener David, bon joueur au demeurant, mais bon on voit pas trop l'intérêt de la chose, laisser partir un aviateur pour le remplacer par un camionneur, forcément ça vole moins haut.

Heymans, enfin, après son petit coup de mou du printemps a rappelé à tous, qu'il avait toujours des cannes, du jus, du culot, incarnant à lui seul un rugby de rêve.

*Le type qui s'est encore grillé tout seul : Yachvili, belle défense contre l'Australie... Le Lièvre aurait été bien inspiré de retenir Durand, qui a contre lui de ne pas être un buteur, mais qui a brillammenbt animé le jeu des Barbarians cet été. Cette manie bien française depuis Laporte de privilégier systématiquement (sauf Mignoni dans les conditions que l'on sait ) un 9  buteur est mortifère pour le jeu des Bleus. Je veux bien que le 9 soit moins exposé que le 10 dans le jeu, et que sa relative préservation le met dans de meilleures conditions pour buter, mais  les 10 du style Wilko, James ou Carter me semblent avoir un taux de réussite supérieur à Parra, Dupuy, Yachvili et autres Ellisalde, quant à Gittau, pas plus maladroit que les autres au pied, il est très sollicité dans le jeu des Wallabies. Du coup depuis plusieurs années on se trouve avec le modéle du 9 éjecteur-pompe. Inacapable de cornaquer les gros (sauf Parra peut être, qui n'est quand même pas du tonnerre...) on sélectionne un 9 plus pour ses pieds que pour ses mains, comble du poste. Finalement on se retrouve avec des petits comptables plus préoccupé de leur pourcentage au pied que de l'animation du jeu. Une caisse de Marcillac pour le sélectionneur qui mettra fin à ce Travers (ou Labit)  si contemporain.

* La paire pas belle : Jauzion-Fritz, comme les inséparables, les deux compères ont fait de leur association le nec plus ultra du centre de l'attaque française, si cela a été vrai, la tournée d'été a filé un sacré coup de vieux à la paire (ce n'est pas une contrepèterie). S'ils continuent de briller par intermittence à l'étage inférieur, l'un des grands enseignements de cette tournée est que non seulement ils ne sont plus indiscutables au centre, mais qu'on peut très bien se passer d'eux. Même s'il ya beaucoup à dire (et comment et encore mieux) sur la victoire contre les Blacks les titulaires furent Traille et Inglorious Bastareaud, apportant ainsi la preuve qu'il est loin d'être risqué de se passer des deux sénateurs toulousains. C'est si vrai qu'il m'a fallu un bon quart d'heure avant de me rendre compte que Jauzion était rentré à la place de Bastareaud. CQFD on peut jouer et gagner sans la paire historique.

*La valeur sûre désespérante qui repointe son nez tous les deux ans : Traille. Solide en défense, bon sur les impacts et très utile au pied, Traille est de retour, toujours aussi désespérement lent, il est tout aussi désespérant de ne pouvoir parfois s'en passer. Prototype du joueur chiant à regarder de l'ère moderne. Le Lièvre à quand même trouvé le moyen de le mettre à la place de Médard lors du second test contre les Blacks alors qu'il prétend être un adepte du beau jeu, c'est sûr que question relance, Traille envoie au moins autant que Devedjian.

*L'espoir tocard : Inglorious Bastareaud. Bastareaud, par ci, Bastareaud par là, je me suis fatigué les yeux à le suivre lors du premier test, tu peux vérifier par toi-même il touche son premier ballon d'attaque au bout de 25 mn, après ça va m'expliquer qu'il pèse sur les défenses, il pèse tout court Bisounours, point barre. Il marche presque autant que Chabal et comme lui jour par intermittence, remplace Marty (qui s'est bien amélioré) dans le rôle du coffre à ballon, son jeu se limite à coincer la gonfle sous le bras et boum ! Le mélange libido et alcool l'écarte pour le moment des Bleus plus que son jeu insuffisant, c'est ni le premier, ni le dernier.

*Le joueur-chaussure : Beauxis depuis le quart de Quardiff contre les Blacks n'a pas beaucoup brillé avec les Bleus, il est là pour son long coup de pompe, Lescarbourra des temps modernes, ni plus ni moins, il psychote de plus en plus dans ses chaussures.

*L'autre chouchou montpelliérain : Trinh-Duc porté au pinacle pour un essai chatard en finissant les 10 derniers mètres les yeux fermés, fébriles, pas mal en défense, mais ne justifiant en rien les raisons de ses sélections, à savoir un type capable d'accélerer le jeu et de déstabiliser les défenses. Chez les Bleus n'a rien montré de qualités censément illustrées en Top 14 contre les relégables du moment.

*Le retour raté : Clerc, loin de son niveau d'avant blessure, pas seulement parce qu'il a du mal à mettre le feu sur son aile maus aussi parce que sur de nombreuses chandelles, sa fébrilité a été criante. Nez en moins, son brillant passé appelle à la clémence et la patience, surtout que les concurrents directs n'ont pas crevé l'écran.

*Merci d'être venus voir du pays : Palisson qui n'a pas joué (mais sur la feuille de match, merci la prime). Tant qu'à faire dans le petit gabarit Andreu ou Candelon aurait aussi pu voir du pays. Arias a très peu joué et fait ce qu'il a pu, c'est-à-dire pas mieux que les autres.

*Le hasard des découvertes : Dupuy, sous les feux de la rampe à la faveur du finale de H cup, a plus ou moins gagné sa place de titulaire à Leicester en cours de saison, est apparu aux yeux des sélectionneurs à ce moment là comme la vierge à Lourdes, c'est dire si le staff tricolore aime son boulot, il aime pas traverser Le Channel Emile ? Typique du 9 buteur dont on sait tout le mal qu'il y a à en penser. Dans sa conduite du jeu ressemble à un Ellisalde neurasthénique des mauvais jours.  En somme pas de quoi caguer partout et crier à la nouvelle pépite du poste.

Prochainement : Back in Bleus

vendredi, 06 novembre 2009

LE CO et les gros, longtemps tout en haut ?

En cette première partie de saison, le large monde rugbystique souligne l'excellente deuxième place du CO et de vanter la maestria de l'attellage Traversolabitesque ou Labitotraversant.

Comme souvent on regarde le doigt qui montre la Lune plus que la Lune elle-même.

Mes rares amis castrais - je surveille mes fréquentations - ne vont pas aimer la suite, mais là encore il y a enfumage, faut bien renouveler l'intérêt d'un championnat dominé par les mêmes (on y reviendra).

At first (un peu de british pour être sûr d'être lu des castrais ne nuit pas à la chose), face au gros le CO a coulé à l'extérieur et fait nul à domicile face à une ASM pas au mieux de sa forme, il n'y a guère que la victoire au BO lors de la première journée  qui fait ventre, victoire suprenante c'est vrai qui a lancé la saison du CO, mais on peut parier deux sacs de chipirons qu'aujourd'hui le CO ne renouvellerait pas à Aguilera son exploit.

At after first, pour prétendre être un gros il faut les battre, sans que cela ait l'air d'un accident (pour mémoire Bourgoin et Montauban ont posé des problèmes à l'Usap à domicile l'an passé).

Je vous la fait courte : le CO va rapidement dégringoler au classement, perdant face aux gros et gagnant face aux autres (les petits), son statut sera celui d'un petit Gros ou d'un Gros petit, c'est comme on veut c'est surtout comme avant.

At after after first, du coup l'aura du duo Traversolabitesque ou Labitotraversant va retomber proportionnellement au classement futur du CO d'autant que les Montalbanais, il est vrai contre toute attente vont  se situer comme d'hab entre la 6ème et la 10 ème place alors même qu'une partie importante de leur effectif a gagné le voisin tarnais.

In consequence, le bon parcours en TOP 14 des Verts et noirs eu égard à leurs moyens depuis plusieurs saisons pourra plus difficilement être mis au crédit des deux (dernier synonyme en rayon de duo ou tandem).

To conclude : Montauban en Top 14 des vertus de Sapiac plus que du tandem Traversolabitesque ou Labitotraversant ?

Sujet de philo sportive pour les amateurs de la chose, vous connaissez ma réponse.

Adiu !

 

 
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