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samedi, 27 février 2010

En route vers le Grand Chlem avec le frein à main

Après l'AVC consécutif au passage des Blacks à Marseille, le XV de France est devenu hémiplégique. Seul le côté gros marche, le côté gazelle est dans la semoule.

Après ce Pays de Galles-France, la comparaison avec le Grand Béziers s'impose encore un peu plus avec un match gagné sur deux interceptions après un laminage en règle des gros. Après les écossais, les irlandais, le pack gallois va passer au marbre.

Si le supporteur des Bleus est aux anges avec Saint Marc, brisant pour la première fois la malédiction du jamais trois sans deux et passant enfin la troisième, mais roulant toujours avec le frein à main, l'amateur de beau jeu avait forcément l'âme galloise en ce vendredi soir.

Ecartant la plupart des ballons, ayant pour souci constant de faire vivre la gonfle, ne fléchissant jamais, les Gallois ont régalé l'oeil à la pupille ovale pendant près d'une heure. En face la France défaissait avec une belle constance les attaques galloises grâce à une défense d'airain, faisant preuve d'opportunisme et de réalisme au point de se demander si les Beefs avaient été peints en tricolore, la partie ressemblant à un France-Angleterre des années Carling, quand Swing low, swing chariot était devenu l'hymne du Parc. C'est dire si les Bleus sont sur les bons rails, Good game...

Pour la faire courte : le jeu était rouge, la victoire est bleue.

Au rayon des satisfactions :  maîtrise au ras du sol sur les mêlées qu'elles soient fermées, ouvertes ou bleues ; maîtrise dans les airs avec une excellent touche (Pierre et Bonnaire) ôtant par là même un argument aux Oueadrogués, qui voient en lui un seigneur des hautes atmosphères.

Avec une forte ossature jaunarde (5 sur 15), cette équipe plutôt éloignée de celle des test de l'automne et des débuts du Tournoi démontre à l'envi que les choix initiaux des sélectionneurs n'ont rien d'évident. Sans Oueadrogo, Rougerie, Chabal et Fall, l'équipe carbure avec la même constance, les mêmes forces et les mêmes faiblesses. Ce résulat est rendu possible grâce à l'important réservoir de joueurs pouvant prétendre au niveau international et à la qualité générale des affrontements en Top 14.

Toujours au rayon des satisfactions, une grosse solidarité malheureusement émaillée par une inquiétante dépressurisation mentale en deuxième mi-temps

Au rayon des lacunes franchement inquiétantes : l'animation offensive aussi faiblarde que le palpitant de Jeanne Calment.

En 80 minutes, jamais les Bleus n'ont approché, autrement que sur les deux interceptions, la ligne galloise. Jamais ils ne se sont installés dans les 22 adverses, ce qui est quand même un comble tant les phases de conquêtes furent dominées par les Bleus. S'il est vrai que la défense française a brisé la plupart des attaques galloises, jamais l'attaque tricolore n'a menacé la défense galloise.

Après avoir inventé avec Trinh Duc l'intermittent sans spectacle, le Lièvre vient d'inventer l'équipe à secousses, propulsée par un gros moteur à explosion mais sans personne (ou Trinh Duc, ce qui revient au même) aux commandes.

Enfin, l'arrogance et la suffisance de Para ont été un brin agaçantes, il faut dire que le gamin peut avoir de la gueule habitué qu'il est aux Huit majestueux. Sans vouloir corser les choses : "Pourvou que ça doure" comme le disait Maman Buonaparte.

Au final "gagner sans jouer, ne pas jouer par peur de perdre" telle est en résumé la tactique victorieuse des Bleus contre les Gallois.

Mais l'essentiel est sans doute ailleurs, il sec situe quelque part dans la future rencontre, après une opposition latine jouée d'avance, entre les Bleus et les Beefs qui donnera peut être l'occasion d'ajouter une nouvelle perle au collier de Grand Chlem tissé depuis... 1968.

Bonne bourre.

jeudi, 25 février 2010

Tournoi des VI Nations 2010 : Acte 3, Pays de Galles-France ou le retour du Grand Béziers ?

Lessivé par les critiques du début Tournoi, Saint Marc a vu son auréole briller d'un éclat nouveau après la victoire incontestable des Bleus face il est vrai à de biens pâles irlandais.

Cette belle victoire a réveillé le coeur de supporteurs endormis, mais elle masque l'essentiel, une fois encore lorsque le sage montre la lune, le fou ne voit que le doigt.

On se le met sans doute bien profond... dans l'oeil à trop vouloir glorifier le Lièvre et sa bande en général et Trinh Duc en particulier, et ce au moins pour trois raisons.

Un : la large victoire du XV de France ne doit pas faire oublier que pendant les vingt premières minutes ça a bien tangué et que le mal de mer aurait pu s'installer sans la sortie sur carton jaune - qu'on peut juger sévère - d'un irlandais. Forcément à 15 contre 14 après vingt minutes menées tambour battant ça aide. Ceux qui portent l'amour de la gonfle jusqu'à revoir le match s'apercevront bien vite que c'est à ce moment là que la partie bascule en faveur des Bleus.

Dos : croire qu'un nouveau petit génie se serait révélé à l'occasion de ce match alors qu'il a été de l'avis général constamment transparent en Bleu tient de la superstition plus que de la raison. Il n'y a guère que dans les BD de Marvel qu'un type ordinaire devient subitement un superhéros. Trinh Duc est au mieux un super tocard.Personne ne peut sans rire prendre le Talent d'or filé par les téléspectateurs pour autre chose qu'un attrape-cons. Pour preuve, lors de son soi-disant match le plus abouti en Bleu, Trinh Duc a monté une chandelle trop courte, l'autre trop longue et mange une occasion d'essai  (une fois de plus comme lors d'Ecosse-France) en se prenant pour un coffre à ballon au point de filer des complexes en la matière aux Marty de tous poils et autres Rougerie.

Tres : l'incompétence et l'inconstance du staff tricolore, toujours aussi criantes malgré les dévotions faites par les adorateurs de Saint Marc.

Incompétence d'abord dans la composition du groupe et de l'équipe. Titulariser Palisson à l'aile alors qu'il doit sa sélection à sa polyvalence est une erreur qui éclaire d'un jour bien cruel l'amateurisme du staff. Malzieu aurait du démarrer puisqu'il ne peut jouer qu'à l'aile. D'une part Malzieu était dans le groupe avant Palisson, donc naturellement destiné à débuter à l'aile, d'autre part, en cas de blessure Palisson pouvait le remplacer et surtout, ce qui est arrrivé contre l'Irlande, si l'autre ailier se blessait, Palisson pouvait passer à l'arrière et Poitrenaud à l'aile. Vous suivez ?

Au lieu de quoi Marty a remplacé Clerc avec le bonheur que l'on sait. A ceux qui pensent que le Lièvre ne peut pas penser à tout on répondra que c'est quand même un  peu le métier de sélectionneur que de penser à tout et surtout qu'il ne sert à rien de s'appuyer sur la polyvalence d'un joueur (Palisson) pour s'en priver en le plaçant devant un spécialiste du poste (Malzieu).

Insconstance dans le choix des hommes. Mais qu'a donc fait, ou pas fait, Picachu ? Grosse satisfaction du test contre les Boks, Picamoles est écarté alors qu'il a progressé en rejoignant le Stade comme le démontre en particulier les bons matchs qu'il a fait en H Cup. En gros, il n'a jamais été aussi bon alors qu'il n'a jamais été aussi loin des Bleus.

Dans ces conditions, le rappel de Lapandry est une illustration supplémentaire  du foutage de gueule érigé en système, d'autant plus que la puissance de Picachu va manquer. Avec Lapandry, le Lièvre prépare sans doute la Coupe du monde 2023, on est content pour les générations futures.

Sur le choix des hommes on passe par charité chrétienne sur le rocambolesque aller-retour de Fall, d'autant plus facilement que les choses s'arrangent par elles-mêmes en dépit de l'incompétence doublée d'inconstance du staff tricolore.

A la faveur des blessures - que tout le monde déplore bien sûr - l'équipe de France commence à ressembler à quelque chose ou en tout état de cause à celle appelée de nos voeux au début du Tournoi. La titularisation des trois jaunards Pierre, Bonnaire et Malzieu est une bonne nouvelle, comme l'est par définition l'absence d'Oueadrogo sur toute feuille de match, ainsi que l'entrée dans le groupe d'Andreu.

Enfin et surtout inconstance dans le système de jeu des Bleus. Chacun se souvient que le credo de Saint Marc et de ses deux adjoints béatifiés était (je résume) : on attaque de partout, on joue tous les ballons, les piliers c'est pas important, la preuve je mets des dacquois etc.

A peine deux ans et demi après ses belles déclarations on se retrouve avec une équipe qui bâtit ses victoires sur un Cinq majeur, passé maître dans l'art de concassé du Boks, du scottish, de l'irish et on l'espère d'autres celtes.

Les nostalgiques des années 70 sont contents, c'est le retour du Grand Béziers, forgeant son palmarés à la sueur d'un pack souverain régnant en suzerain.

Partis sur les bases mythiques d'un jeu à la Villepreux on se retrouve avec Raoul Barrière sur les bras. L'époque est au revival, il n'empêche que comme les Converse, ça sent l'arnaque. La bonne nouvelle c'est qu'avec un jeu façon ASB de la grande époque l'ouvreur ne sert pas à grand chose, Trinh Duc où Laharrague peuvent très bien faire l'affaire. La mauvaise nouvelle c'est que Parra posséde un éclat loin d'égaler celui répandu par Astre.

Ne nous y trompons pas, c'est bien à un pack de fer, l'un des sacro-saints fondamentaux du rugby, que le Lièvre doit sa passagère réussite. Le piquant dans l'histoire et qu'il a commencé par ignorer cette évidence à ses débuts (et s'en vanter) alors qu'elle fait aujourd'hui la force des Bleus en général et de 15 gonzes en short en particulier. Sans doute a t-il changé d'avis en lecteur avisé du blog. Après tout il n'y a que les imbéciles qui n'en changent pas, maxime préféré des girouettes (je ne plaisante qu'aux trois-quarts vu que dans une précédente note pour m'amuser, des fois ça se voit, je présentais l'Irlande comme l'Australie du Nord, en écho des propos du Lièvre sur les écossais, qu'il qualifiait d'All Blacks du Nord, et voilà pas qu'à la radio je l'entends parler "d'Australie du Nord" avant France-Irlande..., à ce niveau de cuistrerie il ne reste plus qu'à lever son chapeau et de se protéger du cagnard héraultais).

Les détracteurs, comme on dit chez Massey-Ferguson, trouveront décidément qu'on n'est jamais content. Que quand c'est faible devant ça râle et quand c'est fort devant ça râle aussi.

La joie inondera nos âmes flétries lorsque la Web Ellis sera bien au chaud rue de Liège (siège de la fédé). Quand l'actualité internationale laissera un peu de répit, ce point central sera abordé.

En attendant on attend et on compte les points en n'oubliant pas l'essentiel : JAMAIS SOUS SAINT MARC PLUS DE DEUX FOIS BLEUS VAINCRA.

Il ne s'agit pas d'un nouveau quatrain de Nostradamus, mais tout simplement de la constatation suivante : sous l'ère du Lièvre jamais les Bleus n'ont remporté plus de deux matchs à la suite.

Voilà une raison qu'elle bonne pour ne pas rater le match de vendredi soir, pour savoir enfin si la malédiction de Saint Marc sera levée et ouvrira la voie vers un putatif Grand Chlem ? Dans le cas contraire, le triomphe de l'analyse restera comme à son habitude modeste.

Quoi qu'il en soit les chanceux qui seront à Cardiff comme ceux qui seront à la maison pourront tous crier : Allez Béziers !

 

Le XV de départ: Poitrenaud (Stade Toulousain) - Malzieu (Clermont), Bastareaud (Stade Français), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Pierre (Clermont), Nallet (Racing-Métro) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont) !

Remplaçants : 16-Dimitri Szarzewski, 17-Jean-Baptiste Poux, 18-Sébastien Chabal, 19-Alexandre Lapandry, 20-Frédéric Michalak, 21-David Marty, 22-Marc Andreu.

 

vendredi, 19 février 2010

Retour sur Invictus : horribilis

On se souvient de la polémique soulevée par le film de Clint Eastwood, Invictus, laquelle semblerait vaine, si l'objet cinématographique était de qualité. Or, après son visionnage entourait de solides gaillards, on n'est jamais trop prudent, le sentiment de s'être fait joliment arnaqué persiste.

Il ne s'agit d'un film ni sur l'apartheid, ni sur Mandela, et encore moins sur le rugby, mais un mélange des trois peu ragoûtant, si bien qu'on serait en peine de trouver le sujet principal du film, si ce n'est bien sûr, que la réconciliation d'un peuple déchiré appelle des concessions douloureuses de la part des anciens opprimés devenus politiquement majoritaires. Prendre plus de deux heures pour montrer cela est largement excessif, quand le scénario tient largement sur un sous-bock.

L'apartheid est à peine évoqué, quant à Mandela, il apparaît comme un gentil et bienveillant vieillard plus concerné par le parcours des Boks en Coupe du Monde que par le développement économique et social de son pays. Pitoyable, qu'impitoyable est loin.

Le rugby est caricaturé, dans la scène du vestiaire lorsque les joueurs jettent la bière, on peut en compter 3 portant le n°13, dont un avec un bandeau large comme le Golden Gate, taquinant les 2 mètres et 150 kg. Il dormait le script ?

Mais il y a plus grave, le casting est une catastrophe, les gros ont des oreilles de nouveaux-nés, c'est pourtant pas difficile de trouver quelques figurants ayant tâté de la gonfle pour un film tourné en Afrique du Sud.

Ils ont du prendre le conseiller technique de Gladiator ou de Jurassic Parc. Dans les mélées les bruitages ressemblent à un combat entre deux T-rex, chaque placage résonne comme le télescopage entre deux bahuts lancés en pleine vitesse, la demi-finale contre la France est tournée sous la douche, en finale, le coup d'envoi donné par Mehrtens fait 128 cm, la gonfle à ras du sol, rebondit et le jeu reprend derrière. Lamentable !

Les séances de motivation auraient pu donner lieu à des scènes de bravoure, c'est du pain bénit pour un réalisateur, un passage obligé, comme la scène de séduction ou du casino dans un James Bond. Là on a droit à que dalle, ou juste un : Allez les gars, on y va..., ce qui est sans doute pire.

Qu'Hollywood est loin de l'Aude où un consultant que qualité aurait pu coacher Dirty Harry : Sarda !

Matt Damon dans le rôle de Piennard est aussi expressif qu'un frigo dégivré, pourtant la dimension humaine du titre des Boks est fondamentale, son rôle de leader a du être déterminant, comme les liens forts unissant les joueurs, on ne voit rien de tout cela à l'écran. L'amitié, le respect, l'humilité, la vaillance, l'abnégation sont des vertus cardinales de ce sport, elles sont totalement absentes du film. Au lieu de cela on voit un Chester Williams présenté comme un bénet, et des joueurs clés comme Joubert ou Stransky totalement transparent, il n'y a guère que Kruger qui bénéficie d'un traitement avantageux.

Un titre mondial, c'est clairement une aventure humaine, elle est ici totalement occultée. Scandaleux !

Bien sûr dans la salle, il y a toujours un type un peu enveloppé, du genre à avoir joué devant, dont le panthéon cinématographique est composé des Gendarmes à Saint Trop'et de la Grande vadrouille, qui ne comprend toujours pas pourquoi De Funès n'a jamais eu d'Oscar, qui trouve le film chouette et émouvant. C'est oublier un peu vite que le film est quasiment dénué d'humour (hormis 1 ou 2 demi-scènes entre les gardes du corps), ce qui est quand même un comble pour un sport ne se prenant pas, et c'est tout à son honneur, au sérieux.

Le film est si mauvais qu'on en vient à se demander s'il a été vraiment réalisé par le grand Clint ? Les spécialistes du cinéma pourront répondre à la question, mais le rythme auquel il enchaîne les films à un âge honorable laisse planer un doute.

Un grand sujet, le rugby, de grands acteurs, un grand réalisateur, tout était réuni pour un grand film, au lieu de quoi on se retrouve avec une daube sur les bras. L'équipe du film aurait été bien inspirée de jeter un coup d'oeil sur le Rugby de clocher. Sans Mandela, Freeman, Damon et Eastwood, le Gers plus fort que Hollywood.

Au final, le propos du film est démenti par les faits, 15 ans après, le rugby reste un sport de blanc, la société est durablement divisée, c'est pas le Vieux qui dira le contraire.

La prochaine fois, j'irai voir Gainsbourre - vie érotique

vendredi, 12 février 2010

Tournoi des VI nations 2010 : Acte 2, le vert, couleur de l'espoir ?

 

Une opposition entre la France et l'Irlande, c'est comme une mousse après un match, cela ne se refuse pas. D'autant  plus que les années paires, on reçoit l'un des gros morceaux du Tournoi avec les Beefs, ce qui en passant explique les Grands Chlems ou victoires françaises ces années là.

L'Irlande n'est pas l'Ecosse et vice versa, ce genre d'évidence suffit à faire de celui qui l'énonce un fin connaisseur de la dialectique rugbystique.

L'Irlande n'a pas une première ligne en carton pâte, elle posséde un 5 de devant redoutable, conduit par le non moins redoutable O'Connel (attelé au nettement moins redoutable Cullen, qui doit être le grand frère péroxydé de l'éternel Prince Charles), une troisième ligne parfaitement complémentaire avec le perforateur Easlip et le coureur-gratteur-plaqueur Wallace. Comme d'habitude le pack vert va être aussi pénible qu'un mal de tête un lendemain de fêtes. Du côté Bleus, va pas falloir être mou sur les déblayages, sinon ça va être tendu comme la bedaine de Blanco.

Derrière, c'est également solide, au rayon toujours pénible on retrouve O'Gara et O'Driscoll (c'est à baba...), sans oublier comme cela a été justement relevé Flash Gordon d'Arcy. Bref, avec les irlandais, on est en terrain connu, réconfortés chaque année par cette enfantine sensation de relire les Rivaux de Painful Gulch, formés des O'Hara et des O'Timmins.

Pour autant, l'Irlande n'est pas l'Australie du Nord (ah ah), bien qu'auréolée, comme Saint Patrick, d'un précédent Chlem. Toutefois, le Chlem 2009 n'est pas le résultat d'une franche domination sur les autres équipes du Tournoi, il doit beaucoup à la chance du trèfle et à la malchance ou à la maladresse de l'équipe au poireau.

L'Irlande est une équipe régulièrement surestimée quant à ses capacités quand celle des Beefs est tout aussi régulièrement sous-estimée....

Donc il faut arrêter de se faire peur, les Bleus doivent logiquement gagner sans qu'il y ait lieu de crier à l'exploit, même avec une équipe aussi bancale que celle concoctée par le Lièvre et son staff.

Dans cette équipe on ne s'étonne plus de la présence du pathétique duo montpelliérain.

Contre l'Ecosse, Jauzion s'est placé à plusieurs reprises à l'ouverture, ce qu'il ne fait jamais au Stade, ce placement est autant étrange qu'inédit. Difficile d'imagniner qu'il ne s'agisse pas d'une consigne du staff. Dès lors comment mieux dire la nullité de Trinh Duc,  il n'anime pas le jeu, au pied il est inexistant, en résumé ce n'est pas un 10, c'est d'ailleurs si vrai, que pendant la partie il change de place avec le premier centre, qui n'est pas davantage un demi d'ouverture.

Comme le dirait l'autre, c'est ENORME : Trinh duc : un gars qu'est pas 10, qui est retenu pour jouer 10 et qui laisse sa place de 10 à un autre gars qui est encore moins 10 que lui, mais jugé au final plus 10 que lui vu qu'il le remplace. Un tel degré de confusion mentale équivaut à donner le Nobel de physique à Chantal Goya.

Avec Trinh Duc, le Lièvre et sa bande ont inventé l'intermittent sans spectacle.

On est tout content d'apprendre d'un commentaire : "La possibilité de titulariser Julien Bonnaire en troisième ligne, en lieu et place de Fulgence Ouedraogo, avait été évoquée. Mais le staff a maintenu sa confiance au Montpelliérain, qui a réalisé "un excellent match" à Murrayfield selon Marc Lièvremont.

Face aux lourds et puissants irlandais, Ouedraogo va encore ressembler à un manche à air par grands vents.

L'absence de Bonnaire, mais aussi de Picamoles est une faute et il ne faut pas trop compter sur Harinordoquy pour transpercer la défense irlandaise. Devant, seul Servat est  véritablement capable d'avancer sur les impacts et de mettre tout le monde dans le sens de la marche après une phase statique (que ne manqueront pas de provoquer les irlandais). Qu'il soit isolé dans le rôle du perce-murailles illustre clairement une faiblesse dans la composition du pack.

Mais l'essentiel n'est pas là, la titularisation de Palisson tient du gag autant que du foutage de gueule.

Gag parce qu'il passe devant Malzieu, en principe mieux placé que lui, vu qu'il était dans les 23.

Foutage de gueule parce qu'on a déjà souligné l'incohérence de retenir un ailier au profil exactement à l'opposé de celui qu'il remplace (Fall, le finisseur, Rougerie, le puncheur).  Les qualités de Malzieu le destinaient à occuper le poste, le Lièvre a trouvé une excuse totalement bidon pour expliquer sa non-titularisation, Malzieu aurait "deux pieds gauches". Pourquoi pas ? Mais 1. cela ne l'a pas empêché d'être titularisé à plusieurs reprises en Bleu et d'avoir réalisé de bons matchs, et 2. Rougerie à lui aussi deux pieds gauches, quant à Clerc, au pied il est pour le moins irrégulier. Une fois de plus, le Lièvre balade son petit monde avec des arguments aussi creux, ça va finir par se voir...

Si c'est pour prendre un ailier de poche, la sélection d'Andreu était non moins légitime et justifiée. Pendant longtemps, une sélection en Bleu récompensait non seulement un joueur, mais aussi son club. De toute évidence l'excellent parcours du CO et le travail des Labit et Travers méritait un geste. Sans compter que d'autres choix à l'aile sont possibles, Planté qui fait un bon retour avec l'USAP ou encore Donguy, souvent préféré par Novès à Heymans ou à Clerc.

Du temps de l'école de rugby, le gonze qui jouait à l'aile était le plus mauvais de l'équipe, les pipes finissaient toujours à ce poste. A l'aile, on neutralisait le maillon faible, il ne voyait pas une gonfle du match et vu qu'en face c'était pareil, peu importe qu'il défende mal ou attaque comme une vieille en déambulateur. Parfaitement inoffensif sur son aile, le type choisi vivait le poste comme une punition, les centres lui faisant l'aumône 2 ou 3 fois par an d'un ballon.

Les temps ont changé, maintenant l'ailier, c'est le playboy, le préféré des filles et des gays, dont la gueule pas trop cabossée peut être montrée à la télé sans inquiéter les mamans. Comme le disait Jacques Martin :

- Qu'est-ce qu'il fait ton papa ?

- Mon papa il est ailier.

- Ah ailier, quel beau métier !

Bonne bourre à tous.

PS : Cette semaine on a appris que Durand avait signé pour 2 ans au Racing-Métro, Berbize une fois de plus témoigne de sa grande et profonde connaissance du rugby. Peut-on en dire autant du Lièvre ?

La compo :

Le XV de départ.- Poitrenaud ; Clerc, Bastareaud, Jauzion, Palisson ; (o) Trinh-Duc, (m) Parra ; Ouedraogo, Harinordoquy, Dusautoir ; Nallet, Papé ; Mas, Servat, Domingo.

Remplaçants : Szarzewski, Marconnet, Pierre, Bonnaire, Michalak, Marty, Malzieu.

23e homme : Jean-Baptiste Poux

lundi, 08 février 2010

Ecosse-France : 3 minutes, une mi-temps, que le temps passe pas vite

Tout le monde s'accorde à dénoncer la cécité des économistes accusés au mieux de ne pas avoir vu venir la crise financière de l'automne 2008 et au pire d'y avoir contribué par leur dévotion au dieu marché et à son grand prêtre le dollar.

Le lecteur, que l'on espère habituel, du Rugbyband ne pourra pas dire au moment où sont jaugées les nations, pour savoir laquelle aura le droit de trôner en haut de l'Olympe rugbystique, que jamais son attention ne fut tirée sur les cruelles désillusions qui attendent les Bleus de France. En clair : le début de ce Tournoi 2010 laisse mal augurer de la Coupe du monde 2011.

Puisque la tête ne sert pas qu'à porter un casque de protection et les oreilles à justifier la pose d'un bandeau, réfléchissons et écoutons.

Comme il fallait s'y attendre à la lecture de la composition de cet Ecosse-France, pas la moindre idée directrice n'animait le Lièvre et sa bande. Après avoir bâti leur discours et leur com' sur les vertus d'un jeu à la française à retrouver, l'époque est au vintage comme me le disait un bon camarade au volant de sa mini, portant fièrement des Converse, derrière on nous met du lourd, du quintal, du qui n'est pas vraiment dans l'évitement ou le contournement, mais clairement dans le rentre-dedans. Si c'est ça le jeu à la française dont le Lièvre se faisait pourtant le héraut, j'en connais qui vont demander l'asile politique à Auckland.

En résumé, commencer par Pallison pour aller à Rougerie, défie la logique, sauf à l'extrême rigueur à voir en Clerc le chaînon manquant.

Certains ont du trouver injuste et dur sa qualification de "tocard jaunard", elle n'a jamais été aussi méritée ! En principe, le type qui met un tampon, atomise son adversaire, lui fait l'inverse, et en plus il ne comprend pas bien vite. Il met une première cartouche, se fait mal, mais comme visiblement, l'information est pas complètement arrivée au cerveau, il en remet une couche, et se pète définitivement. Rougerie est devenu M. cartouche, 3 minutes et au lit.

Toujours aux ailes, Fall, se fait prendre deux fois comme un benjamin (ah ah, fallait l'oser celle là), par un ailier écossais, Lamont, qui lui fait une feinte qu'on ne voit plus guère qu'en rugby loisir (au moins chacun peut s'y reconnaître).

Le duo infernal montpelliérain, si décrié ici, est apparu une fois de plus pour ce qu'il est vraiment - qui plus est face à un modeste adversaire - : un imposteur. Ouedraogo  a comme à son habitude manqué cruellement de puissance, a fait un joli en-avant, n'échappant pas même à Gilbert Montagné et en plus coûte 6 points. A son crédit il sera répondu qu'il galope, ok, c'est vrai, mais si c'est pour avoir un gonze qui galope, autant mettre Zatopek ou Mimoun.

Quant à l'autre, une fois de plus gavé de ballons, jamais il n'a orienté le jeu, mange un 3 contre 1 d'école, fait aux Ecossais, et au jeu, l'affront de taper un drop et de le rater. A son crédit il sera mis qu'il a une bonne passe, si c'est pour avoir une bonne passe, autant mettre Mme Claude à l'ouverture. Même à l'Equipe ils ont fini par s'en rendre compte. On boit du petit lait (ça change) à lire un truc que tout le monde sait depuis deux ans : "Le problème, c'est que d'ici à samedi prochain à Saint-Denis, les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets et François Trinh-Duc toujours les mêmes prestations sans autorité stratégique. Nul doute qu'il disputera pourtant, par défaut, samedi à Saint denis, son septième match en tant que titulaire sur les huit dernières sorties tricolores"(L'Equipe du 8 février, p. 22). Dire d'un 10 qu'il n'a pas d'"autorité stratégique", c'est comme dire d'un pilier qu'il n'a aucune tenue en mêlée ou d'un kiteur qu'il n'a pas de voile, forcément dans tous ces cas là on s'écrase.

Quelles qu'en soient les raisons, individuelles ou collectives, technico-stratégiques ou couillono-managériales, il faut bien avouer qu'à part 30 minutes ponctuées de deux essais  d'Inglorious Bastareaud, on s'est... comment dire, ennuyé ferme devant son téléviseur, à écrans plats pour le plus fortunés ou les plus endettés. Et du coup chacun de trouver le temps long, alors qu'il y a tant de chose à faire un dimanche après-midi...

Tout n'est pas négatif bien sûr. Le 8 de devant (pléonasme, on joue pas à 16), le 8 a donc fait une belle partie.

La première ligne écossaise composée des Brugnault et Boyoud locaux a explosé sans que cela ne débouche sur une litanie d'essais. Il est vrai que l'arbitre a été - c'est le moins qu'on puisse dire - très compréhensif avec les piliers scottish, si Super Nanny était encore de ce monde, plus d'une fois la pile écossaisse se serait fait tirer les oreilles et mis carrément au piquet.

Mais qu'a fait Parra de toute ces munitions ? Pas grand chose. Cusiter, nettement plus mal loti question gonfle, l'a surclassé. J'en viens à ma lubie : Durand. Par un simple théorème devant à la transitivité mathématique, n'ayons pas peur des mots, puisqu'on s'en paye, son absence de sélection viole les règles les plus élémentaires de la morale sportive et conséquemment de la morale tout court.

L'an passé à l'USAP, Durand avait un rude concurrent à la mélée, Cusiter donc, puis petit à petit, il s'est imposé à nouveau au point de l'envoyer sur le banc. Si Durand est meilleur que Cusiter, et si Cusiter est meilleur que Parra, au moins sur ce match là, Durand est meilleur que Parra !  Certes sur un match ce n'est pas significatif, mais au moins qu'on l'essaie.

Vaine et stérile intention, le Lièvre et son staff mettent un point d'honneur à prendre pour critère de choix du 9, un 9 qui bute, en cela ils marchent dans les pas, crottés, du tarnais Laporte. Travers bien français, que ne pratiquent pas, ou alors exceptionnellement les grandes nations du rugby, sachant que c'est au 10 que revient cette lourde autant que noble charge, ce qui nous ramène à Trinh-Duc et au vide sidéral qui entoure ses prestations.

Pour juger du reste, c'est-à-dire des gros, à la tâche ce samedi, on attendra un peu, comme on attendra France-Irlande pour vérifier le Théorème du Lièvre et sa bande : Jamais plus de deux (victoires) !

Garçon un troisième, c'est ma tournée...

 

 

mercredi, 03 février 2010

Tournoi des VI nations 2010 : Acte 1, la compo et autres propos disgracieux

Se rappelant qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, le Lièvre et sa bande présentent le premier adversaire (l'Ecosse) de cette cuvée 2010 du Tounoi des VI nations comme les All Blacks du nord.

C'est doublement grotesque, d'abord parce que les Blacks sont uniques, comme ils l'ont rappelé cet automne ;  il n'y a pas plus de Blacks du nord que de Sarko italien ou de Berlusconi français, l'exemplaire est  à chaque fois unique. A la rigueur, il est juste de possible de soutenir que Simone Signoret est le Jean-Pierre Rives du rugby, et inversement, ayant en commun le casque d'or.

Ensuite, c'est proprement grotesque parce qu'il y a bien longtemps que l'Ecosse ne gagne plus, qu'elle ne fait plus peur à personne. Qu'il est loin le temps où l'Ecosse de Jeffrey, le requin blanc, faisait trembler l'Europe du rugby. Faible en H cup, l'Ecosse rivalise chaque année dans le Tournoi avec l'Italie pour l'obtention de la dernière place. Il n'y a pas de raisons que cela change, conséquemment pas grand chose à attendre de ce déplacement à Edimbourg. Gagner avec la manière sera bien le moins.

Est-ce possible ?

Il est permis d'en douter à la lecture du XV de départ :

Le XV de départ tricolore.- Poitrenaud (Toulouse) ; Rougerie (Clermont), Bastareaud (Paris), Jauzion (Toulouse), Fall (Bayonne) ; (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont) ; Dusautoir (Toulouse), Harinordoquy (Biarritz), Ouedraogo (Montpellier) ; Nallet (racing-Metro), Papé (Paris) ; Mas (Perpignan), Servat (Toulouse), Domingo (Clermont).

Remplaçants : Szarzewski (Paris), Ducalcon (Castres), Pierre (Clermont), Bonnaire (Clermont), Elissalde (Toulouse), Marty (Perpignan), Clerc (Toulouse).

Que ce sport est beau, il ne fait rien comme les autres, il progresse par l'arrière, avance en reculant si on veut et permet de jouer avec l'intégralité de son corps (mais pas de mettre des bouts de doigts dans des morceaux d'yeux parce que ça pique).

Donc la compo commence par l'arrière, ce qui est perturabant mais pour être sûr de pas confondre les demis sont distingués par le (m) et le (o), la tête de la bête se trouvant devant le (m). Finasseries qui laissent de marbre le profane, comme une poule devant un laguiole (un couteau de marque).

L'arrière donc est Poitrenaud. Ce choix est l'abandon clair de la doctrine traillesque où le 15 est vu comme le dernier défenseur et non comme le premier attaquant. Poitrenaud, mister foie gras, est  bien le premier attaquant. Il doit cette promotion à la baisse de régime du jeune Médard, on le sait, le Lièvre et son staff privilégient la forme du moment, approche dont on sait tout le mal qu'il faut en penser.

Le problemo c'est que Poitrenaud passe mal l'hiver, depuis le début de l'année son côté brouillon refait surface. Méfiance donc.

Rougerie est-il l'ailier en forme du moment ? La réponse est doublement fastoche : Primo Rougerie n'a jamais été bon chez les Bleus, typique du jaunard tocard, c'est un Marty auvergnat (on sait que ces comparaisons là sont interdites, mais bon), en clair c'est un coffre à ballon. Deuxio, cette saison à l'ASM il joue au centre. Dès lors, il est évident que le raisonnement du Lièvre est débile : je prends les meilleurs du moment, mais pas les meilleurs à leur poste... Contre les Scottish, Andreu aurait pu avoir sa place à l'aile, c'est l'ailier en forme du moment !

D'ailleurs, son entraineur, Labit a en profité pour balancer une petite giclée au staff tricolore, ce qui est rare, le garçon est en général lisse, et ne rougit que si on s'y frotte. Bref Labit a dit (en gros), nous (entendre le CO) on est premier au classement et à part Ducalcon, personne chez les Bleus, c'est quand même bizarre vu que le Lièvre veut une équipe composée des mecs en forme (il pensait sans doute surtout à Andreu et Audrin), alors que, poursuivait Labit, on trouve d'autres joueurs pas si en forme que ça et dans des clubs mal classés (il l'a pas dit, mais c'est clair qu'il pensait à Montpellier et Bayonne, voire peut être à Brive).

A propos de Bayonne, Fall de retour de blessure, n'est clairement pas en grande forme, sa titularisation le désigne  comme un futur chouchou. Si le Lièvre trouve bon de mettre Poitrenaud en 15,  Clerc ou Heymans ont aussi bien leur place à l'aile, au lieu de quoi le premier est sur le banc quand le second est devant sa télé !

Au centre Inglorious Bastareaud is back, on est content pour lui, le Bisounours est en forme, rien à dire. On ne peut pas en dire autant de Jauzion, qui - s'il y a du mieux - semble moins décisif avec le Stade que son compère Fritz. Lequel s'est bien repris depuis le début de la saison, sans doute que la nouvelle musique d'ambiance du Stade (ça m'énerve), l'inspire, du moment qu'on m'enlève pas Nougaro, ça va.

Le problème du type qui a des chouchous, c'est qu'il a aussi des têtes de turc, Fritz peut être rangé dans cette catégorie.

A la charnière l'évanescent Trinh Duc, seul 10 depuis Louis XVI, pour parler comme Canto, à qui on fait confiance à l'un des postes les plus exposés et qui n'a toujours rien montré, est encore là. Inversement, on le sait, pas de cadeau pour un type hyper doué et prometteur style Médard.

La titularisation de Parra est indiscutable depuis que Dupuy mange avec ses doigts (sans fourchette donc).

En troisième latte, Ouedraogo fait tâche (je sais elle est facile), Bonnaire est 3 milliards de fois meilleur, que ce soit dans l'alignement, comme coureur ou gratteur. Les prestations qu'il fait à l'ASM depuis le début de saison sont époustouflantes ! C'est pas grave, pour faire la place au chouchou montpelliérain, on le met sur le banc... Pitoyable, pire injuste.

En seconde pompe, Papé est là parce que Chabal est pas là, ça a le mérite de la clarté, sauf que Chabal brille au Racing-Métro en 8. Bon Papé, on le connaît c'est du solide, du sérieux, mais c'est aussi du brutal comme on dit dans les Tontons flingueurs, du coup il coûte en général assez cher en points de pénalité. Pierre, pour la forme du moment ou Jacquet pour l'avenir, auraient mérité d'être dans le coup, au lieu de quoi Maestri a été rappelé pour un aller retour Toulouse-Paris. On espère pour lui qu'il a augmenté son capital miles.

En tronche, la titularisation de la bûche Servat est comme le sourire de la Joconde, impossible à manquer, la preuve même l'aveugle staff des Bleus l'a vu.

L'absence de Barcella a ouvert le jeu et profite à Domingo.

On évite Marconnet, aussi mobile sur le terrain qu'une cabine téléphonique sur la place de la Poste, et Mas est là, ce qui fait au moins une bonne raison de se réjouir.

Pour les remplaçants rapidement, Ellissalde est de retour, il est plus en vue au Stade depuis que Kelleher revient en forme, il est vrai que c'est pas très compliqué dans la mesure où le bougre mettrait même en valeur à l'ouverture Jean-Pierre Pernaud.

Le choix d'Ellisalde n'est pas celui de l'avenir, pourquoi ne pas donner sa chance à Estebanez ? Dans ces conditions, personne ne peut soutenir que le Lièvre prépare la Coupe du monde 2011.

On en revient toujours au même point, qui est hélas celui de départ : aucune cohérence, aucune idée directrice n'anime cette équipe.  l'excellent cotoie le moyen, le moins bon, voire le nul. la staff fait - mal - avec ce qu'il a.  A peine bon à bâtir un rugby du court terme, à courte vue, au point de se demander si le Lièvre ne tient pas plus de la Taupe, et de se manger le premier obstacle un peu important de ce tournoi 2010, que n'est pas, on l'aura compris, l'Ecosse.

 

 
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