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mardi, 23 mars 2010

Le petit Grand Chlem du grand Béziers

Ils l'ont fait ! Les Bleus se sont hissés sur le toit de l'Europe du rugby, mais l'accessible Mont Blanc n'est pas l'Himalaya vierge de toute présence française.

C'était même leur objectif à demi-caché, les Bleus remportent le Tournoi 2010 et empochent avec leur 9 ème Grand Chlem. Du coup tout le monde il est content et oublie que le Lièvre avait dit des Irlandais, chlemards en 2009 qu'ils avaient produit un "rugby négatif", les Bleus s'y sont mis. Le français  à près tout n'est pas plus con qu'un irlandais, mais au lieu de vouer un culte à saint Patrick, il le voue à Saint Marc, le roi du nettoyage des cerveaux rugbystiques.

Un Chlem s'est rentrer dans l'histoire du rugby hexagonal, mais il y a gros à parier (un jambon espagnol par exemple) que nos lointains successeurs ignoreront tout des lignes arrières tandis que la postérité magnifiera un pack  devenu légendaire Mas, Servat...

Qui à part deux ou trois biterrois égarés à Sauclière se souvient des trois-quarts du Grand Béziers ? Personne ! Alors que chacun peut sans trop solliciter les quelques neurones encore en état de fonctionner citer la garde de fer biterroise :  Palmiè la fourchette, Estève le bagnard, les frères  Vaquerin, Pierrot le fou, Paco etc.

Forcément on est partagé . Si la victoire sur les Beefs est toujours belle, la fin l'emportant sur les moyens, la pauvreté du non-jeu produit inquiète.

Hormis une réception plutot emballante contre les irlandais, rien ou si peu à se mettre sous la dent.

Une laborieuse mise en bouche contre des Ecossais privés de première ligne de ce nom, un Galles-France aussi échevelée que la gagnante de l'Eurovision 1965, un France-Italie distrayant et enfin un France-Angleterre crispant.

A côté du "on verra match après match" ou du ce "soir l'important c'était les 4 points", l'un des lieux communs rugbystiques (mais pas que) est le fameux "ça va se jouer sur des détails". Et c'est vrai que contre les Beefs, les Bleus étaient dans le commerce de détail, construisant une victoire sur une poignée de melée écroulée, un drop chanceux et profitant côté beef d'une touche rapide mal jouée ou d'un surnombre mal négocié.

Si tout le monde souligne dans la confection du collier à Cinq perles le rôle joué par la mélée et la défense hérissée des Dusautoir, Bonnaire, Pierre..., on oublie un peu vite qu'une équipe prétendument à l'agonie, celle des Beefs, a rivalisé dans ces secteurs après que sa mélée fut rééquilibrée en seconde période et a même fait mieux que les Bleus dans le secteur défensif, puisqu'elle n'a pas encaissé le moindre essai et n'a même jamais été menacée sur sa ligne.

Si la defense tricolore est à louer, avec vue sur mer, Inglorious Bastareaud a une lourde responsabilité sur l'essai, oublieux qu'une bonne défense est avant tout collective. mais on y reviendra à l'heure prochaine de tirer le bilan de ce tournoi.

En attendant, s'il est vrai que le rugby commence devant, il faudrait aussi penser à préciser qu'il continue aussi derrière.

Adiu, santé et prospérité.

 

 

vendredi, 19 mars 2010

Tournoi des VI Nations 2010 : dernier Acte, France-Angleterre, un crunch qui croustille...

"Messieurs les Anglais, tirez les premiers". Il est douteux que le Lièvre et son staff donnent pareille consigne aux Bleus au moment de fouler le pré dyonisien (aujourd'hui c'est culturel : histoire de France et géographie locale).

Ont-ils besoin d'ailleurs d'être motivés ?

La double perspective de battre nos meilleurs et plus fidèles ennemis et de remporter le premier Grand Chlem sous Saint Marc (le dernier remonte à 2004, Chirac était président et Raffarin premier ministre c'est dire si ça date, anouar el) doit suffire à porter à ébullition leurs boîtes craniennes. D'ici à ce que de la vapeur d'eau s'échappe des casques, il n'y a qu'un pas que franchiront allegriously les Beefs.

Les Bleus ayant déjà gagné le Tournoi 2010, les Beefs sont projetés vers un seul objectif : les empêcher de faire le Grand Chlem. Il est comme ça le Beef, il n'aime pas bien qu'on s'amuse avec ses jouets.

Il est vrai que pour les sujets de la Queen, nous ne sommes que de vulgaires bouffeurs de grenouilles, sales, puants et arrogants, à l'haleine chargée d'un improbable mélange de gros rouge qui tâche et de pastis, alimentés à la graisse de canard par intraveineuse, tandis que de nos doigts dégoulinants on s'enfourne dans la gueule des plaques de fromages aussi odorantes que  les pieds d'un pélerin en août sur les chemins de compostelle. Pétris de ces bonnes manières, les Froggies n'aiment rien tant que planter ces mêmes doigts dans l'oeil adverse, c'est une sorte de sport national expliquant le grand nombre de borgnes en France.

Pour le Beef c'est bien simple, on ne mérite pas de vivre dans ce pays de cocagne qui devraît être leur sans ce gnome de Duguesclin et la Pucelle.

C'est donc pour nous un énorme privilège que de disputer une partie de gonfle avec les nobles inventeurs du jeu. Le moins qu'ils puissent attendre de nous c'est de ne pas leur rendre trop pénible une victoire qui leur revient naturellement.

De ce côté du Channel, le Beef est un être étrange et déconcertant, ventru et arborant fièrement un marcel aux couleurs de son club à la première température positive. Il met un point d'honneur à porter sur son head un bob assorti au marcel, ce qui lui confère une so pittoresque silhouette, sans compter le flegme avec lequel short et bermuda à la gamme chromatique relevant du secret défense tiennent sur des fesses qu'aucun regard ne peut ignorer. Les bras aussi blancs que le cul d'une nonne berrichonne mais assez nettement moins tatoués, le Beef a pour la bière une passion ancestrale que n'égale pas celle du nourrisson pour le lait maternel mais tous deux ont en commun de brailler à la seule perspective d'en être passagèrement privés.

Le Beef est un sujet d'éternel questionnement, à la moindre éclaircie sa peau devient aussi rouge que l'idée que l'on se fait de l'enfer, le plus étonnant selon toutes les observations menées à ce jour et qu'il n'en souffre visiblement pas. Ignorant des diverses formes de protection solaire au point de nommer ombrelle un parapluie, le Beef agit comme s'il faisait là une ultime concession à d'antiques cultes solaires. Cet adorateur du Grand Disque Lumineux migre annuellement vers la Méditérannée pour en faire son pédiluve.

Un seul truc sauve le Beef, sa capacité d'invention. Redevables à jamais, on lui doit entre autres le pub et la mini-jupe.

Le bilan pourrait être équilibré si au final le Beef ne nourrissait pas this horrible manie chaque soir de victoires d'entonner des airs guerriers et paillards auxquels nos oreilles délicates ne pipent que dalle. Il faut bien convenir qu'à ce moment de l'histoire des Hommes, le Beef est haïssable pour l'éternité.

Alors de grâce les gars, pour cette seule et unique raison il vous faut gagner ! Le reste (la tactique, le jeu, les joueurs, le titre, la prime, la cuite...) on s'en fout.

Bien plus qu'un match de rugby, c'est un choc de civilisations.

Composition du XV contre l'Angleterre :

Poitrenaud (Stade Toulousain) - Andreu (Castres), Bastareaud (Stade Français), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Pierre (Clermont), Nallet (Racing-Métro) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Szarzewski (Stade Français), Poux (Stade Toulousain), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Yachvili (Biarritz), Marty (Perpignan), Malzieu (Clermont)

 

 

 

jeudi, 11 mars 2010

Tournoi des VI Nations 2010 : Acte 4, France-Italie, semper invictus

Bon on ne va pas jouer à se faire peur, si le match de dimanche n'est pas une formalité, le paquet italien et singulièrement sa première ligne, sont jugés rugueux, il n'en demeure pas moins que la rencontre entre les rivaux latins est comme entre parenthèse, avant le big Crunch contre les Beefs.

S'il est vrai qu'autant de sélectionneur sommeille en autant de supporteur, il est souvent reproché de faire l'équipe à la place de... sans en avoir les titres et les qualités. Cette question de la légitimité, sur laquelle on reviendra plus tard aussi, ne doit pas être confondue avec le bon sens rugbystique.

Il ne faut pas être bien malin, le simple bon sens suffisant , pour soutenir comme on l'a fait que Pierre avait sa place (mais pas Paul et Jacques et encore moins Pierpoljak...), tout comme Bonnaire et Andreu. N'importe quel gonze qui a croisé une gonfle dans sa vie, même au réveil, et a vu deux ou trois matchs de Top 14 cette année peut arriver à cette conclusion. La preuve, même le Lièvre a fini, bien tard et les blessures aidant, par s'en rendre compte.

Par contre il ne faut pas s'attendre à ce qu'il ouvre les yeux sur Trinh Duc, là aussi on y reviendra plus tard (quel teasing...). En tout cas Montpellier (presque rélégable)  à la côte : Baïocco comme 23 ème !

Tout ça pour dire qu'à part le Trinh Duc il n'y a pas de grands motifs d'agacement quant à la compo.

Sauf peut être le rappel de Yachvili qui a au moins énervé Lolo du BO. La grave blessure de La Miche aurait pu être l'occasion (100 fois souhaitée) de l'entrée de Durand dans le groupe, une fois de plus il paie cher de ne pas être buteur. Ce qui n'est qu'une illustration supplémentaire de Trinh Duc roi du dommage collatéral, un 10 ne butant pas, situation contre la nature même du poste, limite le choix à un 9 buteur (Dupuy, Parra, Yachvili, La Miche, Elissalde et j'en passe). Comme visiblement ça ne gène personne continuons sur cette voie, et personne ne s'étonnera qu'on ne s'étonne pas que celui qui est longtemps passé pour le meilleur du monde à ce poste (Kelleher), n'a jamais occupé ce rôle de buteur. Ce qui revient en gros à dire qu'avec le Lièvre et sa lubie Trinduquesque, jamais le Bison n'aurait jamais connu les honneurs d'une sélection en Bleu. Et après on voudra me faire croire que ce type est une lumière.

Sur la compo, on peut aussi s'étonner de la titularisation de Marty. Il est vrai que l'Italie inspire le salanquais, lors de sa première cape en 2005 contre l'Italie il avait planté deux essais. Il cotoyait alors Mas, Servat, Bonnaire, Jauzion et... Yachvili. Comme quoi le Lièvre a beau essayé de nous bourrer le moue et de crier partout qu'il fait dans le neuf, il fait plutôt dans la rénovation, ce qui peut sembler naturel vu que l'ancien proprio s'appellait Laporte et qu'il avait laissé la vitrine du rugby tricolore plein de lézardes.

Pour le  reste, le 5 de devant va encore fabriquer la victoire, en troisième latte Picachu, bon contre les parigots aurait pu essuyer le banc avec son grand copain Bastareaud.

Aux ailes on est content de voir des lutins, on est moins content de voir que le rugby de gribouille continue, le Lièvre peut choisir des ailier pesant 100 bombes puis d'autres taquinant avec les 80 sans autre logique que celle déjà en vigueur sous Louis XIV, selon son bon plaisir.

Et dire que tout ça peut finir sur un Grand Chlem, en attendant n'oublions pas que c'est à la fin du marché qu'on compte les bouses.

 

Le XV de départ : Poitrenaud ; Palisson, Marty, Jauzion, Andreu ; (o) Trinh-Duc, (m) Parra ; Dusautoir (cap), Harinordoquy, Bonnaire ; Nallet, Pierre ; Mas, Servat, Domingo.

Remplaçants : Szarzewski, Poux, Chabal, Lapandry, Yachvili, Bastareaud, Malzieu.

23e homme : Baïocco

 
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