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vendredi, 30 avril 2010

Le Top 14 et moi et moi et moi : du gonflant au gonflé

Mea culpa, mea maxima culpa, un Top 14 tip top.

Ici même, en ouverture de cette saison 2009-2010 du Top 14, un penchant bien naturel pour la critique doutait du côté soi-disant relevé d'une saison un peu trop présentée comme alléchante.

Farce est de reconnaitre qu'on s'est fourré l'éponge magique dans l'oeil.

De brèves statistiques témoignent de ce "relèvement" (plus exactement resserement) : cette saison l'USAP est premier avec 17 victoires, Montauban premier non relégable en compte 10, l'an passé l'USAP comptait 20 victoires, les castrais 12ème, 7.

Cherry on the cake : les phases éliminatoires et finales s'annoncent pleines d'incertitudes et renouvelent un peu les classiques oppositions de la décennie entre le club des Cinq (les deux Stades, ASM, BO, UUUUUSAP).

Un bilan s'impose donc.

Au passif

Une première partie de championnat plutôt faible au niveau de la qualité du jeu, sauf quelques envolées lors de confrontations entre Toulouse, Perpi et Clermont. La retentissante victoire à l'extérieur des rouge et noirs chez les rouge et noirs représente la quintessence de ces matchs emmerdants où l'enjeu tue le jeu.

Pour le reste, du rentre-dedans, du défi physique physique, du drop chiasseux (dans l'ignorance des stats, l'impression est forte que jamais autant de drops ne furent tapés, tentés), du gagne-petit, du gagne terrain, de la victoire étriquée, des matchs de muerte à domicile chez les "petits" (Albi, Bourguoi, Montauban...), de la mélée écroulée, puis encore de la mélée écroulée et toujours de la mélée écroulée, de la gagne basée sur les fautes adverses, des tableaux d'affichage uniquement  nourris de pénalités...

Bref la liste est longue, mais deux dérives agacent particulièrement.

D'abord, il y a ces incessantes mélées écroulées qui transforment les piliers en tunneliers. Primo c'est dangereux, surtout pour le talon, secundo, c'est vilain à voir et hache davantage le jeu, tertio ça dénote un état d'esprit pas très joli-joli chez ceux qui en sont coupables, quarto, ça remet encore un peu plus entre les mains arbitrales la responsabilité du jeu, un coup de sifflet à droite, puis à gauche, le plus souvent les pénalités tombent au petit bonheur de la chance. Quoi qu'il en soit ça donne de belles mines de pilars jouant l'étonnement à chaque sanction.

De la rouerie (manque pas le g ) et de la comédie on en trouve ensuite avec tous ces 9 qui sur chaque ruck ou mélée brandissent leur bras et tendent le doigt tout au bout comme un golden boy surexcité à Wall Street pour bien montrer à Mossieur l'Arbitre qu'en face ça gratte, ça triche, c'est pas derrière le dernier pied, que c'est hors jeu et que ça doit prendre trois points pour que ça comprenne bien et que ça recommence pas, non mais des fois.

Ces demis de mélées qui dénoncent leurs petits camarades, qui caftent à l'arbitre, c'est vraiment fatigant et d'un pénible. Dans ce mauvais rôle, mention spéciale à Kelleher, Mignoni et Yachvili.

Enfin, à l'heure où une pilosité exubérante est un atout dans le rugby des années 2000 (Chabal), l'étonnement gagne les mirettes devant ces guiboles forgées par la gonfle aussi épilées que celles des cyclistes, espérons que l'influence des rois de la pédale, en reste là, on n'est jamais à l'abri d'une petite piqûre...

A l'actif

Décidement, le printemps est la saison préférée du rugby.

Avec le retour des beaux jours, les gonfles fleurissent sur le pré tandis que l'épiderme tire sa coloration davantage  en raison des frictions des cuirs que d'un soleil encore faiblard.

En cette fin de saison, du suspense de partout, pour les deux premières places qualificatives, pour les places européennes, pour les demis à domicile, pour la septième place éventuellement qualificative en H Cup et même pour la descente sportive, la relégation financière de Montauban étant quasiment acquise.

Ce final haletant pour faire stéréotype on le doit aux cinq gros qui sont restés au niveau, sauf le BO et les parigots, aux petits qui ont bien grandi, CO, Métro-Racing,Toulon et aux autres sauf Albi qui ont fini dans un gros mouchoir de poche (Bayonne, Bourguoin, Brive, Montauban, Montpellier).

Ces plus grandes incertitudes quant au classement final témoignent bien plus d'un niveau resseré que relevé, mais on va pas chipoter on s'est bien trompé !

Sur le plan de l'émotion et de la passion, contrat rempli pour cette saison 5 du Top 14.

Sur le plan du jeu, clairement le Top 14 peut faire mieux.

Notre rugby hexagonal peut se mettre au diaposon du rugby européen, lequel nous a offert des quarts sublimes illuminant le ciel et dégageant un horizon rugbystique obscurci par un petit Grand Chlem.

 

 

Valeo !

samedi, 10 avril 2010

Leinster 29-ASM 28 : bref fragment d'analyse

Note la plus brève de l'histoire de ce blog : BRANQUE JAMES !

 
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