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mercredi, 19 mai 2010

ASM-USAP : Retour vers le futur !

On prend (presque) les mêmes et on recommence...

Comme prévu la finale 2010 du Top 14 s'annonce comme le remake plein de promesses de la finale 2009.

Terme d'une belle saison de Top 14, la plus belle sans doute avec une demie ASM-Toulon des plus emballantes, l'heure est au bilan, que ne viendra pas troubler l'identité du vainqueur.

De quelques enseignements du Top 14 2009-2010 :

1. Du neuf avec du vieux

Comme on l'écrivait en début de saison "Parce qu'il faut bien se mouiller, le détenteur du Brennus 2010 sortira d'une autre triplette celle des finalistes 2008 et 2009 (ASM, Toulouse, USAP)".

Bien vu donc (vive l'autocongraluation), le rugby est un sport très particulier et conservateur en ce sens qu'il est très  difficile de bousculer les hiérarchies, au point qu'en 2011, un même pronostic peut s'imposer.

Formidable paradoxe de cette saison, marquée par de la nouveauté (Racing-Métro, Toulon et Castres) au prix d'importants moyens budgétaires pour certains, mais qui s'achève par un remake. Est-il justifié ?

2. Un  remake justifié ?

De toute évidence l'ASM et l'USAP méritaient d'être en finale au terme de cette saison.

La logique (USAP 1er et ASM 3ème) est presque respectée quand on se souvient que c'est sur le fil que Toulon leur a grillé la deuxième place

En demie, l'ASM a développé un jeu ambitieux grâce à un pack haut de gamme. Bien sûr les erreurs d'arbitrage existent mais elles n'enlèvent rien à la domination des jaunards qui ont été bousculés par des toulonnais attendant par deux fois d'être menés de 10 points pour envoyer du jeu...

Pour autant, l'idée selon laquelle le spectateur est condamné à des demies aussi fades et ternes qu'un albinos péroxydé a vécu.

L'enjeu qui tue le jeu, ce n'est pas une fatalité, merci d'en avoir apporté la plus éclatante des preuves !

L'USAP n'a jamais douté grâce elle aussi à un paquet d'une rare puissance, réhaussé par une grosse défense.

Là aussi la défaite des toulousains est largement imputable à une stratégie typiquement "petit bras" où Skrela montait chandelle sur chandelle. Comme illustration du jeu "à la toulousaine" on fait mieux.

Cette double confrontation n'a pas permis de lever totalement les doutes quant à la meilleure préparation possible due aux circonstances : enchaîner les matchs ou la grosse coupure ?

3. Enchaîner les matchs : bon ou pas bon pour être champion ?

La France du rugby était divisée à l'approche des demies : vaut-il mieux enchainer les matchs pour être au niveau au risque de manquer de fraîcheur ou au contraire rien ne vaut une pause de quelques semaines pour finir fort au risque de manquer de rythme ?

L'USAP a visiblement manqué de rythme en première mi-temps, le Stade a manqué d'intensité en seconde mi-temps.

L'ASM n'a pas paru émoussé de son "quart" avec le Métro, Toulon a fini fort.

Difficile donc de trancher, une chose est sûre : avec la nouvelle formule l'an prochain les mêmes questions se poseront et il y a gros à parier que l'enjeu des deux premières places donnera lieu à une grosse bataille entre les V12 du championnat..

En évitant un quart, même tranquille, le Stade aurait pu davantage envisager le doublé s'il avait fini dans les deux premiers. Avec des si..., si ma tante avait des roues ce serait un autobus...

4.  Remake ou make new ?

A quelques exceptions près (Para, Tchale-Watchou...) les acteurs de la finale seront les mêmes.

Est-ce à dire que l'issue en sera identique ?

Pas sûr.

Le petit Para a brillament gagné ses galons de cornaqueur de gros.

Mentalement les jaunards y sont et n'ont pas à endosser les lourdes fringues du favori comme l'an passé auréolés qu'ils étaient de leurs trois finales consécutives.

James n'est plus branque et a fait preuve d'un gros mental avec son drop foireux.

Leur point faible : Rougerie au centre, il monte comme un tambour sur des rails et  défend comme un vieux frigo qui prend les courants d'air.

Nalaga est devenu aussi inoffensif qu'un lapin nain castré.

Côté  Perpi, beaucoup de stabilité avec une plus grande maturité et un 5 de devant encore plus costaud.

Pour le faire court, ils sont plus forts que l'an passé. La confrontation Para-Durand prouvera sans doute qu'une place du second chez les Bleus ne relève pas de l'obsession monomaniaque.

La grosse interrogation  est tactique, Brunel va-t-il aller chercher les jaunards sur leurs points forts devant en reconduisant son pack de mammouths ou bien mettre une troisième ligne mobile (Chouly, Perez, Le Corvec, voire Britz)  pour contrer les jaunards qui jouent au large ?

De la réponse et de sa pertinence dépend le sort du match.

Autre interrogation, Porical est-il capable de sortir une grosse finale comme l'an passé, ou comme la demie contre le Stade ? En cas de réponse positive, un avenir en Bleu ne serait que mérité.

Une certitude malgré tout, on sait l'importance de l'arbitrage dans ses matchs de muerte, voilà deux matchs consécutifs qu'il est plutôt à l'avantage des jaunards, cela peut profiter aux catalans.

Au final en finale : léger avantage pour les jaunards qui ont un banc un peu plus rempli...

5. De l'importance de l'entraîneur

Depuis la belle réussite du Stade français à la charnière des années 1990-2000, avoir une équipe de mercenaires n'est plus l'insulte suprême.

Toulon, le Racing-Métro, Castres comptent dans leurs rangs de nombreux joueurs étrangers ou formés ailleurs, cela ne les pas empêchés d'avoir un esprit club. Dans la même situation, Brive ou Paris ont failli. cette saison. La différence : l'entraîneur.

Berbize, le Goret et le duo labitotraversant ont su créer un esprit de groupe, souder les combattants, donner une âme à leur équipe, bref  ils ont su bâtir une équipe de rugby. C'est à cela qu'ils doivent d'avoir réussi leur saison et c'est à cela qu'ils puisent de légitimes ambitions pour l'avenir.

6. Et demain ?

Que le ciel soit sang et or ou aux couleurs des michelins, peu importe, le champion 2010 sera un beau champion.

L'intensité de ce top 14, avec peu de matchs "lâchés" chez les petits  à la différence des années passées (il faut quand même insister sur le fait qu'Albi à gagner presque tous ces matchs à domicile contre des gros..) est le meilleur gage de réussite en H Cup.

A propos de H CUP : Allez Toulouse !!!

 

 

Commentaires

l'ASM A TOUS LES MOYENS POUR GAGNER LE BOUCLIER DE BRENUS,
seulement l'USAP DISPOSE D'UNE SOLIDE FORMATION EGALEMENT,
voici une stratégie idéale: (car l'ASM perd parfois les matches à la fin de très peu de points;)
Prendre suffisament d'avantage dès le début de la rencontre pour être au repos tranquille à la mi temps...est ce facile?

c'est comme au football lorsque tu marques 3 buts dans les 30 premières minutes...l'équipe menée ne revient pas en général.

Écrit par : OLIVER pierre | samedi, 22 mai 2010

Les commentaires sont fermés.

 
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