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lundi, 28 juin 2010

Tournée 2010 : du test match au crash test ou la saison des branlées

"Un champ de ruines", c'est ainsi que Lièvremont qualifie la piteuse tournée 2010 des Bleus dans l'hémisphère Sutt.

Il est vrai qu'après le cinglant 42-17 contre les Boks ajouté au 41-13 reçu contre les Pumas, les Bleus ont encaissé 9 essais en deux test-matchs avec plus de 80 points. Pareil bilan fait de la tournée du Lièvre et de sa bande l'une des pires qui soit, tout cela était cependant parfaitement prévisible.

Primo parce qu'on se voyait un peu trop beau après un chlem petit bras.

Segundo parce que la cuititude gouvernait les rangs bleus.

Tercio parce qu'à trois c'est mieux.

Pour le reste, c'est le classique, "c'est pas ma faute" du Lièvre et de son staff, un minable "c'est pas moi c'est eux".

Ni responsable, ni coupable, toute faute repose sur les joueurs, comme si personne ne les choisissait. L'affaire est d'autant plus grave, qu'à 3 ou 4 exceptions près (Servat, Harinordoquy, Jauzion..), les joueurs retenus forment l'ossature de l'équipe de France.

L'inénarrable Trinh Duc n'est pas là par le seul fruit du hasard ou par la seule volonté de ses voisins de table ou de ses amis sur Facebook. Il continue de pourrir les attaques troisquardesques, comme si elles avaient besoin de ça, anime autant le jeu que Danielle Gilbert la supérette du coin. Si Skrela n'avait pas chopé la cacagne l'aurait-il remplacé ?

La question mérite d'être posée à 16 mois de la Coupe du monde 2011, annonçant  peut être la fin d'une aberration que même le gentil et consensuel Midol pointe : "L'ouvreur François Trinh-Duc reste une énigme avec une qualité de passe moyenne et un jeu au pied cible des critiques". Comme cela est hypocritement tournée, le jeu au pied de Trinh Duc, formule qui a tout de l'oxymore, n'est pas jugé en soi, le Midol se contente juste de dire qu'il est critiqué. Par qui, pour quoi, ça on ne le saura pas, tout juste sa "qualité de passe moyenne" est-elle soulignée, façon élégamment hypocrite une fois de plus, de dire qu'il n'a pas de passe. Pour le faire court, Trinh Duc doit dégager au plus vite. Pour le remplacer par qui ? La réponse est secondaire, ça ne peut pas être pire.

Quoi qu'il en soit, à 16 petits mois de la Coupe du monde et depuis près de trois ans qu'il conduit le camion tricolore, Lièvremont  signe un formidable aveu avec son  "champ de ruine".

Mais n'est-ce pas lui le maître d'ouvrage ?

N'est-ce pas lui l'architecte ?

Qu'est-ce qu'il a foutu depuis tout ce temps à part faire jouer Chabal et Martin en seconde pompe, sélectionner d'improbables montpelliérains, "découvrir" des piliers de bal musette (Boyoud, Brugnault et Faure), rappeler Marconnet, Marty et cette pipe de Rougerie, inventer le Chimbonda de l'année (en 2008 Oueadrogo, en 2009 Puricelli et en 2010 Lauret) et pour finir permettre à Poux de dépasser le cap des 30 sélections ! Quant au fond de jeu, après le nimportnawak des tournois 2008-2009 qui  voulait renouer avec un mythique rugby champagne, alors qu'il s'agissait d'un tout petit mousseux fait de relances stériles et de pack en papier mâché tournant le dos à la conquête et montrant un cul laiteux à l'adversaire, le tournoi 2010 uniquement basé sur la mêlée a accouché d'une tournée low cost à deux balles. A ce prix là, même en Auvergne on remet la sienne...

Depuis sa nomination en 2007, les talents de bâtisseur du Lièvre n'apparaissent pas comme la chose la plus évidente du monde, s'il se sent aujourd'hui pousser une âme d'archéologue, on va vite passer du champ de ruine aux catacombes, le XV de France va rapidement ressembler à une nécropole.

La voie est de nouveau tracée pour  le rugby de gribouille.

Souvent placée dans la colonne actif des tricolores, la défense en France ne désigne plus qu'un quartier d'affaires à l'ouest de Paris. Quant à l'attaque, c'est l'autre mot moins obscur pour désigner un AVC.

L'équipe de France, déjà hémiplégique, est maintenant sous respiration artificielle, avec malheureusement à son chevet un brave médecin de campagne quand il faudrait un grand spécialiste.

Le sketch va continuer avec des hauts et des bas jusqu'à l'automne 2011.

En attendant si on veut voir un peu de gonfle cet été qui ne ressemble pas à du beach rugby on pourra toujours lorgner du côté des Tri-nations.

Adiu et prospérité.

 

15:42 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 23 juin 2010

Roselyne et les lions

-Et après ?????

-C'est juste le titre qui m'amuse...

dimanche, 20 juin 2010

Ribéry, Evra et les autres : les derniers gaullistes ?

Comme visiblement tout le monde ou à presque suit avec autant de passion la tournée du XV de France dans l'hémisphère Sud qu'un concert d'Alain Barrière, jetons un coup d'oeil aux antipodes pour causer foot, ou plutôt de toute autre chose que de sport, puisque visiblement il est question de toute autre chose que de sport.

Depuis deux ou trois jours impossible d'allumer sa TV, sa radio, d'ouvrir un journal sans tomber sur les 70 ans de l'appel lancé le 18 juin par le Général De Gaulle et sur la saga Africa des footeux de l'équipe de France. La relation n'est jamais faite entre les deux, elle saute pourtant aux yeux comme une bite au cul. Je sais cette fin de phrase dénote un certain relâchement dans le style, mais comment ne pas s'aligner sur le seul quotidien sportif de France.

Saluons donc cette équipe comme elle le mérite, elle est composée de ceux qui, comme leur lointain prédécesseur, sont les seuls capables d'avoir osé dire ce joli mot : NON !

Non, à un entraineur aussi entrainant qu'une ritournelle de Chantal Goya, non à un encadrement qui n'encadre pas plus qu'un sous-verre ébréché, non à une fédération qui ne fédère pas grand chose, non aux médias qui médisent, non plus largement à un système sportif qui vit ses dernières heures. Sans compter que tout ces footeux l'ont sans doute eu mauvaise d'apprendre à l'autre bout du monde qu'ils devraient continuer de pousser la citrouille jusqu'à 62 ans... Ils ne sont pas seulement comme aurait pu l'écrire P. Muray des mutins de Panurge.

C'est évidemment un peu suprenant que l'avant-garde du progrès prolétarien, que les révolutionnaires d'aujourd'hui soient des types surpayés en raison de leur habilité des pieds (et parfois de la tête), supérieure à la moyenne. Mais après tout, n'est-ce pas là le signe paroxystique de la modernité bling bling ?

Après avoir tenté de dissimuler leur refus de faire bien ce qu'ils sont censés faire, à savoir jouer au foot, Ribéry, Evra et les autres ont décidé de refuser de s'entraîner.

Bravo les gars  pour cet acte de bravoure qui devraient inspirer tous ceux qui ne supportent plus leurs cadres incompétents, leurs patrons se payant sur la bête et plus largement un travail aliénant.

Oui à la grève la plus médiatisée de l'histoire sociale, oui à l'autogestion des moyens de production, oui à la Révolution totale.

Les footeux qui pour une fois ne sont pas manchots nous montrent la voie, suivons-les !

Hasta la victoria siempre...

20:29 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3)

mercredi, 16 juin 2010

Boks-France : 42-17 what else ?

42-17 Pareil score à un nom : une branlée.

Si tout le monde s'accorde sur la chose, que faut-il en passer ?

Pas grand chose, ce qui est déjà pas si mal.

Pour commencer, il ne faut pas exagérer la défaite subie par 15 gonzes ayant presque tous atteints leurs objectifs en cette fin de saison qui n'en finit plus, qui champions d'Europe ou de France. Après cela se remotiver pour bouger de la viande bok quand la cuititude frappe, c'est comme envisager une conversation raisonnable avec un pilard, autrement dit mission impossible.

Que le Lièvre et son staff n'aient pas vu ou voulu voir cela est désolant.

Ce qui est plus inquiétant c'est une comparaison entre les deux test, celui de novembre et celui de juin. En novembre, il faut une équipe de France remontée comme un coucou helvétique, super agressive et au top de sa forme pour battre des Boks diminués par 7 petits points d'écart, inversement face à des tricolores délavés, les Boks leur passent sans véritablement forcer 40 points.

Pour poursuivre, la force des Bleus a résidé durant le tournoi 2010 dans sa mêlée en particulier et dans sa conquête en général. Cette équipe comme on sait hémiplégique devient quadriplégique (si si ça existe) dès lors qu'elle est battue sur ce secteur. En mêlée fermée, elle fit quasiment jeu égal, en revanche sur les phases de rucks et en touche, ce fut pire que tout, passons sur les rucks, la cuititude n'aide pas, mais les touches, ça se bosse un minimum, on se serait cru à la fête du lancer de Pizza organisée chaque été à Naples par Marco et Polo. Swarzeski, vaillant au demeurant a vu tout ses lancers contrés, y a un moment où la tête ça sert pas qu'à porter la perruque de Dalida.

Comme il fallait s'y attendre, la charnière gatée pourrie par les Gros lors du Tournoi a cru que ça durerait toute la vie, bref un raisonnement typique d'enfant gâté. Privée de cadeaux elle a montré son vrai visage : l'alliance stérile entre Plic et Ploc. Plic a quand même voulu la ramener, ce couillon voulant jouer vite une pénalité  à commis un bel en-avant. Voilà la seule action d'éclat d'un Parra trop vite encensé

Quant à Trinh Duc, lequel a visiblement enfumé le Lièvre et sa bande comme un saucisson de montagne au point de paraître comme un titulaire indiscutable, au risque de le répéter, c'est un gros nullard. Contre les Boks il a été ni plus ni moins transparent que d'habitude, ni plus ni moins bon que d'habitude, il a eu simplement moins de ballons que d'habitude. Il a quand même démontré sa grande science du jeu en gachant une énorme occasion d'essai sur une passe que même Steevie Wonder intercepte. Cependant, il semblerait que Trinh Duc ne soit plus dans ses petits papiers. "Adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré".

Orphelins de ces gros, l'équipe de France est apparue pour ce qu'elle est : une équipe moyenne de l'hémisphère nord. Après cela imaginer une victoire en 2011 chez les Blacks, revient à espèrer une retraite bien méritée à 59 ans et demi...

Chez les gazelles, l'addition est salée, le salanquais Marty, s'est cru à un tournoi de beach rugby à Canet, une passe pourrie : essai. Son compére de l'USAP, Mermoz, rêve qu'il fait un placage : essai. Pas sûr qu'on renvoie la paire de centre catalane en Bleu avant longtemps. A l'arrière Poitrenaud a cru qu'il avait Albi en face, et qu'il pouvait faire ses relances tout seul, tchic-tchac, ni vu ni connu, comment que je t'embrouille. A la rigueur ça peut passer contre des Irlandais bas de plafond, là clairement ça a fait pschiiiiiiittttt.

Pour finir, faut-il brûler ce Quinze ?

Fou est celui qui le pense,

Fou est celui qui le voyait sur le toit du monde pour avoir chlemé.

Une fois de plus le Grand Chlem 2010 doit être ramené à sa juste proportion, la France grâce au meilleur pack du Tournoi a battu des équipes européennes veillissantes, en reconstruction, hésitantes dans leur jeu ou traditionnellement faiblardes.

Bref les Bleus ont battu les équipes européennes de milieu tableau, qui comme la France ont mangé chaud dans le Sud (Blacks-Irlande 66-28, Wallabies-Beefs 27-17), mais elle est bien loin du haut du tableau (Black, Boks, Wallabies).

Faut dire que celui qui tient le pinceau, le Lièvre est loin d'être le mieux qualifié pour être élu artiste de l'année.

C'est quand même lui qui choisit les tubes et les couleurs depuis trois ans, s'il rend une toile de gribouille, c'est petit de s'en prendre au chevalet, à la toile ou au fabriquant de pinceau.

Sur ces considérations artistiques : Adiu !

 

 

19:07 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 09 juin 2010

Avant Boks-France : le "Chimbonda" de la tournée 2010

Si l'Afrique du Sud attire tous les regards en ce début de mois de juin, c'est davantage pour des raisons touchant au foot, au fric et à la frime que pour tout ce qui peut graviter autour d'un ballon pas rond.

Pourtant le Lièvre et sa bande font du mieux (ce qui n'est jamais beaucoup) qui peuvent en recourrant à la vieille ficelle du "Chimbonda".

Petit rappel aux puristes ignorant tout de la vie merveilleuse des manchots, en 2006, Domenech a retenu pour la Coupe du monde un joueur que personne n'attendait : Pascal Chimbonda, qui a joué selon sa fiche wikipédia 2 mn. Depuis "Chimbonda" est au choix d'un joueur ce qu'une Panenka est à un pénalty, entre le merveilleux et l'improbable.

Le Lièvre fait plus fort, non seulement il fait une "Chimbonda" en retenant Lauret, mais en plus il le titularise d'entrée. Comme souvent on hésite entre saluer l'audace ou blémir devant le foutage de gueule. Déjà lors de la tournée 2009, le "Chimbonda" de l'époque s'appelait  Puricelli, et chacun depuis a pu vérifier en 2009-2010 l'excellente saison qu'il a fait avec Bayonne.

Si tu as bien tout compris on peut dire de Oueadrogo qu'il est un "Chimbonda" récurrent...

Pour en revenir à Lauret, son entrée chez les Bleus a obligé le spectateur de la finale Toulouse-Biarritz à jeter un oeil plus aiguisé sur sa prestation. On a ainsi pu constater que Bouilhou avait un Lauret dans chaque jambe. L'erreur de casting est d'autant plus grande que l'an passé au stadium Picamoles avait fait son meilleur match en bleu, sa puissance ayant été très précieuse contre les Boks. En l'absence de Servat, qui pour franchir au près devant ? Nobody !

Pour le reste, le Lièvre et son staff font dans le traditionnel avec poutres apparentes. Seulement les héros sont fatigués, avec une équipe composée de 4 Clermontois, de 3 usapistes, de  4 toulousains et d'un biarrot (Chimbonda donc), on se retrouve avec 12 joueurs ayant eu une saison particulièrement longue, la plupart éprouvés par d'intenses phases finales que ce soit en championnat ou en H Cup. Nallet a beaucoup donné cette saison, Szarzewski un peu moins, quant à Trinh-Duc, il sera fatigué quand il jouera véritablement, du coup c'est le moins émoussé de tous.

Pour les remplaçants, les mêmes grands clubs sont mis à contribution avec désormais en plus l'unique et habituel représentant du CO (Andreu)

Dans ces conditions, inutile de dire que la principale crainte est de voir samedi, 15 gonzes complétement cuits se faire marcher sur la gueule par des Boks revanchards, ayant répété leurs gammes il y a une semaine face à de vaillants mais impuissants gallois.

La crainte vaut pronostic.

Bien sûr la critique est aisée et l'art difficile, mais à un an de la coupe du monde on se retrouve une fois de plus avec une tournée tronquée, pas parce que les meilleurs ne sont pas là cette fois-ci, mais bien parce qu'ils y sont (presque tous), avec tout ce que ça implique comme "cuitude".

Les tournées tronquées j'aime pas ça, du coup je remets pas la mienne.

 

La compo du match Boks-Bleus du 12 juin  (14 h)

L'équipe : Poitrenaud ; Clerc, Marty, Mermoz, Rougerie ; (o) Trinh-Duc, (m) Parra ; Lauret, Bonnaire, Dusautoir (cap.) ; Millo-Chluski, Nallet ;

Mas, Szarzewski, Domingo.

Remplaçants : Guirado, Poux, Pierre, Picamoles, Yachvili, Skrela, Andreu.

 

 
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