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dimanche, 28 novembre 2010

Raclée d'automne : France 16 - Australie 59

On a toujours tort d'avoir raison trop tôt.

Ami, désormais lorsque dans la même phrase tu liras ou entendras, équipe de France et champion du monde de rugby, au mieux tu auras à faire à un farceur au pire à un escroc, voire aux deux.

Au moins, c'est clair après le 39-12 encaissé l'an dernier face aux Blacks, l'historique 59 à 16 de ce funeste 27 novembre a souligné l'écart existant entre les prétendants au trône ovale. Face à deux nations majeures du Sud, chaque fois l'équipe de France a paru si dépassée que ce n'est pas la peine d'y penser. Pour comprendre ce futur certain un long retour sur le passé va s'imposer.

Avant de le conduire quelques brèves considérations.

1. Le rugby commence devant, il y finit aussi

Le rugby commence devant.

Pour l'avoir oublié à leurs débuts, le Lièvre et son staff connurent deux années difficiles, mais incapables visiblement de poursuivre deux idées en même temps, désormais le rugby commence bien devant mais il s'arrête là et descend au 9. En gros il commence et finit devant.

Contre l'Australie, on a pu voir jusqu'à la caricature l'hémiplégie des Bleus de France, marquant leur seul essai du match sur mêlée...sans que la gonfle n'en sorte.

Le Lièvre et son staff font tout à l'envers, prônent un jeu débridé et en oublient les fondamentaux.

Ils reviennent aux fondamentaux et en oublient le jeu.

Après tout le monde pourra s'espanter devant notre superbesimulateur de mêlée ; il n'est que temps d'inventer la machine qui permette de marquer des essais qui ne soit pas à zéro passe, j'ai déjà un nom : simulateur de french flair !

2. Le jeu : évitement et french flair

Chabal à raison de dire que le French flair est dépassé, c'est un truc pour les touristes du rugby comme Montmartre, le béret et la baguette sous le bras, so typical certes, mais renvoyant à un passé mythifié.

Ce qui n'empêche pas les autres équipes d'avoir du flair et de sentir la rouquine à 100 lieues à la ronde.

Contre les Blacks, l'an passé à Marseille, plusieurs idées reçues avaient rejoint le néant dont la vacuité française les en avait tiré. Face à l'Australie  trois idées reçues ont pris du plomb dans l'aile comme on aime à le dire chez Père Dodu.

-évitement vs rentre-dedans

l'Australie pratique habituellement du rentre-dedans derrière, pourtant contre les Bleus, quel éblouissement de voir cette vivacité derrière, cette rapidité d'exécution, cette continuité dans le jeu.

Parce que l'équipe de France n'arrive pas à pratiquer un tel jeu on nous bourre le mou avec des formules du type : Dans le rugby pro, la qualité première est l affrontement, prendre le centre du terrain etc.

Foutaises!

Et on peut l'avoir d'autant plus amère que non seulement un jeu chatoyant est possible, mais surtout l'Australie a apporté la cinglante preuve au clown triste qu'en moins de deux ans, une équipe peut radicalement changer de style de jeu au niveau international tout en gagnant en efficacité.

-essai en première main quasi-impossible au niveau international

Sans commentaire, ou si peu. Là encore c'est pas parce qu'on n'arrive pas à le faire que c'est impossible, les Blacks et l'Australie le font régulièrement et parfaitement (qui se souvient d'avoir vu une combinaison derrière ces 10 dernières années ?).

-défi physique

Régulièrement face aux nations du Suttt, les français rendaient kilos et centimètres, ne s'est plus vrai depuis en gros 2007.

Lors de ce sombre match, Traille, Jauzion et Rougerie affichaient des mensurations bien supérieures à leur vis à vis, on connaît la suite.

3. Qu'avait de plus l'Australie ?

Une mêlée supérieure à la notre : non

Une troisième ligne franchissant la ligne d'avantage : oui

Une charnière habituée à jouer ensemble : oui

Une charnière digne de ce nom, pesant sur l'orientation, prenant l'initiative, inventive et inspirée : oui

Des trois-quarts rapides, incisifs et dynamiques : oui

Une équipe composée de joueurs explosifs avançant à chaque impact : oui

Aux mêmes questions pour la France faire une réponse inverse.

4. Les responsables : le Lièvre et son staff

La responsabilité de cette faillite unique en incombe au Lièvre et à son staff, dépassant la débacle de 1997 face aux Boks (10-52). Il est vrai qu'en juin 2007 une équipe de France avait pris 61-10 face aux Blacks, mais il s'agissait d'une équipe bis. Ce qui 'n'était pas le cas face à l'Australie.

On va ressortir, les habituelles excuses aussi bidons que bidendum :

pour commencer en France le niveau de jeu est pas assez élevé en TOP 14.

Ah bon, je croyais que c'était le meilleur championnat du monde, attirant les meilleurs joueus étrangers, avec des clubs dominant la H CUP.

Parfois on a l'inverse : les joueurs préférent se consacrer au TOP 14

ensuite, on est une équipe en phase de construction

Celle là on la connait bien, elle est utilisée en gros depuis 2007, sauf que là aussi ça coince après le grand chlem de 2010, vendu comme la preuve que ayé les grands travaux sont finis.

dans le même genre existe aussi :  la préparation n'a pas été facile

C'est vrai que trois semaines pour composer une équipe, tout en essayant de nouveaux joueurs et en rappelant d'anciens, c'est un peu juste. Mais la faute à qui ?

Le Lièvre n'avait qu'à se concentrer sur le groupe du Grand Chlem en effectuant au besoin des changements dictés par les blessures.

De toute façon nos adversaires n'ont pas été dans de meilleures conditions de préparation.

enfin, à utiliser après de mémorables roustes que jamais n'effacent les troubles liés à Alzheimer, il y a l'incompréhension absolue

Le Lièvre est pas mal dans cette catégorie, il prend à chaque fois un air de Droopy pour dire : là je comprends pas, c'est irrationnel, hallucinant, qu'est-ce qui s'est passé dans la tête des joueurs, comment a-t-on pu en arriver là etc.

On va lui expliquer nous ce qui s'est passé : à sélectionneur incompétent, joueurs déboussolés et grosse branlée.

Au moins échappera-t-on cette fois à l'excuse bidon number one de la défaite : on est en fin de saison, on est fatigué, on a trop de match dans l'année etc.

Au terme de cette historique défaite l'Australie finissait sa saison quand la France en est au premier tiers.

Après l'excuse bidon bidonnante vient la petite lueur d'espoir prononcée en général par un sage (Servat, Jauzion, Nallet...) : on sait le chemin qui nous reste à parcourir pour se rapprocher des meilleurs et travailler en ce sens.

L'écart se creuse le plus souvent parce que travailler plus avec les mêmes incompétents, selon les mêmes méthodes en bois, c'est travailler plus mal et au final être pire. Sinon, il y a bien longtemps qu'on serait au moins au niveau des meilleurs.

Quand le camion va droit dans le mur, on n'accuse pas la marchandise transportée, mais le chauffeur.

Kicéki a les clés du camion : le Lièvre et son staff.

Ont-ils le permis ?

Je vous laisse deviner la réponse qui nous occupera prochainement.

Pour les pressés de savoir, de quoi accouchera cette gigantesque dérouillée, là aussi la réponse est simple : rien.

Déjà après la raclée face aux Blacks et la minable tournée de juin le Lièvre était content de lui, ça va continuer comme ça jusqu'en septembre 2011, on a pas fini de trouver le temps long.

Adiu

 

vendredi, 26 novembre 2010

En attendant France-Australie : en novembre couvre ton membre...(3)

Enjoy your meal

Bon appétit messieurs les français : le plat de résistance arrive enfin !

Contre l'une des nations majeures du rugby mondial, les Bleus vont pouvoir s'étalonner comme aime à le dire Sylvester (Sylvester s'étalonne ah ah).

D'autant qu'à deux ou 3 joueurs près (Giteau est sur le banc), l'Australie présente à peu près la même équipe que celle que les Beefs ont affronté et ont battu (35-18).

Si bien que non seulement le sort final nous renseignera sur la valeur des Bleux face aux Wallabies, mais aussi par transitivité (toto est plus grand que jojo, jojo est plus grand que zozo, donc toto est plus grand que zozo) sur le niveau des Bleus face aux Beefs.

Une fois de plus, c'est après la foire, kon comptera les bouses.

On peut quand même dire qu'en cas de défaite toute ambition d'être champion du monde s'évaporera. Après ce que diront les uns et les autres à ce sujet ne sera que fumée de l'illusion, vapeurs de rêve et piège à con.

L'éventualité de finir sur une note négative n'est pas mince pour au moins trois raisons :

1. Les australiens possédent un 8 de devant autrement plus puissant et dynamique que les argentins.

2. Les autraliens pratiquent depuis quelques mois un rugby très offensif  avec de jeunes trois-quart alliant vitesse et puissance, ça va nous changer des trois-quarts argentins (Rougerie peut finir à poil habillé d'un seul nez de clown).

3. La France éprouve les pires difficultés à gagner face à l'Australie, dernière équipe à avoir réussi à battre les Blacks, on peut d'ailleurs raisonnablement penser que les Wallabies sont à l'étage juste en dessous de la montagne toute noire et quant l'équipe de France est tout simplement juste un peu juste.

Pour risquer un pronostic : "on va paumer, on va paumer..."

Quoi qu'il en soit, ce serait pas mal si on pouvait enfin voir un peu de jeu à l'heure de s'acquitter en toute loyauté fiscale du paiement de la redevance TV.

Les équipes

Pour la France :

Porical (Perpignan) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Traille (Biarritz), (m) Parra (Clermont) - Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Schuster (Perpignan), Thion (Biarritz), Bonnaire (Clermont), Yachvili (Biarritz), Estebanez (Brive), Andreu (Castres)

23e homme: Luc Ducalcon (Castres)

Pour l'Australie :

15-Kurtley Beale, 14-James O'Connor, 13-Adam Ashley-Cooper, 12-Berrick Barnes, 11-Drew Mitchell, 10-Quade Cooper, 9-Will Genia, 8-Ben McCalman, 7-David Pocock, 6-Rocky Elsom (cap), 5-Nathan Sharpe, 4-Rob Simmons, 3-Ben Alexander, 2-Stephen Moore, 1-James Slipper

Remplaçants: 16-Tatafu Polota-Nau, 17-Benn Robinson, 18-Mark Chisholm 19-Scott Higginbotham, 20-Luke Burgess, 21-Matt Giteau, 22-Lachie Turner

 

 

 

mardi, 23 novembre 2010

Il est pas chou le chouchou : premières fissures dans la maison bleue accrochée au-dessus du vide (II)

On savait Ouedraogo plus à l'aise à jongler avec les pastèques qu'avec une gonfle, on découvre un peu effaré qu'en plus il a le melon.

Episode II

Il est pas chou le chouchou

Ouedraogo sautait comme un cabri à l'idée de pouvoir jouer à la maison en Bleu, d'autant plus qu'au départ le match devait avoir lieu à Lyon.

Seulement, il reste comme instant de joie à notre clown triste de composer l'équipe, comme les moments de se marrer se font rares, il en use et abuse  en choisissant parfois n'importe qui (Rougerie, Trinh Duc...) et surtout en retardant le moment où il devra définitivement arrêter son choix. De ce point de vue la tournée d'automne est très éclairante avec le rappel des anciens et la venue de nouveaux.

Décidant pour une fois de composer une équipe avec une troisième ligne digne de ce nom, forcément Ouedraogo reste à la maison, mais vraiment à la maison, chez lui en tong ou au stade avec des souliers vernis, ce qui ne change pas grand chose à la situation du bougre.

Le problème avec le chouchou c'est qu'il est compliqué de lui expliquer qu'il ne l'est plus, tant il devait sa position antérieure à l'air du temps, changeant comme il se doit.

Du coup, le chouchou habitué à être chouchou assure mal le coup et le chouchou de faire un truc ni chou ni cool, il râle :

"Au début, j'étais un peu K.-O. Ça m'a fait bizarre de le savoir avant le match (contre les Fidji) samedi matin. J'étais seul avec Marc (Lièvremont). Ce fut très court. Il n'y a pas eu beaucoup d'explication (...)

Un peu de lucidité chez le chouchou quand même :

J'ai l'impression que, dès que le niveau monte, le staff ne me fait pas confiance"

C'est sûr que déjà quand le niveau n'est pas bien terrible, les carences du chouchou sautent aux yeux comme un morback opubi, dès qu'il monte le chouchou prend le chemin inverse et descend, descend, descend...jusqu'à toucher le fond.

Le Lièvre après avoir péniblement colmaté les brêches consécutives au Coup de Blanco, reprend sa truelle et traite le chouchou de chouchou ou pas loin quand il précise :

"C'est normal qu'il soit déçu, mais cela s'apparente à un caprice d'enfant gâté."

Une fois de plus, il n'a pas tort le Lièvre, c'est bien un caprice d'enfant gâté, mais kicéki l'a gâté l'enfant ? Le Lièvre évidemment !

Qu'il précise :

"Les déclarations de Fulgence ? Je ne les ai pas très bien prises. Je me suis chargé de le dire à l'intéressé"

A la vérité on s'en fout au moins autant que de notre premier placage raté des états d'âme du clown triste et de son chouchou gâté pourri.

Comme le dirait Marc, le moment est venu de siffler la fin de "la cours de récréation".

Aussi on pouvait s'attendre à ce qu'il mette Ouedraogo au frigo pendant quelques matchs pour montrer qui était le chef.

Ebé non pas du tout, c'est le bon soldat Bonnaire (Du Bo, du Bon, Du Bonnaire), qui a toujours fermé sa bouche qui fait les frais de l'opération vu que le Lièvre n'a pas pu s'empècher de reprendre le chouchou contre l'Australie.

Composition du XV de France qui va affronter l'Australie :

Porical (Perpignan) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Traille (Biarritz), (m) Parra (Clermont) - Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Schuster (Perpignan), Thion (Biarritz), Bonnaire (Clermont), Yachvili (Biarritz), Estebanez (Brive), Andreu (Castres)

23e homme: Luc Ducalcon (Castres)

 

dimanche, 21 novembre 2010

Tournée d'automne France 2 - Hémisphère du Sut 0

Qui peut prétendre que face à l'Argentine seule la victoire est belle ?

En match d'ouverture de la Coupe du monde ou pour l'accessit du match pour la troisième place, certainement !

Lors d'une palichonne tournée d'automne pas sûr.

C'est quand même fou ce qu'on peut s'emmerder devant son poste en ce moment alors que - Ô comble des combles - le Lièvre et son staff s'étaient faits les hérauts du retour au beau jeu...

Contre les Pumas, rien de bien neuf et de bien excitant à se mettre sous les quenottes que ce soit devant ou derrière :

DEVANT

1. La force des Bleus réside dans son pack, si face à une première ligne vieillissante, le pack français a enclenché la marche avant, il a éprouvé les plus grandes peines à le contenir lors des phases dynamiques, avec un nombre important de ballons perdus. Ce constat est d'autant plus pénible qu'à une ou deux exceptions près, les huit joueurs alignés sont les meilleurs, on n'a rien de mieux en stock.

2. Comme lors du tournoi 2010, dont le Grand Chlem est décidément l'arbre qui cache la forêt vermoulue, le score des Bleus s'est nourri de la domination française en mêlée fermée et de l'indiscipline adverse, ici argentine, en mêlée ouverte.

DERRIERE

1. Le cas Rougerie, quoi qu'on pense du joueur, force est de lui reconnaître une grande lucidité.

Dans le poste après avoir appris qu'il était "Talent d'or" (le jour où cette farce cessera je mettrai peut être mon compte à la Société Générale), il a avoué qu'il était "surpris", la poilade était bien au rendez-vous.

Surpris, on le serait à moins, faisant preuve d'un jeu au pied bizarre, perdant de rares autant que précieux ballons d'attaque au contact, face à une ligne d'attaque moyenne, Rougerie n'a guère brillé, mais il est vrai qu'on l'a vu. Par contre son voisin au centre...

2. Les cas Traille-Jauzion

Au début des années 2000, la paire de centre du futur, puissant et complémentaire s'incarnait dans le duo Traille-Jauzion.

Près de dix ans après - dix ans quand même ! - on les retrouve côté à côté.

Sauf que le premier est en 10, placement ô combien étrange.

Soit Traille (essai en anglais) n'a rien perdu de son tranchant d'antan, pourquoi alors ne pas reconstruire une paire historique avec Jauzion ?

Soit Traille a baissé, expliquant sa mise à l'écart au centre mais alors pourquoi le faire jouer à l'ouverture, poste plus exposé que celui de centre et nécessitant vitesse et vivacité ?

Malgré toute ses qualités, vitesse et vivacité ne sont pas les premières vertus à laquelle on pense quand on parle de Traille (par contre La Miche...).

Du coup évidemment derrière ça va à 2 à l'heure et par temps froid, les ailiers peuvent allumer des braseros, ils ne risquent pas d'être dérangés, s'il vous reste quelques chataignes, ils seront sûrement preneurs

Et puis il y a la cas Jauzion.

Le sénateur toulousain peut nous proposer du rouge primeur certes pas cher, mais pas très bon (ça reste du vin du Tar),  c'est pas la première chose qu'on attend de lui. D'ailleurs qu'a-t-on exactement de lui ?

En Bleu, il faut une sacrée mémoire pour  louer ses prestations, même contre les Blacks en 2007 il fait une passe en-avant à La Miche sur l'essai de la gagne.

Sélectionné en 2003, puis 2007, il va l'être en 2011. Le coeur de l'attaque française sera-t-il capable de réussir là où il a échoué deux fois ? Le poids des années est un élément clair de réponse.

Pour la faire courte que vont apporter de plus Traille et Jauzion ?

Contre l'Argentine la réponse était farpaitement claire : rien !

Pour finir une interrogation, comment dire... financière.

C'est non seulement risqué de changer de charnière à 5 minutes de la fin ou d'arrière à 1 minute de la même fin mais n'apporte aucun élément digne d'appréciation sur lesdits joueurs entrants, alors quel est l'intérêt de la manoeuvre ?

Permettre aux joueurs entrés de toucher la prime de la victoire ou tous ceux sur la feuille l'a touchent ?

Si quelqu'un a la réponse, j'achète.

VOUS LISEZ JUSQU'AU BOUT OU FAUT QUE JE REPETE MA QUESTION ?

Prochainement : Oueadrogo, le chouchou.

 

 

vendredi, 19 novembre 2010

Le coup de Blanco au Lièvre : premières fissures dans la maison bleue accrochée au-dessus du vide (I)

Parce que la réalité est bien plus forte que la fiction, la maison bleue commence à se fissurer de toutes parts.

Il est vrai que l'amateur de gonfle tricolore depuis 2007, comme soeur Anne, ne voit rien venir, que le Lièvre qui merdoie et le Sut qui foudroie.

Du coup il s'agace et pas qu'ici.

Episode I

Un coup de Blanco : le Lièvre est un clown triste

Voilà quelques petites semaines, sur RMC, la radio qui pique et qui tâche, Blanco affirmait :

"L'entraîneur de l'équipe de France doit avoir envie d'être champion du monde. On peut être champion du monde. S'il pleure un an avant la parce qu'il n'a pas les moyens. (…) Comment va-t-il sélectionner des joueurs qui sauront qu'il n'est plus là après le Mondial ? S'il n'a pas envie de faire la Coupe du monde il s'en va. On n'est pas le football ! Dans un cirque, si le clown est triste, c’est tout le cirque qui est triste".

Déjà c'est pas très gentil de comparer l'équipe de France à un cirque et si j'avais écrit que le Lièvre est un clown triste, le lecteur bien intentionné aurait encore trouvé qu'une certaine exagération caratérise ces colonnes. Quand c'est le beau Serge, génie du rugby des années 80 et grand boss du rugby pro qui le dit, évidemment personne ne moufte. Sauf bien sûr le principal intéressé : le Lièvre.

Le susdit a répondu : "Il y a beaucoup de choses dans les critiques dont je suis la cible qui ne sont absolument pas constructives, qui ne sont là que pour relancer une forme de polémique, qui sont là pour systématiquement déformer mes propos, ou les sortir du contexte, que ça en devient complètement ridicule. Ce sont des débats de cours de récréation, donc évidemment que ça m'agace sur le coup, mais j'ai le sentiment que ça me rend plus fort pour le reste. »

Passons sur la syntaxe bancale du Lièvre (confondant cours de récréation et cours d'école et sur le journaliste inculte qui confond cour et cours, a-t-il au moins été à l'école, bref la cour d'école accueille la récréation après les cours, mais ne sert pas qu'à ça) pour retenir que le clown triste est nietzschéen : tout ce qui ne tue pas rend plus fort.

Ouais, bof, faut voir...

Prendre des raclées aux quatres coins de l'hémisphère Sut, est-ce que ça rend plus fort ?

Depuis le temps que l'Italie et l'Ecosse prennent des peignées, ils devraient être depuis longtemps champions du monde si on suit scrupuleusement la philosophie du Lièvre.

Mieux vaut remonter à l'origine de la bisbille qu'à ses prolongements. Au départ, il y a cette phrase du Lièvre :

« Même s’il y a eu des avancées, l’équipe de France est tout sauf la priorité du rugby français. J’éprouve une forme de frustration par rapport à ça.

Si de nombreux commentaires ont fleuri ici et là comme roses au milieu du fumier au sujet de cette polémique, personne n'a vu que le Lièvre avait non seulement raison mais qu'il apportait la preuve ABSOLUE de ce qu'il rapporte :

Hé bé oui, Marc t'as vu juste, les Bleus ne sont pas la priorité du rugby bleu, blanc, rouge, la preuve... c'est que t'as été choisi comme sélectionneur !

Si jamais l'équipe de France avait été une priorité, la Fédé n'aurait jamais confié le poste à un entraineur de Pro D2 à l'expérience limité, n'ayant jamais fait ses preuves au plus haut niveau et n'ayant pas laissé un grand souvenir en équipe de France.

Un cador du coaching, un aigle de la gonfle, un grand manitou des vestiaires aurait été choisi, pas un second couteau de seconde zone entrainant un club de seconde division...

Faut te faire une raison mon gars, t'as précisément été choisi parce que l'équipe de France n'est pas une priorité.

Dur non !

Console-toi le triste, ya pire t'aurais pu rester à Dax et redescendre en Pro D2 pour y végéter pendant que ton frangin te narguerait à l'étage supérieur à Bayonne.

 

mardi, 16 novembre 2010

En attendant France-Argentine : le temps agité de la Mosson

Le Puma a pris la fâcheuse habitude de planter ses crocs acérés (66) dans la frèle carcasse du coq tricolore.

Dans ces conditions, sans trop d'exagération on relèvera que le rugby argentin suscite la revanche comme la nuée porte l'orage.

En cet automne à Montpellier, le temps de la Mosson est venu. Le Lièvre et son staff sont prévenus, le choc sera rude devant. Et pour une fois, tout finit par arriver, on est forcé de constater (comme me l'a justement dit l'huissier juste avant de partir avec ma télé écran plat sous le bras) concernant la composition du pack comme dans les Chiffres et les lettres : Pas mieux !

Bon, il est toujours possible de chipoter ici ou là, un pénible dans le genre de Thion ne serait pas dépaysé face à l'un des paquets les plus pénibles de la Terre ovale. Quant à "houououou-Chabal" il ne tiendra sûrement pas 80 minutes, mais au moins le Lièvre a enfin pigé une équation pas bien dure : Chabal = 8

Harinoroquy paye sûrement de s'être un brin emmêlé les pinceaux contre les Fidji, en même temps il ne joue pas souvent 8 au BO, quand on vous dit que la polyvalence a ses limites...

Derrière en revanche ça flotte et ça va flotter. Pour commencer l'équipe de France est toujours à la recherche désespérée d'un 10, pas d'un fifrelin qui a juste le numéro dans le dos, on ne va quand pas aller chercher Platini !

Au centre, c'est la blague de l'année : Rougerie au centre.

Déjà avec Rougerie en équipe de France la poilade n'était pas loin. On s'était bien marré contre l'Ecosse avec ses deux placages à l'épaule où à la fin y a que lui qui s'était fait bobo.

C'est bête hein le rugby, des fois ya bobo.

Là au centre c'est de la grosse marrade en perspective, déjà qu'en championnat il est dépassé avec sa défense en escalator, un coup je monte, un coup je descends et ce indéfiniment.

Bref, la pipe est de retour, à l'aile il était un peu caché, là au centre de l'attaque, on va assister à de belles séquences de "coffres à ballon".

Du coup aux ailes comme ils ne verront pas l'ombre d'une gonfle, le Lièvre peut placer le premier nom qui lui passe par la tête. Mais comme il ne peut pas mettre à la fois Rougerie au centre et à l'aile (en fait si il peut, quand il met en coffre à ballon Bastareaud à la place de Rougerie et Rougerie à l'aile), il innove en plaçant des ailiers faisant dans l'évitement, vu que pour le rentre-dedans il est servi.

Faire démarrer Huget contre l'Argentine n'est sans doute pas la meilleure idée du siècle, en même temps il n'a pas encore 10 ans, on attendra encore quelques décennies.

A l'autre aile, Andreu, de la vivacité donc, qualité qui revient - et on s'en réjouit - à la mode, encore faut-il pour la mettre en valeur avoir des ballons.

A l'arrière, Palisson.

Palisson avait pour lui au début l'attrait de la nouveauté, de la fraîcheur, de la jeunesse etc.

Puis au fur et à mesure de ses apparitions en bleu (une petite dizaine quand même), on en vient à se poser la question à 1000 euros : il a fait quoi Palisson au juste en équipe de France?

La réponse tient en trois voyelles : ien.

On a un joueur polyvalent, certes, mais il est moyen en tout, un peu comme une salle polyvalente : trop petite pour le quine-loto-rifle de l'école - du rugby - de l'école du rugby - du comité des fêtes (rayez la mention inutile), pas assez intime pour la belote du troisième âge, tristounette pour un mariage, trop gaie pour le congrès annuel des croques-morts.

Au lieu de quoi, il y avait Porical, à l'aise face aux Fidji, il va aller croquer ses rousquilles sur le banc.

Le Lièvre préfère encore expérimenter derrière plutôt que d'installer un 15 bis (derrière Merdard ou Poitrenaud). Ce type là est capable de nous amener en Coupe du monde sans qu'on sache à l'avance, et lui par conséquent, qui jouera derrière.

Seule certitude samedi devant le poste, je n'aurai d'yeux que pour le jaunard !

Composition du XV de France:

Palisson (Brive) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Jauzion (Stade Toulousain), Andreu (Castres) - (o) Traille (Biarritz), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Chabal (Racing-Métro), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Ducalcon (Castres), Thion (Biarritz), Harinordoquy (Biarritz), Yachvili (Biarritz), Estebanez (Brive), Porical (Perpignan)

23e homme: Schuster (Perpignan)

 

Composition du XV Argentin :

Rodriguez Gurruchaga ; Camacho, Tiesi, Fenandez, Amorosino ; (o) Contepomi (cap.), (m) Vergallo ; De Achaval, Fernandez Lobbe, Fessia ; Albacete, Galarza ; Scelzo, Ledesma, Roncero.

Remplaçants: Creevy, Ayerza, Guzman, Cabello, Galindo, Lalanne, Bosch.

lundi, 15 novembre 2010

Tournée d'automne France 1 - Hémisphère du Sut 0

Difficile d'apprécier la qualité d'un repas à peine les amuse-gueules engloutis.

Quelles leçons tirer de ce France-Fidji (34-12) ?

Comme il fallait s'y attendre l'équipe expérimentale à un coup du Lièvre nous éclaire peu. Elle a juste réussi à inquiéter en mêlée, ce qui est en principe notre point fort et leur point faible : un comble.

Pour le reste, il n'y a pas à s'enorgueillir d'avoir battu un pays aussi peuplé que l'agglomération toulousaine...

Finalement, le principal enseignement du match avec tout ce qui tombait samedi est que Nantes se trouve bien en Bretagne !

 

vendredi, 12 novembre 2010

En attendant France-Fidji : en novembre couvre ton membre...(2)

Une ligne de trois-quart composée de garçons coiffeurs échappés du rayon farces et attrapes d'un magasin de bricolage.

Pour ce premier test face aux fantasques fidjiens, le Lièvre et sont staff ne déçoivent pas :

Le XV de départ: Ducalcon, Guirado, Schuster - Thion, Millo-Chluski - Ouedraogo, Harinordoquy (cap.), Lapandry - Yachvili, Traille - Arias, Marty, Estebanez, Médard - Porical. Remplaçants: Noirot, Domingo, Pierre, Chabal, Parra, Skrela, Palisson.

Du côté fidjien une forte représentation (6) topquatorzesque :

Le XV fidjien : Ligairi (La Rochelle) ; Nakelevuqi, Vulivuli (Toulon), Rabeni (La Rochelle), Nalaga (ASM) ; (o) Baï (CO), (m) Kenatale ; Qera, Koyamaibole, Naevo ; Qovu (Racing), Lewaravu ; Manu (cap), Tuapati, Dewes.

La simple lecture de la compo française nous renseigne sur les intentions du Lièvre et de son staff : on va y aller mollo !

Sans prendre les hommes du Pacifique pour des trompettes, le Lièvre n'a pas bâti une équipe pour les tempêtes, on reste, comme depuis deux ans déjà dans l'expérimental, dans le mitigé avec vent mollissant.

Une première ligne inédite offrant peu de garanties, le retour de l'immarcescible Thion en seconde pompe, une troisième ligne coureuse et sauteuse, une fausse charnière biarrote et pour finir une ligne de trois-quart composée de garçons coiffeurs échappés du rayon farces et attrapes d'un magasin de bricolage. Face à la lourde et puissante cavalerie fidjienne, ça risque de coincer au niveau des articulations.

C'est évidemment là que le bat blesse.

Depuis qu'il s'est subitement retrouvé avec une équipe de France à piloter, le commandant de bord, débordé comme son équipage, a paumé sa feuille de route concernant les trois-quarts.

La liste des joueurs retenus pour cette tournée d'automne à la maison éclaire sombrement les incertitudes tricolores.

L'encadrement tricolore a sélectionné 14 arrières :

Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Damien Traille (Biarritz), David Skrela (Stade Toulousain), Fabrice Estebanez (Brive), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), David Marty (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont), Marc Andreu (Castres), Julien Arias (Stade Français), Yoann Huget (Bayonne), Maxime Médard (Stade Toulousain), Alexis Palisson (Brive), Jérôme Porical (Perpignan)

A la charnière, ça fait cher de la fourchette, alors que Dupuy apparaissait il y a un an comme le n° 1 à la mélée, selon l'adage bien connu : "Qui va à la chasse perd sa place", le prototype du 9 éjecteur-buteur est en rade. Yachvili a le vent en poupe, il est de loin le meilleur, par son animation offensive, sa vista, son vice.

Le petit Para fait le malin parce qu'il est derrière un pack de golgoth, mais quand le vent tourne il est aux abonnés absents, reconnaissons-lui cependant un réel  courage en défense, mais bon, il y a aussi des troisième lattes pour ça, c'est pas la qualité première que l'on attend d'un neuf.

A l'ouverture, l'agacement montait, Trinh Duc hélas, trois fois hélas, était retenu, puis blessé ce fut le tour de Wisniewski, lequel blessé à son tour ouvrait la voie à Skrela.

Jouer à l'ouverture, poste clé par excellence quand on est le troisième ou quatrième choix n'est pas de nature à remplir l'officiant - quel qu'il soit - de confiance.

Le choix fait par le Lièvre éclaire sur la hiérarchie du moment, Traille est en seconde position.

On touche ici du doigt la faillite du staff, l'obstination à faire de Trinh Duc un titulaire indiscutable a asséché le réservoir au poste. Avec le retour de Traille les errements laportiens sont remis au mauvais goût du jour :

1. Traille ne rejoue que depuis quelques semaines

2. Traille ne rejoue que depuis quelques semaines au centre

3. Traille est sélectionné à l'ouverture.

De toute évidence Traille n'est pas un 10 et encore moins le 10 en forme du moment.

Pour le trouver, ce n'est pas vraiment la peine d'aller chercher bien loin, Skrela fait un excellent début de saison dans l'équipe en forme du moment et sans doute encore pour longtemps et au moins depuis le milieu des années 90 : Toulouse !

La forme du moment justement parlons-en. Il est clair qu'Arias, Huget, Médard et Porical entrent dans la catégorie des gonzes en forme. Si cette logique à courte vue n'est pas très fructueuse en vue de la Coupe du Monde dedanzenan elle à ses défenseurs.

Mais alors que dire des sélections d'Estebanez, Marty et Palisson ?

Les deux coujous évoluent dans une équipe au fond du seau, le catalan est orphelin de l'aérien Mermoz.

Et puis, il y a le cas Rougerie. Il faudrait expliquer au Lièvre que si Cotter l'a placé au centre de l'attaque auvergnate, c'est pour ne pas se séparer de son capitaine emblématique-auvergnat-formé-à-l'ASM alors qu'il n'a plus sa place à l'aile; Malzieu et Nalaga sont devant. Le changement ne se fait pas sans risque, Rougerie, coffre à ballon à l'aile dans le genre illustré au centre par Marty, ne possède pas à la différence de ce dernier de grosses qualités défensives. C'est même l'inverse. En finale en 2009 face à l'USAP, l'essai de la défaite est pour lui, en demi-finale en 2010, presque rebelote, il monte comme un tambour, Contepomi l'amuse et tout ça finit par un autre essai à la clé.

Du coup évidemment c'est un peu con de reprendre l'astuce du pays moustachu chez les Bleus de France. Toujours influencé par le laportisme délétère, le Lièvre continue avec Traille et Rougerie de violer la sainte règle du rugby professionnel en vertu duquel à chaque poste en équipe de France doit évoluer un spécialiste du poste en club.

Il a fini par le comprendre avec Chabal après l'implacable démonstration infligée par le professeur Berbizier, il continue de l'oublier pour Rougerie et les autres.

Les accents Laportiens sont décidemment entêtants : le retour simultanée de trois vieilles gloires biarrotes chez les Bleus (Thion, Traille et Yachvili) laisse une pénible impression de déjà vu.

Et puis il y a les grands oubliés : Bastareaud, Poitrenaud, Malzieu. Si le premier n'est pas très étincellant qui peut prétendre qu'un type comme Estabanez ou Rougerie représente mieux que lui l'avenir au centre. Durant le dernier Tournoi on avait cru comprendre qu'enfin une paire se dessinait, comme aiment à la dire les nymphos, Bastareaud-Jauzion. Comment peut-on avoir l'ambition de créer d'indispensables automatismes dans ces conditions ?

Quant à Poitrenaud, pour le coup, aussi à l'aise au centre qu'à l'arrière il présente de bonnes garanties du point de vue de la polyvalence, si chère au coeur de nos compères, en vertu de laquelle ils retiennent Estebanez, il va devoir regarder les matchs à la maison. C'est d'autant plus incompréhensible que depuis le début de la saison il illumine par son jeu la ligne toulousaine.

Pour finir Malzieu, c'est l'un des rares à être resté à niveau à l'ASM, avec ce tempérament de battant, faisant de chaque balle touchée en bout de ligne un pur moment de révolte capable de faire chavirer le ciel.

Il est temps de redescendre sur terre, on sera sans doute nombreux à s'emmerder à crédit samedi en fin d'après-midi devant un bel écran plat renfermant un morne France-Fidji.

 

16:08 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3)

dimanche, 07 novembre 2010

Des raisons d'espérer ? Beefs 16 -Blacks 26

La quasi-invicibilité des Blacks depuis deux ans fait raisonnablement peur. Pourtant après le match contre les Beefs, les Blacks ont confirmé qu'ils avaient des poins faibles :

-la mêlée :  plusieurs fois sanctionnée face aux Beefs, la première ligne black a permis aux anglais de nourrir le score.

-des approximations dans le jeu au pied : hormis Carter qui en maîtrise tous les aspects, le jeu au pied n'est pas une spécialité black, que ce soit au centre ou aux ailes, l'utilisation du pied n'a guère été pertinente.

-la maîtrise du jeu : bien que très habiles en contre, les Blacks adorent par dessus tout avoir la maîtrise du jeu, en fixer le rythme pour asphyxier l'adversaire, dès lors que l'équipe adverse conserve le ballon en installant le cas échéant un faux-rythme des possibilités de planter des essais, bien que rares, existent.

Finalement, excepté la première demi-heure, les Beefs ont finalement plus impressionné que les Blacks, comme si une bonne nouvelle devait immédiatement être chassée par une mauvaise à quelques mois du tournoi 2011.

Un Grand Chlem Beef en 2011 ?

Wait and see..

 

 

 

17:27 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

mercredi, 03 novembre 2010

En novembre couvre ton membre... (1)

"Froid de novembre, couvre ton membre", maxime célébre dont le Lièvre et son staff feraient bien de se méfier tant le XV de France risque un coup de froid durant ce qu'il est convenu, merci d'être venu, d'appeler la tournée d'automne.

Coup de froid dû à l'opposition, pas celle des Fidjiens, qui comme d'habitude ne passeront pas le cap des 40 minutes, mais après la mise en bouche insulaire, deux gros morceaux :  l'Argentine et l'Australie, qui ont en commun d'être des pays de barbaque, mais pas que.

Depuis plusieurs années, notre joli XV de France tricolore  bleu blanc rouge de François le français perd au minimum contre ces bouffeurs de barbaque et le plus souvent prend une dérouillée.

Sans risquer un pronostic, il est clair qu'au minimum une défaite se profile (Australie), deux feraient très mauvais genre après la pitoyable autant qu'inutile tournée de juin, trois, le Lièvre ne passerait pas l'hiver.

De toute évidence, le goupe retenu présente toutes les qualités pour manger chaud.

I - Les membres supérieurs

Logiquement commençons par les avants, au rayon des certitudes, Domingo, Servat et Mas présentent d'indéniables garanties. Pour le reste, Ducalcon (venu) se fait régulièrement secouer, Schuster est le plus souvent remplaçant à l'USAP et une mélée sur deux se fait pénaliser (contre la première ligne expérimentée et roublarde du Racing, les exemple ne manquent pas), tant qu'à prendre un pilier jeune et pas trop titulaire Montès aurait fait l'affaire ou pourquoi pas Poux, à l'heure où tout le monde souligne la qualité du 5 toulousain, son absence étonne tout autant que certaines de ses sélections passées. Versatilité des léporidés (trad. famille du Lièvre).

En seconde  pompe du classique et du solide, toutefois Papé semble un brin nerveux en ce moment, on peut regretter qu'un pénible du style Thion manque à l'appel ou qu'un jeune comme Jacquet soit oublié. Mais Il y a plus a grave, pas toute de suite mais pour bientôt.

Tout de suite, il y a enfin la lumière dans la boîte cranienne du staff (donc tricéphale), Chabal est... oui ! Troisième ligne. C'est pas vrai, mais si, le Lièvre s'obstinait à le retenir en seconde latte, c'est fini, vu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, sans crier au génie, on peut l'affirmer fortement la connexion neuronale est enfin activée, comme le cable ou le satellite chez le Lièvre.

Je m'explique quand en Angleterre Chabal jouait 8, le Lièvre devait pas voir les matchs et croire que eight en anglais c'était le numéro d'un seconde ligne. Depuis qu'il est au racing-métro, ça y est la fédé, royale, l'a abonné à Canal, du coup ce brave Marc a pigé que Chabal jouait huit, et re-du coup il le retient parmi les troisièmes ligne.

C'est dingue les trucs qui peuvent se passer dans la tête d'un sélectionneur, et tout ça pour une trentaine d'euros pas mois...

Evidemment ce trop plein de bonheur a son cortège de malheur, bon Ouedraogo est en progrès, Lapandry aussi, mais encore une fois, ce profil de joueur se retrouve dans toutes les équipes de Top 14, Guiry à l'USAP fait un début de saison formidable, comme Diarra à Castres et j'en passe et des au moins aussi bons (Burban qui revient etc.). On peut quand même se demander si Picachu aurait pas mieux fait de rester dans l'Hérault pour rester dans les petits papiers du Lièvre..

Bref, l'important est ailleurs : les cadors sont bel et bien là là, du Bo, du Bon, du Bonnaire, du Sautoir et du basque Bondissant.

Prochainement, les membres inférieurs.

L'encadrement tricolore a sélectionné 17 avants :

Avants : Thomas Domingo (Clermont), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan), Jérôme Schuster (Perpignan), Guilhem Guirado (Perpignan), William Servat (Toulouse), Dimitri Szarzewski (Stade français), Romain Millo-Chlusky (Toulouse), Lionel Nallet (Racing-Metro), Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Julien Bonnaire (Clermont), Sébastien Chabal (Racing Métro), Thierry Dusautoir (cap, Toulouse), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Alexandre Lapandry (Clermont) et Fulgence Ouedraogo (Montpellier).

 

 

08:26 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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