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dimanche, 12 décembre 2010

Phase aller du Top 14 : le ventre mou des durs

S'il est dur pour les mous d'être dans le ventre mou (Agen, Bayonne, Brive, La Rochelle), il est encore plus dur pour les durs de se retrouver dans le ventre mou (ASM, Paris, Perpi).

Le retard des jaunards

C'est bien connu, l'auvergnat est parcimonieux, mais il croit dur dans la pierre. Du coup, Bibendum a mis des gants pour ne pas se piquer les minimes et se dégonfler pour prendre quelques sous dans son porte-monnaie afin de réaliser des travaux d'agrandissement dans son stade. Le temps des travaux, il a été dormir chez ses voisins, ou si l'on préfère  il a été joué à l'extérieur.

Dans son logis flambant neuf, il attend de pied ferme les nombreux visiteurs pour leur rendre la pareille. Dans ces conditions, sa remontée au classement sera aussi fulgurante qu'évidente.

Les jaunards vont finir en trombe au pied du Puy de Dôme pour respirer l'air frais des cimes du championnat, le seul qui ouvre le droit  à goûter au printemps aux joies de la Méditerranée.

Aimé Giral n'est plus l'arme fatale

Toujours au bord de la grande bleue, en moins de deux mois, l'USAP a perdu plus de matchs à domicile qu'en deux saisons !

Champion et finaliste des deux dernières levées, cui, cui, cui, les catalans sont cuits ou presque. Le cours de l'escargot et du cep de vigne sont à la baisse, les chances de griller sur la Champ de Mars sont faibles autant que de voir la Tour Eiffel se changer en barbecue géant.

La faute à la charnière pardi !

Otez Durand le cornac des gros dont la maestria parvenait à faire oublier la paleur de l'autre moitié de la charnière quelle qu'elle soit (hormis le bref intermède Carter), ajoutez à cela une infirmerie bondée comme un Pub à la Saint Patrick, deux doigts de Banuyls, émiettez une rousquille, mélangez le tout, secouez et vous aurez une vague idée de l'USAP privée du goût de l'axurit.

Pour cet USAP light, dans le meilleur des cas un match de barrage susceptible d'ouvrir la route vers les demies et sans doute de refermer  leurs portes avant Paris sur des corps toujours aussi riches en sang mais privés d'or.

Paris n'est plus Paris

Petit, si un jour tu montes à Paris sans aller à Saint-Denis, oublie Jean Bouin et va à l'antique Colombes, tu y verras ce qui reste du Rugby en lettre capitale.

Le miracle Cheika n'a pas eu lieu.

On l'a dit, écrit et répété, le Stade français avec le départ de ses vieux grognards (Dominici, Auradou, Pichot, Marconnet...) a perdu son âme et son mage (Hernandez), pour devenir une équipe banale, un genre de Brive avec l'accent parisien (ou anglais, ce qui revient presque au même aux oreilles du Grand Sutt).

La baisse de régime du Stade français a eu simultanénement lieu avec l'arrivée dans l'élite topquatorzesque du Métro, comme si seule une étoile pouvait briller à Paris.

A l'idée de deux saisons sans H Cup, Max doit commencer à serrer les fesses. Ici, comme ailleurs on pensait un peu connement que des parisiens concentrés sur d'exclusives préoccupations domestiques étaient en bonne position pour une finale à domicile, ça à l'air raté

Les jambons de Bayonne

Désormais, assez paradoxalement, Bayonne incarne un rugby à paillette, un brin vulgaire et nouveau riche, en trois mots : un rugby show biz (je compte pas l'article...). Fléaux jusque là prêtées à l'impériale voisine : Biarritz.

Le BO, non content d'être le dernier à avoir redonné des accents basques au Brennus, a pris au pays basque son nom (BOPB) et ses couleurs quand Bayonne était précisément censé incarner les valeurs ancestrales du rugby basque (vaillance, humilité, abnégation et piperade pour tout le monde). Pour le dire là aussi en quelques mots, Pottoka est cocu !

L'air maritime alourdi des effluves lourdes du show et du biz a réveillé la nifle du tarnais, aux portes de l'Aveyron.

Laporte à l'Aviron, le scoop passé beaucoup de bruit pour rien.

Officiellement le pire entraîneur du XV de France depuis la bataille d'Azincourt  (1415), ayant perdu deux demies-finales de Coupe du monde consécutives face aux anglais, sans attendre de voir le champ de ruines laissé au Lièvre ressembler à un terrain vague, a décidé de remettre son nez sur le cuir comme "apporteur d'affaires" à l'Aviron. On lui en demandait pas temps, qu'il commence par faire de l'Intermarche de Rabastens un sponsor de Gaillac, on verra après.

Les raisons de la venue de Laporte à Bayonne sont bidons, si avec Afflelou l'Aviron n'a d'autres choix que de s'attirer ses grâces pour apporter du flouze, c'est que le monde des affaires va bien mal, sans compter la suspicion pesant sur celles du tarnais.

Jusqu'à l'heure le rugby biz était à Paris, privé d'un retour à Paris par un passage dans un gouvernement de droite (pour faire quoi déjà ?) alors que le coeur de Max bat clairement à gauche, le tarnais a regardé en province. L'Aviron est ce qui ressemblait le plus à ses critères (rugby, show biz et compagnie) tout en lui permettant d'utiliser plus souvent son rond de serviette au chateau de Brindos. Tout le monde est content, d'une aventure sans conséquence, l'Aviron ne va pas quitter de sitôt le ventre mou auquel il est abonné et dire qu'O Driscoll n'y va même plus en vacances...

"Etre dans le vent c'est se condamner au destin d'une feuille morte".

 

7. Clermont 34 6 13 7 0 6 302 217 85
8. Bayonne 32 4 13 7 0 6 272 259 13
9. Stade Français 29 5 13 6 0 7 314 282 32
10. Perpignan 28 0 13 6 2 5 254 280 -26

 

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