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jeudi, 23 décembre 2010

Phase aller du Top 14 : les poubelles de l'enfer

Comme le dit si justement  Nicolas à Carlita : mieux vaut regarder en haut que vers le bas.

C'est ce que doivent assurément penser les quatre clubs fermant la marche du Top 14.

Comme de bien entendu on trouve les promus.

De la Pro D2 à la Pro D2

Bien souvent  les promus de Pro D2, font le yo-yo, ils montent puis ils descendent, puis remontent et redescendent (Albi, Dax, Mont de Marsan...).

Sauf quand derrière le flouze (Racing et Toulon) coule autant à flots que la sangria chez Paco.

Les choses ont le mérite d'être claires quelles que soient les qualités sportives du club, la solidité de ses structures, la passion de son public, la hauteur de ses poteaux et l'épaisseur de sa pelouse, sans beaucoup d'oseille il est condamné à l'ascenceur, Montauban a longtemps fait figure de louable exception, mais continue son histoire en Fédérale 1.

Quand aux malheurs sportifs s'ajoutent des fins de mois difficile, la fin est proche.

Aussi, pour cette saison, Bourgoin a la mauvaise mine du condamné, et même si sportivement par miracle ils s'en sortaient, la seconde lame de la DNACG  couperait définitivement les espoirs berjalliens à hauteur des chevilles, un placage à la Poux en somme.

C'est dommage de voir cette historique citadelle du rugby tomber sous les coups du sort.

Quant aux perspectives, elles risquent d'être plus sombres encore si le LOU monte en Top 14...

Avec la sortie de Bourgoin de l'élite, c'en est fini du dernier vestige du rugby de village de papa.

Les sensibles verseront une larme, les hypocrites évoqueront la perspective proche d'une remontée, les réalistes rappeleront la dure loi du professionalisme quand les nostalgiques reliront leurs antiques Miroir du rugby.

La leçon est implacable : un club de ville moyenne comme Castres, au profil comparable à Albi et à Montauban, ne peut  s'en sortir que s'il posséde l'altier profil d'une danseuse.

Qui avec Bourgoin ?

Un promu (Agen ou La Rochelle) devrait rejoindre Bourgoin dans les poubelles du Top 14.

Lequel ?

Mystère !

Les dernières rencontres laissent présager un léger avantage à Agen.

Les coujous au fond du trou

En dépit d'un effectif enviable à l'accent anglais, d'une des meilleures troisième ligne du Top 14, voilà plusieurs saisons que les coujous tutoient le fond du trou au point en période de fêtes d'inventer la dé-prime de Noël (-10% du salaire des joueurs...).

Brive est l'homme malade du Top 14.

Pour s'en convaince prenons l'exemple emblématique Thompson.

Lorsque Thompson y jouait, talonneur champion du monde 2003, il se traînait, il était devenu un vaste cimetière à magrets et à foie gras, se déplaçant à 2 à l'heure, de petits tas en petits tas, plus pressé de mettre les pieds sous la table pour y déguster les champignons alentours que de tamponner l'adversaire comme il le faisait si bien avec les Beefs.

De retour at home, on a vu un Thompson affuté comme un Laguiole hors concours face aux Blacks, galopant partout, très présent sur les rucks, mettant des pignes à droite à gauche, se frictionnant avec Mac Caw ou Mealanu. Bref, depuis qu'il a quitté le pays coujou, il est transfiguré, étrange non ?

Mais le plus grave est à venir, à moins d'une spectaculaire remontée, si Brive finit dans le bas du ventre mou (en gros juste au-dessus du pubisssssss), la plupart de ses bons joueurs en fin de contrat iront respirer un air autre que celui de la Basse Corrèze, air dont le manque d'attractivité peinera à convaincre même les joueurs des relègués en Pro D 2.

Parce qu'il faut bien se mouiller, l'an prochain en Pro D 2 : La Rochelle et Bourgoin.

11. Agen 20 2 13 4 1 8 228 371 -143
12. La Rochelle 19 3 13 4 0 9 223 341 -118
13. Brive 19 5 13 3 1 9 215 302 -87
14. Bourgoin 10 2 13 2 0 11 200 379 -179

vendredi, 17 décembre 2010

Le Lièvre découvre la Lune

Habitué à promener sa nifle au ras du pré, ce qui lui donne une indéniable hauteur de vue, le Lièvre a butté sur une taupinière ce qui l'a contraint à poser son regard sur les cieux et là il a eu la révélation de sa vie : un sélectionneur c'est un patron qui fixe un objectif, qui met en place les moyens d'y parvenir et s'efforce de faire passer le message aux joueurs qu'il choisit.

A tous ceux qui pensaient qu'ici même on exagérait, guidé par la mauvaise foi ou tout autre sentiment inavouable, essayez de lire la suite sans rire ou pleurer au choix.

Florilège (sur Le Monde.fr) :

Chef oui chef !

"J'ai toujours voulu impliquer les personnes de mon staff et ça a été très constructif, a déclaré Marc Lièvremont. Mais j'ai senti qu'il fallait que je reprenne la main".

Si tu reprends la main, c'est que tu l'avais perdu, on s'était dit aussi...

La pétaudière

"Le même message donné par trois personnes différentes le diluait un peu, y compris sur le terrain, sur le contenu des entraînements."

Le même message par 3 personnes est dilué, parasité, non tu déconnes ?

Et il va où le Lièvre ?

Marc Lièvremont a reconnu qu'il se devait d'être plus clair lorsque certains de ses joueurs font parfois preuve d'incompréhension par rapport à son projet de jeu. A savoir "un socle de valeurs et de règles de vie, un capitaine identifié, un leadership partagé avec des hommes de confiance, des principes de conquête, de contre-attaque, d'innovation défensive, de relance de jeu".

Changer d'avis tous les trois jours sur le jeu et sur le choix du capitaine, ça peut déstabiliser les joueurs, non tu déconnes ?

Fais nous rêver Marc

"Des grosses branlées, il y en aura d'autres, mais je suis extrêmement confiant par rapport à l'avenir de cette équipe, plaide encore Marc Lièvremont. Je ne peux pas promettre que l'on fera un grand chelem, qu'on sera champions du monde, mais je peux promettre que nous serons compétitifs."

Prendre des grosses branlées tout en étant compétitif, voilà qui fait rêver et laisse songeur à l'heure où vient la Lune...


dimanche, 12 décembre 2010

Phase aller du Top 14 : le ventre mou des durs

S'il est dur pour les mous d'être dans le ventre mou (Agen, Bayonne, Brive, La Rochelle), il est encore plus dur pour les durs de se retrouver dans le ventre mou (ASM, Paris, Perpi).

Le retard des jaunards

C'est bien connu, l'auvergnat est parcimonieux, mais il croit dur dans la pierre. Du coup, Bibendum a mis des gants pour ne pas se piquer les minimes et se dégonfler pour prendre quelques sous dans son porte-monnaie afin de réaliser des travaux d'agrandissement dans son stade. Le temps des travaux, il a été dormir chez ses voisins, ou si l'on préfère  il a été joué à l'extérieur.

Dans son logis flambant neuf, il attend de pied ferme les nombreux visiteurs pour leur rendre la pareille. Dans ces conditions, sa remontée au classement sera aussi fulgurante qu'évidente.

Les jaunards vont finir en trombe au pied du Puy de Dôme pour respirer l'air frais des cimes du championnat, le seul qui ouvre le droit  à goûter au printemps aux joies de la Méditerranée.

Aimé Giral n'est plus l'arme fatale

Toujours au bord de la grande bleue, en moins de deux mois, l'USAP a perdu plus de matchs à domicile qu'en deux saisons !

Champion et finaliste des deux dernières levées, cui, cui, cui, les catalans sont cuits ou presque. Le cours de l'escargot et du cep de vigne sont à la baisse, les chances de griller sur la Champ de Mars sont faibles autant que de voir la Tour Eiffel se changer en barbecue géant.

La faute à la charnière pardi !

Otez Durand le cornac des gros dont la maestria parvenait à faire oublier la paleur de l'autre moitié de la charnière quelle qu'elle soit (hormis le bref intermède Carter), ajoutez à cela une infirmerie bondée comme un Pub à la Saint Patrick, deux doigts de Banuyls, émiettez une rousquille, mélangez le tout, secouez et vous aurez une vague idée de l'USAP privée du goût de l'axurit.

Pour cet USAP light, dans le meilleur des cas un match de barrage susceptible d'ouvrir la route vers les demies et sans doute de refermer  leurs portes avant Paris sur des corps toujours aussi riches en sang mais privés d'or.

Paris n'est plus Paris

Petit, si un jour tu montes à Paris sans aller à Saint-Denis, oublie Jean Bouin et va à l'antique Colombes, tu y verras ce qui reste du Rugby en lettre capitale.

Le miracle Cheika n'a pas eu lieu.

On l'a dit, écrit et répété, le Stade français avec le départ de ses vieux grognards (Dominici, Auradou, Pichot, Marconnet...) a perdu son âme et son mage (Hernandez), pour devenir une équipe banale, un genre de Brive avec l'accent parisien (ou anglais, ce qui revient presque au même aux oreilles du Grand Sutt).

La baisse de régime du Stade français a eu simultanénement lieu avec l'arrivée dans l'élite topquatorzesque du Métro, comme si seule une étoile pouvait briller à Paris.

A l'idée de deux saisons sans H Cup, Max doit commencer à serrer les fesses. Ici, comme ailleurs on pensait un peu connement que des parisiens concentrés sur d'exclusives préoccupations domestiques étaient en bonne position pour une finale à domicile, ça à l'air raté

Les jambons de Bayonne

Désormais, assez paradoxalement, Bayonne incarne un rugby à paillette, un brin vulgaire et nouveau riche, en trois mots : un rugby show biz (je compte pas l'article...). Fléaux jusque là prêtées à l'impériale voisine : Biarritz.

Le BO, non content d'être le dernier à avoir redonné des accents basques au Brennus, a pris au pays basque son nom (BOPB) et ses couleurs quand Bayonne était précisément censé incarner les valeurs ancestrales du rugby basque (vaillance, humilité, abnégation et piperade pour tout le monde). Pour le dire là aussi en quelques mots, Pottoka est cocu !

L'air maritime alourdi des effluves lourdes du show et du biz a réveillé la nifle du tarnais, aux portes de l'Aveyron.

Laporte à l'Aviron, le scoop passé beaucoup de bruit pour rien.

Officiellement le pire entraîneur du XV de France depuis la bataille d'Azincourt  (1415), ayant perdu deux demies-finales de Coupe du monde consécutives face aux anglais, sans attendre de voir le champ de ruines laissé au Lièvre ressembler à un terrain vague, a décidé de remettre son nez sur le cuir comme "apporteur d'affaires" à l'Aviron. On lui en demandait pas temps, qu'il commence par faire de l'Intermarche de Rabastens un sponsor de Gaillac, on verra après.

Les raisons de la venue de Laporte à Bayonne sont bidons, si avec Afflelou l'Aviron n'a d'autres choix que de s'attirer ses grâces pour apporter du flouze, c'est que le monde des affaires va bien mal, sans compter la suspicion pesant sur celles du tarnais.

Jusqu'à l'heure le rugby biz était à Paris, privé d'un retour à Paris par un passage dans un gouvernement de droite (pour faire quoi déjà ?) alors que le coeur de Max bat clairement à gauche, le tarnais a regardé en province. L'Aviron est ce qui ressemblait le plus à ses critères (rugby, show biz et compagnie) tout en lui permettant d'utiliser plus souvent son rond de serviette au chateau de Brindos. Tout le monde est content, d'une aventure sans conséquence, l'Aviron ne va pas quitter de sitôt le ventre mou auquel il est abonné et dire qu'O Driscoll n'y va même plus en vacances...

"Etre dans le vent c'est se condamner au destin d'une feuille morte".

 

7. Clermont 34 6 13 7 0 6 302 217 85
8. Bayonne 32 4 13 7 0 6 272 259 13
9. Stade Français 29 5 13 6 0 7 314 282 32
10. Perpignan 28 0 13 6 2 5 254 280 -26

 

jeudi, 09 décembre 2010

Phase aller du Top 14 : la fin du Club des Cinq

Changement de paturages ravit les veaux, quittons les rivages instables du XV de France pour le paysage familier et rassurant du Top 14.

Cette saison 2010-2011 marque le fin du club des Cinq de la décennie 2000.

Depuis 10 ans, 5 clubs dominaient le Top 16 devenu Top 14 :

les deux Stades (Toulouse-Paris), les jaunards, le BO et Perpi

Les Cinq se retrouvant presque toujours en demi et se répartissant ensuite titres et finales suivant la forme des uns, la méforme des autres ; ébé c'est fini !

Enfin presque, vu qu'il est là plus que jamais : honneur au champion des champions.

Encore et toujours le Stade.

Sans bruit, l'ogre toulousain n'en est pas moins impressionnant en cette première moitié de championnat.

Ne lâchant jamais rien à l'extérieur, dominateur à la maison, les rouge et noir sont bien partis pour être champion.

Une grosse mêlée, une touche efficace en contre, une charnière presque retrouvée avec des hauts et des bas (Kelleher fait le yoyo, Vergallo ????, Skrela regarde vers le haut, et je ne parle même pas de La Miche ô), la plus belle ligne de jambes de feu du Top 14, tout est réuni pour au moins finir à Saint-Denis, le Stade pardi, pas la rue.

Présentation des petits nouveaux du club des Cinq

Les deux friqués : Toulon et le Racing-Métro

Chargés d'oseille comme un pilar de mousse au sortir d'une petite troisième mi-temps, affirmant haut et fort leurs ambitions, rêvant de titres, ça y est, le big rugby bizness confirme son entrée clinquante dans le Top 5.

Bien sûr le fric ne fait pas tout, sinon jamais l'USAP n'aurait été champion et le Stade toulousain le serait tout le temps (quoique...), mais ça aide, surtout quand deux bons entraîneurs (comme quoi il y a quand même en France...), Berbize et Saint André sont aux manettes.

Malgré les stars et les vedettes (cher Fall, non ?, Smith ou Sackey) il est difficile de prétendre que le jeu des nouveaux riches fasse rêver (le subjonctif s'accorde toujours avec nouveaux riches), mais ils ont retenu la leçon des vieilles familles bourgeoises (Toulouse, ASM et BO), tout passe par une grosse conquête. Conséquemment (classe non ?), les self-made man se sont achetés des packs de golgoth et le buteur livré avec.

Efficace certes, mais pour le jeu on attendra encore un peu.

L'énigme Montpellier

Impossible de nier l'influence du duo Béchu-Galthié (comme quoi il y a quand même de bons entraîneurs en France...) sur les résultats exceptionnels de Montpellier.

Après avoir été un résident permanent du marais du Top 14, Montpellier sort de la fange, on est content pour eux ; de là à dire qu'ils s'inspirent du jeu des Blacks (si, si je l'ai lu).

Maintenant la question à 1000 euros, est-ce que ça va durer ?

Pas sûr, une victoire à la chougne contre Toulouse, un hold-up à Aimé Giral, c'est pas tous les jours Noël.

Quoi qu'il en soit, on attend avec impatience le derby retour du Languedoc.

In fine, comme on disait jadis en Languedoc, si la bande à Galthié accroche une place de cinquième ou de sixième, on changera le Muscat sec de l'apéro pour un Pic Saint Loup, même petit, comme ils le sont tous de toute façon, le risque est nul.

Out CO, back BO

Un autre duo d'entraîneur a porté, doté d'un bel effectif, le CO en phase finale du Top 14, avec une raclée à la clé au Stadium, mais la performance mérite malgré tout d'être relevée.

Sera-t-elle renouvelée ?

Que non !

Sans vendre la peau du dahu tarnais avant de l'avoir tué, l'Asm, l'Usap et Paris ont les castrais dans le viseur et les jaunards ne manqueront sûrement pas leur cible.

C'est une autre histoire qu'on vous contera si tout le monde est sage.

Allez hop, pipi les dents et au lit

SAISON 2010-2011

Equipe Pts Dont bonus J. G. N. P. p. c. Diff.
1. Toulouse 43 9 13 8 1 4 400 248 152
2. Montpellier 41 5 13 9 0 4 308 216 92
3. Racing-Métro 92 39 5 13 8 1 4 333 272 61
4. Biarritz 38 4 13 8 1 4 272 241 31
5. Toulon 36 4 13 8 0 5 285 248 37
6. Castres 35 5 13 7 1 5 309 259 50
7. Clermont 34 6 13 7 0 6 302 217 85
8. Bayonne 32 4 13 7 0 6 272 259 13
9. Stade Français 29 5 13 6 0 7 314 282 32
10. Perpignan 28 0 13 6 2 5 254 280 -26
11. Agen 20 2 13 4 1 8 228 371 -143
12. La Rochelle 19 3 13 4 0 9 223 341 -118
13. Brive 19 5 13 3 1 9 215 302 -87
14. Bourgoin 10 2 13 2 0 11 200 379 -179

vendredi, 03 décembre 2010

Raclée d'automne : la suite

4. Comment en est-on arrivé là ? Indécision et incompétence

La responsabilité de cette faillite unique en incombe au Lièvre et à son staff, dépassant la débacle de 1997 face aux Boks (10-52)

Loin de nos yeux l'idée d'accabler les joueurs, ils ne se mettent pas eux-même sur le pré.

Lors du match dans le poste, on a appris que depuis sa prise de fonction, 81 joueurs avaient été sélectionnés !

C'est du pur délire, faut lui changer la luzerne, l'actuelle est trop forte.

Aucun pays au monde ne procéde ainsi, car aucun ne peut prétendre posséder autant de joueurs ayant le niveau international. Visiblement le Lièvre croit le contraire et se trompe. La preuve de l'incompétence est évidente, elle est aggravée par une indécision paralysante comme un Taser, va faire ton choix après avoir passé 80 types en revue, dans des contextes très divers.

Cette tournée d'automne illustre à nouveau les pires défauts du management tricolore dans le choix des hommes et dans la composition de l'équipe.

Le choix des hommes

Pourquoi rappeler des trentenaires chassés au début du signe du Lièvre (Rougerie, Traille, Yachvili, Thion) ?

Si le Lièvre s'est trompé en ne les maintenant pas en équipe de France, il peut réparer son erreur en les réintégrant  dans l'équipe de France, Sauf que leur retour n'a rien apporté.

Pourquoi ne pas par exemple maintenir la confiance à Millo ou éventuellement permettre à un jeune de prendre de l'expérience (Jacquet).

Plus généralement au lieu de conforter l'équipe qui avait battu les Boks à Toulouse en 2009 (sauf Trinh Duc bien sûr), le Lièvre n'a pas pu s'empêcher de tester et de tester encore.

La composition de l'équipe

Est-ce préparer la Coupe du monde que de composer un centre du terrain 10,12,13 composé de trentenaires (Traille, Jauzion, Rougerie) ?

Evidemment non !

Est-ce préparer la Coupe du monde que d'avoir changé à chaque match le triangle offensif (11,14 et 15) ?

Evidemment non !

Pourquoi ne pas confirmer et conforter à l'arrière ou aux ailes, Poitrenaud, Malzieu, Clerc, Médard  ?

Le lièvre s'est-il facilité la tâche en retenant Palisson, Porical, Huget, Andreu ? Y voit-il plus clair ?

Re-évidemement non !

5. Les victimes de la catastrophe

. La première victime est l'équipe de France et ses chances de succès chez les Blacks.

. La deuxième victime ce sont  les joueurs qui ont disputé ce match, ils doivent être cassés psychologiquement.

Certains ont pris plus cher que d'autres.

On n'est pas près de revoir Guirado et Porical en Bleu, si les joueurs ont leur responsabilité, la faute en incombe au Lièvre, qui gâche leur talent (évident pour Guirado, utile pour son explosivité) en les mettant dans des conditions difficiles dans lesquelles mêmes les meilleurs ne peuvent que sombrer (Dusautoir).

On se doutait bien que le costume taillé pour Parra était trop grand, dès qu'il avait la gonfle entre les mimines il illustrait la scène famillière de la poule face à un couteau.

Tous les trentenaires rappelés (Traille, Rougerie, Thion).

Les charges de Chabal  ont été annilhées par la défense australienne, la nécessité d'un huit de rupture (Picamoles) va refaire surface.

Il n'y a guère qu'Huget qui avec deux gros placages a montré que les Ariégois n'étaient pas que des belges n'ayant pas trouvé l'Espagne dont les couilles sont destinées à finir broyées par des ours. Mais au rayon offensif il était carrément en hibernation.

. La troisième victime ce sont les présumés leaders du pack (Dusautoir, Chabal).

Ils furent incapables de sonner la révolte comme Roland à Roncevaux, ce fut au contraire les wallabies, qui une fois bien assis sur leur matelas de points ont pu avoir quelques gestes de provocation.

6. Les gagnants

. Le jeu

En regardant l'équipe de France lors de cette tournée d'automne on a enfin pu voir du jeu grâce aux autraliens.

Merci à eux pour leur démonstration, d'un rugby intelligent, vif, enjoué, merveilleusement conduit  (gros numéro de Cooper, à la limite insultant vers la fin).

. Les absents ont souvent raison en  cas de grosse branlée

Impacts players permettant de jouer dans la défense (Picamoles, Bastareaud)

Joueurs de rupture, créateurs (La Miche, Mermoz)

Valeurs sûres (Poitrenaud, Médard, Clerc, Malzieu)

Si on fait la balance entre les gagnants et les perdants, le compte n'y est pas, comment s'en étonner ?

Un clown triste n'a que des choses attristantes à proposer.

mercredi, 01 décembre 2010

C'est quand qu'on va où : premières fissures dans la maison bleue accrochée au-dessus du vide (III)

Episode III

C'est quand qu'on va où ?

Après le coup de Blanco, les caprices d'un enfant gâté, voilatilpa que le meilleur d'entre les meilleurs, le joueur que la Terre ovale nous envie, le seul assuré d'être titulaire dans un XV mondial dit tout bas ce que chacun lit ici tout haut, à savoir : il va où le Lièvre avec son staff, à moins d'un an de la Coupe du Monde, c'est pas génant de ne pas avoir l'info ?

C'est dans un entretien avec La dépêche que Dusautoir, puisque c'est évidemment de lui dont on cause, va lâcher le morceau.

Question de La Dépêche :

N'est-il pas temps de resserrer un groupe à dix mois de la Coupe du monde ?

Réponse de Dusautoir à la perche :

« C'est sûr qu'il va falloir y arriver. Les entraîneurs l'ont en tête aussi je pense. Ils sont à la manœuvre je n'ai pas à juger de la pertinence ou non de ces choses-là. Mon travail est de faire le maximum pour que les joueurs se sentent bien sur le terrain, d'arriver à la victoire. »

Evidemment quand on lit vite, comme toujours quand on a La Dépêche entre les mains, ça n'a l'air de rien, mais entre les lignes ça tangue, faut s'accrocher au bastingage, force 8, noeud devant et vent arrière comme il se doit  (effet cassoulet garanti).

Décryptons donc pour les lecteurs pressés et les mal-comprenants (l'emploi du mot con est discriminatoire et inutilement stigmatisant) :

C'est sûr qu'il va falloir y arriver.

Pour sûr que depuis deux ans et demi que les trois zozos sont à la tête de l'équipe de France, ce serait pas trop tôt d'avoir une équipe avec dedans des vrais morceaux de joueurs pour savoir qui fait quoi, où et comment.

Les entraîneurs l'ont en tête aussi je pense.

Bon, c'est tellement évident que ça a pas pu leur échapper aux trois zozos, mais j'en suis pas sûr vu qu'on reste toujours dans le flou.

Ils sont à la manœuvre je n'ai pas à juger de la pertinence ou non de ces choses-là

Bon de toute façon je n'ai rien à dire de plus vu que c'est eux qui ont les clés du camion, même si je me rends bien compte qu'en disant cela il est clair que j'en pense pas moins, filer les clés du car à des tocards, c'est pas le plus peinard.

Mon travail est de faire le maximum pour que les joueurs se sentent bien sur le terrain, d'arriver à la victoire. »

Le seul truc qu'il me reste à faire pour éviter d'aller dans le mur c'est de me donner à fond et que les autres me suivent, après on verra bien.

Rideau

 

 
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