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jeudi, 27 janvier 2011

La revue des trente : les Gros

Dresser un plan de tables pour un mariage est la chose la plus compliquée du monde après le choix de 30 joueurs pour disputer une compétition, il n'empêche que le Lièvre et son staff ont oublié des convives pour avoir mangé certaines invitations et retenus des gonzes pourtant indésirables dans n'importe quel restau de routier ayant un peu de tenue (premier tenu).

Commençons par les avants.

Pour sûr les Bleus ont une grosse mélée, et tout le monde en est content même si la chose n'a en rien adouci la branlée subie face aux Wallabies.

Un gros pack reste certes nécessaire, mais largement insuffisant face à un rugby de mouvement (en gros celui pratiqué par les favoris du Sud pour la prochaine Coupe du Monde, Blacks et Australiens).

Pour le Tournoi, hormis les Beefs, ça devrait suffire.

En première ligne on connaît les titulaires Mas, Servat et Domingo. Les trois sont au moins au niveau de l'an passé, avec même une plus grande mobilité à la pile et une grosse tenue (deuxième tenu) en mélée.  Croisons les doigts pour qu'aucun ne se pète parce que derrière il y a un trou.

Dedans on trouve Ducalcon, Madame Denise. C'est un pilar constant puisqu'il  se fait régulièrement secouer en Top 14 et en H Cup, aussi habile ballon en main que Scrat dans l'âge de glaces avec sa noisette.

Avec Marconnet on assiste au re-re-re-retour du cimetière à poulets. Truqueur, chambreur, plus statique qu'une enclume gauloise, Marconnet a su se rendre indispensable en raison de la faiblesse générale des piliers français aggravée par le long forfait de Barcella.

Une solution : annexer la Géorgie et en faire le 102ème département français.

Bon Guirado est très explosif, pas au point de bosser chez Azf quand même, mais il doit améliorer ses lancers et bénéficie lui aussi d'un forfait, celui du parisien perruqué peroxydé.

En seconde pompe, que du lourd, voire du très lourd au figuré avec Thion, visiblement là pour cirer un banc qui n'est plus en bois depuis longtemps, du coup on se demande ce qu'il fout là...

Une fois de plus lancer un jeune comme Jacquet, qui a perdu sa  brioche (aha aha) semble plus mieux ou si l'on veut moins pire.

Absent encore pour cause de blessures, depuis quelques mois pour Millo, l'équipe de France c'est tintin.

Pour le reste, Papé et Pierre, c'est kif-kif bourricot, ça pousse comme une mule, ça galope comme un cheval et ça défend comme un buffle. Principal défaut de l'attelage : une fâcheuse tentance à se faire pénaliser sur les rucks. Pas facile d'enlever ses grosses mimines de la gonfle. On prend les paris ? Pari tenu  (troisième tenu) !

Souvent, à la différence de chez Emmaüs, Papé Pierre, c'est pas la misère...

Nallet est le seul titulaire indiscutable au poste et c'est largement mérité, toujours le premier à être en tenue (quatrième tenue).

En troisième latte, que du classique, hélas, trois fois hélas.

Notons quand même l'ancrage de Houuou Chabal au poste.

N'importe quel gamin ayant tâté de la gonfle à l'école de rugby savait qu'il n'avait rien à faire à l'étage au-dessus. Il n'empêche que notre GSM (Grand Sélectionneur de Marcoussis) a bien mis trois ans pour s'en rendre compte et trouver la bonne voie.

Le trio gagnant est sans doute Dusautoir (the captain said what au Lièvre), Bonnaire en forme olympique, Harinordoquy, qui repointe son nez (guéri). Malheureusement, il est à craindre que le chouchou héraultais brouille à nouveau les cartes.

En revanche, un joueur n'entre pas dans la case chouchou : Picachou.

Solide et convaincant avec le Stade, seul joueur français capable d'avancer - comme Servat - sans attendre d'être lancé comme un A 380 en bout de piste, Picamoles et l'un des grands absents de la liste.

C'est quoi ce rugby de diéticien en blouse blanche - comme l'autre qui réparer chez Mme Denise - un oeil sur la Vo2max et l'autre sur l'indice de masse graisseuse ?

En 8, ni Chabal et encore moins Harinordoquy sont capables comme lui de jouer debout dans le dos de la défense. De toute évidence il va manquer, surtout contre les Beefs.

Sa non-sélection relève de la faute professionnelle, on en a vu devant les Prud'hommes pour moins que ça qui ont fini tout nu (cinquième et dernier tounu).

 

Avants (16): Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

 

PS : Lu dans le Midol du 24 janvier, p. 6.

De Carl Hayman : "Je pars à la chasse au sanglier. Au couteau, comme on la pratique en Nouvelle-Zélande".

Vous imaginez un peu le tableau, Hayman crapahutant dans l'arrière-pays varois un couteau entre les dents, nifle au ras du sol pour pister le sanglier ! Obélix a trouvé un client !  En tout cas c'est pas Marconnet qui irait chasser le poulet fermier des Landes même avec un fusil à lunettes...

Il plaisantait bien sûr.

dimanche, 23 janvier 2011

Un quatre-quarts bourratif pour des revanches dans l'Eire

Les clubs français ont pris la bonne habitude d'être largement représentés en quart de finale de H CUP.

Deux d'entre eux sont même assurés d'aller en demi, après c'est mucho complicado.

Un peu d'espagnol change de l'anglais très employé dans cette compétition faite par et pour des  locuteurs britons.

Au regard du tableau final, il n'y aura pas cette année que la barrière de la langue, rappelons l'importance de phase finale à domicile l'an passé pour le Stade dans sa conquête de la quatrième étoile.

Les quarts du 8-9-10 avril :

Bo-Stade toulousain (revanche de la finale 2010)

USAP- RCT (revanche catalane de la défaite à domicile en Top 14)

Northampton - Ulster (i give my tongue to the cat)

Leinster - Leicester (revanche de la finale 2009)

 

Probables demies  le week end du 30 avril-1er mai

Northampton - USAP (revanche de la poule l'an passé)

Leinster - Toulouse (revanche de la demie de l'an passé)

Ca va être chaud pour qu' à Cardiff  se tienne la revanche de la finale 2003, avec cette fois-ci l'USAP champion d'Europe!

jeudi, 20 janvier 2011

Les trente pour le Tournoi ou comment ne pas préparer la Coupe du Monde

Avants (16): Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

Arrières (14): Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

Prochainement : la revue des Trente.

 

 

mercredi, 12 janvier 2011

FFR-LNR : rions un peu en attendant le Tournoi 2011

Les gros pardessus protègent bien du temps qui passe.

Les gros pardessus du temps de Ferrasse n'ont jamais véritablement quitté la fédé, lequel Ferrasse est parti pour faire un centenaire, attestant  de la valeur prophylactique du pardessus (tu veux pas un dico en plus !).

Connue pour son amateurisme, la fédé n'en finit plus de nourrir un coffre à blagues déjà bien pourvu, sans que la bise fut venue.

1. Le choix du sélectionneur

Chacun connaît désormais la plus grosse blague ovale de ces dernières années : le Lièvre sélectionneur du XV de France.

Assez curieusement, alors que l'incompétence du Lièvre sautait aux yeux de ce petit monde jusque là bien miro, on n'est pas beaucoup remonté à l'origine du mal : à savoir sa nomination par la fédé. Comme quoi, les pardessus protège aussi du mauvais temps.

Comme la blague commençait à être éculée, il fallait bien renouveler le stock d'où l'idée géniale de construire un stade rien que pour l'équipe de France.

2. Un stade rien que pour la fédé

Organiser des matchs de gonfle au Stade de france n'est pas toujours très facile et en plus faut partager le grisbi avec le consortium propriétaire de la chose.

Qu'à cela ne tienne, construisons une "Arena FFR" ! En voilà une idée qu'elle bonne.

Seuls petits problèmes :

-primo ça coûte cher, même très cher (le projet est évalué à 600 millions d'euros, à mon avis les gros pardessus ont cru que c'étaient des anciens francs),

-deuxio, où le construire ? A priori en Île de france où le foncier est rare, donc pas donné

-tercio le Stade de France atteint péniblement la rentabilité, comment un stade réservé à l'Ovale pourrait l'être ?

On l'a compris la grosse farce est destinée à rendre le consortium moins gourmand en vue d'une renégociation.

La ficelle est un peu grosse, si n'importe quel pimpin peut la voir, les partenaires de la fédé doivent autant trembler qu'un honnète pack face à la mélée écossaise.

Après un raisonnement aussi tourmenté que le pif de Lhermet, les demies sur la canebière

3. Patron, deux demies

Autre idée géniale, à mettre cette fois ci au compte de la LNR, deux demies à Marseille.

A part le fric (le Vélodrome et ses 60000 places assurent une confortable recette) aucune raison digne de ce nom ne justifie un choix aussi bancal qu'un dahu.  Tant qu'a tout faire dans la même ville, à part Toulouse, bouducon, l'idée, peuchère, est con !

-primo, difficile de soutenir que Marseille et ses environs sont une terre de gonfle, la greffe Lomu n'ayant pas pris, Marseille-Vitrolles broute en Fédérale 2, après un parcours aussi pathétique qu'incompréhensible avec une telle débauche de pognon. Quant à Pays d'Aix, sauvé l'an passé de la Fédérale 1 "grâce" à Montauban, la descente leur tend à nouveau les bras cette saison...

-deuxio, répartir les bénéfices d'une demie entre deux villes (Bordeaux, Lyon, Toulouse, Marseille) est plus juste que tout concentrer sur une seule ; le jaune coulant à flots, un peu de rouge du sud-ouest aurait pu alléger les estomacs.

-tercio, encore et toujours l'oseille, en raison de la concentration des demies les tarifs ne seront sûrement pas "rugby friendly", en particulier pour l'hébergement, sans compter que l'amateur de rugby friqué va se payer ses deux demies. Une fois les sponsors passés, les supporteurs des clubs qualifiés marneront comme un seconde pompe analphabéte pour trouver des places.

Pour faire court, deux demies dans la même ville c'est assécher les places.

Business as usual.

 
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