Avertir le modérateur

vendredi, 25 février 2011

Messieurs les Anglais, tirez les premiers !

Depuis au moins Azincourt, le bouffeur de grenouilles n'aime rien tant que d'en découdre avec son voisin Britton, amateur de tarte aux concombres rehaussée d'un peu de marmelade le tout égayé d'un cloud of milk.

Forcément la recette est indigeste et risque de l'être davantage en l'absence de Médard, notre meilleur marqueur du Tournoi 2011 et du Top 14. Remplacé au pied levé par Poitrenaud, qui dispose là d'une chance unique de se racheter. Sera-ce suffisant ?

On peut en douter. Et si le rappel de Palisson est inquiétant, ce n'est sûrement pas d'un english point of vue, mais bien de ce côté de la Manche.

Samedi, comme les gars de la DDE, c'est du bon côté du Manche qu'il faudra être, isn't it.

 

L'équipe d'Angleterre

Titulaires : Foden - Ashton, Tindall (cap.), Hape, Cueto - (o) Flood, (m) Youngs - Haskell, Easter, Wood - Palmer, Deacon - Cole, Hartley, Sheridan.

Remplaçants: Thompson, Corbisiero, Shaw, Fourie, Care, Wilkinson, Banahan

L'équipe de France

Titulaires: Clément Poitrenaud (Stade Toulousain) - Yoan Huget (Bayonne), Aurélien Rougerie (Clermont), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Vincent Clerc (Stade Toulousain) - (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Dimitri Yachvili (Biarritz) - Imanol Harinordoquy (Biarritz), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Lionel Nallet (Racing-Métro), Julien Pierre (Clermont) - Nicolas Mas (Perpignan), William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont).


Remplaçants: Guilhem Guirado (Perpignan), Sylvain Marconnet (Biarritz), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Bonnaire (Clermont), Morgan Parra (Clermont), Damien Traille (Biarritz), Alexis Palisson (Brive). 23e homme: Luc Ducalcon (Castres)

mercredi, 23 février 2011

En attendant Angleterre-France : les Bleus en déambulateur

Chaque année c'est la même rengaine, il faut se farcir des affiches aussi sexy qu'un congrès de Mormons pour avoir droit à notre Crunch, placé cette année en plat de résistance du Tournoi 2011.

Les deux confrontations celtiques précédentes (Ecosse, puis Irlande) ont montré deux choses qu'on savait depuis longtemps  : le jeu français a été conçu en vue d'un programme à destination d'un public de neurasthénique pour éviter toute rechute ; le Lièvre devrait se contenter du Tournoi de beach volley d'Argelès (pas Gazost, l'autre).

Le jeu français, parlons-en puisqu'après tout on est là pour.

Trois bières, hop, tu vas pisser, quand tu reviens, soit ils en sont à la cinquième mélée effrondée soit le petit tas de sable a été déplacé de deux métres en fonction du coefficient de la marée, faible en général.

Dire du jeu français qu'il va à deux à l'heure serait insultant pour les escargots et autres limaces SDF. Il y a bien une solution, ressortir le magnéto poussérieux du carton pour enregistrer les matchs de l'équipe de France et les passer en accéléré, ce qui au passage évite d'avoir à sa fader la nullité promotionnelle de Gedimat, Renault et de l'autre avec son gel anal Dove machin.

A Marcoussis, Lièvremont doit organiser des courses de déambulateur...

Forcément dès que les Bleus rencontrent une équipe un peu vive dans le style de l'Australie, les deuxièmes lignes centres plantés au milieu du terrain comme des poteaux électriques dans la pampa servent à peine à compter les moutons. A la fin ça fait très cher du kilowatt heure.

Il se dit que dans certains hospices du sud de la France, le personnel se sert des matchs du Tournoi pour endormir les petits vieux et de revendre à bon prix les médicaments ainsi économisés.

Il est vrai que se coltiner un match de l'équipe de France devrait être remboursé par la Sécu, ça fait  dépuratif, vu qu'on s'emmerde sec, antiride, tant les zygomatiques sont sollicités, c'est un excellent moyen de prévention contre les crèves hivernales, quand t'es au chaud devant ta télé les risques de prendre froid sont limités à moins d'oublier de fermer la porte du frigo, auquel le cas le pire est sans doute de se contenter d'une mousse tiédasse, ça protège même de la grippe aviaire, quand t'as vu à quoi ressemble le coq, tu files direct au rayon fruits et légumes.

Seul léger problème : regarder l'équipe de France peut occasionner un stress tenace.

Si cette lenteur est en partie imputable à des gros peu agressifs sur les zones de combat, elle est majoritairement à porter au débit de la charnière et des lignes arrières.

Cette lenteur est difficilement compréhensible tant la conquête tricolore pour le moment domine, c'est juste après que ça coince et il faut pas aller chercher bien loin le remplacement de Parra par Yach. Contre l'Ecosse et l'Irlande, le petit Parra a beau se dresser sur ses ergots, il a tourné autour de son pack comme la volaille en haut du clocher par grand vent. Le Lièvre s'est enfin dessiller au sujet de Parra alors qu'il nous chantait sur tous les tons qu'il avait les clés du camion bleu jusqu'à la Coupe du monde. Il n'est que temps pour Parra de retourner à ses majorettes jaunes et bleus qui ne font même pas pimpom.

L'autre juste à coté, le quart d'ouverture Trinh-Duc, se demande encore ce qu'il à faire, se contentant le plus souvent de passer à droite ou à gauche c'est selon. La catastrophique relance des 22 contre l'Irlande l'a bien montré, n'importe quel 10 de fédérale 1 aurait trouvé une belle touche dans le dos de la défense.

Pour avoir juste à faire passer la gonfle un tapis roulant ferait aussi bien l'affaire.

Chacun sait que le jeu au pied n'est pas le point fort du tapis roulant, aussi le Lièvre dans sa grande sagesse lui a adjoint en la personne de Traille une bonne paire de cuisots pour taper bien loin.

Oui mais, sauf que les cuissots ça fait trop longtemps qu'ils marinent dans l'Irouléguy, pas plus de coup de pied de déplacement que de dindes en ville un soir de Thankgiving. Traille après avoir été déplacé de l'arrière au centre puis à l'ouverture est enfin à sa vraie place : sur le banc !

Traille rangé dans la remise avec les sacs à placage, Jauzion a pu faire son retour.

La vitesse avec laquelle le Lièvre l'a renvoyé à la maison n'a d'égale que la vitesse à laquelle il le repositionne en titulaire au centre de l'attaque. Sans se risquer à se prononcer sur la santé mentale du Lièvre, il présente tous les symptômes du binaire versatile cyclothymique qui sait pas bien ce qu'il veut. Comment l'en blâmer, par sa seule rentrée irlandaise Jauzion a pointé du doigt comme la statue de Colomb le néant rugbystique du Lièvre.

Avec Rougerie, l'énigme mettra plus longtemps à être résolue que le théorème de Fermat.

C'est une pipe, la cause est entendue, il défend comme une porte KZ, son jeu au pied peine à rivaliser avec celui d'un chameau libyen, sa générosité offensive le place juste au-dessus d'Harpagon.

Le problème, car problème il y a, il a été doublement décisif contre l'Ecosse et l'Irlande, s'il peut difficilement refaire le coup du culbuto à Tindal, il est pas impossible qu'il soit utile contre les Beefs, précisément parce qu'en terme offensif Rougerie avec sa tignasse paille à tout du roumbaleur. Le jour où on en verra un prendre l'intervalle et sauter l'enclos on reverra notre jugement. Pour le moment, il est possible d'émettre un jugement comparable à celui portant sur le Michalak des grands jours : la méga-choune.

Trinh-Duc écarte des ballons merdeux sur Poitrenaud, lequel saute. Le Lièvre, piètre tacticien a visiblement du mal à remonter la chaine des conséquences, c'est de mauvais augure pour le développement du rable.

Il reste ce brave Huget, très fort pour aller s'emméler dans la zone du 10 (zone de grande fragilité défensive comme l'ont bien observé nos amis écossais et irlandais) ne brille pas et ne brillera sans doute jamais face à des nations majeures. L'entêtement du Lièvre encore et toujours, tout fier de son nouveau chouchou. Huget est à ranger dans la catégorie bien remplie des trois-quarts n'ayant jamais fait leur preuves mais rôdant toujours près de l'écurie tricolore comme le goupil tétu autour du poulailler (Palisson, Estebanez, Andreu, Fall...).

S'il n'y avait que cette lenteur, mais le jeu des Bleus est affublé d'une autre tare, un malheur ne venant jamais seul : le manque de percussion. Face à des équipes modestes, personne ne franchit, pas même Servat. Là aussi, on va la faire courte pour ne pas désoler Mimi Mathy, le Lièvre s'est sciemment privé des seuls deux joueurs capables de déchirer la défense aussi sûrement que l'hymen de la pucelle : Picachou et Bisounours (Bastareaud). Faut pas s'étonner après que les Bleus s'empègue dans les défenses adverses à la manière du moucheron dans la résine landaise.

Quoi qu'il en soit, c'est donc à l'heure d'affronter la meilleure équipe d'Europe que le Lièvre a réalisé le plus de changements.

Ne nous voilons pas la face comme on dit chez nos voisins taliban, les Beefs sont supérieurs, le tout est de savoir s'ils  le sont nettement ou juste un peu ?

Wait and see !

 

Titulaires: Maxime Médard (Stade Toulousain) - Yoan Huget (Bayonne), Aurélien Rougerie (Clermont), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Vincent Clerc (Stade Toulousain) - (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Dimitri Yachvili (Biarritz) - Imanol Harinordoquy (Biarritz), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Lionel Nallet (Racing-Métro), Julien Pierre (Clermont) - Nicolas Mas (Perpignan), William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont).
Remplaçants: Guilhem Guirado (Perpignan), Sylvain Marconnet (Biarritz), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Bonnaire (Clermont), Morgan Parra (Clermont), Damien Traille (Biarritz), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain). 23e homme: Luc Ducalcon (Castres)

vendredi, 18 février 2011

Le fils à Jo : rien à décaler

Le rugby, sport riche s'il en est en anecdotes, en histoires croustillantes vraies ou légérement magnifiées supporte mal de quitter le pré pour l'écran. Les yeux piquent encore au seul souvenir de l'horribilis invictus.

La vie si vibrionnante du rugby est souvent affadie par l'épreuve de l'écran.

C'est donc le coeur aussi remplit de craintes qu'une panse de brebis écossaise qu'on s'est plongé dans le noir pour le Fils à Jo.

Pour commencer, une promo envahissante et donc dissuasive pour qui a l'esprit de contradiction. Promo bizarre, le film est présenté comme n'étant pas sur le rugby mais sur les rapports père fils, sauf que la gonfle et ses pratiquants sont sans cesse mis en avant (donc mélée).

Une sortie régionale avant la nationale dans le grand sud-ouest mettant le bouseux à l'honneur, ce qui fait craindre le pire : le rugby-gigot-haricots, le rouge-du-tarn-qui-tâche (pléonasme), la gonfle-les-copains-c'est-sacré, bref le plein de clichés à dégouter le photomaton le plus endurci.

Rien à Déclarer en sortie nationale régionale dans le Nord, Le fils à Jo à la maison, ça sentait le combat à mort entre l'humour de baraques à frites et celui de bouffeur de cassoulet.

Sans compter que du côté de l'équipe à Jo, le nombre de bras cassés à l'affiche donnait des airs de MJC à l'hôtel des Invalides.

Derrière la caméra

Laguille, certes son Petits bruits de couloir sonnait juste, mais d'autres avant lui et mieux que lui  ont raconté la gonfle (Blondin avec Ironies ovales, Tillinac avec Rugby Blues et l'injustement méconnu Belloni de J. Collombier). Le bouquin sur les anciennes gloires et légendes de la gonfle est devenu presque un genre littéraire à part.

Et puis Laguille, tout le monde l'aime bien et ce n'est pas lui faire injure que de rappeler qu'il doit sa notoriété plus à la télé qu'à son passé de joueur. Justement, sa présence à la télé tient de plus en plus du gadget, on le croit utile quand il manque et superflu quand il est là.

Laguille à la télé appartient à cette catégorie d'espèce malheureusement en voie d'extinction du type qui donne l'impression d'être souvent payé à rien foutre et qui ne s'en cache pas. La dictature productiviste étreint le Poète.

Forcément passant du petit au grand écran, on se dit que Laguille a changé de branquet pour la même arnaque du dilettante brillant par intermittence mais en plus grand.

Devant la caméra

Même amateurisme devant la caméra qui n'est pas pour rassurer.

Lanvin, alter ego de Laguille mais en plus vieux, qui doit sa présence au cinéma à celle déployée jadis sur les marchés, ce qui n'incite pas vraiment à la multplication des rôles. Du coup il joue toujours le même depuis Marche à l'ombre (1984 quand même), celui du gars bourru au coeur d'or, le beau sombre a la générosité souterraine. Le registre depuis un quart de siècle commence à être fatiguant, il n'y guère que le regretté Zardi pour s'être aussi peu renouvelé dans son jeu (et Trinh-Duc bien sûr, mais c'est encore autre chose).

Marchal, ex-flic, qui écrit des films de flic, joue des flics dans des films de flic, voire filme des films de flics dans lesquels il joue un flic ou même un ex-flic est attendu au tournant par la patrouille.

A part filmer la prochaine campagne de propagande du ministère de l'interieur ou de la prévention routière, lui aussi son registre paraît épuisé. On attend avec impatience son Biopic d'Hortefeux dont le titre pourrait être : "Retour vers l'enfer du pays du rouquin", avec Dany Boon dans le rôle titre.

Donc ce Marchal, ce Shérif des temps modernes, va quitter l'habit de la flicaille du film noir, pour d'autres couleurs plus chatoyantes, celles de la campagne occitane.

Moscato, est-il un ancien boxeur faisant de la radio ? Un animateur de radio ayant joué au rugby ? Un show-man aperçu sur tous les supports multimédias susceptibles d'être commercialisés ? Un tarnais à Paris ? Evidemment il est un peu de tout ça et c'est tout à son honneur (à part Tarnais), mais sans être obsédé par la taxinomie, depuis Rémy Bricka et ses pigeons, ça fout quand même un peu les jetons l'Homme orchestre...

La musette déborde de raisons pour rester chez soi et revisionner Le cuir dans la peau, hymne en rouge et noir du rugby graulhetois. Comme il reste introuvable : direction l'usine à film de Labège...

Le film

La hotte à cliché déborde :

La tranquille cité du Tarn

La jolie irlandaise au coeur pur, accompagnée de sa ravissante fille du même âge, tiens donc, que le Fils à Jo.

La fête du village qui tourne à la partie de pampes

Notre Jo, le père, toujours vétu de son blazer, chemise bleue, cravate rayée à la britiche, tenue très show-biz du temps du Racing des grandes années 80-90

La grosse cuite entre copains

La veste en velours de Pompom

Le retour des îles du tombeur à la chemise à fleurs

Quelques bonnes blagues recyclées (t'es pas venu à cheval...)

et puis d'autres encore dont un à direction du public "bobo" : le couple de fermière, l'histoire dit pas si elles font du foie gras bio.

Dommage on aurait eu le top du cliché bobo : homo+bio !

Et pourtant, ça marche

Ce petit film, parce que sans prétentions, se paie le luxe de laisser opérer un miracle.

C'est pas encore Lourdes, mais le Gave n'est pas loin.

La justesse du quotidien touche, de cette vie sans apprêt du rugby de village, du rugby de clocher vu ailleurs, vrai et unique coeur du rugby de France, qui chaque week end résonne dans des miliers de poitrine de Chauray à La Voulte, de Lombez à Brioude, de Rabastens à Saint Cernin.

Le film posséde un charme désuet, presque hors du temps, illustré par le refus du portable et par l'amour des bagnoles sans âge.

Il a su capter la douce lumière du pays de cocagne.

On vibre plus devant un match de minimes avec pour écrin un champ de patates qu'à la lourdaude finale d'Invictus.

Quelques figures réjouissent à chaque apparition, encore Lourdes, comme le Boulon ou Pompom.

Un vrai plaisir à revoir les cabines de Porcu en parent d'éléve et de Cali, bien plus crédible en chef de gare, qu'au hasard en conseiller régional.

Laguille pousse son souci du casting d'anciennes gloires de la gonfle jusqu'à faire jouer la fille du Grand Dintrans. Manquait plus que Garuche en vendeur de patates, Lourdes toujours.

Le plus étonnant  fut donc d'avoir passé un bon moment au point d'en oublier la perspective d'un Crunch déjà éprouvant.

Prochainement dans vos salons.

 

 

 

 

 

lundi, 14 février 2011

Tournoi 2011 : l'équipe de France ne fait pas la maille

 

Lièvremont : "Je mettrai un 4 sur 10"

Pas mieux, Marc, pas mieux...

 

19:22 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

mercredi, 09 février 2011

En attendant Irlande-France : un rugby d'un autre âge

Cette année la version 2011 de l'affiche Irlande-France risque d'avoir un goût de bière tiède.

Tiède parce que le pack irlandais a l'habitude d'être le roi de l'embrouille sur mélées ouvertes, fermées et à moitié closes.

Tiède parce que l'équipe vieillissante peine à se renouveler.

Tiède parce que les irlandais ont eu très chaud sous le soleil d'hiver italien, ce qui va paradoxalement refroidir leurs ardeurs offensives (chaud+froid=tiède)

Tiède parce qu'il ne faut pas attendre grand chose d'une équipe de France encore convalescente, bleue pâle et bien timide.

Face à une équipe d'Ecosse ultra-dominée sur les phases de conquête, la charnière a été incapable d'orienter le jeu et de peser sur la conduite de la partie. Parra s'est emmélée au ras, Trinh-Duc a réussi à faire oublier qu'il était un quart d'ouverture par une passe à la Deylaud. Ici la manoeuvre n'a pas pris, le terne domine. Pourtant, aveuglée par le geste, partout on a lu, entendu la même fable : C'est le meilleur match de Tronh-Duc en Bleu.

L'an passé la même fable était contée.

Depuis le temps que Trinh-Duc fait son meilleur match en équipe de France on en déduit facilement que ses débuts étaient bien faibles, pareille musique ne guidait cependant pas les observateurs de ses débuts et surtout  de meilleur match en meilleur match, il devrait atteindre des niveaux stratosphériques éblouissant le spectateur. Or, le terne perdure, s'incruste, s'ankyste, bref le foutage de gueule continue...

Du côté de l'animation offensive, les choses ne vont pas s'améliorer avec nos deux secondes lignes centres : Traille et Rougerie.

Si Traille est enfin à sa vraie place, avec son voisin jaunard, ils forment une attaque aussi vive que l'oeil mort d'un gardon en voie de putréfaction. Sans compter que l'association évoque péniblement la ligne "d'attaque" conduite face aux australiens.

Une fois de plus il reviendra aux deux toulousains de dessiner les arabesques d'un jeu chatoyant.

Pour le reste, le Huit majeur est reconduit.

Ce n'est que justice tant il fut brillant, mais sa fragilité inquiète, en l'absence de Servat et de Mas, l'édifice a vacillé au point de permettre aux écossais de revenir dans le match. L'improbable Ducalcon (Mme Denise) a confirmé - si tant est que cela fut nécessaire - qu'il devait être définitivement rangée dans le tiroir des piliers de bal musette avec les Brugnault, Boyoud et autres Faure. La démonstration bénéficie au  cimetière à poulets (Marconnet).

Prions chaque jour pour que la première ligne arrive intacte au pays du long nuage blanc.

Gare, car Dieu vomit les tièdes !

PS : On peut lire le preux Villepreux, qui à la différence des imbéciles, change d'avis sur le Lièvre après l'avoir longtemps soutenu.

C'est là

La compo :

Derrière
Poitrenaud (Stade Toulousain) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Traille (Biarritz), Médard (Stade Toulousain) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont)

Devant

Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Marconnet (Biarritz), Thion (Biarritz), Chabal (Racing-Métro), Yachvili (Biarritz), Jauzion (Stade Toulousain), Clerc (Stade Toulousain).

 

vendredi, 04 février 2011

Exclu Rugby Band : le classement du Tournoi 2011

C'est parti mon kiki, avant même le coup d'envoi du premier match de ce Tournoi pré-Coupe du Monde, il est possible d'en révéler le classement après un bref aller-retour dans la première faille spatio-temporelle venue :

1. Angleterre

2. Irlande et France ex-aequo

3. Pays de Galles

4. Ecosse

5. Italie

What else  ?

 

17:23 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Tournoi 2011, en attendant France-Ecosse (II) : la créature du Dr Lièvrestien

Tout ce que compte le pays de licenciés ou d'ex-licenciés de la FFR a sa petite idée sur la meilleure formation pour commencer ce Tournoi 2001. Et c'est bien naturel ! Manquerait plus qu'après la pluie d'interdiction qui nous tombe dessus depuis le passage du noir et blanc à la TV couleurs, chacun ne puisse pas lui aussi jouer avec son Panini géant.

Pas mieux !

Avouons-le sans barguigner, dussions-nous en souffrir le jour du jugement dernier, à la place du Lièvre, concernant le 8 de devant on aurait fait exactement pareil sous réserve de la blessure de Millo et du remplacement de Chabal par Picachou sur le banc.

Sur le banc justement on peut s'étonner de la présence de Thion, Papé semblait tenir la corde comme aimait à le dire ce farceur de Saddam. Parb les temps qui courent, le Biarrot  a la côte (des basques, ahaha), 5 retenus parmi les 23 (Marconnet est le 23ème), tout ça sans briller en club beaucoup plus que l'an passé, curieusement après le coup de Blanco de l'automne dernier traitant le Lièvre de "clown triste". Le chef des Biarrots allume le Lièvre autant qu'à l'aurore de l'ouverture de la chasse et quelques mois plus tard, une délégation biarrote fournie tronque le rouge et blanc contre le bleu. Etrange isn't it ?

Cette étrangeté ne doit pas occulter la disgrâce dans laquelle est enfin tombé le chouchou Ouedraogo, il n'est plus dans les clous.

Bonnaire lui est supérieur, la chose est entendue depuis longtemps, une fois de plus c'est DuBo, DuBon, DuBonnaire.  La fin de l'imposture réjouit le sage en quête de vérité, mais le doute l'assaille comme une groupie enivrée.

Voilà deux ou trois ans, quand Montpellier taquinait les profondeurs du classement du Top 145, le Lièvre nous mettait à (presque) toutes les sauces Picachou et Ouedraogo. Depuis, les deux ont grandi et - là aussi avouons-le - ont progressé en club, c'est ce moment que choisit le Lièvre pour les écarter diversement des Bleus. Etrange isn't it ?

Le supporteur fidéle des Bleus a passé l'âge de jouer à sa faire peur, il n'a que peur du noir, ou pour être précis des Tout Noir,  face à l'Ecosse,  qui plus est à la maison, ça va passer. Avec un pack comparable à celui de l'an passé, le cap fatidique de l'heure passé il ne restera plus grand chose des forces écossaises.

Cette victoire annoncée n'occultera pas l'impensable composition des lignes arrières, c'est du Grand Gribouille.

La charnière on la connaît, inutile d'y revenir, les demis font les barbiquets avec la protection des Golgoths, mais dès que ça tangue devant, ils s'évaporent telles les dernières vapeurs d'alcool sous l'effet conjugué de la soupe et des oignons.

Le reste est très étrange.

Polyvalent piège à glands.

Le faux polyvalent l'est tout autant.

La paire de centre est au XV de France, ce que la paire de sein est à la girl du Moulin rouge, vaut mieux pas qu'elle soit dégueulasse.

Et là le doute fait plus que planer. Voilà deux petites années que Rougerie, le coffre à ballon XXL, est placé au centre de l'ASM. Y brille-t-il d'un éclat propre à aveugler le staff ? Sa défense en escalator en panne est-elle de nature à rassurer ses partenaires ?

On y reviendra plus tard, mais si le Lièvre est dans son droit le plus absolu d'expérimenter, il a déjà misé sur Rougerie et il a perdu. Inutile de rappeler sa très piètre performance face à l'Australie. On pourra s'en amuser comme on l'avait bien aimé l'an passé, toujours face à l'Ecosse,  à l'occasion de son retour, le jaunard avait tenté de tamponner par deux fois ses adversaires et de se blesser, le tocard jaunard n'avait pas déçu.

Rougerie et Traille : dommages collatéraux

La titularisation de Rougerie est un dommage collatéral de la mise à l'écart d'Inglorious Bastareaud. En son absence, quel choix pour mettre du puissant et franchisseur derrière ? Rougerie Pardi ?

Une fois de plus, Rougerie n'à rien à faire en Bleu, sauf peut être en doublure de Na'vi.

Autre aberration de la polyvalence, toujours un faux polyvalent, le retour de Traille. Depuis plusieurs années sa sélection ne semble tenir qu'à sa phonétique identité avec Essai en anglais (try), c'est objectivement la seule raison que l'on puisse trouver.

Baladé de l'ouverture à l'arrière en passant par le centre, passant complètement à côté en 10 face à l'Australie, il redevient 15, avec le souvenir d'une demie en 2007 là aussi complétement ratée. Traille relance à la manière d'un fil à plomb, mais il posséde quand même deux atouts, il est grand, ça aide sur les quilles et il a un coup de pied, là aussi de plomb. Dans la mesure où Trinh-Duc a deux jambes en bois, la titularisation de Traille est là encore un dommage collatéral de celle du premier.

Les titularisations de Traille et de Rougerie à ses deux postes exposés ont secoué le petit monde du rugby autorisé.

A-t-on raison contre tous ? La réponse a cette question existentielle varie, positive pour le génie, négative pour les autres.

Le Lièvre est-il un génie ? Personne ne lui fera l'affront de répondre à une question aussi provocatrice.

Pour le reste, hormis l'insupportable vide créé par l'exclusion de Malzieu, rien de bien surprenant.

Certes, le cas Jauzion est ennuyeux, de deux choses, l'une soit il paye la défaite face à l'Australie, mais dans ce cas, la triplette nullarde qu'il formait avec Rougerie et Traille aurait dû les placer tous les trois devant leur TV samedi, illsutration supplémentaire de l'inconstance du staff. Soit, le Lièvre le fait souffler après une longue campagne européenne. Quoi qu'il en soit on n'en saura rien, pas plus qu'on ne saura pourquoi subitement un beau jour, il fera son retour en Bleu.

Ainsi, va la piste du Lièvre.

Samedi, au chaud on compte sur les deux Max pour éclairer le ciel bas des Bleus.

Le XV titulaire

Traille - Huget, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Trinh-Duc, (m) Parra - Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir - Nallet, Pierre - Mas, Servat, Domingo.

Remplaçants : Guirado, Ducalcon, Thion, Chabal, Yachvili, Clerc, Poitrenaud.

jeudi, 03 février 2011

En attendant Ecosse-France (I) : Marco, un peu de Sarko par-ci un peu de Ségo par-là, mais toujours zéro

J'ai changé ! Le Lièvre a visiblement le même conseiller en com' que Sarko et appelle lui aussi à la rupture, le côté Sarko de Marco en somme.

Dans le JORF (Journal officiel du rugby français), on apprend à ce sujet des choses bien étranges, qui montrent un peu plus que l'on est en pleine Ere du foutage de gueule généralisé.

Après la raclée prise face à l'Australie, le Lièvre a en décidé : "Finie la démocratie participative". Il faut entendre par là que le sélectionneur en accord avec son staff et le cas échéant quelques cadres définissaient auparavant en commun les objectifs du XV de France et les moyens d'y parvenir en adoptant tel ou tel système de jeu.

A la manière de la Reine du Poitou-Charentes, le côté Ségo de Marco, le Lièvre a dû penser que ça faisait moderne cette "démocratie participative".

A la vérité on s'en fout du régime politique du XV de France, ce n'est que du sport, ils peuvent être en dictature si ça les amusent pourvu qu'on ait quelque chose qui tienne un peu la route.

On en pense évidemment ce qu'on veut, mais un régime dictatorial à la sauce Fouroux, Petit Caporal de l'Empire, ça avait le mérite de la clarté avec d'excellents résultats à la clé !

Quoi qu'il en soit, on imagine mal les Bleus foutrent le feu à Marcoussis, planquer la charcutaille de Rétiere, caillasser leur bus, piquer les pages de leur classeur tout neuf (le fameux Livre de jeu) pour virer un sélectionneur en voie de Ben Alisation.

S'il n'y avait que ça, on chipoterait pas pour une crotte de plus du Lièvre, mais toujours dans le Midol, Nallet balance deux truc énormes en comparaison desquels une charge de Lauaki tient de la pichenette.

Primo : "certains joueurs n'ont pas osé parlé" au Lièvre pour dire qu'ils pigaient que dalle à ce qu'il voulait.

Etrange cette "démocratie participative", où les citoyens ont peur d'user de leur liberté d'expression. Le foutage de gueule toujours.

Deuxio : "Marc veut se rapprocher de nous pour nous donner directement ses directives". Là on doit à la vérité de dire que si t'as pas le cul planté dans un profond fauteuil de tapissier, la chute risque d'être rude. On pensait assez connement, comme sans doute pas mal de type ayant tâté de la gonfle, que le Lièvre s'adressait directement aux joueurs.

Ebé non, ils devaient passer par son secrétariat. Du coup ça devait donner un truc du genre :

-M. Lièvremont, j'ai un certain M. Dusautoir au bout du fil, il demande à vous parler.

Le Lièvre : Pas le temps, chui occupé à faire, refaire et défaire mon album Panini grandeur nature, passez-le sur la 2 à Tamack ou Retiere, ya bien un des deux qui pourra lui répondre.

Encore et toujours le foutage de gueule généralisé. Une démocratie participative dans laquelle l'élu (le Lièvre)  est infoutu de s'adresser directement au peuple (les joueurs) ça semble quand même très étrange et quand il est question de rugby, on comprend l'abyssal malaise avec un Big Coach qui ne parle pas aux joueurs en direct.

Tu m'étonnes qu'après ça on parle d'erreur de communication !

Du coup, vu que personne ne moufte et que le Lièvre peine à s'exprimer avec les joueurs, une idée géniale a dû germer dans la tête d'un type qui a dû oeuvrer dans une vie antérieure au sein de la cellule management de Lehmans Brothers.

Cette idée que la Terre ovale nous envie, c'est bien entendu le classeur contenant Le Livre de jeu.

Depuis Chirac faisant la promesse d'aller se baigner dans la Seine, c'est sans doute l'une des plus belles conneries qu'on ait eu la joie d'entendre depuis ces vingt dernières années.

Un Livre de Jeu : Ce nouveau Petit Livre rouge pour les Bleus, c'est le sommet du nimportnawak. Mais vu que le Lièvre n'est pas foutu de causer aux gonzes, il leur propose de lire ce qu'il attend d'eux.

On sent bien que ça va faciliter la communication ce dialogue par pages interposées. Sans compter qu'on ne peut pas dire que ce soit très flatteur pour les joueurs. C'est comme si on leur disait : Bon les gars, ça fait trois ans que vous entravez que dalle à ce qu'on essaie de vous dire, alors on va vous l'écrire, vous savez lire au moins ?

J'espère qu'ils ont pensé à organiser des séances de lecture suivie d'un débat et de la remise des 30 ou 23 fiches de lecture au coach.

Quoi qu'il en soit avec des idées pareilles, l'amateur de rugby n'a pas fini de passer pour un gros boeuf !

 

Viva la révolucion !

 

mercredi, 02 février 2011

La revue des Trente : les moins Gros

Il fut un temps pas si lointain où existaient deux catégories de joueurs : les Gros et les Gazelles.

La remarque vaut sans doute encore en série, pour le reste la plupart des Gazelles sont devenues aussi grosses que des autruches (Traille, Jauzion, Rougerie...). Seul petit problème leurs courses d'attaque ressemblent aussi à celle d'autruches la tête encore piquée  dans le pré.

Quoi qu'il en soit, la liste des 14 arrières fait sans doute encore plus jaser que celle des Gros.

La charnière

On la connaît : Parra/Trinh-Duc.

Lors du dernier tournoi ils ont joué dans un fauteuil de tapissier, derrière un pack archi-dominateur, du coup ils se sont vus beaux, trop beaux. La tournée d'automne a ramené Parra a davantage d'humilité, comme on dit dans les monastères.

Mais le principal problème n'est pas là, il est - depuis trois ans quand même - dans la présence d'une moitié de demi d'ouverture, un quart d'ouverture en quelque sorte, nommé Trinh-Duc. Sa botte n'a rien à envier à celle de Sarah Bernhardt, son jeu au pied est à peine plus long que celui de ce pauvre Tattoo, attaché à son Ile fantastique.

Un 10 qui n'a pas de jeu au pied, c'est bien un quart d'ouverture.

L'obstination du Lièvre à en faire le chef d'orchestre de l'attaque tricolore alors que n'importe quelle fanfare de village n'en voudrait pas même à la grosse caisse dit assez la faillite des Bleus. Dans ces conditions, il faut arrêter de pleurer sur la faiblesse offensive des Bleus, ça a tout l'air volontaire, sans cela comment expliquer cette mode du Trinh-Duc ?

L'entêtement du Lièvre, digne d'un lapin nain monomaniaque, conduit à vider le poste de tout candidat sérieux.

Skrela ? le Lièvre lui a dit : "je te prends pour le Tournoi, mais ne compte pas sur la Coupe du Monde".

Si le discours a pour mérite la franchise, il est surtout complétement débile. Personne ne sait qui fera la doublure du quart d'ouvreur, une moitié de moitié de 10 donc, allant chercher facilement dans les 2,50 dans six mois.

Traille ? D'une nullité absolue contre l'Australie, telle qu'on est au-delà des mots, il peut occuper le poste pour nourrir les recherches d'un quelconque séminaire de psychologie comportementale ayant pour thème Du suicide sportif en milieu hostile. De toute façon, son poste est au centre et pas ailleurs, mais il est loin d' y être le meilleur.

Pour en revenir à la charnière, le retour de Yachvili ne se discute pas. Est-il forgé pour faire banquette ? Pas sûr ! Quoi qu'il en soit, en raison de son expérience, le Lièvre aurait du dès le départ s'appuyer sur lui, il ne l'a pas fait et le rappelle témoignant encore d'une inconstance proche du niveau indépassable d'un Laporte. Un brin de cohérence aurait voulu qu'il sélectionne à nouveau Dupuy, parti l'an dernier pour être n°1 à la mélée, s'il n'y avait eu cette fourchette totalement imaginaire.

Le retour de Yachvili est à ranger dans la catégorie encombrée du n'importe quoi - pourquoi révoquer ceux-là mêmes qu'on convoque à nouveau alors que les données sont inchangées - à côté de celui d'autres biarrots (tiens c'est bizarre), Marconnet, Thion et Traille.

Hier on ne les sélectionnait pas au motif qu'ils n'incarnaient pas l'avenir. Aujourd'hui on les prend pour jouer demain...

Au centre

Au centre de l'attaque, le doute plane sur le compagnon de Jauzion, alors forcément un aviateur s'impose : Mermoz.

Traille ? Oui, mais ça risque d'aller trop vite à l'aile. Bon ça va ,si on ne peut même plus rigoler.

Rougerie ? Marty ? Difficile de départager deux coffres à ballons, qui pourront sans mal se reconvertir dans une banque suisse ou à Fort Knox.

Il est vrai qu'on est plus à un foutage de gueule près, après la raclée prise face à l'Australie, on pouvait penser que les trois mannequins en mousse servant à Platoche à tirer les coups francs (Jauzion, Rougerie et Traille) resteraient à la remise à matériel avec les sacs à placage, les plots de toutes les couleurs, etc. Mais non le Lièvre reprend les trois, pourtant plus faciles à enrhumer qu'un horodateur.

Rougerie, il compte en faire quoi ? Au centre ? Pourquoi pas, mais avant on conseille au staff de revoir le match contre l'Australie. A l'aile ? Pourquoi pas,  seul petit problème il n'y joue plus en club. Pour la faire courte, Rougerie n'a rien à faire en Bleu, sauf chez les Schtroumpfs.

Forcément l'ombre des Bads Boys plane elle aussi  (Fritz, Bastareaud).

A la vérité, on s'en fout un peu des frasques des uns et des autres, les Beefs ont Tindall, les gallois Powel, et j'en oublie des tonnes, on peut faire aussi bien qu'eux.

Bon, Bastereaud a pris une praline de l'homme invisible, ça l'a perturbé certes, mais pas au point d'y couper l'appétit (un camarade de jeu notait avec justesse qu'il ressemblait de plus en plus à Arnold ou Willy, je sais plus, d'Arnold et Willy). Fritz n'aime rien tant que la frite et la frite, il reste que j'en connais pas beaucoup qui n'échangerait pas un baril de Rougerie-Marty contre un de Fritz-Bastareaud, que ce soit dans le Tournoi ou pour la Coupe du Monde. Qu'on ne vienne pas arguer de la méforme de Bastareaud, Fritz pète le feu tandis que Palisson et Marty font peine à voir en club.

Les ailiers justement parlons-en.

Le triangle offensif

On ne va pas longtemps tourner autour du pot comme la poule autour du couteau : l'absence de Malzieu est proprement SCANDALEUSE ! A chacun de ses matchs avec les jaunards, il est décisif, rageur dans ses courses, il reste debout en toute occasion et avance. Dans son rôle de pur ailier, il est devant tout le monde.

Comment se passer d'un joueur pareil ?

Au lieu de quoi on à Palisson.

Qui de la pointe sud d'Ushuaïa à l'extrême nord du Groëland peut dire à quand remonte son dernier bon match en bleu ? Te casse pas la tête, j'ai déjà demandé : personne.

On reproche à Malzieu d'être léger en défense.

1. Faut voir.

2. Même si c'est vrai, ça ne gène pas trop  le Lièvre d'avoir une moitié d'ouvreur qui n'a aucun jeu au pied.

Au contraire, lui qui fait les choses à moitié-moitié, il devrait être content d'avoir un ailier qui ne défend pas, ça irait même bien avec ses huit qui ne franchissent pas, ses centres qu'on confond avec des secondes pompes et plus largement avec un rugby hémiplégique qui a rapporté un mini-Grand Chlem. Sans compter que ça enrichirait  la salle des trophées d'ailiers qui ne défendaient pas ou bien peu : Costes, Estève, Lagisquet... Quant au plus grand joueur français de tous les temps, Blanco, on peut difficilement dire qu'il ait marqué les esprits gràce à sa science du placage.

Que l'on me passe l'expression, tout ça c'est de la couille en barres. Il faut se demander à quoi sert le comité de sélection ?

Visiblement il préfère avoir un polyvalent faible partout (Palisson), qu'un grand spécialiste du poste (Malzieu).

Le choix de Clerc, c'est du grand classique, quand il n'est pas sur la feuille de match on le regrette, quand il y est on se dit bof !

Toujours aux ailes, le Lièvre veut donner sa chance à Huget, pourquoi pas ?

Là aussi faut il voir. En défense, il est peut être supérieur à Malzieu, mais pour défendre en bout de ligne, il y a quand même un truc qui existe depuis pas mal de temps déjà, ça s'appelle je crois un troisième ligne aile. Info à vérifier quand même.

Tout n'est pas noir, avec enfin les sélections de Médard et de Poitrenaud (placé à l'arrière lui, alors qu'il a au centre un Rougerie dans chaque canne), on commence à tutoyer les sommets.

Salut comment tu vas Nana Purna ?

Rien d 'autre.

Arrières (14): Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

 

 

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu