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jeudi, 17 mars 2011

Après Italie-France : le Lièvre sur le divan de la scène

La réaction à chaud du Lièvre devant les journalistes a ceci de remarquable qu'elle est totalement réversible, parlant des joueurs il est possible d'entendre ses mots comme lui étant destinés.

C'est renversant !

 

Pour commencer piste verte fastoche  :

Le match d'hier, c'est le match de trop. Peut-être que je me suis trompé. Même si j'étais le seul à le voir, sur les trois premiers matches j'avais trouvé des motifs de satisfaction. Mais le match d'hier vous donne raison. La Coupe du monde va démarrer le 28 juin (date du rassemblement, NDLR), on aura deux mois pour la préparer et on part de pas grand-chose si j'en juge par les contenus d'hier. On repart de zéro. Ceci dit, il faudra bien envoyer trente mecs. Je suis un petit peu dans l'impasse."

Il y a plein de trucs qu'il est le seul à voir, Trinh-Duc, Huget, Chabal, il est le seul à les voir en Bleu.

Le Lièvre c'est Bruce Willis dans le 6ème sens, il est le seul à voir des joueurs qui sont déjà morts.

Passons sur le "on repart de zéro" et le "dans l'impasse", il n'a jamais passé plus que la première et encore c'était en descente.

Vous pensez vraiment que je me reconnais dans les contenus de ce qu'on a produit hier ? Vous pensez vraiment que c'est ce que je demande à mes joueurs, que c'est ce que je produis à l'entraînement ? J'ai honte qu'on puisse penser ça mais je comprends qu'on le pense.

Oui, oui, on le pense. On ne pense même qu'à ça !

Piste bleue :

Manifestement, les joueurs se sont trahis eux-mêmes, ils ont trahi le maillot qu'ils portent.

S'il y a trahison, elle est aussi du côté du Lièvre, parti en 2007-2008 en vendant la lune et le beau jeu qui va avec et remportant le Grand Chlem 2010 avec comme meilleur marqueur d'essai "de pénalité".

il y a de quoi être plus que déçu

ça tu l'as dit l'aigri, on annonce du flamboyant on se retrouve avec du sous-Laporte.

Toujours dans la même veine.

Quand on a le culot, ou une forme de bêtise ou de lâcheté, de revenir sur le projet de jeu après un tel brouillon, ça aussi ça dépasse l'entendement.

Chacun l'a compris il est parfaitement fondé de dire la même chose du Lièvre.

Piste rouge :

Les joueurs manquent de courage, il faut le reconnaître. Ce sont des bons garçons, j'ai trop tendance à les considérer comme des bons garçons. Mais quand on perd comme on l'a fait hier, tous ses duels, il y a quand même une forme de lâcheté qui me paraît complètement évidente. Je ne sais pas s'il faut s'en inquiéter, si c'est la tendance de cette nouvelle génération.

Remplacer joueur par entraineur et mettre au singulier, vous verrez ça fonctionne bien aussi.

Oublions la référence à la "nouvelle génération", pas seulement parce qu'elle fait vieux con chez un type qui vient juste d'atteindre la quarantaine, mais surtout parce que c'est bien connu, les joueurs qu'affrontent les français appartiennent à la génération de Webb Ellis et reçoivent leur convocation pour les matchs par pigeon voyageur.

Je leur filerais bien quelques montages vidéo des Gallois en leur disant : Débrouillez-vous, jouez comme vous voulez, car c’est ce qu’ils font sur le terrain. Mais ça ne sera pas le cas parce qu’ils n’en sont pas capables

Je filerai bien au Lièvre quelques montages... Mais ça ne sera pas le cas parce qu'il n'en est pas capable.

Vous voyez ça marche dans les sens.

Piste noire :

L'entraîneur est parfois père fouettard, un peu psy, je dois être un peu des deux mais pas suffisamment.

Là c'est un peu plus difficile, la référence au psy dit assez que l'inconscient du Lièvre a pris le dessus, qu'il peine à le contrôler. De sorte que l'ensemble de ces propos  renvoie soit à la perception qu'il a des autres le jugeant (-ce qu'on dit de moi, ce qu'on pense de moi ect.) soit qu'il juge les autres comme il devrait être jugé (le lâche c'est lui, le traître, c'est lui, en deux mots le gros nul, c'est lui...).

Incapable de se positionner entre entraineur-père, il lui manque l'autorité et la compétence pour cela, et entraineur-copain, de par sa proximité naturelle avec les joueurs.

Il exprime son besoin d'un Père fouettard (Novès est pas mal dans le rôle) et d'un psy (Saint Marc-Dr Jekyll et Lièvrenech-Mr Hyde).

Au final, le Lièvre est paumé, pris dans les phares du monde médiatico-rugbystique.

Forcément à-un-moment-donné, comme  chez Pompom, il va finir sous les roues.

 

Si ça te picote un peu derrière les yeux, c'est normal, un assortiment mousse, caouètes et chips d'après match devrait soulager.

 

La réaction intégrale du Lièvre

L'allumage de Novès

 

09:23 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

J'aime beaucoup la référence au "sixième sens". Une trouvaille. Le lièvre adore les citations, les références littéraires, comme son président, Albert Camou. Et vas-y Kipling, vas-y Churchill !
Quand on lui propose Shakespeare, "much ado about nothing", ça le fait moins rire, je vous l'assure. il peut même virer à l'insulte, le con. faut pas croire, ça reste du catalan, c'tomlà.

Écrit par : comme fou | jeudi, 17 mars 2011

Les commentaires sont fermés.

 
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