Avertir le modérateur

dimanche, 20 mars 2011

Allons enfants de la patrie...

Un match ébouriffant comme un jour de Tram', des envolées dignes d'une fin de partition mozartienne, un jeu atteignant par sa qualité  le nirvana du sommet tout en haut au top de l'Everest, une intensité aussi haletante que la course de Rintintin.

De splendides essais superbement construits, constituant l'inéluctable issue de  mouvements lancés de main de maître par une charnière dominant les débats à la manière d'une grande prétresse SM.

Bref on a assisté à une orgie de rugby satisfaisant les appétits les plus exigeants, devant cette débauche de rugby, nul ne pourra plus regarder, approcher, toucher une gonfle sans sentir son petit coeur se contracter le temps d'une nano-seconde à la pensée de ce phare à mineux France-Pays de Galles du Tournoi 2011.

Maintenant si on peut plus rigoler, on tiendra le blog de l'actualité papale, le Benoît Band, actualités en vrac du Pape et en bouteilles du Vatican.

La victoire peut satisfaire le couillon qui regarde le doigt pointé vers la Lune, mais ne nous y trompons pas, ce fut la copie conforme des matchs précédents le révélateur italien.

Le changement d'acteurs est sans effet sur le déroulement de la pièce, c'est de dramaturge qu'il faut changer.

But now it's too late.

Devant, on a eu droit à d'ennivrantes cocotes, qu'on ne voit plus guère qu'en Pro D2 et on voudrait être champion du monde avec ça ?

Et on ne peut quand même pas s'espamter d'une agressivité retrouvée quand n'importe quel match de série est un concentré de testostérone rurale. D'autant plus que d'inquiétantes imperfections demeurent, que de nouvelles failles apparaissent.

La mélée, arme absolue jusque là des Bleus, montre depuis l'Angleterre des signes inquiétants de faiblesse.

Toujours pas de briseur de rêves ou de casseur de défense, Servat avance mais ne franchit pas, depuis quelques semaines il est moins tranchant, on attend avec impatience de le revoir avec le Stade pour se faire une idée plus précise.

Comme à son accoutumée l'équipe de France présente deux graves lacunes :

- elle ne franchit pas, elle est incapable de jouer dans le dos de la défense. Ce que sont capables de faire les gallois, les anglais, les irlandais et même les écossais. Les essais marqués hier procédent d'erreurs galloises ou d'un coup de pied par-dessus la défense. Ballon en main,  c'est zéro franchissement !

- son animation offensive présente autant d'activité que l'encéphalogramme d'Ariel Sharon.

Derrière , la responsabilité en revient à la charnière, plusieurs fois Parra s'enferre chez les gros, et finit dans leurs bras, c'est à se demander si le petit coq n'est pas en manque d'affectation.

Trinh-Duc a fait un match honnête, sans sa cuillère, il est probable que l'équipe aurait été en grande difficulté, de là à dire qu'il a le niveau international...

Clerc et Médard ont joué comme avec le Stade, allumant ici et là quelques brèches, mais un brin perso.

Traille et Marty ont souffert de la comparaison avec les centres gallois.

Pour chacun de ces cinq matchs, jamais les Bleus n'ont pris le jeu à leur compte, alors même qu'ils disposaient parfois d'une confortable avance, jamais ils n'ont marqué de leur empreinte un match en dominant les lignes adverses, jamais ils n'ont nourri d'ambition quant au jeu déployé. Nos adversaires ont tous en revanche eu le souci de produire du jeu, parfois certes en multipliant de stériles temps de jeu, mais les intentions y étaient, chez les Bleus jamais !

L'équipe de France est devenu l'Albi du rugby mondial, une équipe limitée, se concentrant sur les phases de conquêtes pour gagner ses matchs...

Et pour couronner le tout, le  Stade de France toujours aussi naze où le prix de la bière frôle celui d'un T2 lumineux quartier Montparnasse, seul public du Tournoi faisant la hola, public chantant à contre-temps, entonnant la Marseillaise pour un placage de Marty quand c'est pour ses passes qu'il faudrait le faire...

L'équipe de France n'est pas convalescente, elle est toujours malade d'un rugby étriqué, on verra bientôt qu'elle n'est pas prêt de guérir.

Commentaires

Pas mieux... à part peut-être la blague du siècle du commentateur de France 2 : "Et si cette méthode (laquelle ?) était celle qui nous permettrait de gagner la coupe du monde (laquelle ?"
Mais tout va bien puisque finalement la France finit deuxième du tournoi (non là je blague !!!)

Écrit par : Fred | lundi, 21 mars 2011

c'est clair, ce qui m'embete moi, c'est les gens qui préfèrent aujourd'hui que la France joue mal, mais gagne...
C'est tristounet... ils préferent voir un match où il y a LA VICTOIRE (waiiiiiiiiii) au bout, pas grave si ils se font chier tout le match, plutot que de voir une belle équipe, se donner à fond, avec de grands mouvements, du punch, de l'envie, des envolées, de la folie quoi, du rugby champagne, à la française, qui ramène UNE DEFAITE (bouuuuuu)

Écrit par : Calabas | lundi, 21 mars 2011

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu