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lundi, 21 mars 2011

Tournoi des VI Nations 2011 : un premier bilan

Lièvremont est le  Kadhafi du rugby ! Comme lui, il n'est que colonel, c'est-à-dire entraîneur de Pro D2 et doit affronter des généraux expérimentés et compétents, c'est-à-dire des entraîneurs familiers du haut niveau. Dans ces conditions, comment pourrait-il gagner la guerre ?

L'objectif de ce Tournoi était clair, faire le possible pour le remporter, il était une fin en soi, dans la mesure où un bon Tournoi était la meilleure manière de préparer la coupe du Monde.

Avec deux défaites pour trois victoires, le bilan est aussi sexy que la calvitie post-giscardienne d'un comptable poussiéreux.

Le classement final est trompeur (c'est pas pour faire le malin mais il était donné en exclu dès le... 4 février). Si les Beefs n'ont perdu qu'un seul match, Les Bleus, l'Irlande et le Pays de Galles finissent chacun avec deux défaites.

L'Angleterre a battu La France qui a battu le Pays de Galles qui a battu L'Irlande qui a battu l'Angleterre. Selon la loi implacable de la transitivité la France aurait du battre l'Angleterre etc.

Du coup, la France se trouve avant la Coupe du Monde quelque part entre les Beefs et les frères celtiques. Cette position reflète à sa juste mesure la valeur de l'équipe de France et tous conviendront qu'elle conduit à prétendre à rien pour cette Coupe du Monde.

Pour le dire autrement, la France avec le même bilan sportif que les nains gallois et irlandais en termes de licenciés a désormais les mêmes ambitions qu'eux, en gros aller en quart.

On dit merci qui ?

dimanche, 20 mars 2011

Allons enfants de la patrie...

Un match ébouriffant comme un jour de Tram', des envolées dignes d'une fin de partition mozartienne, un jeu atteignant par sa qualité  le nirvana du sommet tout en haut au top de l'Everest, une intensité aussi haletante que la course de Rintintin.

De splendides essais superbement construits, constituant l'inéluctable issue de  mouvements lancés de main de maître par une charnière dominant les débats à la manière d'une grande prétresse SM.

Bref on a assisté à une orgie de rugby satisfaisant les appétits les plus exigeants, devant cette débauche de rugby, nul ne pourra plus regarder, approcher, toucher une gonfle sans sentir son petit coeur se contracter le temps d'une nano-seconde à la pensée de ce phare à mineux France-Pays de Galles du Tournoi 2011.

Maintenant si on peut plus rigoler, on tiendra le blog de l'actualité papale, le Benoît Band, actualités en vrac du Pape et en bouteilles du Vatican.

La victoire peut satisfaire le couillon qui regarde le doigt pointé vers la Lune, mais ne nous y trompons pas, ce fut la copie conforme des matchs précédents le révélateur italien.

Le changement d'acteurs est sans effet sur le déroulement de la pièce, c'est de dramaturge qu'il faut changer.

But now it's too late.

Devant, on a eu droit à d'ennivrantes cocotes, qu'on ne voit plus guère qu'en Pro D2 et on voudrait être champion du monde avec ça ?

Et on ne peut quand même pas s'espamter d'une agressivité retrouvée quand n'importe quel match de série est un concentré de testostérone rurale. D'autant plus que d'inquiétantes imperfections demeurent, que de nouvelles failles apparaissent.

La mélée, arme absolue jusque là des Bleus, montre depuis l'Angleterre des signes inquiétants de faiblesse.

Toujours pas de briseur de rêves ou de casseur de défense, Servat avance mais ne franchit pas, depuis quelques semaines il est moins tranchant, on attend avec impatience de le revoir avec le Stade pour se faire une idée plus précise.

Comme à son accoutumée l'équipe de France présente deux graves lacunes :

- elle ne franchit pas, elle est incapable de jouer dans le dos de la défense. Ce que sont capables de faire les gallois, les anglais, les irlandais et même les écossais. Les essais marqués hier procédent d'erreurs galloises ou d'un coup de pied par-dessus la défense. Ballon en main,  c'est zéro franchissement !

- son animation offensive présente autant d'activité que l'encéphalogramme d'Ariel Sharon.

Derrière , la responsabilité en revient à la charnière, plusieurs fois Parra s'enferre chez les gros, et finit dans leurs bras, c'est à se demander si le petit coq n'est pas en manque d'affectation.

Trinh-Duc a fait un match honnête, sans sa cuillère, il est probable que l'équipe aurait été en grande difficulté, de là à dire qu'il a le niveau international...

Clerc et Médard ont joué comme avec le Stade, allumant ici et là quelques brèches, mais un brin perso.

Traille et Marty ont souffert de la comparaison avec les centres gallois.

Pour chacun de ces cinq matchs, jamais les Bleus n'ont pris le jeu à leur compte, alors même qu'ils disposaient parfois d'une confortable avance, jamais ils n'ont marqué de leur empreinte un match en dominant les lignes adverses, jamais ils n'ont nourri d'ambition quant au jeu déployé. Nos adversaires ont tous en revanche eu le souci de produire du jeu, parfois certes en multipliant de stériles temps de jeu, mais les intentions y étaient, chez les Bleus jamais !

L'équipe de France est devenu l'Albi du rugby mondial, une équipe limitée, se concentrant sur les phases de conquêtes pour gagner ses matchs...

Et pour couronner le tout, le  Stade de France toujours aussi naze où le prix de la bière frôle celui d'un T2 lumineux quartier Montparnasse, seul public du Tournoi faisant la hola, public chantant à contre-temps, entonnant la Marseillaise pour un placage de Marty quand c'est pour ses passes qu'il faudrait le faire...

L'équipe de France n'est pas convalescente, elle est toujours malade d'un rugby étriqué, on verra bientôt qu'elle n'est pas prêt de guérir.

vendredi, 18 mars 2011

En attendant France-Pays de Galles

Premier match post mélo-psychodrame italien, ce France-Pays de Galles est attendu comme la Guiness un soir de Saint Patrick.

Là est l'erreur, à part une défaite, il n'y a rien à attendre de ce grand classique du Tournoi.

Pourquoi à part la défaite ?

Tout simplement parce qu'après la débacle italienne, la démission du Lièvre deviendrait indiscutable.

Cette solution repoussée pour le moment est la meilleure :

1. Tant qu'à repartir à zéro, autant le faire avec un entraîneur compétent.

2. Le Lièvre ne pourra pas réussir en 6 mois ce qu'il a été incapable de faire pendant 3 ans et demi.

3. Le Lièvre a perdu le peu de crédibilité qu'il lui restait.

4. Seul un électrochoc est de nature à éviter que l'équipe de France ne soit la risée de la planète rugby à l'automne 2011, seul un changement d'entraîneur est de nature à le provoquer.

Changer de manager ne servirait à rien, vu que Maso est l'appendicite du rugby français : c'est un organe qui ne sert à rien et on attend de souffrir vraiment avant de l'enlever.

Les arguments favorables au maintien du Lièvre, du style, ça ne sert à rien de le changer, c'est trop tard ect. peuvent ainsi être combattues un à un. Au vrai, il doit son maintien à des raisons juridico-financières plus que sportives.

Si les joueurs ont une grande part de responsabilité dans la déroute, de même qu'on change de dirigeants en raison de l'impossibilité qu'il y a à dissoudre le peuple, on change d'entraîneurs. Certes, c'est une solution de facilité, mais c'est la seule qui vaille ! Sans compter qu'à deux ou trois exceptions près les meilleurs du moment et disponibles y étaient (sur le pré).

La preuve absolue que tout est foutu, cuit, grillé, cramé, carbonisé, rabiné, boucané et j'en passe, c'est la compo face à l'équipe du Capitaine Crochet, très dangereux avec ses deux mains.

Pas besoin d'avoir fait Rugby'Sup pour flairer l'équipe en bois :

_Inutile de faire tout ce foin pour remplacer le coffre à ballon jaunard par le coffre à ballon catalan.

_Si Jauzion a déçu, pareillement personne ne peut soutenir que Traille balladé de l'arrière à l'ouverture en passant par le centre a convaincu.

T'en veux de l'électrochoc, de la réaction, l'attelage Fritz-Bastareaud aurait eu autrement plus de gueule que l'improbable association de ce samedi.

Faut positiver, on échappe à Grandclaude...

_Palisson est de retour. Au fond du seau - qui sert en attendant que la fosse septique soit en état de fonctionner - avec Brive, le Lièvre n'en démord pas, je veux mon doudou le coujou qu'est si doux.

Moyen partout, Palisson n'a laissé comme souvenir qu'une interception chatarde. Remplacer Huget par Palisson c'est comme vendre sa Lada pour se payer une Dacia.

Huget sur la banc ? Amazing, tous pensaient comme le Lièvre que le sourcilleux basque s'améliorait de match en match.

Pensez-vous qu'il se puisse que le Lièvre changeât d'avis ?

_Le cas Estebanez ne sera pas traité vu la sensibilité des relations avec le XIII.

Devant à part Chabal, le pack  est reconduit (le choix Marconnet ayant été dicté par la nécessité de laisser souffler le dé Domingo, pour qui comme les oiseaux dans les branches c'est tous les jours dimanches).

Pourtant dire de la seconde ligne qu'elle a paru émoussée ces derniers temps paraît au plus flatteur. Faute d'avoir pensé à la relève (Jacquet) ou à la continuité avec la venue de Milo (ahahah), le Lièvre rappelle Papé. C'est Hugolin qui va être content.

Pourtant ce ne sont pas les guerriers pénibles qui manquent (Privat, Martin...), puisqu'on en parle, la gentille image de Montpellier risque de subir de légères modifications à la suite de leurs recrutements. Décidément Galthiè, quoiqu'on en pense par ailleurs, sait par où passe le chemin du titre...

Le retour de Picamoles a minima, même sur la banc s'imposait.

Au final, il est à craindre que cette équipe gagne face aux Gallois, plus angelots que diables rouges, tout simplement parce qu'elle ne peut pas perdre.

On finirait bien par comparer le Lièvre à Domenech, mais il n'est pas sûr que ce dernier apprécie et comme il vaut mieux vaut éviter d'avoir en plus les footeux sur le dos on s'abstiendra de le faire.

France

Médard (Stade Toulousain) - Clerc (Stade Toulousain), Marty (Perpignan), Traille (Biarritz), Palisson (Brive) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont).

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Ducalcon (Castres), Papé (Stade Français), Lapandry (Clermont), J. Tomas (Montpellier), Estebanez (Brive), Yoann Huget (Bayonne).
23e homme: Schuster (Perpignan).

Pays de Galles


Byrne, Halfpenny, Roberts, J.Davies, North, (o) Hook, (m) Phillips, R Jones, Warburton, Lydiate, AW Jones, B.Davies, A.Jones, Rees (cap)
James

Remplaçants : Hibbard, Yapp, Thomas, McCusker, Peel, S.Jones, Stoddart

 

19:55 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

jeudi, 17 mars 2011

Après Italie-France : le Lièvre sur le divan de la scène

La réaction à chaud du Lièvre devant les journalistes a ceci de remarquable qu'elle est totalement réversible, parlant des joueurs il est possible d'entendre ses mots comme lui étant destinés.

C'est renversant !

 

Pour commencer piste verte fastoche  :

Le match d'hier, c'est le match de trop. Peut-être que je me suis trompé. Même si j'étais le seul à le voir, sur les trois premiers matches j'avais trouvé des motifs de satisfaction. Mais le match d'hier vous donne raison. La Coupe du monde va démarrer le 28 juin (date du rassemblement, NDLR), on aura deux mois pour la préparer et on part de pas grand-chose si j'en juge par les contenus d'hier. On repart de zéro. Ceci dit, il faudra bien envoyer trente mecs. Je suis un petit peu dans l'impasse."

Il y a plein de trucs qu'il est le seul à voir, Trinh-Duc, Huget, Chabal, il est le seul à les voir en Bleu.

Le Lièvre c'est Bruce Willis dans le 6ème sens, il est le seul à voir des joueurs qui sont déjà morts.

Passons sur le "on repart de zéro" et le "dans l'impasse", il n'a jamais passé plus que la première et encore c'était en descente.

Vous pensez vraiment que je me reconnais dans les contenus de ce qu'on a produit hier ? Vous pensez vraiment que c'est ce que je demande à mes joueurs, que c'est ce que je produis à l'entraînement ? J'ai honte qu'on puisse penser ça mais je comprends qu'on le pense.

Oui, oui, on le pense. On ne pense même qu'à ça !

Piste bleue :

Manifestement, les joueurs se sont trahis eux-mêmes, ils ont trahi le maillot qu'ils portent.

S'il y a trahison, elle est aussi du côté du Lièvre, parti en 2007-2008 en vendant la lune et le beau jeu qui va avec et remportant le Grand Chlem 2010 avec comme meilleur marqueur d'essai "de pénalité".

il y a de quoi être plus que déçu

ça tu l'as dit l'aigri, on annonce du flamboyant on se retrouve avec du sous-Laporte.

Toujours dans la même veine.

Quand on a le culot, ou une forme de bêtise ou de lâcheté, de revenir sur le projet de jeu après un tel brouillon, ça aussi ça dépasse l'entendement.

Chacun l'a compris il est parfaitement fondé de dire la même chose du Lièvre.

Piste rouge :

Les joueurs manquent de courage, il faut le reconnaître. Ce sont des bons garçons, j'ai trop tendance à les considérer comme des bons garçons. Mais quand on perd comme on l'a fait hier, tous ses duels, il y a quand même une forme de lâcheté qui me paraît complètement évidente. Je ne sais pas s'il faut s'en inquiéter, si c'est la tendance de cette nouvelle génération.

Remplacer joueur par entraineur et mettre au singulier, vous verrez ça fonctionne bien aussi.

Oublions la référence à la "nouvelle génération", pas seulement parce qu'elle fait vieux con chez un type qui vient juste d'atteindre la quarantaine, mais surtout parce que c'est bien connu, les joueurs qu'affrontent les français appartiennent à la génération de Webb Ellis et reçoivent leur convocation pour les matchs par pigeon voyageur.

Je leur filerais bien quelques montages vidéo des Gallois en leur disant : Débrouillez-vous, jouez comme vous voulez, car c’est ce qu’ils font sur le terrain. Mais ça ne sera pas le cas parce qu’ils n’en sont pas capables

Je filerai bien au Lièvre quelques montages... Mais ça ne sera pas le cas parce qu'il n'en est pas capable.

Vous voyez ça marche dans les sens.

Piste noire :

L'entraîneur est parfois père fouettard, un peu psy, je dois être un peu des deux mais pas suffisamment.

Là c'est un peu plus difficile, la référence au psy dit assez que l'inconscient du Lièvre a pris le dessus, qu'il peine à le contrôler. De sorte que l'ensemble de ces propos  renvoie soit à la perception qu'il a des autres le jugeant (-ce qu'on dit de moi, ce qu'on pense de moi ect.) soit qu'il juge les autres comme il devrait être jugé (le lâche c'est lui, le traître, c'est lui, en deux mots le gros nul, c'est lui...).

Incapable de se positionner entre entraineur-père, il lui manque l'autorité et la compétence pour cela, et entraineur-copain, de par sa proximité naturelle avec les joueurs.

Il exprime son besoin d'un Père fouettard (Novès est pas mal dans le rôle) et d'un psy (Saint Marc-Dr Jekyll et Lièvrenech-Mr Hyde).

Au final, le Lièvre est paumé, pris dans les phares du monde médiatico-rugbystique.

Forcément à-un-moment-donné, comme  chez Pompom, il va finir sous les roues.

 

Si ça te picote un peu derrière les yeux, c'est normal, un assortiment mousse, caouètes et chips d'après match devrait soulager.

 

La réaction intégrale du Lièvre

L'allumage de Novès

 

09:23 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

mercredi, 16 mars 2011

Mea culpa, mea maxima culpa

Je tiens à présenter toutes mes excuses aux lecteurs, j'ai agi sous le coup de la colère.

Je sais, je devrais me maîtriser, à ce niveau c'est impardonnable, mais là ça a été au dessus de mes forces, les lecteurs ayant rompu le contrat moral m'unissant à eux...

mardi, 15 mars 2011

Audozdbjfe iefiuefhzu

Aoiudeîuchvg jrhg  rg kjeghiojt

Biruèciuahèrcouiue,)^; 'àp oi otir,çtu,'=çvt"';çà) t  çà'tu"',k)çt_b;"'= ;ç_(" rvu,,_tnièu(),ypo'r

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Les lecteurs ont mal lus qu'ils se démerdent....

14:13 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (4)

lundi, 14 mars 2011

La dolce vita vire au cauchemar : non mea culpa

On savait le Lièvre nul, on découvre qu'en plus il est menteur, lâche et veule.

Première défaite des Bleus face à l'Italie dans le Tournoi, il n'y est pour rien, pas sa faute.

Erreurs de casting à répétitition chez les Bleus, pas sa faute.

Jeu proposé proche de l'indigence, ce sont les joueurs qui n'y comprennent rien, pas sa faute.

La ficelle est un peu grosse, le Lièvre qui avait jusque là une image sympa, il est incompétent certes, mais sympa, vient en quelques mots de se rendre odieux en fuyant ses responsabilités et en chargeant les joueurs. Il est vrai que Laporte était passé expert dans la chose, voilà qui les rapproche dans leur nullité, passée, présente et à venir.

Là où ça coince, c'est que c'est le Lièvre choisit les joueurs et a la première responsabilité du non-jeu qu'ils pratiquent.

Qui a décidé contre le sens commun de placer cette pipe de Rougerie le roubaleur au centre ? Placer un coffre à ballon à l'aile est déjà discutable,  au centre c'est suicidaire.

Qui a décidé de reconstituer la paire de centre Jauzion-Rougerie dont les lacunes ont éclaté face à l'Australie ?

Qui a titularisé Chabal à cours de forme ?

Qui a mis sur la banc Harinordoquy pour faire jouer Chabal ?

Qui a rappelé les trentenaires de l'ère Laporte (Marconnet, Traille et Thion) ?

Qui s'obstine à maintenir le néo-chouchou Huget, dont l'erreur coûte la victoire ?

Qui a injustement  mis au placard pendant deux ans l'indiscutable Bonnaire pour placer le chouchou Oueadrogo ?

Qui nous bourre le mou match après match sur les progrès réalisés par Trinh-Duc ?

Qui place et déplace Parra présenté comme le patron ?

Qui a taillé un costume trop grand Pour Dusautoir, dont il est désormais évident qu'il incapable d'être un leader dans la tourmente.

Qui ballade Traille à l'arrière, puis au centre puis à l'ouverture ?

Qui a oublié Picachou et Malzieu ?

Demain on pourra pareillement interroger :

Qui a appelé Estebanez, Marty et Palisson, joueurs au mieux moyen au niveau international ?

Qui sanctionne un joueur n'ayant pas joué contre l'Italie (Poitrenaud) ?

Qui va carboniser Schuster, trop tendre pour le haut niveau comme il est en train de carboniser Guirado ?

Plus largement qui nous assénait hier que "le groupe vit bien", que l'équipe progresse, que le traumatisme de l'Australie est dépassé, qu'il y croit encore, qu'il est satisfait des joueurs, de la cuisine à Marcoussis, du degré d'hygrométrie des douches, du Ph de la pelouse, du degré de gonflage des ballons, du bon comportement des sacs à placage à l'entraînement etc...

La réponse tout le monde la connaît et surtout ceux qui l'ont placé là, étrangement discrets.

La tactique de l'écran de fumée n'abuse que le couillon, on vire deux-trois ex-cadres, pour un pitoyable c'est pas moi c'est eux !

En un mot : minable !

L'incompétence, l'incohérence, la mauvaise foi de Lièvremont, sont moins troubles qu'un jaune à l'apéro. On a la faiblesse de croire que les joueurs le savaient depuis bien longtemps, cela explique sans doute leur peu d'engagement général.

Qui irait mourir sur le pré pour un tocard pareil ?

Après ce pénible épisode italien, le lièvre a sans doute perdu les rares soutiens qu'il avait.

On a beau porter haut les couleurs de l'esprit de contradiction, pour une fois on restera dans le confort de la majorité puisqu'elle a nous rejoint.

 

 

jeudi, 10 mars 2011

En attendant Italie-France : la dolce vita

Tout ou presque a été dit sur Angleterre-France, l'inverse comme son contraire, voire les deux en même temps.

Aussi pour une fois, on va faire court et simple ce qui va satisfaire amplement les deux-trois benêts qui me reprochent de faire trop long, du coup ils pourront me rincer en terres galloises.

1. Les Bleus sont chatards, ils auraient pu prendre cher, beaucoup plus cher avec quelques essais en plus dans la musette.

2. Les excuses habituelles (le top 14, l'état de fatigue des joueurs etc.) doivent immédiatement être remisées dans l'armoire à connerie déjà bien remplies par la pensée Lièvremontesque :

one : les Beefs jouaient le week end d'avant quand les Bleus étaient au repos

two : ils sont où les clubs Beefs en H Cup ? Va falloir arrêter de nous bassiner avec le niveau du Top 14 qui ne permet pas d'avoir une bonne équipe nationale, deux ans d'affilée 4 clubs en quart de Heineken Cup dit assez la supériorité du top 14 Orange sur l'Aviva Premiership (je ne touche rien sur la pub). Quant au nombre de joueurs étrangers s'il est supérieur en France par rapport au Royaume-Uni,  de nombreux clubs anglais comptent des Blacks, des Boks, des Kiwis et d'autres locuteurs Pacifiques de la langue de Shakespeare. A part les costumes en tweed du Prince Charles, le 100% britiche c'est fini depuis bien longtemps.

tea : pas une seule fois les Bleus n'ont franchi, ce qui renvoie immanquablement à la problématique Bastareaud-Picachou, dans ces conditions pour planter un essai il faut s'en remettre à la bonne volonté d'un rebond ou à l'adresse du Rombalair clermontois, autrement dit croire au néant.

for : derrière ça va toujours à deux à l'heure, ils se caguent dessus dès qu'ils ont une gonfle en main.

and

Just tea for two
And two for tea.
..

3. Les erreurs de casting continuent.

Le Lièvre nous ressort de la boîte en cire Chabal, de l'avis de tous en petite forme, pour affronter la plus grosse équipe du Tournoi.

Alors forcément l'homme sandwich finit en miettes mais se retrouve titulaire le coup d'après et renvoie Harinordoquy qui a fait un gros match sur le banc. En termes de management sportif plus nul à par Bayonne franchement on voit pas.

Tiens, à propos de Bayonne avec Huget, c'est clair, c'est définitivement le nouveau chouchou du Lièvre, sa dernière carotte préférée.

Le Lièvre dit qu'il faut lui donner du temps.

C'est vrai qu'il reste, allez 4 ou 5 matchs, avant d'affronter le diable Black at home, ça ne fait que  3 ou 4 ans qu'il nous sort la même rengaine, souvent sifflotée pour couvrir la nullité de Trinh-Duc, qui c'est vrai progresse, il a fait deux bonnes chandelles et un coup de pied bien dosé dans le dos de la défense.

Et pendant ce temps là Flood animait le jeu, au large, au près, au pied, jouait dans sa zone, pour finalement ouvrir une superbe brèche pour Ashton. Et il était où Trinh-Duc ? Bloqué quelque part dans le couloir du temps entre Jacquouille et Jacquard ?

Jacquouille il est, Jacquouille il restera, et tout ça finira en quenouille !

Quant à Chabal et Huget, c'est ni pile, ni pile-poil, juste poil.

 

Faisont fi du passé et les yeux dans les yeux regardons ensemble l'azur radieux du ciel romain, même si on n'est pas obligé de se tenir par la main.

Contre l'Italie jamais les Bleus n'ont perdu dans le Tournoi, ce serait une très mauvaise idée de commencer maintenant et comme la dernière idée que le Lièvre a croisé, et encore ce fut rapide, remonte à Hugues Capet on peut dormir tranquille.

Semper Invictus

 

XV de France

Médard - Huget, Rougerie, Jauzion, Clerc - Trinh-Duc, Parra - Bonnaire, Chabal, Dusautoir (Cap.) - Pierre, Nallet - Mas, Servat, Marconnet.
Remplaçants : Ducalcon, Guirado, Thion, Harinordoquy, Thomas, Traille, Poitrenaud. Domingo

XV italien : Masi ; Benvenuti, Canale, Garcia, Mi. Bergamasco ; (o) Orquera, (m) Semenzato ; Barbieri, Parisse (cap), Zanni ; Del Fava, Dellape ; Castrogiovanni, Festuccia, Lo Cicero.

Remplaçants: Ghiraldini, Perugini, Geldenhuys, Derbyshire, Canavosio, Burton, McLean.

 

 
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