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vendredi, 27 mai 2011

Phase finale du Top 14 : premier bilan en forme de requiem

Les cadavres parsément cette fin de saison 2010-2011. Il en va toujours ainsi puisqu'à la fin il n'en reste qu'un comme on dit en Ecosse.

C'est vrai mais en même temps c'est faux.

C'est vrai parce qu'il n'y a qu'un champion, seul il entre dans l'histoire.

A part le supporteur jaunard, tout le monde a oublié les 10 finales perdues de l'ASM.

Heu... c'est le contre-exemple parfait puisque tout le monde ou presque s'en souvient, l'ASM ayant établi une sorte de record en la matière.

Montauban champion 1967, le finaliste est inconnu.

Heu... encore un contre-exemple, à part les types nés en 1967 ou les supporteurs  montalbanais personne ne s'en souvient.

Bon on va pas chipolater, l'important c'est d'être champion, forcément il est unique.

C'est faux, parce que la saison régulière du Top 14 a été indécise comme jamais avec son lot de suprises et de pas suprises.

Les surprises :

Montpellier.  De toute évidence il y a eu un effet Galthié-Béchu et quel que soit le résultat de la demie, le MHRC aura réussi sa saison. Mais en la matière le plus difficile est de confirmer, la saison prochaine s'annonce difficile.

Confirmer. Ni l'USAP, ni Toulon ont été capables de confirmer.

Deux finales consécutives, un titre de champion, premier de la saison régulière 2009-2010, la potion a un goût de muscat frelaté pour l'USAP.

Son suivant en 2009-2010 n'est pas en meilleur état, fin de l'effet Saint-André ? Trop tôt pour l'affirmer, mais le RCT aura une grosse pression l'an prochain.

On peut se réjouir de la saison ratée d'une équipe à secousse, jouant par à-coups, au motif qu'en sport en général et en rugby en particulier le fric ne fait pas tout, sinon Bill Gates serait depuis longtemps champion du monde de pelote main nue, mais l'analyse est un peu courte puisque le Racing-Métro est en haut de l'affiche et c'est pas une surprise.

Les pas surprises

Pas de suprises en haut du tableau.

L'ogre stadiste, jamais rassasié a les faveurs du Brennus qu'il connaît bien. Personne ne se lasse de le voir flotter au Capitole.

Le rouleau compresseur asémiste enchaîne les finales depuis 4 ans.

Le Racing-Métro entre les mains du machiniste Berbize fait le plus dur, on le sait : confirmer.

Le CO et dans une moindre mesure le BO finissent en haut.

L'aviron flotte entre deux eaux.

Pas de suprises en bas du tableau

Brive reste l'homme malade du Top 14.

Le stade français est un convalescent proche de la rechute

Agen, grand fief du rugby occitan d'antan se maintient

Les petits budgets descendent (Bourgoin, La Rochelle)

Pas de suprises chez les nouveaux

Le rugby des villes (LOU, Bégles-Bordeaux) chasse le rugby des champs (Bourgoin, La Rochelle, Albi).

Au final la tendance du championnant français est lourde : si la conjuguaison des métropoles régionales et du fric n'est pas une garantie absolue de réussite, appartenir à la première catégorie facilite l'obtention du second.

Désormais, à ce beau jeu de rugby, si le plus riche ne gagne pas toujours (le Stade), les pauvres, eux, ne gagnent jamais...

Dure morale que celle du rugby pro.

 

 

 

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