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lundi, 30 mai 2011

Finale du Flop 14 : cramer l'idée reçue numéro 2 du Top 14 le meilleur championnat du monde

Au-delà du cas Montpelliérain, club moyen en finale au sein d'un championnat moyen, d'où vient alors que le Top 14 est annoncé partout comme le meilleur championnat du monde.

1. Le chauvinisme tout bête. Pour un type du côté de Fronton son pinard est le nectar des nectars, pour le type de Montpellier, le Picpoul est la huitième merveille du monde. Le français aime à penser que son championnat est le meilleur alors que le plus souvent il est le seul qu'il connaisse. Mais ça fait toujours bien de répéter ce qu'on croit être une pensée forte entendue sur un bout de comptoir ou dans le poste.

2. Le Top 14 est un produit commercial comme un autre, ceux qui te le vendent, à savoir principalement Canal et Le Midol, ceux qui en vivent,  à savoir les joueurs, les clubs, le monde du rugby pro en général, vont pas chanter partout que leur produit est aussi appétisant qu'un concombre allemand.

Quand Canal achète en gros pour 30 millions par an les droits du Top 14, ils ont pluôt intérêt à masquer que leur came est toute pourrie. Or, pour cette saison 2010-2011, il faut constater une grande pauvreté technique. Elle a été masquée :

-sur le plan du jeu par un engagement physique très important, il ne fait pas bon laisser trainer ses petites mimines sur les rucks

-par la présence de stars et grands joueurs tels que Wilko, Smith, Steyn etc.

-par une indécision jusqu'à l'ultime journée quant aux clubs qualifiés pour les phases finales

-par un haut de tableau resseré.

3. Le Top 14 est sans doute le championnat le mieux pourvu financièrement du monde, air du temps aidant, il est facile de penser que le meilleur est meilleur précisément parce qu'il est le plus cher. On n'est pas loin de l'autosuggestion ou du raisonnement circulaire (ça va tu suis ?) : mon championnant est bon parce qu'il me coûte cher, mon championnant est cher parce qu'il est bon.

4. Des indices objectifs de la faiblesse générale du Top 14 sont indéniables :

-l'ASM est infoutu de conserver son titre alors qu'elle a fait 4 finales consécutives

-le double finaliste et champion 2009 catalan n'est pas qualifié pour les phases finales

-les cadors du Top 14 sont à la peine en H Cup (Racing, ASM, USAP)

-le Stade français est incapable de tenir le score en finale du challenge européen

-l'USAP,pourtant réputée pour sa mélée et la force de son pack, explosent  sur ce domaine face à Northampton

-le Grand Toulouse, la perle de notre rugby, a été dépassé sur presque tous  les compartiment de jeu par le Leinster

En revanche, il est vrai que notre Top 14 est attractif,  l'euro fort attire le ghotta du rugby mondial, les vedettes remplissent les stades.

On en vient à se demander si Trichet ne devrait pas être président de la Ligue.

Quoi qu'il en soit, la seule bonne nouvelle de cette saison 2010-2011, c'est que le Stade va être champion, on voit mal comment la meilleure équipe, la plus régulière, pourrait paumer, même contre l'équipe la plus chatarde depuis Castres en 1993.

 

 

dimanche, 29 mai 2011

Finale du Flop 14 : cramer l'idée reçue numéro 1 Montpellier est une belle équipe

Montpellier en finale ! On peut lire et relire,  Montpellier est bien en finale du Top 14, la formule a la dureté âpre des faits.

On pourrait s'étonner de la présence de Montpellier en Top 14, il n'en est rien !

Cette présence dit assez la faiblesse du Top 14 en particulier et du rugby français en général. Qu'une équipe moyenne partout et chatarde soit en finale reflète la pauvreté de cette saison de rugby.

Enfin, soyons sérieux deux secondes, qui peut dire - à part le supporteur dont le jugement est obscurci par la passion et la mousse- raisonnablement que deux belles demies furent données ? Personne !

Qui se souvient du dernier grand match de Top 14 qu'il a vu cette année ? Un peu d'ASM-BO en quart, un Métro-Racing/Toulouse, quelques bouts de matchs du Stade ou du Racing, des miettes castraises, jaunardes, catalanes, biarrotes et pi c'est tout. Sur les 7 matchs joués chaque semaine sur nos 26 journées, retenir 2 ou 3 parties c'est bien le maximum. Alors évidemment au final le bilan est pauvre.

D'où vient alors que l'on entende un peu partout que Montpellier est une belle équipe pratiquant un beau jeau intégrée à un club formateur.

1. De Paris, Montpellier est une ville qui est a une bonne image, la mer, la branchitude high tech etc...

Evidemment tout ça c'est de la couille en barre, dans le Grand Sud la conviction est loin d'être partagée. Montpellier est surtout la capitale  de la région métropolitaine la plus pauvre de France, comptant le plus de bénéficiaires du RSA. On n'a rien contre les pauvres, il en faut pour se sentir riche, mais voir dans Montpellier le phare d'une Californie française alors qu'elle n'est pas autre chose qu'une cité prétentieuse est assez usant à la longue. Montpellier est bien à l'image de feu Frêche, vulgaire, outrancière et mégalo.

2. Pour avoir vu les derniers matchs de Montpellier, il faut y croire vraiment très fort pour voir dans cette équipe l'illustration du beau jeu. Le plus souvent, le jeu pratiqué ressemble à la piquette des vignobles environnants.

3. Montpellier n'est pas un club plus formateur par exemple que l'USAP (au hasard), le club compte comme tous les autres de Top 14 son lot de Géorgiens brutaux, durs au mal, d'Argentins habiles et de Fidjiens fantasques.

4. Montpellier n'a qu'une force : la fragilité du buteur adverse !

Contre Castres et le Racing Montpellier doit son salut aux défaillances inhabituelles du buteur. Si j'étais Skrela je partirai à la recherche de poupée vaudou à mon effigie pour les cramer.

5. On a beaucoup entendu ces derniers temps : l'arbitre ne veut pas siffler une pénalité à la fin du match et donner la victoire à telle ou telle équipe. La formule peut prendre des allures d'axiomes en H Cup quand une telle pénalité bénéficierait à un club français. Contre Castres, Montpellier aurait très bien pu perdre sur une dernière pénalité, contre le Racing, Montpellier remporte le morceau in extremis sur pénalité.

Pénalité cruciale sifflée au bénéfice de Castres, pénalité cruciale sifflée au détriment du Racing, Chabal dit vraiment n'importe quoi...

 

vendredi, 27 mai 2011

Phase finale du Top 14 : premier bilan en forme de requiem

Les cadavres parsément cette fin de saison 2010-2011. Il en va toujours ainsi puisqu'à la fin il n'en reste qu'un comme on dit en Ecosse.

C'est vrai mais en même temps c'est faux.

C'est vrai parce qu'il n'y a qu'un champion, seul il entre dans l'histoire.

A part le supporteur jaunard, tout le monde a oublié les 10 finales perdues de l'ASM.

Heu... c'est le contre-exemple parfait puisque tout le monde ou presque s'en souvient, l'ASM ayant établi une sorte de record en la matière.

Montauban champion 1967, le finaliste est inconnu.

Heu... encore un contre-exemple, à part les types nés en 1967 ou les supporteurs  montalbanais personne ne s'en souvient.

Bon on va pas chipolater, l'important c'est d'être champion, forcément il est unique.

C'est faux, parce que la saison régulière du Top 14 a été indécise comme jamais avec son lot de suprises et de pas suprises.

Les surprises :

Montpellier.  De toute évidence il y a eu un effet Galthié-Béchu et quel que soit le résultat de la demie, le MHRC aura réussi sa saison. Mais en la matière le plus difficile est de confirmer, la saison prochaine s'annonce difficile.

Confirmer. Ni l'USAP, ni Toulon ont été capables de confirmer.

Deux finales consécutives, un titre de champion, premier de la saison régulière 2009-2010, la potion a un goût de muscat frelaté pour l'USAP.

Son suivant en 2009-2010 n'est pas en meilleur état, fin de l'effet Saint-André ? Trop tôt pour l'affirmer, mais le RCT aura une grosse pression l'an prochain.

On peut se réjouir de la saison ratée d'une équipe à secousse, jouant par à-coups, au motif qu'en sport en général et en rugby en particulier le fric ne fait pas tout, sinon Bill Gates serait depuis longtemps champion du monde de pelote main nue, mais l'analyse est un peu courte puisque le Racing-Métro est en haut de l'affiche et c'est pas une surprise.

Les pas surprises

Pas de suprises en haut du tableau.

L'ogre stadiste, jamais rassasié a les faveurs du Brennus qu'il connaît bien. Personne ne se lasse de le voir flotter au Capitole.

Le rouleau compresseur asémiste enchaîne les finales depuis 4 ans.

Le Racing-Métro entre les mains du machiniste Berbize fait le plus dur, on le sait : confirmer.

Le CO et dans une moindre mesure le BO finissent en haut.

L'aviron flotte entre deux eaux.

Pas de suprises en bas du tableau

Brive reste l'homme malade du Top 14.

Le stade français est un convalescent proche de la rechute

Agen, grand fief du rugby occitan d'antan se maintient

Les petits budgets descendent (Bourgoin, La Rochelle)

Pas de suprises chez les nouveaux

Le rugby des villes (LOU, Bégles-Bordeaux) chasse le rugby des champs (Bourgoin, La Rochelle, Albi).

Au final la tendance du championnant français est lourde : si la conjuguaison des métropoles régionales et du fric n'est pas une garantie absolue de réussite, appartenir à la première catégorie facilite l'obtention du second.

Désormais, à ce beau jeu de rugby, si le plus riche ne gagne pas toujours (le Stade), les pauvres, eux, ne gagnent jamais...

Dure morale que celle du rugby pro.

 

 

 

H Cup : le Leinster un beau champion d'Europe

Le Leinster est un beau champion d'Europe.

Qu'il puisse en aller de même pour le prochain champion du monde 2011, c'est le voeu que formera tout amateur de rugby.

C'est tout !

En même temps c'est écrit : Actualités en vrac du XV de France et en bouteilles du Top 14...

vendredi, 13 mai 2011

Discrimination capillaire ou la cabale Chabal

En un peu moins de deux semaines, deux des barbus les plus célèbres du moment viennent de disparaître.

Il s'agit bien évidemment de Ben Laden et de Chabal.

Carlos, le terroriste n'a pas toujours porté la barbe, quant à Carlos le chanteur il a rangé depuis ses longtemps ses boules de pétanque, Eddie Barclay (fin moustachu) ne s'en est jamais vraiment remis, à moins que ce ne soit l'inverse.

Chabal, vient donc coup sur coup d'essuyer une non sélection dans le groupe des 32 (effet première lame) et une sanction pour "avoir porté atteinte aux intérêts supérieurs du rugby" (effet seconde lame pour que le poil ne repousse pas). En d'autres termes, le soldat Chabal s'est fait flinguer.

En 1917, on exécutait des soldats mutins pour une raison identique, il leur était pareillement reproché de "porter atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation". Il fallut attendre près d'un siècle pour les voir réhabiliter, le rythme médiatique étant ce qu'il est, l'attente de Chabal  sera moins longue : Il faut sauver le soldat Chabal.

Si la liberté d'expression est célébrée comme l'une des vertus de notre société, les instances du rugby pensent qu'elle ne vaut visiblement pas pour le sportif de haut niveau.

Alors que la moindre célébrité atteint de nanisme céphalique ayant montré son cul ou la moitié d'un nichon à la télé se sent obligée d'encombrer les rayons des librairies pour nous raconter par le menu son enfance pourrie et la rédemption médiatique qui a suivi en racontant tout et son contraire, notre Chabal serait privé du droit d'écrire le mal qu'il pense du corps arbitral.

Ecrire est d'ailleurs un bien grand mot, puisqu'il n'est même pas sûr qu'il ait relu les épreuves, son "nègre" ayant fait tout le boulot. Mais au fond peu importe, même le gentil glabre et consensuel Drucker n'écrit pas ses bouquins, ça n'a jamais géné personne (ou presque...), s'il faut maintenant que les vedettes écrivent leur bio, ça va ressembler aux histoires de Pifou : "glop, pas glop".

La question est ailleurs, de deux choses l'une, soit le bouquin de Chabal relève de la diffamation et son sort relève de la justice, soit il n'en relève pas, et sa liberté d'expression doit être respectée.

Evidemment le problème du procés en diffamation tient dans ce qu'il conduit à apporter la preuve par le corps arbitral ou les instances du rugby que Chabal dit n'importe quoi, or chacun se doute que la preuve est non seulement difficile à rapporter, mais surtout la défense (Chabal) peut au contraire s'appuyer sur plusieurs éléments, notamment la vidéo (Berbize l'a d'ailleurs récemment fait dans un autre contexte) pour démontrer les erreurs et fautes arbitrales grossièrement commises tous les week end.

La sanction infligée à Chabal pour le dire en mots comptés est une atteinte aux droits de l'Homme barbu.

Le seul reproche de forme que l'on puisse faire au désormais rébarbatif barbu est le timing de la sortie de son bouquin.

Cette faute de goût de calendrier méritait-elle une double peine ?

 

 

 

mercredi, 11 mai 2011

Pool : Chabal à la trappe

Avant de revenir sur la liste du Lièvre, le cas Chabal interpelle comme ne cesse de me le dire mon psy.

D'abord, sa non sélection est sportivement incohérente, après l'avoir balladé en seconde pompe, le Lièvre a fini  par placer the right man at the right place, c'est-à-dire en 8.

Certes le bougre barbu n'a pas réussi le Tournoi 2011, mais d'autres que lui n'ont guère brillé, ce qui ne les empêche pas d'être dans la fameuse liste (Palisson, Estebanez). Sans compter qu'en raison de la mauvaise foi ou si l'on préfère de  l'incompétence du Lièvre, Chabal a été titularisé pour le Tournoi alors qu'il était aussi notoire que le Lièvre est nul que l'homme sandwich était à cours de forme.

C'est trop facile de faire jouer un type qui n'est pas au mieux de sa forme pour ensuite mettre en avant ses lacunes et de le ranger dans le frigo.

Or, Chabal est en pleine bourre comme en témoignent son monumental essai contre l'USAP ou celui rageur contre le Stade, au terme duquel il ne fait rien moins qu'emporter Dusautoir sur 5 mètres.

Se priver de Chabal est moralement une faute quand on a compté sur lui au point d'en faire un cadre.

Se priver de Chabal est sportivement une erreur, quand il est le seul à posséder ce profil d'impact player de nature à déchirer les défenses ou au moins à fixer plusieurs défenseurs.

Entendons-nous bien, si la Chabalmania est parfaitement agaçante car disproportionnée par rapport à la valeur sportive du joueur, il est tout aussi agaçant de le voir payer pour ce qu'il représente plutôt que pour ce qu'il est.

Chabal n'est que l'icône d'un jeu à la recherche d'une médiatisation de nature à générer plus d'argent pour les clubs et la Fédé, en particulier par le biais de droits TV. On a beau retourner le problème dans tous les sens :

1. cette médiatisation passe par une starification

2. cette médiatisation oblige le rugby à ne plus être un sport régional

3. conquérir un nouveau public, urbain, féminin et septentrional ne passera jamais par l'exposition des finesses de la poussée oblique d'un pilar.

Chabal offrait l'image condensé de l'idée que l'ignorant du jeu se fait du rugby, une brute barbue dotée d'une force hulkesque et s'exprimant d'une voix grave, comme d'un autre temps, celui où l'homme rentrait de boîte en tirant sa proie par les cheveux.

Dénoncer l'absence de Chabal n'est pas en faire un titulaire, Picachou, on l'a assez écrit est taillé pour le rôle, mais son entrée à l'heure de jeu pouvait être précieuse.

La nature ayant horreur du vide expliquant au passage que le Lièvre ait la tête pleine de flotte, l'absence de Chabal est compensée par la présence de Lakafia.

D'habitude c'est un lapin qui sort du chapeau du magicien, ici le Lièvre sort de son chapeau un joueur certes intéressant mais dont l'expérience au plus haut niveau est nulle.

Une fois de plus l'incompétence et l'incohérence du Lièvre questionnent : pourquoi ne pas avoir retenu Lakafia pour le Tournoi, pourquoi avoir retenu Chabal pour le Tournoi, pourquoi avoir dit que le groupe retenu pour le Tournoi serait proche de celui de la Coupe du Monde, alors que ce n'est pas vrai ?

Pour éviter de répondre à ces dérangeantes questions, le Lièvre pourra opportunément se cacher derrière les propos (largement partagés) de Chabal sur les arbitres.

Les arbitres c'est comme le grisbi, faut pas y toucher.

Seul motif de réjouissance pour le puriste, la pollution publicitaire occassionnée par l'homme sandwich devrait diminuer, mais à n'en pas douter la problématique de la médiatisation du rugby ne s'évaporera pas pour autant.

Qui sera le nouveau Chabal ?

 

Exclu Rugbyband : la liste des 30 pour la Coupe du monde 2011

Première ligne : Pim, Pam, Poum

Deuxième ligne : Roux et Combaluzier

Troisième ligne : Riri, Fifi, Loulou

Charnière : Jacob et Delafon

Au centre : Récho et Frigo

Aux ailes: Tic et tac

A l'arrière: Bozo le clown

Remplaçants :

Les trois petits cochons, les 7 nains, Filochard, Ribouldingue, Croquignol, Bibi et Fricotin.

J'ai aussi la liste  des supporteurs : les 101 dalmatiens repeints pour l'occasion en bleu, blanc, rouge.

Bref, avec une équipe de tels personnages ça va pas être triste chez les Blacks, mais il faudra attendre encore un peu pour avoir la magie de Disney même si Pluto est aux manettes...

 

 
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