Avertir le modérateur

jeudi, 17 novembre 2011

Novès : Général refusant son bâton de Maréchal

A l'heure où le Goret semble enfin tenir son staff aussi étoilé qu'une bouteille de rouge consignée il n'est pas inutile de revenir sur le cas Novès, général battant en retraite pour ne pas obtenir son bâton de maréchal !

Décevant, manquant d'ambition. Ces termes sont rarement accolés au coach toulousain, pourtant concernant l'équipe de France ils sont de saison après son refus de remplacer le Lièvre.

Que peut espèrer de plus Novès avec le Stade ?

Etre champion de France ?

Fait.

D'Europe ?

Refait.

Le doublé ?

Fait.

Le doublé du rugby pro ?

Fait puisqu'il remonte à...1996.

Le doublé en ce  début de 3ème millénaire ?

Lui même affirme partout que c'est impossible.

Etre le meilleur entraîneur du rugby national devrait l'inciter à passer au niveau supérieur, lui qui pourtant décortique avec justesse, donc sévérité, chaque prestation tricolore.

Au lieu de quoi, il refuse le poste d'entraîneur du XV de France au meilleur moment puisque passer après le Lièvre, c'est du velours au regard de son bilan, la forêt de sa nullité ne pouvant longtemps rester cachée par l'arbre d'une finale malgré lui.

Les arguments qu'il invoque sont faibles, sauf à avoir la vanité de penser que le Stade ne sera plus le Stade sans lui.

Pour le reste, il préfére au confort rouge et noir, l'assurance sinon de titres du moins de belles saisons, au défi de bâtir une équipe de France avec une nouvelle génération pour façonner complétement l'avenir du XV de France et d'aller enfin plus loin que des défaites en finale de la Coupe du Monde, aussi brillantes soient-elles. Seulement le défi comporte une part de risques que Novès n'a pas voulu prendre, décevant et manquant d'ambition donc.

Commentaires

Avec l'effectif Toulousain, même Tartempion Ficelle, coach adjoint des Poms Poms girls de Cuge la Jolie (4eme. série) serait le meilleur entraîneur de France.

Écrit par : spinaker | samedi, 19 novembre 2011

"Les arguments qu'il invoque sont faibles, sauf à avoir la vanité de penser que le Stade ne sera plus le Stade sans lui."
Les arguments de Novès me semblent au contraire très fondés. Pour ma part, je ne crois pas que Novès préfère le "confort" au "défi". Il fait primer la fidélité sur l'ambition personnelle. Il refuse, pour des raisons familiales (57 ans, une vie privée à laquelle il tient, etc.) et sentimentales (attachement viscéral à sa ville) le poste, aussi prestigieux soit-il. Peut-on l'en blâmer ? Je ne crois pas.
Et il n'y a aucune vanité chez lui : il ne pense pas que , sans lui, le Stade ne sera plus le Stade (au contraire il dit dans l'interview que "le simple départ de Guy Novès" n'aurait pas eu de conséquences pour le Stade), mais il précise que, s'il partait, c'est aussi tous ses collaborateurs qui partaient (entraîneurs, staff médical, préparateurs physiques...). Sans eux, le Stade ne serait plus le Stade.
On est grand par ce que l'on a refusé plutôt que par ce que l'on a accepté. Novès est grand.

Écrit par : Xto | dimanche, 20 novembre 2011

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu