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vendredi, 09 septembre 2011

Le miracle Black : pourquoi ils doivent gagner "leur" Coupe du Monde

Nous sommes tous supporteurs des Blacks !

A quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2011, l'amateur sincère de l'Ovale, débarrassé des oeillères du chauvinisme ne peut qu' être avec les Blacks.

Les raisons nous ayant poussé à dire Merci les Blacks, nous poussent aujourd'hui à souhaiter leur victoire.

Loin de moi l'idée de succomber à la mode, en cet automne 2011 le Black est plus que jamais tendance, il s'agit plutôt de défendre le rugby ou plutôt l'idée que l'on s'en fait.

D'abord, le rugby Black tient du miracle.

Comment un pays coupé en deux par la mer et peuplé d'un peu plus de 4 millions de personne peut à ce point animer le rugby mondial et donner du rêve à l'amateur de gonfle. Avec en gros la population de la région PACA, la Nouvelle-Zélande est capable année après année de bâtir une équipe nationale de grande valeur et de donner au rugby mondial  ses plus grands joueurs, quand la région PACA peine à avoir deux clubs professionnels (Toulon et Pays d'Aix) sans faire appel à des joueurs étrangers. Certes comparaison n'est pas raison et ici plutôt piège à cons, mais le parallèle dit assez l'énigme que représente ce rugby black.

Aussi, après le désastre de 2007, le moins que l'on puisse faire est de souhaiter que cette nation phare du rugby mondial soit  à nouveau récompensée 20 ans après.

Ensuite le rugby Black est beau.

On a assez souligné le côté étriqué, petit comptable et épicier du rugby Pro pour souhaiter que le rugby du temps couronne une équipe pratiquant un jeu aérien, inventif, s'efforçant de créer le mouvement perpétuel sans s'affranchir des fondamentaux du jeu.

Que voit-t-on dans le rétroviseur du rugby pro ? A sa charnière avec le monde amateur en 1995, des Boks destructeurs  et truqueurs, volant un titre au nom de l'intérêt supérieur d'une Nation en reconstruction (le rugby arc en ciel sud africain reste une belle arnaque quand on voit la composition actuelle des boks), en 1999, des Wallabies pratiquant un jeu restrictif, basé sur la défense et couronnés face à des Bleus exsangues, en 2003, des Beefs maîtrisant leur sujet grâce à un pack de fer et un ouvreur d'enfer, en 2007, des Boks hyperpuissants formés de joueurs ultra-agressifs, appuyé par la botte métronomique de leur buteur.

L'Australie de 1999, l'Angleterre de 2003 et l'Afrique du Sud de 2007 pratiquent à peu de choses près le même rugby. Un rugby qui gagne il est vrai, reposant sur  le trépied puissance des avants - sûreté du buteur - rigueur défensive (par parenthèse, Laporte n'a eu de cesse que de reprendre ce modèle - avec tout le succès que l'on sait... - avec le XV de France).

Ce jeu est reproduit au niveau national, n'importe quelle rencontre de Top 14 suffit à le prouver et le jeu pratiqué par le Stade Toulousain n'est guère éloigné de ce schéma.

Les Blacks  ont une autre ambition : leur volonté de faire vivre en tout lieu le ballon, de le conserver dans l'aire de jeu et la polyvalence des joueurs méritent d'incarner enfin un rugby qui gagne pour inciter les équipes nationales et notre championnat à s'en inspirer.

Enfin, le rugby Black traverse d'importantes difficultés, ses meilleurs joueurs répondent à l'attrait de l'euro ou ne vont pas tarder de le faire, la Fédé Black est dans une position financière délicate. Aussi, pour éviter que le fric n'étouffe le rugby Black,  le mieux est encore qu'il s'en mette plein les fouilles après un titre de champion du monde, que seule une âme bien noire penserait à l'en priver.

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