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jeudi, 29 septembre 2011

L'impasse à 10 : conte à dormir debout

Il était une première fois un 10 - (Trinh-Duc) - qui pensait être un 10 ++  vu que l'équipe de France lui tendait avec fidélité les bras.

Il était une deuxième fois un 10 (Skrela) qui était prévu au cas où malheur arriverait au 10 -

Voilà-t-il pas que l'inverse se produit et notre 10 de regagner son beau pays.

Il était une troisième fois un 9 (Doussain) qui fut appelé pour jouer 10 mais jamais ne fut prévu pour faire le 10.

Il était une quatrième fois un 9 + (Parra) qui bien que jouant habituellement avec le 10 - pris sa place alors que la logique aurait voulu que le 9 rappelé 10 jouasse 10. Mais entre-temps, de 9 +, il était devenu 9 - en raison du retour d'un 9 jugé ++ (Yachvili).

Il était une cinquième fois le 10, qui remis de sa blessure était dans la situation de jouer contre l'équipe du 9 parti pour le remplacer, à laquelle forcément il manquait même si l'équipe en cause possédait un 10 +++ (Mac Alister) de nature à rassurer.

Il était une dernière fois, un Lièvre, qui à l'image de celui de la fable ne comprenait toujours rien à ce qu'il avait fini par lui arrriver

mardi, 27 septembre 2011

En attendant France-Tonga : les chouchous au piquet

Errare humanum est perseverare diabolicum !

Le Lièvre s'entête et maintient l'apprenti loufiat, Parra le passeur de plat, à l'ouverture.

Ce qui ressemblait à une bonne blague de fin de repas du staff tricolore, devient lourdingue.

C'est bien connu, les meilleures sont les plus courtes.

Après avoir consacré Trinh-Duc Ouvreur number one, le Lièvre le transforme en serpillère au vu et au su de toute la planète ovale. Rien de tel pour plomber l'ambiance d'un groupe qui allait déjà pas fort.

Le chouchou Trinh Duc est au piquet. C'est déja pas mal, mais il ne devrait même pas être dans la classe.

On commence à mieux connaître les bons éléves qui devraient former l'équipe devant affronter les Beefs.

Dans le cinq majeur, hormis Mas, les choses devraient en rester là.

Aux ailes du pack, la place de Bonnaire est enfin définitivement assurée. Du coup où est passé l'ex-chouchou Oueadrogo ? Au frigo ?

Derrière ça flotte plus.

Bien malin qui pourrait dire à quoi va ressembler la charnière.

Du côté des centres, Ite missa est, Mermoz et Rougerie accumulent les bons points.

Le surdoué Médard est enfin placé à l'arrière. Cette bonne nouvelle est un brin gachée par le retour d'un Palisson aussi sur-côté qu'une renault 8 gordini.

Picamoles et Traille devront attendre dans le couloir.

La leçon du maître Marc est claire : il ne fait pas bon l'ouvrir.

Lui peut insulter la terre entière, mais chut dans les rangs, le silence doit régner au risque de rendre assourdissant la vacuité des enseignements qu'il dispense.

Décidément, l'éducation est en crise, grave...

Le XV de départ : Médard - Clerc, Rougerie, Mermoz, Palisson - Parra, Yachvili - Bonnaire, Lakafia, Dusautoir - Nallet, Papé - Ducalcon, Servat, Poux

Remplaçants : Barcella, Szarzewski, Pierre, Harinordoquy, Trinh Duc, Estebanez, Heymans

lundi, 26 septembre 2011

Bleus-Blacks : un rugby sans tête

A moins de ne rien comprendre au jeu de gonfle, la défaite française n'a surpris personne. Déjà que les victoires bleues sur les Blacks sont rarissimes, comment gagner quand l'intérêt commande la défaite, laquelle ouvre un tableau final faisant ressembler la Coupe du Monde au Tournoi des VI Nations.

Reste que ce match sans enjeu pour la France a eu lieu et qu'il faut bien en dire quelque chose.

La confirmation d'une équipe de France sans tête est le constat le plus inquiétant de tous. Face aux Beefs, la lacune risque d'être mortelle.

Toute bonne équipe est tricéphale, trois têtes pour sa colonne vertébrale. L'animal est étrange mais moins qu'un Lièvre qui aurait toute sa tête.

Absence de tête sur le front, Swarceski a cru qu'un casque d'or suffisait à mener un pack au combat. A la pointe du combat, le défaut de leader était criant.

Autre confirmation, le capitanat est une charge bien trop lourde pour Dusautoir.

Le black shark de 2007 ressemblait plus à un poisson d'eau douce, ses placages lui donnaient plus l'allure d'un Chirac en campagne embrassant les petites vieilles que d'un Gugusse de Montauban éparpillant le Black aux 4 coins du terrain façon puzzle.

Quant à son emprise sur le collectif, elle est proche du froid absolu, en dessous de zéro. La défaillance de Dusautoir est d'autant plus inquiétante qu'un Nallet est infoutu de le seconder.

Résultat des courses, chaque fois que la France a battu les Blacks se fut devant après que la révolte fut sonnée. Samedi matin, un calme plat régnait.

Absence de tête à l'ouverture. Là aussi tous s'en doutaient, avec l'habituel Trinh-Duc  l'encéphalogramme est plat, il ne fallait pas attendre qu'il rebondisse avec Parra. Ledit Parra s'est contenté de passer les plats comme l'aurait fait un apprenti en première année de CAP "hôtellerie".

Sans tête, quelle intelligence peut avoir le jeu français ?

Quelle direction peut-il prendre ?

Celle de la sortie sans doute.

Trinh Duc dont le retour est annoncé fut brillant dès sa rentrée, un renvoi trop long. Si long que même à toucher t'en rigole. Sur son premier ballon à la main, il attaque la ligne, vu qu'on lui fait croire depuis trois ans et demi qu'il est super fort pour le faire. Du coup il a du être très étonné de voir gicler la gonfle qu'il tenait timidement sous l'aiselle. Il a même eu le mauvais goût de s'assommer sur un essai de rapine.

En la matière l'équipe de France n'a pas décu, capable de marquer contre les meilleurs à la suite de superbes mouvements. On comprend mieux la joie de Mermoz... Ne l'accablons pas, cette équipe va tellement mal, la neurasthénie du Lièvre est si contagieuse, qu'on a les joies qu'on peut.

Le Lièvre toujours aussi cohérent dans ses choix, il sort le seul  français qui avançait (Picamoles), certes péniblement et le remplace par Harinordoquy, lequel a enclenché une belle marche arrière sur 15 m. Pour les JO de Londres au triple saut, il a toutes ses chances.

Quand il a fini par se rendre compte que les relances de Traille étaient en-dessous du niveau de la mer, il fait rentrer Heymans, quand il y a plus de 20 pions d'écart. S'il ne veut faire que des heureux, Traille ferait mieux de rentrer chez lui, le BO en a besoin et l'équipe de France ne peut qu'y gagner à s'en passer.

Bien sûr tout n'est pas à jeter. Les 10 premières minutes furent à l'avantage des Bleus, elles auraient pu se concrétiser par trois points si l'arbitrage avait été un tout petit peu cohérent. Mais le bilan est aussi maigre qu'une mannequin anorexique.

Jamais les Blacks ne furent inquiétés, laissant l'initiative aux Bleus pour mieux les contrer et de marquer trois essais en 10 minutes...

Ensuite les Blacks ont géré, tout en donnant l'impression de franchir l'en-but français dès qu'ils le souhaitaient comme a pu l'illustrer le dernier essai.

Les Blacks ont gardé une âme d'enfant, très farceurs ils disaient ne pas se préocupper des changements à l'ouverture, de Parra etc.

Au final, 4 essais sur 5 sont marqués, presque tous en première main, dans la zone du 10 ! Dire qu'ils avaient cilblé les faiblesses françaises ne paraît pas bien exagéré.

Dans la zone de Carter, il y avait autant d'animation un 15 août à Palavas les flots ! A droite, à gauche, dans l'axe, par-dessus, le bougre est gâté. Forcément quand un chef d'orchestre se retrouve face à un apprenti loufiat, l'addition est lourde.

Pas si lourde que ça aux estomacs français, de nombreux joueurs paraissaient contents de ne pas avoir subi une infamante humiliation, c'est dire le niveau de leur ambition !

Alors Marc, l'équipe de France, elle peut toujours être championne du monde ?

C'est pas la question Marc qui est emmerdante, c'est ce que tu nous proposes depuis 4 ans !

jeudi, 22 septembre 2011

Le Lièvre et le furet

A l'image du furet, le prédécesseur du Lièvre, court, court, il  est passé par ici, il repassera par là !

Après avoir fini de pourrir une ambiance déjà lourde à l'Aviron bayonnais, après avoir fait miroiter les millions de tocards canadiens pour relever le Stade français, Laporte part sur la rade au risque d'y finir.

Décidément le monde du rugby est bien petit. Laporte, piètre entraîneur de l'équipe de France, sous-ministre au bilan aussi transparent que les dessous de la Cicciolina, endosse le costume de Red Adair pour étouffer le feu qui couve. Sauf que Laporte a échoué partout où il est passé (sauf à Gaillac mais en crabos ça compte pas), au point que le seul mérite qu'il puisse s'attribuer (un titre de champion en 1998 avec le Stade français) tombe dès qu'on gratte un peu, un Paris sans Laporte chope à nouveau le bouclard en 2000, puis 2003, et comble de l'influence managériale, c'est un Paris sans entraîneur qui ramasse la mise en 2004. Bien sûr il y a Bègles, mais d'autres peuvent au moins autant que lui (Alibert, Conchy Gimbert, Moscato, Simon...) incarner une furia béglo-bordelaise emportant tout sur son passage.

Il est temps que la baudruche Laporte se dégonfle. Pourtant il continue de pérorer partout comme s'il avait l'art de faire oublier le chapelet de casseroles qu'il trimbale. Rien que sur ces 6 derniers mois, le sauveur du rugby français a contribué au départ de deux présidents de club.

Si j'étais Boujellal je me méfierais !

09:10 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laporte, toulon

mercredi, 21 septembre 2011

Pourquoi la France ne sera pas championne du monde

Cinq nations majeures du rugby mondial peuvent prétendre au titre suprême en 2011 :

Afrique du Sud (2 titres, 1995-2007), Angleterre (1 titre, 2003) Australie (2 titres, 1991, 1999), Nouvelle-Zélande (1 titre, 1987) et la France.

Evidemment l'intrus saute aux yeux comme on sait : la France.

Depuis 1999, les mêmes questions se posent.

Quelle est la seule nation majeure confiant la sélection à un entraîneur n'ayant pas de bouteille  ?

La France

Quelle est la seule nation majeure choisissant un demi de mêlée en raison de ses qualités de buteur ?

La France

Quelle est la seule nation majeure confiant le poste d'ouvreur à un joueur ne maîtrisant pas le jeu au pied ?

La France

Quelle est la seule nation majeure dans laquelle les joueurs n'évoluent pas au même poste en sélection et en club ?

La France

Quelle est la seule nation majeure faisant de la polyvalence l'alpha et l'omega des critères des sélectionneurs ?

La France

Quelle est la seule nation majeure qui après tout changement de sélectionneur renvoie les anciens dans leur foyer pour les rappeler ensuite deux ou trois ans après pour mieux les laisser à la maison quand vient l'échéance capitale ?

La France

Quelle est la seule nation majeure à multiplier autant les expérimentations que ce soit à la charnière ou derrière ?

La France

Quelle est la seule nation majeure à avoir passé en revue plus de 80 joueurs depuis 2007 ?

La France

Quelle est la seule nation majeure arrivant à la Coupe du monde sans colonne vertébrale définie (2, 8, 9, 10, 15) ?

La France

Quelle est la seule nation majeure à ne jamais avoir été sacrée championne du monde ?

 .......

Personne n'a jamais raison seul contre la terre entière à moins d'être un génie :  le Lièvre est-il un génie ?

mardi, 20 septembre 2011

En attendant France-All Blacks : le rugby de gribouille atteint des sommets

"Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît". La formule d'Audiard trouve une fois à s'appliquer au Lièvre en guise d'épitaphe.

C'est vrai qu'en la matière, avec lui, on est jamais déçu, il fait toujours plus fort dans le dépassement de soi.

Personne, pas même un type de mauvais foie comme Johnny, n'aurait pu imaginer que la charnière du premier match capital depuis 4 ans de l'équipe de France serait composée de Yachvili et de Para !

Depuis plus de trois ans (éh oui quand même), toujours la même analyse sur ce blog, Trinh Duc est aussi surcoté qu'un studio parisien au 6ème sans ascenseur, ce demi-de-fermeture n'a jamais fait ses preuves au niveau international.

Pourtant depuis trois ans l'enfumage permanent aurait pu payer, j'en connais qui en raison du beau parcours de Montpellier en Top 14 finissaient par reconnaître certaines qualités à Trinh-Duc.

 

Mais les faits sont tétus, comme un âne qui jamais ne deviendra un cheval de course, même si on lui pose un jockey de 28 kilos sur l'échine. Depuis trois ans on nous chante sur tous les tons du solfège, qu'il va enfin éclater, qu'il a progressé. Ebé on attend toujours. Trinh-Duc ne posséde (hormis la longueur de sa passe et encore que d'un seul côté) aucun des atouts de base d'un 10, jeu au pied long et précis, sûreté du buteur, vision du jeu, organisation et alternance du jeu. Cette obstination a empêché l'émergence d'un 10 bis, du coup le Lièvre convoque un 9 pour jouer 10 au cas où (Doussain) et titularise un 9 en remplacement d'un 10 (Parra).

L'entêtement du Lièvre à titulariser Trinh-Duc était depuis longtemps insupportable mais finalement il change d'avis au pire moment. A quoi cela servait-il de maintenir Trinh-Duc contre vents et marées, si c'est pour le lâcher le jour J, à l'heure H, à la minute M, à l'instant I et à la seconde S ? J'y connais pas grand chose en foot (certains de penser que pas davantage en gonfle) mais il n'est pas certain que Domenech ait fait pire !

A son habitude, lâche et inconsistant, le Lièvre ne meurt pas avec ses idées ou ce qui lui en tient lieu. L'affreux de la chose, c'est que personne dans le staff ou à la Fédé ne lui dise : Bon Marc, t'as assez déconné, tu sais bien que tu dois prendre tes cachets, tu nous laisses la feuille de match et retourne te coucher, c'est bon pour ce que t'as.

La double erreur de casting va se payer cher, très cher face aux Blacks. Mac Caw, Carter et quelques uns n'ont qu'une idée en tête depuis 4 ans, c'est de prendre une retentissante revanche sur la France après un quart volé à Cardiff, l'essai de la gagne française étant lourdement entâché d'un en-avant.

S'ils peuvent nous passer 40 ou 50 points, les Blacks ne vont pas se géner !

Dans quel état seront les Bleus en cas de défaite aussi infamante qu'humiliante ?

Les raisons d'être inquiets ne sont pas que dans la charnière de gribouille.

Le retour de Rougerie au centre et le maintien de Traille inquiétent à l'arrière tant la vélocité adverse est grande. Mais c'est surtout en première ligne que la faiblesse française est annonciatrice de grande difficulté.

Ne nous y trompons pas, chaque fois que la France a battu les Blacks, c'est à la suite d'un combat féroce devant, mené par la première ligne. Ce n'est pas insulter nos deux pilards Ducalcon (Mme Denise) et Poux que de rappeler qu'ils ne sont pas de premier choix, ni même de second. Ils incarnent une solution de rechange, un peu comme les sous-vêtement en papier qu'on trouve dans les hostos. Forcément on ne va pas au bal avec.

Et pourtant, samedi matin, ça va danser...

Le XV de départ : Traille - Clerc, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Parra, (m) Yachvili - Bonnaire, Picamoles, Dusautoir - Papé, Nallet - Ducalcon, Szarzewski, Poux

Remplaçants : Servat, Barcella, Pierre, Harinordoquy, Trinh-Duc, Estabanez, Heymans

Le XV Black

I. Dagg - C. Jane - C. Smith - M. Nonu - R. Kahui -D. Carter - P. Weepu - R. McCaw - A. Thomson
J. Kaino - A. Whitelock - B. Thorn - O. Franks - K. Mealamu - T. Woodcock
Remplaçants :
A. Hore - B. Franks - A. Williams - A. Boric - A. Ellis - C. Slade - S. Williams

 

dimanche, 18 septembre 2011

Après France Canada : la Coupe du Monde d'Europe de l'équipe de France

Le Lièvre apathique et dépressif a quelques raisons de se réjouir après les dernières déconvenues du XV de France.

Aussi emballant qu'un croque-mort en tête d'un convoi funèbre consécutif à l'explosion d'une maternelle, Lièvremont mérite plus que jamais son excellent sobriquet made in blanco de Clown triste !

Il est vrai que les tuiles sont nombreuses. L'équipe de France sous le signe du Lièvre a construit ses victoires sur une première ligne destructrice. Certes les Bleus étaient hémiplégiques, mais ça gagnait (un petit Grand chlem en 2010). Or voilà-t-il pas que l'attelage Mas-Servat-Domingo est à ranger au rayon des souvenirs. Sans ses deux portes-bûches, Servat apparaît bien seul ! Quand de difficiles victoires sont construites par une première ligne emportant tout sur son passage, son défaut est pire qu'un crime !

En ce début de mondial, le nombre de mêlées disputées est sensiblement plus réduit que dans le Tournoi. La chose peut s'avérer réconfortante, d'autant plus que l'horizon s'éclaircit.

Miracle et mystères du rugby, des irlandais biens pâles en préparation contre la France ont bouffé le kangourou et vidé ses poches. Du coup le tableau des français à de rassurants airs de Tournoi :

-un quart en prévision contre les Beefs

-une demie contre le gagnant du probable quart Pays de Galles-Irlande

-une finale aux airs de retrouvailles contre des Blacks at home

Programme palpitant et aussi alléchant que la perspective d'un aligot maison.

Seulement les dernières prestations des Bleus rendent l'obstacle Beef plutôt indigeste.

En attendant, le match contre le Canada a permis de confirmer :

-primo, les Bleus sont toujours sans 10, Trinh Duc, dont les partisans croissaient au fil du temps doivent finir de bouffer le peu qu'il leur reste de leur chapeau

-deuxio, Traille à l'arrière est le gag récurrent du rugby français

-tercio, si le Lièvre a retrouvé la vue, enfin débarrassé de sa mixomatose, la seule troisième ligne qui vaille est : Dusautoir, Bonnaire, Picamoles. La régularité et l'excellence des performances du Bo, du Bon, du Bonnaire n'échappent qu'aux lapins nains !

-quarto, l'équipe de France est capable d'envoyer du jeu contre le Canada à la 80ème minute.

Pour l'heure on s'en contentera...

16:40 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 15 septembre 2011

En attendant France-Canada

Tout pessimiste se piquant de réalisme le sait, à force de dire qu'il va pleuvoir, forcément à un moment donné, les faits lui donnent raison : il pleut !

Ce que chacun redoutait de la Trinhducodépendance, s'est réalisé, non seulement l'équipe de France est sans solution de rechange à l'ouverture, mais son second (Skrela) s'est une fois de plus pété. Il est vrai que le Lièvre chantait partout qu'il ne ferait pas la Coupe du Monde, il ne s'est qu'à peine trompé cette fois, puisque Skrela en a fait un bout (tout riquiqui le bout...).

Comme 10 de rechange on se retrouve avec Doussain, dont tout lui mal qu'on lui souhaite c'est de ne pas être le Michalak des années 2010. Comme lui, c'est un joueur aussi talentueux que précoce et comme lui, c'est un 9 pouvant jouer 10 à moins que ce ne soit l'inverse, comme lui il risque de crouler sous les cadeaux empoisonnés...

Après avoir essayé 80 joueurs pendant 4 ans, le Lièvre en est réduit à convoquer un joueur comptant 0 sélection chez les grands. Une opération d'enfumage comparable à l'appel de Lakafia.

A la vérité on doit de dire que pendant que tous les regards sont braqués sur les petits nouveaux, on oublie les lacunes des grands et l'indigence de l'ensemble concocté par le Lièvre.

Autre opération d'enfumage, le Lièvre a bâti un groupe de 30 joueurs très homogène.

Là aussi en vérité c'est l'aveu d'un formidable échec : le Lièvre et son staff sont dans l'incapacité au bout de 4 ans de construire une équipe formée de titulaires indiscutables en raison du haut niveau et de la régularité de leur performance (Bonnaire est l'un des rares à répondre à ces critères, ce qui ne l'a pas empêché de faire banquette pour le premier match). Le jeu de chaise musicale entre Parra et Yachvili à un poste aussi central qu'exposé de demi de mêlée illustre assez cette incapacité.

Autre amuserie made in Lièvre, Rougerie déplacé voilà deux ans de l'aile au centre, fait son retour à l'aile affublé de la charge de capitaine. Dans ces conditions, l'inconstance du Lièvre est une fois de plus constante.

Au final, on se retrouve avec 30 joueurs dont la plupart sont moyens au niveau international, certains ayant fréquenté les infirmeries plus que foulé les pelouses du Top 14 (Barcella, Mermoz, Swarzeski, Traille...), d'autres sont remplaçants en club (Pierre, Poux) ou évoluant dans les tréfonds du Top 14 (Estebanez, Papé, Palisson).

En conclusion, on a sur les bras deux équipes se valant, moyennement moyennes.

Une fois de plus, one more time comme le disent si bien les Canadiens anglophones, tout cela est à l'image de la "moyenneté" du Lièvre pour ne pas dire de sa médiocrité.

S'il n'y a rien à attendre du développement du rable du Lièvre, inutile de jouer à se faire peur,  si les cotelettes  des Bleus auront à souffrir face à de rugueux canadiens victorieux des Tonga, la victoire ne leur échappera pas.

 

Le XV de départ : Traille - Clerc, Marty, Mermoz, Rougerie (Cap.) - Trinh-Duc (o), Parra (m) - Ouedraogo, Picamoles, Bonnaire - Millo-Chluski, Papé - Ducalcon, Servat, Poux

Remplaçants : Guirado, Barcella, Pierre, Harinordoquy, Yachvili, Estebanez, Médard

09:26 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 13 septembre 2011

L'équipe de France d'avant : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (et réciproquement)

Il arrive que dans nos belles démocraties libérales on s'étonne de l'uniformité d'opinion régnant en dictature.

Celle-ci est souvent façonnée par des croyances, qui à force d'être répandues (non Jésus-Christ n'était pas un hippie, oui Johnny a toute sa tête, non Elvis n'est pas mort, il joue à Clermont, oui les socialistes marseillais sont honnêtes, non tenir un blog ne rend pas con)  finissent par être communes. Pour tout dire aussi indiscutables que la pensée Novésienne ou que les bienfaits de la mousse d'après-match.

Invariablement, autant que je m'en souvienne, chaque Coupe du Monde de rugby donne lieu à une série mélangeant les ingrédients de Plus belle la vie en passant par l'Autobus à impériale (d'accord ça date un peu) pour finir par La petite maison  dans la prairie.

Les médias réunis s'attachent à bâtir la même histoire tout au long de l'été, de la bande de copains à la vie à la mort qui affronte mille aventures mais finissant toujours par sortir vainqueurs.

Ca donne dans le désordre :

- tiens il pleut, mais les Bleus n'ont même pas peur de sortir en K-Way, pour sûr les éléments déchaînés vont les souder encore davantage, vu qu'ils étaient déjà super pots entre eux ;

- comme c'est beau l'entraide, les garçons font du VTT deux par deux et font pompe à vélo et gourde communes ;

- qu'ils sont courageux, les garçons font de l'accrobranches, pour sûr à ne faire qu'un avec la nature, ils vont soulever des montagnes ;

- nos garçons sont devenus de vrais hommes avec un mental de guerrier après un terrible autant qu'invariable stage commando. En réalité, après avoir passé la matinée à se déguiser en bidasses, les gonzes rampent sous  deux mètres cinquante de barbelés et prennent un pont de singe traversant l'Hers mort.... Faut pas pousser quand même, le staff n'est pas con au point de bousiller les joueurs dans des exercices débiles tout juste bons à réveiller un kosovar destiné à porter le képi blanc pour avoir enfin ses papiers.

C'est plus l'équipe de France qui se prépare, mais les bidasses en folie, les charlots font l'Espagne, etc.

Avec le sempiternel esprit commando des stages de préparation (attention, les japs attaquent), on touche le fond du n'importe quoi. C'est à se demander pourquoi le Lièvre et son staff n'ont pas envoyé à l'autre bout du monde 30 légionnaires capables après de redoutables tests de QI de différencier un ballon rond d'une gonfle !

Et puis le stage de préparation fini, tous de nous faire accroire qu'on se retrouve avec 30 types super affutés (c'est à croire qu'en club les joueurs sont payés à faire du gras à force de glander...), capables au choix d'éplucher un kilo d'oignon ou d'écouter Carla Bruni sans pleurer, 30 types ne reculant devant rien, gardant leur sérieux à la vue d'un chanteur moldave qualifié pour l'Eurovision, 30 types avec un mental aussi gros que les couilles du taureau de Laguiole, ne cillant pas à la vue d'un grillon qu'ils auront égorgé de leurs propres mains afin de nourrir leur insatiable appétit de vie et de liberté.

Le Lièvre, son staff et son équipe ont tout du cancre, qui, toute l'année à la ramasse, pense pouvoir combler ses lacunes en deux mois alors que depuis trois ou quatre ans les bons élèves répétent leurs gammes et progressent (les Blacks, les Wallabies et dans une moindre mesure les Beefs).

La compétition à peine commencée, voilà que les masques tombent :

- le Lièvre n'a aucune prise sur le groupe, il est vrai que doté de l'autorité et du charisme de la betterave rouge dépressive pour avoir été trop cuite, il ne faut pas trop en demander non plus aux joueurs. Au moment où plus personne ne croit en lui, comment en vouloir aux 30 de ne pas vouer au Lièvre un culte fidèle ?

- les Bleus sont amorphes, ont autant de gnaque qu'une boîte à pet gagné à la fête foraine, comment s'en étonner quand les fortes têtes ont été mises au piquet (Bastareaud, Chabal, Fritz, Marconnet).

- le XV de France est en panne de leader, quelle horrible découverte, Dusautoir n'est plus le formidable meneur d'homme, le leader par l'exemple que la Terre ovale nous envie ?

-Harinordoquy a tellement le bocal, que c'en est devenu un aquarium dont il faut tout aussi régulièrement changer l'eau que déplorer l'irrégularité de Yachvili, là encore rien de bien nouveau dans le pacifique sud.

- tout aussi affreux, Trinh Duc ne pése rien dans l'organisation du jeu, à nouveau quelle horrible découverte

Le Lièvre a bâti une équipe à son image, gentille, propre sur elle mais incapables de révolte, comme plongée dans une dépression post-traumatique.

Tout cela n'annonce rien de bon.

lundi, 12 septembre 2011

Le rugby mondial fait sa rentrée, pas toujours dans la classe.

A enfoncer des portes ouvertes, derrière le courant d'air le rhume guette.

Ce proverbe maison s'applique parfaitement aux premiers matchs, d'où découle les premiers enseignements.

At first, deux équipes sont au-dessus du lot, les Kiwis et les Wallabies. Les bêtes antipodiques sont au rendez-vous, n'ont pas raté leur rentrée, ont répondu présent etc. Les clichés ne manquent pas.

Segundo, le sort des matchs serrés est souvent (trop) entre les mains des arbitres. Dommage, une victoire des Pumas sur les Beefs n'aurait pas été totalement immérité quand les gallois peuvent légitimement nourrir  le sentiment de s'être fait un brin volé le match.

C'est regrettable pour eux, mais encore plus pour le jeu, les Boks n'ayant à offrir que leur férocité défensive face à des gallois  envoyant du jeu comme le duo Palmiè-Imbernon envoyait la mandoline...

Seulement, il en va du rugby mondial comme de la chose militaire, les hiérarchies ne sont pas faciles à bousculer.

Mises à part les confrontations entre les 3 du sud et les 2 du nord, pas grand chose à attendre de ce côté là. Reste qu'avec la perspective de phases finales aussi étriquées que le sourire de Mme Chirac, on a pas fini de causer arbitrage au coin des zincs.

Tercio, les français sont à leur niveau.

Au sortir d'un Tournoi très moyen, prolongé par deux matchs face à l'Irlande, eux aussi très moyen, l'équipe de France fait une rentrée très moyenne.

Comment s'en étonner ?

Seuls ceux ayant succombé au bourrage de mou pré-mondial  doivent être aussi ahuris qu'un lapin dans les phares.

Promis, on y reviendra.

vendredi, 09 septembre 2011

Le miracle Black : pourquoi ils doivent gagner "leur" Coupe du Monde

Nous sommes tous supporteurs des Blacks !

A quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2011, l'amateur sincère de l'Ovale, débarrassé des oeillères du chauvinisme ne peut qu' être avec les Blacks.

Les raisons nous ayant poussé à dire Merci les Blacks, nous poussent aujourd'hui à souhaiter leur victoire.

Loin de moi l'idée de succomber à la mode, en cet automne 2011 le Black est plus que jamais tendance, il s'agit plutôt de défendre le rugby ou plutôt l'idée que l'on s'en fait.

D'abord, le rugby Black tient du miracle.

Comment un pays coupé en deux par la mer et peuplé d'un peu plus de 4 millions de personne peut à ce point animer le rugby mondial et donner du rêve à l'amateur de gonfle. Avec en gros la population de la région PACA, la Nouvelle-Zélande est capable année après année de bâtir une équipe nationale de grande valeur et de donner au rugby mondial  ses plus grands joueurs, quand la région PACA peine à avoir deux clubs professionnels (Toulon et Pays d'Aix) sans faire appel à des joueurs étrangers. Certes comparaison n'est pas raison et ici plutôt piège à cons, mais le parallèle dit assez l'énigme que représente ce rugby black.

Aussi, après le désastre de 2007, le moins que l'on puisse faire est de souhaiter que cette nation phare du rugby mondial soit  à nouveau récompensée 20 ans après.

Ensuite le rugby Black est beau.

On a assez souligné le côté étriqué, petit comptable et épicier du rugby Pro pour souhaiter que le rugby du temps couronne une équipe pratiquant un jeu aérien, inventif, s'efforçant de créer le mouvement perpétuel sans s'affranchir des fondamentaux du jeu.

Que voit-t-on dans le rétroviseur du rugby pro ? A sa charnière avec le monde amateur en 1995, des Boks destructeurs  et truqueurs, volant un titre au nom de l'intérêt supérieur d'une Nation en reconstruction (le rugby arc en ciel sud africain reste une belle arnaque quand on voit la composition actuelle des boks), en 1999, des Wallabies pratiquant un jeu restrictif, basé sur la défense et couronnés face à des Bleus exsangues, en 2003, des Beefs maîtrisant leur sujet grâce à un pack de fer et un ouvreur d'enfer, en 2007, des Boks hyperpuissants formés de joueurs ultra-agressifs, appuyé par la botte métronomique de leur buteur.

L'Australie de 1999, l'Angleterre de 2003 et l'Afrique du Sud de 2007 pratiquent à peu de choses près le même rugby. Un rugby qui gagne il est vrai, reposant sur  le trépied puissance des avants - sûreté du buteur - rigueur défensive (par parenthèse, Laporte n'a eu de cesse que de reprendre ce modèle - avec tout le succès que l'on sait... - avec le XV de France).

Ce jeu est reproduit au niveau national, n'importe quelle rencontre de Top 14 suffit à le prouver et le jeu pratiqué par le Stade Toulousain n'est guère éloigné de ce schéma.

Les Blacks  ont une autre ambition : leur volonté de faire vivre en tout lieu le ballon, de le conserver dans l'aire de jeu et la polyvalence des joueurs méritent d'incarner enfin un rugby qui gagne pour inciter les équipes nationales et notre championnat à s'en inspirer.

Enfin, le rugby Black traverse d'importantes difficultés, ses meilleurs joueurs répondent à l'attrait de l'euro ou ne vont pas tarder de le faire, la Fédé Black est dans une position financière délicate. Aussi, pour éviter que le fric n'étouffe le rugby Black,  le mieux est encore qu'il s'en mette plein les fouilles après un titre de champion du monde, que seule une âme bien noire penserait à l'en priver.

jeudi, 08 septembre 2011

En attendant Japon-France, fadeur, tiédeur et autres insipidités...

L'affiche, un Japon-France, sent bon la Coupe du Monde, puisque changement de pâturages ravit les veaux, il faut s'en réjouir.

Un peu de nouveauté ne nuit pas à la santé mentale après une litanie de Tournoi des VI Nations aussi fade qu'une purée sans tome et patates, entrecoupée de tests contres les nations du Sud, où sauf exception la France tombe au mieux avec les honneurs !

A y regarder d'un peu plus près, moins qu'un premier match de la Coupe du Monde, il s'agit du troisième match de préparation. Là encore, après deux confrontations insipides avec l'Irlande sur la lancée du tournoi, personne n'est plus avancé. Ou plutôt si ! Au sortir d'un Tournoi 2011 très moyen, l'équipe concoctée par le tiède Lièvremont (Dieu les vomit...) arrive avec un objectif très moyen (battre les Tonga) pour un quart face aux Beefs. La perspective est aussi réjouissante qu'un lendemain de cuite. Sans s'avancer, ce probable quart Bleus-Beefs n'est pas de nature à faire tomber le supporteur tricolore dans la gourde à gin.

Un match de préparation donc, pour une équipe composée à partir d'un seul critère, la maîtrise dans l'art de manier le déambulateur. Qu'on en juge par la compo :

Le XV de départ : Heymans ; Clerc, Rougerie, Estebanez, Médard ; (o) Trinh-Duc, (m) Yachvili ; Harinordoquy, Lakafia, Dusautoir (cap) ; Nallet, Pierre ; Mas, Servat, Barcella.

Remplaçants : Szarzewski, Poux, Papé, Bonnaire, Parra, Skrela, Marty.

En première ligne, hormis l'inoxydable Mas, un grand blessé (Barcella) et un talon certes talentueux mais convalescent (Servat). Si en face, la première ligne japonaise a la réputation d'être aussi résistante aux chocs qu'une cloison (japonaise), il ne faudrait surtout pas oublier que la seule vraie force des Bleus depuis deux ans se situe en première ligne.
Plus bas, la sélection de Lakafia témoigne aussi du côté préparatoire de la chose. Lent, mou et maladroit  contre l'Irlande, la découverte de dernière minute du Lièvre laisse aussi froid  qu'un saké bien frappé.
Derrière, un revenant (Heymans), deux coffres à ballon (Estabanez et Rougerie) dans le plus pur style Henri III (1551-1589) , lequel Rougerie est passé à la vitesse grand v (V) de la canne à trois pieds aux pelouses franco-irlandaises.
Bref, rien de très emballant pour règler son réveil un matin de week-end.
Bien sûr, les vendeurs d'images  peuvent toujours s'harasser à faire mousser une affiche inodore et sans saveur en indiquant que les japs d'attaque ont remporté cette année la Coupe des Nations du Pacifique, qui n'est jamais que l'équivalent antipodique (ça se dit ? ) du Tournoi B des VI nations (Roumanie, Géorgie etc.).
Au final, seule la validation du proverbe bien connu : "Les japonais adorent jour au rugby. Les autres nations adorent jouer contre les japonais" peut motiver un allumage matutinal de télévision. A défaut personne ne vous reprochera de préférer remplir vos devoirs conjuguaux ou autres en cette belle matinée.

jeudi, 01 septembre 2011

Putain encore 4 ans !

Quatre ans qu'on attend ça !

Alors qu'on signale qu'une trentaine de touristes français se faisant passer pour des rugbymen a posé le pied en Nouvelle-Zélande (certains en boitant), le moment est venu d'engager les hostilités.

Après un bilan du rugby de France depuis 2003, puis celui de l'ère Lièvremont, on comprendra aisément qu'il faille encore attendre 4 ans pour voir la France se présenter avec de réelles chances de l'emporter, puisque pour cette fois l'objectif est clair, Saint Marc l'ayant annoncé, il s'agit de battre les Tonga pour aller en quart.

Quelle ambition !

Un programme aussi alléchant que celui proposé par la désormais célébre suite 2806 nous attend.

Sachons savourer l'instant...

 
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