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mercredi, 26 octobre 2011

Surtout ne pas s'enflammer : le Lièvre dans les flammes de l'enfer

Pour arriver en finale les Bleus ont eu la peau des gallois.

En finale les Bleus se sont retrouvés dans la peau des gallois.

Avec quelques différences de taille XXXL :

1. Ils ont affronté les Blacks à 15.

2. Ce sont les Blacks qui ont principalement raté les points qui s'offraient à eux alors qu'en demi c'était les gallois

3. Les meilleurs ont gagné.

Le reste, tout le reste appartient à la chicaillerie patriotico-chauvine.

L'arbitrage, quand en 2007 la France bat les Blacks sur un en-avant indiscutable tous soulignent que l'arbitre fait partie du jeu.

Quand en 2011 Mac Caw tel une anguille vient se glisser dans nos regroupements, les mêmes hurlent au scandale.

Quand en demi les gallois mettent en cause l'arbitrage on leur répond que ce n'est pas la faute à l'arbitre si les buteurs ont raté des points dont une pénalité qui aurait pu être décisive.

Quand en finale notre buteur rate une pénalité qui aurait pu être décisive on accable l'arbitre.

La vérité comme souvent est ailleurs, si le Lièvre n'avait pas bâti une équipe mal équilibrée sans quelques-uns des cadres de la période (Jauzion, Marconnet, Chabal...), les chances de la France de l'emporter auraient été plus grandes.

Si le Lièvre n'avait pas écarté l'un des rares à percer la muraille noire (Picamoles), les chances de la France de l'emporter auraient été encore plus grandes.

Si le Lièvre n'avait pas changé de première ligne juste après qu'elle eut offert à Trinh Duc une occasion de passer devant au score, les chances de la France de l'emporter n'auraient pas été bêtement (et heureusement) menacées.

C'est bien malgré lui que les Bleus sont en finale, espérons que nul n'oubliera cette vérité première quand dans 4 ans il osera la ramener sur les diverses ondes d'un monde plus pollué, plus endetté, où nous seront tous, pour le meilleur et pour le pire plus vieux de 4 ans !

Si la France avait eu dans ses rangs, un Carter ou un Wilko, elle aurait été championne du monde, car à ce jeu, au-delà de la faillite d'un 10 quelle qu'en soient les raisons, bonnes ou moins bonnes, c'est toute l'équipe qui est à la peine.

Car à ce jeu si tout commence devant, tout ne finit pas devant.

Les Blacks par le passé ont chèrement payé des packs approximatifs, sur la finale c'est aux gros qu'ils doivent le titre, pas seulement parce qu'un pilier a marqué l'essai. De sorte qu'à la fin du tournoi ce n'est pas seulement la meilleure équipe qui a gagné, mais tout simplement le Rugby !

Cette considération était sans doute difficilement palpable pour nos jeunes âmes des écoles du rugby de France en ce dimanche matin, trop difficile à percevoir pour réchauffer leurs coeurs meurtris et sécher des larmes que tout autre que le Lièvre aurait évité la survenance.

Pour ces pleurs enfantins et ces regrets éternels, le Lièvre mérite de reposer dans les poubelles de l'histoire du jeu.

Rideau

samedi, 22 octobre 2011

Bleus-Blacks J-1 Touche pas au grisbi salope "Engage"

Le lecteur à la fidélité strauss-kahnienne sait ou plutôt ne sait pas que tout ou presque a déjà été dit sur les capacités respectives des Bleus ou des Blacks  pour monter sur le toit du monde rugbystique.

Seul petit problème, ils se retrouvent en finale !

Pour un moment oublions le passeport siglé république française et le drapeau tricolore ornant la cuvette des WC.

Quel exemple néfaste pour notre jeunesse que de voir les Bleus gagner.

Une équipe faite de bric et de broc (pas James bien sûr), pratiquant un jeu insipide en regard duquel la moindre eau minérale prend des accents gustatifs de vieil armagnac.

Une équipe n'ayant pas depuis 4 ans conforté la moindre certitude si ce n'est celle que gribouille est aux commandes.

Une équipe au parcours de galleux, infoutue d'écraser 14  gallois.

Demain dans la moindre école, dans la moindre école de rugby, le premier gamin venu se demandera pourquoi respecter les consignes, pourquoi travailler pour atteindre une régularité qui le fuit mais est gage de succès à venir, puisqu'au final ça passera quand même.

Demain n'importe quel tire-pompe relégué à d'obscures tâches sur le pré se demandera pourquoi lui aussi ne peut pas endosser la tunique du maître du jeu. Qu'au rugby on s'en fout du poste occupé seule la vaillance et le courage valent.

Demain tout élève, collégien, lycéen, étudiant se demandera à quoi bon réviser ses leçons puisque la choune suffit à faire d'excellents lauréats.

Demain tout apprenti musicien fera l'impasse sur son solfège sachant qu'au final une mélopée aussi délicieuse que Nadine Morano sortira de son instrument.

Demain nous n'aurons plus que des chanteurs sans voix, des écrivains sans plumes, des canards sans tête.

Demain tout apprenti journaliste ira piocher son vocabulaire dans la lecture du Petit Ours brun sachant qu'on peut tenir  avec 6 semaines à l'antenne avec (il est à redouter que cela ne soit déjà le cas).

Demain tout débiteur endetté jusqu'au tarama se demandera à quoi bon payer, puisque tout de façon ça le fera quand même.

Demain des millions de travailleurs resteront au pieu ou préfèreront regarder  les gourles du télé-achat, à quoi bon aller bosser puisqu'à la fin, la paye va tomber.

Bref, si demain les Bleus gagnent : tout fout le camp

En face une équipe constamment brillantissime depuis la naissance de Jeanne Calmant.

Une équipe pratiquant à l'ère du rugby pro le plus beau jeu qu'il soit.

Une équipe travaillant et retravaillant son rugby pour atteindre la perfection.

Un pays vouant au jeu et à ceux qui le pratiquent un culte porté à un tel degré d'incandescence qu'il donne des vapeurs à Kim Jong il

Demain si la France gagne le modèle d'un rugby essentiellement défensif va continuer de s'imposer (ce qu'il fait depuis 1999), un rugby du "à qui perd gagne", un rugby de tranchée pourrait définitivement l'emporter sur un rugby de mouvement, bref un rugby de tâcherons chatards condamnerait à jamais les artistes des antipodes vaincus ô suprême humiliation chez eux.

Demain l'équipe de France ne doit pas toucher au grisbi.

Demain il ne s'agit pas d'évaluer ses chances de succès.

Demain, il ne s'agit pas de savoir si l'équipe de France peut ou ne peut pas gagner.

Demaine elle ne DOIT pas gagner, il en va de l'avenir de notre beau jeu, qui ne saurait véhiculer de fausses valeurs portées par des faux dieux, imposteurs devant l'éternité.

Demain il en va au fond d'une certaine idée de la France dont la victoire bafouerait ses principes les plus élementaires...

 Demain, seule la défaite sera belle !

jeudi, 20 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 2 Prévoir l'imprévisible c'est le rendre prévisible "Pause"

Depuis que Lacroix et la Bannière savent compter sur les deux doigts de leur main, donc depuis en gros 1995 la France du rugby est enfermée dans un cercle devenu très vicieux à force de caresses.

Les données du problème frolent la simplitude pour parler comme la pleurnicheuse du Poitou :

Pour arriver en finale, l'équipe de France doit battre en suivant une équipe du nord ou du sud présentement supérieure et au terme de cet exploit une finale lui tend les bras au terme de laquelle elle finit en purée ayant atteint le sommet de la jouissance en quart ou en demi avec Nana Purna.

Cas de figure de 1999, victoire très inattendue en demi-finale contre les Blacks, suivie d'une explosion en plein vol de type Rio-Paris face à des autraliens très joueurs, poussant la farce jusqu'à avoir pour buteur un seconde pompe.

Cas de figure de 2007, victoire à nouveau très inattendue contre à nouveau les Blacks, suivie à nouveau d'une explosion secouant les mimines de Traille placé fort judicieusement là par cette billasse absolue de Laporte (les Bleus du Lièvre sont en finale, objectif jamais atteint par le tocar du Tar).

Four years later what's happen ?

En 2011, pas d'exploit pour arriver en finale contre les Blacks, pas même d'exploit tout court pour arriver en demi et en sortir et voilati pas qu'une finale nullement précéde dudit exploit  oppose les Bleus aux Blacks.

Raisonnement de base à la portée de n'importe quel con ou presque : les Bleus vont donc faire l'exploit en finale pour battre les Blacks censément supérieurs et toucher le grisbi !

Tout se passe comme si une loi mathématique gouvernait notre noble jeu.

1. C'est faux et archi-faux, si de telles lois existaient l'ASM aurait eu son titre à la dixième fois, et Bayrou deviendrait président comme d'autres au bout de la troisième fois...

2. De plus la découverte de l'"axiome" :  les Bleus font toujours un exploit contre les Blacks en coupe du monde, outre qu'il souffre d'exception (1987), est aussi connu des Blacks.

Si un homme averti en vaut deux, dimanche matin dans le poste les Bleus affronteront 30 Blacks. Déjà qu'ils n'étaient pas bien terribles face à 14 gallois...

3. Cette équipe là au bord de l'implosion est-elle capable de rééditer de tels exploits ?

Quelle que soit la réponse, prévoir l'imprévisible c'est le rendre prévisible et donc ne pas faire face à toutes les hypothèses comme celle d'une équipe de France prenant 60 pions sous les yeux amusés de la Planère rugby et ceux ébahis des quelques couillons qui y croyaient encore !

mercredi, 19 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 3 Si loins, si proches "Touch"

180 000 euros dans la poche de chacun des trente en cas de victoire !

140 000 euros assurés par la présence en finale.

Somme rondelette défiscalisée (qui aura le courage de supprimer les niches fiscales des primes sportives hé hé) surtout pour ceux n'ayant pas (Doussain) ou peu joués (Guirado, Estebanez etc.) avec des incertitudes sur l'état de la cagnotte de Skrela et de Marconnet, (si quelqu'un sait je prends).

Des fois, il n'est pas besoin d'aller chercher bien loin la motivation...

Mais notre sport est si beau, aussi pur que le plus pur des purs manteaux de la blanche colombe passée à la javel qu'un voile est en général prestement jeté sur ces triviaux aspect financiers.

Retour au sport donc.

Des Bleus sans jeu, se cherchant depuis 4 ans.

Des Blacks au jeu clairement identifié, fait de vitesse et de puissance au service d'une intelligence collective tournée vers le spectacle.

Des sales gosses en bleus.

Des gentlemen de noir vêtus.

Tout et plus encore sépare les deux équipes qu'il est plus simple de jouer au jeu des 7 ressemblances que des 7 erreurs :

-la certitude qu'une grosse mêlée est à l'origine du monde,

-le meilleur talonneur du monde (Servat, Mealamu),

-le meilleur troisième ligne du monde (Mac Caw, Bonnaire),

-un 9 sur le banc devenu leader (Weepu, Parra)

-un 10 prévu de longue date absent (Carter, Trinh -Duc),

-une maîtrise dans les airs (en touche pour la France, dans le jeu courant pour les Blacks),

-enfin, une certaine idée du jeu en partage (perdu de vue depuis pas mal de temps chez les Bleus, mais les clichés type French  flair résistent au temps plus sûrement qu'un Zippo, en plus il m'en fallait 7).

 Au final, aussi sûr que Lacroix et la Bannière vont moins bien au poste qu'un napperon de rouge tâché, un moyen radical permet de distinguer les Blacks des Bleus : leur sélectionneur.

On se souvient du Mea culpa  du Lièvre après France-Italie, en moins de trois semaines  il nous a refait deux fois le coup, la première pour s'excuser d'avoir mal répondu aux questions de journalistes "elle m'emmerde ta question", la deuxième pour avoir traité les Bleus de "sales gosses".

On en vient à se demander s'il ne réfléchit pas plus avant de parler qu'avant de composer son équipe...

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mardi, 18 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 4 Opposition de styles "Crouch"

On en rêvait au début de la compétition, c'est fait : l'équipe de France rencontrera les Blacks dimanche 23 octobre à 10 heures en clôture de l'édition 2011 de la Coupe du monde de rugby !

Cette soudaine sobriété est due à la gène occasionnée par l'affiche.

Des Blacks superbes et généreux tel le lion, dévorant les wallabies, concassant leur mêlée, repoussant avec férocité les attaques adverses et malmenant pour tout dire une équipe d'Australie guère à la fête face à l'Irlande, aux Boks et donc in fine face aux Blacks.

Des Bleus anxieux, peureux, sursautant à la vue de leur propre ombre, victorieux d'anglais plutôt faiblards et de 14 fantastiques gallois contre toute logique sportive, mais battus largement par des Blacks conquérants et par de vaillants tongiens.

Beaucoup d'adjectifs c'est vrai, laissés en jachère par nos beaux commentateurs sportifs.

Une affiche opposant super rugby à super tocard.

Un rugby de mendiants face à un rugby de seigneurs.

Une équipe opportuniste et défensive face à une équipe brillante prenant la responsabilité du jeu.

Tout semble écrit même si l'histoire et ses mythes regorgent de combats inégaux à l'issue inattendue de Véronique Sanson à Dalida.

Tout désigne une victoire black en terre black.

D'ailleurs ne sommes nous déjà pas suffisamment gavés de bonheur pour y ajouter le plaisir de poser la Web Ellis dans la vitrine ?

Le pays des Bleus est fort de ses fromages, de ses primaires et compte dans ses rangs les plus grands séducteurs de la planète.

Le pays des Blacks affronte les marées noires, les trous noirs des tremblements de terre et les idées noires de Dan Carter. Quant à la séduction, c'est mouton matin midi et soir, moutonnier en somme.

L'élégance voudrait de laisser aux Blacks leur coupe du monde.

Sommes-nous capable de cette marque de dignité ?

dimanche, 16 octobre 2011

La patte du lièvre : ultime porte-bonheur du rugby de France ?

Par la petite porte les Bleus sont en finale.

Par la grande porte les gallois sortent ayant tout sacrifié au dieu jeu.

Juste ou pas, mérité ou pas, l'histoire est écrite pat les vainqueurs, une ligne de palmarès suffit à tout effacer comme le putassier Invictus l'a montré.

Pour toutes les fois où les Bleus ont paumé des matchs qu'ils devaient gagner 20 fois.

Pour toutes les fois où les Bleus ont dominé sans vaincre.

Pour toutes les fois où le Bleus se dont fait entuber comme à la parade par l'arbitre

Pour toutes les fois où des Bleus développèrent un jeu ambitieux pour perdre face à des adversaires au jeu aussi étriqué le slip de Maïté

Pout toutes les fois où en somme les Bleus se firent voler des matchs, la mauvaise conscience de se retrouver en finale ne doit être que passagère.

Aussi passagère on l'espère que le regain de gueule du Lièvre, qui évidemment la ramène fort.

Quand on voit les erreurs de coaching qui ont failli coûter une place finale (sortie de Servat et Poux à la 45ème).

Quand on voit la nullité des consignes données en deuxième mi-temps avec toutes ces chandelles approximatives allumées face à des gallois supérieurs dans les airs, une fois de plus c'est bien malgré le pire sélectionneur depuis Laporte que la France est en finale.

Cette place doit plus à une choune aussi monumentale que le pif de Lincoln au mont Rushmore qu'à la science technico-tactique du Lièvre et de son staff.

Mais, pour toutes les fois où l'équipe de France avait le bras trops courts, les poteaux trop carrés ou trop rond, la gonfle pas assez ou trop ovale, ne crachons pas sur cet avalanche de choune.

C'est finalement à l'alliance inédite de joueurs ayant les clés du camion et les ayant accroché à un porte-clé porte-bonheur du plus bel effet constitué autour de la patte du Lièvre que les Bleus doivent d'être en finale dont l'issue, quelle qu'elle soit sera savoureuse !

 

 Car par dessus-tout la joie sera immense de retrouver nos inénarrables Dupont et Dupond en finale !

vendredi, 14 octobre 2011

Gaulois ou Gallois ?

Même en panne une pendule indique exactement la bonne heure deux fois par jour !

Méditons sur cette puissante pensée avant de rêver d'une finale atteinte plus finalement qu'un Grand Chlem vu que pour s'y hisser il suffirt de battre les Beefs et les Gallois.

Pour conduire notre équipe de France :  le Lièvre.

Principal obstacle sur la route : le Lièvre

Une seule victoire (petite) face aux Beefs ne doit pas dissimuler la persistance du problème L. Inexpérimenté, incompétent, il n'aura décidément jamais trouver la bonne distance avec ses joueurs. Après l'avoir joué démocrate à la Kennedy, puis pacifique à la Gandhi, puis encore Père fouettard à la Brejnev, il nous la joue simultanément Jojo du Bar Pmu "A la boule d'argent" et midinette.

Midinette pour son côté supportrice aux yeux embués d'émotion pour avoir cotoyé ses vedettes, retenant ses larmes de joie après la victoire de ses garçons qu'elle supporte à coup de poster occupant le mur vide de sa chambre depuis  la retraite de François Valéry.

Jojo du PMU pour son côté pari de l'impossible. Que Jojo sur les coups de 10 heures et demi / 11 heures en vienne après son 28 ème jaune, les pieds dans la sciure à lancer à la cantonnade : Ce coup ci les gars, s'ils passent je me rase la moustache (vu que Jojo il la porte fièrement en dépit de la pastille jaunie des poils) et s'ils vont en demi, je me laisse pousser les cheveux (vu que Jojo il a la boule à zéro), là n'est pas le problème, le problème est que le type qui est précisément le sélectionneur de l'équipe de France lance ce type de pari presque aussi con que le Christian Jean-Pierre.

Si pour être champion du monde la moustache est le principal critère, on ne comprend pas bien l'absence de Groucho Marx dans les annales du rugby et la nomination de Saint-André au lieu de Bové. Le Lièvre nage en plein délire.

C'est un  peu comme si Sarko avait dit en 2007, "si chui élu président", j'engrosserai des mannequins aphones après avoir adopté le look flic à Miami.

En attendant le Lièvre reconduit l'équipe ayant battu les Beefs, on a vu pire comme décision. Seulement la vérité du jour n'est pas celle du lendemain, même dans Un jour sans fin. Prenons par exemple le match contre les Tongas, les Bleus y sont nuls que même les commentateurs de la télé l'ont vu, c'est dire. Inversement, ils font une belle première mi-temps contre les Beefs. Comment expliquer pareil changement ? On se perd en conjectures comme le disent si bien les économistes quiand on leur demande pourquoi ils n'ont pas vu ce qu'ils sont censés voir.

Les explications se bousculent au portillon à la manière de l'abus de sangria à la fête foraine :

1. Après avoir eu leurs femmes dans les pattes pendant une semaine les joueurs n'étaient pas pressés de rentrer chez eux.

2. Une défaite avec  un retour en France aurait obligé les joueurs à voter aux primaires.

3. Les professionnels du rugby ont relu les termes de leur contrat.

4. C'est jamais très agréable de passer longtemps pour des pimpins, à moins évidemment d'être con au point de ne pas s'en rendre compte, mais n'est pas Christian Jean-Pierre qui veut.

5. Précisément, les joueurs se sont dit que finalement le meilleur moyen d'échapper aux commentaires plus qu'affligeants de nos Dupont et Dupond de la télé était encore de jouer dans le poste plutôt que d'y regarder dedans.

6. Ils ont retrouvé le petit cahier dans lequel le Lièvre avait écrit en tout attaché le projet de jeu du XV de France, le petit cahier avait été oublié tout ce temps dans une molaire creuse de Rétiere

7. Les mystères des mécanismes du biorythme, ils ne sont tout simplement pas du matin. Ils jouent un samedi  à 7 heures du mat', ils paument, ils jouent la semaine d'après à 9 h 30 du coup ils sont mieux réveillés et gagnent. On doit à la vérité de dire que cette hypothèse figure parmi les plus crédibles.

 Si l'équipe de France est son pire adversaire, qu'a-t-on en face ?

Du gallois.

Depuis Perceval on le sait, le gallois est aussi tenace que la galloise est élégante dans les rues animées et enfièvrées de Cardiff. On point que le monde du rugby les appelle les Diables Rouges.

Pendant longtemps il est vrai ils ont tenu le fond de la mine et le haut du pavé rugbystique, puis quittant les tréfonds de la terre ils ont quitté les sommets du Tournoi, les diables se sont mués en angelots.

Depuis, quelques années les cornes et la queue repoussent tout rouge. Il est vrai que l'équipe de Galles  bâtie par son coach Gatland est aux antipodes de celle du Lièvre.

Jamais l'ambition de produire du jeu n'a été contrariée par le résultat.

Quel que soit le score, l'adversaire, la compétition, ses enjeux, les gallois n'ont eu qu'une idée en tête : envoyer du jeu comme des mousses à Munich. On se souvient qu'elle fut aussi celle du Lièvre à ses débuts, vite abandonnée au prétexte d'une relance pourrie des 22, les joueurs avaient confondu envoyer du jeu et faire n'importe quoi.

Ces dernières années le projet gallois déboucha sur un jeu brouillon, parfois pathétique tant le jeu pour le jeu nuisait à sa cohérence. Après le temps de l'expérimentation, le temps des moissons semble venu.

Samedi matin, quel que soit le résultat du match, le rugby gallois vaincra ou périra avec ses idées.

Tout l'inverse du Lièvre en somme.

jeudi, 13 octobre 2011

La Coupe du monde de rugby à la télé ou comment vous en dégoûter.

Cette Coupe du Monde a ceci de paradoxal qu'on en vient à se demander si le Tournoi n'est pas en définitive la seule compétition internationale qui vaille pour les européens.

Des matchs bizarres ont lieu entre des équipes improbables, des enjeux hyper limités gouvernent les vestiaires pour savoir qui de la Géorgie ou de la Roumanie l'emportera, qui de la Russie ou des Etats-Unis sera la moins naine des puissances du rugby, de l'hyper-puissance de la guerre froide à l'hypo-puissance d'un match chaud, le chemin n'est au final pas si long que ça, le tout enrobé de scores fleuves à la Harlem Globe Trotters.

Dire qu'on s'emmerde solide, au moins autant qu'à une compétition de curling, serait exagéré, de là à dire qu'attendre 4 ans pour voir débouler la planète ovale à la télé est une attente insupportable, serait tout aussi exagéré. On en vient presque à enjoliver nos joutes domestiques de Top 14. A ce sujet le Lièvre a bien l'air malin lui qui se plaignait régulièrement de la faiblesse de ce championnat pour dissimuler ses errements. Il erre toujours, c'est juste que ça se voit moins, disons que la pendule cassée marque la bonne heure pour le moment...

Dans ses conditions on comprend que le grand public soit un peu paumé, il suffit de battre deux équipes du club des Cinq (Afrique du Sud, Angleterre, Australie, France, Nouvelle-Zélande) pour gagner le pompom. Du coup le rugby ça ressemble vachement à la quille de huit où c'est toujours un type d'un bled paumé du Nord-Aveyron (on taquine le pléonasme) qui gagne. Centre Presse est à la quille de huit ce que le Midol est à la gonfle, l'organe officiel d'un sport local.

Si bien que la diffusion du rugby en phase mondiale passe par des médias très bas-de-plafond du style RMC ou TF1.

Trouvant le temps de placer de la pub entre les hymnes et le coup d'envoi, les escrocs de la télé ont confié les clés à un duo largement plus con que les Dupont et Dupond.

L'un s'est acheté des cheveux, alors qu'il aurait mieux fait de s'acheter un peu de vocabulaire. Mais les types de TF1 ont dû tellement lui rabacher qu'il s'adressait à des abrutis tirés de leur sommeil sans rêves qu'il a réduit par deux le nombre de mots à sa disposition. Voilà pourquoi il pioche dans sa petite bourse faite de 25-30 mots pour expliquer ce que chacun comprend par soi-même (la mélée avance, elle recule, comment veux-tu...). En même temps ça devait l'arranger vu qu'à part nous donner des infos sur la passionnante vie locale de Dax, c'est le grand vide. A l'écouter et à le regarder on a l'impression d'être face à un aquarium sans faune et sans flore. C'est exactement comme si on était face à un verre d'eau mais en plus grand quand même.

 

Après Lacroix, la Bannière (fastoche), le Christian Jean-Pierre il est tellement con qu'il a été infoutu de se choisir un nom, bref la Bannière, porte drapeau de la télé poubelle hurle à la charge chaque fois qu'un joueur a le ballon entre les mains et s'apprête à faire un pas en avant. S'il avait commenté les assauts de cavalerie lancés par Murat le pauvre en aurait perdu la raison.

Le problème n'est pas tant la nullité de nos deux zozos en comparaison desquels Roland et Larqué passent pour les Marx et Engels du footbal mais qu'elle ne semble géner personne, ou presque, voire mieux qu'elle paraisse être une figure imposée dès lors que la première chaîne, la plus populaire car la plus regardée et inversement, s'intéresse au rugby.

Pour rehausser le niveau un type de la télé, le même sans doute qui a eu la brillante idée de notre duo, s'est dit qu'un ancien joueur aux bords du pré permettrait de donner un supplément d'âme au machin.

C'est Cali qui s'y colle. Lui aussi ne doit pas être payé au mot, vu qu'il en bafouille rarement plus de 2 ou 3 par rencontres. On touche le fond du bocal avec des réflexions ayant perdu leur originalité en minimes première année du style : la première mélée elle est super importante, et l'autre Christian Jean-Pierre de dire "Merci Christian". Tant sa connerie est génante qu'il est fréquent de se demander si des fois il ne se parlerait pas à lui-même tout haut dans le poste. D'autres fois plus inspiré, l'ex-conseiller régional Midi-Pyrénées fait remarquer : Houlala les deux piliers ils poussent forts l'un contre l'autre. Et le tocard au commentaire de dire "Encore merci Christian pour ce coup d'oeil de spécialiste".

Seule solution coûteuse mais confortable : rester au pieu, vivre en autarcie jusqu'à la rediffusion en différé ailleurs où c'est payant mais du coup nettement moins con.

14:56 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (11)

mercredi, 12 octobre 2011

En attendant France-Galles : écoutons du Polnareff "on ira tous au Parra dix..."

Comment se retrouver en demi(e?)-finale après une entame toute pourrie d'où peinent à émerger 15 minutes face aux Blacks et possiblement les retrouver en finale ?

Une fois de plus, après quatre ans d'errements, d'incertitudes, de choix aussi aberrants qu'un punk à crètes, bières et chiens chez Nadine de Rothschild, de va-et-vient propre à combler tout électricien qui se respecte ou amateur de bonne chère, tout s'est joué sur un match. J'en connais beaucoup qui aimeraient avoir ça au boulot !

Du coup on se demande bien à quoi ça sert de s'agacer tout ce temps, pour un résultat variant à un ou deux matchs près. De le savoir inquiète sur la santé mentale de ceux qui font des blogs, de ceux qui les lisent et de ceux qui en disent du mal. Les Beefs ont une formule pour ça, il faut dire qu'ils ont quasiment une formule pour tous les événements importants de la vie sauf peut être  l'équivalent de "Boule devant boule d'argent", le lecteur du nord doit savoir qu'il ne s'agit pas d'une recommandation destinée aux jeunes mariés, mais un dicton bouliste de ceux qui jouent à la pétanque, bref, les Beefs ont donc une formule : Much about nothing, que cet âne de Shakespeare a approximativement traduit par beaucoup de bruits pour rien. Mais comme l'a si bien démontré Devos, rien c'est déjà ça vu qu'il y a moins que rien.

Continuons-donc nos petits bouts de rien, qui mis bout à bout feront peut être deux ou trois fois rien, ou mieux un gros bout...

Ainsi donc, le Lièvre avait fièrement annoncé l'objectif c'est les quarts et pour cela faut battre les Tongas. Quarts il y eut mais  point de victoire face aux tongiens.

Le Lièvre est content il a dépassé son objectif.

Quel que soit le sort du match face aux gallois, il aura fait aussi bien que Laporte. Voire mieux, vu qu'il n'a pas eu l'extrême mauvais goût de faire lire la lettre de Guy Môquet pour galvaniser ses troupes. Ce piteux épisode (déjà oublié), comme celui du jambon et d'autres bricoles vantées par notre escroc tarnais devra être mis en lumière le jour prochain où le bilan du Lièvre devra être fait. Il faut dire que question lecture le Lièvre serait plus du genre Lettre à Eloïse.

La demie qui pointe son nez ne relève ni de l'exploit, ni même d'une superbe performance et encore moins du miracle, l'équipe de France a battu les Beefs, c'est beaucoup et peu à la fois.

C'est beaucoup parce que renvoyer les Beefs at home c'est au moins aussi jouissif qu'une bonne jouissance.

C'est beaucoup parce que les Bleus n'étaient pas favoris, le seul en avoir c'est Médard.

C'est beaucoup parce qu'une victoire sur les grands bretons, qui plus est en Coupe du Monde, c'est toujours jouissif et en tout cas aussi jouissif que les renvoyer at home, ce qui vaut déjà pas loin d'une bonne jouissance comme on sait.

C'est beaucoup parce qu'il n'aura échappé à personne qu'une victoire en quarts ouvre les demies, quand pour fermer le car on offre des demis.

 C'est peu parce que les Beefs ont été petits en touches, plus indisciplinés qu'un apprenti rappeur, plus maladroits que l'homme tronc et ont défendu comme des rombalairs.

C'est peu parce que cette petite équipe anglaise a quand même planté deux essais.

C'est peu parce que cette petite équipe anglaise était à deux doigts, comme Bruno Beausir, de remonter leur handicap.

C'est peu parce que les Bleus ont mis trois petits points en seconde mi-temps.

Pour le reste, l'équipe de France a pratiqué un rugby solide et réaliste, un machin normal en résumé et il n'y a pas de quoi en chier une pendule.

Le prochain match contre les gallois nous en dira un peu plus sur l'état de la pendule.

18:16 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, 07 octobre 2011

Les bonnes recettes du RugbyBand : le lapin crétin

 

Au lieu du traditionnel oeuf et bacon, une recette pour nos amis britanniques...

18:51 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (4)

jeudi, 06 octobre 2011

France-Angleterre : Allons enfants de l'apathie...

L'heure du jugement dernier a sonné.

L'épreuve de vérité arrive et avec elle son cortège funèbre.

En bref, c'est pas le moment d'aller à la cuisine chercher des mousses ou de les évacuer à plus de deux mètres de sa télé.

Le Lièvre peut finir en daube ou à la royale.

Tout dépend du résultat de ce France-Angleterre.

Soit ceux qui moquaient son incompétence, son inconstance n'avaient que trop raisons (observons que cette catégorie est plus nombreuse chaque jour).

Soit il entre au Panthéon des génies incompris, en avance qu'ils étaient sur leur temps, pour s'asseoir entre Galilée  et Van Gogh, juste devant le fauteuil vide qui attend Mirelle Mathieu (chanteuse avignonnaise incomprise...).

Au-delà du sort du Lièvre, scellé depuis longtemps, quelles sont raisonnablement les chances d'une victoire française dégageant la voie vers une finale aux accents de revanche ?

Une brève démonstration s'impose :

- Primo

Nul n'ignore plus que nos garçons ont fini par boire une bière et échanger des mots.

S'il fallait pour être au top du rugby mondial assécher les bars et  avoir une grande bouche, il y a bien longtemps que votre serviteur et quelques-uns de ses potes enchaîneraient titres sur titres, au lieu de quoi ça joue à toucher le jeudi soir.

Une mousse et des mots ne suffisent pas mais c'est un bon début.

Il faut se souvenir qu'avant la finale de 1999 ça avait pas mal tangué dans le groupe, qu'en dépit de deux Chlems consécutifs, inégalés à ce jour,  le duo Skrela-Villepreux passait pour une paire d'intellectuels abscons de la gonfle incapables de galvaniser leurs troupes ; pire rendant inoffensifs les jobards qu'ils avaient entre les mains.

Il faut aussi se souvenir qu'en 2007, les Beefs avaient tout remis d'équerre après une bringue parisienne, l'histoire ne dit pas s'ils sont allés au bout de la Rue de la soif.

On a donc le commencement d'un début de réponse.

- Deuxio

 Toute révolte passe par un 5 de devant aussi noir et mauvais que l'oeil d'Estève (le biterrois pas l'autre). Là le bât blesse. Le XV de France a tiré sa force d'une première ligne Mas-Servat-Domingo au top niveau. Le premier revient de blessure, le deuxième est encore en train de revenir, le troisième est parti.

Derrière c'est vague, Papé-Nallet est le dernier attelage trouvé par le Lièvre. Nallet n'est que l'ombre du guerrier berjallien qu'il était, quant à Papé, c'est l'un des rares à avoir de la moëlle et de le montrer.

Sera-ce suffisant ? Si la performance d'un seconde ligne devait toujours se juger à sa capacité à mettre des bouffes, il y a bien longtemps que Privat aurait franchi le cap des 300 sélections.

-Tertio

Une troisième ligne Bonnaire-Picamoles-Harinordoquy aurait pu symboliser la révolte. Dusautoir est devenu un joueur ordinaire ne donnant plus l'impression sur le terrain de tordre des mannequins en mousse. C'est au contraire lui qui épouse les formes adverses. Bref, Dusautoir le leader n'est pas à la hauteur, on le savait, Dusautoir le joueur déçoit, c'est plus étonnant. Par parenthèse, les derniers qui comptent encore sauver le soldat Lièvremont insistent sur la responsabilité des joueurs. Peut-être, mais alors comment expliquer, si ce n'est par l'immense tocardise du Lièvre, qu'un Dusautoir brillant en rouge et noir devienne si terne en bleu ?

Face aux Beefs, la puissance devant est fondamentale, la non-titularisation de Picamoles est une grave erreur, one more.

-Quarto

La charnière est l'absolue point faible sur lequel les Beefs vont appuyer jusqu'à ce qu'elle couine façon Monica Seles. Face au Tonga Yachvili a été particulièrement mauvais dans son jeu au pied, on eut dit Romeu rentrant d'Epil Center. Quant à Parra, le loufiat en apprentissage, il est incapable d'orienter le jeu, de l'animer, de l'accélérer, de soulager ses gros, d'occuper le terrain adverse. Bref il est incapable de faire ce qu'un 10 doit faire étant entendu qu'il est neuf au poste de 10 vu qu'il est 9.

Si pour le moment le combat était à armes égales, Wilko ou pas, les Beefs disposent d'une charnière qui fera son boulot de charnière quand la nôtre continuera de grincer. Puisque je m'autorise à faire mon équipe, pour sa puissance au pied utile dans un jeu d 'occupation une charnière biarrote aurait été la moins pire des solutions.

-Quinto

Médard-Mermoz sont les créateurs de la ligne d'attaque. C'est la seule bonne nouvelle sur le front de l'attaque depuis longtemps. A côté, il va falloir que notre frigo-américain Rougerie tourne au max, thermostat 10 sans péter. Sans quoi l'autre lanceur de nain aux fréquentations royales (quel bonhomme quand même, ça nous change de nos gentils garçons bien élevés, juste à bon à aider les vieilles aux passages protégés et se faisant tirer les oreilles pour aller au bistrot) risque de nous gâcher la mâtinée. Pour l'entente, une paire Mermoz-Marty aurait également pu être la moins pire des solutions.

-Sexto

Aux ailes du classique, Clerc et Palisson. Ce dernier fait figure de nouveau chouchou, parce qu'il en faut bien un. Un triangle toulousain, lui aussi motivé par l'entente entre Médard, Clerc et Heymans (à l'aile) aurait pu être une bonne solution.

-Septimo

Quelle que soit la compo de Pierre, Paul, Jacques ou même Saint Marc, la choune et l'arbitrage péseront aussi sur le sort du Match. Le Lièvre pourra toujours imiter Joffre et dire après la bataille « Je ne sais qui l’a gagnée, mais je sais qui l'aurait perdue ».

Quelle que soit son issue, une seule chose aura la force de l'absolue certitude au coup de sifflet final : on saura si les Quinze qui sont entrés sur le pré, la poitrine frappée du Coq se sont mentis ou non, nous ont trompé ou non.

L'heure est grave. Du visage qu'offriront les Bleus à la planète ovale dépend l'avenir de notre rugby de France que nous chérissons tant !

Laissons le mot de la fin à Churchill : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

mercredi, 05 octobre 2011

Coupe du monde de rugby : France-Angleterre as usual

Ami lecteur fidèle ou non, avant de commencer ta lecture sache que cette note, bien que modeste, est la plus importante depuis presque 4 ans vu que ce France-Angleterre à venir est le match le plus important depuis 4 ans de l'ère du Lièvre.

A chaque Coupe du Monde la même impression que tout se joue sur un seul et unique match. L'équipe de France et son staff jouent tout sur ce seul quart de finale Beef-Bleus, comme tout s'était joué du temps de Laporte contre les Blacks à Cardiff en 2007.

Le rugby français a la mémoire bien sélective, tous de célébrer une victoire sur les Blacks entâchée d'un en-avant et tous d'oublier l'humiliante défaite contre les Beefs au Stade de France une semaine après. L'histoire retient la première pas la seconde, c'est tant mieux pour Laporte, c'est dommage pour l'intégrité de la mémoire du jeu.

Samedi prochain le même cas de figure se rejoue. De nouveau l'avenir de l'équipe de France se joue contre son adversaire préféré : les Beefs.

Tarte à la crème des tartes à la crème balancée sur tous les zincs de l'hexagone : il faut prendre modèle sur le Sutt, vu que c'est ce qui se fait de mieux. Autre variante de cette connerie qui remonte au temps où Johnny (le chanteur de variétés pas Wilko!) n'avait pas encore les hanches en plastique : pour être champion du Monde il faut battre le Sutt. Faut voir.

Depuis 2003, la France paume contre le Beef en demie. Donc au lieu de bader le Sutt, il faudrait mieux de  se concentrer un peu sur le jeu Beef d'autant que depuis plus d'un an que le calendrier est connu, le quart Bleus-Beefs était annoncé.

Pour être champion du monde, en 2003, en 2007, comme en 2011, il faut d'abord commencer à battre le Beef. Je sais que ça fait mal au cul, mais depuis 2003, les Beefs étant la seule équipe à se trouver par deux fois en finale, il faut bien admettre que c'est l'équipe la plus régulière et au fond la meilleure du rugby mondial. Conséquemment, ils dominent le rugby européen. Conséquemment toujours depuis la finale perdue de 1999 le Beef est celui qui met un terme aux rêves tricolores d'une victoire mondiale. Putain, c'est vrai que ça fait mal !

Le pire est qu'ils peuvent cette année encore finir en finale.

Mais s'inspirer du jeu des Beefs, vous n'y pensez pas, brader notre french flair, mais quel mauvais français êtes-vous donc pour oser cela !

1. Sauf que le french flair, c'est quand même une formule britiche, suspecte pour cette seule raison.

2. Depuis belle lurette on a l'air de truffe avec notre Flair français...

Si bien qu'au-delà de ce quart de finale, se joue bien plus qu'un match, bien plus que la revanche séculaire des branlées prises à Azincourt, Trafalgar, Waterloo ou Twickenham, bien plus que la domination du rugby européen, bien plus que la perspective d'une finale contre les Blacks.

Samedi matin c'est un choc de civilisation qui se joue. C'est le roquefort contre le cheddar, les chats sauvages contre les Beattles, la deuche contre la mini, le rouge qui pique contre la mousse qui tape, Molière contre Shakespeare, la conduite à gauche contre la conduite à droite, le tabac-PMU contre le pub, le béret contre le chapeau melon, l'espadrille contre les bottes de cuir, Rouletabille contre Sherlock Holmes, Garuche contre Chilcott...

Bref samedi matin, tout comptera sauf le rugby ! Deux univers mental aux antipodes l'un de l'autre s'affrontent et comme le dit la grosse voix mâle à la fin de la bande annonce de toute grosse daube cinétographique : à la fin il n'en restera qu'un.

Dommage qu'ils soient 22 sur la feuille de match, finir sur un malheur aux vaincus était tentant.

Le tout est de savoir où l'équipe de France à le plus de chance de se situer ?

On le verra très bientôt !

Lièvremont-Trinh Duc : l'impossible équation

Le lecteur assidu sait que depuis le premier match du Tournoi de l'ère Lièvremont, l'erreur de casting était annoncée !

Au même moment Trinh Duc était déjà annoncé comme le tocard majuscule des années à venir.

Le problème est le suivant :

Lièvremont est une pipe, l'affaire est entendue.

Trinh Duc est un couteau à qui manquerait le manche, ça ne fait aucun doute.

Seulement lorsque Lièvremont met Trinh Duc sur le banc dans un éclair de lucidité est-il toujours une pipe ?

Plus dur encore, si Trinh Duc fait un super match, en prouvant qu'il n'est pas une pipe ne met-il pas en avant que le Lièvre en est une belle en l'ayant écarté ?

Le Lièvre et Trinh Duc  peuvent-ils être pipe ensemble, séparément ou alternativement ?

Vous avez trois heures, les calculatrices sont interdites.

mardi, 04 octobre 2011

Trinh-Duc l'ex-chouchou : copier-coller

Quand la grande presse sportive découvre la lune on en vient en se demander s'ils ne viennent pas chercher l'inspiration dans ces colonnes.

C'est à lire .

Bilan de la Coupe du Monde de rugby : tout changer pour que rien en change

Du Guépard au Kiwi, il y a un sacré saut dans la chaîne de l'évolution.

Si cette phrase ne te dit rien, pense à enlever la farce.

Les favoris sont tombés : tout change

Les favoris sont tous là : rien ne change

Plus que toute autre Coupe du Monde, celle-ci a eu son lot de suprises et aurait pu être plus surprenante encore sans un arbitrage systématiquement en faveur des grandes puissances.

L'Irlande (6ème IRB) bat l'Australie (3ème IRB)et surtout les Tonga (13ème IRB) l'emportent face à la France (5ème IRB). Dans ce dernier cas la hiérarchie est tellement bousculée que c'est un peu comme si Baylet battait Sarkozy au second tour de la présidentielle

Cette phase de poule aurait pu être plus animée, les Boks battent de peu les Gallois et ont tremblé face aux Samoas, les Beefs ont été sévèrement accrochés par les argentins et les écossois comme on disait autrefois.

Il reste qu'on retrouve les mêmes qu'en 2007  sauf que l'Irlande est là et pas les Fidji, le Pays de Galles remplace l'Ecosse ! Ces deux membres des VI Nations étaient absents des quarts en 2007, ils ont retenus la leçon.

L'absence d'un représentant de ces îles du pacifique Sud est cruelle tant elles apportent au rugby mondial en général et au Top 14 en particulier ! Quant à l'Argentine, elle prend racine dans le décor du rugby mondial.

Comme d'hab les trois puissances du Suttt  (Boks, Kiwis et Wallabies)  et les deux puissances du Nord sont là (Bleux et Beefs).  Dans ce club des 5, d'évidence les représentants européens sont à la ramasse.  Un sourire éclaire la face à la manière d'un festin de Noël à l'évocation de l'analyse de nos bons observateurs du rugby qui avaient trouvé les Blacks un peu moyen en ouverture face aux Tongas, eux jugés carrément faibles. On connaît le sort qu'ils ont réservé à notre beau rugby de France.

Inversement les Blacks ont confimés leur statut de grandissime favori. Clairement ils sont au-dessus du Lot et pas comme Laporte au fond du Tarn.

La victoire irlandaise offre des phases finales inédites avec un haut de tableau ressemblant au Tournoi des  VI  nations (Angleterre-France, Irlande-Pays de Galles) et un bas de tableau copie conforme du futur Four Nations (Afrique du Sud-Australie, Nouvelle-Zélande-Argentine).

La logique voudrait que les deux premiers du tournoi des VI Nations 2011 se retrouvent en demi-finale (Angleterre - Irlande ou Pays de Galles) ainsi que les deux premiers du Tri-nations 2011 (Australie-Nouvelle Zélande).

Pour finir comme en 1999, 2003 et 2007 par une opposition en finale entre le Nord et le Sud.

Avec comme en 2003 et 2007 les Beefs en finale ?

Chaque jour que dieu fait je me réjouis que le rugby ne soit pas une science exacte !

C'est pas non plus une raison pour confier l'équipe de France a un lapin crétin.

09:07 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 02 octobre 2011

France-Tonga : l'équipe de farces de rugby à XV*

Le Lièvre dont la science du rugby égale ceux qui le couvrent depuis sa prise de fonction avait vu juste quand il avait annoncé que l'équipe de France avait un match capital à gagner : les Tonga.

A la vérité, sur le coup on a bien s'est bien gaussé de l'altitude élevée de l'ambition du Lièvre. La dernière fois où on s'était autant poilé c'était quand Giscard avait dit : "Au revoir".

Au fait, c'est quand qui s'en va le Lièvre, on commence à trouve le temps long !

Bref le Lièvre avait raison, sauf que les Tonga ont gagné, un pays moins peuplé que Limoges (150 000 habitants) et moitié moins grand que le poing de Palmié a donné à la France du rugby une leçon de vaillance, d'humilité et d'abnégation. Et cerise sur le gâteau en Mondovision.

Il va en avoir des trucs à raconter Pulu quand il reviendra à l'USAP. Quant à l'ailier qui joue à Bergerac en fédérale, il va pouvoir chambrer au coin du zinc au moins jusqu'à la fin du monde du 21 décembre 2012. On s'en fout on finira par un joli match à touché le jeudi soir...

Du coup on a hésité entre le rire et les larmes.

La java des 10 nous a fait bidonner.

La danse que prenait chaque Bleu à chaque impact nous a fait sortir les mouchoirs.

Mais le pire n'est pas dans cette hystérie éprouvante pour les nerfs.

L'air étonné de chacun de nos professionnels de l'enfumage rugbistico-tactique n'en finit pas d'étonner. Un peu partout tous d'entonner :

Le XV de France est sans leader !

Sans déconner ?

Le XV de France est si mou qu'il peut pas pisser debout !

Sans déconner ?

Le XV de France jamais ne s'est révolté !

Sans déconner ?

Le XV de France n'a pas son jeu en place !

Tiens qui l'eût cru ? (ça change un peu)

Le XV de France a autant de ressort qu'une poupée gonflable !

Non, pas possible ? (ça change aussi un peu).

Le XV de France a aussi d'entrain que son entraîneur ni entraînant ni emballant, du coup le XV de France vient en trainant sans s'emballer !

Je le crois pas ? (ça change franchement)

Le gonze qui est chargé du XV de France, ce serait pas une grosse pipe des fois ?

Sans déconner (ça va un temps le changement)

Tous nos gentils commentateurs professionnels de l'eau tiède depuis Charlemagne découvrent la lune alors que depuis la nuit des temps elle hante la vitre arrière des cars de minimes. Y croyaient-ils quand ils nous contaient l'espérance née de la défaite des Blacks. Vaut-il mieux que nos professionnels de la profession de l'analyse rugbistico-technique, soient aveugles, incompétents, faux-culs, complaisants ou bas de plafond ?

Tous ces ânes qui présentaient France-Tonga comme un huitième de finale. Va expliquer toi après au gonze qui découvre la gonfle que tu peux paumer en huitième et te retrouver en quart.

Les mêmes nous annoncent avec des si que la France peut battre l'Angleterre. C'est sûr que si ma tante avait des roues elle serait un autobus !

Pourtant ce France-Tonga n'est que la réplique (au sens sismique) du France-Italie de ce Tournoi 2011. Même manque d'agressivité des joueurs, même désorganisation offensive, mêmes faiblesses défensives, même absence de rebellion, mêmes maladresses et approximations pour un même résultat : une défaite à entrer dans l'anal (ouille ça fait mal).

Après ce sinistre France-Italie, toute la France du rugby avait juré "Plus jamais ça". On connaît la suite.

Au final on se demande si ça fait pas un bail (au moins depuis Giscard), qu'on ne prend pas un peu l'amateur de gonfle pour un con. Pour un type avec juste un peu de chou  farci entre les oreilles, de quoi juste remplir la boîte crânienne. Si bien qu'on en vient en se demander si l'élasto autour de la tronche c'est pas juste fait pour empêcher le jus de farce de sortir par les oreilles...

Bon appétit Messieurs !

 

* J'avais aussi de farces en farce, ou le farce en farce, ou même l'équipe de France passe à la trappe

11:09 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lièvremont, france, tonga, rugby

samedi, 01 octobre 2011

France -Tonga : Le Lièvre entre dans l'Histoire et devrait regagner les profondeurs de son terrier

Lièvremont est l'entraîneur le plus nul de l'ère du rugby moderne. Avant je sais pas, Louis XVI avait par l'air terrible comme coach...

Comme lui, le Lièvre y a laissé son chef, il est vrai qu'à force de proposer un rugby sans queue ni tête, ça devait arriver !

Le Lièvre bat record sur record : 

-le plus mauvais bilan matchs joués matchs gagnés,

- les défaites les plus lourdes contre les Nations du Sud,

- la défaite la plus lourde contre l'Australie en novembre dernier,

- la première défaite dans le Tournoi contre l'Italie cette année

- et pour cette Coupe du Monde deux défaites en poule.

Nul n'a jamamis aussi pire !

Il se rapproche du nullisime bilan de Laporte où en 2007, pour "sa" Coupe du Monde la France avait perdu 3 matchs alors même que le tarnais criait sur tous les toits  : On sera champion du Monde.

Sa nullité, en voie d' être dépassée par le Lièvre ne l'a pas empêché de devenir membre d'un gouvernement sous la Vème République, celle-là même fondée par le général De Gaulle, qui, le moins qu'on puisse dire, n'aurait guère goûté les tocardises d'un type au seul motif qu'elles sont dites avec un accent labellisé "Terroir du Sud". Sous de Gaulle, Laporte aurait fini dans le meilleur des cas Directeur départemental de la jeunesse et des sports en Lozère.

L'avantage avec Laporte c'est qu'il est difficile de savoir s'il fut plus mauvais comme secrétaire d'Etat, comme entraîneur du XV de France ou comme manager-sauveur de Bayonne et de Paris. Dans quelques mois il sera temps d'ajouter à la liste son passage sur la rade.

Aussi quand Laporte envahit nos ondes radio et télé pour étaler sa science du rugby ça me file un peu la gerbe, la mousse reste coincée dans la gorge, au point de finir d'éprouver de la compassion pour un Lièvre pris dans les phares...

Verra-t-on le Lièvre saturer l'espace médiatique de ses leçons rugbystiques en 2015 ?

 
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