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mercredi, 14 mars 2012

En attendant Pays de Galles-France : l'un reste, l'autre part.

Le Goret devient aussi difficile à suivre en montagne qu'un dahu par un cul de jatte.

Grand ménage après la défaite à domicile face aux Beefs, mais ne reste-t-il pas des coins tout dégueulasse ayant échappé à la sagacité porcine, voire des endroits improprement javellisés quand d'autres sont recouverts d'un épais tapis, impuissant toutefois à occulter la vue de l'observateur sagace et averti qui du coup en vaut deux (point d'interrogation)

Nallet saute, bon tout a été dit, le minimum aurait été de le laisser finir, le tournoi ; plus grave Pierre est rappelé, prendre un vieux pour remplacer un à peine plus vieux que lui, le but de la manoeuvre nous échappe. Tant qu'à piocher chez les jaunards, la jeunesse de Jacquet valait argument.

Dupuy, out, il est vrai qu'il s'est limité à faire l'injecteur-pompe, mais il était difficile pour son retour de jouer complètement libéré et de prendre beaucoup d'initiatives, sans compter que la conquête bleue frôlait l'avarice. Observons que Parra n'a pas fait mieux.

Le véritable scandale tient dans l'inégalité flagrante entre la manière dont les joueurs sont jugés, Dupuy fait un match moyen, hop, déhors (l'accent est fait exprès, c'est censé renforcer le côté extérieur et injuste de la chose). Trinh Duc depuis plus de trois ans enchaîne matchs pourris sur matchs franchement ratés et parfois moyens avec une lueur tous les 28 matchs et il est toujours là. Mais que font donc Zorro  pour réparer pareille injustice?

Idem pour Malzieu, il mêle le très bon et le moins bon, mais ça fait quand même une bonne moyenne, Clerc a été invisible (sauf une fois) depuis le début du Tournoi, pas sûr qu'il ait été renvoyé devant sa PS 3 pour finir le tournoi s'il n'avait pas été blessé.

Remplacer Malzieu par Palisson, c'est comme cracher à la gueule de Monica Belluci pour rouler à Empalot avec Balasko. Le petit Palisson est incapable de réaliser ce qu'a fait Malzieu contre l'Ecosse et l'irlande. Toujours difficile à suivre la logique du Goret.

Pour finir, un truc si énorme que c'est à se demander si le Goret n'est pas en voie de Lièvremontisation avec son fameux "Plus c'est gros plus ça passe" :

Mermoz, out. De mémoire, je n'ai pas souvenir que les remplaçants soient virés après une défaite, d'autant que l'aviateur n'est pas parti en vrille, il a fait son boulot en défense et en attaque il s'est mis au diapason des autres, c'est-à-dire au niveau d'un hydravion en phase d'atterissage : au ras de l'eau. S'il avait réussi son interception, le Goret aurait bien eu du mal à le virer.

Là aussi le traitement discriminatoire, n'ayons pas peur des mots, laisse sans voix, heureusement que mes doigts parlent pour moi.

En sens inverse, la pipe Rougerie, ce turlaud de Jaunard est maintenu dans le groupe. A côté du buffle Rougerie, Inglorious Bastareaud passe pour un nouveau Codorniu et Tindall pour Blanche neige, l'amie des nains...

Heureusement pour approcher un tel niveau de nimportnawak il suffit de ne pas remonter très loin, en gros à cet automne.

Bien sûr il y a le retour de Fritz, décidément le modèle allemand s'impose en toutes choses (qui, si on me fait l'honneur de lire quelques notes plus haut, a pour conséquence prévisible de chasser Mermoz) et l'entrée en fanfare de Butin.

Mais autant le dire de suite, le choix du premier paraît contraint car tardif quand celui du second est au contraire anticipé, d'autres que lui ont fondu pour avoir été exposé en pleine lumière trop tôt.

Quoi qu'il en soit, avec le retour de vieux sur le retour, de jeune ayant leur avenir derrière eux, de jeune encore trop jeune pour avoir de l'avenir et d'anciens bannis, le moins que l'on puisse dire est que la cohérence du Goret n'est pas sa vertu première.

Tout est-il encore vraiment bon dans le cochon ?

 

PS : Entendu PSA dire : "Il nous reste à empêcher le Pays de Galles de faire le Grand Chlem". Cette tournure négative inquiète, n'eut-il pas mieux valu de dire "Nous allons au pays de Galles pour les battre" ?

 

 

 

La liste des 24 français
Avants (14): David Attoub (Stade Français), Vincent Debaty (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Jean-Baptiste Poux (Stade Toulousain), William Servat (Stade Toulousain), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Julien Bonnaire (Clermont), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Louis Picamoles (Stade Toulousain), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.).

Arrières (10): Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Lionel Beauxis (Stade Toulousain), François Trinh-Duc (Montpellier), Jean-Marcellin Buttin (Clermont), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Stade Toulousain), Alexis Palisson (Toulon), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain), Aurélien Rougerie (Clermont)

Commentaires

Poitrenaud n'avait-il pas sauté lui aussi en vol, au milieu des Alpes, l'année dernière sans avoir passé une minute sur le plancher des vaches ?

Écrit par : Al | jeudi, 15 mars 2012

Ah ! Voilà qui allume ! Ca fait du bien à lire. Surtout après la victoire des Gallois. Quand un texte passe le week-end c'est gage de qualité. De belles trouvailles. Surtout ne lâchez rien. Car j'ai l'impression que ça va être long d'ici 2015...

Écrit par : comme fou | lundi, 19 mars 2012

Les commentaires sont fermés.

 
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