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samedi, 16 juin 2012

Tournée de juin : la compo

mardi, 12 juin 2012

Le scoop du siècle : Vivement demain !

Parce que je vous dois le meilleur de l'info ovale, parce qu'ici l'analyse est sans concession (perpétuelle), parce que tout lecteur de ce blog a un temps d'avance, en cette fin de saison le risque grandit le rédacteur (qui en a bien besoin).

Si les plus grandes précautions locutoires s'imposent, si tout doit être lu au conditionnel, si donc c'est une extrême prudence qui doit guider métaphoriquement la plume, attention, ça vient, bien assis, prêt, feu : le rugby va devenir professionnel !

Vas-y, prends ton temps, relis le encore une fois, oui, tu as bien lu, le rugby va devenir bientôt professionnel. Je le tiens de source sûre, c'est pas du 100% mais presque, supérieur au taux élevé de réussite de Teulet en tout cas.

Fini l'amateurisme d'instances brouillonnent du rugby , fini le calendrier insensé avec ses doublons championnat-Coupe du monde ou d'Europe, finies les tournées bidons de fin de saison, inutiles et éprouvantes, ayant pour seul mérite de faire voir du pays aux joueurs, fini l'écart entre les nations du Sutt et celles du Nord, finies les décisions disciplinaires à la tête du club ou du client.

Avec des joueurs se consacrant pleinement à leur sport, le beau jeu viendra éclairer avec la régularité du métronome nos pupilles ovales, avec des clubs 100% pros, uen gestion sérieuse et rationnelle gouvernera la nouvelle élite resserrée. Peu importe les vainqueurs et les vaincus,  le rugby et ses spectateurs seront les grands gagnants de cette prochaine évolution.

Et parce qu'il est permis de rêver à ce monde meilleur, des stades pleins, des droits TV élevés, draineront vers nos clubs l'élite du rugby mondial, les stars du jeu, les Wilkinson, Giteau, Sivivatu, Rokocoko, Steyn,  Mac Alister et autres Hernandez de demain feront de chaque journée de championnat un spectacle permanent, une orgie de gonfle dont l'amateur jamais rassasié se repaîtra avec délice.

Vous je ne sais pas, mais moi j'ai hâte d'y être !

lundi, 11 juin 2012

Le Stade toulousain champion : victoire posthume du Grand Béziers

Chacun ou presque se souvient du Petit Chlem du "Grand Béziers"  de 2010 bâti à coups de pénalités sanctionnant une outrageante domination de la première ligne tricolore (Domingo, Servat, Mas). Plus largement c'est à la puissance sans partage de son pack que le Grand Béziers entassa Brennus sur Brennus des années 70 au milieu des années 80.

Quand les malaimés biterrois à la réputation de voyous étendaient leur monopole rugbystique sur la France giscardo-pompidolienne, les beaux esprits fédéraux et esthètes de l'art se pinçaient le nez. Quand 30 ans plus tard, les mêmes recettes aboutissent à la même bouillie de rugby, tout le monde (ou presque) est content.

Mais ne nous y trompons pas, le doublé toulousain n'est, ironie de l'histoire la saison où l'ASB regagne le monde "amateur" de la Fédérale 1, que la victoire de Barrière (Raoul pas les casinos) sur Villepreux. Où si l'on préfère ce sont davantage les idées d'avant-hier, celles d'un rugby fait d'affrontement et de puissance, celles du "Grand Béziers" qui l'ont emportaient sur celles d'hier, celles d'un rugby fait d'évitement et d'invention, celles du "jeu de main, jeu de toulousains".

Le Stade toulousain est comme ces étoiles qui continuent de diffuser de la lumière alors qu'il y a bien longtemps qu'elles sont devenues des astres froids.

Les nostalgiques pleurant Sauclières, les amateurs de revival ovale, peuvent toujours écouter du Stone et Charden, prendre leur abonnement à Ernest Wallon  et encourager le Stade toulousain, "Grand Béziers" des années 2010.

Décidément rien n'arrête le progrès !

dimanche, 10 juin 2012

Finale Top 14 - Ze man of ze match : la commission de discipline

Le doublé pour Toulouse !

En réalité, si le supporteur, toujours indulgent dans la victoire, est content, content, content, l'amateur de gonfle à l'objectivité a-berdosienne, lui aussi s'est fait doublé. Doublé par l'enjeu tuant une fois de plus le jeu, doublé par des choix tactiques forgés dans l'enfer de Verdun.

Les joueurs du camp des vainqueurs à l'imitation des généraux d'antan sont satisfaits d'eux-mêmes, embrumés par la joie supportrice et enivrés par la prime du champion.

Les entraîneurs à l'image des états-majors d'antan estiment à chaque fois qu'ils ont au choix ou tout à la fois  les éléments  contre eux, trop de blessés dans leur rang, des troupes démotivées ou tout simplement un adversaire supérieur en matériel et en hommes.

Le (télé)spectateur est le poilu d'antan, où si l'on préfère le con de l'affaire. Le jour où une vague d'entre eux préférera rester au chaud à la maison plutôt que d'aller se peler les miches dans des stades à 5 euros la mousse ou tronquer son abonnement à Canal (mamelle du rugby de France) contre celui à Al Jazeera sport, il sera trop tard pour passer la balle à l'aile.

Il est vrai que cette finale Toulon-Toulouse s'est jouée vendredi après-midi dans une salle de réunion impersonnelle, du coup on comprend mieux l'emmerdement généralisé, il est assez rare que 80 000 gonzes viennent assister à une réunion de bureau pour se poiler.

La commission de discipline LNR/FFR - toute empreinte d'un amateurisme hypocrite parfumant depuis lurette le monde de l'Ovalie - a décidé de surseoir à statuer sur le Cas Haymann. Non seulement Tartuffe n'est pas mort mais en plus "les instances du rugby" nous prennent pour des truffes. En refusant de se prononcer la commission veut laisser croire qu'elle ne se prononce pas, or c'est tout le contraire puisque le report de la sanction entraîne de facto l'absence du pilier black, Toulon en est privé alors même que la commission fuit ses responsabilités par une manoeuvre dilatoire handicapant malgré tout le RCT.

Ajouter la veulerie à l'hypocrisie, tout cela enrobé de la supérieure arrogance des gros pardessus, chapeau les gars !

Durant cette finale,  le Stade marquait sa domination mêlée après mêlée et scellait à son avantage le sort du match, si bien qu'on ne voyait que ça, le grand vide laissé à droite par Haymann. Toutefois, à la vérité on doit de dire qu'on ne va pas pleurer non plus sur le sort des toulonnais, infoutus avec leurs millions de se payer une première ligne de rechange.

A la vraie bourse des valeurs du rugby, un droitier vous manque et tout est dépeuplé.

 

mercredi, 06 juin 2012

Toulouse sera-t-il champion de France de Groupe B ?

A l'imitation des deux finalistes de cette saison de Top 14, on ne va pas se casser la nénette au niveau imagination : une finale en rouge et noir. De quoi réjouir Mas (Jeanne, pas Nicolas).

Avec 0% de chance de gagner contre l'ASM selon son président, voilà  le RCT en finale !

On attend avec impatience son calcul de probabilités face au Stade.

Il est vrai que les toulousains sont favoris cette année pour le titre de chamion de France de Groupe B.

En Groupe B, il te faut :

1. une bonne première ligne,

2. un gros paquet,

3. un bon buteur

4. une défense propre

Le Stade a tout ça en rayon. Pas plus, mais pas moins non plus.  On pourrait même faire plus étroit, pour être champion en Groupe B, il te faut, un bon pilier droit, deux tracteurs en seconde pompe et un pied. Au Stade tout ça va chercher dans les 33 millions d'euros, je sais c'est un peu cher, mais c'est le prix à payer pour avoir le plus beau palmarès de la Haute-Garonne. Ce qui n'est pas rien, Balma, Blagnac, Castanet, Colommiers, Saint-Sulpice s/L., la concurrence est rude, et je ne te parle même pas de la vallée du Girou.

En face, le RCT, équipe virile comme le sud-est sait en produire, exclusivement composée de joueurs du crû, jamais cuits, le varois est réputé pour être dur au mal, dirigée par le communicant multi-cartes et multi-support, l'inénarrable Laporte. Consultant premium pendant le dernière Coupe du monde, on croulait sous ses analyses particulièrement fines et avisés : les Blacks restent les Blacks ; il faut se méfier (au choix) des irlandais, des gallois, des anglais ; c'est bien d'éviter (au choix), les Boks et les Wallabies, avec en prime sa parfaite connaissance du jeu et des hommes : il faut respecter les fondamentaux, une grosse conquête c'est trrrrrrès important, quel superbe joueur que ce Mac Caw !

Ce qu'il y a de bien avec Laporte, c'est qu'on n'en est jamais totalement débarrassé (un peu comme le Lièvre sur lequel on reviendra bien entendu). A ceux qui avaient oublié sa science du jeu, écoutant d'une oreille distraite sa bouillie béglo-bordelaise, il rappelle qu'il possède toute la palette du bon entraîneur de fédérale 1, s'appuyant sur une défense rigoureuse et sur la régularité de son dix. Son timing au niveau coaching est exemplaire, changer de talon sur son lancer à 5 mètres de sa ligne d'en-but révèle une sacrée connaissance du jeu, comme il fallait s'y attendre les toulonnais perdirent leur mise sur ce coup là. Il aime bien jouer à la roulette Bernard...

C'est tout ? Presque, on a failli oublié l'inventivité de ses combinaisons avec l'ailier de l'aile opposée se présentant à l'intérieur d'un 10 capable de faire une passe à l'aveugle. Les minimes de Gaillac ne la font plus depuis que Laporte a déposé des droits dessus à l'INPI...

Le 10 parlons-en. Wilko, statue grecque arrachée au Parthénon pour finir exposé au British Museum est, pour parler comme son manager : un grand monsieur du rugby. On ne voudrait pas qu'il manque sa finale et avec une carrière exemplaire.,

Servat ne la manquera pas lui.

Allez William, un dernier bouclier pour la route, c'est si bon d'être éblouis par ses reflets ensoleillés place du Capitole en ces dimanches de juin.

Et surtout vivement la montée, pour voir autre chose que des matchs de Groupe B !

 

lundi, 04 juin 2012

A'mendonné tu vas au stade pour t'emmerder

La LNR ne manque pas de génie. Vu le niveau affligeant du Top 14 en général et des phases finales en particulier, un type à la ligue s'est dit : hé si on couplait les demies-finales, sur 160 mn de jeu, ce serait bien le diable si l'amateur de gonfle en live n'avait pas à se mettre sous les dents, entre deux peaux de saucisson rougis par le cubi et coincés dans la molaire creuse, une paire de minutes de beau jeu. Le supporteur de rugby est assez peu regardant question hygiène dentairo-buccale, c'est bien connu.

Raté !

Les rouges et noirs qualifiés pour la finale ont ceci de commun d'avoir refusé de pratiquer un jeu offensif, d'avoir bâti leur victoire sur une défense hyper agressive. Les castrais et clermontois ont en commun d'avoir tenté de contourner les défenses en balançant la gonfle au large, quand ils aurait fallu privilégier l'axe.

C'est bien de vouloir envoyer du jeu, ça ne dispense pas d'un minimum d'intelligence tactique. Les castrais ont clairement failli, en supériorité numérique, petits bras, ils tentent des pénalités, quand plusieurs  touches à 5 mètres s'offraient à eux. Sous la flotte, les clermontois, continuent de jouer à la passe à dix.

Paradoxe du rugby contemporain high tech :  des gonzes bardés d'électronique comme un A 380, sillonnant le pré en large et en travers, jugés aux kms parcourus, aux calories brulés, à la fréquence cardiaque, à la pertinence des trajectoires de leur course, des logiciels d'analyse vidéos dont le coût avoisine le PIB de la Grèce, tout ça pour ne pas avoir à se servir du bulbe.

Deux exemples rapides :

- Teulet, 1,25 m au garot, envoie chandelles sur chandelles à destination de types lui rendant une bonne tête, les lois de la physique étant ce qu'elles sont, la probabilité de récupérer la ballon a la retombée est proche de zéro.

- les jaunards, maîtres du ballon à quelques mètres de la ligne adverse, experts dans la multplication des rucks pour enfoncer la gonfle dans l'en-but, marquant quantités d'essais sur cette phase qu'ils maîtrisent, préfèrent jouer au large sous un déluge et finissent tout aussi naturellement par sombrer.

 Si l'intelligence tactique  et les qualités d'adaptation manquèrent cruellement aux éliminés, c'est pas faute d'avoir été encouragés par des foules ignares en géographie.

Au beau milieu de l'Ile du ramier, sur la verte pelouse du stadium toulousain, castrais scandèrent : "Ici, Ici, c'est Pierre Rajon", quand le lendemain les jaunards les imitaient : "ici, ici, c'est l'ASM". On avait déjà "Ici, ici, c'est la Corrèze", sans que ce joyau de littérature de terroir n'empêche les coujous d'humer l'air âpre de la Pro D2.

Pauvreté des encouragements, degré zéro de l'imagination supportrice, on se demande bien à quoi servent les clubs de supporteurs, infoutus de lancer une ritournelle un brin emballante, à part négocier une bière pas trop tiède et l'achat de t-shirts groupés.

Si le sort de la Nation avait été entre les mains de pareille engeance, en 1789 en lieu et place de notre belle Marseillaise, on aurait eu on truc du genre, "Ici, ici, c'est la France".

Bref, c'est à pleurer.

Que castrais et jaunards sèchent leurs larmes, face à l'enjeu, leur équipe jouèrent le jeu. D'autres qu'elles viseront le titre de Champion de France de Groupe B.

samedi, 02 juin 2012

Veillées d'armes : les jaunards, mon favori

Le stadium est prêt à lâcher un orgasme trop longtemps retenu, veillées d'armes en terres toulousaines.

Les demies sont connues, la logique comme souvent à prévalu, le dernier carré réunissant les quatre premiers au classement.

Pour faire dans la formule à deux drachmes : Toulouse, capitale du rugby ! Faut voir mon con, faut voir.

Cette saison, le Stade fut plus emballant à l'automne, sans sa chiée d'internationaux venus de tout pays (le côté marxiste de Bouscatel sans doute...) qu'après.

Depuis plusieurs mois, le roi est nu, plus à poil qu'un étudiant québécois.

Si la Légende occitane fait de la machine rouge et noire l'archétype du beau jeu (aussi dit à la française), fArce est de constater que les victoires toulousaines doivent plus à la première ligne qu'aux soi-disants envolées lyriques des lignes arrières, il est vrai que la trilogie des coffres (David, Fritz et Jauzion) n'est pas l'amie des poètes, les tchic-tchac de Poitrenaud marchaient pas mal en cadet 1, depuis le truc s'est émoussé, Matanavou est une moitié d'ailier, sa technique se résume à son physique, une belle pointe de vitesse, seulement il défend comme un fer à repasser avec des cailloux pleins les poches. Pour faire court : devant ça reste pas mal sans Servat, derrière ça casse pas trois pattes à un canard gras.

Puisque tout est dans tout et inversement, la pitoyable défaite face à Edimbourg illustre les ratés de la testarossa i negra. Le Stade peut avoir des regrets, c'est pas tous les ans que la voie est dégagée pour une finale de H Cup. Quoi qu'en dise Novès, il rêve de partir sur un doublé, son équipe est construite à coup de millions dans cet unique objectif. Avec un budget moitié moins important, le Leinster règne depuis 4 ans sur l'Europe...

Eternels regrets européens, voilà un point commun avec les jaunards. Ils ont entendu 11 finales de championnat pour ramener un blouclard, à un coude près une finale s'offrait à eux face à de faibles irlandais. Pas sûr que l'occase se repointe de si tôt, ça me rappelle la fois où l'autre bombasse me demandait si j'avais déjà joué en première, bref je m'égare. Les jaunards font ce qui peuvent et c'est déjà pas mal, c'est la seule équipe proposant un jeu complet et ambitieux, capable d'alterner des séquences de pick and go aussi longues qu'un jour sans pain avec des attaques plus foudroyante que le virus Ebola.

Tout laisse à penser qu'une finale Stade-ASM se dessine, la science du rugby voudrait que l'avantage ultime revienne à l'équipe qui a un cerveau, entendre une charnière, net avantage aux jaunards donc. Tout le monde est d'accord pour dire que Novès est le plus grand entraineur depuis Jésus (sauf qu'ils jouaient à 12 en ce temps là) la venue de Vergalo et de Burgess ça ressemble a une parabole sur les paralytiques ou amputés des membres supérieurs.

Malgré Laporte le RCT est en demi, et rien que pour ça la performance mérite d'être soulignée. Il reste que l'équipe du RCT ressemble de plus en plus aux 12 Salopards en comptant dans ses rangs des Botha et autres Shaw, longtemps bourreaux des faciès tricolores. Mais que fait la police ?

Au sujet du RCT, une seule question, hautement esthétique se pose : l'équipe la plus mal coiffée de l'histoire du championnat depuis les rapetous béglais  de 1990-1991 mérite-t-elle  d'être sacrée. la réponse, purement esthétique est non ! On en voudrait trop aux toulonnais de faire de Desireless la grande pétresse de la coiffure de France et de transformer les salons de coiffure de province en temples d'adorateurs de Sid Vicious.

Pour le CO, c'est vite vu, c'est par effraction que des tarnais ont remporté le Brennus en 1993, le hold-up au Stadium est improbable, au moins autant que l'élection à la fonction suprême d'un conseiller général de Corrèze.

Vivement la tournée printanière que l'on puisse se marrer, tout laisse à penser que ce championnat sera emmerdant jusqu'au bout.

vendredi, 01 juin 2012

Veillée d'armes : TOP 14, voyage au bout de l'ennui...

Vu que c'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses, le moment est venu de causer Top 14. Sans être totalement finie, la saison 2011-2012 est déjà riche d'enseignements.

1. On s'y emmerde presque autant qu'un dimanche d'automne sans champignons en Ariège.

2. C'est pas demain que le Top 14 viendra équilibrer la balance des paiements, la LNR n'est pas près d'en faire un produit d'exportation quand on voit la pauvreté de la finale BO-RCT en Amlin Cup. Notre rugby est davantage un produit d'importation que d'exportation et n'en déplaise à certains, peu nous chaut sa délocalisation prochaine...

3. En effet, c'est pas la peine de faire venir toutes (ou presque) les stars de la planète ovale pour proposer un jeu aussi indigent. Puisqu'on n'est plus à un paradoxe près, les stades du Super XV sont vides pour un jeu chatoyant, quand ceux du Top 14 sont pleins pour un jeu déprimant. On pourra citer ici où là une action d'éclat, déchirant le ciel à la manière de Buzz l'éclair, un belle moitié de mi-temps, au total on ne dépassera pas le total des doigts de la main du petit Debouzze. Dans ces conditions on comprend que le slogan de Canal et de la Ligue n'est pas "satisfait ou remboursé".

Puisqu'on jacte grisbi (tournure à l'usage des jeunes générations), c'est pas top bath. Le changement si on est pour, c'est pas pour que ce soyent les plus riches qui gagnent toujours à la fin.

Tableau pour aider à y voir plus clair

BUDGET                                            CLASSEMENT

1. Stade Toulousain 33,1M€   le plus riche est le premier, un budget taillé pour le doublé (1)
2. ASM Clermont 24,1M€       rapport qualité prix, l'auvergnat donne des leçons (2)
3. Racing-Métro 22,4M€       décevant même si la place en demie était au bout du fusil (6)
4. Stade Français 21,3M€      ça commence à ressembler à un accident industriel (7)
5. RC Toulon 19,7M€             à leur place malgré Laporte (3)
6. Aviron Bayonnais 17,2M€   c'est clairement un accident industriel, il s'en fout des sous Afflelou (12)
6. MHRC Montpellier 17,2M€   l'image du petit face aux méchants gros ne tient pas 2 secondes (5)
8. Biarritz Olympique 16,6M€  à peine mieux que le voisin biarrot (9)
9. USAP 15,3M€         sempre en arrière, vu le budget on n'est pas prêt de rêver à Aimé Giral (11)
10. Castres Olympique 15,1M€  assurément le meilleur rapport coût-résultats, un exemple pour l'USAP
11. LOU 14,8M€               l'argent ne peut pas tout (mais beaucoup quand même) (14)
12. CA Brive 13,7M€          c'était presque écrit (13)
13. SU Agen 11,9M€         belle performance pour le pénultième promu (10)
14. Bordeaux-Bègles 8,7M€  à n'en pas douter la plus belle performance cette saison, trop passée  sous silence, quand l'UBB bat Toulouse, c'est un peu comme si la Paillade battait le PSG... (8)

 

Le profil du budget est très proche du profil du classement, atiffé comme l'as de pique : une pointe composée de l'élite financière et sportive (Stade et ASM), un premier break avec les poursuivants ensuite un milieu homogène allant de l'Aviron à Brive, puis un net décrochage (Agen, UBB). A peu de choses près le classement final est ressemblant, dans les décrochés aux points Brive et le Lou, homogène de la douzième place à la huitième, les poursuivants de la septième place à la troisième et les deux gros en haut.

Comme en de nombreuses choses, la morale de l'histoire est bien connue : l'argent ne fait pas le bonheur, mais ça peut y aider !

Version noire de la fable : si les plus riches ne sont pas sûrs de gagner, les autres sont assurés de ne jamais gagner...



 
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