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samedi, 12 janvier 2013

XV bonnes (et moins bonnes) raisons d'espérer et de désespérer en 2013 (I)

I - Pilar, la nouvelle star ?

 A tout sAigneur tout honneur.

Depuis la nuit des temps, la confrérie des piliers, plus difficile à pénétrer que la pucelle pour qui n'a pas le faciès d'un chou rave oublié en plein soleil, aime à répéter que le rugby commence devant.

Tarte à la crème de l'analyse ovale, stéréotype rugbystique le disputant à la métaphore offensive ayant cours dans les années 60 de l'arrière intercalé, essai assuré, la formule est devenue proverbiale. Si bien qu'elle est à la portée du moindre ahuri se piquant de gonfle, entamant tout propos d'après match par ce : le rugby commence devant.

Quelques farceurs inspirés poursuivent parfois par un judicieux, oui mais il finit logiquement derrière. On le voit, le bon sens n'est pas chose étrangère à un sport de terroir.

FArce était donc de constater que le Marché n'y connaissait rien en gonfle, vu que sur la nouvelle foire aux esclaves body-buildés, le trois-quart, même de médiocre qualité, était bien plus recherché que la star des Pilars. Anomalie on en convient, si le rugby commence bien devant, pourquoi nom d'un petit bonhomme, celui qui est tout devant vaut moins cher que celui qui se planque peinard à l'arrière ?

Pour faire court et imagé pourquoi foutre 500 000 euros au hasard sur Fall alors que tu peux te payer pour moitié moins une première ligne de première bourre ? Pour ce prix tu peux au moins t'acheter toute la zone de chalandise de Mas-Guirado (blague à destination du public catalan).

Comme il est des raisons d'espèrer, la formule a dû heurter un neurone sur la rade toulonnaise, puis lentement l'idée a cheminé : Bon sang mais c'est bien sûr, c'est des piliers qu'il faut se payer et de l'international en prime, qui a fait ses preuves sur les terrains de labour, mais pas trop vieux quand même au point d'être blanchi sous le harnais.

Du coup a débarqué à Toulon le ghotta de la Pile : Hayman, Sheridan et Jenkins. Pour faire bonne mesure deux droitiers pour un gaucher, car si le rugby commence bel et bien devant, c'est quand même plus à droite qu'il commence vu qu'il doit quand même embarquer les deux-tiers de la première ligne adverse (précision à destination de ceux qui n'ont pas eu la chance de faire école de rugby, école de la vie).

Pas cons donc les toulonnais (pour être juste avouons que leur finale perdue en partie pour défaut de bon droitier n'est pas étrangère à leur recrutement), il est vrai qu'en plus ils peuvent se payer des fratries entières (pas les Tuilagui quand même) et de la gazelle auréolée en pagaille.

Sans suprise la côte du bestiau est à la hausse, c'est bien d'avoir des cannes de feu, c'est mieux d'avoir une nuque de boeuf primé. Le droitier devient aussi recherché que la truffe à Noël.

Pas plus cons que d'autres le staff du MHRC a fini par piger le truc et de s'offrir le Bus sankéor !

Au final, il y a plus de raisons de se réjouir de voir un Gros s'en mettre plein les fouilles que de se lamenter de voir Mas quitter "son" club (depuis que je bosse pour le Quatar, j'ai un rapport vachement plus sain avec le fric). Au-delà du cas catalan on aime à voir s'accorder une maxime rugbystique du temps d'avant avec la logique financière du temps présent.

Les pilars vont enfin pouvoir écluser autre chose que de la Valstar, la bière des stars.

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