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jeudi, 21 février 2013

XV raisons d'espèrer et de désespérer en 2013 (5) : le changement dans la discontinuité (bonus : la compo du Crunch 2013)

Il faut reconnaître au Goret de ne pas nous avoir bourré le moue comme son prédécesseur avec son "Système de jeu". Le système de jeu il est simplissime : conquête, continuité, conclusion. La règle des 3 "con" pour faire court, veillez toutefois à ne pas confondre avec une première ligne de championnat Honneur.

Ce qu'il est possible de reprocher au Goret, hormis son ton larmoyant quand il parle dans le poste, donnant l'impression à chaque fois que toute sa famille a joué avec le feu devant Pôle emploi ou qu'il a gagné un safari, toujours en famille, en Afrique, c'est de répéter cette manie qu'ont tous  les nouveaux sélectionneurs de faire des expériences que tu sais d'avance qu'elles vont foirer et de ne pas assurer de véritable continuité, sauf à garder les sénateurs du XV, usés jusqu'à la corde.

Trois petits exemples rapidos :

- en 2007, Beauxis fait un match plein contre les Blacks, à l'arrivée du Lièvre il disparaît.

- en 2011, Doussain entre en finale contre les Blacks, à l'arrivée du Goret il disparaît.

- en 2011, Lakafia, présenté comme l'avenir en 8, à l'arrivée du Goret il disparaît. Pire le Goret appele Claassen qui va sur ses 30 piges !

Côté continuité, à chaque fois par contre c'est tout pourri.

Continuité Laportienne quand le Goret sélectionne des joueurs étrangers, ce qui est la plus belle manière de conchier la formation à la française.

Continuité Laportienne  et Lièvremontesque quand le Goret ne fait pas jouer les meilleurs à leur place (Fofana, Huget, La Miche).

Continuité Laportienne  et Lièvremontesque quand le Goret reprend d'anciens Bleus n'ayant jamais fait leur preuve (Trinh Duc, au hasard). On reconnait le chouchou aussi à ça, il est tellement indispensable que pour le garder dans le groupe on le fait jouer n'importe où. Après l'avoir essayé au centre, il passe maintenant à l'arrière. Comment dire mieux qu'il est nul à l'ouverture ? On le garde pour le garder, point final.

Continuité Laportienne et Lièvremontesque dans le deux poids, deux mesures. Je me sépare du meilleur joueur de la Tournée de l'automne dernier (Nyanga) mais je garde Machenaud, dont la figure et le nom ne peuvent au mieux qu'évoquer un écuyer du XIIIème siècle, jamais celui d'un 9 de niveau international. Machenaud aussi pâle en club que son coéquipier Fall est de la virée du Tournoi quand Nyanga brillant en club est viré au sortir de la Tournée. Pire, pour placer Machefer ou Machequedouille, je vire Parra.

Continuité Laportienne et Lièvremontesque dans le "Je m'entiche d'un nain", Castaignède pour l'un, Andreu pour l'autre, Dulin pour le Goret, dont la figure et le nom évoque celui de Nains de la terre du Milieu, juste  bon pour aller à la mine. Au Royaume des Hobbits, les Nains sont Rois.

Continuité Lièvremontesque dans la découverte du pilier de bal musette, Ducalcon Madame Denise, heureusement que Forestier envoie du bois.

Continuité Laportienne et Lièvremontesque quand  pour donner le signal de la relève qui se prépare je mets des jeunes dans le groupe et lorsque les titulaires se blessent ou que le besoin d'une refonte apparaît, faisant légitimement naître chez eux l'espoir de monter d'un cran, je te sors un joueur de nulle part ou presque (Taofifenua-Samson, Chouly-Claassen). Et tous à la veille de chaque Tournoi de nous faire des tartines longues comme un jour sans pain en expliquant pourquoi truc et dans le groupe et pas machin, pour au final piocher bidule et tartempion. En termes de management c'est pas loin d'être aussi débile que de ne pas retenir dès le début le meilleur joueur de la Tournée d'automne (Nyanga).

Continuité Laportienne et Lièvremontesque quand l'enfumage est généralisé, Inglorious Bastareaud revient en équipe de France parce qu'il s'est soi-disant affûté. A ce compte là, Marconnet, le cimetière à poulets-frites-mayo, était aussi super affuté à la fin de sa carrière

Continuité Laportienne et Lièvremontesque quand le Goret est contraint d'en revenir aux vieilles recettes n'ayant donné qu'une cuisine indigeste (une charnière avec Trinh-Duc) pour avoir fait toutes ces expérimentations à la con.

Enfin, continuité Laportienne et Lièvremontesque quand le Goret brûle ce qu'il a adoré après avoir adoré  les brûlés (La Miche, Fritz). La Miche, on l'a toujours dit ici, s'il n'est pas chatard, qu'il est en période de maffre, ce qui arrive le plus souvent, il tourne sur lui même comme une éolienne dans l'Aude, l'autre pays Quatar.

La compo du XV affrontant les Beefs est la quintessence de ces errements :

15 Huget, 14 Clerc, 13 Bastareaud (affûté comme un couteau sans lame), 12 Fofana, 11 Fall (mange un 4 contre 2, bien placé pour devenir le nouveau chouchou), 10 Trinh-Duc (pas bon depuis l'école de rugby à Pic St Loup), 9 Parra, 7 Dusautoir (cap) (plaqueur monomaniaque fatigué), 8 Picamoles, 6 Nyanga, 5 Maestri, 4 Samson, 3 Mas, 2 Kayser, 1 Domingo.

Remplaçants : 16 Szarzewski, 17 Debaty, 18 Ducalcon, 19 Suta, 20. Claassen, 21 Machenaud, 22 Michalak, 23 Fritz

Quoi qu'il en soit on attend avec impatience la rentrée de Szarzewski, pour voir enfin réunis Samson et la perruque de Dalida !

En vertu de la continuité Laportienne et Livremontesque et de la désormais célèbre Ritonisation du rugby Bleu, blanc, rouge, on n'est pas à l'abri d'un coup d'éclat à Twickenham.

Pourvu qu'ils perdent ...

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