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dimanche, 24 février 2013

Après Angleterre-France : retour vers le futur

Trois défaites d'affilée, la perspective historique de finir dernier, tout cela augure du pire Tournoi depuis longtemps.

Pire Tournoi depuis qu'on joue avec des gonfles synthétiques.

Pire Tournoi depuis qu'on joue sans moustaches et rouflaquettes.

Pire Tournoi depuis que Casque d'or n'est plus capitaine.

Pire Tournoi depuis qu'on ne passe plus sous le nez des joueurs une éponge puante dite magique.

Pire Tournoi depuis qu'on ne fait plus un petit tas pour poser la gonfle avant de buter.

Pire Tournoi depuis que Courderc ne commente plus.

Pire Tournoi depuis les derniers matchs en noir et blanc où les clairs jouaient contre les foncés.

Pire Tournoi depuis la naissance de tous les joueurs de l'ère du Goret.

Bref, pire Tournoi de ce rugby que l'on dit moderne.

Et pourtant, on ne leur en veux pas !

Curieux non ?

C'est vrai que le staff a fait des choix bizarres :

- Trinh-Duc n'a jamais été bon en Bleu, c'est pas dans une équipe au fond du seau dans lequel baigne l'éponge magique qu'il va se révéler, hier il a même été plus nul que la normale ;

- Bastareaud c'est René la Taupe, il cale la gonfle sous ses bras et va l'enterrer bien profond. Aucune continuité, un jeu ralenti, si c'est pour faire ça autant mettre Debaty au centre... Dire qu'avant le match tout ce que le rugby compte de têtes pensantes mettait sur un même pied Inglorious Bastareaud et le jeune Tuilagui, à ce compte là Mimi Mathy est dans le All Star Game, le choix de Fritz aurait été bien plus judicieux pour répandre la terreur dans les lignes adverses ;

- Fall est aussi transparent que l'eau du seau dans lequel baigne l'éponge magique, à la vérité on doit de dire que la seule explication qu'on trouve à sa présence en équipe de France tient dans l'aimable volonté du Goret de ne pas donner au Racing l'impression qu'ils ont été victimes de la plus grosse arnaque du rugby que l'on dit moderne en surpayant un type tout juste capable de briller devant un promu.

- Clerc est sur la pente descendante comme on dit dans l'unité de soins palliatifs, il est temps de renouveler les ailes comme on dit aussi chez Père Dodu, aujourd'hui Planté, Malzieu demain Martin, Médard, les bons candidats ne manquent pas.

Par dessus tout ce qui inquiète c'est l'inanité (va chercher dans le dico)  des changements opérés, un coach sans coaching à la fin ça agace, ça inquiète, bref ça troue un peu le cul (c'est bon là tu peux poser le dico).

mais contrairement aux idées reçues, on ne demande pas grand chose aux Bleus, juste une ou deux bricoles :

- battre les Beefs tous les ans ;

- battre les Blacks tous les 4 ans ;

Le reste on s'en fout comme de notre première éponge magique.

Du coup là on est un peu déçu, les Bleus ont tenu 60 mn comme les Italiens d'il y a cinq ans et les Irlandais d'il y a dix ans.

Chacun l'a compris, avec le Goret c'est retour vers le futur !

jeudi, 21 février 2013

XV raisons d'espérer et de désespérer (9) : la "Ritonisation" du rugby de France

Riton ?

On le connaît !

Capable du pire comme du meilleur, mais pas au point quand même de gagner son Roland-Garros et surtout sur la durée plus coutumier du pire que du meilleur.

Résultat des courses : le palmarès de notre Henri Leconte national ressemble à l'encéphalogramme d'une poule devant un couteau quand celui des grands joueurs de son temps  est aussi vierge qu'une pute à Bogota.

Conclusion qui s'impose, Riton n'était pas un grand joueur !

Ousqu'on veut en venir : l'équipe de France n'est pas une grande équipe ou plutôt (couché) la France n'est pas une grande nation de rugby.

Petit exercice logique :

1. Comme il se doit les grandes nations de rugby ont au moins remporté une fois la coupe du monde du même nom (Blacks, Boks, Beefs, Wallabies)

2. La France n'a jamais remporté la coupe du monde de rugby.

3. La France n'est pas une grande nation de rugby.

L'équipe de France à l'image de Riton a quand même réalisé comme l'infernal gaucher quelques coups d'éclats, mais c'est tout.

 That's all folks !

XV raisons d'espèrer et de désespérer en 2013 (8) : la France, le Tournoi, tout ça

Regardez dans le rétro c'est bien, mais devant c'est mieux comme le disait Chantal à Sacha.

Un peu de prospective : la France n'est pas une grande nation de rugby peut-elle le devenir ?

Toujours selon cette satanée logique, si elle continue comme avant elle aura les mêmes résultats qu'avant, se condamnant à un coup d'éclat de ci de là, arbre lièvremontesque d'une finale perdue cachant la forêt des défaites chroniques et enchaînées.

La situation actuelle est assez inédite dans la mesure où il est difficile de remettre en cause la qualité en terrain sec (comme dirait Spanghero) du staff et des joueurs.

Bru n'est pas Rétiere, pilier mafflu de Fédérale 1, ayant comme tout un chacun une expérience internationale du plus haut niveau devant sa télé et foutant de la mousse partout sur le tapis à chaque mélée.

Le Goret n'est pas le Lièvre, joueur terne au charisme proche du bigorneau essouflé au bout de son rocher. Quand Mémée de Bigorre a du mal à trouver le sommeil depuis que Bagnères a sombré dans l'anonymat du rugby de terroir, les commentaires du Lièvre à la télé payante sont la dernière issue, le problème c'est qu'il endort toute la maison, le chat, le radiateur et l'horloge, et du coup Mémée le matin, non seulement elle a froid, mais elle ne sait plus quelle heure il est. Une fois même il a réussi à endormir toute la ferme, une vache a tué le chien en s'endormant dessus, forcément au réveil le lait avait tourné.

Bref, même avec la plus mauvaise foi du monde (Dieu sait qu'on n'en manque pas), tu peux difficilement dire que Saint André est une grosse pipe, alors qu'avec Lièvremont, essaie, déjà ça passe beaucoup mieux.

Quant à Lagisque, sa science de la gonfle a permis au BO de faire un doublé au milieu des années 2000 quand N'Tamack se faisait doubler dans la file à la boulangerie.

Pour les joueurs, à part quelques erreurs de casting sur lesquelles on reviendra, tout le monde voit bien que remplacer bidule par machin ne changera pas grand chose à l'affaire.

Ainsi conséquemment donc le problème est ailleurs !

Où ?

Ceskonvavoir juste en dessous.

XV raisons d'espèrer et de désespérer en 2013 (7) : le mal français de la Fédé

Si le problème ne vient pas d'en bas (ou pas que), c'est qu'il vient d'ailleurs. D'en haut donc nécessairement !

En haut ya la Fédé, pas les fédéraux du FBI, hyper-pro dans leur costume façon Men in Black, non des types ventrus, vieux comme mes robes, ayant dans le meilleur des cas tâté de la soule en Périgord au XVème siècle et depuis plus rien. Des types ayant en revanche un solide coup de fourchette, enfilant les restos étoilés comme CloClo enfilait les Clodettes, ne se départissant jamais d'un imper ayant chopé la couleur maïs des antiques tiges sur lesquelles ils tiraient mais bien pratique en cas de rouge qui tâche.

Pour faire court, la Fédé en ce début de XXIème siècle, c'est Paul Préboist essayant de faire décoller un A 380, quelque chose d'assez improbable donc.

En dépit de leur tenue façon barbouze les types de la Fédé ne sont pas imperméables à la critique, ils se sont dit, faut qu'on fasse des trucs sinon à la fin ça va finir par se voir.

Ils ont fait un truc, qui à l'époque devait faire entrer le XV de France dans la modernité et lui assurer les meilleures conditions pour préparer "leur" Coupe du Monde : Marcoussis !

On connaît la suite...

Très vieille France, nos types de la fédé ne jurent que par la pierre, ça c'est du solide, moins qu'Ondars ou la Garuche, mais c'est quand même du solide, et puis ils se disent qu'ils auront quelque chose à léguer aux enfants, parce que s'ils doivent compter sur la vitrine à Trophée, l'inventaire sera vite fait.

Dernière connerie au programme, la plus majestueuse : un stade à 600 millions d'euros (au bas mot) à l'autre bout de la région parisienne, pile poil au milieu des champs de betterave.

Là encore pour masquer la nullité du bilan sportif de la Fédé on amuse le couillon à coups de millions avec comme argument sorti sûrement du cerveau d'un type confondant l'eau de Lourdes avec la gnole que la location du Stade de France coûtait cher.

La FFR paie autour d'1,5 millions d'euros pour chaque match, pour arriver à 600 millions (chiffre officiel de la FFR) tu multiplies par 400, et à raison de 2 ou 3 matchs à domicile par an, ça fait entre 150 ou 200 ans. Le calcul est à la portée du premier con venu, même si je ne compte pas les éventuels bénéfices, il faut de l'autre côté ajouter les frais d'entretien et de rénovation du machin.

Pour faire encore plus simple, le Stade de France, situé à 15 mn du centre de Paris et accueillant une vingtaine d'événements par an a du mal à dégager des bénéfices. par contre selon la Fédé, l'autre machin à 600 briques au milieu de nulle part va drainer des foules... Plus con tu meurs.

Et dans le même temps, les types de la Fédé t'expliquent qu'ils ne peuvent pas filer plus d'argent pour dédommager les clubs  de Top 14 fournissant l'équipe de France.

Avec un beau stade, on moins on aura un superbe écrin pour prendre  de superbes branlées.

La priorité pour la Fédé c'est l'immobilier, pas le mobilier !

Tu peux foutre un pilar dans un caisson à oxygène, t'en feras jamais Jacques Maillol !

Comme le disais Mitterrand chaque 14 juillet, tout ça me fout la gerbe !

 

XV raisons d'espèrer et de désespérer en 2013 (6) : Top 14, l'autre mal français

Si l'équipe de France est à la peine c'est qu'elle n'est pas la priorité du rugby de France. La priorité de la fédé, on le sait, c'est l'immobilier, celle de la ligue, le Top 14.

Comment expliquer la baisse brutale du niveau de l'équipe de France entre la Tournée et le Tournoi ?

L'équipe B des Wallabies vaut l'Italie, battue de peu justement, la première mi-temps contre les Pumas fut d'une intensité soulignée par tous !

C'est simple, les 15 gonzes alignés sur le terrain à de rares exceptions près y sont (sur le prè), depuis  le début du mois de juillet, le Top 14 a débuté à la mi-août, tous les week-end il faut ferrailler, aucune grosse écurie de Top 14 n'est à l'abri d'une défaite face à une équipe relégable ou pas loin de l'être, plus la H Cup où la moindre défaite obscurcit la perspective d'un quart, aussi sûrement que la Guiness obscurcit l'urine, plus forcément les matchs de la tournée de l'automne. A la fin, forcément ça fait beaucoup.

Les 15 gonzes alignés en bleu, blanc, rouge sur le terrain sont pour la plupart cuits mentalement et fragiles physiquement.

Bien sûr cela n'explique pas tout, mais chez les Beefs et les Celtes, on trouve un championnat à 12 équipes, plus de gros écarts de niveau au sein du championnat.

Même si cela ne règlera pas tous les problèmes, le moins que l'on puisse faire pour mettre le XV de France dans de meilleurs conditions c'est de passer au TOP 12, avec seulement le 1er de Pro D 2 qui monte.

Seulement, ça fait moins de recettes pour les clubs.

L'ordre actuel des priorités  du rugby de France, le championnat avant les Bleus annonce encore de grandes déceptions.

L'heure approche où il faudra se résigner à voir dans le XV de France, le reflet d'une puissance moyenne du rugby mondial, placée quelque part entre l'Irlande et le Pays de Galles...

XV raisons d'espèrer et de désespérer en 2013 (5) : le changement dans la discontinuité (bonus : la compo du Crunch 2013)

Il faut reconnaître au Goret de ne pas nous avoir bourré le moue comme son prédécesseur avec son "Système de jeu". Le système de jeu il est simplissime : conquête, continuité, conclusion. La règle des 3 "con" pour faire court, veillez toutefois à ne pas confondre avec une première ligne de championnat Honneur.

Ce qu'il est possible de reprocher au Goret, hormis son ton larmoyant quand il parle dans le poste, donnant l'impression à chaque fois que toute sa famille a joué avec le feu devant Pôle emploi ou qu'il a gagné un safari, toujours en famille, en Afrique, c'est de répéter cette manie qu'ont tous  les nouveaux sélectionneurs de faire des expériences que tu sais d'avance qu'elles vont foirer et de ne pas assurer de véritable continuité, sauf à garder les sénateurs du XV, usés jusqu'à la corde.

Trois petits exemples rapidos :

- en 2007, Beauxis fait un match plein contre les Blacks, à l'arrivée du Lièvre il disparaît.

- en 2011, Doussain entre en finale contre les Blacks, à l'arrivée du Goret il disparaît.

- en 2011, Lakafia, présenté comme l'avenir en 8, à l'arrivée du Goret il disparaît. Pire le Goret appele Claassen qui va sur ses 30 piges !

Côté continuité, à chaque fois par contre c'est tout pourri.

Continuité Laportienne quand le Goret sélectionne des joueurs étrangers, ce qui est la plus belle manière de conchier la formation à la française.

Continuité Laportienne  et Lièvremontesque quand le Goret ne fait pas jouer les meilleurs à leur place (Fofana, Huget, La Miche).

Continuité Laportienne  et Lièvremontesque quand le Goret reprend d'anciens Bleus n'ayant jamais fait leur preuve (Trinh Duc, au hasard). On reconnait le chouchou aussi à ça, il est tellement indispensable que pour le garder dans le groupe on le fait jouer n'importe où. Après l'avoir essayé au centre, il passe maintenant à l'arrière. Comment dire mieux qu'il est nul à l'ouverture ? On le garde pour le garder, point final.

Continuité Laportienne et Lièvremontesque dans le deux poids, deux mesures. Je me sépare du meilleur joueur de la Tournée de l'automne dernier (Nyanga) mais je garde Machenaud, dont la figure et le nom ne peuvent au mieux qu'évoquer un écuyer du XIIIème siècle, jamais celui d'un 9 de niveau international. Machenaud aussi pâle en club que son coéquipier Fall est de la virée du Tournoi quand Nyanga brillant en club est viré au sortir de la Tournée. Pire, pour placer Machefer ou Machequedouille, je vire Parra.

Continuité Laportienne et Lièvremontesque dans le "Je m'entiche d'un nain", Castaignède pour l'un, Andreu pour l'autre, Dulin pour le Goret, dont la figure et le nom évoque celui de Nains de la terre du Milieu, juste  bon pour aller à la mine. Au Royaume des Hobbits, les Nains sont Rois.

Continuité Lièvremontesque dans la découverte du pilier de bal musette, Ducalcon Madame Denise, heureusement que Forestier envoie du bois.

Continuité Laportienne et Lièvremontesque quand  pour donner le signal de la relève qui se prépare je mets des jeunes dans le groupe et lorsque les titulaires se blessent ou que le besoin d'une refonte apparaît, faisant légitimement naître chez eux l'espoir de monter d'un cran, je te sors un joueur de nulle part ou presque (Taofifenua-Samson, Chouly-Claassen). Et tous à la veille de chaque Tournoi de nous faire des tartines longues comme un jour sans pain en expliquant pourquoi truc et dans le groupe et pas machin, pour au final piocher bidule et tartempion. En termes de management c'est pas loin d'être aussi débile que de ne pas retenir dès le début le meilleur joueur de la Tournée d'automne (Nyanga).

Continuité Laportienne et Lièvremontesque quand l'enfumage est généralisé, Inglorious Bastareaud revient en équipe de France parce qu'il s'est soi-disant affûté. A ce compte là, Marconnet, le cimetière à poulets-frites-mayo, était aussi super affuté à la fin de sa carrière

Continuité Laportienne et Lièvremontesque quand le Goret est contraint d'en revenir aux vieilles recettes n'ayant donné qu'une cuisine indigeste (une charnière avec Trinh-Duc) pour avoir fait toutes ces expérimentations à la con.

Enfin, continuité Laportienne et Lièvremontesque quand le Goret brûle ce qu'il a adoré après avoir adoré  les brûlés (La Miche, Fritz). La Miche, on l'a toujours dit ici, s'il n'est pas chatard, qu'il est en période de maffre, ce qui arrive le plus souvent, il tourne sur lui même comme une éolienne dans l'Aude, l'autre pays Quatar.

La compo du XV affrontant les Beefs est la quintessence de ces errements :

15 Huget, 14 Clerc, 13 Bastareaud (affûté comme un couteau sans lame), 12 Fofana, 11 Fall (mange un 4 contre 2, bien placé pour devenir le nouveau chouchou), 10 Trinh-Duc (pas bon depuis l'école de rugby à Pic St Loup), 9 Parra, 7 Dusautoir (cap) (plaqueur monomaniaque fatigué), 8 Picamoles, 6 Nyanga, 5 Maestri, 4 Samson, 3 Mas, 2 Kayser, 1 Domingo.

Remplaçants : 16 Szarzewski, 17 Debaty, 18 Ducalcon, 19 Suta, 20. Claassen, 21 Machenaud, 22 Michalak, 23 Fritz

Quoi qu'il en soit on attend avec impatience la rentrée de Szarzewski, pour voir enfin réunis Samson et la perruque de Dalida !

En vertu de la continuité Laportienne et Livremontesque et de la désormais célèbre Ritonisation du rugby Bleu, blanc, rouge, on n'est pas à l'abri d'un coup d'éclat à Twickenham.

Pourvu qu'ils perdent ...

 
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