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lundi, 29 avril 2013

De quoi Clermont et Toulon sont-ils le nom ? (1)

Cette finale franco-franglaise de H Cup dit beaucoup sur ce qu'est le rugby d'aujourd'hui.

D'abord commençons par le petit bout de la lorgnette, elle constitue une excellente nouvelle pour l'USAP et le Stade toulousain. On voit mal des parisiens à la peine en Top 14 et chatards en Challenge européen  inquiéter le Leinster à Dublin. La 7eme place de top 14 devient alors qualificative pour la H Cup ce qui constitue un appréciable bol d'air sur le plan financier pour l'Usap.

Quant au Stade, la finale de H Cup ayant lieu une semaine avant les demies finales, il est évident que l'équipe battue ou victorieuse que rencontrera le Stade sera dans un état mental plutôt favorable aux toulousains, on imagine mal en effet que ces derniers échouent en barrages.

Cette année encore et ce depuis le premier septennat mitterrandien le Stade peut être champion !

Opportunité catalano-toulousaine est l'un des noms de cette finale.

De quoi Clermont et Toulon sont-ils le nom ? (2)

En demies finales de H Cup les jaunards comptaient 6 joueurs français dans ses rangs, Toulon 4 !

Sur les 30 titulaires un tiers était français, mieux Toulon affichait plus d'anglais (5), parler de finale franco-franglaise ne tient pas de la provocation mais de la froide et objective constatation !

La globalisation du rugby est donc l'autre nom de cette finale.

Cette globalisation est loin de toucher uniquement l'Ovalie hexagonale (belle figure géométrique) mais un euro fort et un championnat richement doté portent à incandescence cette tendance du rugby Pro, Hyperpro même.

Toulouse doit ses succès et sa réputation depuis le début des années 80 à ce qu'il fut le premier club à adopter une démarche professionnelle à divers niveaux, mais aujourd'hui cela ne suffit clairement plus pour dominer l'Europe du rugby et l'ovale hexagonal.

Le rugby hyperpro est un rugby fait d'achats de stars ayant fait leur preuve, de guerriers ayant à peine entamés la courbe descendante de leur carrière ou de dieux déchus du rugby en quête de rédemption.

Pour faire court, quand Toulon vend Fickou au stade ils achètent Guiteau, le rendement à court terme de l'un est sans commune mesure avec l'autre. Certes le cas de figure Kelleher se rapproche de la doctrine hyperpro toulonnaise, mais personne n'ignore que sa première destination était Agen, qui relégué ouvrait la voie au Stade. Dans une moindre mesure l'ASM fait appel à des joueurs confirmés qu'ils soient européens ou issus du Super 15.

C'est donc plus une différence de degré que de nature qui sépare les jaunards des faux rouges et noirs.

De quoi Clermont et Toulon sont-ils le nom ? (3)

À Clermont la star c'est l'équipe à Toulon c'est une équipe de stars.

Là se situe la véritable différence entre les deux clubs hyperpro !

Le collectif l'emportant à nos yeux, inutile de préciser ou se dirige notre préférence. D'autant plus que le jeu de Clermont est plus equilibrė, plus homogène et plus plaisant, ils enchaînent les temps de jeu avec une plus grande facilité quand Toulon est désordonné au 3 ou 4 eme temps de jeu et manque de fluidité.

Pour le dire d'un mot : Parra.

Parra est le dépositaire de ce jeu de mouvements, fait d'alternances le plus souvent judicieuses quand Tillous-Borde n'est qu'un honnête éjecteur.

Au final en finale Clermont est clairement favori d'autant plus qu'avec une équipe non type (difficile de dire équipe B !) l'ASM à fait match nul contre l'équipe type toulonnaise.

En somme, l'important n'est pas que l'ASM soit la meilleure équipe d'Europe mais celle qui y joue le mieux.

Beau jeu peut  être le nom de cette finale.

 

De quoi Clermont et Toulon sont-ils le nom ? (4)

Beau Je peut aussi être enfin le nom de cette finale.

Une victoire toulonnaise tient sans doute à la performance de ces individualités. Pour cette raison il faut saluer le choix de Laporte par Boudjellal !

On se souvient que du temps oú il était le sélectionneur des Bleus la star c'était lui, multipliant les pubs, ayant sa marionnette aux guignols et faisant la joie des imitateurs.

On se souvient que le choix du Lièvre tenait dans des motivations exactement inverses, qu'il était l'anti star, mais le monde médiatique ayant horreur du vide, la star Chabal arriva.

Bref pour conduire une équipe de stars, seul valait un entraineur star, un hyper entraineur en quelque sorte pour un un rugby hyperpro, Laporte  ministre de l'hyperprésident Sarkozy était tout destiné à conduire le RCT !

Le moins que l'on puisse dire est qu'il a retenu les leçons de ses défaites en demies de Coupe du monde, composant son équipe à base de Beefs version 2003 ou 2007 !

Le seul problème avec Laporte c'est qu'il ne comprend pas grand chose à la gonfle, joueur moyen, pire sélectionneur  de l'ère moderne, il l'a encore brillamment prouvé avec la titularisation de Rossouw en lieu et place de l'indispensable S. Armitage ! Ce mauvais choix aurait pu coûter  très cher aux toulonnais.

Laporte est devenu son meilleur imitateur, s'auto-parodiant en braillant dans des vestiaires renvoyant  l'écho d'une voix qui ne fait plus trembler que dans les maisons de retraite ou dans les séminaires pour cadres mous et gris en mal de sensations qu'ils croient authentiques...

Bref, parce que tout ne peut pas s'acheter, parce qu'une équipe construite sur la durée vaut mieux que le courtermisme ambiant, parce que la gonfle doit demeurer cet oasis dans la post-modernité triomphante, Clermont doit gagner.

Enfin, nul ne doit perdre de vue  qu'au sortir de cette longue saison, les jaunards comme les faux rouges et noirs peuvent se retrouver sans aucun trophée !

Et là même si le rugby hyperpro se joue davantage à 23 qu'à 15, une seule pensée effleure : malheur aux 20 culs.

dimanche, 07 avril 2013

Se méfier des idées reçues (H Cup)

Attention,quand on dit que les clubs anglais vont mal, il y a en quand même deux en demi-finales, les Saracens et... Toulon !

mercredi, 03 avril 2013

XV raisons d'espérer et de désespérer (12) : Dusautoir à la perche, en haut tout en haut ?

L'info sent le rance mais elle est très souvent rappelée, encore lors du dernier Tournoi (à ne pas confondre avec être le dernier du Tournoi) :  à la suite de la Coupe du monde 2011 Dusautoir a été déclaré meilleur joueur du monde.

On est content pour lui, moins pour le rugby.

Dusautoir est entré dans la légende du rugby lors du quart-de-finale 2007 opposant la France aux Blacks, multipliant les placages au point d'hériter du surnom, assez con par ailleurs, de Dark Destroyer, évoquant plus la saga Star Wars que l'imaginaire Ovale.

Quoi qu'il en soit, Dusautoir est bien celui qui anéantit les offensives adverses par ses placages dévastateurs selon la formule consacrée.

Déjà c'est un poil génant, comme on dit du côté de Lisbonne, que de consacrer un destructeur plutôt qu'un créateur. Notre rugby souffre suffisamment de défense offensant le jeu, de jeu dépassé et tué par l'enjeu, les barbelés plus que les envolées.

Mais il y a pire : la technique indiduelle de Dusautoir  n'est pas sans rappeler la conduite d'un orchestre symphonique par un manchot, ou le départ d'une finale olympique du 100 mètres par un cul de jatte : c'est complètement dégueulasse.

Dusautoir plaque c'est entendu, ramener la gonfle à cet exercice c'est un brin réducteur comme me le disait hier encore mon hôte javanais.

Il arrive parfois, rarement il est vrai, que Dusautoir se retrouve avec la balle entre les mimines et il est encore plus rare qu'il fasse une passe, et quel que soit le côté (il a une passe des deux côtés, l'un pire, l'autre aussi pire), ça ressemble à rien.

Quand il fait une passe on dirait qu'il s'apprête à s'agenouiller :

1. pour lacer ses pompes

2. ramasser une pièce jaune pour Bernadette

3. pour prier

4. pour éviter un missile lancé par un drone

5. parce qu'il craint l'homme invisible.

N'importe quel gamin de l'école de rugby ayant un tant soit peu de ballon est plus élégant à regarder que Dusautoir fassant sa passe.

Pas étonnant qu'avec un meilleur joueur du monde pareil, depuis l'équipe de France ne prenne que des tôles.

 Après tout ça lui va pas si mal Dark Destroyer, a-t-on jamais vu un porte-avions égaler l'élégance d'un voilier !

 
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