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mardi, 21 mai 2013

Clermont Champion !

Quel beau champion que ce Clermont !

L'ambition du jeu au large sans trahir les fondamentaux du combat d'avants.

Une conquête dominatrice, une possesion très avantageuse, une occupation sans partage.

Clermont ne pouvait qu'être champion !

En face, une équipe en mode groupe B des années 80 à la sauce laportienne, un gros pack s'appuyant sur la fiabilité sans faille d'un 10 et puis c'est tout. Ou presque reconnaissons à Laporte le mérite d'avoir constitué une équipe composée de champions du monde ou de finalistes de la compétition. Pour paraphraser le castrais Labit disant de Berbizier qu'il avait été champion de Pro 2 avec une équipe d'internationaux en réponse à Berbize qualifiant Labit et Travers de champions du Tarn,  Laporte reprend les schémas tactiques du Grand Rodez des années 80 avec toutes les stars du jeu, sauf qu'au lieu d'avoir Recoules t'as Wilkinson  et t'as Botha dans le rôle de Pagès (Yves, pas Gilbert). De là à crier au génie.

Bref Clermont mérite amplement son titre de champion.

Oui mais...

Clermont est une équipe qui ne sait que gagner quand Toulon est une équipe qui ne veut pas perdre.

Clermont  sûr de sa puissance, de sa force et de son jeu est devenu orgueilleux quand Toulon nimbée de stars s'est fait (presque) humble.

Orgueilleux d'avoir voulu pratiquer même le jeu avec 9 points d'avance.

Orgueilleux de vouloir continuer avec les mêmes joueurs.

Orgueilleux de ne pas avoir su adapter son jeu avec un point de retard.

Orgueil largement du à la folle ambition d'un doublé.

Orgueil quand Clermont ne tire pas les leçons d'une défaite en demie de Top 14 l'an passé, ressemblant assez largement à celle de cette année.

Car oui, Clermont a perdu quand Toulon n'a pas gagné.

Une fois que l'histoire a été écrite, il est facile de la raconter pour créditer  la victoire du RCT d'une défense de fer. Défense intraitable quand on prend deux essais...

A la vérité, deux éléments apparaissent une fois la gangue des faits et gestes ôtée pour s'inscrire à jamais dans les annales du jeu : Rolland et Armitage.

Rolland rime avec incohérent, c'est bien connu, réalisant le tour de force de sanctionner plus l'équipe qui tient le ballon que celle qui défend, cas de figure inédit dans les annales rugbystiques, le seul mérite de Rolland est de parler aussi bien l'auvergnat que le varois. Son seul titre de compétence pour lequel il arbitre régulièrement la France et les équipes françaises tient dans ses facilités (toutes relatives) à manier la langue de Molière, pour le reste son arbitrage est de nature à provoquer une générale en mini-poussins, c'est dire.

Quant à Armitage, que la honte l'habite jusqu'à la fin des temps, que les dieux du rugby l'envoient dans les poubelles de l'Histoire du jeu.

Jamais pareille morgue et arrogance ne furent aussi outrageusement affichées sur le rectangle vert de nos rêves et passions. Aussi longtemps que l'on s'en souvienne jamais grimace ne défigura autant l'envolée vers l'en-but. Que cet affront aux valeurs du rugby, faites ici de respect pour l'adversaire, provienne d'un anglais, des inventeurs de l'ovale, ajoute à la désolation. Qu'il vienne d'un Toulon à la vulgarité partagée entre Laporte et Boudjellal ("le top 14 je n'en ai rien à cirer") étonne moins.

Bref, ce samedi 18 mai, avec la défaite de Clermont, c'est une certaine idée du rugby qui a été vaincue et pour cette unique raison, le cuir a perdu de son parfum...

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