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jeudi, 12 février 2015

En attendant Irlande - France : Dusautoir à la trappe (ou cherchez l'intrus)

La stratégie technico-tactique de Saint-André est aussi limpide que le slip du pape : une équipe pour commencer le Tournoi jusqu'à ce qu'elle perde, tambours et trompettes, puis il en annonce une nouvelle pour terminer.

Content de ce premier match contre l'Ecosse, il reconduit (sauf blessure de Menini) la même équipe.

Ce n'est pas tant qu'il nous prenne pour des jambons qui pose problème, que la fréquence avec laquelle il compte nous accrocher au plafond la tête en bas pour mieux sécher dans une ambiance fumeuse.

L'avantage avec Saint-André c'est qu'il est facile de savoir exactement ce qui va se passer pour expliquer la défaite contre l'Irlande, comme il ne lui vient pas à l'idée d'être responsable de la chose, il va pousser une bonne gueulante en direct en n'oubliant pas de prendre son ton geignard hyper-pénible, pour chouiner que les joueurs l'ont trahi et conséquemment qu'il en change (c'est là qu'intervient la seconde équipe avec les anciens comme Parra et  Mas).

Quelle que soit l'étendue des changements et la profondeur de la défaite, jamais il ne changera le premier de ses joueurs, à savoir le capitaine Dusautoir (lequel a dit après France -Ecosse : "on démarre bien", on est très content qu'il soit content).

Chacun sait que le troisième ligne, seigneur des seigneurs, doit à son positionnement à l'abri du cinq de devant et à sa plastique le plus souvent avantageuse d’athlète complet d’être l'équivalent de la femme des années 80 ayant réussi l'amalgame de l'autorité et du charme.

 Pour faire court, c'est pour cette raison qu'il est souvent The Captain (he said what).

Warburton pour les Gallois, Robshaw pour les Beefs, Parisse pour les italiens, et Dusautoir pour les Bleuxv.

Où veux-je en venir ? A ceci que si on met de côté un chauvinisme aveuglant, Dusautoir est l'intrus de cette liste (j'aurais pu aussi bien ajouter O'Connel, que ce ne changeait rien à l'affaire).

Les trois autres par leur rayonnement, leur influence sur la performance de leur équipe et leur capacité à s’astreindre à des tâches sombres sans sacrifier au jeu ballon en main sont bien au-dessus de Dusautoir, dont on aura la bonté de ne pas rappeler l'indigence technique, la pauvreté de la gestuelle, l'absence de tout sens tactique et pour couronner le tout un défaut persistant de leadership.

Depuis 4 ans les BleuXV sont au fond du seau sans avoir encore rencontré l'éponge magique, au Stade Toulousain le tableau n'est guère plus reluisant. Pour autant, personne ne s'interroge sur la faiblesse du leader supposé qu'est censé être le capitaine Dusautoir. A part un conservatisme obtus, on ne voit guère de raison à l'origine de ce maintien, si ce n'est que privé de son capitanat, se posera immédiatement la question de sa sélection et de sa titularisation, lesquelles n'ont rien d'évident.

Dusautoir, c'est en deuxième classe qu'il est bon, pas en officier de terrain, à la rigueur en caporal, mais depuis 2011 c'est quand même l'ombre de son ombre. Là est sans doute le sens de l'opération Armitage, qui s'il évoluait en bleu (ou rouge) enverrait immanquablement Dusautoir sur la banc, visiblement cet aiguillon n'a pas suffit. Le message n'a pas été perdu pour autant, Dusautoir a indiqué de manière conditionnelle que c'était peut-être son dernier Tournoi.

L'indifférence dans laquelle cette hypothèse a été formulée et davantage encore le peu d'écho qu'elle a suscité signifie bien qu'il est temps de tourner la page Dusautoir et que le plus tôt sera le mieux.

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