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vendredi, 29 mai 2015

Sous le signe du bizarre, du banal et de la caguade en cette fin de saison..

En cette fin de saison augmentée d'une fin de cycle pour le XV de France l'heure est venue du bilan, que l'on tire, on fait avec ce qu'on a.

Commençons par le bizarre, au-delà de l'exploit de Toulon, la domination  française du rugby de club en Europe est évidente. Du coup quand le Goret après France-Angleterre chouine que les Bleuxv ne sont pas en cannes et manquent de rythme on manque d'avaler la pascade vu que les mêmes en clubs marchent sur le Beef  (du bon pied ça peut porter bonheur),. Certes beaucoup d’étrangers jouent dans le Top 14, mais pas que, les autres précisément, que ce soit à Toulon, Clermont ou au Racing-Métro (pour ne retenir que les demis-finaliste) sont en général des internationaux français.

Rayon bizarre la fédé n'est pas en reste. Au nom d'une transparence bien dans l'air du temps, les cerveaux à gros pardessus ont fait dans l'appel d'offres. Le délai pour préparer et présenter sa candidature  : 15 jours ! Quand tu passes le moindre appel d'offres pour changer la porte des chiottes de n'importe quelle école primaire du Lauragais, tu dois  au moins t'y prendre 6 mois à l'avance, sous peine d'annulation de toute la procédure.

Là les cerveaux de la fédé ils te demandent de pondre en 15 jours ce que le Goret n'est pas foutu de savoir au bout de presque 4 ans : on fait quoi pour que l'équipe de France redevienne le joyau de l'Ovale hexagonal.

Pour finir on atteint des sommets de faux-culteries  quand partout Novés est annoncé pour 2015 après avoir refusé 2011 (pas con Novés devait se dire que ça allait être dur de faire mieux qu'une finale, après le Goret il est tranquille...).

Au final si Novès est nommé l'hypocrisie fédérale n'en sera que plus évidente, si ce n'est pas lui l'enfumage n'en sera que plus grotesque.

Le banal ce sont les qualifiés pour les phases finales. Bien sûr les grands enfants que sont les amateurs de gonfle aimant les contes et histoires à dormir debout pour avoir des étoiles plein les yeux quand le meilleur moyen pour avoir le regard stellaire est encore de téter un cubi de rosé-limé, baissent les armes devant la qualification d’Oyonnax.

Pourtant à y regarder de plus près le foutage de gueule n'est pas très loin.

Primo les 5 plus gros budgets sont présents, le montage en sauce d'Oyo n'est là que pour habiller le discours sur les valeurs du rugby à papa pour faire oublier que celles d'aujourd'hui ont plus à voir avec le CAC 40 que 5 culs bravant la froidure de la vitre arrière du bus.

Deuxio, quand on voit jouer Oyo on a la pénible impression d’assister à un match d'Aurillac entrainé par Fouroux. En comparaison du jeu pratiqué par Oyo les dirigeants de la Corée du Nord font figures d'immenses déconneurs repeint aux couleurs de la bande à Basile.

Tercio, il vaudrait mieux souligner l'énorme échec du LOU (7ème budget) et celui plus relatif mais non moins évident de Montpellier (6ème budget).

Conclusio : Comment ne pas vendre du rêve préfabriqué pour faire parler d'une saison très moyenne au niveau de la qualité et de l'intérêt final (ASM, RCT, Stade Toulousain, le champion 2015 est là et pas ailleurs).

Si pour parler de cagade on se contente de citer un seul nom, sera-ce suffisant ? Beauxis !

La descente de l’Aviron en est une autre mais ce sera pour une autre fois !

 

mardi, 19 mai 2015

Le groupe pour préparer la Coupe du monde ou le retour du rugby zombie

Le dernier Tournoi nous a donné l'occasion de souligner toute l'inanité qu'il y avait à tirer des plans sur la comète en matière de composition en vue de la prochaine coupe du Monde.

Avec Saint-André et sa troupe, c'est la Coupe de tout le monde qui s'annonce, faite à base de revenants puant le zombie comme la cagole la mauvaise marée.

Après 4 tournois minablement enfilés de rang, le tout rabaissé par d'indigents crash-tests-matchs, au terme desquels le XV de France n'a jamais été foutu d'enchainer plus de deux victoires, notre belle équipe de pro D 2 classe internationale s'annonce au-delà de toutes désespérances.

Commençons par le plus beau : Trinh-Duc, jamais rappelé depuis sa transformation ratée en finale de Coupe du monde, le voilà de retour. Image exactement inversée de l'ére Lièvremont, le nouveau Trinh-Cul est arrivé. Avec le Lièvre il a TOUT joué pendant 4 ans, puis plus rien en Coupe du monde, avec le Goret, il a RIEN joué pendant 4 ans, puis il va faire toute la Coupe du monde.

Une histoire pareille, c'est tellement pas possible et si con que t'y crois pas et pourtant...

La Miche, là aussi l'éternel come-back, tellement con, tellement back que t'y crois pas non plus et pourtant... Moyennement blessé à Toulon, moyennement joueur aussi, portant plus souvent les couleurs de Toulon dans les travées que sur le pré, plus habitué à porter la veste étoilé au muguet que le maillot paré des mêmes motifs, La Miche is back ! A part les scénaristes de Mad Max ou de Rocky, seul le Goret pouvait imaginer un retournement aussi retournant.

 A côté de ces énormités on relèvera de belles incongruités :

- Papé, qui revient, on parierait bien toute notre collection de Midol, la Pravda jaune de l'Ovale, si jamais on la possédait autrement que pour donner des allures sang et or aux tomates emballées que le Papé va encore coûter cher en points ;

- Machenaud et Lauret oubliés sans avoir plus démérités que les autres alors que le Goret semblait leur promettre une place au chaud ;

- Lopez, puni pour avoir préféré son club au XV de France, quand tout le monde sait la priorité donnée au Top 14 sur la vitrine tricolore (on me dira : "en plus il est pas bon" à quoi je rétorquerai que c'est pas d'hier) ;

- Mermoz, rappelé pour finir le Tournoi, à qui finaliste de la dernière Coupe du monde on explique que son caractère est un obstacle à sa qualification dans le groupe, il est vrai que ce monument d'humilité qu'est Trinh-Cul est un bel exemple non seulement à suivre mais à promouvoir ;

- Dumoulin est là, on doit avouer, au risque de passer pour un ignoble ignorant qu'on comprend pas bien ce qu'il fait là (si ce n'est piquer la place de Mermoz que ces ailes de géant empêchent de marcher) ;

- Chiotti appelle les mêmes remarques, lourdaud, il a été préféré au tonique Menini (il doit être dans les petits papiers Chiotti, ahaaha) ;

- Goujon ne fait pas la maille (ahaaha encore, celle-là j'en revendique la totale paternité comme dirait Cécillon), chaque club pro possède au moins un joueur ayant pareil profil et qualités, tant qu'à faire appel à des zombies genre La Miche et Trinh-Cul, Harinordoquy aurait été un beau pari.

Pour finir relevons quelques joueurs toujours en activité, de l'aventure en 2011, ni meilleur, ni pire depuis mais totalement hors des écrans de la nullité pleurnicharde et de son staff

 Ducalcon, Domingo, Lapandry, Harinordoquy, Médard et Clerc (sic transit gloria mundi)

On pourra toujours se consoler:

1. en se disant que le groupe pour préparer la Coupe du monde n'est pas celui qu va la jouer.

2. en se disant que le Lièvre avait fait pire en faisant appel à un Lakafia, total inconnu en tricolore, que Parra avait fini à l'ouverture, qu'un Doussain était le rappelé de dernière minute et que Poux a été titulaire en finale de Coupe du monde etc.

De semblables retournements dans un XV de France cul déjà par-dessus tête vont sans doute se produire à nouveau.

Mais au final ce qui l’emporte par-dessus tout  c'est la formidable bien qu'incommensurable vacuité de l'exercice : souvenez-vous en 2007, sans la blessure de Vermeulen, jamais l'équipe de France n'aurait su qu'elle avait été à deux doigts de  laisser  le meilleur français  de la compétition (Dusautoir) à la maison...

 Le groupe des 36 pour préparer le Mondial

Avants: Eddy Ben Arous (Racing), Vincent Debaty (Clermont), Uini Atonio (La Rochelle), Xavier Chiocci (Toulon), Nicolas Mas (Montpellier), Rabah Slimani (Stade français), Guilhem Guirado (Toulon), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing), Alexandre Flanquart (Stade français), Yoann Maestri (Toulouse), Pascal Papé (Stade français), Sébastien Vahaamahina (Clermont), Thierry Dusautoir (Toulouse), Damien Chouly (Clermont), Bernard Le Roux (Racing), Yannick Nyanga (Toulouse), Louis Picamoles (Toulouse), Fulgence Ouedroago (Ouedroago), Loann Goujon (La Rochelle).

Arrières: Rory Kockott (Castres), Morgan Parra (Clermont), Sébastien Tillous-Borde (Toulon), Rémi Tales (Castres), Frédéric Michalak (Toulon), François Trinh-Duc (Montpellier), Mathieu Bastareaud (Toulon), Wesley Fofana (Clermont), Rémi Lamerat (Castres), Gaël Fickou (Toulouse), Alexandre Dumoulin (Racing), Yoann Huget (Toulouse), Noa Nakaitaci (Clermont), Sofiane Guitoune (UBB), Brice Dulin (Racing), Scott Spedding (Bayonne).

 
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