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mardi, 25 août 2015

La bourre est dans le pré : Beefs-Bleuxv acte I

Le Goret et son staff ont composé une équipe pratiquant un jeu éclairant toute la faillite d'une ère.

Par quoi commencer ? Le plus con sans doute, mais le tri va être difficile.

Dulin, piètre arrière, dont la relance consiste à zigzaguer dans la défense pour 1 se couper du soutien, 2 perdre le ballon et parfois en 3 se faire pénaliser. face aux Beefs, toute la palette du jeu du nain Dulin a pu être expérimentée. Mais Dulin est un chouchou, il faut qu'il joue, qu'à cela ne tienne mettons à l'aile, on a vu ce qu'il coutait de mettre un non spécialiste du poste à l'aile. Ça me rappelle l'école de rugby, quand gamin on mettait à l'aile le plus mauvais de l'équipe, endroit qui passait alors pour le moins dommageable quant au sort du match. Là pareil, sauf qu'en face t'as pas les minimes de Nuces sur Agout, mais l'équipe d'Angleterre. Car enfin, c'est quand même incroyable  d'avoir aussi peu d'estime pour un sport dont on entraine quand même l'équipe nationale que de penser qu'un poste peut être occupé au plus haut niveau qu'il soit par un joueur n'en ayant aucune expérience. Ce n'est rien moins qu'ignorer les spécificités du poste, les habitudes et réflexes pris par ceux qui l'occupent. Le pire c'est que cela vienne d'un ancien ailier n'ayant jamais brillé par sa polyvalence.

Polyvalence, mot qui devrait à jamais être banni du vocabulaire rugbystique. Passe encore qu'il y ait des ailiers-arrières (plus rarement des arrières-ailiers) comme il existe des plombiers-zingeurs ou des charcutiers-jongleurs, mais les exigences du rugby pro pratiqué au plus haut niveau rendent quasi-impossibles la chose.

OU alors, si on tient vraiment à la polyvalence, on prend un joueur véritablement polyvalent Médard par exemple, mais en 3 semaines on ne transforme pas en joueur polyvalent un Dulin ou un Fickou. Les leçons du piteux passage de Vahaamahina en troisième ligne n'ont visiblement pas été retenues, d'autant plus que la perspective d'un Leroux retenu pour sa capacité (non démontrée en club) à jouer en seconde pompe est mis en avant par le staff tricolore. On retient un joueur en troisième ligne parce qu'il fait parti des meilleurs à ce poste, pas parce qu'il est susceptible de pousser au cul de Mas.

Dernier clou au cercueil de la polyvalence le manque de considération pour le travail des entraineurs de club dont sa perspective témoigne. Le Goret qui a Dulin entre les mains quelques semaines par an, explique en gros à Travers et Labit qui le pratiquent depuis plusieurs années que c'est à l'aile qu'il est le plus à l'aise pour le niveau international. Les précédents de Laporte (Traille à l'arrière) ou du Lièvre (Parra à l'ouverture) n'atténuent en rien la responsabilité d'un Goret en aucun cas obligé de marcher dans les pas foireux de ses prédécesseurs.

La paire Dumoulin-Lamerat composée de deux premiers centres est une connerie supplémentaire à porter au crédit (débit ?) du Goret. Depuis presque 4 ans, les Bleuxv ne brillent guère par leur efficacité offensive, et plutôt que d'associer le meilleur 12 au meilleur 13, le Goret croit peut-être révolutionner le rugby mondial en associant deux 12 ? En termes de complémentarité, c'est aussi débile que de vouloir faire une mayonnaise en mélangeant les œufs aux œufs.

Comme il fallait s'y attendre ces deux choix aussi cons l'un que l'autre sont à l'origine de joueurs à la bourre dans le pré.

Pour finir : SZARZEWSKI capitaine.

Notre Dalida de l'Ovale a clairement perdu une place de titulaire devancé qu'il est par Guirado, meilleur avant du dernier tournoi. Le Poulidor des talons, généreux et valeureux au demeurant, est choisi comme capitaine, quel message le Goret adresse-t-il à ses joueurs ?

Est-ce une compensation pour un ancien, qui délivré de la concurrence de Servat a dû affronter celle de Kayser puis de Guirado ?

Un hommage aux chanteuses souffrant d'un strabisme prononcé ?

Une pierre dans le jardin de Guirado pour le garder sous pression ?

On ne le saura sans doute jamais, d'autant plus que remplacé par Guirado, Szarzewski lui a également cédé le capitanat. Qu'un remplaçant devienne capitaine à la faveur d'un changement n'est pas chose très répandue, et obscurcit un peu plus davantage les choix d'un sélectionneur.

 

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