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mardi, 01 septembre 2015

Dusautoir ou l'appendice de l'Ovale bleu, blanc, rouge

Rappel pour ceux qui ne se sont pas cassés le cul à faire médecine pour pouvoir glander au frais le restant de leurs jours : l'appendice est cette partie du corps qui ne sert à rien, mais qui parfois fait du bien quand on l'enlève pour causes d'inflammations.

 Venons-en au fait, sur la pierre tombale de Dusautoir on pourrait écrire : Joueur international de rugby à XV (2007-2011).

Rappel  (à nouveau) à l'usage des plus jeunes et des vieux frappés d'Alzheimer, la gloire de Dusautoir ne fut que passagère et le fruit du hasard.

 2007, veille de Coupe du monde, Elvis Vermeulen (qui n'est ni le King, ni Sudaff), honnête troisième ligne centre pénétrant mais maladroit dans la lignée d'un Lièvremont (le bon pas l'autre) se pète. Aussi sec, Laporte appelle un troisième ligne aile de plus en plus en vue après son passage du BO au Stade (le toulousain, pas l'autre).

Non seulement celui qui n'était pas prévu dans le groupe participe à la Coupe du monde, mais il va rapidement s'imposer au point de devenir le Dark destroyer pour la presse d'outre-manche après un match flamboyant à Cardiff en quart de finale de Coupe du monde qui ne serait sans doute pas resté dans les mémoires si la France n'avait pas dû la victoire à un essai entaché d'un en-avant aussi flagrant que l’honnêteté des Balkany.

 C'est un peu comme si aujourd'hui Cahute ou Guitoune se pétait et qu'on appelle l'excellent Grosso, lequel marquerait la compétition par sa puissance, son agressivité, bref par ses performances il deviendrait aussi indispensable aux Bleuxv que pu l'être Dusautoir en son temps.

2011, en finale de Coupe du monde, toujours face aux Blacks, Dusautoir marque l'un des rares essais de sa carrière. Rideau : fin du règne sportif.

Depuis plus rien ou presque. le club dont il est le moderne emblème devient  comme les autres, se banalisant quand Toulon, Clermont et le Racing font l'essentiel de l'animation sportive et extra-sportive, dans le même temps, le voisin tarnais aux moyens limités va deux fois en finale et remporte un titre (je n’oublie pas le titre de 2012, mais il doit plus à Servat, Mac Allister et à l'absence d'Hayman qu'à Dusautoir...). Quant à l'équipe de France depuis 2011 elle évolue en tête de la Pro D 2 internationale devant l'Ecosse et l'Italie.

Un stade toulousain devenu une équipe ordinaire de Top 14 visant quand même la qualification et les Bleuxv ont en commun d'avoir le même capitaine : Dusautoir. Les performances banales de l'un et piètre des autres sont souvent durement jugées sans que jamais celles de leur leader ne soient mis en cause. Etrange...

 Serait-il le seul à rester bon ? Échapperait-il au naufrage quand tous plongeraient au point de faire passer Renaud pour un marin d'eau douce ?

 Que nenni, il est dans le marais. Pire, jamais il n'est celui de qui vient le sursaut quand sursaut il y a.

 Le problème c'est que cela commence à se voir, tant son absence au Stade toulousain ou en équipe de France n'a (c'est le moins qu'on puisse dire)  aucune incidence sur les résultats du club. Les Blacks, sans Mac Caw, les Irlandais sans O'Connel, ou les Italiens sans Parisse souffrent de l'absence de leur leader, conclusion logique : Dusautoir n'est pas un véritable leader, si son absence est sans incidence...

 Mais il est vrai qu'en France, pays de tradition fromagère, on a le culte de l'ancien. Un type élu en 1974 vient nous expliquer la marche du monde depuis plus de 30 ans qu'il est à la retraite, Juliette Greco continue de nous rebattre les oreilles avec son seul tube qui date du temps ou Boris Vian avait encore des couilles et Miles Davis la trompette encore ferme et pleine de vigueur, et si Pinay n'était pas mort, il viendrait nous causer des remèdes à apporter à la crise grecque.

 Bref, la France pays de vieux, a du mal à dégager les glorieux anciens, du coup on rappelle Pétain. Vive les icônes même quand elles déconnent...

 Mais je sens bien que je m’égare, d'autant que le Goret est parti pour ne pas enlever l'appendicite du XV de France, au risque de bricoler une troisième ligne bancale et de sacrifier un Leroux ou un Nyanga.

Bref, comme on dit dans les bordels à Manille : place aux jeunes !

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