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mercredi, 30 septembre 2015

France Dry-Canada : au-delà des apparences

Ce France-Canada de jeudi s'annonce comme une sorte de France-Roumanie joué en chemises à carreaux. Peut-être  y aura-t-il un peu moins de déchets, mais rien n'est moins sûr. Si j'étais Nicollin, j'attendrais un peu avant de ranger les camions...

En revanche, une chose est certaine : les Bleuxv, ça ressemble à une équipe de rugby, c’est gaulé comme une équipe de rugby… mais ce n’est pas une équipe de rugby. La France Dry en somme. Aucune cohésion, aucune cohérence, aucune continuité dans le jeu, au bout de trois passes la gonfle a le goût de l'herbe en bouche, rien qui ne ressemble de près et de loin à une équipe de rugby.

Sans compter que de l'Ovale sans humilité n'est pas vraiment de l'Ovale. Or, nos Bleuxv sont très heureux du parcours réalisé (battre l'Italie et la Roumanie, mâtin quelles équipes...) même s'ils comme ils se plaisent à le dire et à la répéter "tout n'est pas parfait", et de chouiner de ne pas être suffisamment soutenus. On les invite à regarder derrière pour mieux comprendre notre pudique retenue : pas mieux qu'une troisième place dans le Tournoi depuis 2011, des défaites à la pelle, une bouillie de rugby et deux matchs en Coupe du monde plus brouillon qu'un discours de Sophie Marceau. Pour être aimés, commencés à être admirés et pour cela, sans même faire rêver, le minimum c'est de jouer avant la 73ème minutes !

Mon polyglottisme très relatif ne me permet pas de savoir si les autres équipes chouinent pareillement sur leur isolement, leur hébergement et plus largement sur leurs conditions de vie, mais c'est récurrent en Coupe du monde. Même en 2007, notre cimetière à poulet national, Marconnet se plaignait de Marcoussis (Marcaltraz) alors que les Bleuxv évoluaient à la maison dans des installations flambants neuves. Que devaient dire les Argentins, Boks, Blacks et autres iliens à des milliers de kilomètres de leur chez eux...

Toutes ces lamentations tricolores ne dénotent pas un état d'esprit très rugby, comment ensuite le pratiquer en véritable équipe ?

mardi, 29 septembre 2015

De l'Ovale et de l'approximation langagière...

Le rebond imprévisible du cuir est comme un principe d’incertitude inhérent à ce beau jeu de rugby, il en constitue même l'un des principaux attraits ; pas au point toutefois de recevoir un usage métonymique tant les hiérarchies, en dépit de ces maudits Japs, sont aussi solidement établies que les héritiers dans notre société.

Cette imprévisibilité ontologiquement bondissante ne justifie en rien l'imprécision langagière, aussi urticante aux oreilles que les reliquats de Dolpic à l'heure du dernier pipi...

Au palmarès de ces hors jeu langagiers figurent ces " du côté de ",  d'autant plus  insupportables lorsqu'ils sont associés à un stade dont la localisation est on ne peut plus précise. Ainsi s'en va-t-on retrouver machin ou bidule "du côté du Millenium Stadium" tandis que le match tant attendu se déroule" du côté de Cardiff" et tutti quanti. Ce n'est pas tant la faute qui agace que sa répétition incongrue et déplacée. Rappelons quand même que du côté de... signifie qu'il existe une indétermination spatiale, aussi son usage pour signifier un endroit connu de tous est-il plus qu'abusif. Mettons donc "du côté de" de côté sauf à vouloir signifier une réminiscence proustienne nous menant vers chez Swann (ce qui reste rare quand on cause gonfle)...

Pareillement les prochains Irlande-France ou Angleterre-Australie sont présentés comme "de véritables huitièmes de finale". Tout ce qui est "de finale"  implique, un peu à la manière d'Highlander, qu'à la fin il ne doit en rester qu'un. Or, rien de tout cela ici puisqu'à la fin d'Irlande-France il en restera deux, les deux équipes étant qualifiées à l'issue de ce """"huitième"""" pour les quarts de finale. Un cas de figure identique est tout à fait possible dans la poule dite "de la mort", rien ne garantissant aux gallois d'en sortir vivants...

Enfin quel est donc ce tic verbal qui fait désormais florès : "ça tape fort" (ou sa version rétrospective : "ça a tapé fort"). On commencera par observer que présenter le rugby comme un sport où  " ça tape" n'est pas de nature à rassurer les mamans à l"heure de choisir une activité susceptible de forger dans l'airain les jeunes âmes, on poursuivra  pour déplorer la réduction d'une partie d'ovale à "ça a tapé" , enfin on relèvera que la richesse de notre langue est telle qu'on peut sans mal s'épargner une expression aussi fruste qu'un deuxième ligne du Haut Languedoc. Sans compter que le langage laisse toujours place à l'invention ; remplacer ces intempestifs "ça tape fort" par un "ça bastareaude' aurait quand même plus d'élégance...

dimanche, 27 septembre 2015

Ce que le Beef nous dit des Bleuxv : Stuart little ou de la vertu en Ovalie

On pressentait le Beef moins Beef que d’habitude ; leur défaite face aux gallois (au rang des idées reçues le gallois est valeureux quand l'irlandais du temps où il perdait avec gloire était accrocheur) conforte l'analyse.

Stuart Lancaster a voulu jouer petit bras (le Stuart little du titre) en privilégiant l'option bourrin. On a vu ce que ça a donné...

Nous bassiner depuis 2011 sur le nouveau style de l'équipe d'Angleterre pour en revenir au bon vieux frigo américain quand le premier obstacle pointe son nez aussi sûrement que le soleil la soupe au fromage avalée, ce n'est pas le plus exemple de constance que l'on puisse donner à un peuple dont la constance est érigée au rang des vertus premières.

Or, il se trouve que finalement l'option bourrin est aussi celle choisie par le Goret, ce qui inquiète légitimement comme on aime à dire chez les Bourbons. Certes l'ovale de France ne se remarque pas par sa constance, sauf à considérer que patauger dans le très moyennasse  est un choix de vie, mais il est risqué de croire que les vices à la mode finissent toujours pas passer pour vertu (on y reviendra).

Quoi qu'il en soit, le futur Beef-Kangourous s'annonce aussi explosif que... (vazy fais-toi plaisir méthaphore à ta guise !).

samedi, 26 septembre 2015

Pour attendre un peu entre les matchs

Pour attendre entre les matchs de cette coupe du monde 2015, vacheries, conneries aussi grosses qu'un pilier samoan, cuffes et cagades, la sélection de la semaine :

Saint-André dans Le Parisien

"Sincèrement, pour que la France entière retrouve le moral, on doit être champions du monde".

Maintenant tu sais pourquoi que t'as pas le moral...

Dusautoir dans Le Monde

"On a quand même un bagage assez lourd au niveau de nos défaites"
Puisqu'il le dit...

Laporte dans Le Monde

"C’est la première fois entre deux Coupes du monde qu’elle a eu autant de temps pour se préparer, et c’est la première fois entre deux Coupes du monde qu’elle a eu des résultats aussi médiocres. Heureusement qu’il y a un Top 14 de qualité très relevée pour compenser !"

C'est gentil pour Saint-André et son staff (juste avant Laporte dit quand même : "En tant qu’entraîneur de club, j’ai un devoir de réserve et je ne donne pas d’avis sur le jeu lui-même".
 
"On est en mode commando. On avance caché mais on croit en nous".

Toujours aussi inspiré le Papé, mais comment lui donner tort, trop bien caché Pascal...
 
 

jeudi, 24 septembre 2015

Vivement le Tournoi des VII Nations : jeu de mains, jeu de roumains

Un Tournoi des VII Nations avec la Roumanie permettrait à la France de pouvoir espérer battre trois équipes, ce qui ne lui arrive pas souvent (sous Saint-André une fois en 2014).

Les Bleuxv ne sont jamais bons face à plus faibles qu'eux, ce France-Roumanie 2015 n'a pas échappé à la règle. Il n'a toutefois pas était inutile, il a montré qu'au rayon des joueurs au talent boursouflé Dulin est tout en haut. Si bien que même s'il n'est pas très bon Scott (ahaha), il peut dormir sur ses deux oreilles, d'autant plus qu'il se réveille, lui. Pour le reste, fébrilité, maladresse, impatience, jeu au pied à contre-temps, bref on était en terres connues.

Si les Bleuxv piétinent devant de petites équipes, ils ont du mal aussi contre les grandes, on comprend dans ses conditions, que l'avenir n'a pas le rose de la fesse d'un pilier beef mafflu. Car s'il y a de grandes équipes, par définition  il en existe de petites.

La novlangue étouffante du temps contamine l'Ovale au point que tout commentateur, observateur, se croit obligé de préciser avant ou après l'usage de l'expression qu'il n'entend surtout pas manquer de respect à l'équipe visée. C'est un peu comme si tu disais  :  "Ma petite Mimie, je ne voudrai pas te manquer de respect, mais t'es pas bien grande quand même...".

La meilleure manière de témoigner son respect à l’égard d'une petite équipe est de jouer comme face à une grande pour au final lui passer entre 50 et 100 pions, les irlandais contre le Canada et les Blacks en général savent très bien faire cela, au lieu de quoi nos gentils Bleuxv nous font de la bouillie de rugby. Tous, plutôt que de n'avoir que ce respect feint à la bouche pour un adversaire qu'ils savent pertinemment inférieur, feraient mieux de se préoccuper du respect d'un jeu capable de vous extraire de la masse du commun pour faire de vous l'égal d'un dieu (In BOD we trust). Quand la pleurnicherie le dispute à l’hypocrisie, on est au-delà de la tartuferie en pleine triste bouffonnerie.

Petite équipe signifie simplement qu'elle ne gagne pas souvent et jamais contre les grandes, que son bilan est comparable à celui de Bernard Tapie à la tête de Terraillon, il ne pèse pas lourd.

Pour avoir ignoré cette vérité plus réconfortante qu'un vin chaud en haut des pistes, pour avoir violé  ce doux ordre des choses, le Japon a beaucoup fait de mal au rugby. Jusqu'à ce que la mémoire s'éteigne tout un chacun avant un match contre une petite-moyenne équipe ou une moyenne-petite équipe voudra étaler sa science de la gonfle en rappelant le précédent nippon mais mauvais.

L'échelle du siècle est minimale, on se souvient en 2015 qu'en 1924 aux JO de Paris une mémorable partie de mandoline émailla un France/États-Unis au point de rayer l'Ovale des cinq anneaux jusqu'en...2016.

Aussi doit-on beaucoup aux joueurs des Highlands (en français du haut des causses) pour avoir remis les japonais à leur place. A la manière de ces pauvres qui s'invitent parfois à la table des riches et qu'il convient de chasser à coup de pied dans le cul pour éviter qu'ils ne prennent  de mauvais habitudes, les Bleus des causses ont fait le boulot. Merci à eux !

 

mercredi, 23 septembre 2015

Préjugés, stéréotypes et idées reçues : Christian Jean-Pierre sort de ce corps !

Le roumain ne fait plus peur, sauf évidemment si t'as un peu de cuivre chez toi ou le portefeuille qui dépasse de la banane.

Il fait tellement pas peur que le Goret nous chamboule toute l'équipe, vu de loin, ça à l'air très malin, sauf que Goret et malin, ça ne va pas bien ensemble, pour causer riche on appelle même ça un oxymore (va chercher dico). Eventuellement au marché aux bestiaux, avec ses airs de maquignon contrarié, le Goret peut réaliser un bon coup, allez tope là, l'affaire est faite... mais c'est tout.

Benoitement tu te dis, belle gestion des troupes, ceux qui n'ont pas joué jouent, et ceux qui ont joué se reposent, chapeau l'artiste, d'ailleurs les Blacks où d'autres ne procèdent pas autrement. Sauf que leur jeu est aussi huilé qu'un gladiateur pédé (après le roumain, le pédé, vive l'égalité dans la discrimination).

Du coup, on se dit finalement que c'est très con, et là ça colle mieux, vu que jusqu'à présent Le Goret s'est plus distingué par le très con que le malin. Un exemple plus frais que la salade de mon épicier arabe (après le roumain, le pédé, l'arable, normal) : Huget se pète, je vais chercher Grosso qui 1 n'était pas dans le groupe des 36 et 2 qui est un pur ailier alors que le Goret nous a bassiné 1 avec son groupe de 36 censé précisément servir dans l’hypothèse de graves blessures et 2 avec la polyvalence (où est Médard ?).

On avait eu droit précédemment à cette justification de l'exclusion de Trinh-Duc par le Goret : je préfère prendre des buteurs n°1, or chacun sait que La miche et Talès sont des buteurs n°1 en club... L'enfumage continue.

Contre l'Italie il est clairement apparu que les Bleuxv manquent d'automatismes, qu'un match facile serait de nature à travailler ces derniers et à emmagasiner un peu de confiance, que faire tourner, effectuer des changements c'est malin mais que changer 13 joueurs sur 15 au final c'est plutôt con.

Pour finir, rien sur les gouines, mais en même temps la gonfle c'est pas pour les tapettes

mardi, 22 septembre 2015

Entre Italie et Roumanie : au milieu de nulle part

Pisque c'est un exploit que de battre l'Italie félicitons-nous : alleluia !

Traditionnellement le type qui avait la plus belle passe on le foutait au centre, au centre c'était central, du coup c'était bien pensé que de mettre au centre le moins maladroit de la bande (c'est peu de dire que la logique est implacable dans l'ovale, autre exemple en général on met les plus gros pour pousser et les plus grands pour sauter, elle est pas belle la vie en rugby ?)

L'équipe de France 2015, qui n'ambitionne rien moins que d'être championne du monde compte deux superbes lanceurs de crêpes au centre, des passes dégueulasses, des ballons jetés n'importe comment, on comprend mieux l'exclusion de Mermoz, trop élégant, trop adroit, bref trop centre...

Jusqu'à présent on ne savait pas trop quoi penser de Dumoulin, cette absence d'avis, plutôt rare chez le chroniqueur, provenait sans doute du fait qu'il était blessé, sur la banc, ou tout simplement ailleurs. Désormais on sait : au centre il fait un four Dumoulin... On vantait sa capacité à jouer dans le dos de la défense, sans doute voulait-on signifier par là, sa capacité à balancer la gonfle dans le dos du défenseur...

Le reste est sans surprise, les bons soldats sont toujours là, Picamoles, nous fait toujours ses 30 minutes et puis plus rien, il doit se balader sur le pré avec un genre de minuteur, Guirado surnage.

La charnière pèse autant qu'une coccinelle sur les couilles d'un taureau de l'Aubrac ; certes La Miche y va de sa jolie passe au pied, mais on fera observer 1 que c'est le moins et qu'en 2 c'est tout. Quelle alternance, quelle animation, quel jeu au pied ? Rien, sans compter qu'il rate deux pénalités largement à la portée de n'importe quel buteur de classe internationale. Ce genre d’échec va peser lourd dans les matchs au cordeau où chaque point compte.

Bref, on n'est pas plus avancé, aussi avant de tirer des plans sur la comète on aimerait davantage d'actes que de discours.

dimanche, 20 septembre 2015

Le jour d'après...Les Boks se font hara-kiri

A mon voisin frontiste (le Sud n'est pas qu'une terre de rugby) qui me demandait : "Tiens-toi qui a une chemisette Cambérarero (le Sud sait aussi être une terre d'élégance) tu dois t'y connaitre en rugby, c'est quoi cette histoire de Japonais qui battent les gentils afrikaners ? " (phrase conclue avec un brin de nostalgie dans la voix ).

Ebé lui dis-je, c'est comme si Philippot convolait en justes épousailles avec Clémentine Autain, un truc tellement improbable que l'idée ne te vient pas.

C'est vrai que la chose est si extraordinaire qu'elle ne parait pas vraie, le plus simple est donc de la tenir pour fausse pour essayer d'y voir plus clair, puisque dès lors que les japonais qui n'avaient pas gagné depuis 1991 battent l'un des prétendants à la couronne mondiale, tout est possible.

Et justement non, on a fait tourner à fond les bécanes bourrées de stats jusqu'à la gueule, il en ressort :

Que lorsque le champion n'est pas chez lui (1987, 1995, 2011), il est du Sud sauf en 2003, mais qu'il compte toujours parmi les équipes dominant le rugby mondial les années précédant la compétition.

En 2015, la France joue-t-elle à domicile ?

La réponse est non.

La France est-elle une équipe du Sud ?

La réponse est non.

La France a-t-elle dominé le rugby mondial ces dernières années ?

La réponse est non.

On en déduit assez facilement, qu'il faut arrêter de nous enfumer avec des fadaises à la Marc Lévy du genre : Et si c'était vrai que c'est possible d'être heureux en ovale pour toujours mon amour...

Rien, absolument rien n'atteste le discours du staff et des joueurs visant à faire accroire que la Coupe du monde reste un Tournoi que n'importe quelle équipe du gratin mondial peut gagner.

Rien n'est plus faux, c'est faux et archi-faux, l'équipe sacrée a toujours été la meilleure, sauf en 1995, c'est vrai, mais à ce moment là, la compétition dépassait le cadre sportif pour s'inscrire dans la légende d'une nation en reconstruction.

En 2015, Hollande est-il Mandela ? J'ose à peine poser la question à mon voisin..

samedi, 19 septembre 2015

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

Le seul truc un peu imprévisible quand tu tates l'Ovale, c'est le rebond, pour le reste, les hiérachies sont aussi bien établies que l'étiquette à la cour du Roi Soleil, les styles de jeu aussi ancrés dans le génie national que l'autre doré en haut de sa colonne.

Prenons cet Angleterre-Fidji d'ouverture, des fidjiens, indisciplinés, incapables ce jouer ensemble, forgeant cette continuelle énigme :  comment des types aussi brillants individuellement et en club peuvent être aussi inconsistants au niveau international ?

Hormis un quart contre les Boks en 2007 à Marseille, les Fidjiens en Coupe du Monde c'est pas grand chose, et c'est parti pour continuer à l'être.

Du coup, si changement il y a c'est chez le Beef qu'il faut le chercher : une vitesse derrière à laquelle on était peu habitué et qu'on aimerait bien voir de  ce côté du Channel. Le jeu du frigo américain Tindall avait quelque chose de réjouissant au centre par son caractère aussi prévisible que la pluie en Bretagne ou la bave de l'épileptique, mais là on envie moins le Beef, Bastareaud est notre Tindall à nous (va-t-il entrer dans la famille princière du voisin monégasque ?). Prévisible en revanche est Brown, placé comme il se doit derrière, nommé Yellow il aurait joué devant...

Si j'étais Beef, je m'inquiéterais, ils m'ont semblé moins méchants, moins agressifs qu'à l'accoutumée, et pour le dire autrement, moins puissants, bref des Beefs moins Beefs. Pour le dire autrement, rien de l'étoffe dont on fait les champions du monde.

Ce n'est pas non plus du côté du tissu français et a fortiori italien que l'on ira s'approvisionner.

Sauf les rares fois où les Bleus d'azur battent nos Bleuxv, on s'emmerde ferme. Depuis au moins Azincourt, l'équipe de France pratique un jeu en accord avec son adversaire, donc face à une italie brouillonne, ça donne toujours un match à oublier (si t'entends après un France-Italie : "on tient notre match référence", pense à te réveiller, tu risques de t'étouffer dans ton vomi), sans queue ni tête (ça doit faire mal), là où des Blacks méthodiques mettraient 70 points, les Bleuxv livrent un match ternasse, brouillassou, en un mot bien dégueulasse, à la manière des nappes de fin de tables de fêtes colorées par des agapes où se mêlent le rouge qui tache, le blanc qui teinte les joues et le bulleux qui se la pète.

Un France-Italie, même frais ça pique, comme il se doit pour un Piccolino, notre duel de nains latins, si on ajoute à cette médiocrité chronique l'absence de Parisse, pas sûr qu'on est pas mieux à regarder (la finale de 2011 ?).

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

vendredi, 18 septembre 2015

On y est !

C'est tous les quatre ans et ça n'a jamais été aussi près :  la Coupe du monde.

Bien sûr il va être davantage question des "performances" de l'équipe de France, que du pur Ovale.

Il est vrai que l'amateur exigeant de gonfle doit tourner ses regards vers d'autres horizons que le tricolore, enfin ne boudons pas notre plaisir, le rugby, comme on dit quand on ne le connait pas, va être au devant de la scène pendant quelques semaines, même charriant son lot approximations, d'idées reçues et toutes faites, savourons donc comme il se doit cette entame avec de la bulle à 5° ou plus !

Pour le reste, pas d'envoyé spécial découvrant pour la première fois l'odeur mate du camphre, pas d'accréditation pour voir de près ce qui saute aux yeux, le carré du tapis de souris plutôt que le carré VIP, que de l'ordinaire, rien d'autre que le dispositif l'habituel : le cul bien vissé sur le fauteuil, au chaud pour broyer des mots entre les poteaux.

samedi, 12 septembre 2015

Après les Bleus d'Ecosse, de quelques questions oiseuses dans la dernière ligne droite

Que l'amoureux de l'Ovale se le tienne pour dit, c'est pas en bleu, blanc, rouge qu'il va se régaler à l'orée d'une compétition sacrant pour 4 ans les Rois de la gonfle.

Si quelques naïfs ont cru après un bon match contre les Beefs que les Bleuxv allaient tout casser, l'ultime levée préparatoire contre les Bleus d'Ecosse a remis l'équipe à sa place : pas très loin du balai à chiottes du rugby mondial.

Que nenni comme dit le cheval, la vitrine du rugby de France en Pro D2 internationale est, en Pro 2 Internationale reste (au moins jusqu'en 2015).

De fait après ce qui ressemble à un match nul contre l'une des plus mauvaises nations du Tournoi depuis 20 ans est de nature, non à lever les doutes, nul de raisonnable n'en a sur les chances de cette équipe de décrocher le pompom (le... rire de l'arbitre...), mais à conforter la conviction : des pipes, du plat et du pipeau (j'ai manqué m'étouffer quand à la pause les joueurs dressaient le panégyrique - va chercher dico - du capitaine Dusautoir, ça m'a fait penser au film d'entreprise où les employés juste avant d'être virés disent le plus grand bien de leur patron ou de la responsable des RH...). Rappel : Dusautoir est ce capitaine de nain parmi les lilliputiens dont le palmarès au bout de 7 ans tient dans un Grand Chlem (2010).

Bref on n'a pas fini de nous prendre pour des truffes sans le foie gras autour.

Ce qui ne doit pas nous empêche pas de poser quelques questions :

Avec ses relances électriques et son long coup de pied,  est-t-il toujours bon Scott pour nous mener vers l'autoroute du Paradis ?

Kockott va-t-il jouer les matchs de poule ou portera-t-il le numéro vingt ?

Picamoles peut-il durer plus de 30 minutes sur le pré ?

La Miche peut-il être au four et au moulin ?

Thales est-il  vraiment fait pour l'ovale ?

Nakaitici n'a qu'à être debout ?

Mas-Guirado ou Porte d'Espagne ?

Bref, faut vraiment que le niveau baisse pour espérer vivre en harmonie avec cette équipe, jamais l'apostrophe coudercien n'a été aussi  juste : allez les petits,  les toupetirikiki...

mardi, 01 septembre 2015

Dusautoir ou l'appendice de l'Ovale bleu, blanc, rouge

Rappel pour ceux qui ne se sont pas cassés le cul à faire médecine pour pouvoir glander au frais le restant de leurs jours : l'appendice est cette partie du corps qui ne sert à rien, mais qui parfois fait du bien quand on l'enlève pour causes d'inflammations.

 Venons-en au fait, sur la pierre tombale de Dusautoir on pourrait écrire : Joueur international de rugby à XV (2007-2011).

Rappel  (à nouveau) à l'usage des plus jeunes et des vieux frappés d'Alzheimer, la gloire de Dusautoir ne fut que passagère et le fruit du hasard.

 2007, veille de Coupe du monde, Elvis Vermeulen (qui n'est ni le King, ni Sudaff), honnête troisième ligne centre pénétrant mais maladroit dans la lignée d'un Lièvremont (le bon pas l'autre) se pète. Aussi sec, Laporte appelle un troisième ligne aile de plus en plus en vue après son passage du BO au Stade (le toulousain, pas l'autre).

Non seulement celui qui n'était pas prévu dans le groupe participe à la Coupe du monde, mais il va rapidement s'imposer au point de devenir le Dark destroyer pour la presse d'outre-manche après un match flamboyant à Cardiff en quart de finale de Coupe du monde qui ne serait sans doute pas resté dans les mémoires si la France n'avait pas dû la victoire à un essai entaché d'un en-avant aussi flagrant que l’honnêteté des Balkany.

 C'est un peu comme si aujourd'hui Cahute ou Guitoune se pétait et qu'on appelle l'excellent Grosso, lequel marquerait la compétition par sa puissance, son agressivité, bref par ses performances il deviendrait aussi indispensable aux Bleuxv que pu l'être Dusautoir en son temps.

2011, en finale de Coupe du monde, toujours face aux Blacks, Dusautoir marque l'un des rares essais de sa carrière. Rideau : fin du règne sportif.

Depuis plus rien ou presque. le club dont il est le moderne emblème devient  comme les autres, se banalisant quand Toulon, Clermont et le Racing font l'essentiel de l'animation sportive et extra-sportive, dans le même temps, le voisin tarnais aux moyens limités va deux fois en finale et remporte un titre (je n’oublie pas le titre de 2012, mais il doit plus à Servat, Mac Allister et à l'absence d'Hayman qu'à Dusautoir...). Quant à l'équipe de France depuis 2011 elle évolue en tête de la Pro D 2 internationale devant l'Ecosse et l'Italie.

Un stade toulousain devenu une équipe ordinaire de Top 14 visant quand même la qualification et les Bleuxv ont en commun d'avoir le même capitaine : Dusautoir. Les performances banales de l'un et piètre des autres sont souvent durement jugées sans que jamais celles de leur leader ne soient mis en cause. Etrange...

 Serait-il le seul à rester bon ? Échapperait-il au naufrage quand tous plongeraient au point de faire passer Renaud pour un marin d'eau douce ?

 Que nenni, il est dans le marais. Pire, jamais il n'est celui de qui vient le sursaut quand sursaut il y a.

 Le problème c'est que cela commence à se voir, tant son absence au Stade toulousain ou en équipe de France n'a (c'est le moins qu'on puisse dire)  aucune incidence sur les résultats du club. Les Blacks, sans Mac Caw, les Irlandais sans O'Connel, ou les Italiens sans Parisse souffrent de l'absence de leur leader, conclusion logique : Dusautoir n'est pas un véritable leader, si son absence est sans incidence...

 Mais il est vrai qu'en France, pays de tradition fromagère, on a le culte de l'ancien. Un type élu en 1974 vient nous expliquer la marche du monde depuis plus de 30 ans qu'il est à la retraite, Juliette Greco continue de nous rebattre les oreilles avec son seul tube qui date du temps ou Boris Vian avait encore des couilles et Miles Davis la trompette encore ferme et pleine de vigueur, et si Pinay n'était pas mort, il viendrait nous causer des remèdes à apporter à la crise grecque.

 Bref, la France pays de vieux, a du mal à dégager les glorieux anciens, du coup on rappelle Pétain. Vive les icônes même quand elles déconnent...

 Mais je sens bien que je m’égare, d'autant que le Goret est parti pour ne pas enlever l'appendicite du XV de France, au risque de bricoler une troisième ligne bancale et de sacrifier un Leroux ou un Nyanga.

Bref, comme on dit dans les bordels à Manille : place aux jeunes !

 
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