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mardi, 27 octobre 2015

Les tartuffes de l'Ovale : pschitttttt....

Plus faible équipe des quarts de finale, les Bleuxv ont succombé devant le Système, dont on rappelle qu'il est partout et surtout nulle part.

Les ballons perdus sur les renvois Blacks : la faute au Système

Les touches ratées : la faute au Système

Les passes mal assurées : la faute au Système

Les ballons dans les airs échappés : la faute au Système

Les placages ratés : la faute au Système

L’absence de leader : la faute au Système

Tout baser sur la mêlée quand à ce niveau elles se comptent sur les doigts de la main d'en employé de la scierie : la faute au Système

Croire être capable de faire en 3 mois ce que les autres ne sont pas sûrs de réaliser en 4 ans : la faute au Système

La suffisance des Bleuxv avant le match contre l'Irlande : la faute au Système

Prendre l'amateur d’Ovale pour une saucisse : la faute au Système

Michalak contré : la faute au Système

Michalak simulant un claquage : la faute au Système

Dulin enrhumé à l'aile : la faute au système

Nakaitaci ignorant tout du placage aux jambes : la faute au Système

La sélection de Dumoulin : la faute au Système

Les relances de Spedding  plus prévisibles que la trajectoire d'un fil à plomb : la faute au Système

La lenteur dans le déplacement de Papé et Maestri : la faute au Système (on fait juste observer que les meilleurs au poste le sont en raison d'une grande mobilité quand le Goret fait le choix du massif, il est vrai que le  massif a toujours rassuré l’auvergnat...)

Dusautoir fantomatique : la faute au Système

Évidemment toutes ces accusations visant le Système n'ont qu'un but pour les tartuffes de l'Ovale que devant toute la mousse soulevée il n'en ressorte qu'un gigantesque pschittttt...

lundi, 26 octobre 2015

Les tartuffes de l'Ovale : le Lièvre ment, le Goret espère

Accusé Système, levez-vous !

Comme il fallait s'y attendre, après la branlée historique des Bleuxv, on assiste à un magnifique "c'est pas moi c'est lui",  suivi d'un implacable "c'est celui qui dit qui y est". On peut d'ores et déjà annoncer que dans 4 ans, avec ou sans Novès, l'objectif d'une demi-finale sera le seul horizon crédible du XV tricolore.

En attendant, tous sont heureux d'avoir trouvé le coupable : le Système.

Bien pratique le Système, c'est tout le monde et surtout c'est personne.

Tu ne peux pas y péter le genou à un Système, encore moins lui mordre l’œil, lui broyer les burnes, lui péter les rétros ou te foutre de la gueule de ses gosses à la récré, alors de là à le pendre par ses tripes...

Bref comme notre Ovale hexagonal, le Système c'est du vent.

On peut rétorquer que le Goret a assumé, c'est vrai, il a dit j'assume. Quoi ? C'est moins précis, mais surtout pour quelles conséquences ? Aucune, à part passer pour un con doublé d'un incapable pendant quelques mois, situation qu'il aurait quand même dû affronter, qu'il assume ou pas.

Au vrai, la traversée du désert ne sera pas bien longue, quand on voit à la vitesse à laquelle Lièvremont est passé d'entraineur nullard à consultant expert et intello de l'Ovale, le Goret va revenir pour nous asséner sa science dans le poste et au final c'est ce qui nous fait le plus mal au fondement... La perspective de revoir ce fruit improbable des amours contrariées de Droopy et de Jean-Louis Murat nous causer gonfle est de nature à stopper toutes les diarrhées.

Tout auréolé d'une finale perdue qui aurait presque pu être gagnée, le Lièvre devrait se montrer plus modeste et discret, sa Coupe du monde, c'est 7 matchs joués, 3 perdus, celle du Goret, 5 matchs joués, 2 perdus.

Sa coupe du monde, c'est une défaite face aux Tongas, une demie-finale gagnée avec tant de douleur qu'elle confine au miracle et durant toute la compétition un permanent psychodrame. A l'issue de la compétition, il ne trouva rien de mieux que d'incriminer le Top 14, le système déjà...

Au final, entraineur de Pro D2, étonné lui même de sa désignation à la tête des Bleuxv, le Lièvre est une station de plus dans le long calvaire du rugby tricolore qui l'a conduit aujourd'hui en Pro D 2 mondiale.

Le fait que Laporte qui n'a jamais fait mieux que perdre en demie-finale...face aux Anglais s'autorise à faire le consultant ne constitue pas une circonstance atténuante pour le Lièvre, mais un motif d'espoir pour le Goret.

mardi, 20 octobre 2015

Au coeur des Bleuxv : la France Nation de l'Hémisphère SuT

A la fédé on est tout plein d'idées aussi géniales les unes que les autres, à l'image de celle du stade à 600 millions d'euros.

Cacamou qui est dans le dur a réuni en urgence les membres de tous les comités et commissions de l'Ovale de France LNR compris permettant de baffrer gratis avant, pendant et après les matchs.

 On a pu se procurer le PV de la séance.

 Début de la réunion 17 h 15 (apéro)

 Deux questions à l'ordre du jour

Primo : Pourquoi c'est le SuT qui gagne à la fin ?

 Deuzio : Comment sortir de ce merdier ?

 Goze et Blanco soulèvent une question de procédure pour savoir comment est écrit fin, Cacamou apaise les esprits en faisant circuler le menu du jour.

 La séance peut commencer :

 - une partie de la Fédé pense que le rugby qui gagne n'est pas toujours au SuT puisque le champion 2015 de TOP 14 est à Paris ;

-une autre partie fait observer que c'est normal vu que Paris est au sud de Londres ;

- plusieurs membres présents font savoir qu'ils viennent de comprendre pourquoi Lille est sûr de perdre, vu que c'est dans le Nord, pas comme Dax...

 -Cacamou fait observer que ça n'a rien avoir, qu'il faut raisonner à l'échelle du monde ;

 -de nombreux membres de la fédé se demandent qu'est-ce qu'une échelle vient faire là ;

 -Cacamou répond que c'est une image ;

- Goze le reprend en disant que c'est pas avec des images qu'on deviendra champion du monde ;

 22 heures entrée froide, l'appétit a aiguisé les esprits.

-Cacamou indique qu'il faut délocaliser notre rugby dans l'hémisphère SuT, que Les Colonies s'est fait pour ça, que du temps du Général les essais nucléaires ne se faisaient pas à Rambouillet.

 Un brouhaha s'ensuit où il est question de la localisation de Rambouillet, de l'absence du Général à la dernière finale Yves du Manoir et de la santé déclinante de Roger Couderc, du nucléaire iranien et des conditions techniques du passage du nucléaire civil au nucléaire militaire.

 23 h 15 entrée chaude

 Cacamou reprend la parole pour soumettre son idée au Grand Praesidium suprême de l'Ovale hexagonal : construction du Grand Stade à Mayotte, délocalisation de Marcoussis à Nouméa.

 Le représentant de la Ligue des gentlemen très ordinaires suggère que pour l'équilibre des territoires français de l'hémisphère SuT il faut que le Top 14 ait lieu à La Réunion.

Cacamou trouve l'idée excellente, il connait un type à Air France avec qui il peut s'arranger pour les billets d'avion.

 Blanco est d'accord avec Cacamou, lui aussi il en a marre de se cailler toute la saison les miches à Oyonnax, à Clermont ou à Paris. Que cette année pour être sûr d'avoir du beau le finale aura lieu en Catalogne.

 Un membre de la fédé demande dans quel comité se trouve la Catalogne.

 -Blanco lui répond que c'est en Espagne.

 -Goze précise que justement la Catalogne c'est pas l'Espagne.

 -Blanco répond qu'il s'en fout que la finale aura de toute façon lieu à Barcelone, que ça été voté lors du dernier CA.

 -Goze rétorque qu'il ne s'en souvient pas, que plus ça va, plus il a du mal à entendre en mangeant, que ça doit avoir un rapport avec les oreillons qu'il a chopé au bataillon de Joinville, mais qu'au final lui aussi il s'en fout vu qu'il est plus vite rendu à Barcelone qu'à Paris.

-Cacamou s'efforce de calmer les esprits en précisant que de toute façon La Réunion-Barcelone ça fait une trotte.

-Le représentant de la com' de la fédé se demande si on ne pourrait pas envisager les Antilles, qu'il trouve super-cool et méga-fun surtout à Noël.

-Cacamou se permet de lui rappeler qu'un ile avec palmiers, cocotiers et sable blanc, ne la situe pas forcément dans l'hémisphère suT.

Bru croit malin de fayoter en ajoutant qu'on dit un planisphère et que la Guyane n'est pas une île.

S'ensuit un tohu-bohu échappant à toute description.

Profitant de la confusion, le représentant du rugby amateur suggère que les troisièmes mi-temps se déroulent à Tahiti au prétexte qu'il adore picoler avec des fleurs autour du cou.

 Ce point fait l'objet d'un consensus au motif qu'il faut aussi satisfaire le monde amateur.

 00 h 40 la faim persistance continue à échauffer les esprits, Cacamou demande une suspension de séance dont profite immédiatement les nombreux amateurs de cigare.

01h 20 plat de résistance

Cacamou fait un tour de table au propre comme au figuré, chacun s'exprime sur sa motion (Grand Stade à Mayotte, Top 14 à La Réunion, Marcoussis à Nouméa, 3ème mi-temps à Tahiti).

 Bru commence par dire qu'il est bien content de rester dans le staff des Bleuxv, Blanco le coupe pour lui préciser qu'on ne lui demande pas son bilan pour justifier son maintien près des Bleuxv mais ce qu'il pense de la motion Cacamou. Bru répond qu'il est super-emballé qu'ils vont pouvoir annoncer les touches en créole et que cela rendra impossible leur décryptage par l’adversaire.

 Goze demande la parole et l'obtient pour indiquer que s'il faut parler chinois pour gagner à XV on n'est pas tiré d'affaires.

Lagisquet sort le nez de son assiette pour ajouter que le plus simple encore c'est de ne faire aucune combinaison et que derrière ça marche très bien, leur absence les rend encore plus indécryptable par l’adversaire.

Dusautoir qui n'a rien moufté comme à son habitude fait des gestes à la manière de Bernardo ce qui occasionne la projection de divers liquides et nourritures sur la chemise immaculée de Blanco, qui s'énerve en disant que si ça fait plus de 20 ans qu'il se casse le cul à porter ses propres fringues c'est pas pour se les faire tâcher par le muet de service.

 Vu qu'il se fritte avec ce dernier, on comprend que par définition le ton ne monte pas, mais qu'il y a juste un peu plus d'air de brassé ce qui a plutôt pour effet de satisfaire une assistance qui sous l'effet de la ripaille arrosée vire imperceptiblement vers des teintes foncées. 

Cacamou reprend son tour de table.

 Le représentant fédéral des jardiniers se félicite de cette décision qui résout enfin le problème des pelouses gelées en hiver.

Le trésorier de la Fédé ajoute que la construction d'un grand Stade à Mayotte présente un avantage financier conséquent au regard du coût de la main d’œuvre locale et de la proximité de Madagascar.

Le représentant de Pernod-Ricard à la fédé  fait observer qu'ils ont une filiale qui est dans le rhum depuis deux siècles.

 02h 10 Fromage

 Le secrétaire de séance prend acte d'une telle unanimité :  la proposition de Cacamou est adoptée.

 Depuis le début de la séance on entend des bruits sourds venant de l'extérieur, Laporte a les mains en feu.

 2 h 45 Dessert

 Blanco fait remarquer que pour le sucré il n'y a pas unanimité qu'il aimerait bien savoir qui lui a boulotté sa part de charlotte aux fraises, il regarde Goze d'un air suspicieux.

 Fin de séance à 3 heures 37,  digeo (Blanco demande une manzana ligth glacée, Goze interloqué découvre l'existence du breuvage et fait le signe de deux avec les doigts, Cacamou s'énerve prenant le geste pour le V de la victoire, Dusautoir en profite pour enrichir la gamme de son vocabulaire digital).)

 5 h 30 une partie des membres de la fédé se demande si (je cite) : "les putes sont encore ouvertes à cette heure"

Cacamou précise qu'avec le décalage horaire de l'hémisphère SuT, quand elles sont fermées à Nouméa, tu peux aller à Saint-Denis et quand elles sont fermées à Saint-Denis tu peux aller direct à Tahiti, que le Général lui a même confié un jour que le soleil ne se couchait jamais sur les bordels de France.

 L'ensemble se quitte sur cette phrase qu'on peut lire sur toutes les lèvres : "La France dans l'hémisphère SuT, on est bien con de ne pas y avoir pensé plus tôt" !

lundi, 19 octobre 2015

Du Four nations considéré comme un des beaux-arts

On se gardera bien de tout jugement péremptoire et définitif (c'est assez nouveau concèdons-le, mais la fin est proche) quant à la présence des quatres grandes équipes du SuT. Certes, la chose était probable, mais pas inévitable.

D'abord entre dans ce dernier carré sudiste le hasard du tirage (pour rappel en 2011 le tableau des Bleuxv n'était émaillé que des voisins du Tournoi, Angleterre, puis Pays de Galles).

Ensuite, entre dans cette suprématie sudiste les contingences d'une compétition où des Irlandais littéralement décapités (O'Connel, Sexton, O'Brien, Mahony) ont finit par céder à la suite d'un bête en-avant sur mélée, où des Gallois décimés ont fait jeu égal avec des Boks jusqu'à ce qu'une cruelle inattention défensive les expédie en enfer, où des Ecossais opportunistes se hasardent à un lancer sur le deuxième bloc à la 77ème....

Enfin, si des familiers du Tournoi avaient pu distraire les demies d'une présence sudiste en les rehaussant d'une touche septentrionale, le sort ultime de la compétitition serait sans doute demeuré inchangé en s'offrant à l'un des Big Three.

Faut-il pour autant trouver un goût de naphtaline à notre rugby d'Europe et voir dans un Tournoi plus que centenaire les langues de chat du goûter de Mémée à l'heure du space-cake supersonique  ?

Sans doute pas.

Mais plus que jamais le modèle de l'Ovale qui gagne nous vient du Sud, notre sacro-saint Top 14 gagnerait à s'en inspirer pour colorer nos habituels sept Verdun de fin de semaine des chatoyants tons du Tropique du Capricorne...

dimanche, 18 octobre 2015

Encore quatre ans de perdus pour l'Ovale hexagonal : les Bleuxv en Pro D2 Monde

Au moment de tirer le bilan des quatre ans de l'ère du Goret, l'exercice est parfaitement vain, pas tant parce qu'il est trop tard mais parce que rien n'était plus évident que ce fiasco.

Quand pendant 4 ans, les Bleuxv reculent dans la hiérarchie mondiale en pratiquant un jeu minimaliste au point de se retrouver en pro D2 européenne, il n'y a rien d'étonnant à ce que les Blacks leur mettent 60 points comme à la Géorgie ou à la Namibie.

Quand pendant 4 ans aucune certitude n'apparait quant au jeu et aux joueurs pour le pratiquer, rien d'étonnant à subir l’humiliation de la part d'un adversaire qui se situe à l'exact opposé.

Quand pendant 4 ans les défaites s'accumulent contre des nations historiquement moins fortes (Argentine, Irlande, Pays de Galles) et suivent leur cours devant les plus fortes (Afrique du Sud, Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande) rien d'étonnant à ce que les Bleuxv explosent en vol en quart.

Quand pendant 4 ans l'inconsistance et le déni tiennent lieu de viatique, rien d'étonnant à ce que 3 misérables mois ne servent à rien d'autres qu'un stage tout frais payé à la salle de muscu du coin. C'est pas chez Amazonia qu'elle se gagne la Coupe du monde,  rien n'est moins ovale que Schwarzenegger.

Quand pendant 4 ans tu chantes sur tous les tons que les joueurs ont un gros potentiel alors que pas un seul ne peut prétendre être même remplaçant dans ton XV de rève (notre Picamoles national à Read devant lui, Pocock et Parisse...), rien d'étonnant à ce qu'ils finissent laminés devant les meilleurs à leur poste.

Quand au bout de 4 ans la seule audace consiste à sélectionner des joueurs étrangers, pour en plus les laisser sur le banc, ou s'en servir alors qu'on a mieux en magasin (Médard, Burban...), rien d 'étonnant à voir une équipe sans âme aller au haka comme d'autres vont à l'abattoir

Quand au bout de 4 ans la seule idée neuve consiste à placer Michalak à l'ouverture et en tête de gondole, rien d'étonnant à le voir se liquéfier comme il le fait depuis toujours.

Quand au bout de 4 ans la seule ambition est une copie du plan de jeu du Grand Béziers, rien d'étonnant à ce que près de 40 ans après ton  rugby sente plus le vieux et le moisi que Mémé oubliée au fond des bois.

Quand au bout de 4 ans la seule solution offensive tient dans la titularisation d'un Dumoulin sorti de nulle part et d'un Dulin placé à l'aile et déjà plus troué que le fondement de la Ciccolina, rien d'étonnant à voir les lignes arrières Blacks se balader comme des juniors au milieu de mini-poussins.

Quand au bout de 4 ans un staff implicitement désavoué doit se serrer pour faire de la place à Blanco désœuvré depuis que son BO est en Pro D2, rien d'étonnant à ce qu'il t'enfonces un peu plus en Pro D 2 mondiale.

Quand au bout de 4 ans tu penses possible de faire ce que les autres ne sont pas sûrs de réaliser en plusieurs années (Irlande, Pays de Galles,...), rien d 'étonnant à ce que cette suffisance ne se traduise par la pire défaite en Coupe du monde.

Quand au bout de 4 ans pendant que les autres avancent, toi tu recules, rien d'étonnant à finir par chanter...Comment veux-tu...

Quand au bout de 4 ans éclate même aux yeux du plus chauvin la vérité d'une équipe carburant au mensonge comme d'autres au jaune, rien d'étonnant à ce qu'au final tu te retrouves face au néant.

Merci les Rouges !

C'est un sentiment diffus de tristesse qui habite l'amoureux de l'Ovale en ce dimanche matin d’octobre.

Au sortir d'un match d'une incroyable intensité, les Rouges, lions superbes et généreux comme à leur habitude et en dépit de la multiplication des obstacles sortent sur une erreur défensive, une faute d'inattention coupable.

Mais après avoir battus les Anglais, fait jeu égal avec l'Australie et les Boks, les Gallois montrent la voie : celle d'un rugby ambitieux rivalisant avec les nations du SuT, un rugby qui ne renie rien des fondamentaux de ce jeu : vaillance, humilité, abnégation.

 

Merci

samedi, 17 octobre 2015

L'Ovale a l'accent du SuT

Suspense et coupe du monde de rugby : couple improbable.

La seule question qui vaille est de savoir qui en finale contre les Wallabies, les Boks ou les Blacks ?

Le reste c'est de l'amuse-gogo, au 31 octobre au soir, l'un des Grands du Sud sera triplement étoilé.

En toute logique, la meilleure équipe d'Europe devrait les rejoindre en demies, sinon un 4/4 des équipes du SuT interrogera sur la vitalité et la qualité de notre rugby d'Europe dont on oublie trop facilement qu'au niveau mondial il est marginal.Plus que jamais l'Ovale à l'accent du SuT.

 

vendredi, 16 octobre 2015

Bleuxv - Blacks : et si jamais ?

Cardiff, un match perdu d'avance, une erreur d'arbitrage et au final la victoire...

Si le cas de figure de 2007 entretient l'espoir et à supposer même qu'il se réalise qu'en sortira-t-il ?

Comme d’habitude : rien, nothing, nada, pas-res...

L'esprit tout embrumé d'un chauvinisme plus borné qu'un emplacement de camping, nos commentateurs, observateurs, analystes, fins limiers de l'Ovale tout pris à peser la probabilité et la faisabilité d'un remake de 2007 en oublient l'essentiel : tout ça pour ça ! Much about nothing.

Nos Bleuxv vainqueurs de l’Everest à la fougère paument pitoyablement en demies face aux Beefs...

Et si d'aventure ils se retrouvaient en demies ils affronteraient sans doute les Boks ou des gallois revanchards, car eux aussi se souviennent, mais de 2011 ! D'où l'on voit qu'il en va de la gonfle comme des histoires de famille, il existe des rancœurs tenaces...

En attendant deux petites remarques psychologico-tactiques :

- en se plaçant dans l'optique de 2007 on en déduit que les Blacks sont revanchards, ce qui paradoxalement met le favori en éveil alors que le but s'est plutôt de le surprendre ;

- côté surprise justement, si l'effet de surprise peut jouer, le moins que l'on puisse dire ici, c'est que les Blacks sont prévenus.

Au total les Bleuxv vont affronter des Blacks revanchards et sur leurs gardes, belle manoeuvre...

 

jeudi, 15 octobre 2015

France - All Blacks : les meilleurs de tous les temps contre les pires de l'Histoire

La nostalgie a du bon mais quand elle tient lieu de tactique et de seul horizon elle devient une ligne de fuite plus qu'une ligne de vie.

Cette nostalgie a un nom : French flair.

Un French flair triplement abusif :

d'abord car le beau jeu, virevoltant et plus imprévisible que le rebond du cuir n'est pas une exception française, il est pratiqué de manière significative (on en oublie beaucoup sans doute) par le Pays de Galles de Gareth Edwards des années 70, par les Blacks en toute époque et très épisodiquement chez nos Bleuxv ;

ensuite, les équipes de France qui ont marqué leur temps, celle de Mias en 1954, celle de Carrère en 1968 ou celle de Fouroux en 1977 mettent des points et des poings, et au final on se souvient plus de la paluche de Palmiè que des crochets de Bertranne...

enfin et surtout le French flair n'a jamais permis de battre les Blacks, en 1999 ou en 2007 ils l'ont surtout été par un pack survolté.

A cela ajoutons que  le French flair est un état d'esprit qui à supposer qu'il existe a des racines, or on peine à voir dans le Top 14 et a fortiori dans les Bleuxv du Goret depuis 4 ans la moindre étincelle de French flair (si en plus tu préfères Leroux à Nyanga et Grosso à Médard tu peux attendre la neige à Tahiti...). Et quand en plus le défi physique tient lieu de schéma technico-tactique passer du Grand Béziers au Toulouse de Deylaud en moins d'une semaine annonce dans le meilleur des cas une sénilité précoce et dans le pire une connerie aussi ancienne que tenace.

Mais puisque c'est de saison, jouons au comparaison :

Les Bleuxv de 1999 ont - fait unique dans l'Ovale tricolore - réalisé deux grands chlems en suivant (1997-1998), sortent en quart assez facilement l'Argentine et n'ont qu'une montagne à gravir pour aller en finale.

Les Bleuxv de 2007 ont remporté en 2006 et 2007 le Tournoi et après une claque d'entrée face à l'Argentine montent progressivement en puissance après une salutaire remise en question (n'oublions pas que la victoire reste à jamais entachée d'un en-avant plus visible que la barbe de Chabal).

Les Bleuxv de 2015 n'ont rien gagné dans le Tournoi depuis 4 ans et là où leurs devanciers pouvaient prétendre au titre de Roi d'Europe, ceux du Goret dominent péniblement l'Ecosse et l'Italie.

D'ailleurs au jeu des comparaisons les Blacks ont aussi leur place. Si on en juge par le parcours depuis 4 ans, et s'il faut toujours se méfier de l'hyperbole comme la dinde de Thanksgiving c'est sans doute la meilleure équipe de tous les temps quand nos Bleuxv sont la pire équipe de France depuis que le rugby est pro.

Pour faire simple, les blacks de 2015 sont plus forts que ceux de 2007 et 1999 quand inversement nos Bleuxv sont plus mauvais que ceux de 2007 et 1999.

Mais le plus étonnant n'est pas là, n'oublions pas que le cuir s'entretient à l’humilité et les Blacks sont là en la matière des modèles. Depuis le début de la compétition ils soulignent les risques d'un premier tour trop facile comme en 2007 et les dangers que cela représente (ils pourraient tout aussi bien insister sur ce match volé à la suite d'une grotesque erreur d’arbitrage...)   pour dire qu'ils veulent se servir de cette expérience pour ne pas qu'elle se renouvelle.

En face, non seulement aucune leçon n'est retenue du passé (jamais les Bleuxv n'ont battu deux fois de suite une équipe du SuT) mais en plus on se berce des douces et trompeuses illusions du passé pour au bout de 4 ans, tout effacer, repartir dans le meilleur des cas à zéro et ainsi de suite jusqu'à ce que notre astre de lumière s'éteigne. C'est un brin fatigant...

Du coup je raccroche les crampons !

 Nota Bene

Les images du passé font mal :

- on nous repasse l'essai du bout du monde de Sadourny et la course chaloupée de Cabannes, sauf que 20 ans après tu as droit aux raids rectilignes de Spedding toutes joues gonflées et à  Leroux évoluant sur des rails ;

- le coup de pied de rouge-gorge de Michalak peine à faire oublier celui de Lamaison, quand la vivacité de Dominici contraste avec un Nakaitaci plus emprunté sur le pré qu'un banquier grec à la Bourse de Shanghai ;

- l'exploit de  2007 ne résiste pas à la vidéo, elle anéantit (presque) tout espoir de victoire sur un essai volé.

 

mercredi, 14 octobre 2015

Saint André fait son coming out : le faux comme moment du vrai (ou l'inverse)

"On fera les conclusions quand on sera éliminé...".

Sans soute que le Goret s'est dit : plus c'est gros plus ça passe.

Ebé non ça ne passe pas.

D'abord parce qu'à l'heure où il faut mobiliser son équipe le rôle d'un entraineur digne de ce nom n'est pas d'imaginer un seul instant d'être éliminé et surtout pas au futur, temps qui rappelons-le à la différence du conditionnel rend presque certain la survenance de la chose (exemple : quand on sera bourré, mort etc.).

En deuze, le Goret nous livre enfin le fond de sa pensée, c'est perdu d'avance, je ne sais plus qui a dit quelque chose comme le faux est un moment du vrai ou l'inverse, mais il est bien certain qu'il s'agit là d'un formidable aveu, il ne peux plus nous mentir après s'être menti, parler d'éliminiation c'est admettre que l'on n'ira pas au bout.

Enfin et surtout, tenir le discours suivant pendant quatre ans qui consiste à dire en gros :  ne me faites pas chier avec cette compétition ringarde qu'est le Tournoi, moi je ne joue pas petits bras, ce qui m'intéresse c'est la Coupe du monde et vous allez voir ce que vous allez voir, on va aller la chercher avec les dents, comme l'autre la croissance, pour après une défaite contre l'Irlande chouiner qu'on verra plus tard.

Ebé non mon con les conclusions quand vous serez éliminés ce sera trop tard, tout le monde s'en foutra, tous auront les yeux tournés vers Novès.

Quand on prend d'ailleurs le temps de réfléchir deux secondes, je sais ça fait un peu long quand on a les oreilles en chips à l'ancienne, on se dit que son choix et sa désignation précoce ne sont que le reflet d'une prise de conscience dans les hautes sphères de l'Ovale que le Goret filait tout droit en klaxonnant contre le mur...

 

 

mardi, 13 octobre 2015

France -Irlande : quoi de neuf docteur ? Un canard sans tête !

Après ce France -Irlande, on est surpris de la surprise occasionnée par le résultat.

Rien n'est plus dans l'ordre des choses qu'une défaite face à la meilleure équipe d'Europe depuis deux saisons, quand la France ne règne plus sur cette partie de l'Ovalie, mais doit-on le répéter jusqu'à plus soif, n'est qu'au sommet de la Pro D2 européenne devant l'Ecosse et l'Italie.

On pouffe devant ces bouffons infoutus de remporter notre antique compétition continentale, finissant au mieux troisième et en suivant déclamant sur tous les tons de l'absurde qu'ils vont gouverner le monde du rugby...

Les tonnes de fonte soulevées depuis trois mois n'aident en rien à mettre du liant et de la continuité dans un jeu tricolore qui en manque cruellement, il n'est même pas certain que ça aide à allonger la passe...

Parmi toutes les conneries entendues avant ce France - Irlande la palme revient à l’argument répété sur toute la gamme du registre de l'expertise comme si la répétition donnait corps à la vérité : les Irlandais sont plus forts pendant le Tournoi parce qu'ils sont mieux préparés que nous, mais pour cette Coupe du monde, le niveau des  deux équipes sera plus proches, entendre les irlandais vont perdre leur supériorité au profit des français. On a pu dire le tréfonds de stupidité que mobilisait ce raisonnement plus vicié que l'air d'un VW diesel, d'autant plus qu'au final, la suprématie des irlandais en dépit de la perte de leurs deux leaders a été plus forte que durant le Tournoi, renonçant même à jouer au pied pour asseoir sa domination sans partage. A nouveau, c'est pas la peine d'avoir fait rugby-sup et rugby-spé pour sortir des couffes pareilles.

Que tu le veuilles ou non, la gonfle en se professionnalisant approche de la science exacte.

Pour ne pas que la défense prenne le pas sur l'attaque (le credo de saint-André est inverse pour lui la défense doit finir par l'emporter sur l'attaque)  le rugby qui winne passe par de la vitesse et un volume très élevé de jeu, au prix d'une grande maitrise technique permettant une multiplication des temps de jeu finissant par ouvrir une brèche de nature à déstabiliser une défense bien ordonnée, c'est exactement le jeu irlandais et plus encore celui des Blacks... Alternativement un joueur perforant est envoyé dans la ligne de défense pour la resserrer et éventuellement jouer après contact dans le dos des défenseurs avec un soutien axial. A ce jeu les Blacks sont très forts, mais n’anticipons pas... 

Sinon on a bien aimé la rapidité (55ème minutes) avec laquelle le Goret a dégagé La Miche après nous l'avoir vendu comme le plus grand 10 de tous les temps all over the world. Comme il fallait s'y attendre à la première bourrasque notre Top ten est devenu plus évanescent que le premier rot causé par une Guinness descendue trop vite.

En somme rien d’étonnant et de surprenant à voir nos Bleuxv pratiquer ce rugby qui consiste à courir sur le pré à la manière d'un canard sans tête dans la cour de tatie Odette !

dimanche, 11 octobre 2015

En attendant France - Irlande : de l'art d'agrémenter les jardins

Longtemps les France - Irlande ont bercé l'enfance du rugby d'un cortège de traditions réchauffant l'âme au sortir d'hivers faits de boue et de cuirs alourdis par les intempéries.

Les adversaire étaient valeureux, formés de grands roux empestant la pinte, leur roublardise dans l'obscurité des mauls ne reflétait aucun vice, seulement la conscience des limites de joueurs frustes.

Sur leur pré, ils manifestaient une ardeur à faire pâlir Hercule (comment veux-tu...), portés par des supportrices à la tignasse purpurine masquant mal d'encombrantes poitrines laiteuses dont on imaginait sans peine les contours à chaque pénalités réussies.

Bref, un peu comme la chèvre de Séguin, les irlandais, luttaient comme de beaux diables verts, mais à la fin, ils finissaient toujours bouffés.

Si bien que les France - Irlande d'alors avaient cette prévisible physionomie, entre la 50 ème et la 60 ème minutes, le vert explosait toujours, gagnant parfois à domicile, paumant toujours à l'extérieur.

Un jour sans doute, quelque part sur une lande brumeuse secouée par des vents emplis de colère atlantique (en général le vent chasse la brume mais pas ce jour là, c'est dire la puissance mystico-magique du moment), l'un d'eux lassés de tant de défaites au goût de terre a dû se dire que tout ça commençait à bien faire ; qu'il n'était plus possible d'accumuler les cuillères de bois comme les Balkany les casseroles.

Alors, le Leinster et le Munster régnèrent sur l'Europe des clubs, puis le Trèfle releva la tête pour remporter un Tournoi vierge de toute défaite soixante ans après (1948-2009) et d'enchainer un historique doublé (2014, 2015).

Désormais l'Irlande du rugby donne à voir l’alliance rare entre les valeurs d'un jeu fait de vaillance, d'abnégation et d’humilité et ceux qui le pratiquent, l'identification est si forte que penser rugby revient à teinter de vert le ciel de l'Ovale.

Dès lors, dire que l'Irlande est favorite face à une équipe qui ne l'a pas battu depuis 4 ans, revient à dire que l'eau ça mouille et que ton rouge de l'Aude il pique.

Pendant que l'Irlande quittait les poubelles de l'Ovale et que le Gallois retrouvait sa splendeur d'antan, le Français tout enivré du souvenir de cuirs passés tutoyant le sublime stagnait. 

La suite on la connait, la France accrochée aux basques du Beef pour lui contester l'hégémonie sur la moitié nord d'un globe ovale, finit à force de contentement de soi et d'inconstance par se retrouver quelque part devant l’Écosse et l'Italie, c'est-à-dire juste devant le néant du rugby.

Aussi plus que l'affrontement entre deux équipes, c'est au fond deux visions du monde qui vont s'opposer : celle où rien n'est laissé au hasard, où un jeu plus millimétré qu'un papier à musique donne à entendre une entêtante musique faisant fleurir les oreilles, où l'esprit du jeu est poussé à son extrême, d'un autre côté, un rugby foutraque, prévisible dans son imprévisibilité, à la trajectoire moins certaine que les rebonds d'un cuir hoqueteux.

Côté irlandais, un jardin à français en toute saison, côté français un jardin à l'anglaise seulement dans les beaux jours.

Mais quelles que soient les faveurs du jury horticole, une chose est sûre : malheur au vaincu !

En attendant France - Irlande : de l'escatologie en rugby (deux matchs)

Malheur au vingt culs (avec les remplaçants) !

Au-delà de ce France - Irlande se découvrent de noires ténèbres annonciatrices de fin du monde : les Blacks en quart pour le vaincu.

L'Irlande redoute plus le Tout Noir que les Bleuxv, avides d'exploits à la sauce 1999 ou 2007 et bercés des souvenirs tricolores diluant le noir dans l'arc-en-ciel de victoires à jamais historiques.

Et puis si très grand est le mérite de battre la fougère, il est plutôt dans l'ordre des choses de s'incliner devant elle, car si les victoires de 1999 et de 2007 sont si retentissantes, c'est que tout le reste est entouré de défaites...

Dans la mesure où il ne reste à nos yeux grands ouverts que deux matchs à jouer pour cette équipe de France, il ne faut pas écarter qu'au moment décisif, le Bleuxv n'aille pas chercher au plus profond de son âme les ressources nécessaires pour fendre le vert, préférant succomber en quart face à d'invincibles Blacks plutôt que sous les griffes acérées de redoutables Pumas.

Cette petite musique commence à monter, elle deviendra assourdissante en cas de victoire des Bleuxv face à l'Irlande pour mieux préparer une sortie sans gloire face à l'Argentine.

Déjà Ben Arous nous prévient déjà que l'Argentine est plus forte que les Blacks, c'est si vrai que ces derniers n'ont jamais gagné contre eux !!!

Si c'est pour dire des conneries pareilles, c'est pas la peine d'aller en équipe de France, on peut très bien le faire ici...

On comprend que nos Bleuxv commencent à perdre tout sens commun, en cas de victoire contre l'Irlande la perspective d'une sortie sans gloire contre l'Argentine se profile...

En cas de défaite, ils sont condamnés à un inimaginable exploit sans lendemain...

Bref que du noir...

 

samedi, 10 octobre 2015

En attendant France - Irlande : rien comme les autres

A ne rien faire comme les autres on se condamne à ne pas gagner comme eux.

Les Bleuxv sont absents de notre BIg Four couronné (Beefs, Boks, Blacks et... Blond, merci Hooper). Si être une grande nations de l'Ovale c'est avoir pu un jour placer la Webb Ellis sur l'étagère aux trophées au fond du club house, on voit par là que la France contrairement aux idées reçues n’est pas un grand pays de rugby, où alors depuis 1987 elle le cache bien.

Or, la France n'a pas sa place au jeu des chaises musicales entre désormais les Trois Grands du SuT.

Il est vrai que l'on ne fait rien comme les autres depuis pas mal de temps, sans exhaustivité on a eu par le passé des premières lignes composées de trois piliers, des troisièmes lignes composées de trois 8, tout ça parce que Fouroux en pinçait pour les packs de Golgoth.

Plus près de nous, on doit au génie laportien un Traille posté à l'arrière, dont la vivacité n'avait d'égale que celle de ton bambin laissé toute l'après-midi en plein cagnard sur le parking de La Rosa.

Avec le Lièvre, Parra était placé à l'ouverture, le truc nous avait même été vendu sur le mode de la Révélation : Parra c'était du tonnerre au point que de retour chez les Jaunards il évoluerait désormais à ce poste, Cotter en rigole encore sous sa casquette. Dans le même temps, il aimait à jour au bonneteau avec les piliers, hop, ni vu ni connu je t'embrouille, un coup à droite, un coup à gauche.

C'est très bien de dauber sur l'arbitrage de Joubert en 2011, cela permet d'occulter le positionnement pour le moins baroque de Parra en 10 et le défaut mortel d'un ouvreur au pied long .

La science de l'Ovale nous apprend que ce jeu est intransigeant quant au respect de son esprit et de sa lettre, quand le français pense malin de s'en affranchir, le jeu lui fait immédiatement payer. La sanction est connue d'avance : la Webb Ellis tu peux la voir de sur le pré (1987, 1999, 2011, prochainement en 2023 si ma suite est arithmétique), mais au sifflet final, pas touche au grisbi, range tes mimines...

Cette fois le Goret est pas loin du record, il prend un centre pour jouer à l'aile (Fickou), fait jouer deux premiers centres ensemble puis deux seconds, place un troisième ligne en seconde pompe et nous met Dulin à l'aile.

On ne connait pas sur le bout de nos neuf doigts (j'en ai oublié un dans l’œil d'un pilier un peu trop regardant sur la discipline en mêlée) la spécialisation de tous les joueurs de nos grandes nations, mais à première vue (hormis un passage bien raté de Farrel au centre) ils semblerait que chacun y joue à sa place.

La Goret considère, comme cela a déjà été dit, que les entraineurs de club sont des baltringues ne sachant pas où placer leurs gonzes sur le pré. Lui il veut du Dulin à l'aile (idée lumineuse de Lagisquet sans doute,  brillant chaque fois qu'il met les doigts dans la prise et on connait sa prudence...). Dulin dont la présence est justifiée par le fait qu'il est très bon, il est vrai qu'il est tellement bon, qu'il n'a pas sa place à l’arrière, pourtant son poste de prédilection... C'est typique du chouchou, il faut à tout prix qu'il joue, peu importe où !

On notera sans trop se creuser le ciboulot que 1 à l'aile il n'a en rien convaincu, que en 2 changer de poste lorsque l'intensité du jeu s'accroit, que le rythme est plus élevé est pas le meilleur moment pour les expérimentations et que en 3 si ça se passe vraiment mal tu peux griller pour longtemps un type (va demander à Vahaamahina s'il garde un bon souvenir de son passage en troisième ligne en équipe de France...).

Bref tout ça pue l'amateurisme comme ton bambin le vomi sur le parking que l'on sait.

A moins que le Goret ne soit un formidable tacticien, auquel cas lui aussi cache étonnamment bien son jeu

En tout cas, nous on sera fidèle au poste, juste devant avec une mousse brassée à la main dans l'une et dans l'autre le juron facile.

vendredi, 09 octobre 2015

5 + 4 = 8 et puis 4 et puis 2 et puis les Blacks

A l'approche de la fin des phases de poules se mêle le compassé (allez-y je vous en prie) et l'inédit.

Le compassé c'est l'éternel 5 + 4 = 8

Mon club des Cinq du Nord (mais où est donc Dagobert) : Angleterre, Écosse, France, Irlande et Pays de Galles et mes Quatre A du Sud (Afrique du SuT, Argentine, Australie, All Blacks, dont trois sont fantastiques pour être doublement couronnés et prochainement  l'un triplement) fournissent les Huit équipes que l'on trouve toujours en quart de finales.

Certes, la loi n'est pas  immuable (Fidji en 1987, Samoa et Canada en 1991, Samoa de nouveau en 1995), mais depuis que le rugby est pro, hormis l'exception Fidji en 2007, elle a toujours été aussi respectée que Palmié dans l'alignement.

On peut toujours prendre plaisir à voir jouer les petites nations et s'enthousiasmer de leurs performances, mais vendre la Coupe du Monde pour autre chose qu'un Tournoi entre ces 9 équipes tient de l'enfumage. Quand les choses deviennent sérieuses, on y trouve toujours les mêmes, un peu comme au Gaby Bar passé minuit...

Si bien que moins que la victoire japonaise contre les Boks, sans véritables effets comptables, la grande surprise est l'élimination des Beefs.

Certes, on avait trouvé les Beefs moins Beefs que d’habitude, Lancaster oubliant qu'ils sont devenus champions du monde en 2003 avec une équipe de vieux (il a mis des jeunes) en pratiquant un jeu plus restrictif que celui du Grand Béziers (il a voulu un rugby ambitieux). Au final il a tout faux.

Mais est-ce si sûr ? On s'en voudrait ici de foncer tête baissée dans des côtes adverses sans prendre un minimum le temps de la réflexion.

Oui et non (Gérard sort de ce corps)

Oui, parce qu'at home he goes back to the maison devant son tv screen

Non, parce que miser sur la jeunesse (comme on continue de dire dans les bordels de Manille) reste un bon investissement.

Non, SURTOUT parce que c'est ce rugby qui gagne.

Sans prétendre ici faire l'histoire de la Coupe du monde de l'Ovale, de 1991 à 2011 c'est toujours l'équipe maitrisant le mieux les fondamentaux et pratiquant un jeu restrictif qui l'a remporté. Si tu te se souviens sans forcer de l'équipe qui a gagné, t'es bien infoutu de savoir quel jeu elle pratiquait. HIER, les Wallabies de 1991 et 1999, les Boks de 1995 et 2007, comme les Beefs de 2003, ont tous à peu de choses près gagnés grâce à un pack conquérant, mâchant leurs adversaires, un grand buteur  et une défense en acier chromé.

Ce modèle de gagnitude est celui qu'a imposé Laporte en 2003 et 2007 avec le succès que l'on sait (voir ma brève histoire du rugby tricolore) et c'est AUJOURD'HUI celui que veut imposer le Goret, fidèle à la science antique de nos états-majors qui depuis Napoléon écrivent la stratégie des batailles de demain à partir de guerres passées et souvent perdues.

SAUF qu'en 2011 les All Blacks rompent avec cette logique mortifère ; c'est pour cela qu'ils méritent toute notre admiration, parce qu'ils n'ont jamais cédé à l'Ovale formaté des Trois B Beefs-Boks-Blonds (l'Australien est toujours blond, Hooper en tout cas, et puis j'avais pas mes trois B sans ça) pour gagner la Webb Ellis. On ne peut pas à la fois dauber sur un Top 14 aussi emmerdant qu'un Scrabble à Sarreguemines et avoir des réserves sur leur victoire en 2011. 

Conséquemment, Lancaster est bien inspiré de privilégier la vitesse et le volume de jeu et de regarder au-delà de 2011 plutôt qu'en-deçà comme PSA.

L'exclusion des Beefs des Huit éclaire d'une lumière blafarde les performances de nos Bleuxv, car rien n'est plus juste de dire qu'ils ont fait jeu égal avec eux lors des deux matchs de préparation.

Faire jeu égal avec une équipe qui passait alors pour le favori de la compétition avec les Blacks, c'est bon pour le moral (c'est l'effet Ovale masqué...)

Faire jeu égal avec une équipe battue à domicile par les Gallois et atomisée par les Australiens, c'est nettement moins emballant.

Or c'est précisément la position de l'équipe de France, qui assurée d'être dans les Huit, n'ira pas plus loin.

Mais c'est une autre histoire, en attendant les quarts probables :

Afrique du SuT : Pays de Galles

Nouvelle-Zélande : France 

Irlande : Argentine

Australie : Ecosse

On peut déjà annoncer que l'Australie sera en finale et on aimerait bien les voir contre les Blacks, le reste...

samedi, 03 octobre 2015

En attendant un peu entre les matchs (2)

Notes sur le foot-ball par Pierre de Coubertin, in La Nature, revue des sciences et de leur application aux arts et à l'industrie, 1897

"Il y a dans les mœurs, comme dans l’histoire, des conquêtes imprévues. La marche triomphale du football à travers les habitudes jusqu’alors si sédentaires de notre jeunesse française en est un nouvel exemple. Le foot-ball avait tout contre lui. Son premier défaut était d’être anglais. On nous répète à chaque instant que nous sommes des anglomanes renforcés. Cela n’est pas ; car à part le petit groupe de gommeux parisiens qui affectent de ne porter que du linge blanchi à Londres, il suffit qu’une mode arrive d’outre-Manche, pour qu’elle éveille aussitôt des susceptibilités « patriotiques » dans la presse et dans l’opinion. De plus, le foot-ball faisait son entrée chez nous précédé d’une réputation nettement établie de brutalité : les mères françaises qui craignent les rhumes et les engelures ne pouvaient dès lors lui faire un accueil sympathique. Enfin, c’est un jeu collectif : il exige la formation de deux équipes de onze ou quinze joueurs chacune. Pour se déployer à l’aise, ces équipes ont besoin d’un vaste espace de terrain plat et gazonné. Autant de motifs pour que les maîtres ne fussent pas favorables à une innovation qui allait forcément compliquer la discipline et accroître le poids de leurs responsabilités.

Mais il faut signaler un dernier désavantage auquel nul de ceux qui ont popularisé le foot-ball en France n’avait songé, et dont, pour ma part, j’ai été long à me rendre compte. Il est impossible au spectateur qui n’est pas « au courant » de comprendre quelque chose à ce qui se passe sous ses yeux. Il voit une mêlée, des bras et des jambes enchevêtrés, des poitrines qui se heurtent, des mains qui se crispent, toute une série d’efforts auxquels il s’intéressera s’il est peintre ou sculpteur, qui lui feront horreur s’il est pédagogue ou s’il a simplement l’âme sensible. Comment, en face de ce travail intense des muscles, la pensée lui viendrait-elle que des forces intellectuelles et morales sont, au même moment, mises à contribution et que rien ne sommeille dans l’être qui se débat là devant lui ? Si Paul Bourget, pourtant si bien fait pour comprendre cela, n’a pas su l’apercevoir, qui donc le pourrait ? La description qu’il donne, dans Outre-Mer, d’un match de foot-ball, est une trompeuse photographie : tout ce qui s’y trouve reproduit est exact et réel ; mais elle ne reproduit pas tout. C’est donc que la partie cérébrale du jeu ― de beaucoup la plus importante ― demeure invisible ; c’est donc que le muscle y sert d’écran à l’intelligence.

On maudissait le foot-ball avant de le connaître. La malédiction fut bien plus énergique quand on le connut. Les journalistes, horrifiés, en firent de terribles descriptions, propres à donner la chair de poule aux parents les moins craintifs ; des listes de tués et de blessés, importées d’Angleterre, circulèrent comme pièces à l’appui ; certains proviseurs prirent sur eux de l’interdire aux lycéens. Rien n’y fit : la marée monta avec une parfaite régularité. Les jeunes gens mirent, à vaincre tous les obstacles, une persévérance dont nul ne les aurait crus capables. Les prairies manquaient ; ils jouèrent sur la terre battue, dans le sable, au risque de se rompre les os ; ils auraient, pour un peu, joué sur des tas de cailloux. Je me rappelle des parties épiques au Bois de Boulogne sur la pelouse de Saint-Cloud. L’endroit était fort dangereux ; un arbre était planté tout au milieu ; les joueurs pouvaient à tout instant être précipités sur cet arbre et s’y frapper durement aux tempes. C’était un chêne rabougri et très laid. J’ai bien fait dix démarches pour obtenir qu’on l’enlevât ; mais on sait ce qu’il en coûte pour toucher à un arbre du Bois de Boulogne ! Et l’état civil de ce personnage était si compliqué que je ne réussis jamais à trouver à l’Hôtel de Ville le supérieur hiérarchique qui avait droit de décider de sa vie en dernier ressort ! Deux beaux terrains furent aménagés au Champ-de-Mars, de chaque côté de la Galerie de trente mètres, lorsque les bâtiments de l’Exposition de 1889 eurent eté démolis : M. Alphand nous les avait destinés, mais ils furent réclamés pour les pupilles du Conseil municipal ; les petits bambins des écoles primaires, vêtus de jerseys rayés qu’ils s’obstinaient à porter pardessus leurs chemises et coiffés de « polos » à la dernière mode, s’en vinrent gravement, pendant deux saisons, occuper ces pelouses et y prendre leurs puérils ébats pendant que les lycéens, arrivés à l’âge où les jeux athlétiques sont si nécessaires à l’épanouissement viril, se voyaient relégués dans des préaux trop étroits et exposés à des accidents graves.

En province, la question des terrains n’était pas si difficile à résoudre. Avec de l’ingéniosité et de la persévérance, on trouva des champs inoccupés que les propriétaires consentirent à prêter ou à louer à bas prix ; ou bien l’autorité militaire, la société des courses, la compagnie du chemin de fer concédèrent aux lycéens et aux sociétés athlétiques l’usage des terrains dont elles pouvaient disposer. Mais un autre inconvénient se présenta : l’absence d’émulation. L’émulation est l’essence du foot-ball. Il n’y a pas d’intérêt à y jouer entre camarades qui se connaissent trop bien, qui vivent ensemble depuis longtemps ; à Paris, il y a dix lycées : chaque ville de province n’en a qu’un… On voit, par ce rapide exposé, toutes les chances qu’avait le foot-ball d’expirer, faute de foot-ballers. Or, depuis dix ans, le mouvement athlétique a subi bien des vicissitudes, bien des arrêts ; il y a eu parfois des enthousiasmes exagérés, plus souvent encore des découragements injustifiés. L’aviron n’a pas prospéré comme on s’y attendait : ce sport si parfait au point de vue du travail musculaire, si captivant par « l’ivresse de nature » qu’il procure à ses adeptes, n’a encore séduit qu’une portion relativement infime de notre jeunesse. Quant au jeu de longue-paume, si intéressant et qui a l’avantage supérieur d’être pour la France un exercice traditionnel, un exercice vraiment national, nous avons en vain travaillé à lui rendre son ancienne popularité. Impossible de faire prendre la boxe, même la boxe « française », qui est un art tout parisien… A de certains moment les courses à pied ont fléchi ; les maîtres de manège, les professeurs d’escrime et de gymnastique se plaignent sans cesse de la concurrence que leur fait la bicyclette : leur clientèle diminue… Un seul sport n’a connu ni arrêts ni reculs : le foot-ball. A quoi cela peut-il tenir ― du moment que les circonstances lui ont toujours été adverses ―, sinon à la valeur intrinsèque du jeu lui-même, aux émotions qu’il procure, à l’intérêt qu’il présente ?

Si les règlements du foot-ball sont assez complexes, on peut toutefois les ramener à quatre ou cinq règles fondamentales qui sont simples. Que cherche le joueur ? Il vise à s’emparer du ballon, à l’amener près de la ligne de but de l’adversaire et à lui faire toucher terre derrière cette ligne et le plus près possible du but que marquent deux grands piquets réunis à mi-hauteur par une barre transversale. S’il y parvient, il marque un essai, lequel se chiffre par un certain nombre de points pour son camp : le ballon est alors placé sur une ligne perpendiculaire à la ligne de but et partant de l’endroit où l’essai a été fait ; on pose le ballon à terre sur un point quelconque de cette ligne et d’un coup de pied savamment donné, un joueur s’efforce de le faire passer entre les deux piquets, et au-dessus de la barre transversale ; l’essai est alors « transformé en but » et de nouveaux points sont comptés : c’est leur total qui tout à l’heure établira la victoire. Le football, en effet, se joue, à la différence de la plupart des jeux, en quatre-vingts minutes ; la partie se divise en deux portions de quarante minutes chacune : pendant l’entracte qui les sépare, les camps changent de côté. A la fin de la partie on additionne les points ; plus les équipes sont fortes, moins élevés seront les totaux : si rien n’a été marqué d’aucun côté, le match est nul.

Tel est le canevas, en apparence très rudimentaire, que viennent compliquer quelques règles additionnelles extrêmement géniales. La manière la plus avantageuse de s’approcher de la ligne du but de l’adversaire, c’est incontestablement d’y porter le ballon en courant et en évitant de se faire « arrêter ». On a le droit, en effet, d’arrêter l’homme qui court avec le ballon, en se saisissant de lui, sauf par le cou ou par les jambes, ce qui pourrait être dangereux. On l’arrête par le milieu du corps. Se voyant sur le point d’être arrêté, que va chercher le joueur ? A se dessaisir du ballon et à le « passer » à un partenaire. Or, il ne peut pas le passer en avant. Il ne peut le jeter à un partenaire que sur la même ligne ou en arrière. Voilà une combinaison qui rappelle certains jeux de dames : pour gagner du terrain, le ballon commence donc par reculer. Mais, d’autre part, le joueur lui-même est hors jeu s’il se trouve en avant du ballon à un moment où ses partenaires se le passent ; il n’est plus qualifié pour le prendre jusqu’à ce qu’il soit de nouveau à sa place, en arrière du ballon… Quelque peine qu’on se donne pour expliquer ceci, il doit forcément en résulter de la confusion dans l’esprit du lecteur. Ce qui peut au contraire lui devenir aisément intelligible, c’est l’ensemble de qualités physiques et morales nécessaires à un bon joueur de foot-ball pour se tirer d’une situation aussi compliquée. Il lui faut de la force sans doute et du poids pour arrêter ses adversaires et résister à leurs arrêts. Mais la souplesse, l’élasticité lui sont bien plus nécessaires encore. Il doit être bon coureur et pouvoir au milieu de sa course en modifier brusquement l’allure ou la direction, se jeter à droite ou à gauche, se couler entre deux ennemis ou bien fondre sur eux pour les dérouter au moment où il vient habilement de se débarrasser du ballon au profit d’un partenaire : autant de décisions à prendre qui exigent du coup d’œil et du sang-froid, de l’abnégation même, car il faut souvent renoncer a accomplir une prouesse individuelle dans l’intérêt de l’équipe, se dessaisir du ballon au moment de tenter soi-même un essai, parce qu’un autre est mieux à même d’y réussir. Enfin, il y a l’esprit de discipline qui s’impose. Chaque équipe ne saurait voir l’ensemble de la bataille, c’est l’affaire du capitaine, qui dirige ses hommes en conséquence, qui sait le fort et le faible de chacun, qui doit prévoir les mouvements et réparer les erreurs. C’est l’opinion des Anglais, qu’un homme inintelligent ou simplement lent dans sa compréhension ne deviendra jamais un bon foot-baller. C’est aussi l’opinion de beaucoup d’officiers distingués de l’armée britannique, qu’il y a dans un capitaine de foot-ball sachant son métier l’étoffe d’un véritable stratège. De pareilles louanges, fréquemment décernées, en disent long sur le mérite du jeu. Mais voici qu’une preuve originale et bien imprévue du caractère véritablement scientifique du foot-ball nous vient d’Amérique.

(...)  En tout ceci, je n’ai parlé que du jeu dit de Rugby : le foot-ball se joue aussi sous d’autres règles appelées règles d’Association. L’Association est un sport très élégant, plein de finesse, mais qui ne saurait être comparé au Rugby. Il est interdit de toucher le ballon avec les mains, de le porter… C’est en somme un « ballon au pied » habilement réglementé, mais ne comportant pas les combinaisons et les péripéties du Rugby. Et maintenant ce Rugby, qui porte le nom du célèbre collège d’Angleterre d’où partit, voici cinquante ans, la grandiose réforme pédagogique de Thomas Arnold, ce Rugby n’est-il, comme on l’a prétendu, qu’un dérivé de la soule ? La soule était jadis en grand honneur parmi les paysans de Normandie, et les descriptions qui sont parvenues jusqu’à nous donnent l’impression d’un furieux plaisir auquel prenaient part, d’enthousiasme, des villages entiers. Mais je dois dire que je n’ai aperçu nulle part la trace de ce qui rend les combinaisons du moderne foot-ball si variées et si captivantes, je veux dire une réglementation scientifique.

Si les Français savaient le rôle de l’intelligence et de la volonté, la part de l’esprit et du caractère dans la plupart des sports, ― et dans celui-ci en particulier, ― avec quel entrain ils y pousseraient leurs enfants ! Mais le Français est un grand sceptique : saint Thomas est son patron. Il faut qu’il touche du doigt… On ne peut pourtant pas rendre le foot-ball obligatoire pour tous les hommes valides à partir de 30 ans, afin de leur en faire mieux apprécier les bienfaits ! Alors, il faut attendre que les joueurs d’aujourd’hui deviennent pères à leur tour ! C’est long, mais sûr.

vendredi, 02 octobre 2015

Michalak is Back ou le retour du Messie ? Des clous...

Voilà qu'atteignant l'âge du Christ La Miche apparait comme étant le nouveau Sauveur, jouet d'une improbable parousie (va chercher dico)

Va-t-il marcher sur la marée verte et envoyer Saint Patrick aux enfers, multiplier les pénalités comme Papé les pains, changer l'eau du seau dans laquelle voguait naguère l'éponge magique aen grand cru (sa disparition des prés est un crève-coeur) , dire à Huget : lève-toi et marche ?

Le plus probable est qu'il finisse lui aussi en croix entre Dusautoir et Saint-André, depuis longtemps sur la sienne (de croix).

Car enfin, soyons sérieux deux secondes, qu'il y a près de 15 ans La miche apparaisse comme le nouveau joyau de l'Ovale hexagonal passe encore, mais comment après les faillites de 2003 et 2007 croire encore au bonhomme ?

Certes la rédemption existe, mais a-t-il fait des miracles après sa traversée du désert dans les divers clubs qui ont accueilli le pêcheur ? Le retour à Toulouse ne fut pas celui de l'enfant prodigue, il connut certes une pêche miraculeuse avec les sharks, mais depuis qu'il est à Toulon il fréquente plus le banc que les grenouilles de bénitier le confessionnal...

Aussi quand on entend parler de tous ces titres, on ne peut s’empêcher de penser qu'il en a quand même gagné beaucoup en tribune...

Quand on apprend qu'il est le meilleur marqueur de l'équipe de France en coupe du monde, on se dit qu'il est pour le moins baroque que l'histoire retienne de Michalak l'image d'un butteur hors pair. Après tout il est vrai que les images pieuses sont souvent mensongères.

Le seul point où il faut lui rendre grâce : c'est le plaisir que l'on éprouve à le voir sur le pré, il est le seul à sourire et à continuer de penser que tout cela n'est qu'un jeu.

Pour le reste, depuis le temps, on le connait bien notre Michalak, ce joueur culotté tient moins sous la pression qu'un slip chirurgical et se fait dessus dès lors que la troisième ligne adverse le colle plus qu'un string.

Il est le parfait reflet de l’équipe de France, à jamais incapable de performances dans la durée, buttant dans le meilleur cas sur la dernière marche. Son passé rugbystique a le profil d'une étapes de montagnes du tour de France avec une arrivée en plaine.

Joueur attachant mais parfaitement inconstant, toute sa carrière passée en témoigne, Michalak ne sera jamais celui qui ouvrira grand les portes du paradis.

Un mystère demeure : le nombre de stations du calvaire de l'équipe de France, deux et après ?

Homme de peu de foi...

 
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