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dimanche, 23 novembre 2014

Mal chronique : mais où sont les Cabannes d'antan ?

Inconstance, intempérance, nervosité, apathie (allonzenfants), bref au sortir de cette tournée de novembre rien de probant sur le plan collectif.

Les Bleuxv peuvent :

-s'imposer contre des équipes notoirement plus faibles et ne maitrisant pas toutes les facettes de la gonfle (Fidji) ;

- faire des coups contre des adversaires d'un calibre supérieur mais en pannes de cannes (Australie) ;

- perdre pour avoir été dominé par des équipes moins outillées mais plus agressives et vaillantes (Argentine).

Bref l'équipe de France, n'est ni convalescente et encore moins guérie, elle n'est pas non plus en phase terminale, elle est chroniquement patraque.

A n'en pas douter, c'est à cette pâle lueur que devra être éclairée le Tournoi 2015 qui se profile...

Sur le plan individuel des confirmations :

Guirado, Menini,

- des à (encore) confirmer :

Chiocci, Vahaahamina, Tillous-Borde, Lopez, Dumoulin, Spedding :

- des cadres ternes :

Kayser, Mas, Papé, Dusatoir

- des intermittents du spectacle :

Fofana, Huget

- des dont on se demande toujours à quoi qu'ils servent ? :

Maestri, Bastareaud,

- des qui échappent à toute appréciation pour de bonnes ou moins bonnes raisons :

Atonio, Kockott, Thales, Médard, Mermoz,

- du feu de paille ou de l'étoile des 10 prochaines années : 

Thomas (rôle dernièrement occupé par Fickou)

- des troisièmes-lignes plus obscurs qu'un attelage en seconde pompe des années 80 :

Dusautoir, Leroux, Chouly

A ce propos, ce qui manque par dessus-tout à cette équipe c'est une relation durable entre le jeu d'avant et celui des trois-quarts. Pour cela il faut un agent de liaison, rôle traditionnellement occupé par un troisième ligne (un Bouilhou, un Bonnaire, un Cabannes du temps où le Goret jouait).

Durant la tournée de novembre ce profil de joueur a cruellement fait défaut,  or il est l'essence même du rugby, sa valeur microcosmique est incommensurable. Cette ignorance coupable est le meilleur argument pour le retour d'Harinordoquy.

La vraie complémentarité sera toulousaine (Dusautoir, Harinordoquy, Picamoles) ou ne sera pas !

A suivre donc...

mercredi, 05 novembre 2014

A la tournée de novembre tu (re) découvres ton membre

Trois ans après avoir pris ses fonctions le Goret n'est pas plus avancé qu'en 2011.

De tournois ratés en tournées manquées, la tête tourne.

En 2011-2012 le Goret prenait les revenants de la finale de la Coupe du monde.

En 2012-2013 le Goret tente le renouvellement, les Bleuxv (marque déposée) finissent dernier du Tournoi

En 2013-2014 le Goret tente la révolte, les Bleuxv font une des pires saisons de leur histoire centenaire

En 2014-2015 le Goret mélange tout :

-des revenants (Tillous-Borde et Lopez aujourd'hui, Harinordoqui demain ?)

-du renouvellement avec des gars bien de chez nous (Dumoulin, Thomas, Ollivon) et des pas de chez nous, mais de Sainte Affrique du Sutt, Spedding (qui va avoir l'immense honneur de nous faire oublier ce nain de Dullin, plus surcôté que du Jeff Koons ), Kockott (qui va avoir le coq sur la poitrine, du coup on aura pour lui les oeufs de Chimène) ou d'ailleurs Atonio (celui qui bande ras du sol).

-de la révolte  avec Dusautoir en capitaine (c'est ici que Saint André est le plus drôle), celui qui conduit depuis 2008 lavec une belle constance le XV de France vers une même destination : l'abattoir. Capitaine capable d'une passe d'un seul côté et en une seule saison, dont la harangue  de ses troupes se traduit par une mince ride sous son front casqué. Tu irais toi justement au front avec un type tout casqué qui craint pour son cuir chevelu ? C'est d'ailleurs le seul capitaine des grandes nations a être ainsi coiffé...

On l'aura compris le nimportnawak continue de plus belle, on prend du jeune tout feu tout flamme qui a fait 3 bons matchs de top 14 (Ollivon, Thomas, Dumoulin), de l’étranger blanchi sous le harnais sans expérience internationale (forcément s'il en avait il pourrait pas s'encoqueter), du déclinant (Mas, Dusautoir, Papé), du toujours aussi étonnant (Maestri, Le Roux) et du bof à quand remonte son dernier grand match en bleu (Guirado, Lopez, Huget, Bastareaud, Mermoz).

Bon on va pas jouer à se faire peur, le moment viendra assez tôt, mais en dépit de ce pilotage à très courte vue digne de mister Magoo (ce genre de référence vous classe assez facilement dans la catégorie des vétérans) contre les Fidji ça va passer, mais l'amateur de gonfle tricolore peut s'attendre à s'emmerder ferme devant sa télé.

Quoi qu'il en soit, le XV de France est toujours cette œuvre recommencée, ce work in progress (yeah, si tu veux jouer en bleu va falloir te mettre au british mon coco, ou plutôt mon kockott...) qui fait que quand vient la tournée de novembre à chaque fois tu as l'impression de (re) découvrir ton membre.

FRANCE : 

Mas, Guirado, Menini

Maestri, Papé

Chouly, Le Roux, Dusautoir (cap)

(m) Tillous-Borde - (o) Lopez,

Huget, Dumoulin, Fofana, Thomas

Spedding

Remplaçants (à choisir parmi les joueurs suivants) :  Kayser, Atonio, Chiocci, Flanquart, Vahaamahina, Ollivon, Kockott, Talès, Bastareaud, Mermoz

dimanche, 02 novembre 2014

Coupe du monde - 1 an : le meilleur du pire ou la saison est décidément au mauvais clown

A moins d'un an de la Coupe du monde 2015 qui doit se passer chez nos meilleurs ennemis ( les Beefs), l'équipe en France apparaît dans la plus mauvaise configuration depuis que les porcs ont une vessie (que la FFR prend trop souvent pour une lanterne).

1. On commence par prendre un entonnoir de 70/80 types pour retenir une trentaine de gonze supposés capables de jouer un cran au-dessus de notre Top 14.

Comment les apprécier ? Précisément en les frottant aux autres joueurs de niveau international (c'est à quoi sert en gros le tournoi et les tests) !

2. Ensuite en deuze on renverse l'entonnoiŕ (ce qui fait un joli sablier pour la fête des mères si maman fait des oeufs à la coque ou pour la fête des pères si papa veut s'assurer qu'il n'appartient pas à la douloureuse catégorie des éjaculateurs précoces) en mettant des bouts de nouveaux d'ici ou plutôt pas d'ici et d'autres venues ailleurs. La chose n'est guère étonnante tout est mondialisé et depuis longtemps, ma concierge est portugaise, mon charcutier auvergnat, mon coiffeur pédé (qui utilise des capotes anglaises alors que natif de Condom) et mon traiteur chinois. Du coup la gonfle tricolore ne pouvait pas rester à l'écart de cette tendance d'autant que dans notre beau championnat le pilier est géorgien, le seconde pompe sud-africain, mes trois quarts sont fidjiens ou plus largement îliens du Pacifique (que ça) et pour la bonne mesure ma star est australienne ou toute noire. Là ou la chose surprend c'est qu'elle soit tardive.

3. Or de deux choses l'une,  a) soit on y pense maintenant parce qu'on est pas foutu d'y passer avant, ce qui est quand même très con, b) soit on y pense maintenant parce qu'on se rend compte qu'on pas ça en rayon chez nous (du pilier droit qui tient, du stratège derrière la mêlée etc.). Pourquoi pas (prononcer why not) ?

Maizalors comment expliquer qu'on aille pas te chercher un 10 du bout du monde vu que de toute  évidence le poste est sinistré depuis Lamaison (dans ce temps là yavé Lamaison, Cabanne, Laporte, bref  le bâtiment se portait bien et CHACUN sait que quand il va tout va). Au lieu de quoi,  plus fort qu'un film de zombie (c'est de saison) on va re-rechercher Trinh Duc (qui en plus se pète fort), du coup le 10 devient une denrée aussi rare que la grande ourse dans le ciel austral. Et pendant ce temps, le seul horizon qu'on donne à l'amateur de gonfle c'est de voir la charnière du CO en bleu, blanc et rouge. Confier les clés du camion à Tales qui a déjà du mal avec une voirure sans permis ça laisse songeur...

4. Bref PSA à tout du chien truffier la nifle au vent en plein milieu de l'océan. Déjà que personne n'est d'accord pour prendre tel ou tel joueur de chez nous, vazy-toi prendre des joueurs de chez les autres. Sans  compter que ceux qu'on a en rayon (Classens ou Leroux sont pas bien terribles).

Pour ou contre l'intégration d'estrangers (du coup l'équipe de France devient l'équipe en France), quel que soit le point de vue, la séquence passée est un formidable aveu d'impuissance et dit bien l'incohérence et l'amateurisme profond de notre fédé, de son staff clownesque et de ceux qui les conseillent, mais il y a plus grave... Les autres !

GROUPE FRANCE

ATONIO Uini– Atlantique Stade Rochelais
BASTAREAUD Mathieu– RC Toulon
BERNARD Pierre– Union Bordeaux Bègles G
BRUNI Virgile– RC Toulon
CAMARA Yacouba– Stade toulousain
CHIOCCI Xavier– RC Toulon
CHOULY Damien– ASM Clermont Auvergne
DUMOULIN Alexandre– Racing Métro 92
DUSAUTOIR Thierry– Stade toulousain (cap)
FALL Benjamin– Montpellier HR
FLANQUART Alexandre– Stade Français Rugby
FOFANA Wesley– ASM Clermont Auvergne
GUIRADO Guilhem– RC Toulon
HUGET Yoann– Stade toulousain
KAYSER Benjamin– ASM Clermont Auvergne
KOCKOTT Rory– Castres Olympique
LEROUX Bernard– Racing Métro 92
LOPEZ Camille– ASM Clermont Auvergne
MAESTRI Yoann– Stade toulousain
MAS Nicolas– Montpellier HR
MEDARD Maxime– Stade toulousain
MENINI Alexandre– RC Toulon
MERMOZ Maxime– RC Toulon
OLLIVON Charles– Aviron Bayonnais
PAPE Pascal– Stade Français Rugby
SPEDDING Scott– Aviron Bayonnais
TALES Rémi– Castres Olympique
THOMAS Teddy– Racing Métro 92
TILLOUS BORDE Sébastien– RC Toulon
VAHAAMAHINA Sébastien– RC Toulon

mardi, 18 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 4 Opposition de styles "Crouch"

On en rêvait au début de la compétition, c'est fait : l'équipe de France rencontrera les Blacks dimanche 23 octobre à 10 heures en clôture de l'édition 2011 de la Coupe du monde de rugby !

Cette soudaine sobriété est due à la gène occasionnée par l'affiche.

Des Blacks superbes et généreux tel le lion, dévorant les wallabies, concassant leur mêlée, repoussant avec férocité les attaques adverses et malmenant pour tout dire une équipe d'Australie guère à la fête face à l'Irlande, aux Boks et donc in fine face aux Blacks.

Des Bleus anxieux, peureux, sursautant à la vue de leur propre ombre, victorieux d'anglais plutôt faiblards et de 14 fantastiques gallois contre toute logique sportive, mais battus largement par des Blacks conquérants et par de vaillants tongiens.

Beaucoup d'adjectifs c'est vrai, laissés en jachère par nos beaux commentateurs sportifs.

Une affiche opposant super rugby à super tocard.

Un rugby de mendiants face à un rugby de seigneurs.

Une équipe opportuniste et défensive face à une équipe brillante prenant la responsabilité du jeu.

Tout semble écrit même si l'histoire et ses mythes regorgent de combats inégaux à l'issue inattendue de Véronique Sanson à Dalida.

Tout désigne une victoire black en terre black.

D'ailleurs ne sommes nous déjà pas suffisamment gavés de bonheur pour y ajouter le plaisir de poser la Web Ellis dans la vitrine ?

Le pays des Bleus est fort de ses fromages, de ses primaires et compte dans ses rangs les plus grands séducteurs de la planète.

Le pays des Blacks affronte les marées noires, les trous noirs des tremblements de terre et les idées noires de Dan Carter. Quant à la séduction, c'est mouton matin midi et soir, moutonnier en somme.

L'élégance voudrait de laisser aux Blacks leur coupe du monde.

Sommes-nous capable de cette marque de dignité ?

mardi, 13 septembre 2011

L'équipe de France d'avant : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (et réciproquement)

Il arrive que dans nos belles démocraties libérales on s'étonne de l'uniformité d'opinion régnant en dictature.

Celle-ci est souvent façonnée par des croyances, qui à force d'être répandues (non Jésus-Christ n'était pas un hippie, oui Johnny a toute sa tête, non Elvis n'est pas mort, il joue à Clermont, oui les socialistes marseillais sont honnêtes, non tenir un blog ne rend pas con)  finissent par être communes. Pour tout dire aussi indiscutables que la pensée Novésienne ou que les bienfaits de la mousse d'après-match.

Invariablement, autant que je m'en souvienne, chaque Coupe du Monde de rugby donne lieu à une série mélangeant les ingrédients de Plus belle la vie en passant par l'Autobus à impériale (d'accord ça date un peu) pour finir par La petite maison  dans la prairie.

Les médias réunis s'attachent à bâtir la même histoire tout au long de l'été, de la bande de copains à la vie à la mort qui affronte mille aventures mais finissant toujours par sortir vainqueurs.

Ca donne dans le désordre :

- tiens il pleut, mais les Bleus n'ont même pas peur de sortir en K-Way, pour sûr les éléments déchaînés vont les souder encore davantage, vu qu'ils étaient déjà super pots entre eux ;

- comme c'est beau l'entraide, les garçons font du VTT deux par deux et font pompe à vélo et gourde communes ;

- qu'ils sont courageux, les garçons font de l'accrobranches, pour sûr à ne faire qu'un avec la nature, ils vont soulever des montagnes ;

- nos garçons sont devenus de vrais hommes avec un mental de guerrier après un terrible autant qu'invariable stage commando. En réalité, après avoir passé la matinée à se déguiser en bidasses, les gonzes rampent sous  deux mètres cinquante de barbelés et prennent un pont de singe traversant l'Hers mort.... Faut pas pousser quand même, le staff n'est pas con au point de bousiller les joueurs dans des exercices débiles tout juste bons à réveiller un kosovar destiné à porter le képi blanc pour avoir enfin ses papiers.

C'est plus l'équipe de France qui se prépare, mais les bidasses en folie, les charlots font l'Espagne, etc.

Avec le sempiternel esprit commando des stages de préparation (attention, les japs attaquent), on touche le fond du n'importe quoi. C'est à se demander pourquoi le Lièvre et son staff n'ont pas envoyé à l'autre bout du monde 30 légionnaires capables après de redoutables tests de QI de différencier un ballon rond d'une gonfle !

Et puis le stage de préparation fini, tous de nous faire accroire qu'on se retrouve avec 30 types super affutés (c'est à croire qu'en club les joueurs sont payés à faire du gras à force de glander...), capables au choix d'éplucher un kilo d'oignon ou d'écouter Carla Bruni sans pleurer, 30 types ne reculant devant rien, gardant leur sérieux à la vue d'un chanteur moldave qualifié pour l'Eurovision, 30 types avec un mental aussi gros que les couilles du taureau de Laguiole, ne cillant pas à la vue d'un grillon qu'ils auront égorgé de leurs propres mains afin de nourrir leur insatiable appétit de vie et de liberté.

Le Lièvre, son staff et son équipe ont tout du cancre, qui, toute l'année à la ramasse, pense pouvoir combler ses lacunes en deux mois alors que depuis trois ou quatre ans les bons élèves répétent leurs gammes et progressent (les Blacks, les Wallabies et dans une moindre mesure les Beefs).

La compétition à peine commencée, voilà que les masques tombent :

- le Lièvre n'a aucune prise sur le groupe, il est vrai que doté de l'autorité et du charisme de la betterave rouge dépressive pour avoir été trop cuite, il ne faut pas trop en demander non plus aux joueurs. Au moment où plus personne ne croit en lui, comment en vouloir aux 30 de ne pas vouer au Lièvre un culte fidèle ?

- les Bleus sont amorphes, ont autant de gnaque qu'une boîte à pet gagné à la fête foraine, comment s'en étonner quand les fortes têtes ont été mises au piquet (Bastareaud, Chabal, Fritz, Marconnet).

- le XV de France est en panne de leader, quelle horrible découverte, Dusautoir n'est plus le formidable meneur d'homme, le leader par l'exemple que la Terre ovale nous envie ?

-Harinordoquy a tellement le bocal, que c'en est devenu un aquarium dont il faut tout aussi régulièrement changer l'eau que déplorer l'irrégularité de Yachvili, là encore rien de bien nouveau dans le pacifique sud.

- tout aussi affreux, Trinh Duc ne pése rien dans l'organisation du jeu, à nouveau quelle horrible découverte

Le Lièvre a bâti une équipe à son image, gentille, propre sur elle mais incapables de révolte, comme plongée dans une dépression post-traumatique.

Tout cela n'annonce rien de bon.

lundi, 12 septembre 2011

Le rugby mondial fait sa rentrée, pas toujours dans la classe.

A enfoncer des portes ouvertes, derrière le courant d'air le rhume guette.

Ce proverbe maison s'applique parfaitement aux premiers matchs, d'où découle les premiers enseignements.

At first, deux équipes sont au-dessus du lot, les Kiwis et les Wallabies. Les bêtes antipodiques sont au rendez-vous, n'ont pas raté leur rentrée, ont répondu présent etc. Les clichés ne manquent pas.

Segundo, le sort des matchs serrés est souvent (trop) entre les mains des arbitres. Dommage, une victoire des Pumas sur les Beefs n'aurait pas été totalement immérité quand les gallois peuvent légitimement nourrir  le sentiment de s'être fait un brin volé le match.

C'est regrettable pour eux, mais encore plus pour le jeu, les Boks n'ayant à offrir que leur férocité défensive face à des gallois  envoyant du jeu comme le duo Palmiè-Imbernon envoyait la mandoline...

Seulement, il en va du rugby mondial comme de la chose militaire, les hiérarchies ne sont pas faciles à bousculer.

Mises à part les confrontations entre les 3 du sud et les 2 du nord, pas grand chose à attendre de ce côté là. Reste qu'avec la perspective de phases finales aussi étriquées que le sourire de Mme Chirac, on a pas fini de causer arbitrage au coin des zincs.

Tercio, les français sont à leur niveau.

Au sortir d'un Tournoi très moyen, prolongé par deux matchs face à l'Irlande, eux aussi très moyen, l'équipe de France fait une rentrée très moyenne.

Comment s'en étonner ?

Seuls ceux ayant succombé au bourrage de mou pré-mondial  doivent être aussi ahuris qu'un lapin dans les phares.

Promis, on y reviendra.

lundi, 21 mars 2011

Tournoi des VI Nations 2011 : un premier bilan

Lièvremont est le  Kadhafi du rugby ! Comme lui, il n'est que colonel, c'est-à-dire entraîneur de Pro D2 et doit affronter des généraux expérimentés et compétents, c'est-à-dire des entraîneurs familiers du haut niveau. Dans ces conditions, comment pourrait-il gagner la guerre ?

L'objectif de ce Tournoi était clair, faire le possible pour le remporter, il était une fin en soi, dans la mesure où un bon Tournoi était la meilleure manière de préparer la coupe du Monde.

Avec deux défaites pour trois victoires, le bilan est aussi sexy que la calvitie post-giscardienne d'un comptable poussiéreux.

Le classement final est trompeur (c'est pas pour faire le malin mais il était donné en exclu dès le... 4 février). Si les Beefs n'ont perdu qu'un seul match, Les Bleus, l'Irlande et le Pays de Galles finissent chacun avec deux défaites.

L'Angleterre a battu La France qui a battu le Pays de Galles qui a battu L'Irlande qui a battu l'Angleterre. Selon la loi implacable de la transitivité la France aurait du battre l'Angleterre etc.

Du coup, la France se trouve avant la Coupe du Monde quelque part entre les Beefs et les frères celtiques. Cette position reflète à sa juste mesure la valeur de l'équipe de France et tous conviendront qu'elle conduit à prétendre à rien pour cette Coupe du Monde.

Pour le dire autrement, la France avec le même bilan sportif que les nains gallois et irlandais en termes de licenciés a désormais les mêmes ambitions qu'eux, en gros aller en quart.

On dit merci qui ?

mercredi, 23 février 2011

En attendant Angleterre-France : les Bleus en déambulateur

Chaque année c'est la même rengaine, il faut se farcir des affiches aussi sexy qu'un congrès de Mormons pour avoir droit à notre Crunch, placé cette année en plat de résistance du Tournoi 2011.

Les deux confrontations celtiques précédentes (Ecosse, puis Irlande) ont montré deux choses qu'on savait depuis longtemps  : le jeu français a été conçu en vue d'un programme à destination d'un public de neurasthénique pour éviter toute rechute ; le Lièvre devrait se contenter du Tournoi de beach volley d'Argelès (pas Gazost, l'autre).

Le jeu français, parlons-en puisqu'après tout on est là pour.

Trois bières, hop, tu vas pisser, quand tu reviens, soit ils en sont à la cinquième mélée effrondée soit le petit tas de sable a été déplacé de deux métres en fonction du coefficient de la marée, faible en général.

Dire du jeu français qu'il va à deux à l'heure serait insultant pour les escargots et autres limaces SDF. Il y a bien une solution, ressortir le magnéto poussérieux du carton pour enregistrer les matchs de l'équipe de France et les passer en accéléré, ce qui au passage évite d'avoir à sa fader la nullité promotionnelle de Gedimat, Renault et de l'autre avec son gel anal Dove machin.

A Marcoussis, Lièvremont doit organiser des courses de déambulateur...

Forcément dès que les Bleus rencontrent une équipe un peu vive dans le style de l'Australie, les deuxièmes lignes centres plantés au milieu du terrain comme des poteaux électriques dans la pampa servent à peine à compter les moutons. A la fin ça fait très cher du kilowatt heure.

Il se dit que dans certains hospices du sud de la France, le personnel se sert des matchs du Tournoi pour endormir les petits vieux et de revendre à bon prix les médicaments ainsi économisés.

Il est vrai que se coltiner un match de l'équipe de France devrait être remboursé par la Sécu, ça fait  dépuratif, vu qu'on s'emmerde sec, antiride, tant les zygomatiques sont sollicités, c'est un excellent moyen de prévention contre les crèves hivernales, quand t'es au chaud devant ta télé les risques de prendre froid sont limités à moins d'oublier de fermer la porte du frigo, auquel le cas le pire est sans doute de se contenter d'une mousse tiédasse, ça protège même de la grippe aviaire, quand t'as vu à quoi ressemble le coq, tu files direct au rayon fruits et légumes.

Seul léger problème : regarder l'équipe de France peut occasionner un stress tenace.

Si cette lenteur est en partie imputable à des gros peu agressifs sur les zones de combat, elle est majoritairement à porter au débit de la charnière et des lignes arrières.

Cette lenteur est difficilement compréhensible tant la conquête tricolore pour le moment domine, c'est juste après que ça coince et il faut pas aller chercher bien loin le remplacement de Parra par Yach. Contre l'Ecosse et l'Irlande, le petit Parra a beau se dresser sur ses ergots, il a tourné autour de son pack comme la volaille en haut du clocher par grand vent. Le Lièvre s'est enfin dessiller au sujet de Parra alors qu'il nous chantait sur tous les tons qu'il avait les clés du camion bleu jusqu'à la Coupe du monde. Il n'est que temps pour Parra de retourner à ses majorettes jaunes et bleus qui ne font même pas pimpom.

L'autre juste à coté, le quart d'ouverture Trinh-Duc, se demande encore ce qu'il à faire, se contentant le plus souvent de passer à droite ou à gauche c'est selon. La catastrophique relance des 22 contre l'Irlande l'a bien montré, n'importe quel 10 de fédérale 1 aurait trouvé une belle touche dans le dos de la défense.

Pour avoir juste à faire passer la gonfle un tapis roulant ferait aussi bien l'affaire.

Chacun sait que le jeu au pied n'est pas le point fort du tapis roulant, aussi le Lièvre dans sa grande sagesse lui a adjoint en la personne de Traille une bonne paire de cuisots pour taper bien loin.

Oui mais, sauf que les cuissots ça fait trop longtemps qu'ils marinent dans l'Irouléguy, pas plus de coup de pied de déplacement que de dindes en ville un soir de Thankgiving. Traille après avoir été déplacé de l'arrière au centre puis à l'ouverture est enfin à sa vraie place : sur le banc !

Traille rangé dans la remise avec les sacs à placage, Jauzion a pu faire son retour.

La vitesse avec laquelle le Lièvre l'a renvoyé à la maison n'a d'égale que la vitesse à laquelle il le repositionne en titulaire au centre de l'attaque. Sans se risquer à se prononcer sur la santé mentale du Lièvre, il présente tous les symptômes du binaire versatile cyclothymique qui sait pas bien ce qu'il veut. Comment l'en blâmer, par sa seule rentrée irlandaise Jauzion a pointé du doigt comme la statue de Colomb le néant rugbystique du Lièvre.

Avec Rougerie, l'énigme mettra plus longtemps à être résolue que le théorème de Fermat.

C'est une pipe, la cause est entendue, il défend comme une porte KZ, son jeu au pied peine à rivaliser avec celui d'un chameau libyen, sa générosité offensive le place juste au-dessus d'Harpagon.

Le problème, car problème il y a, il a été doublement décisif contre l'Ecosse et l'Irlande, s'il peut difficilement refaire le coup du culbuto à Tindal, il est pas impossible qu'il soit utile contre les Beefs, précisément parce qu'en terme offensif Rougerie avec sa tignasse paille à tout du roumbaleur. Le jour où on en verra un prendre l'intervalle et sauter l'enclos on reverra notre jugement. Pour le moment, il est possible d'émettre un jugement comparable à celui portant sur le Michalak des grands jours : la méga-choune.

Trinh-Duc écarte des ballons merdeux sur Poitrenaud, lequel saute. Le Lièvre, piètre tacticien a visiblement du mal à remonter la chaine des conséquences, c'est de mauvais augure pour le développement du rable.

Il reste ce brave Huget, très fort pour aller s'emméler dans la zone du 10 (zone de grande fragilité défensive comme l'ont bien observé nos amis écossais et irlandais) ne brille pas et ne brillera sans doute jamais face à des nations majeures. L'entêtement du Lièvre encore et toujours, tout fier de son nouveau chouchou. Huget est à ranger dans la catégorie bien remplie des trois-quarts n'ayant jamais fait leur preuves mais rôdant toujours près de l'écurie tricolore comme le goupil tétu autour du poulailler (Palisson, Estebanez, Andreu, Fall...).

S'il n'y avait que cette lenteur, mais le jeu des Bleus est affublé d'une autre tare, un malheur ne venant jamais seul : le manque de percussion. Face à des équipes modestes, personne ne franchit, pas même Servat. Là aussi, on va la faire courte pour ne pas désoler Mimi Mathy, le Lièvre s'est sciemment privé des seuls deux joueurs capables de déchirer la défense aussi sûrement que l'hymen de la pucelle : Picachou et Bisounours (Bastareaud). Faut pas s'étonner après que les Bleus s'empègue dans les défenses adverses à la manière du moucheron dans la résine landaise.

Quoi qu'il en soit, c'est donc à l'heure d'affronter la meilleure équipe d'Europe que le Lièvre a réalisé le plus de changements.

Ne nous voilons pas la face comme on dit chez nos voisins taliban, les Beefs sont supérieurs, le tout est de savoir s'ils  le sont nettement ou juste un peu ?

Wait and see !

 

Titulaires: Maxime Médard (Stade Toulousain) - Yoan Huget (Bayonne), Aurélien Rougerie (Clermont), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Vincent Clerc (Stade Toulousain) - (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Dimitri Yachvili (Biarritz) - Imanol Harinordoquy (Biarritz), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Lionel Nallet (Racing-Métro), Julien Pierre (Clermont) - Nicolas Mas (Perpignan), William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont).
Remplaçants: Guilhem Guirado (Perpignan), Sylvain Marconnet (Biarritz), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Bonnaire (Clermont), Morgan Parra (Clermont), Damien Traille (Biarritz), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain). 23e homme: Luc Ducalcon (Castres)

jeudi, 27 janvier 2011

La revue des trente : les Gros

Dresser un plan de tables pour un mariage est la chose la plus compliquée du monde après le choix de 30 joueurs pour disputer une compétition, il n'empêche que le Lièvre et son staff ont oublié des convives pour avoir mangé certaines invitations et retenus des gonzes pourtant indésirables dans n'importe quel restau de routier ayant un peu de tenue (premier tenu).

Commençons par les avants.

Pour sûr les Bleus ont une grosse mélée, et tout le monde en est content même si la chose n'a en rien adouci la branlée subie face aux Wallabies.

Un gros pack reste certes nécessaire, mais largement insuffisant face à un rugby de mouvement (en gros celui pratiqué par les favoris du Sud pour la prochaine Coupe du Monde, Blacks et Australiens).

Pour le Tournoi, hormis les Beefs, ça devrait suffire.

En première ligne on connaît les titulaires Mas, Servat et Domingo. Les trois sont au moins au niveau de l'an passé, avec même une plus grande mobilité à la pile et une grosse tenue (deuxième tenu) en mélée.  Croisons les doigts pour qu'aucun ne se pète parce que derrière il y a un trou.

Dedans on trouve Ducalcon, Madame Denise. C'est un pilar constant puisqu'il  se fait régulièrement secouer en Top 14 et en H Cup, aussi habile ballon en main que Scrat dans l'âge de glaces avec sa noisette.

Avec Marconnet on assiste au re-re-re-retour du cimetière à poulets. Truqueur, chambreur, plus statique qu'une enclume gauloise, Marconnet a su se rendre indispensable en raison de la faiblesse générale des piliers français aggravée par le long forfait de Barcella.

Une solution : annexer la Géorgie et en faire le 102ème département français.

Bon Guirado est très explosif, pas au point de bosser chez Azf quand même, mais il doit améliorer ses lancers et bénéficie lui aussi d'un forfait, celui du parisien perruqué peroxydé.

En seconde pompe, que du lourd, voire du très lourd au figuré avec Thion, visiblement là pour cirer un banc qui n'est plus en bois depuis longtemps, du coup on se demande ce qu'il fout là...

Une fois de plus lancer un jeune comme Jacquet, qui a perdu sa  brioche (aha aha) semble plus mieux ou si l'on veut moins pire.

Absent encore pour cause de blessures, depuis quelques mois pour Millo, l'équipe de France c'est tintin.

Pour le reste, Papé et Pierre, c'est kif-kif bourricot, ça pousse comme une mule, ça galope comme un cheval et ça défend comme un buffle. Principal défaut de l'attelage : une fâcheuse tentance à se faire pénaliser sur les rucks. Pas facile d'enlever ses grosses mimines de la gonfle. On prend les paris ? Pari tenu  (troisième tenu) !

Souvent, à la différence de chez Emmaüs, Papé Pierre, c'est pas la misère...

Nallet est le seul titulaire indiscutable au poste et c'est largement mérité, toujours le premier à être en tenue (quatrième tenue).

En troisième latte, que du classique, hélas, trois fois hélas.

Notons quand même l'ancrage de Houuou Chabal au poste.

N'importe quel gamin ayant tâté de la gonfle à l'école de rugby savait qu'il n'avait rien à faire à l'étage au-dessus. Il n'empêche que notre GSM (Grand Sélectionneur de Marcoussis) a bien mis trois ans pour s'en rendre compte et trouver la bonne voie.

Le trio gagnant est sans doute Dusautoir (the captain said what au Lièvre), Bonnaire en forme olympique, Harinordoquy, qui repointe son nez (guéri). Malheureusement, il est à craindre que le chouchou héraultais brouille à nouveau les cartes.

En revanche, un joueur n'entre pas dans la case chouchou : Picachou.

Solide et convaincant avec le Stade, seul joueur français capable d'avancer - comme Servat - sans attendre d'être lancé comme un A 380 en bout de piste, Picamoles et l'un des grands absents de la liste.

C'est quoi ce rugby de diéticien en blouse blanche - comme l'autre qui réparer chez Mme Denise - un oeil sur la Vo2max et l'autre sur l'indice de masse graisseuse ?

En 8, ni Chabal et encore moins Harinordoquy sont capables comme lui de jouer debout dans le dos de la défense. De toute évidence il va manquer, surtout contre les Beefs.

Sa non-sélection relève de la faute professionnelle, on en a vu devant les Prud'hommes pour moins que ça qui ont fini tout nu (cinquième et dernier tounu).

 

Avants (16): Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

 

PS : Lu dans le Midol du 24 janvier, p. 6.

De Carl Hayman : "Je pars à la chasse au sanglier. Au couteau, comme on la pratique en Nouvelle-Zélande".

Vous imaginez un peu le tableau, Hayman crapahutant dans l'arrière-pays varois un couteau entre les dents, nifle au ras du sol pour pister le sanglier ! Obélix a trouvé un client !  En tout cas c'est pas Marconnet qui irait chasser le poulet fermier des Landes même avec un fusil à lunettes...

Il plaisantait bien sûr.

dimanche, 21 novembre 2010

Tournée d'automne France 2 - Hémisphère du Sut 0

Qui peut prétendre que face à l'Argentine seule la victoire est belle ?

En match d'ouverture de la Coupe du monde ou pour l'accessit du match pour la troisième place, certainement !

Lors d'une palichonne tournée d'automne pas sûr.

C'est quand même fou ce qu'on peut s'emmerder devant son poste en ce moment alors que - Ô comble des combles - le Lièvre et son staff s'étaient faits les hérauts du retour au beau jeu...

Contre les Pumas, rien de bien neuf et de bien excitant à se mettre sous les quenottes que ce soit devant ou derrière :

DEVANT

1. La force des Bleus réside dans son pack, si face à une première ligne vieillissante, le pack français a enclenché la marche avant, il a éprouvé les plus grandes peines à le contenir lors des phases dynamiques, avec un nombre important de ballons perdus. Ce constat est d'autant plus pénible qu'à une ou deux exceptions près, les huit joueurs alignés sont les meilleurs, on n'a rien de mieux en stock.

2. Comme lors du tournoi 2010, dont le Grand Chlem est décidément l'arbre qui cache la forêt vermoulue, le score des Bleus s'est nourri de la domination française en mêlée fermée et de l'indiscipline adverse, ici argentine, en mêlée ouverte.

DERRIERE

1. Le cas Rougerie, quoi qu'on pense du joueur, force est de lui reconnaître une grande lucidité.

Dans le poste après avoir appris qu'il était "Talent d'or" (le jour où cette farce cessera je mettrai peut être mon compte à la Société Générale), il a avoué qu'il était "surpris", la poilade était bien au rendez-vous.

Surpris, on le serait à moins, faisant preuve d'un jeu au pied bizarre, perdant de rares autant que précieux ballons d'attaque au contact, face à une ligne d'attaque moyenne, Rougerie n'a guère brillé, mais il est vrai qu'on l'a vu. Par contre son voisin au centre...

2. Les cas Traille-Jauzion

Au début des années 2000, la paire de centre du futur, puissant et complémentaire s'incarnait dans le duo Traille-Jauzion.

Près de dix ans après - dix ans quand même ! - on les retrouve côté à côté.

Sauf que le premier est en 10, placement ô combien étrange.

Soit Traille (essai en anglais) n'a rien perdu de son tranchant d'antan, pourquoi alors ne pas reconstruire une paire historique avec Jauzion ?

Soit Traille a baissé, expliquant sa mise à l'écart au centre mais alors pourquoi le faire jouer à l'ouverture, poste plus exposé que celui de centre et nécessitant vitesse et vivacité ?

Malgré toute ses qualités, vitesse et vivacité ne sont pas les premières vertus à laquelle on pense quand on parle de Traille (par contre La Miche...).

Du coup évidemment derrière ça va à 2 à l'heure et par temps froid, les ailiers peuvent allumer des braseros, ils ne risquent pas d'être dérangés, s'il vous reste quelques chataignes, ils seront sûrement preneurs

Et puis il y a la cas Jauzion.

Le sénateur toulousain peut nous proposer du rouge primeur certes pas cher, mais pas très bon (ça reste du vin du Tar),  c'est pas la première chose qu'on attend de lui. D'ailleurs qu'a-t-on exactement de lui ?

En Bleu, il faut une sacrée mémoire pour  louer ses prestations, même contre les Blacks en 2007 il fait une passe en-avant à La Miche sur l'essai de la gagne.

Sélectionné en 2003, puis 2007, il va l'être en 2011. Le coeur de l'attaque française sera-t-il capable de réussir là où il a échoué deux fois ? Le poids des années est un élément clair de réponse.

Pour la faire courte que vont apporter de plus Traille et Jauzion ?

Contre l'Argentine la réponse était farpaitement claire : rien !

Pour finir une interrogation, comment dire... financière.

C'est non seulement risqué de changer de charnière à 5 minutes de la fin ou d'arrière à 1 minute de la même fin mais n'apporte aucun élément digne d'appréciation sur lesdits joueurs entrants, alors quel est l'intérêt de la manoeuvre ?

Permettre aux joueurs entrés de toucher la prime de la victoire ou tous ceux sur la feuille l'a touchent ?

Si quelqu'un a la réponse, j'achète.

VOUS LISEZ JUSQU'AU BOUT OU FAUT QUE JE REPETE MA QUESTION ?

Prochainement : Oueadrogo, le chouchou.

 

 

vendredi, 19 novembre 2010

Le coup de Blanco au Lièvre : premières fissures dans la maison bleue accrochée au-dessus du vide (I)

Parce que la réalité est bien plus forte que la fiction, la maison bleue commence à se fissurer de toutes parts.

Il est vrai que l'amateur de gonfle tricolore depuis 2007, comme soeur Anne, ne voit rien venir, que le Lièvre qui merdoie et le Sut qui foudroie.

Du coup il s'agace et pas qu'ici.

Episode I

Un coup de Blanco : le Lièvre est un clown triste

Voilà quelques petites semaines, sur RMC, la radio qui pique et qui tâche, Blanco affirmait :

"L'entraîneur de l'équipe de France doit avoir envie d'être champion du monde. On peut être champion du monde. S'il pleure un an avant la parce qu'il n'a pas les moyens. (…) Comment va-t-il sélectionner des joueurs qui sauront qu'il n'est plus là après le Mondial ? S'il n'a pas envie de faire la Coupe du monde il s'en va. On n'est pas le football ! Dans un cirque, si le clown est triste, c’est tout le cirque qui est triste".

Déjà c'est pas très gentil de comparer l'équipe de France à un cirque et si j'avais écrit que le Lièvre est un clown triste, le lecteur bien intentionné aurait encore trouvé qu'une certaine exagération caratérise ces colonnes. Quand c'est le beau Serge, génie du rugby des années 80 et grand boss du rugby pro qui le dit, évidemment personne ne moufte. Sauf bien sûr le principal intéressé : le Lièvre.

Le susdit a répondu : "Il y a beaucoup de choses dans les critiques dont je suis la cible qui ne sont absolument pas constructives, qui ne sont là que pour relancer une forme de polémique, qui sont là pour systématiquement déformer mes propos, ou les sortir du contexte, que ça en devient complètement ridicule. Ce sont des débats de cours de récréation, donc évidemment que ça m'agace sur le coup, mais j'ai le sentiment que ça me rend plus fort pour le reste. »

Passons sur la syntaxe bancale du Lièvre (confondant cours de récréation et cours d'école et sur le journaliste inculte qui confond cour et cours, a-t-il au moins été à l'école, bref la cour d'école accueille la récréation après les cours, mais ne sert pas qu'à ça) pour retenir que le clown triste est nietzschéen : tout ce qui ne tue pas rend plus fort.

Ouais, bof, faut voir...

Prendre des raclées aux quatres coins de l'hémisphère Sut, est-ce que ça rend plus fort ?

Depuis le temps que l'Italie et l'Ecosse prennent des peignées, ils devraient être depuis longtemps champions du monde si on suit scrupuleusement la philosophie du Lièvre.

Mieux vaut remonter à l'origine de la bisbille qu'à ses prolongements. Au départ, il y a cette phrase du Lièvre :

« Même s’il y a eu des avancées, l’équipe de France est tout sauf la priorité du rugby français. J’éprouve une forme de frustration par rapport à ça.

Si de nombreux commentaires ont fleuri ici et là comme roses au milieu du fumier au sujet de cette polémique, personne n'a vu que le Lièvre avait non seulement raison mais qu'il apportait la preuve ABSOLUE de ce qu'il rapporte :

Hé bé oui, Marc t'as vu juste, les Bleus ne sont pas la priorité du rugby bleu, blanc, rouge, la preuve... c'est que t'as été choisi comme sélectionneur !

Si jamais l'équipe de France avait été une priorité, la Fédé n'aurait jamais confié le poste à un entraineur de Pro D2 à l'expérience limité, n'ayant jamais fait ses preuves au plus haut niveau et n'ayant pas laissé un grand souvenir en équipe de France.

Un cador du coaching, un aigle de la gonfle, un grand manitou des vestiaires aurait été choisi, pas un second couteau de seconde zone entrainant un club de seconde division...

Faut te faire une raison mon gars, t'as précisément été choisi parce que l'équipe de France n'est pas une priorité.

Dur non !

Console-toi le triste, ya pire t'aurais pu rester à Dax et redescendre en Pro D2 pour y végéter pendant que ton frangin te narguerait à l'étage supérieur à Bayonne.

 

lundi, 15 juin 2009

Le rugby à rouflaquettes

Exploit,

Des Bleus bête noire des All Blacks,

Les Blacks ont les idées noires etc.

Voilà en gros où se situe l'analyse générale, c'est du niveau de toto qui a retapé son CP.

Bon, on va pas se la raconter, des Bleus presque au complet ont battu des Blacks comptant 3 à 4 titulaires. Pas de quoi pavoiser, sans l'interception de Médard, tout laisse à penser que les Bleus seraient repartis avec une courte défaite. Quand on y regarde d'un peu près et pas le nez dans le gazon, les Bleus menant 17 à 3 se font rattraper 17 partout. Incapables de tenir le score et leur avance, ne la devant au final qu'au génie à rouflaquettes. Après le look Chabal, le look JPR des années 2010 risque de faire fureur.

Alors je veux bien qu'on mette la défense en avant, mais deux essais ont été encaissés à la suite d'actions longuement construites par les Blacks, quand en face sur les trois essais marqués, deux le sont en contre ou en pick and go. Les Blacks  font le jeu en seconde mi-temps, les Bleus ont gagné sans prendre le jeu à leur compte.

En gros Lièvrement au bout de deux ans a renoué avec les fondamentaux de l'ère Laporte, on est content pour lui.

Et puis on a va pas se croire sur le toit du monde parce qu'on les bat chez eux tous les 15 ans, quand ils viennent régulièrement nous battre lors de leurs tournées.

Ce type de confrontation souligne l'ennui de notre rugby européen, fait de chandelles et de pick and go. C'est si vrai que les tâcherons irlandais ont tout gagné cette année.

Bon, on ne va pas surinterpréter cette victoire qui fait quand même chaud au coeur, c'est comme prétendre gagner des élections avec 60 % d'abstention.

Alors comme en politique, avant de tirer d'hâtives conclusions, attendons le second tour du 20 juin.

Au final, s'il y a des défaites porteuses d'avenir, certaines victoires sont aussi parlantes que Bernardo

jeudi, 19 mars 2009

Le rugby de gribouille (tercio)

Tercio : Les joueurs

 

L'équipa en piagio a Roma

 

Fabien Barcella (Biarritz), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Sylvain Marconnet (Stade Français), Lionel Nallet (Castres, capitaine), Sébastien Chabal (Sale/Angeleterre), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont) Imanol Harinordoquy (Biarritz)(m) Morgan Parra (Bourgoin), (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Cédric Heymans (Stade Toulousain), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Florian Fritz (Stade Toulousain), Maxime Médard (Stade Toulousain) et Damien Traille (Biarritz).

Remplaçants: William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Thion (Biarritz), Louis Picamoles (Montpellier), Frédéric Michalak (Stade Toulousain), Mathieu Bastareaud (Stade Français) et Julien Malzieu (Clermont).AP

 

 

Là aussi soyons clairs, une grande sélection n'est pas toujours composée des meilleurs joueurs, mais il faut quand même qu'à des postes clés (en gros, 2, 8, 9, 10, 15), les mecs soient indiscutables. Aujourd'hui en 2 c'est stable avec Swki, mais pour le reste, même Médard que je pensais certain en 15 laisse ça place à Traille pour son week-end à Rome. De toute évidence ce turn over est un aveu d'impuissance, même s'il  reste inévitable en raison des blessures.

Là aussi  l'inconstance est frappant, prenons Chabal, c'est quoi son poste, deuxième pompe, troisième ligne aile, troisième ligne centre ? A Sale je sais, pas chez les Bleus. Depuis le début du tournoi il n'a jamais convaincu, il est même carrément passé à côté contre les Beefs. Comment le Lièvre, 3ème latte dans le civil a pu commetre l'erreur de le placer à l'aile du pack, là où la mobilité est reine, Chabal n'est ni très mobile, ni un bon plaqueur, au plus il met des tampons en défense quand le gonze en face vient sur lui, mais jamais de la vie il ne chasse la gazelle comme Dusautoir, Martin ou Bonnaire peuvent le faire. C'est clairement à ce genre d'erreur qu'on doit les ballades de Cueto et Armitage dans la défense. Chabal fait pas l'affaire en flanker, qu'à cela ne tienne, on le renvoie en seconde latte, place qu'il avait cédé à Thion pour manque de puissance et de poids. Signe d'un staff déboussolé : changer son équipe en fonction  de l'adversaire là où l'on devrait imposer son jeu quel qu'il soit.

Je suis pas sur qu'il ait fini par comprendre que Faure était un pilier de bal musette. Ce type a toujours été nul, il s'est toujours fait secouer comme un prunier dans l'agenais, et il a depuis deux ans additionné les capes. C'est un grand mystére. L'avantage c'est que lui comme Chabal jouent en outre-manche, là où comme on sait le joueur est "préservé" ne multipliant pas les matchs à l'instar de l'international français. Or dimanche dernier, Faure et Chabal ont été transparents, va falloir trouver donc une autre excuse à la Bérézina française, d'autant plus que l'un des joueurs les plus employés (Dusautoir) a été comme à son habitude : impéroyal.

Contre les Beefs, on s'est encore pris un magistral good game dans les gencives

La charnière, malgré ma grande science du rugby, que chacun peut goûter pour pas un rond à longueur de colonnes, je dois avouer que le point est pour le dire assez rapidement : emmerdant. Depuis bientôt 10 ans, aucune ne s'est imposée on doit être à environ 50 charnières utilisées depuis. Le choix est difficile, je mettrai bien Durand-Beauxis pour voir, mais bon, sans grand enthousiasme. Quoi qu'il en soit, une charnière ça ne se change pas tous les 2 matchs. En la matière l'automatisme est roi. Il faut faire un choix et s'y tenir. Prendre les joueurs qu'on a sous la main (ça vaut aussi pour les piliers)  parce qu'ils seront les meilleurs à leur poste dans 2 ou 3 ans, bien sûr ça peut rater (La Miche, Castaignède), mais ça marche aussi (Betsen, Marconnet), mais si on considère que Para incarne le meilleur 9 pour l'avenir, on le laisse à sa place, pour qu'il construise de la confiance, qu'il acquière de l'assurance et surtout qu'il ait l'expérience du niveau, comment l'acquérir si tout les 2 matchs les postes clés d'une équipe sont changées. Pareil pour Picachu, si on pense que l'avenir en 8 c'est lui, il doit faire tous les matchs comme titulaire, il apprend que dalle en faisant banquette, il n'aura d'ailleurs échappé à personne qu'il n'a pas progressé depuis un an au niveau international.

Le Lièvre et son staff ont le nez sur le guidon, par leurs errements se sont mis la pression et font une équipe match après match alors qu'ils s'étaient engagés sur la durée, et il faut attendre la fin du  tournoi pour voir une 3ème ligne qui ressemble à quelque chose.

Derrière, Gribouille reste à l'oeuvre.

Traille. Nul à l'arrière en 2007, on pensait ne plus le revoir en Bleus à ce poste, c'est à croire que le Lièvre et son staff on  pas la TV. A supposer qu'il fasse un match honnête contre l'Italie, est-ce qu'on sera plus avancé après. Que nenni. Médard qui n'a pas été le pire derrière, il aurait du être maintenu en 15. Gribouille à encore frappé, c'est à croire que le tarnais a pris possession du corps du Lièvre.

Traille à la relance dimanche, ça va être au moins aussi comique qu'un ministre de la relance !

Suivant le même raisonnement, quand on veut bâtir l'équipe de demain, on laisse pas en place le monument Jauzion, qui comme à se lézarder de manière inquiétante, il a pas été très réactif en défense contre les Beefs. Bien sûr Jauzion est une icône, même un king icone, mais on rend un très mauvais service aux Bleus en le laissant là, car dans deux ans, il sera où ? Il sera pas plus rapide, plus incisif qu'aujourd'hui.

Le plus beau : le retour de la Miche. Pas fameux depuis qu'il est rentré au Stade, ni vrai 9, ni vrai 10, ni espoir, ni ancien, La Miche is back, pour quoi faire ? Mystère et bidendum comme on dit du côté de l'ASM.  On est jamais à l'abri d'un coup de génie avec La miche, le problème c'est que le reste du temps faut avoir les nerfs solides. Il viendra en fin de compte grossir les rangs des génies du sport français n'ayant jamais confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux. Le pire pour le Lièvre, le Tordu et Joues serait qu'il rentre et fasse un super match (contre l'Italie il en est capable) ça leur donnerait encore un peu plus mal à la tête.

Il ne faut rien attendre de ce match contre l'Italie, les Azuri font en général leur match le plus complet contre la France, quand celle-ci gagne invariablement. Du coup, je vais pas me fatiguer à parler du match et attendre la semaine prochaine pour faire le bilan du tournoi 2009.

Il Bilano

1. Matcho de la muerte contre Italia (je me demande si c'est pas de l'espagnol ?), c'est dire les progrès des Bleus

2. Les Bleus finiront 4 ème devant  l'Ecosse et l'Italie, pire place depuis 2001 (tu parles d'une performance pour des mecs qui nous ont bassiné avec  leur jeu ambitieux).

3. Un tournoi pour rien dans la perspective du seul objectif qui compte : coupe du monde 2011.

 

Bonne bourre à tous !

 

 
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