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dimanche, 18 janvier 2015

Saint-André : "Je suis Charlot" Ou les BleuXV sur leur 31 : pas d'enflammage, pas de plan sur la queue-mète, les leçons du passé (titre un peu long je le concède, mais il semblerait que les analfabêtes qui me lisent s'arrêtent bien souvent à ce stade là)

L'actu Ovale c'est bien sûr la liste des 31 pour le Tournoi dans un contexte particulier : celui de la Coupe du Monde twenty fifteen (2015 in french).

La question à xxxxx millions de livres étant : sont-ce les mêmes qui disputeront la Coupe du monde ?

Question très con, qui oblige en sus à dire un mot pénétrant sur chaque impétrant, ce qui est fatigant.

J'ai préféré confronter la liste des des 30 du Tournoi 2011 avec celle des 30 retenus pour la Coupe du monde 2011 et celle de la finale pour une conclusion aussi radicale qu'évidente : rien ne sert de partir, il faut courir à point. Morale empruntée à La Fontaine et inversée pour les besoins de la cause, mais le Goret Geignard ne connait pas ses classiques (quel formidable personnage de fable aurait-il fait avec le Lièvre : Le Goret, le Lièvre et le Coq tricolore ou l'avalanche des tocards).

1. Liste donnée pour le tournoi 2011 en janvier 2011 (en gras ceux toujours de la partie en 2015)

Avants (16) : Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

Arrières (14) : Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

a) ça a bien dégagé derrière en 4 ans (seul Huget à survécu), on comprend mieux désormais le manque de liant derrière depuis 2011,

b) Dusautoir, Mas et Papé sont incontestablement des cadres de l'équipe et leurs performances doivent être jugées à cette aune et farce est de constater que c'est pas bien brillants.

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2. Liste donnée pour la Coupe du monde 2011 (en gras les absents du Tournoi 2011)

Avants 16Barcella (Biarritz), Domingo (Clermont), Poux (Toulouse),  Servat (Toulouse), Szarzewski (Stade Français),  Ducalcon (Castres),  Mas (Perpignan), Marconnet (Biarritz),  Papé (Stade Français),  Pierre (Clermont), Millo-Chluski (Toulouse), Nallet (Racing-Métro 92), Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Toulouse/Cap),  Ouedraogo (Montpellier),  Lakafia (Biarritz), Picamoles (Toulouse)

Arrières 14  Parra (Clermont),  Yachvili (Biarritz), Skrela (Toulouse),  Trinh-Duc (Montpellier),  Estebanez (Brive), Mermoz (Perpignan),  Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont),  Médard (Toulouse), Palisson (Brive), Clerc (Toulouse), Huget (Bayonne), Heymans (Toulouse), Traille (Biarritz)

a) changements importants devant (les Gros se pètent plus que les petits branleurs des lignes en arrière sans compter que chez les Gros une baisse de régime se voit plus que ces mêmes petits branleurs qui jouent à la baballe derrière)

b) grande continuité derrière (seul Jauzion a giclé remplacé par l’inénarrable Estebanez).

On notera en 2011, le retour de Szarzewski, cas de figure très probable pour la Coupe du monde 2015 (jamais décevant en Bleu il est vrai, toujours à la pointe du combat).

A la lecture de tous ces noms, deux choses frappent :

- la première évidente c'est la présence de joueurs titulaires indiscutables dans leur club actuellement et qui ont disparu des radars tricolores pour plein de raisons (Bonnaire, Parra, Rougerie, Harinordoquy, Trinh-Duc, blessé certes et cas à part, mais bon répond quand même à cette taxinomie - va chercher dico et plus vite que ça), aussi est-il permis de se demander si aujourd'hui ceux qui les remplacent leur sont supérieurs...

- la deuxième moins évidente c'est le nombre effarant d'internationaux (7) descendus trois ans plus tard en Pro D2 avec leur club (Barcella, Guirado, Harinordoquy, Lakafia, Yachvili, Marty, Traille), j'ignore tout de sa signification, mais la chose interpelle.

On notera deux cas échappant à l'analyse ou relevant du feu de paille : Lakafia et Doussain (arrivé en cours de route).

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3. Équipe de la finale contre les Blacks en 2011 (en gras les absents du groupe donné pour le Tournoi précédent et en soulignés ceux qui ont disparu du groupe annoncé pour le Tournoi 2015 et qui n'ont pas sportivement renoncé aux Bleuxv)

 15-Médard, 14- Clerc, 13- Rougerie, 12- Mermoz, 11- Palisson, 10- Parra, 9-Yachvili, 8-Harinordoquy ? , 7- Bonnaire, 6- Dusautoir (capitaine), 5- Nallet, 4- Papé, 3- Mas, 2- Servat, 1- Poux.

 a) Grande stabilité entre le groupe du Tournoi et les finalistes sauf en première ligne, confirmant le caractère très exposé du poste, circonstance de nature à mettre du baume au coeur aux 3 D (Ducalcon, Debatty, Domingo).

b) On se dit que 4 ans après hormis Rougerie, la même ligne d'arrière aurait pu être conservée et même si pour chaque cas les raisons d'une absence en 2015 varient, il reste qu'en terme d'expérience et d'automatisme c'est bien dommage.

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4. Liste donnée  pour la Coupe du monde 2015  (en gras les "étrangers" et en soulignés les sélectionnés de "dernière minute"):

Avants : Atonio (La Rochelle), Ben Arous (Racing Metro), Mas (Montpellier), Menini (Toulon), Slimani (Stade Français), Guirado (Toulon),  Kayser (Clermont),  Flanquart (Stade Français), Maestri (Toulouse),  Papé (Stade Français), Taofifenua (Toulon),  Chouly (Clermont), Dusautoir (Toulouse, cap.), Le Roux (Racing Metro),  Nyanga (Toulouse),  Ollivon (Bayonne),  Picamoles (Toulouse).

Arrières : Kockott (Castres), Tillous-Borde (Toulon),  Lopez (Clermont),  Talès (Castres),  Bastareaud (Toulon), Dumoulin (Racing Metro), Fofana (Clermont), Lamerat (Castres), Guitoune (Bordeaux-Bègles),  Huget (Toulouse), Nakaitaci (Clermont), Thomas (Racing Metro),  Dulin (Racing Metro),  Spedding (Bayonne).
 
a) ceux qui incarnaient la relève de diverses façons ne sont plus là et ils sont nombreux (Machenaud, Plisson, Bauxis, Lapandry, Lakafia, Samson, Tolofua, Doussain, Fickou, Burban, Vahaamahina)
 
b) des anciens titulaires indiscutables dans les Bleuxv version Lièvremont  et bons en club (voire très bons) sont "oubliés" (Parra et Mermoz et (?) Harinordoquy)
 
a) + b) = c)
 
c) du coup de nouvelles têtes apparaissent : les "étrangers" bien sûr, plus Tignous-Borde (?), Dumoulin, Thomas et Ollivon. Cette continuité apparente eu égard à la tournée 2014 (moyenne quoiqu'on en dise) cache une formidable inconstance dans les choix du staff qui ne sait plus à quel Saint (André) se vouer.
 
Aussi nombreux doivent être les "pas présents" à croiser les doigts pour qu'un Tournoi 2015 minable transforme les grands gagnants de la Tournée d'automne en tocard dans la dernière ligne droite. Faisons confiance à nos amis beefs et gallois notamment pour donner corps à leur rêve.
 
Pour la fine bouche on notera une présence à peu près égale de toulousains (5) en dépit des résultats médiocres de ce club de légende en Top 14 et SURTOUT qu'en 2011 pas un seul toulonnais n'était sélectionné, qu'en 2015 ils sont 5 (le Racing-Métro passe de 1 à 5) !
 
Pour finir (ou presque) ma liste des joueurs scandaleusement oubliés : Lapandry (profil à la Cabannes nous manquant cruellement), Grosso (ailier puissant et gros mental) et Mermoz (à qui on coupe encore les ailes).

Pour finir (vraiment) mention spéciale aux éternels revenants La Miche et Fritz, à moins que Poux...

 Bref, comme on  dit à Charlie Hebdo : Qui vivra verra !
 
Adixat !

mardi, 26 novembre 2013

Quelque part entre l'Ecosse et l'Italie : l'irlandisation de l'équipe de France

Une fois le crash test d'automne passé (mal) se profile le plus que centenaire et immarcescible Tournoi.

Bonne nouvelle, la prestation du XV de France ne pourra pas être pire cette année, puisqu'à la dernière place les Bleus se sont retrouvés. C'est mieux de se retrouver autour de valeurs et de principe de jeu, mais selon l'antique adage : on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a !

Côté animation offensive l'encéphalogramme d'Ariel Sharon doit être plus actif que le XV de France.

Côté joueur la Pro D2 est devenue le vivier du XV de France (Dulin, Forrestier, Guitoune, Thalés, pour ne citer que les titulaires contre les Boks..). Fatalement passer de joutes, bien que viriles, contre Aurillac, Auch et autres au niveau international n'est pas une mince affaire surtout qu'en face on a le gotha du Botha à moins que ce ne soit l'inverse... Loin de moi l'idée de dauber sur la pro D 2, mais par définition son rôle n'est pas de servir de filière pour accéder à la vitrine du rugby tricolore. Il est vrai que le mal est ancien, un entraîneur de Pro D2 s'est bien retrouvé chef de rayon dans la vitrine (image audacieuse je le concède).

Ce n'est pas tant que la Pro D2 fournisse le XV de France en internationaux qui pose problème que l'échec patent de la formation fédérale. A quoi doit servir le CNR de Marcoussis sinon à faire émerger l'élite du rugby à partir des équipes de jeunes. Selon cette logique Plisson devrait avoir déjà intégré durablement le groupe France ou d'autres comme Martin (RCT). Au lieu de quoi on va chercher un 10 trentenaire ayant fait ses classes en Pro D2.

Le résultat on le connait d'avance le XV de France évolue au niveau mondial en pro D2, dans le haut du panier certes, mais en Pro D 2 tout de même. Le gotha du rugby est devenue un club select de la Couronne Britannique (Blacks, beefs, Boks, Wallabies) où ceux qui puent l'ail de la bouche ne peuvent entrer en raison de leurs propres turpitudes.

Désormais la France se situe quelque part entre l’Écosse et l'Italie (vérité géographique, horreur rugbystique).

La France est devenue une Irlande latine, ne s'en remettant qu'à la vaillance de ses avants et au hasard du génie de ses lignes arrières avec dans le rôle de O'Driscoll, Fofana. Pour le reste on attendra, le moins longtemps possible espérons-le.

samedi, 22 juin 2013

Les cons on les reconnait à ce que ça ose tout

Il faut vraiment douter de rien pour aller chez les "Tous Noirs" avec l'ambition de faire un truc, qu'on appelle ça hold-up où autre chose, en gros il s'agit de gagner un match.

Quand tu finis dernier du tournoi des 6 nations,

Quand tu perds contre l'Italie,

Quand tu fais péniblement match nul contre l'Irlande,

Quand ta seule victoire est contre l'Ecosse, équipe européenne la plus faible depuis Braveheart,

Quand les types sont déjà cuits en février-mars,

Que Quand avec tout ça que tu vas chez les Blacks, tu te fais oublier.

Dans la divine comédie (c'est pas le nom d'un bar homo) est écrit un truc du genre : "toi qui entres ici abandonne toute espérance".

Hé bé contre les Blacks c'est pareil, il n'aurait plus manqué que nos pipes tricolores battent les maîtres de l'Ovale.

Le XV de France fait penser à ces mauvais élèves (c'est de saison) qui foutent rien de toute l'année et qui croillent que le jour du bac ils vont tout faire péter parce qu'ils ont bossé 3 jours d'affilée et qu'ils pourront même passer devant l'élève appliqué qui depuis toujours travaille avec continuité et aligne les bons résultats.

Puisque personne n'aime l'injustice réjouissons-nous de ces trois défaites.

Gardons nos mouchoirs pour le jour où des Bleus dominateurs et constants perdront sur une avanie ovale contre moins bons qu'eux.

mardi, 04 juin 2013

XV raisons d'espèrer et de désespérer en 2013 (13) : des grands, des gros et des petits

Dans le rugby de papa yavé des gros (Garuche, Portolan), des grands tout mous (Haget, Condom) ou plus énervés (Palmié), des moyens (Rives, Skrela), des petits, teigneux ou pas (Fouroux, Astre), des fins rapides (Bertranne, Lagisque, Estève) des plus gaillards rapides (Skrela, Charvet). Pour faire court, tout le monde y trouvait son compte, le rugby était le sport collectif le plus démocratique sur le plan physique.

Depuis le rugby pro, la treizisation de la gonfle est en marche. Pour s'en convaincre il n'y a qu'à voir n'importe quel match de Super 15 (en réalité le jeu pratiqué est du rugby à 14, quelque part entre le 13 et le XV) les joueurs ont à peu près tous le même physique, hormis les secondes pompes, physique que pour faire simple on appelera à "la Jauzion". Même talon ou demi de mélée à moins d'1,80 m tu passes pour un nain !

Du coup grosse cata dans les écoles de rugby, si en minimes tu ne dépasses pas le mètre quatre vingt, quel que soit par ailleurs ton bagage tactico-technique, tu joueras au mieux en F2.

Au contraire, même si t'es une pipe, mais une grande pipe, t'as toutes tes chances de prétendre accéder au niveau supérieur. Bref, l'accès au haut niveau de l'Ovale a perdu de son côté démocratique, de ce qui faisait l'incomparable charme du rugby d'autrefois. Bientôt  il deviendra plus facile d'intégrer le corps des gardes suisses  ou celui des Queen's Guard que de tâter  le cuir.

Et voilà que Castres arrive, des piliers grassouillets, des secondes lattes à l'ancienne (l'un long, l'autre épais), un troisième ligne long et tout fin, les deux autres athlétiques et aux ailes le pompon : Andreu avec  ses 170 cm et  Martial avec ses 195 cm. C'est comme si Joe et Averell jouaient au même poste !

Voilà pourquoi la victoire du CO n'apporte pas seulement la preuve que le Brennus n'est pas fait que d'argent,  elle démontre aussi que l'on peut être champions en ce début de XXIème millénaire avec autant de diversité morphologique qu'antan.

Voilà une nouvelle, chacun en conviendra, les gros, les grands, les moyens comme les petits, de nature à satisfaire le plus grand nombre.

mercredi, 19 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 3 Si loins, si proches "Touch"

180 000 euros dans la poche de chacun des trente en cas de victoire !

140 000 euros assurés par la présence en finale.

Somme rondelette défiscalisée (qui aura le courage de supprimer les niches fiscales des primes sportives hé hé) surtout pour ceux n'ayant pas (Doussain) ou peu joués (Guirado, Estebanez etc.) avec des incertitudes sur l'état de la cagnotte de Skrela et de Marconnet, (si quelqu'un sait je prends).

Des fois, il n'est pas besoin d'aller chercher bien loin la motivation...

Mais notre sport est si beau, aussi pur que le plus pur des purs manteaux de la blanche colombe passée à la javel qu'un voile est en général prestement jeté sur ces triviaux aspect financiers.

Retour au sport donc.

Des Bleus sans jeu, se cherchant depuis 4 ans.

Des Blacks au jeu clairement identifié, fait de vitesse et de puissance au service d'une intelligence collective tournée vers le spectacle.

Des sales gosses en bleus.

Des gentlemen de noir vêtus.

Tout et plus encore sépare les deux équipes qu'il est plus simple de jouer au jeu des 7 ressemblances que des 7 erreurs :

-la certitude qu'une grosse mêlée est à l'origine du monde,

-le meilleur talonneur du monde (Servat, Mealamu),

-le meilleur troisième ligne du monde (Mac Caw, Bonnaire),

-un 9 sur le banc devenu leader (Weepu, Parra)

-un 10 prévu de longue date absent (Carter, Trinh -Duc),

-une maîtrise dans les airs (en touche pour la France, dans le jeu courant pour les Blacks),

-enfin, une certaine idée du jeu en partage (perdu de vue depuis pas mal de temps chez les Bleus, mais les clichés type French  flair résistent au temps plus sûrement qu'un Zippo, en plus il m'en fallait 7).

 Au final, aussi sûr que Lacroix et la Bannière vont moins bien au poste qu'un napperon de rouge tâché, un moyen radical permet de distinguer les Blacks des Bleus : leur sélectionneur.

On se souvient du Mea culpa  du Lièvre après France-Italie, en moins de trois semaines  il nous a refait deux fois le coup, la première pour s'excuser d'avoir mal répondu aux questions de journalistes "elle m'emmerde ta question", la deuxième pour avoir traité les Bleus de "sales gosses".

On en vient à se demander s'il ne réfléchit pas plus avant de parler qu'avant de composer son équipe...

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mardi, 18 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 4 Opposition de styles "Crouch"

On en rêvait au début de la compétition, c'est fait : l'équipe de France rencontrera les Blacks dimanche 23 octobre à 10 heures en clôture de l'édition 2011 de la Coupe du monde de rugby !

Cette soudaine sobriété est due à la gène occasionnée par l'affiche.

Des Blacks superbes et généreux tel le lion, dévorant les wallabies, concassant leur mêlée, repoussant avec férocité les attaques adverses et malmenant pour tout dire une équipe d'Australie guère à la fête face à l'Irlande, aux Boks et donc in fine face aux Blacks.

Des Bleus anxieux, peureux, sursautant à la vue de leur propre ombre, victorieux d'anglais plutôt faiblards et de 14 fantastiques gallois contre toute logique sportive, mais battus largement par des Blacks conquérants et par de vaillants tongiens.

Beaucoup d'adjectifs c'est vrai, laissés en jachère par nos beaux commentateurs sportifs.

Une affiche opposant super rugby à super tocard.

Un rugby de mendiants face à un rugby de seigneurs.

Une équipe opportuniste et défensive face à une équipe brillante prenant la responsabilité du jeu.

Tout semble écrit même si l'histoire et ses mythes regorgent de combats inégaux à l'issue inattendue de Véronique Sanson à Dalida.

Tout désigne une victoire black en terre black.

D'ailleurs ne sommes nous déjà pas suffisamment gavés de bonheur pour y ajouter le plaisir de poser la Web Ellis dans la vitrine ?

Le pays des Bleus est fort de ses fromages, de ses primaires et compte dans ses rangs les plus grands séducteurs de la planète.

Le pays des Blacks affronte les marées noires, les trous noirs des tremblements de terre et les idées noires de Dan Carter. Quant à la séduction, c'est mouton matin midi et soir, moutonnier en somme.

L'élégance voudrait de laisser aux Blacks leur coupe du monde.

Sommes-nous capable de cette marque de dignité ?

dimanche, 16 octobre 2011

La patte du lièvre : ultime porte-bonheur du rugby de France ?

Par la petite porte les Bleus sont en finale.

Par la grande porte les gallois sortent ayant tout sacrifié au dieu jeu.

Juste ou pas, mérité ou pas, l'histoire est écrite pat les vainqueurs, une ligne de palmarès suffit à tout effacer comme le putassier Invictus l'a montré.

Pour toutes les fois où les Bleus ont paumé des matchs qu'ils devaient gagner 20 fois.

Pour toutes les fois où les Bleus ont dominé sans vaincre.

Pour toutes les fois où le Bleus se dont fait entuber comme à la parade par l'arbitre

Pour toutes les fois où des Bleus développèrent un jeu ambitieux pour perdre face à des adversaires au jeu aussi étriqué le slip de Maïté

Pout toutes les fois où en somme les Bleus se firent voler des matchs, la mauvaise conscience de se retrouver en finale ne doit être que passagère.

Aussi passagère on l'espère que le regain de gueule du Lièvre, qui évidemment la ramène fort.

Quand on voit les erreurs de coaching qui ont failli coûter une place finale (sortie de Servat et Poux à la 45ème).

Quand on voit la nullité des consignes données en deuxième mi-temps avec toutes ces chandelles approximatives allumées face à des gallois supérieurs dans les airs, une fois de plus c'est bien malgré le pire sélectionneur depuis Laporte que la France est en finale.

Cette place doit plus à une choune aussi monumentale que le pif de Lincoln au mont Rushmore qu'à la science technico-tactique du Lièvre et de son staff.

Mais, pour toutes les fois où l'équipe de France avait le bras trops courts, les poteaux trop carrés ou trop rond, la gonfle pas assez ou trop ovale, ne crachons pas sur cet avalanche de choune.

C'est finalement à l'alliance inédite de joueurs ayant les clés du camion et les ayant accroché à un porte-clé porte-bonheur du plus bel effet constitué autour de la patte du Lièvre que les Bleus doivent d'être en finale dont l'issue, quelle qu'elle soit sera savoureuse !

 

 Car par dessus-tout la joie sera immense de retrouver nos inénarrables Dupont et Dupond en finale !

lundi, 26 septembre 2011

Bleus-Blacks : un rugby sans tête

A moins de ne rien comprendre au jeu de gonfle, la défaite française n'a surpris personne. Déjà que les victoires bleues sur les Blacks sont rarissimes, comment gagner quand l'intérêt commande la défaite, laquelle ouvre un tableau final faisant ressembler la Coupe du Monde au Tournoi des VI Nations.

Reste que ce match sans enjeu pour la France a eu lieu et qu'il faut bien en dire quelque chose.

La confirmation d'une équipe de France sans tête est le constat le plus inquiétant de tous. Face aux Beefs, la lacune risque d'être mortelle.

Toute bonne équipe est tricéphale, trois têtes pour sa colonne vertébrale. L'animal est étrange mais moins qu'un Lièvre qui aurait toute sa tête.

Absence de tête sur le front, Swarceski a cru qu'un casque d'or suffisait à mener un pack au combat. A la pointe du combat, le défaut de leader était criant.

Autre confirmation, le capitanat est une charge bien trop lourde pour Dusautoir.

Le black shark de 2007 ressemblait plus à un poisson d'eau douce, ses placages lui donnaient plus l'allure d'un Chirac en campagne embrassant les petites vieilles que d'un Gugusse de Montauban éparpillant le Black aux 4 coins du terrain façon puzzle.

Quant à son emprise sur le collectif, elle est proche du froid absolu, en dessous de zéro. La défaillance de Dusautoir est d'autant plus inquiétante qu'un Nallet est infoutu de le seconder.

Résultat des courses, chaque fois que la France a battu les Blacks se fut devant après que la révolte fut sonnée. Samedi matin, un calme plat régnait.

Absence de tête à l'ouverture. Là aussi tous s'en doutaient, avec l'habituel Trinh-Duc  l'encéphalogramme est plat, il ne fallait pas attendre qu'il rebondisse avec Parra. Ledit Parra s'est contenté de passer les plats comme l'aurait fait un apprenti en première année de CAP "hôtellerie".

Sans tête, quelle intelligence peut avoir le jeu français ?

Quelle direction peut-il prendre ?

Celle de la sortie sans doute.

Trinh Duc dont le retour est annoncé fut brillant dès sa rentrée, un renvoi trop long. Si long que même à toucher t'en rigole. Sur son premier ballon à la main, il attaque la ligne, vu qu'on lui fait croire depuis trois ans et demi qu'il est super fort pour le faire. Du coup il a du être très étonné de voir gicler la gonfle qu'il tenait timidement sous l'aiselle. Il a même eu le mauvais goût de s'assommer sur un essai de rapine.

En la matière l'équipe de France n'a pas décu, capable de marquer contre les meilleurs à la suite de superbes mouvements. On comprend mieux la joie de Mermoz... Ne l'accablons pas, cette équipe va tellement mal, la neurasthénie du Lièvre est si contagieuse, qu'on a les joies qu'on peut.

Le Lièvre toujours aussi cohérent dans ses choix, il sort le seul  français qui avançait (Picamoles), certes péniblement et le remplace par Harinordoquy, lequel a enclenché une belle marche arrière sur 15 m. Pour les JO de Londres au triple saut, il a toutes ses chances.

Quand il a fini par se rendre compte que les relances de Traille étaient en-dessous du niveau de la mer, il fait rentrer Heymans, quand il y a plus de 20 pions d'écart. S'il ne veut faire que des heureux, Traille ferait mieux de rentrer chez lui, le BO en a besoin et l'équipe de France ne peut qu'y gagner à s'en passer.

Bien sûr tout n'est pas à jeter. Les 10 premières minutes furent à l'avantage des Bleus, elles auraient pu se concrétiser par trois points si l'arbitrage avait été un tout petit peu cohérent. Mais le bilan est aussi maigre qu'une mannequin anorexique.

Jamais les Blacks ne furent inquiétés, laissant l'initiative aux Bleus pour mieux les contrer et de marquer trois essais en 10 minutes...

Ensuite les Blacks ont géré, tout en donnant l'impression de franchir l'en-but français dès qu'ils le souhaitaient comme a pu l'illustrer le dernier essai.

Les Blacks ont gardé une âme d'enfant, très farceurs ils disaient ne pas se préocupper des changements à l'ouverture, de Parra etc.

Au final, 4 essais sur 5 sont marqués, presque tous en première main, dans la zone du 10 ! Dire qu'ils avaient cilblé les faiblesses françaises ne paraît pas bien exagéré.

Dans la zone de Carter, il y avait autant d'animation un 15 août à Palavas les flots ! A droite, à gauche, dans l'axe, par-dessus, le bougre est gâté. Forcément quand un chef d'orchestre se retrouve face à un apprenti loufiat, l'addition est lourde.

Pas si lourde que ça aux estomacs français, de nombreux joueurs paraissaient contents de ne pas avoir subi une infamante humiliation, c'est dire le niveau de leur ambition !

Alors Marc, l'équipe de France, elle peut toujours être championne du monde ?

C'est pas la question Marc qui est emmerdante, c'est ce que tu nous proposes depuis 4 ans !

mardi, 20 septembre 2011

En attendant France-All Blacks : le rugby de gribouille atteint des sommets

"Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît". La formule d'Audiard trouve une fois à s'appliquer au Lièvre en guise d'épitaphe.

C'est vrai qu'en la matière, avec lui, on est jamais déçu, il fait toujours plus fort dans le dépassement de soi.

Personne, pas même un type de mauvais foie comme Johnny, n'aurait pu imaginer que la charnière du premier match capital depuis 4 ans de l'équipe de France serait composée de Yachvili et de Para !

Depuis plus de trois ans (éh oui quand même), toujours la même analyse sur ce blog, Trinh Duc est aussi surcoté qu'un studio parisien au 6ème sans ascenseur, ce demi-de-fermeture n'a jamais fait ses preuves au niveau international.

Pourtant depuis trois ans l'enfumage permanent aurait pu payer, j'en connais qui en raison du beau parcours de Montpellier en Top 14 finissaient par reconnaître certaines qualités à Trinh-Duc.

 

Mais les faits sont tétus, comme un âne qui jamais ne deviendra un cheval de course, même si on lui pose un jockey de 28 kilos sur l'échine. Depuis trois ans on nous chante sur tous les tons du solfège, qu'il va enfin éclater, qu'il a progressé. Ebé on attend toujours. Trinh-Duc ne posséde (hormis la longueur de sa passe et encore que d'un seul côté) aucun des atouts de base d'un 10, jeu au pied long et précis, sûreté du buteur, vision du jeu, organisation et alternance du jeu. Cette obstination a empêché l'émergence d'un 10 bis, du coup le Lièvre convoque un 9 pour jouer 10 au cas où (Doussain) et titularise un 9 en remplacement d'un 10 (Parra).

L'entêtement du Lièvre à titulariser Trinh-Duc était depuis longtemps insupportable mais finalement il change d'avis au pire moment. A quoi cela servait-il de maintenir Trinh-Duc contre vents et marées, si c'est pour le lâcher le jour J, à l'heure H, à la minute M, à l'instant I et à la seconde S ? J'y connais pas grand chose en foot (certains de penser que pas davantage en gonfle) mais il n'est pas certain que Domenech ait fait pire !

A son habitude, lâche et inconsistant, le Lièvre ne meurt pas avec ses idées ou ce qui lui en tient lieu. L'affreux de la chose, c'est que personne dans le staff ou à la Fédé ne lui dise : Bon Marc, t'as assez déconné, tu sais bien que tu dois prendre tes cachets, tu nous laisses la feuille de match et retourne te coucher, c'est bon pour ce que t'as.

La double erreur de casting va se payer cher, très cher face aux Blacks. Mac Caw, Carter et quelques uns n'ont qu'une idée en tête depuis 4 ans, c'est de prendre une retentissante revanche sur la France après un quart volé à Cardiff, l'essai de la gagne française étant lourdement entâché d'un en-avant.

S'ils peuvent nous passer 40 ou 50 points, les Blacks ne vont pas se géner !

Dans quel état seront les Bleus en cas de défaite aussi infamante qu'humiliante ?

Les raisons d'être inquiets ne sont pas que dans la charnière de gribouille.

Le retour de Rougerie au centre et le maintien de Traille inquiétent à l'arrière tant la vélocité adverse est grande. Mais c'est surtout en première ligne que la faiblesse française est annonciatrice de grande difficulté.

Ne nous y trompons pas, chaque fois que la France a battu les Blacks, c'est à la suite d'un combat féroce devant, mené par la première ligne. Ce n'est pas insulter nos deux pilards Ducalcon (Mme Denise) et Poux que de rappeler qu'ils ne sont pas de premier choix, ni même de second. Ils incarnent une solution de rechange, un peu comme les sous-vêtement en papier qu'on trouve dans les hostos. Forcément on ne va pas au bal avec.

Et pourtant, samedi matin, ça va danser...

Le XV de départ : Traille - Clerc, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Parra, (m) Yachvili - Bonnaire, Picamoles, Dusautoir - Papé, Nallet - Ducalcon, Szarzewski, Poux

Remplaçants : Servat, Barcella, Pierre, Harinordoquy, Trinh-Duc, Estabanez, Heymans

Le XV Black

I. Dagg - C. Jane - C. Smith - M. Nonu - R. Kahui -D. Carter - P. Weepu - R. McCaw - A. Thomson
J. Kaino - A. Whitelock - B. Thorn - O. Franks - K. Mealamu - T. Woodcock
Remplaçants :
A. Hore - B. Franks - A. Williams - A. Boric - A. Ellis - C. Slade - S. Williams

 

lundi, 12 septembre 2011

Le rugby mondial fait sa rentrée, pas toujours dans la classe.

A enfoncer des portes ouvertes, derrière le courant d'air le rhume guette.

Ce proverbe maison s'applique parfaitement aux premiers matchs, d'où découle les premiers enseignements.

At first, deux équipes sont au-dessus du lot, les Kiwis et les Wallabies. Les bêtes antipodiques sont au rendez-vous, n'ont pas raté leur rentrée, ont répondu présent etc. Les clichés ne manquent pas.

Segundo, le sort des matchs serrés est souvent (trop) entre les mains des arbitres. Dommage, une victoire des Pumas sur les Beefs n'aurait pas été totalement immérité quand les gallois peuvent légitimement nourrir  le sentiment de s'être fait un brin volé le match.

C'est regrettable pour eux, mais encore plus pour le jeu, les Boks n'ayant à offrir que leur férocité défensive face à des gallois  envoyant du jeu comme le duo Palmiè-Imbernon envoyait la mandoline...

Seulement, il en va du rugby mondial comme de la chose militaire, les hiérarchies ne sont pas faciles à bousculer.

Mises à part les confrontations entre les 3 du sud et les 2 du nord, pas grand chose à attendre de ce côté là. Reste qu'avec la perspective de phases finales aussi étriquées que le sourire de Mme Chirac, on a pas fini de causer arbitrage au coin des zincs.

Tercio, les français sont à leur niveau.

Au sortir d'un Tournoi très moyen, prolongé par deux matchs face à l'Irlande, eux aussi très moyen, l'équipe de France fait une rentrée très moyenne.

Comment s'en étonner ?

Seuls ceux ayant succombé au bourrage de mou pré-mondial  doivent être aussi ahuris qu'un lapin dans les phares.

Promis, on y reviendra.

vendredi, 09 septembre 2011

Le miracle Black : pourquoi ils doivent gagner "leur" Coupe du Monde

Nous sommes tous supporteurs des Blacks !

A quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2011, l'amateur sincère de l'Ovale, débarrassé des oeillères du chauvinisme ne peut qu' être avec les Blacks.

Les raisons nous ayant poussé à dire Merci les Blacks, nous poussent aujourd'hui à souhaiter leur victoire.

Loin de moi l'idée de succomber à la mode, en cet automne 2011 le Black est plus que jamais tendance, il s'agit plutôt de défendre le rugby ou plutôt l'idée que l'on s'en fait.

D'abord, le rugby Black tient du miracle.

Comment un pays coupé en deux par la mer et peuplé d'un peu plus de 4 millions de personne peut à ce point animer le rugby mondial et donner du rêve à l'amateur de gonfle. Avec en gros la population de la région PACA, la Nouvelle-Zélande est capable année après année de bâtir une équipe nationale de grande valeur et de donner au rugby mondial  ses plus grands joueurs, quand la région PACA peine à avoir deux clubs professionnels (Toulon et Pays d'Aix) sans faire appel à des joueurs étrangers. Certes comparaison n'est pas raison et ici plutôt piège à cons, mais le parallèle dit assez l'énigme que représente ce rugby black.

Aussi, après le désastre de 2007, le moins que l'on puisse faire est de souhaiter que cette nation phare du rugby mondial soit  à nouveau récompensée 20 ans après.

Ensuite le rugby Black est beau.

On a assez souligné le côté étriqué, petit comptable et épicier du rugby Pro pour souhaiter que le rugby du temps couronne une équipe pratiquant un jeu aérien, inventif, s'efforçant de créer le mouvement perpétuel sans s'affranchir des fondamentaux du jeu.

Que voit-t-on dans le rétroviseur du rugby pro ? A sa charnière avec le monde amateur en 1995, des Boks destructeurs  et truqueurs, volant un titre au nom de l'intérêt supérieur d'une Nation en reconstruction (le rugby arc en ciel sud africain reste une belle arnaque quand on voit la composition actuelle des boks), en 1999, des Wallabies pratiquant un jeu restrictif, basé sur la défense et couronnés face à des Bleus exsangues, en 2003, des Beefs maîtrisant leur sujet grâce à un pack de fer et un ouvreur d'enfer, en 2007, des Boks hyperpuissants formés de joueurs ultra-agressifs, appuyé par la botte métronomique de leur buteur.

L'Australie de 1999, l'Angleterre de 2003 et l'Afrique du Sud de 2007 pratiquent à peu de choses près le même rugby. Un rugby qui gagne il est vrai, reposant sur  le trépied puissance des avants - sûreté du buteur - rigueur défensive (par parenthèse, Laporte n'a eu de cesse que de reprendre ce modèle - avec tout le succès que l'on sait... - avec le XV de France).

Ce jeu est reproduit au niveau national, n'importe quelle rencontre de Top 14 suffit à le prouver et le jeu pratiqué par le Stade Toulousain n'est guère éloigné de ce schéma.

Les Blacks  ont une autre ambition : leur volonté de faire vivre en tout lieu le ballon, de le conserver dans l'aire de jeu et la polyvalence des joueurs méritent d'incarner enfin un rugby qui gagne pour inciter les équipes nationales et notre championnat à s'en inspirer.

Enfin, le rugby Black traverse d'importantes difficultés, ses meilleurs joueurs répondent à l'attrait de l'euro ou ne vont pas tarder de le faire, la Fédé Black est dans une position financière délicate. Aussi, pour éviter que le fric n'étouffe le rugby Black,  le mieux est encore qu'il s'en mette plein les fouilles après un titre de champion du monde, que seule une âme bien noire penserait à l'en priver.

jeudi, 01 septembre 2011

Putain encore 4 ans !

Quatre ans qu'on attend ça !

Alors qu'on signale qu'une trentaine de touristes français se faisant passer pour des rugbymen a posé le pied en Nouvelle-Zélande (certains en boitant), le moment est venu d'engager les hostilités.

Après un bilan du rugby de France depuis 2003, puis celui de l'ère Lièvremont, on comprendra aisément qu'il faille encore attendre 4 ans pour voir la France se présenter avec de réelles chances de l'emporter, puisque pour cette fois l'objectif est clair, Saint Marc l'ayant annoncé, il s'agit de battre les Tonga pour aller en quart.

Quelle ambition !

Un programme aussi alléchant que celui proposé par la désormais célébre suite 2806 nous attend.

Sachons savourer l'instant...

lundi, 15 juin 2009

Le rugby à rouflaquettes

Exploit,

Des Bleus bête noire des All Blacks,

Les Blacks ont les idées noires etc.

Voilà en gros où se situe l'analyse générale, c'est du niveau de toto qui a retapé son CP.

Bon, on va pas se la raconter, des Bleus presque au complet ont battu des Blacks comptant 3 à 4 titulaires. Pas de quoi pavoiser, sans l'interception de Médard, tout laisse à penser que les Bleus seraient repartis avec une courte défaite. Quand on y regarde d'un peu près et pas le nez dans le gazon, les Bleus menant 17 à 3 se font rattraper 17 partout. Incapables de tenir le score et leur avance, ne la devant au final qu'au génie à rouflaquettes. Après le look Chabal, le look JPR des années 2010 risque de faire fureur.

Alors je veux bien qu'on mette la défense en avant, mais deux essais ont été encaissés à la suite d'actions longuement construites par les Blacks, quand en face sur les trois essais marqués, deux le sont en contre ou en pick and go. Les Blacks  font le jeu en seconde mi-temps, les Bleus ont gagné sans prendre le jeu à leur compte.

En gros Lièvrement au bout de deux ans a renoué avec les fondamentaux de l'ère Laporte, on est content pour lui.

Et puis on a va pas se croire sur le toit du monde parce qu'on les bat chez eux tous les 15 ans, quand ils viennent régulièrement nous battre lors de leurs tournées.

Ce type de confrontation souligne l'ennui de notre rugby européen, fait de chandelles et de pick and go. C'est si vrai que les tâcherons irlandais ont tout gagné cette année.

Bon, on ne va pas surinterpréter cette victoire qui fait quand même chaud au coeur, c'est comme prétendre gagner des élections avec 60 % d'abstention.

Alors comme en politique, avant de tirer d'hâtives conclusions, attendons le second tour du 20 juin.

Au final, s'il y a des défaites porteuses d'avenir, certaines victoires sont aussi parlantes que Bernardo

 
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