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jeudi, 06 octobre 2011

France-Angleterre : Allons enfants de l'apathie...

L'heure du jugement dernier a sonné.

L'épreuve de vérité arrive et avec elle son cortège funèbre.

En bref, c'est pas le moment d'aller à la cuisine chercher des mousses ou de les évacuer à plus de deux mètres de sa télé.

Le Lièvre peut finir en daube ou à la royale.

Tout dépend du résultat de ce France-Angleterre.

Soit ceux qui moquaient son incompétence, son inconstance n'avaient que trop raisons (observons que cette catégorie est plus nombreuse chaque jour).

Soit il entre au Panthéon des génies incompris, en avance qu'ils étaient sur leur temps, pour s'asseoir entre Galilée  et Van Gogh, juste devant le fauteuil vide qui attend Mirelle Mathieu (chanteuse avignonnaise incomprise...).

Au-delà du sort du Lièvre, scellé depuis longtemps, quelles sont raisonnablement les chances d'une victoire française dégageant la voie vers une finale aux accents de revanche ?

Une brève démonstration s'impose :

- Primo

Nul n'ignore plus que nos garçons ont fini par boire une bière et échanger des mots.

S'il fallait pour être au top du rugby mondial assécher les bars et  avoir une grande bouche, il y a bien longtemps que votre serviteur et quelques-uns de ses potes enchaîneraient titres sur titres, au lieu de quoi ça joue à toucher le jeudi soir.

Une mousse et des mots ne suffisent pas mais c'est un bon début.

Il faut se souvenir qu'avant la finale de 1999 ça avait pas mal tangué dans le groupe, qu'en dépit de deux Chlems consécutifs, inégalés à ce jour,  le duo Skrela-Villepreux passait pour une paire d'intellectuels abscons de la gonfle incapables de galvaniser leurs troupes ; pire rendant inoffensifs les jobards qu'ils avaient entre les mains.

Il faut aussi se souvenir qu'en 2007, les Beefs avaient tout remis d'équerre après une bringue parisienne, l'histoire ne dit pas s'ils sont allés au bout de la Rue de la soif.

On a donc le commencement d'un début de réponse.

- Deuxio

 Toute révolte passe par un 5 de devant aussi noir et mauvais que l'oeil d'Estève (le biterrois pas l'autre). Là le bât blesse. Le XV de France a tiré sa force d'une première ligne Mas-Servat-Domingo au top niveau. Le premier revient de blessure, le deuxième est encore en train de revenir, le troisième est parti.

Derrière c'est vague, Papé-Nallet est le dernier attelage trouvé par le Lièvre. Nallet n'est que l'ombre du guerrier berjallien qu'il était, quant à Papé, c'est l'un des rares à avoir de la moëlle et de le montrer.

Sera-ce suffisant ? Si la performance d'un seconde ligne devait toujours se juger à sa capacité à mettre des bouffes, il y a bien longtemps que Privat aurait franchi le cap des 300 sélections.

-Tertio

Une troisième ligne Bonnaire-Picamoles-Harinordoquy aurait pu symboliser la révolte. Dusautoir est devenu un joueur ordinaire ne donnant plus l'impression sur le terrain de tordre des mannequins en mousse. C'est au contraire lui qui épouse les formes adverses. Bref, Dusautoir le leader n'est pas à la hauteur, on le savait, Dusautoir le joueur déçoit, c'est plus étonnant. Par parenthèse, les derniers qui comptent encore sauver le soldat Lièvremont insistent sur la responsabilité des joueurs. Peut-être, mais alors comment expliquer, si ce n'est par l'immense tocardise du Lièvre, qu'un Dusautoir brillant en rouge et noir devienne si terne en bleu ?

Face aux Beefs, la puissance devant est fondamentale, la non-titularisation de Picamoles est une grave erreur, one more.

-Quarto

La charnière est l'absolue point faible sur lequel les Beefs vont appuyer jusqu'à ce qu'elle couine façon Monica Seles. Face au Tonga Yachvili a été particulièrement mauvais dans son jeu au pied, on eut dit Romeu rentrant d'Epil Center. Quant à Parra, le loufiat en apprentissage, il est incapable d'orienter le jeu, de l'animer, de l'accélérer, de soulager ses gros, d'occuper le terrain adverse. Bref il est incapable de faire ce qu'un 10 doit faire étant entendu qu'il est neuf au poste de 10 vu qu'il est 9.

Si pour le moment le combat était à armes égales, Wilko ou pas, les Beefs disposent d'une charnière qui fera son boulot de charnière quand la nôtre continuera de grincer. Puisque je m'autorise à faire mon équipe, pour sa puissance au pied utile dans un jeu d 'occupation une charnière biarrote aurait été la moins pire des solutions.

-Quinto

Médard-Mermoz sont les créateurs de la ligne d'attaque. C'est la seule bonne nouvelle sur le front de l'attaque depuis longtemps. A côté, il va falloir que notre frigo-américain Rougerie tourne au max, thermostat 10 sans péter. Sans quoi l'autre lanceur de nain aux fréquentations royales (quel bonhomme quand même, ça nous change de nos gentils garçons bien élevés, juste à bon à aider les vieilles aux passages protégés et se faisant tirer les oreilles pour aller au bistrot) risque de nous gâcher la mâtinée. Pour l'entente, une paire Mermoz-Marty aurait également pu être la moins pire des solutions.

-Sexto

Aux ailes du classique, Clerc et Palisson. Ce dernier fait figure de nouveau chouchou, parce qu'il en faut bien un. Un triangle toulousain, lui aussi motivé par l'entente entre Médard, Clerc et Heymans (à l'aile) aurait pu être une bonne solution.

-Septimo

Quelle que soit la compo de Pierre, Paul, Jacques ou même Saint Marc, la choune et l'arbitrage péseront aussi sur le sort du Match. Le Lièvre pourra toujours imiter Joffre et dire après la bataille « Je ne sais qui l’a gagnée, mais je sais qui l'aurait perdue ».

Quelle que soit son issue, une seule chose aura la force de l'absolue certitude au coup de sifflet final : on saura si les Quinze qui sont entrés sur le pré, la poitrine frappée du Coq se sont mentis ou non, nous ont trompé ou non.

L'heure est grave. Du visage qu'offriront les Bleus à la planète ovale dépend l'avenir de notre rugby de France que nous chérissons tant !

Laissons le mot de la fin à Churchill : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

vendredi, 19 mars 2010

Tournoi des VI Nations 2010 : dernier Acte, France-Angleterre, un crunch qui croustille...

"Messieurs les Anglais, tirez les premiers". Il est douteux que le Lièvre et son staff donnent pareille consigne aux Bleus au moment de fouler le pré dyonisien (aujourd'hui c'est culturel : histoire de France et géographie locale).

Ont-ils besoin d'ailleurs d'être motivés ?

La double perspective de battre nos meilleurs et plus fidèles ennemis et de remporter le premier Grand Chlem sous Saint Marc (le dernier remonte à 2004, Chirac était président et Raffarin premier ministre c'est dire si ça date, anouar el) doit suffire à porter à ébullition leurs boîtes craniennes. D'ici à ce que de la vapeur d'eau s'échappe des casques, il n'y a qu'un pas que franchiront allegriously les Beefs.

Les Bleus ayant déjà gagné le Tournoi 2010, les Beefs sont projetés vers un seul objectif : les empêcher de faire le Grand Chlem. Il est comme ça le Beef, il n'aime pas bien qu'on s'amuse avec ses jouets.

Il est vrai que pour les sujets de la Queen, nous ne sommes que de vulgaires bouffeurs de grenouilles, sales, puants et arrogants, à l'haleine chargée d'un improbable mélange de gros rouge qui tâche et de pastis, alimentés à la graisse de canard par intraveineuse, tandis que de nos doigts dégoulinants on s'enfourne dans la gueule des plaques de fromages aussi odorantes que  les pieds d'un pélerin en août sur les chemins de compostelle. Pétris de ces bonnes manières, les Froggies n'aiment rien tant que planter ces mêmes doigts dans l'oeil adverse, c'est une sorte de sport national expliquant le grand nombre de borgnes en France.

Pour le Beef c'est bien simple, on ne mérite pas de vivre dans ce pays de cocagne qui devraît être leur sans ce gnome de Duguesclin et la Pucelle.

C'est donc pour nous un énorme privilège que de disputer une partie de gonfle avec les nobles inventeurs du jeu. Le moins qu'ils puissent attendre de nous c'est de ne pas leur rendre trop pénible une victoire qui leur revient naturellement.

De ce côté du Channel, le Beef est un être étrange et déconcertant, ventru et arborant fièrement un marcel aux couleurs de son club à la première température positive. Il met un point d'honneur à porter sur son head un bob assorti au marcel, ce qui lui confère une so pittoresque silhouette, sans compter le flegme avec lequel short et bermuda à la gamme chromatique relevant du secret défense tiennent sur des fesses qu'aucun regard ne peut ignorer. Les bras aussi blancs que le cul d'une nonne berrichonne mais assez nettement moins tatoués, le Beef a pour la bière une passion ancestrale que n'égale pas celle du nourrisson pour le lait maternel mais tous deux ont en commun de brailler à la seule perspective d'en être passagèrement privés.

Le Beef est un sujet d'éternel questionnement, à la moindre éclaircie sa peau devient aussi rouge que l'idée que l'on se fait de l'enfer, le plus étonnant selon toutes les observations menées à ce jour et qu'il n'en souffre visiblement pas. Ignorant des diverses formes de protection solaire au point de nommer ombrelle un parapluie, le Beef agit comme s'il faisait là une ultime concession à d'antiques cultes solaires. Cet adorateur du Grand Disque Lumineux migre annuellement vers la Méditérannée pour en faire son pédiluve.

Un seul truc sauve le Beef, sa capacité d'invention. Redevables à jamais, on lui doit entre autres le pub et la mini-jupe.

Le bilan pourrait être équilibré si au final le Beef ne nourrissait pas this horrible manie chaque soir de victoires d'entonner des airs guerriers et paillards auxquels nos oreilles délicates ne pipent que dalle. Il faut bien convenir qu'à ce moment de l'histoire des Hommes, le Beef est haïssable pour l'éternité.

Alors de grâce les gars, pour cette seule et unique raison il vous faut gagner ! Le reste (la tactique, le jeu, les joueurs, le titre, la prime, la cuite...) on s'en fout.

Bien plus qu'un match de rugby, c'est un choc de civilisations.

Composition du XV contre l'Angleterre :

Poitrenaud (Stade Toulousain) - Andreu (Castres), Bastareaud (Stade Français), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Pierre (Clermont), Nallet (Racing-Métro) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Szarzewski (Stade Français), Poux (Stade Toulousain), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Yachvili (Biarritz), Marty (Perpignan), Malzieu (Clermont)

 

 

 

lundi, 23 mars 2009

Tournoi 2009

Le tournoi 2009 est fini, vivement le tournoi 2010.

 

Les Bleus finissent 3ème, derrière l'Irlande et les Beefs, à égalité de points avec les Gallois. Le classement final et le grand chlem irlandais a tenu à la pénalité ratée du bossu Jones (Stephen, faut préciser vu qu'il y a une chiée de Jones qui portent le poireau). Tout ça donc s'est joué à pas grand chose, signe d'une grande homogénéité entre les équipes.

Evidemment chacun peut se satisfaire de l'historique victoire irlandaise, qui vient enfin couronner une génération talentueuse, dont on attendait beaucoup et qui a finalement plutôt déçu, même si tout un peuple attendait ça depuis 61 ans.

Il reste que la victoire irlandaise fait regretter celle des gallois l'an passé, dont le jeu était plus ambitieux et chatoyant, d'ailleurs samedi dernier les Gallois ont produit un volume de jeu supérieur aux Irlandais. D'une certaine manière ils ont refait le coup du Munster (les ptizamis) contre le Stade l'an passé en H Cup, en s'appuyant sur un pack de guerriers habités par la trilogie sacrée : vaillance, humilité et abnégation et sur une énorme défense.

Mais évidemment du point de vue de ce côté du Channel, les choses sont différentes. Pour le dire en une phrase formée de quelques mots constitués de plusieurs lettres : Les Bleus ne progressent pas quand les autres équipes (Irlandais, Beefs et Gallois) avancent sur des bases solides (mélées, charnière).

Une autre équipe ne s'améliore pas et semble même regresser : l'Italie, c'est dommage mais cela ne l'empêche pas d'abriter le meilleur joueur d'Europe : Parisse.

Pour patienter jusqu'au tournoi 2009, une tournée à la mords-moi le noeud cet été chez ceux qui marchent la tête en bas, qui aura sans doute au moins le mérite de permettre à Martin de porter le coq.

D'ici là salut les poules.

jeudi, 19 mars 2009

Le rugby de gribouille (primo)

D'entrée de jeu soyons clairs, là où le sage voit la lune (c'est bon tu peux remettre ton pantalon) l'idiot voit le doigt pointant la lune.

En d'autres mots, lecteur encore abasourdi par le cauchemar du match contre les Beefs, si la victoire contre les poireaux rouges a un peu trop chauffé la tête du monde rugbystique, la défaite contre les roses rouges ne doit pas nous inciter à essayer de rentrer la tête dans le cul d’une vache pour cacher sa honte.

D’’abord parce qu’on le dit depuis bien trop longtemps, le Lièvre et sa bande font pas la maille, je veux bien qu’il soit sympa, et crache pas sur un demi, mais si tous les mecs sympas, amateur de binouze peuvent faire de bons sélectionneurs, il va falloir trouver d’autres critères. Mais j’y reviendrai

Ensuite, la défaite était prévisible, at first contre les gallois, après une domination outrageuse durant tout le match, les Bleus étaient à 2 doigts de voir le score s’inverser à quelques minutes de la fin du match, ce qui serait arrivé sans la maladresse des poireaux. Ce qui donne en langage tactico-technique, les Bleus n’avaient pas de marge, et sans marge pas de bénéf, sans bénéf pas de bonus (encore que..) et sans bonux pas de cadeaux ! Clairement les Beefs n’ont pas faits de cadeaux, équipe annoncée à la dérive, mais rappelons-le car le flot des commentateurs payés pour écrire, raconter et répéter des conneries à longueur d’années ont oublié qu’ils perdent sur un score serré, voire très serré, contre l’Irlande et le Pays de Galles, ainsi ils étaient proches de ces deux équipes qui vont samedi se disputer la gagne dans le Tournoi 2009. Ça c’était for the second, and at three, depuis 10 ans, les Bleus n’ont gagné qu’une fois à Twickenham, c’était en 2005 (moins beau qu'en 2002 à la maison  quand Betsen avait chassé Wilko comme la buse le lapinou mixomatosé). Donc fallait pas trop rêver, qu’avec une équipe dite « en construction » ( y a des travaux qui durent), les Bleus allaient tordre le Beefs d’autant plus que l’an passé les Beefs étaient venus à Paris et repartis avec la victoire et qu’un an plus tôt on voyait s’envoler une belle finale à domicile contre ces mêmes Beefs.



En résumé, je te la fais courte pour que tu puisse te la mettre sur l’oreille ; depuis plusieurs années les Beefs sont supérieurs aux Bleus, équipe toujours présentée à l’agonie, mais championne du monde 2003 et vice 2007, tandis que les Bleus sont présentés comme allant casser la baraque alors qu’ils sont à l’agonie. Y a comme un blème comme dirait un djeun's des années 80


Le problème vient du staff, du jeu et des joueurs.



Primo (samedi c’est l’Italie), le staff



J’aime tant le répéter que jamais je m’en lasse, le Lièvre, le Tordu et Joues de corned beef n’ont pas le niveau pour entraîner la sélection nationale, ce n’est pas tant leur qualités propres dont chacun peut discuter, le spécialiste des avants, ex-pilard de fédérale reste pour moi un éternel sujet d’émerveillement, que leur absolue inexpérience. Et c’est pas nouveau, souvenons-nous le mal est ancien.



Quand Laporte est désigné après 99 pour préparer 2003, il est certes auréolé, pas sous les bras, d’un titre de champion avec le Stade français, mais depuis on sait qu’à Paris l’équipe est plus forte que l’entraîneur vu que plusieurs entraîneurs sont passés sans qu’on puisse mesurer leur part dans les divers titres depuis 1998, et même une année (en 2004), Paris a été champion sans entraîneur, bref Laporte était totalement inexpérimenté en Bleus et faiblement comme entraîneur, il avait toutefois pour lui d’être un bon client pour les médias et d’être au moins comme joueur un leader. Bon on connaît la suite, un grand chlem en 2002 et en 2003 il pleut en demi… come back home. Après fallait le virer, il avait un objectif, il l’a raté, out, au taquet en demi de la coupe du monde en 2003, au taquet il sera en 2007, rien de bien neuf sous le soleil, entre temps re-chlem en 2004. Pas de quoi se lever la nuit pour se tirer sur la nouille.



Après 2007, le Lièvre, entraîneur complètement inexpérimenté au plus haut niveau, sauf si Dax en Pro D2 c’est du haut niveau, joueur international certes, mais n’a pas laissé un grand souvenir en Bleu, et surtout n’a jamais été un leader dans le jeu ou en dehors. Le Lièvre a pour lui d’avoir une bonne gueule, de parler doucement là où Bernie le dingue éructait, mais le problème du type qui parle doucement c’est qu’on finit assez vite par comprendre qu’il a pas grand-chose à dire.



Alors évidemment le lecteur dont la moelle n’est pas bouffée par les entrées au casque, de se demander qu’est-ce que tu proposes ducon ?



1. rien, je suis pas élu à la fédé,

2. c’était mieux avant. Le top : Skrela-Villepreux, tandem paradoxalement très critiqué du temps où ils avaient les clés du camion, mais avec le meilleur palmarès du rugby pro en Bleus : 2 chlems en suivants (97-98) une finale copa del mundo en 99. Le premier comme le second étaient des entraîneurs très expérimentés à l’origine de la renaissance du Stade T et des joueurs ayant laissé des traces indélébiles en Bleu. C’est pas le staff d’aujourd’hui ! En gros en 2007 avaient le profil, le goret asémiste ou Galthié.



Donc pour te la faire courte, toujours, le staff est nommé fin 2007, dialogues.


-Allo Emile ?
-Ouais.
-C’est Marc, t’as vu j’ai les Bleus,
-T’as pris un pèt ?
-Tu fais le con ou quoi, t’es pas au courant ?
-Je suis avec Retiere, on fait des conserves, du cochon je crois.
-Bon tiens toi bien, mais pas à Retiere, je suis sélectionneur !
-Tu déconnes, ils ont pas vu jouer Dax ?
-Si je te jure, bon maintenant il me faut un staff !
-Tu veux des noms ?
-Non, toi et Retiere, c’est bien, vous avez les jeunes Bleus, c’est cool ça les jeunes, et en plus vu que vous y comprenez encore moins que moi pour entraîner, je veux pas d’emmerdements en m’entourant de mecs compétents.
-Sois tranquille, de ce côté-là il y a pas de risques avec nous, oooh Retiere, on va entraîner les Bleus avec Marc !
Retiere : Ils ont une équipe les schtroumpfs ? Si c’est pour me payer en salsepareille, je préfère pas, je tiens à mes joues.
-Laisse tomber je t’expliquerai plus tard, bon c’est ok Marc, on va bien se marrer !
-Super, moi aussi je me suis dit que je ne pouvais pas refuser, mais va falloir dire un truc, sinon ça va finir par se savoir qu’on a rien à faire là.
-Heu…chai pas trop quoi dire là, je suis pas maso.
-T’as raison on va garder Maso, comme caution beau jeu du rugby de papa, il est bien, et puis lui il sait quoi dire. Mais faut quand même dire un truc.
-Heu, on a qu’à parler du jeu, au Stade quand ça va mal, on parle du jeu à la toulousaine.
-C’est bien ça le jeu, en plus ç’est un peu comme les jeunes, ça commence pareil, on va parler du jeu et prendre des jeunes, comme ça en plus il la ramèneront pas avec leurs sélections vu que c’est nous qu’on va leur donner.
-Bon super, on a vachement avancé, mais quel jeu ?
-Le beau jeu, pardi, on va dire que nous on veut du beau jeu.
-Ouais, chai pas trop, en même temps c’est un peu con, personne n’est pour le mauvais jeu, même à Toulon ou à Bègles ils osaient pas le dire.

-T’inquiètes, ça va pas se voir, par contre il faut qu’on trouve un truc à faire pour Retiere, je peux quand même pas prendre tous les mecs qui ont tâté de la gonfle en tronche en fédérale !

Retiere : Ahourrr !!!

-???

-Pas mieux

Retiere : Aie ! Ouille !
-Qu’est-ce qui lui prend ?
-Rien il a poussé trop fort sur le jambonneau et s’est coincé le pouce dans le bocal.
-Il est grave quand même…
-Il jouait à la pile avant.
-Très bonne idée, il va s’occuper des avants !
-Heu… ça fait pas beaucoup pour lui les avants ?
-Oui t’as raison, en fait il va juste s’occuper des piliers, en plus je vais les prendre de Dax, avec ça je suis sûr qu’ils lui tomberont pas des raisonnements et ça se verra moins qu’il y comprend rien. En plus pour faire bonne mesure je vais nommer un seconde pompe capitaine, pour pas qu’il râle de pousser derrière des burnes.
-Putain, t’es vachement avancé dans ta réflexion.
-Ouais, en plus toi tu jouais au centre à Toulouse, donc tu vas t’occuper des trois-quarts, et comme j’t’aime bien, je vais prendre un max de joueurs du Stade. En plus beau jeu + Stade Toulousain = on est peinard jusqu’en 2011. Au fait tu connais la Nouvelle-Zélande ?
-Non, à part une tournée ou deux...
-Moi pareil, on va vraiment se régaler là bas, faudra juste faire gaffe de pas oublier Retiere dans la soute.

Le rugby de gribouille (tercio)

Tercio : Les joueurs

 

L'équipa en piagio a Roma

 

Fabien Barcella (Biarritz), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Sylvain Marconnet (Stade Français), Lionel Nallet (Castres, capitaine), Sébastien Chabal (Sale/Angeleterre), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont) Imanol Harinordoquy (Biarritz)(m) Morgan Parra (Bourgoin), (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Cédric Heymans (Stade Toulousain), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Florian Fritz (Stade Toulousain), Maxime Médard (Stade Toulousain) et Damien Traille (Biarritz).

Remplaçants: William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Thion (Biarritz), Louis Picamoles (Montpellier), Frédéric Michalak (Stade Toulousain), Mathieu Bastareaud (Stade Français) et Julien Malzieu (Clermont).AP

 

 

Là aussi soyons clairs, une grande sélection n'est pas toujours composée des meilleurs joueurs, mais il faut quand même qu'à des postes clés (en gros, 2, 8, 9, 10, 15), les mecs soient indiscutables. Aujourd'hui en 2 c'est stable avec Swki, mais pour le reste, même Médard que je pensais certain en 15 laisse ça place à Traille pour son week-end à Rome. De toute évidence ce turn over est un aveu d'impuissance, même s'il  reste inévitable en raison des blessures.

Là aussi  l'inconstance est frappant, prenons Chabal, c'est quoi son poste, deuxième pompe, troisième ligne aile, troisième ligne centre ? A Sale je sais, pas chez les Bleus. Depuis le début du tournoi il n'a jamais convaincu, il est même carrément passé à côté contre les Beefs. Comment le Lièvre, 3ème latte dans le civil a pu commetre l'erreur de le placer à l'aile du pack, là où la mobilité est reine, Chabal n'est ni très mobile, ni un bon plaqueur, au plus il met des tampons en défense quand le gonze en face vient sur lui, mais jamais de la vie il ne chasse la gazelle comme Dusautoir, Martin ou Bonnaire peuvent le faire. C'est clairement à ce genre d'erreur qu'on doit les ballades de Cueto et Armitage dans la défense. Chabal fait pas l'affaire en flanker, qu'à cela ne tienne, on le renvoie en seconde latte, place qu'il avait cédé à Thion pour manque de puissance et de poids. Signe d'un staff déboussolé : changer son équipe en fonction  de l'adversaire là où l'on devrait imposer son jeu quel qu'il soit.

Je suis pas sur qu'il ait fini par comprendre que Faure était un pilier de bal musette. Ce type a toujours été nul, il s'est toujours fait secouer comme un prunier dans l'agenais, et il a depuis deux ans additionné les capes. C'est un grand mystére. L'avantage c'est que lui comme Chabal jouent en outre-manche, là où comme on sait le joueur est "préservé" ne multipliant pas les matchs à l'instar de l'international français. Or dimanche dernier, Faure et Chabal ont été transparents, va falloir trouver donc une autre excuse à la Bérézina française, d'autant plus que l'un des joueurs les plus employés (Dusautoir) a été comme à son habitude : impéroyal.

Contre les Beefs, on s'est encore pris un magistral good game dans les gencives

La charnière, malgré ma grande science du rugby, que chacun peut goûter pour pas un rond à longueur de colonnes, je dois avouer que le point est pour le dire assez rapidement : emmerdant. Depuis bientôt 10 ans, aucune ne s'est imposée on doit être à environ 50 charnières utilisées depuis. Le choix est difficile, je mettrai bien Durand-Beauxis pour voir, mais bon, sans grand enthousiasme. Quoi qu'il en soit, une charnière ça ne se change pas tous les 2 matchs. En la matière l'automatisme est roi. Il faut faire un choix et s'y tenir. Prendre les joueurs qu'on a sous la main (ça vaut aussi pour les piliers)  parce qu'ils seront les meilleurs à leur poste dans 2 ou 3 ans, bien sûr ça peut rater (La Miche, Castaignède), mais ça marche aussi (Betsen, Marconnet), mais si on considère que Para incarne le meilleur 9 pour l'avenir, on le laisse à sa place, pour qu'il construise de la confiance, qu'il acquière de l'assurance et surtout qu'il ait l'expérience du niveau, comment l'acquérir si tout les 2 matchs les postes clés d'une équipe sont changées. Pareil pour Picachu, si on pense que l'avenir en 8 c'est lui, il doit faire tous les matchs comme titulaire, il apprend que dalle en faisant banquette, il n'aura d'ailleurs échappé à personne qu'il n'a pas progressé depuis un an au niveau international.

Le Lièvre et son staff ont le nez sur le guidon, par leurs errements se sont mis la pression et font une équipe match après match alors qu'ils s'étaient engagés sur la durée, et il faut attendre la fin du  tournoi pour voir une 3ème ligne qui ressemble à quelque chose.

Derrière, Gribouille reste à l'oeuvre.

Traille. Nul à l'arrière en 2007, on pensait ne plus le revoir en Bleus à ce poste, c'est à croire que le Lièvre et son staff on  pas la TV. A supposer qu'il fasse un match honnête contre l'Italie, est-ce qu'on sera plus avancé après. Que nenni. Médard qui n'a pas été le pire derrière, il aurait du être maintenu en 15. Gribouille à encore frappé, c'est à croire que le tarnais a pris possession du corps du Lièvre.

Traille à la relance dimanche, ça va être au moins aussi comique qu'un ministre de la relance !

Suivant le même raisonnement, quand on veut bâtir l'équipe de demain, on laisse pas en place le monument Jauzion, qui comme à se lézarder de manière inquiétante, il a pas été très réactif en défense contre les Beefs. Bien sûr Jauzion est une icône, même un king icone, mais on rend un très mauvais service aux Bleus en le laissant là, car dans deux ans, il sera où ? Il sera pas plus rapide, plus incisif qu'aujourd'hui.

Le plus beau : le retour de la Miche. Pas fameux depuis qu'il est rentré au Stade, ni vrai 9, ni vrai 10, ni espoir, ni ancien, La Miche is back, pour quoi faire ? Mystère et bidendum comme on dit du côté de l'ASM.  On est jamais à l'abri d'un coup de génie avec La miche, le problème c'est que le reste du temps faut avoir les nerfs solides. Il viendra en fin de compte grossir les rangs des génies du sport français n'ayant jamais confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux. Le pire pour le Lièvre, le Tordu et Joues serait qu'il rentre et fasse un super match (contre l'Italie il en est capable) ça leur donnerait encore un peu plus mal à la tête.

Il ne faut rien attendre de ce match contre l'Italie, les Azuri font en général leur match le plus complet contre la France, quand celle-ci gagne invariablement. Du coup, je vais pas me fatiguer à parler du match et attendre la semaine prochaine pour faire le bilan du tournoi 2009.

Il Bilano

1. Matcho de la muerte contre Italia (je me demande si c'est pas de l'espagnol ?), c'est dire les progrès des Bleus

2. Les Bleus finiront 4 ème devant  l'Ecosse et l'Italie, pire place depuis 2001 (tu parles d'une performance pour des mecs qui nous ont bassiné avec  leur jeu ambitieux).

3. Un tournoi pour rien dans la perspective du seul objectif qui compte : coupe du monde 2011.

 

Bonne bourre à tous !

 

 
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