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dimanche, 23 novembre 2014

Mal chronique : mais où sont les Cabannes d'antan ?

Inconstance, intempérance, nervosité, apathie (allonzenfants), bref au sortir de cette tournée de novembre rien de probant sur le plan collectif.

Les Bleuxv peuvent :

-s'imposer contre des équipes notoirement plus faibles et ne maitrisant pas toutes les facettes de la gonfle (Fidji) ;

- faire des coups contre des adversaires d'un calibre supérieur mais en pannes de cannes (Australie) ;

- perdre pour avoir été dominé par des équipes moins outillées mais plus agressives et vaillantes (Argentine).

Bref l'équipe de France, n'est ni convalescente et encore moins guérie, elle n'est pas non plus en phase terminale, elle est chroniquement patraque.

A n'en pas douter, c'est à cette pâle lueur que devra être éclairée le Tournoi 2015 qui se profile...

Sur le plan individuel des confirmations :

Guirado, Menini,

- des à (encore) confirmer :

Chiocci, Vahaahamina, Tillous-Borde, Lopez, Dumoulin, Spedding :

- des cadres ternes :

Kayser, Mas, Papé, Dusatoir

- des intermittents du spectacle :

Fofana, Huget

- des dont on se demande toujours à quoi qu'ils servent ? :

Maestri, Bastareaud,

- des qui échappent à toute appréciation pour de bonnes ou moins bonnes raisons :

Atonio, Kockott, Thales, Médard, Mermoz,

- du feu de paille ou de l'étoile des 10 prochaines années : 

Thomas (rôle dernièrement occupé par Fickou)

- des troisièmes-lignes plus obscurs qu'un attelage en seconde pompe des années 80 :

Dusautoir, Leroux, Chouly

A ce propos, ce qui manque par dessus-tout à cette équipe c'est une relation durable entre le jeu d'avant et celui des trois-quarts. Pour cela il faut un agent de liaison, rôle traditionnellement occupé par un troisième ligne (un Bouilhou, un Bonnaire, un Cabannes du temps où le Goret jouait).

Durant la tournée de novembre ce profil de joueur a cruellement fait défaut,  or il est l'essence même du rugby, sa valeur microcosmique est incommensurable. Cette ignorance coupable est le meilleur argument pour le retour d'Harinordoquy.

La vraie complémentarité sera toulousaine (Dusautoir, Harinordoquy, Picamoles) ou ne sera pas !

A suivre donc...

mardi, 16 novembre 2010

En attendant France-Argentine : le temps agité de la Mosson

Le Puma a pris la fâcheuse habitude de planter ses crocs acérés (66) dans la frèle carcasse du coq tricolore.

Dans ces conditions, sans trop d'exagération on relèvera que le rugby argentin suscite la revanche comme la nuée porte l'orage.

En cet automne à Montpellier, le temps de la Mosson est venu. Le Lièvre et son staff sont prévenus, le choc sera rude devant. Et pour une fois, tout finit par arriver, on est forcé de constater (comme me l'a justement dit l'huissier juste avant de partir avec ma télé écran plat sous le bras) concernant la composition du pack comme dans les Chiffres et les lettres : Pas mieux !

Bon, il est toujours possible de chipoter ici ou là, un pénible dans le genre de Thion ne serait pas dépaysé face à l'un des paquets les plus pénibles de la Terre ovale. Quant à "houououou-Chabal" il ne tiendra sûrement pas 80 minutes, mais au moins le Lièvre a enfin pigé une équation pas bien dure : Chabal = 8

Harinoroquy paye sûrement de s'être un brin emmêlé les pinceaux contre les Fidji, en même temps il ne joue pas souvent 8 au BO, quand on vous dit que la polyvalence a ses limites...

Derrière en revanche ça flotte et ça va flotter. Pour commencer l'équipe de France est toujours à la recherche désespérée d'un 10, pas d'un fifrelin qui a juste le numéro dans le dos, on ne va quand pas aller chercher Platini !

Au centre, c'est la blague de l'année : Rougerie au centre.

Déjà avec Rougerie en équipe de France la poilade n'était pas loin. On s'était bien marré contre l'Ecosse avec ses deux placages à l'épaule où à la fin y a que lui qui s'était fait bobo.

C'est bête hein le rugby, des fois ya bobo.

Là au centre c'est de la grosse marrade en perspective, déjà qu'en championnat il est dépassé avec sa défense en escalator, un coup je monte, un coup je descends et ce indéfiniment.

Bref, la pipe est de retour, à l'aile il était un peu caché, là au centre de l'attaque, on va assister à de belles séquences de "coffres à ballon".

Du coup aux ailes comme ils ne verront pas l'ombre d'une gonfle, le Lièvre peut placer le premier nom qui lui passe par la tête. Mais comme il ne peut pas mettre à la fois Rougerie au centre et à l'aile (en fait si il peut, quand il met en coffre à ballon Bastareaud à la place de Rougerie et Rougerie à l'aile), il innove en plaçant des ailiers faisant dans l'évitement, vu que pour le rentre-dedans il est servi.

Faire démarrer Huget contre l'Argentine n'est sans doute pas la meilleure idée du siècle, en même temps il n'a pas encore 10 ans, on attendra encore quelques décennies.

A l'autre aile, Andreu, de la vivacité donc, qualité qui revient - et on s'en réjouit - à la mode, encore faut-il pour la mettre en valeur avoir des ballons.

A l'arrière, Palisson.

Palisson avait pour lui au début l'attrait de la nouveauté, de la fraîcheur, de la jeunesse etc.

Puis au fur et à mesure de ses apparitions en bleu (une petite dizaine quand même), on en vient à se poser la question à 1000 euros : il a fait quoi Palisson au juste en équipe de France?

La réponse tient en trois voyelles : ien.

On a un joueur polyvalent, certes, mais il est moyen en tout, un peu comme une salle polyvalente : trop petite pour le quine-loto-rifle de l'école - du rugby - de l'école du rugby - du comité des fêtes (rayez la mention inutile), pas assez intime pour la belote du troisième âge, tristounette pour un mariage, trop gaie pour le congrès annuel des croques-morts.

Au lieu de quoi, il y avait Porical, à l'aise face aux Fidji, il va aller croquer ses rousquilles sur le banc.

Le Lièvre préfère encore expérimenter derrière plutôt que d'installer un 15 bis (derrière Merdard ou Poitrenaud). Ce type là est capable de nous amener en Coupe du monde sans qu'on sache à l'avance, et lui par conséquent, qui jouera derrière.

Seule certitude samedi devant le poste, je n'aurai d'yeux que pour le jaunard !

Composition du XV de France:

Palisson (Brive) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Jauzion (Stade Toulousain), Andreu (Castres) - (o) Traille (Biarritz), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Chabal (Racing-Métro), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Ducalcon (Castres), Thion (Biarritz), Harinordoquy (Biarritz), Yachvili (Biarritz), Estebanez (Brive), Porical (Perpignan)

23e homme: Schuster (Perpignan)

 

Composition du XV Argentin :

Rodriguez Gurruchaga ; Camacho, Tiesi, Fenandez, Amorosino ; (o) Contepomi (cap.), (m) Vergallo ; De Achaval, Fernandez Lobbe, Fessia ; Albacete, Galarza ; Scelzo, Ledesma, Roncero.

Remplaçants: Creevy, Ayerza, Guzman, Cabello, Galindo, Lalanne, Bosch.

 
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