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samedi, 22 juin 2013

Les cons on les reconnait à ce que ça ose tout

Il faut vraiment douter de rien pour aller chez les "Tous Noirs" avec l'ambition de faire un truc, qu'on appelle ça hold-up où autre chose, en gros il s'agit de gagner un match.

Quand tu finis dernier du tournoi des 6 nations,

Quand tu perds contre l'Italie,

Quand tu fais péniblement match nul contre l'Irlande,

Quand ta seule victoire est contre l'Ecosse, équipe européenne la plus faible depuis Braveheart,

Quand les types sont déjà cuits en février-mars,

Que Quand avec tout ça que tu vas chez les Blacks, tu te fais oublier.

Dans la divine comédie (c'est pas le nom d'un bar homo) est écrit un truc du genre : "toi qui entres ici abandonne toute espérance".

Hé bé contre les Blacks c'est pareil, il n'aurait plus manqué que nos pipes tricolores battent les maîtres de l'Ovale.

Le XV de France fait penser à ces mauvais élèves (c'est de saison) qui foutent rien de toute l'année et qui croillent que le jour du bac ils vont tout faire péter parce qu'ils ont bossé 3 jours d'affilée et qu'ils pourront même passer devant l'élève appliqué qui depuis toujours travaille avec continuité et aligne les bons résultats.

Puisque personne n'aime l'injustice réjouissons-nous de ces trois défaites.

Gardons nos mouchoirs pour le jour où des Bleus dominateurs et constants perdront sur une avanie ovale contre moins bons qu'eux.

mardi, 20 septembre 2011

En attendant France-All Blacks : le rugby de gribouille atteint des sommets

"Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît". La formule d'Audiard trouve une fois à s'appliquer au Lièvre en guise d'épitaphe.

C'est vrai qu'en la matière, avec lui, on est jamais déçu, il fait toujours plus fort dans le dépassement de soi.

Personne, pas même un type de mauvais foie comme Johnny, n'aurait pu imaginer que la charnière du premier match capital depuis 4 ans de l'équipe de France serait composée de Yachvili et de Para !

Depuis plus de trois ans (éh oui quand même), toujours la même analyse sur ce blog, Trinh Duc est aussi surcoté qu'un studio parisien au 6ème sans ascenseur, ce demi-de-fermeture n'a jamais fait ses preuves au niveau international.

Pourtant depuis trois ans l'enfumage permanent aurait pu payer, j'en connais qui en raison du beau parcours de Montpellier en Top 14 finissaient par reconnaître certaines qualités à Trinh-Duc.

 

Mais les faits sont tétus, comme un âne qui jamais ne deviendra un cheval de course, même si on lui pose un jockey de 28 kilos sur l'échine. Depuis trois ans on nous chante sur tous les tons du solfège, qu'il va enfin éclater, qu'il a progressé. Ebé on attend toujours. Trinh-Duc ne posséde (hormis la longueur de sa passe et encore que d'un seul côté) aucun des atouts de base d'un 10, jeu au pied long et précis, sûreté du buteur, vision du jeu, organisation et alternance du jeu. Cette obstination a empêché l'émergence d'un 10 bis, du coup le Lièvre convoque un 9 pour jouer 10 au cas où (Doussain) et titularise un 9 en remplacement d'un 10 (Parra).

L'entêtement du Lièvre à titulariser Trinh-Duc était depuis longtemps insupportable mais finalement il change d'avis au pire moment. A quoi cela servait-il de maintenir Trinh-Duc contre vents et marées, si c'est pour le lâcher le jour J, à l'heure H, à la minute M, à l'instant I et à la seconde S ? J'y connais pas grand chose en foot (certains de penser que pas davantage en gonfle) mais il n'est pas certain que Domenech ait fait pire !

A son habitude, lâche et inconsistant, le Lièvre ne meurt pas avec ses idées ou ce qui lui en tient lieu. L'affreux de la chose, c'est que personne dans le staff ou à la Fédé ne lui dise : Bon Marc, t'as assez déconné, tu sais bien que tu dois prendre tes cachets, tu nous laisses la feuille de match et retourne te coucher, c'est bon pour ce que t'as.

La double erreur de casting va se payer cher, très cher face aux Blacks. Mac Caw, Carter et quelques uns n'ont qu'une idée en tête depuis 4 ans, c'est de prendre une retentissante revanche sur la France après un quart volé à Cardiff, l'essai de la gagne française étant lourdement entâché d'un en-avant.

S'ils peuvent nous passer 40 ou 50 points, les Blacks ne vont pas se géner !

Dans quel état seront les Bleus en cas de défaite aussi infamante qu'humiliante ?

Les raisons d'être inquiets ne sont pas que dans la charnière de gribouille.

Le retour de Rougerie au centre et le maintien de Traille inquiétent à l'arrière tant la vélocité adverse est grande. Mais c'est surtout en première ligne que la faiblesse française est annonciatrice de grande difficulté.

Ne nous y trompons pas, chaque fois que la France a battu les Blacks, c'est à la suite d'un combat féroce devant, mené par la première ligne. Ce n'est pas insulter nos deux pilards Ducalcon (Mme Denise) et Poux que de rappeler qu'ils ne sont pas de premier choix, ni même de second. Ils incarnent une solution de rechange, un peu comme les sous-vêtement en papier qu'on trouve dans les hostos. Forcément on ne va pas au bal avec.

Et pourtant, samedi matin, ça va danser...

Le XV de départ : Traille - Clerc, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Parra, (m) Yachvili - Bonnaire, Picamoles, Dusautoir - Papé, Nallet - Ducalcon, Szarzewski, Poux

Remplaçants : Servat, Barcella, Pierre, Harinordoquy, Trinh-Duc, Estabanez, Heymans

Le XV Black

I. Dagg - C. Jane - C. Smith - M. Nonu - R. Kahui -D. Carter - P. Weepu - R. McCaw - A. Thomson
J. Kaino - A. Whitelock - B. Thorn - O. Franks - K. Mealamu - T. Woodcock
Remplaçants :
A. Hore - B. Franks - A. Williams - A. Boric - A. Ellis - C. Slade - S. Williams

 

vendredi, 09 septembre 2011

Le miracle Black : pourquoi ils doivent gagner "leur" Coupe du Monde

Nous sommes tous supporteurs des Blacks !

A quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2011, l'amateur sincère de l'Ovale, débarrassé des oeillères du chauvinisme ne peut qu' être avec les Blacks.

Les raisons nous ayant poussé à dire Merci les Blacks, nous poussent aujourd'hui à souhaiter leur victoire.

Loin de moi l'idée de succomber à la mode, en cet automne 2011 le Black est plus que jamais tendance, il s'agit plutôt de défendre le rugby ou plutôt l'idée que l'on s'en fait.

D'abord, le rugby Black tient du miracle.

Comment un pays coupé en deux par la mer et peuplé d'un peu plus de 4 millions de personne peut à ce point animer le rugby mondial et donner du rêve à l'amateur de gonfle. Avec en gros la population de la région PACA, la Nouvelle-Zélande est capable année après année de bâtir une équipe nationale de grande valeur et de donner au rugby mondial  ses plus grands joueurs, quand la région PACA peine à avoir deux clubs professionnels (Toulon et Pays d'Aix) sans faire appel à des joueurs étrangers. Certes comparaison n'est pas raison et ici plutôt piège à cons, mais le parallèle dit assez l'énigme que représente ce rugby black.

Aussi, après le désastre de 2007, le moins que l'on puisse faire est de souhaiter que cette nation phare du rugby mondial soit  à nouveau récompensée 20 ans après.

Ensuite le rugby Black est beau.

On a assez souligné le côté étriqué, petit comptable et épicier du rugby Pro pour souhaiter que le rugby du temps couronne une équipe pratiquant un jeu aérien, inventif, s'efforçant de créer le mouvement perpétuel sans s'affranchir des fondamentaux du jeu.

Que voit-t-on dans le rétroviseur du rugby pro ? A sa charnière avec le monde amateur en 1995, des Boks destructeurs  et truqueurs, volant un titre au nom de l'intérêt supérieur d'une Nation en reconstruction (le rugby arc en ciel sud africain reste une belle arnaque quand on voit la composition actuelle des boks), en 1999, des Wallabies pratiquant un jeu restrictif, basé sur la défense et couronnés face à des Bleus exsangues, en 2003, des Beefs maîtrisant leur sujet grâce à un pack de fer et un ouvreur d'enfer, en 2007, des Boks hyperpuissants formés de joueurs ultra-agressifs, appuyé par la botte métronomique de leur buteur.

L'Australie de 1999, l'Angleterre de 2003 et l'Afrique du Sud de 2007 pratiquent à peu de choses près le même rugby. Un rugby qui gagne il est vrai, reposant sur  le trépied puissance des avants - sûreté du buteur - rigueur défensive (par parenthèse, Laporte n'a eu de cesse que de reprendre ce modèle - avec tout le succès que l'on sait... - avec le XV de France).

Ce jeu est reproduit au niveau national, n'importe quelle rencontre de Top 14 suffit à le prouver et le jeu pratiqué par le Stade Toulousain n'est guère éloigné de ce schéma.

Les Blacks  ont une autre ambition : leur volonté de faire vivre en tout lieu le ballon, de le conserver dans l'aire de jeu et la polyvalence des joueurs méritent d'incarner enfin un rugby qui gagne pour inciter les équipes nationales et notre championnat à s'en inspirer.

Enfin, le rugby Black traverse d'importantes difficultés, ses meilleurs joueurs répondent à l'attrait de l'euro ou ne vont pas tarder de le faire, la Fédé Black est dans une position financière délicate. Aussi, pour éviter que le fric n'étouffe le rugby Black,  le mieux est encore qu'il s'en mette plein les fouilles après un titre de champion du monde, que seule une âme bien noire penserait à l'en priver.

 
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