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dimanche, 18 janvier 2015

Saint-André : "Je suis Charlot" Ou les BleuXV sur leur 31 : pas d'enflammage, pas de plan sur la queue-mète, les leçons du passé (titre un peu long je le concède, mais il semblerait que les analfabêtes qui me lisent s'arrêtent bien souvent à ce stade là)

L'actu Ovale c'est bien sûr la liste des 31 pour le Tournoi dans un contexte particulier : celui de la Coupe du Monde twenty fifteen (2015 in french).

La question à xxxxx millions de livres étant : sont-ce les mêmes qui disputeront la Coupe du monde ?

Question très con, qui oblige en sus à dire un mot pénétrant sur chaque impétrant, ce qui est fatigant.

J'ai préféré confronter la liste des des 30 du Tournoi 2011 avec celle des 30 retenus pour la Coupe du monde 2011 et celle de la finale pour une conclusion aussi radicale qu'évidente : rien ne sert de partir, il faut courir à point. Morale empruntée à La Fontaine et inversée pour les besoins de la cause, mais le Goret Geignard ne connait pas ses classiques (quel formidable personnage de fable aurait-il fait avec le Lièvre : Le Goret, le Lièvre et le Coq tricolore ou l'avalanche des tocards).

1. Liste donnée pour le tournoi 2011 en janvier 2011 (en gras ceux toujours de la partie en 2015)

Avants (16) : Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

Arrières (14) : Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

a) ça a bien dégagé derrière en 4 ans (seul Huget à survécu), on comprend mieux désormais le manque de liant derrière depuis 2011,

b) Dusautoir, Mas et Papé sont incontestablement des cadres de l'équipe et leurs performances doivent être jugées à cette aune et farce est de constater que c'est pas bien brillants.

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2. Liste donnée pour la Coupe du monde 2011 (en gras les absents du Tournoi 2011)

Avants 16Barcella (Biarritz), Domingo (Clermont), Poux (Toulouse),  Servat (Toulouse), Szarzewski (Stade Français),  Ducalcon (Castres),  Mas (Perpignan), Marconnet (Biarritz),  Papé (Stade Français),  Pierre (Clermont), Millo-Chluski (Toulouse), Nallet (Racing-Métro 92), Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Toulouse/Cap),  Ouedraogo (Montpellier),  Lakafia (Biarritz), Picamoles (Toulouse)

Arrières 14  Parra (Clermont),  Yachvili (Biarritz), Skrela (Toulouse),  Trinh-Duc (Montpellier),  Estebanez (Brive), Mermoz (Perpignan),  Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont),  Médard (Toulouse), Palisson (Brive), Clerc (Toulouse), Huget (Bayonne), Heymans (Toulouse), Traille (Biarritz)

a) changements importants devant (les Gros se pètent plus que les petits branleurs des lignes en arrière sans compter que chez les Gros une baisse de régime se voit plus que ces mêmes petits branleurs qui jouent à la baballe derrière)

b) grande continuité derrière (seul Jauzion a giclé remplacé par l’inénarrable Estebanez).

On notera en 2011, le retour de Szarzewski, cas de figure très probable pour la Coupe du monde 2015 (jamais décevant en Bleu il est vrai, toujours à la pointe du combat).

A la lecture de tous ces noms, deux choses frappent :

- la première évidente c'est la présence de joueurs titulaires indiscutables dans leur club actuellement et qui ont disparu des radars tricolores pour plein de raisons (Bonnaire, Parra, Rougerie, Harinordoquy, Trinh-Duc, blessé certes et cas à part, mais bon répond quand même à cette taxinomie - va chercher dico et plus vite que ça), aussi est-il permis de se demander si aujourd'hui ceux qui les remplacent leur sont supérieurs...

- la deuxième moins évidente c'est le nombre effarant d'internationaux (7) descendus trois ans plus tard en Pro D2 avec leur club (Barcella, Guirado, Harinordoquy, Lakafia, Yachvili, Marty, Traille), j'ignore tout de sa signification, mais la chose interpelle.

On notera deux cas échappant à l'analyse ou relevant du feu de paille : Lakafia et Doussain (arrivé en cours de route).

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3. Équipe de la finale contre les Blacks en 2011 (en gras les absents du groupe donné pour le Tournoi précédent et en soulignés ceux qui ont disparu du groupe annoncé pour le Tournoi 2015 et qui n'ont pas sportivement renoncé aux Bleuxv)

 15-Médard, 14- Clerc, 13- Rougerie, 12- Mermoz, 11- Palisson, 10- Parra, 9-Yachvili, 8-Harinordoquy ? , 7- Bonnaire, 6- Dusautoir (capitaine), 5- Nallet, 4- Papé, 3- Mas, 2- Servat, 1- Poux.

 a) Grande stabilité entre le groupe du Tournoi et les finalistes sauf en première ligne, confirmant le caractère très exposé du poste, circonstance de nature à mettre du baume au coeur aux 3 D (Ducalcon, Debatty, Domingo).

b) On se dit que 4 ans après hormis Rougerie, la même ligne d'arrière aurait pu être conservée et même si pour chaque cas les raisons d'une absence en 2015 varient, il reste qu'en terme d'expérience et d'automatisme c'est bien dommage.

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4. Liste donnée  pour la Coupe du monde 2015  (en gras les "étrangers" et en soulignés les sélectionnés de "dernière minute"):

Avants : Atonio (La Rochelle), Ben Arous (Racing Metro), Mas (Montpellier), Menini (Toulon), Slimani (Stade Français), Guirado (Toulon),  Kayser (Clermont),  Flanquart (Stade Français), Maestri (Toulouse),  Papé (Stade Français), Taofifenua (Toulon),  Chouly (Clermont), Dusautoir (Toulouse, cap.), Le Roux (Racing Metro),  Nyanga (Toulouse),  Ollivon (Bayonne),  Picamoles (Toulouse).

Arrières : Kockott (Castres), Tillous-Borde (Toulon),  Lopez (Clermont),  Talès (Castres),  Bastareaud (Toulon), Dumoulin (Racing Metro), Fofana (Clermont), Lamerat (Castres), Guitoune (Bordeaux-Bègles),  Huget (Toulouse), Nakaitaci (Clermont), Thomas (Racing Metro),  Dulin (Racing Metro),  Spedding (Bayonne).
 
a) ceux qui incarnaient la relève de diverses façons ne sont plus là et ils sont nombreux (Machenaud, Plisson, Bauxis, Lapandry, Lakafia, Samson, Tolofua, Doussain, Fickou, Burban, Vahaamahina)
 
b) des anciens titulaires indiscutables dans les Bleuxv version Lièvremont  et bons en club (voire très bons) sont "oubliés" (Parra et Mermoz et (?) Harinordoquy)
 
a) + b) = c)
 
c) du coup de nouvelles têtes apparaissent : les "étrangers" bien sûr, plus Tignous-Borde (?), Dumoulin, Thomas et Ollivon. Cette continuité apparente eu égard à la tournée 2014 (moyenne quoiqu'on en dise) cache une formidable inconstance dans les choix du staff qui ne sait plus à quel Saint (André) se vouer.
 
Aussi nombreux doivent être les "pas présents" à croiser les doigts pour qu'un Tournoi 2015 minable transforme les grands gagnants de la Tournée d'automne en tocard dans la dernière ligne droite. Faisons confiance à nos amis beefs et gallois notamment pour donner corps à leur rêve.
 
Pour la fine bouche on notera une présence à peu près égale de toulousains (5) en dépit des résultats médiocres de ce club de légende en Top 14 et SURTOUT qu'en 2011 pas un seul toulonnais n'était sélectionné, qu'en 2015 ils sont 5 (le Racing-Métro passe de 1 à 5) !
 
Pour finir (ou presque) ma liste des joueurs scandaleusement oubliés : Lapandry (profil à la Cabannes nous manquant cruellement), Grosso (ailier puissant et gros mental) et Mermoz (à qui on coupe encore les ailes).

Pour finir (vraiment) mention spéciale aux éternels revenants La Miche et Fritz, à moins que Poux...

 Bref, comme on  dit à Charlie Hebdo : Qui vivra verra !
 
Adixat !

vendredi, 27 mai 2011

Phase finale du Top 14 : premier bilan en forme de requiem

Les cadavres parsément cette fin de saison 2010-2011. Il en va toujours ainsi puisqu'à la fin il n'en reste qu'un comme on dit en Ecosse.

C'est vrai mais en même temps c'est faux.

C'est vrai parce qu'il n'y a qu'un champion, seul il entre dans l'histoire.

A part le supporteur jaunard, tout le monde a oublié les 10 finales perdues de l'ASM.

Heu... c'est le contre-exemple parfait puisque tout le monde ou presque s'en souvient, l'ASM ayant établi une sorte de record en la matière.

Montauban champion 1967, le finaliste est inconnu.

Heu... encore un contre-exemple, à part les types nés en 1967 ou les supporteurs  montalbanais personne ne s'en souvient.

Bon on va pas chipolater, l'important c'est d'être champion, forcément il est unique.

C'est faux, parce que la saison régulière du Top 14 a été indécise comme jamais avec son lot de suprises et de pas suprises.

Les surprises :

Montpellier.  De toute évidence il y a eu un effet Galthié-Béchu et quel que soit le résultat de la demie, le MHRC aura réussi sa saison. Mais en la matière le plus difficile est de confirmer, la saison prochaine s'annonce difficile.

Confirmer. Ni l'USAP, ni Toulon ont été capables de confirmer.

Deux finales consécutives, un titre de champion, premier de la saison régulière 2009-2010, la potion a un goût de muscat frelaté pour l'USAP.

Son suivant en 2009-2010 n'est pas en meilleur état, fin de l'effet Saint-André ? Trop tôt pour l'affirmer, mais le RCT aura une grosse pression l'an prochain.

On peut se réjouir de la saison ratée d'une équipe à secousse, jouant par à-coups, au motif qu'en sport en général et en rugby en particulier le fric ne fait pas tout, sinon Bill Gates serait depuis longtemps champion du monde de pelote main nue, mais l'analyse est un peu courte puisque le Racing-Métro est en haut de l'affiche et c'est pas une surprise.

Les pas surprises

Pas de suprises en haut du tableau.

L'ogre stadiste, jamais rassasié a les faveurs du Brennus qu'il connaît bien. Personne ne se lasse de le voir flotter au Capitole.

Le rouleau compresseur asémiste enchaîne les finales depuis 4 ans.

Le Racing-Métro entre les mains du machiniste Berbize fait le plus dur, on le sait : confirmer.

Le CO et dans une moindre mesure le BO finissent en haut.

L'aviron flotte entre deux eaux.

Pas de suprises en bas du tableau

Brive reste l'homme malade du Top 14.

Le stade français est un convalescent proche de la rechute

Agen, grand fief du rugby occitan d'antan se maintient

Les petits budgets descendent (Bourgoin, La Rochelle)

Pas de suprises chez les nouveaux

Le rugby des villes (LOU, Bégles-Bordeaux) chasse le rugby des champs (Bourgoin, La Rochelle, Albi).

Au final la tendance du championnant français est lourde : si la conjuguaison des métropoles régionales et du fric n'est pas une garantie absolue de réussite, appartenir à la première catégorie facilite l'obtention du second.

Désormais, à ce beau jeu de rugby, si le plus riche ne gagne pas toujours (le Stade), les pauvres, eux, ne gagnent jamais...

Dure morale que celle du rugby pro.

 

 

 

jeudi, 10 mars 2011

En attendant Italie-France : la dolce vita

Tout ou presque a été dit sur Angleterre-France, l'inverse comme son contraire, voire les deux en même temps.

Aussi pour une fois, on va faire court et simple ce qui va satisfaire amplement les deux-trois benêts qui me reprochent de faire trop long, du coup ils pourront me rincer en terres galloises.

1. Les Bleus sont chatards, ils auraient pu prendre cher, beaucoup plus cher avec quelques essais en plus dans la musette.

2. Les excuses habituelles (le top 14, l'état de fatigue des joueurs etc.) doivent immédiatement être remisées dans l'armoire à connerie déjà bien remplies par la pensée Lièvremontesque :

one : les Beefs jouaient le week end d'avant quand les Bleus étaient au repos

two : ils sont où les clubs Beefs en H Cup ? Va falloir arrêter de nous bassiner avec le niveau du Top 14 qui ne permet pas d'avoir une bonne équipe nationale, deux ans d'affilée 4 clubs en quart de Heineken Cup dit assez la supériorité du top 14 Orange sur l'Aviva Premiership (je ne touche rien sur la pub). Quant au nombre de joueurs étrangers s'il est supérieur en France par rapport au Royaume-Uni,  de nombreux clubs anglais comptent des Blacks, des Boks, des Kiwis et d'autres locuteurs Pacifiques de la langue de Shakespeare. A part les costumes en tweed du Prince Charles, le 100% britiche c'est fini depuis bien longtemps.

tea : pas une seule fois les Bleus n'ont franchi, ce qui renvoie immanquablement à la problématique Bastareaud-Picachou, dans ces conditions pour planter un essai il faut s'en remettre à la bonne volonté d'un rebond ou à l'adresse du Rombalair clermontois, autrement dit croire au néant.

for : derrière ça va toujours à deux à l'heure, ils se caguent dessus dès qu'ils ont une gonfle en main.

and

Just tea for two
And two for tea.
..

3. Les erreurs de casting continuent.

Le Lièvre nous ressort de la boîte en cire Chabal, de l'avis de tous en petite forme, pour affronter la plus grosse équipe du Tournoi.

Alors forcément l'homme sandwich finit en miettes mais se retrouve titulaire le coup d'après et renvoie Harinordoquy qui a fait un gros match sur le banc. En termes de management sportif plus nul à par Bayonne franchement on voit pas.

Tiens, à propos de Bayonne avec Huget, c'est clair, c'est définitivement le nouveau chouchou du Lièvre, sa dernière carotte préférée.

Le Lièvre dit qu'il faut lui donner du temps.

C'est vrai qu'il reste, allez 4 ou 5 matchs, avant d'affronter le diable Black at home, ça ne fait que  3 ou 4 ans qu'il nous sort la même rengaine, souvent sifflotée pour couvrir la nullité de Trinh-Duc, qui c'est vrai progresse, il a fait deux bonnes chandelles et un coup de pied bien dosé dans le dos de la défense.

Et pendant ce temps là Flood animait le jeu, au large, au près, au pied, jouait dans sa zone, pour finalement ouvrir une superbe brèche pour Ashton. Et il était où Trinh-Duc ? Bloqué quelque part dans le couloir du temps entre Jacquouille et Jacquard ?

Jacquouille il est, Jacquouille il restera, et tout ça finira en quenouille !

Quant à Chabal et Huget, c'est ni pile, ni pile-poil, juste poil.

 

Faisont fi du passé et les yeux dans les yeux regardons ensemble l'azur radieux du ciel romain, même si on n'est pas obligé de se tenir par la main.

Contre l'Italie jamais les Bleus n'ont perdu dans le Tournoi, ce serait une très mauvaise idée de commencer maintenant et comme la dernière idée que le Lièvre a croisé, et encore ce fut rapide, remonte à Hugues Capet on peut dormir tranquille.

Semper Invictus

 

XV de France

Médard - Huget, Rougerie, Jauzion, Clerc - Trinh-Duc, Parra - Bonnaire, Chabal, Dusautoir (Cap.) - Pierre, Nallet - Mas, Servat, Marconnet.
Remplaçants : Ducalcon, Guirado, Thion, Harinordoquy, Thomas, Traille, Poitrenaud. Domingo

XV italien : Masi ; Benvenuti, Canale, Garcia, Mi. Bergamasco ; (o) Orquera, (m) Semenzato ; Barbieri, Parisse (cap), Zanni ; Del Fava, Dellape ; Castrogiovanni, Festuccia, Lo Cicero.

Remplaçants: Ghiraldini, Perugini, Geldenhuys, Derbyshire, Canavosio, Burton, McLean.

 

mercredi, 23 février 2011

En attendant Angleterre-France : les Bleus en déambulateur

Chaque année c'est la même rengaine, il faut se farcir des affiches aussi sexy qu'un congrès de Mormons pour avoir droit à notre Crunch, placé cette année en plat de résistance du Tournoi 2011.

Les deux confrontations celtiques précédentes (Ecosse, puis Irlande) ont montré deux choses qu'on savait depuis longtemps  : le jeu français a été conçu en vue d'un programme à destination d'un public de neurasthénique pour éviter toute rechute ; le Lièvre devrait se contenter du Tournoi de beach volley d'Argelès (pas Gazost, l'autre).

Le jeu français, parlons-en puisqu'après tout on est là pour.

Trois bières, hop, tu vas pisser, quand tu reviens, soit ils en sont à la cinquième mélée effrondée soit le petit tas de sable a été déplacé de deux métres en fonction du coefficient de la marée, faible en général.

Dire du jeu français qu'il va à deux à l'heure serait insultant pour les escargots et autres limaces SDF. Il y a bien une solution, ressortir le magnéto poussérieux du carton pour enregistrer les matchs de l'équipe de France et les passer en accéléré, ce qui au passage évite d'avoir à sa fader la nullité promotionnelle de Gedimat, Renault et de l'autre avec son gel anal Dove machin.

A Marcoussis, Lièvremont doit organiser des courses de déambulateur...

Forcément dès que les Bleus rencontrent une équipe un peu vive dans le style de l'Australie, les deuxièmes lignes centres plantés au milieu du terrain comme des poteaux électriques dans la pampa servent à peine à compter les moutons. A la fin ça fait très cher du kilowatt heure.

Il se dit que dans certains hospices du sud de la France, le personnel se sert des matchs du Tournoi pour endormir les petits vieux et de revendre à bon prix les médicaments ainsi économisés.

Il est vrai que se coltiner un match de l'équipe de France devrait être remboursé par la Sécu, ça fait  dépuratif, vu qu'on s'emmerde sec, antiride, tant les zygomatiques sont sollicités, c'est un excellent moyen de prévention contre les crèves hivernales, quand t'es au chaud devant ta télé les risques de prendre froid sont limités à moins d'oublier de fermer la porte du frigo, auquel le cas le pire est sans doute de se contenter d'une mousse tiédasse, ça protège même de la grippe aviaire, quand t'as vu à quoi ressemble le coq, tu files direct au rayon fruits et légumes.

Seul léger problème : regarder l'équipe de France peut occasionner un stress tenace.

Si cette lenteur est en partie imputable à des gros peu agressifs sur les zones de combat, elle est majoritairement à porter au débit de la charnière et des lignes arrières.

Cette lenteur est difficilement compréhensible tant la conquête tricolore pour le moment domine, c'est juste après que ça coince et il faut pas aller chercher bien loin le remplacement de Parra par Yach. Contre l'Ecosse et l'Irlande, le petit Parra a beau se dresser sur ses ergots, il a tourné autour de son pack comme la volaille en haut du clocher par grand vent. Le Lièvre s'est enfin dessiller au sujet de Parra alors qu'il nous chantait sur tous les tons qu'il avait les clés du camion bleu jusqu'à la Coupe du monde. Il n'est que temps pour Parra de retourner à ses majorettes jaunes et bleus qui ne font même pas pimpom.

L'autre juste à coté, le quart d'ouverture Trinh-Duc, se demande encore ce qu'il à faire, se contentant le plus souvent de passer à droite ou à gauche c'est selon. La catastrophique relance des 22 contre l'Irlande l'a bien montré, n'importe quel 10 de fédérale 1 aurait trouvé une belle touche dans le dos de la défense.

Pour avoir juste à faire passer la gonfle un tapis roulant ferait aussi bien l'affaire.

Chacun sait que le jeu au pied n'est pas le point fort du tapis roulant, aussi le Lièvre dans sa grande sagesse lui a adjoint en la personne de Traille une bonne paire de cuisots pour taper bien loin.

Oui mais, sauf que les cuissots ça fait trop longtemps qu'ils marinent dans l'Irouléguy, pas plus de coup de pied de déplacement que de dindes en ville un soir de Thankgiving. Traille après avoir été déplacé de l'arrière au centre puis à l'ouverture est enfin à sa vraie place : sur le banc !

Traille rangé dans la remise avec les sacs à placage, Jauzion a pu faire son retour.

La vitesse avec laquelle le Lièvre l'a renvoyé à la maison n'a d'égale que la vitesse à laquelle il le repositionne en titulaire au centre de l'attaque. Sans se risquer à se prononcer sur la santé mentale du Lièvre, il présente tous les symptômes du binaire versatile cyclothymique qui sait pas bien ce qu'il veut. Comment l'en blâmer, par sa seule rentrée irlandaise Jauzion a pointé du doigt comme la statue de Colomb le néant rugbystique du Lièvre.

Avec Rougerie, l'énigme mettra plus longtemps à être résolue que le théorème de Fermat.

C'est une pipe, la cause est entendue, il défend comme une porte KZ, son jeu au pied peine à rivaliser avec celui d'un chameau libyen, sa générosité offensive le place juste au-dessus d'Harpagon.

Le problème, car problème il y a, il a été doublement décisif contre l'Ecosse et l'Irlande, s'il peut difficilement refaire le coup du culbuto à Tindal, il est pas impossible qu'il soit utile contre les Beefs, précisément parce qu'en terme offensif Rougerie avec sa tignasse paille à tout du roumbaleur. Le jour où on en verra un prendre l'intervalle et sauter l'enclos on reverra notre jugement. Pour le moment, il est possible d'émettre un jugement comparable à celui portant sur le Michalak des grands jours : la méga-choune.

Trinh-Duc écarte des ballons merdeux sur Poitrenaud, lequel saute. Le Lièvre, piètre tacticien a visiblement du mal à remonter la chaine des conséquences, c'est de mauvais augure pour le développement du rable.

Il reste ce brave Huget, très fort pour aller s'emméler dans la zone du 10 (zone de grande fragilité défensive comme l'ont bien observé nos amis écossais et irlandais) ne brille pas et ne brillera sans doute jamais face à des nations majeures. L'entêtement du Lièvre encore et toujours, tout fier de son nouveau chouchou. Huget est à ranger dans la catégorie bien remplie des trois-quarts n'ayant jamais fait leur preuves mais rôdant toujours près de l'écurie tricolore comme le goupil tétu autour du poulailler (Palisson, Estebanez, Andreu, Fall...).

S'il n'y avait que cette lenteur, mais le jeu des Bleus est affublé d'une autre tare, un malheur ne venant jamais seul : le manque de percussion. Face à des équipes modestes, personne ne franchit, pas même Servat. Là aussi, on va la faire courte pour ne pas désoler Mimi Mathy, le Lièvre s'est sciemment privé des seuls deux joueurs capables de déchirer la défense aussi sûrement que l'hymen de la pucelle : Picachou et Bisounours (Bastareaud). Faut pas s'étonner après que les Bleus s'empègue dans les défenses adverses à la manière du moucheron dans la résine landaise.

Quoi qu'il en soit, c'est donc à l'heure d'affronter la meilleure équipe d'Europe que le Lièvre a réalisé le plus de changements.

Ne nous voilons pas la face comme on dit chez nos voisins taliban, les Beefs sont supérieurs, le tout est de savoir s'ils  le sont nettement ou juste un peu ?

Wait and see !

 

Titulaires: Maxime Médard (Stade Toulousain) - Yoan Huget (Bayonne), Aurélien Rougerie (Clermont), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Vincent Clerc (Stade Toulousain) - (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Dimitri Yachvili (Biarritz) - Imanol Harinordoquy (Biarritz), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Lionel Nallet (Racing-Métro), Julien Pierre (Clermont) - Nicolas Mas (Perpignan), William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont).
Remplaçants: Guilhem Guirado (Perpignan), Sylvain Marconnet (Biarritz), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Bonnaire (Clermont), Morgan Parra (Clermont), Damien Traille (Biarritz), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain). 23e homme: Luc Ducalcon (Castres)

vendredi, 04 février 2011

Tournoi 2011, en attendant France-Ecosse (II) : la créature du Dr Lièvrestien

Tout ce que compte le pays de licenciés ou d'ex-licenciés de la FFR a sa petite idée sur la meilleure formation pour commencer ce Tournoi 2001. Et c'est bien naturel ! Manquerait plus qu'après la pluie d'interdiction qui nous tombe dessus depuis le passage du noir et blanc à la TV couleurs, chacun ne puisse pas lui aussi jouer avec son Panini géant.

Pas mieux !

Avouons-le sans barguigner, dussions-nous en souffrir le jour du jugement dernier, à la place du Lièvre, concernant le 8 de devant on aurait fait exactement pareil sous réserve de la blessure de Millo et du remplacement de Chabal par Picachou sur le banc.

Sur le banc justement on peut s'étonner de la présence de Thion, Papé semblait tenir la corde comme aimait à le dire ce farceur de Saddam. Parb les temps qui courent, le Biarrot  a la côte (des basques, ahaha), 5 retenus parmi les 23 (Marconnet est le 23ème), tout ça sans briller en club beaucoup plus que l'an passé, curieusement après le coup de Blanco de l'automne dernier traitant le Lièvre de "clown triste". Le chef des Biarrots allume le Lièvre autant qu'à l'aurore de l'ouverture de la chasse et quelques mois plus tard, une délégation biarrote fournie tronque le rouge et blanc contre le bleu. Etrange isn't it ?

Cette étrangeté ne doit pas occulter la disgrâce dans laquelle est enfin tombé le chouchou Ouedraogo, il n'est plus dans les clous.

Bonnaire lui est supérieur, la chose est entendue depuis longtemps, une fois de plus c'est DuBo, DuBon, DuBonnaire.  La fin de l'imposture réjouit le sage en quête de vérité, mais le doute l'assaille comme une groupie enivrée.

Voilà deux ou trois ans, quand Montpellier taquinait les profondeurs du classement du Top 145, le Lièvre nous mettait à (presque) toutes les sauces Picachou et Ouedraogo. Depuis, les deux ont grandi et - là aussi avouons-le - ont progressé en club, c'est ce moment que choisit le Lièvre pour les écarter diversement des Bleus. Etrange isn't it ?

Le supporteur fidéle des Bleus a passé l'âge de jouer à sa faire peur, il n'a que peur du noir, ou pour être précis des Tout Noir,  face à l'Ecosse,  qui plus est à la maison, ça va passer. Avec un pack comparable à celui de l'an passé, le cap fatidique de l'heure passé il ne restera plus grand chose des forces écossaises.

Cette victoire annoncée n'occultera pas l'impensable composition des lignes arrières, c'est du Grand Gribouille.

La charnière on la connaît, inutile d'y revenir, les demis font les barbiquets avec la protection des Golgoths, mais dès que ça tangue devant, ils s'évaporent telles les dernières vapeurs d'alcool sous l'effet conjugué de la soupe et des oignons.

Le reste est très étrange.

Polyvalent piège à glands.

Le faux polyvalent l'est tout autant.

La paire de centre est au XV de France, ce que la paire de sein est à la girl du Moulin rouge, vaut mieux pas qu'elle soit dégueulasse.

Et là le doute fait plus que planer. Voilà deux petites années que Rougerie, le coffre à ballon XXL, est placé au centre de l'ASM. Y brille-t-il d'un éclat propre à aveugler le staff ? Sa défense en escalator en panne est-elle de nature à rassurer ses partenaires ?

On y reviendra plus tard, mais si le Lièvre est dans son droit le plus absolu d'expérimenter, il a déjà misé sur Rougerie et il a perdu. Inutile de rappeler sa très piètre performance face à l'Australie. On pourra s'en amuser comme on l'avait bien aimé l'an passé, toujours face à l'Ecosse,  à l'occasion de son retour, le jaunard avait tenté de tamponner par deux fois ses adversaires et de se blesser, le tocard jaunard n'avait pas déçu.

Rougerie et Traille : dommages collatéraux

La titularisation de Rougerie est un dommage collatéral de la mise à l'écart d'Inglorious Bastareaud. En son absence, quel choix pour mettre du puissant et franchisseur derrière ? Rougerie Pardi ?

Une fois de plus, Rougerie n'à rien à faire en Bleu, sauf peut être en doublure de Na'vi.

Autre aberration de la polyvalence, toujours un faux polyvalent, le retour de Traille. Depuis plusieurs années sa sélection ne semble tenir qu'à sa phonétique identité avec Essai en anglais (try), c'est objectivement la seule raison que l'on puisse trouver.

Baladé de l'ouverture à l'arrière en passant par le centre, passant complètement à côté en 10 face à l'Australie, il redevient 15, avec le souvenir d'une demie en 2007 là aussi complétement ratée. Traille relance à la manière d'un fil à plomb, mais il posséde quand même deux atouts, il est grand, ça aide sur les quilles et il a un coup de pied, là aussi de plomb. Dans la mesure où Trinh-Duc a deux jambes en bois, la titularisation de Traille est là encore un dommage collatéral de celle du premier.

Les titularisations de Traille et de Rougerie à ses deux postes exposés ont secoué le petit monde du rugby autorisé.

A-t-on raison contre tous ? La réponse a cette question existentielle varie, positive pour le génie, négative pour les autres.

Le Lièvre est-il un génie ? Personne ne lui fera l'affront de répondre à une question aussi provocatrice.

Pour le reste, hormis l'insupportable vide créé par l'exclusion de Malzieu, rien de bien surprenant.

Certes, le cas Jauzion est ennuyeux, de deux choses, l'une soit il paye la défaite face à l'Australie, mais dans ce cas, la triplette nullarde qu'il formait avec Rougerie et Traille aurait dû les placer tous les trois devant leur TV samedi, illsutration supplémentaire de l'inconstance du staff. Soit, le Lièvre le fait souffler après une longue campagne européenne. Quoi qu'il en soit on n'en saura rien, pas plus qu'on ne saura pourquoi subitement un beau jour, il fera son retour en Bleu.

Ainsi, va la piste du Lièvre.

Samedi, au chaud on compte sur les deux Max pour éclairer le ciel bas des Bleus.

Le XV titulaire

Traille - Huget, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Trinh-Duc, (m) Parra - Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir - Nallet, Pierre - Mas, Servat, Domingo.

Remplaçants : Guirado, Ducalcon, Thion, Chabal, Yachvili, Clerc, Poitrenaud.

mercredi, 02 février 2011

La revue des Trente : les moins Gros

Il fut un temps pas si lointain où existaient deux catégories de joueurs : les Gros et les Gazelles.

La remarque vaut sans doute encore en série, pour le reste la plupart des Gazelles sont devenues aussi grosses que des autruches (Traille, Jauzion, Rougerie...). Seul petit problème leurs courses d'attaque ressemblent aussi à celle d'autruches la tête encore piquée  dans le pré.

Quoi qu'il en soit, la liste des 14 arrières fait sans doute encore plus jaser que celle des Gros.

La charnière

On la connaît : Parra/Trinh-Duc.

Lors du dernier tournoi ils ont joué dans un fauteuil de tapissier, derrière un pack archi-dominateur, du coup ils se sont vus beaux, trop beaux. La tournée d'automne a ramené Parra a davantage d'humilité, comme on dit dans les monastères.

Mais le principal problème n'est pas là, il est - depuis trois ans quand même - dans la présence d'une moitié de demi d'ouverture, un quart d'ouverture en quelque sorte, nommé Trinh-Duc. Sa botte n'a rien à envier à celle de Sarah Bernhardt, son jeu au pied est à peine plus long que celui de ce pauvre Tattoo, attaché à son Ile fantastique.

Un 10 qui n'a pas de jeu au pied, c'est bien un quart d'ouverture.

L'obstination du Lièvre à en faire le chef d'orchestre de l'attaque tricolore alors que n'importe quelle fanfare de village n'en voudrait pas même à la grosse caisse dit assez la faillite des Bleus. Dans ces conditions, il faut arrêter de pleurer sur la faiblesse offensive des Bleus, ça a tout l'air volontaire, sans cela comment expliquer cette mode du Trinh-Duc ?

L'entêtement du Lièvre, digne d'un lapin nain monomaniaque, conduit à vider le poste de tout candidat sérieux.

Skrela ? le Lièvre lui a dit : "je te prends pour le Tournoi, mais ne compte pas sur la Coupe du Monde".

Si le discours a pour mérite la franchise, il est surtout complétement débile. Personne ne sait qui fera la doublure du quart d'ouvreur, une moitié de moitié de 10 donc, allant chercher facilement dans les 2,50 dans six mois.

Traille ? D'une nullité absolue contre l'Australie, telle qu'on est au-delà des mots, il peut occuper le poste pour nourrir les recherches d'un quelconque séminaire de psychologie comportementale ayant pour thème Du suicide sportif en milieu hostile. De toute façon, son poste est au centre et pas ailleurs, mais il est loin d' y être le meilleur.

Pour en revenir à la charnière, le retour de Yachvili ne se discute pas. Est-il forgé pour faire banquette ? Pas sûr ! Quoi qu'il en soit, en raison de son expérience, le Lièvre aurait du dès le départ s'appuyer sur lui, il ne l'a pas fait et le rappelle témoignant encore d'une inconstance proche du niveau indépassable d'un Laporte. Un brin de cohérence aurait voulu qu'il sélectionne à nouveau Dupuy, parti l'an dernier pour être n°1 à la mélée, s'il n'y avait eu cette fourchette totalement imaginaire.

Le retour de Yachvili est à ranger dans la catégorie encombrée du n'importe quoi - pourquoi révoquer ceux-là mêmes qu'on convoque à nouveau alors que les données sont inchangées - à côté de celui d'autres biarrots (tiens c'est bizarre), Marconnet, Thion et Traille.

Hier on ne les sélectionnait pas au motif qu'ils n'incarnaient pas l'avenir. Aujourd'hui on les prend pour jouer demain...

Au centre

Au centre de l'attaque, le doute plane sur le compagnon de Jauzion, alors forcément un aviateur s'impose : Mermoz.

Traille ? Oui, mais ça risque d'aller trop vite à l'aile. Bon ça va ,si on ne peut même plus rigoler.

Rougerie ? Marty ? Difficile de départager deux coffres à ballons, qui pourront sans mal se reconvertir dans une banque suisse ou à Fort Knox.

Il est vrai qu'on est plus à un foutage de gueule près, après la raclée prise face à l'Australie, on pouvait penser que les trois mannequins en mousse servant à Platoche à tirer les coups francs (Jauzion, Rougerie et Traille) resteraient à la remise à matériel avec les sacs à placage, les plots de toutes les couleurs, etc. Mais non le Lièvre reprend les trois, pourtant plus faciles à enrhumer qu'un horodateur.

Rougerie, il compte en faire quoi ? Au centre ? Pourquoi pas, mais avant on conseille au staff de revoir le match contre l'Australie. A l'aile ? Pourquoi pas,  seul petit problème il n'y joue plus en club. Pour la faire courte, Rougerie n'a rien à faire en Bleu, sauf chez les Schtroumpfs.

Forcément l'ombre des Bads Boys plane elle aussi  (Fritz, Bastareaud).

A la vérité, on s'en fout un peu des frasques des uns et des autres, les Beefs ont Tindall, les gallois Powel, et j'en oublie des tonnes, on peut faire aussi bien qu'eux.

Bon, Bastereaud a pris une praline de l'homme invisible, ça l'a perturbé certes, mais pas au point d'y couper l'appétit (un camarade de jeu notait avec justesse qu'il ressemblait de plus en plus à Arnold ou Willy, je sais plus, d'Arnold et Willy). Fritz n'aime rien tant que la frite et la frite, il reste que j'en connais pas beaucoup qui n'échangerait pas un baril de Rougerie-Marty contre un de Fritz-Bastareaud, que ce soit dans le Tournoi ou pour la Coupe du Monde. Qu'on ne vienne pas arguer de la méforme de Bastareaud, Fritz pète le feu tandis que Palisson et Marty font peine à voir en club.

Les ailiers justement parlons-en.

Le triangle offensif

On ne va pas longtemps tourner autour du pot comme la poule autour du couteau : l'absence de Malzieu est proprement SCANDALEUSE ! A chacun de ses matchs avec les jaunards, il est décisif, rageur dans ses courses, il reste debout en toute occasion et avance. Dans son rôle de pur ailier, il est devant tout le monde.

Comment se passer d'un joueur pareil ?

Au lieu de quoi on à Palisson.

Qui de la pointe sud d'Ushuaïa à l'extrême nord du Groëland peut dire à quand remonte son dernier bon match en bleu ? Te casse pas la tête, j'ai déjà demandé : personne.

On reproche à Malzieu d'être léger en défense.

1. Faut voir.

2. Même si c'est vrai, ça ne gène pas trop  le Lièvre d'avoir une moitié d'ouvreur qui n'a aucun jeu au pied.

Au contraire, lui qui fait les choses à moitié-moitié, il devrait être content d'avoir un ailier qui ne défend pas, ça irait même bien avec ses huit qui ne franchissent pas, ses centres qu'on confond avec des secondes pompes et plus largement avec un rugby hémiplégique qui a rapporté un mini-Grand Chlem. Sans compter que ça enrichirait  la salle des trophées d'ailiers qui ne défendaient pas ou bien peu : Costes, Estève, Lagisquet... Quant au plus grand joueur français de tous les temps, Blanco, on peut difficilement dire qu'il ait marqué les esprits gràce à sa science du placage.

Que l'on me passe l'expression, tout ça c'est de la couille en barres. Il faut se demander à quoi sert le comité de sélection ?

Visiblement il préfère avoir un polyvalent faible partout (Palisson), qu'un grand spécialiste du poste (Malzieu).

Le choix de Clerc, c'est du grand classique, quand il n'est pas sur la feuille de match on le regrette, quand il y est on se dit bof !

Toujours aux ailes, le Lièvre veut donner sa chance à Huget, pourquoi pas ?

Là aussi faut il voir. En défense, il est peut être supérieur à Malzieu, mais pour défendre en bout de ligne, il y a quand même un truc qui existe depuis pas mal de temps déjà, ça s'appelle je crois un troisième ligne aile. Info à vérifier quand même.

Tout n'est pas noir, avec enfin les sélections de Médard et de Poitrenaud (placé à l'arrière lui, alors qu'il a au centre un Rougerie dans chaque canne), on commence à tutoyer les sommets.

Salut comment tu vas Nana Purna ?

Rien d 'autre.

Arrières (14): Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

 

 

 

 

jeudi, 27 janvier 2011

La revue des trente : les Gros

Dresser un plan de tables pour un mariage est la chose la plus compliquée du monde après le choix de 30 joueurs pour disputer une compétition, il n'empêche que le Lièvre et son staff ont oublié des convives pour avoir mangé certaines invitations et retenus des gonzes pourtant indésirables dans n'importe quel restau de routier ayant un peu de tenue (premier tenu).

Commençons par les avants.

Pour sûr les Bleus ont une grosse mélée, et tout le monde en est content même si la chose n'a en rien adouci la branlée subie face aux Wallabies.

Un gros pack reste certes nécessaire, mais largement insuffisant face à un rugby de mouvement (en gros celui pratiqué par les favoris du Sud pour la prochaine Coupe du Monde, Blacks et Australiens).

Pour le Tournoi, hormis les Beefs, ça devrait suffire.

En première ligne on connaît les titulaires Mas, Servat et Domingo. Les trois sont au moins au niveau de l'an passé, avec même une plus grande mobilité à la pile et une grosse tenue (deuxième tenu) en mélée.  Croisons les doigts pour qu'aucun ne se pète parce que derrière il y a un trou.

Dedans on trouve Ducalcon, Madame Denise. C'est un pilar constant puisqu'il  se fait régulièrement secouer en Top 14 et en H Cup, aussi habile ballon en main que Scrat dans l'âge de glaces avec sa noisette.

Avec Marconnet on assiste au re-re-re-retour du cimetière à poulets. Truqueur, chambreur, plus statique qu'une enclume gauloise, Marconnet a su se rendre indispensable en raison de la faiblesse générale des piliers français aggravée par le long forfait de Barcella.

Une solution : annexer la Géorgie et en faire le 102ème département français.

Bon Guirado est très explosif, pas au point de bosser chez Azf quand même, mais il doit améliorer ses lancers et bénéficie lui aussi d'un forfait, celui du parisien perruqué peroxydé.

En seconde pompe, que du lourd, voire du très lourd au figuré avec Thion, visiblement là pour cirer un banc qui n'est plus en bois depuis longtemps, du coup on se demande ce qu'il fout là...

Une fois de plus lancer un jeune comme Jacquet, qui a perdu sa  brioche (aha aha) semble plus mieux ou si l'on veut moins pire.

Absent encore pour cause de blessures, depuis quelques mois pour Millo, l'équipe de France c'est tintin.

Pour le reste, Papé et Pierre, c'est kif-kif bourricot, ça pousse comme une mule, ça galope comme un cheval et ça défend comme un buffle. Principal défaut de l'attelage : une fâcheuse tentance à se faire pénaliser sur les rucks. Pas facile d'enlever ses grosses mimines de la gonfle. On prend les paris ? Pari tenu  (troisième tenu) !

Souvent, à la différence de chez Emmaüs, Papé Pierre, c'est pas la misère...

Nallet est le seul titulaire indiscutable au poste et c'est largement mérité, toujours le premier à être en tenue (quatrième tenue).

En troisième latte, que du classique, hélas, trois fois hélas.

Notons quand même l'ancrage de Houuou Chabal au poste.

N'importe quel gamin ayant tâté de la gonfle à l'école de rugby savait qu'il n'avait rien à faire à l'étage au-dessus. Il n'empêche que notre GSM (Grand Sélectionneur de Marcoussis) a bien mis trois ans pour s'en rendre compte et trouver la bonne voie.

Le trio gagnant est sans doute Dusautoir (the captain said what au Lièvre), Bonnaire en forme olympique, Harinordoquy, qui repointe son nez (guéri). Malheureusement, il est à craindre que le chouchou héraultais brouille à nouveau les cartes.

En revanche, un joueur n'entre pas dans la case chouchou : Picachou.

Solide et convaincant avec le Stade, seul joueur français capable d'avancer - comme Servat - sans attendre d'être lancé comme un A 380 en bout de piste, Picamoles et l'un des grands absents de la liste.

C'est quoi ce rugby de diéticien en blouse blanche - comme l'autre qui réparer chez Mme Denise - un oeil sur la Vo2max et l'autre sur l'indice de masse graisseuse ?

En 8, ni Chabal et encore moins Harinordoquy sont capables comme lui de jouer debout dans le dos de la défense. De toute évidence il va manquer, surtout contre les Beefs.

Sa non-sélection relève de la faute professionnelle, on en a vu devant les Prud'hommes pour moins que ça qui ont fini tout nu (cinquième et dernier tounu).

 

Avants (16): Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

 

PS : Lu dans le Midol du 24 janvier, p. 6.

De Carl Hayman : "Je pars à la chasse au sanglier. Au couteau, comme on la pratique en Nouvelle-Zélande".

Vous imaginez un peu le tableau, Hayman crapahutant dans l'arrière-pays varois un couteau entre les dents, nifle au ras du sol pour pister le sanglier ! Obélix a trouvé un client !  En tout cas c'est pas Marconnet qui irait chasser le poulet fermier des Landes même avec un fusil à lunettes...

Il plaisantait bien sûr.

dimanche, 28 novembre 2010

Raclée d'automne : France 16 - Australie 59

On a toujours tort d'avoir raison trop tôt.

Ami, désormais lorsque dans la même phrase tu liras ou entendras, équipe de France et champion du monde de rugby, au mieux tu auras à faire à un farceur au pire à un escroc, voire aux deux.

Au moins, c'est clair après le 39-12 encaissé l'an dernier face aux Blacks, l'historique 59 à 16 de ce funeste 27 novembre a souligné l'écart existant entre les prétendants au trône ovale. Face à deux nations majeures du Sud, chaque fois l'équipe de France a paru si dépassée que ce n'est pas la peine d'y penser. Pour comprendre ce futur certain un long retour sur le passé va s'imposer.

Avant de le conduire quelques brèves considérations.

1. Le rugby commence devant, il y finit aussi

Le rugby commence devant.

Pour l'avoir oublié à leurs débuts, le Lièvre et son staff connurent deux années difficiles, mais incapables visiblement de poursuivre deux idées en même temps, désormais le rugby commence bien devant mais il s'arrête là et descend au 9. En gros il commence et finit devant.

Contre l'Australie, on a pu voir jusqu'à la caricature l'hémiplégie des Bleus de France, marquant leur seul essai du match sur mêlée...sans que la gonfle n'en sorte.

Le Lièvre et son staff font tout à l'envers, prônent un jeu débridé et en oublient les fondamentaux.

Ils reviennent aux fondamentaux et en oublient le jeu.

Après tout le monde pourra s'espanter devant notre superbesimulateur de mêlée ; il n'est que temps d'inventer la machine qui permette de marquer des essais qui ne soit pas à zéro passe, j'ai déjà un nom : simulateur de french flair !

2. Le jeu : évitement et french flair

Chabal à raison de dire que le French flair est dépassé, c'est un truc pour les touristes du rugby comme Montmartre, le béret et la baguette sous le bras, so typical certes, mais renvoyant à un passé mythifié.

Ce qui n'empêche pas les autres équipes d'avoir du flair et de sentir la rouquine à 100 lieues à la ronde.

Contre les Blacks, l'an passé à Marseille, plusieurs idées reçues avaient rejoint le néant dont la vacuité française les en avait tiré. Face à l'Australie  trois idées reçues ont pris du plomb dans l'aile comme on aime à le dire chez Père Dodu.

-évitement vs rentre-dedans

l'Australie pratique habituellement du rentre-dedans derrière, pourtant contre les Bleus, quel éblouissement de voir cette vivacité derrière, cette rapidité d'exécution, cette continuité dans le jeu.

Parce que l'équipe de France n'arrive pas à pratiquer un tel jeu on nous bourre le mou avec des formules du type : Dans le rugby pro, la qualité première est l affrontement, prendre le centre du terrain etc.

Foutaises!

Et on peut l'avoir d'autant plus amère que non seulement un jeu chatoyant est possible, mais surtout l'Australie a apporté la cinglante preuve au clown triste qu'en moins de deux ans, une équipe peut radicalement changer de style de jeu au niveau international tout en gagnant en efficacité.

-essai en première main quasi-impossible au niveau international

Sans commentaire, ou si peu. Là encore c'est pas parce qu'on n'arrive pas à le faire que c'est impossible, les Blacks et l'Australie le font régulièrement et parfaitement (qui se souvient d'avoir vu une combinaison derrière ces 10 dernières années ?).

-défi physique

Régulièrement face aux nations du Suttt, les français rendaient kilos et centimètres, ne s'est plus vrai depuis en gros 2007.

Lors de ce sombre match, Traille, Jauzion et Rougerie affichaient des mensurations bien supérieures à leur vis à vis, on connaît la suite.

3. Qu'avait de plus l'Australie ?

Une mêlée supérieure à la notre : non

Une troisième ligne franchissant la ligne d'avantage : oui

Une charnière habituée à jouer ensemble : oui

Une charnière digne de ce nom, pesant sur l'orientation, prenant l'initiative, inventive et inspirée : oui

Des trois-quarts rapides, incisifs et dynamiques : oui

Une équipe composée de joueurs explosifs avançant à chaque impact : oui

Aux mêmes questions pour la France faire une réponse inverse.

4. Les responsables : le Lièvre et son staff

La responsabilité de cette faillite unique en incombe au Lièvre et à son staff, dépassant la débacle de 1997 face aux Boks (10-52). Il est vrai qu'en juin 2007 une équipe de France avait pris 61-10 face aux Blacks, mais il s'agissait d'une équipe bis. Ce qui 'n'était pas le cas face à l'Australie.

On va ressortir, les habituelles excuses aussi bidons que bidendum :

pour commencer en France le niveau de jeu est pas assez élevé en TOP 14.

Ah bon, je croyais que c'était le meilleur championnat du monde, attirant les meilleurs joueus étrangers, avec des clubs dominant la H CUP.

Parfois on a l'inverse : les joueurs préférent se consacrer au TOP 14

ensuite, on est une équipe en phase de construction

Celle là on la connait bien, elle est utilisée en gros depuis 2007, sauf que là aussi ça coince après le grand chlem de 2010, vendu comme la preuve que ayé les grands travaux sont finis.

dans le même genre existe aussi :  la préparation n'a pas été facile

C'est vrai que trois semaines pour composer une équipe, tout en essayant de nouveaux joueurs et en rappelant d'anciens, c'est un peu juste. Mais la faute à qui ?

Le Lièvre n'avait qu'à se concentrer sur le groupe du Grand Chlem en effectuant au besoin des changements dictés par les blessures.

De toute façon nos adversaires n'ont pas été dans de meilleures conditions de préparation.

enfin, à utiliser après de mémorables roustes que jamais n'effacent les troubles liés à Alzheimer, il y a l'incompréhension absolue

Le Lièvre est pas mal dans cette catégorie, il prend à chaque fois un air de Droopy pour dire : là je comprends pas, c'est irrationnel, hallucinant, qu'est-ce qui s'est passé dans la tête des joueurs, comment a-t-on pu en arriver là etc.

On va lui expliquer nous ce qui s'est passé : à sélectionneur incompétent, joueurs déboussolés et grosse branlée.

Au moins échappera-t-on cette fois à l'excuse bidon number one de la défaite : on est en fin de saison, on est fatigué, on a trop de match dans l'année etc.

Au terme de cette historique défaite l'Australie finissait sa saison quand la France en est au premier tiers.

Après l'excuse bidon bidonnante vient la petite lueur d'espoir prononcée en général par un sage (Servat, Jauzion, Nallet...) : on sait le chemin qui nous reste à parcourir pour se rapprocher des meilleurs et travailler en ce sens.

L'écart se creuse le plus souvent parce que travailler plus avec les mêmes incompétents, selon les mêmes méthodes en bois, c'est travailler plus mal et au final être pire. Sinon, il y a bien longtemps qu'on serait au moins au niveau des meilleurs.

Quand le camion va droit dans le mur, on n'accuse pas la marchandise transportée, mais le chauffeur.

Kicéki a les clés du camion : le Lièvre et son staff.

Ont-ils le permis ?

Je vous laisse deviner la réponse qui nous occupera prochainement.

Pour les pressés de savoir, de quoi accouchera cette gigantesque dérouillée, là aussi la réponse est simple : rien.

Déjà après la raclée face aux Blacks et la minable tournée de juin le Lièvre était content de lui, ça va continuer comme ça jusqu'en septembre 2011, on a pas fini de trouver le temps long.

Adiu

 

mardi, 16 novembre 2010

En attendant France-Argentine : le temps agité de la Mosson

Le Puma a pris la fâcheuse habitude de planter ses crocs acérés (66) dans la frèle carcasse du coq tricolore.

Dans ces conditions, sans trop d'exagération on relèvera que le rugby argentin suscite la revanche comme la nuée porte l'orage.

En cet automne à Montpellier, le temps de la Mosson est venu. Le Lièvre et son staff sont prévenus, le choc sera rude devant. Et pour une fois, tout finit par arriver, on est forcé de constater (comme me l'a justement dit l'huissier juste avant de partir avec ma télé écran plat sous le bras) concernant la composition du pack comme dans les Chiffres et les lettres : Pas mieux !

Bon, il est toujours possible de chipoter ici ou là, un pénible dans le genre de Thion ne serait pas dépaysé face à l'un des paquets les plus pénibles de la Terre ovale. Quant à "houououou-Chabal" il ne tiendra sûrement pas 80 minutes, mais au moins le Lièvre a enfin pigé une équation pas bien dure : Chabal = 8

Harinoroquy paye sûrement de s'être un brin emmêlé les pinceaux contre les Fidji, en même temps il ne joue pas souvent 8 au BO, quand on vous dit que la polyvalence a ses limites...

Derrière en revanche ça flotte et ça va flotter. Pour commencer l'équipe de France est toujours à la recherche désespérée d'un 10, pas d'un fifrelin qui a juste le numéro dans le dos, on ne va quand pas aller chercher Platini !

Au centre, c'est la blague de l'année : Rougerie au centre.

Déjà avec Rougerie en équipe de France la poilade n'était pas loin. On s'était bien marré contre l'Ecosse avec ses deux placages à l'épaule où à la fin y a que lui qui s'était fait bobo.

C'est bête hein le rugby, des fois ya bobo.

Là au centre c'est de la grosse marrade en perspective, déjà qu'en championnat il est dépassé avec sa défense en escalator, un coup je monte, un coup je descends et ce indéfiniment.

Bref, la pipe est de retour, à l'aile il était un peu caché, là au centre de l'attaque, on va assister à de belles séquences de "coffres à ballon".

Du coup aux ailes comme ils ne verront pas l'ombre d'une gonfle, le Lièvre peut placer le premier nom qui lui passe par la tête. Mais comme il ne peut pas mettre à la fois Rougerie au centre et à l'aile (en fait si il peut, quand il met en coffre à ballon Bastareaud à la place de Rougerie et Rougerie à l'aile), il innove en plaçant des ailiers faisant dans l'évitement, vu que pour le rentre-dedans il est servi.

Faire démarrer Huget contre l'Argentine n'est sans doute pas la meilleure idée du siècle, en même temps il n'a pas encore 10 ans, on attendra encore quelques décennies.

A l'autre aile, Andreu, de la vivacité donc, qualité qui revient - et on s'en réjouit - à la mode, encore faut-il pour la mettre en valeur avoir des ballons.

A l'arrière, Palisson.

Palisson avait pour lui au début l'attrait de la nouveauté, de la fraîcheur, de la jeunesse etc.

Puis au fur et à mesure de ses apparitions en bleu (une petite dizaine quand même), on en vient à se poser la question à 1000 euros : il a fait quoi Palisson au juste en équipe de France?

La réponse tient en trois voyelles : ien.

On a un joueur polyvalent, certes, mais il est moyen en tout, un peu comme une salle polyvalente : trop petite pour le quine-loto-rifle de l'école - du rugby - de l'école du rugby - du comité des fêtes (rayez la mention inutile), pas assez intime pour la belote du troisième âge, tristounette pour un mariage, trop gaie pour le congrès annuel des croques-morts.

Au lieu de quoi, il y avait Porical, à l'aise face aux Fidji, il va aller croquer ses rousquilles sur le banc.

Le Lièvre préfère encore expérimenter derrière plutôt que d'installer un 15 bis (derrière Merdard ou Poitrenaud). Ce type là est capable de nous amener en Coupe du monde sans qu'on sache à l'avance, et lui par conséquent, qui jouera derrière.

Seule certitude samedi devant le poste, je n'aurai d'yeux que pour le jaunard !

Composition du XV de France:

Palisson (Brive) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Jauzion (Stade Toulousain), Andreu (Castres) - (o) Traille (Biarritz), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Chabal (Racing-Métro), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Ducalcon (Castres), Thion (Biarritz), Harinordoquy (Biarritz), Yachvili (Biarritz), Estebanez (Brive), Porical (Perpignan)

23e homme: Schuster (Perpignan)

 

Composition du XV Argentin :

Rodriguez Gurruchaga ; Camacho, Tiesi, Fenandez, Amorosino ; (o) Contepomi (cap.), (m) Vergallo ; De Achaval, Fernandez Lobbe, Fessia ; Albacete, Galarza ; Scelzo, Ledesma, Roncero.

Remplaçants: Creevy, Ayerza, Guzman, Cabello, Galindo, Lalanne, Bosch.

vendredi, 30 avril 2010

Le Top 14 et moi et moi et moi : du gonflant au gonflé

Mea culpa, mea maxima culpa, un Top 14 tip top.

Ici même, en ouverture de cette saison 2009-2010 du Top 14, un penchant bien naturel pour la critique doutait du côté soi-disant relevé d'une saison un peu trop présentée comme alléchante.

Farce est de reconnaitre qu'on s'est fourré l'éponge magique dans l'oeil.

De brèves statistiques témoignent de ce "relèvement" (plus exactement resserement) : cette saison l'USAP est premier avec 17 victoires, Montauban premier non relégable en compte 10, l'an passé l'USAP comptait 20 victoires, les castrais 12ème, 7.

Cherry on the cake : les phases éliminatoires et finales s'annoncent pleines d'incertitudes et renouvelent un peu les classiques oppositions de la décennie entre le club des Cinq (les deux Stades, ASM, BO, UUUUUSAP).

Un bilan s'impose donc.

Au passif

Une première partie de championnat plutôt faible au niveau de la qualité du jeu, sauf quelques envolées lors de confrontations entre Toulouse, Perpi et Clermont. La retentissante victoire à l'extérieur des rouge et noirs chez les rouge et noirs représente la quintessence de ces matchs emmerdants où l'enjeu tue le jeu.

Pour le reste, du rentre-dedans, du défi physique physique, du drop chiasseux (dans l'ignorance des stats, l'impression est forte que jamais autant de drops ne furent tapés, tentés), du gagne-petit, du gagne terrain, de la victoire étriquée, des matchs de muerte à domicile chez les "petits" (Albi, Bourguoi, Montauban...), de la mélée écroulée, puis encore de la mélée écroulée et toujours de la mélée écroulée, de la gagne basée sur les fautes adverses, des tableaux d'affichage uniquement  nourris de pénalités...

Bref la liste est longue, mais deux dérives agacent particulièrement.

D'abord, il y a ces incessantes mélées écroulées qui transforment les piliers en tunneliers. Primo c'est dangereux, surtout pour le talon, secundo, c'est vilain à voir et hache davantage le jeu, tertio ça dénote un état d'esprit pas très joli-joli chez ceux qui en sont coupables, quarto, ça remet encore un peu plus entre les mains arbitrales la responsabilité du jeu, un coup de sifflet à droite, puis à gauche, le plus souvent les pénalités tombent au petit bonheur de la chance. Quoi qu'il en soit ça donne de belles mines de pilars jouant l'étonnement à chaque sanction.

De la rouerie (manque pas le g ) et de la comédie on en trouve ensuite avec tous ces 9 qui sur chaque ruck ou mélée brandissent leur bras et tendent le doigt tout au bout comme un golden boy surexcité à Wall Street pour bien montrer à Mossieur l'Arbitre qu'en face ça gratte, ça triche, c'est pas derrière le dernier pied, que c'est hors jeu et que ça doit prendre trois points pour que ça comprenne bien et que ça recommence pas, non mais des fois.

Ces demis de mélées qui dénoncent leurs petits camarades, qui caftent à l'arbitre, c'est vraiment fatigant et d'un pénible. Dans ce mauvais rôle, mention spéciale à Kelleher, Mignoni et Yachvili.

Enfin, à l'heure où une pilosité exubérante est un atout dans le rugby des années 2000 (Chabal), l'étonnement gagne les mirettes devant ces guiboles forgées par la gonfle aussi épilées que celles des cyclistes, espérons que l'influence des rois de la pédale, en reste là, on n'est jamais à l'abri d'une petite piqûre...

A l'actif

Décidement, le printemps est la saison préférée du rugby.

Avec le retour des beaux jours, les gonfles fleurissent sur le pré tandis que l'épiderme tire sa coloration davantage  en raison des frictions des cuirs que d'un soleil encore faiblard.

En cette fin de saison, du suspense de partout, pour les deux premières places qualificatives, pour les places européennes, pour les demis à domicile, pour la septième place éventuellement qualificative en H Cup et même pour la descente sportive, la relégation financière de Montauban étant quasiment acquise.

Ce final haletant pour faire stéréotype on le doit aux cinq gros qui sont restés au niveau, sauf le BO et les parigots, aux petits qui ont bien grandi, CO, Métro-Racing,Toulon et aux autres sauf Albi qui ont fini dans un gros mouchoir de poche (Bayonne, Bourguoin, Brive, Montauban, Montpellier).

Ces plus grandes incertitudes quant au classement final témoignent bien plus d'un niveau resseré que relevé, mais on va pas chipoter on s'est bien trompé !

Sur le plan de l'émotion et de la passion, contrat rempli pour cette saison 5 du Top 14.

Sur le plan du jeu, clairement le Top 14 peut faire mieux.

Notre rugby hexagonal peut se mettre au diaposon du rugby européen, lequel nous a offert des quarts sublimes illuminant le ciel et dégageant un horizon rugbystique obscurci par un petit Grand Chlem.

 

 

Valeo !

lundi, 15 juin 2009

Le rugby à rouflaquettes

Exploit,

Des Bleus bête noire des All Blacks,

Les Blacks ont les idées noires etc.

Voilà en gros où se situe l'analyse générale, c'est du niveau de toto qui a retapé son CP.

Bon, on va pas se la raconter, des Bleus presque au complet ont battu des Blacks comptant 3 à 4 titulaires. Pas de quoi pavoiser, sans l'interception de Médard, tout laisse à penser que les Bleus seraient repartis avec une courte défaite. Quand on y regarde d'un peu près et pas le nez dans le gazon, les Bleus menant 17 à 3 se font rattraper 17 partout. Incapables de tenir le score et leur avance, ne la devant au final qu'au génie à rouflaquettes. Après le look Chabal, le look JPR des années 2010 risque de faire fureur.

Alors je veux bien qu'on mette la défense en avant, mais deux essais ont été encaissés à la suite d'actions longuement construites par les Blacks, quand en face sur les trois essais marqués, deux le sont en contre ou en pick and go. Les Blacks  font le jeu en seconde mi-temps, les Bleus ont gagné sans prendre le jeu à leur compte.

En gros Lièvrement au bout de deux ans a renoué avec les fondamentaux de l'ère Laporte, on est content pour lui.

Et puis on a va pas se croire sur le toit du monde parce qu'on les bat chez eux tous les 15 ans, quand ils viennent régulièrement nous battre lors de leurs tournées.

Ce type de confrontation souligne l'ennui de notre rugby européen, fait de chandelles et de pick and go. C'est si vrai que les tâcherons irlandais ont tout gagné cette année.

Bon, on ne va pas surinterpréter cette victoire qui fait quand même chaud au coeur, c'est comme prétendre gagner des élections avec 60 % d'abstention.

Alors comme en politique, avant de tirer d'hâtives conclusions, attendons le second tour du 20 juin.

Au final, s'il y a des défaites porteuses d'avenir, certaines victoires sont aussi parlantes que Bernardo

jeudi, 14 mai 2009

Top 14 morne plaine

Les deux stades (haut lieu des avant-matchs du tournoi au Parc),  ASM, USAP ou BO, depuis plus de 5 ans, on retrouve les mêmes en demi-finale et chaque fois les jaunards perdent. Voilà en gros à quoi pourrait se résumer le Top 14 et plus largement le rugby : sport se jouant à XV  où à la fin l'ASM perd.

Rien de très folichon comme dirait ma mémé ou de très bandant selon pépé.

Et pourtant le Top 14 attire chaque année davantage de spectateurs et de téléspectateurs. Cela est sans doute du, pas que, mais quand même, à l'afflux de stars étrangères souvent toutes noires (Umage, Collins, Kelleher, Carter...) ou blanches sur le déclin (Thompson, Cohen..), voire pumesques et magiques (Hernandez, Super Mario...). Bref le Top 14 est pas loin de devenir à l'image de la first league anglaise, championnat où les gros salaires peuvent lever le doigt, et comme chez les Beefs, l'équipe nationale fait pas grand chose (pour s'en convaincre bloquer un pont du mois de mai et lire les 70 notes précédentes). Quand ça arrive chez les footeux tout le monde gueule en France au pillage des clubs formateurs etc., quand les frenchies attirent les stars de la planète ovale on regrette juste de pas avoir de pilier droit ou d'ouvreur made in France. C'est si vrai qu'on en est réduit à prendre des dacquois, c'est dire le niveau (en gros niveau Pro 2, dont les matchs consolent les nostalgiques du groupe A, sauf qu'un Narbonne-Béziers, ça fait moyennent rêver, même du côté de Mèze).

Bref question suspense le Top 14 ça vaut pas Rouletabille, mais ça marche alors pourquoi changer ?

Quelles sont loin nos phases finales d'antan hissées au rang de mythe chevaleresque ou le bon (en gros les rouge et noirs de la Garonne) affrontait le mauvais (en gros tous les autres sauf les bariolés de jean Bouin pour cause de parisianisme médiatique), avec des rebondissements avec le méchant qui gagne à la fin (Bègles) voire le bizarre (le beau Racing, le CO) quand ce n'est pas le pistonné (Agen).

L'idée a fini par faire son chemin, assez curieusement d'ailleurs à l'heure où les pleureuses du Top 14, se lamentent sur "le nombre trop important de match que font nos internationaux usés jusqu'à la corde" on va rajouter des phases finales batardes. Le pluriel est même de trop en fait puisqu'on a une phase finale : le 3ème rencontre le 6ème et le 4ème le 5ème. Du coup les deux premiers seront encore plus premiers vu qu'ils auront un match dans les chausettes en moins, match au couteau qui plus est.

Much about nothing, beaucoup de bruit pour rien comme on dit de ce côté du Channel.

La logique est donc pas le point fort du prochain Top 14, il est vrai que la logique est rarement respectée quand Novès (superbe dans son rôle attitré de pleureuse) chante partout, dans le moindre micro dressé par un manchot que ses internationaux ne sont plus de poneys fringuants pour cause de matchs à répétition, ou tout simplement pas là, privés de championnat pour cause de match international et qu'il se dépêche d'en recruter...

Un Top 12 aurait eu le mérite de ressembler à quelque chose, mais bon ça fait deux clubs pas contents, sans compter que ça multiplie les chances du CO d'aller tâter de la Pro2. Quand des clubs landais, ces paysans de gersois ou d'albigeois sont concernés, les foules liguesques sont pas super mobilisées.

Un Top 12 sponsorisé par le conseil général de l'Aveyron ça aurait davantage de gueule que de filer des royalties à Polnareff...

L'important c'est de donner l'impression de changer pour que rien ne change, je parie un fut de mousse (je te laisse le choix dans la marque et ce n'est pas une contrepéterie) que l'an prochain, on retrouvera le club des cinq  en demi, moins un évidemment,  faut suivre un peu quand même, les casques ça aussi sert à protéger la tête.

D'ailleurs si on regarde les chiffres d'un peu près, sans être un génie de la finance en prison, on s'aperçoit que les plus gros budgets sont en haut et les plus petits en bas, avec Brive ou le CO qui de temps en temps  jouent à l'exception confirmant la règle.

Du coup les joutes du Top 14 auraient davantage leur place dans les pages saumon du Figaro que dans les jaunes du Midol. Bon les goûts et les couleurs ça se discute pas.

Valeo !

Salut, santé et prospérité

 

PS : rien sur Chaballll

 

jeudi, 26 mars 2009

Chaballllll

Alors que les deux équipes et leurs encadrements étaient allés partager le traditionnel banquet d'après-match à l'Art Cafe, le 2e ligne du XV de France Sébastien Chabal aurait donné un coup de poing au pilier italien Martin Castrogiovanni dans un club après la victoire française (50-8) à Rome lors de la dernière journée du Tournoi des six nations. Chabal, auteur du premier essai de l'équipe de France était «complètement saoul» selon l'agence italienne Ansa.

Castrogiovanni n'aurait pas apprécié les regards trop appuyés du Français vers sa petite amie et lui a demandé de partir. Chabal aurait répondu par un coup de poing qui a fait saigner le nez du pilier italien. Leurs coéquipiers se sont précipités pour les éloigner, et les Français ont présenté leurs excuses à l'équipe italienne.

 

La Dépeche du lundi 23 mars

 

No comment comme on dit à Sale

 
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