Avertir le modérateur

samedi, 19 septembre 2015

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

Le seul truc un peu imprévisible quand tu tates l'Ovale, c'est le rebond, pour le reste, les hiérachies sont aussi bien établies que l'étiquette à la cour du Roi Soleil, les styles de jeu aussi ancrés dans le génie national que l'autre doré en haut de sa colonne.

Prenons cet Angleterre-Fidji d'ouverture, des fidjiens, indisciplinés, incapables ce jouer ensemble, forgeant cette continuelle énigme :  comment des types aussi brillants individuellement et en club peuvent être aussi inconsistants au niveau international ?

Hormis un quart contre les Boks en 2007 à Marseille, les Fidjiens en Coupe du Monde c'est pas grand chose, et c'est parti pour continuer à l'être.

Du coup, si changement il y a c'est chez le Beef qu'il faut le chercher : une vitesse derrière à laquelle on était peu habitué et qu'on aimerait bien voir de  ce côté du Channel. Le jeu du frigo américain Tindall avait quelque chose de réjouissant au centre par son caractère aussi prévisible que la pluie en Bretagne ou la bave de l'épileptique, mais là on envie moins le Beef, Bastareaud est notre Tindall à nous (va-t-il entrer dans la famille princière du voisin monégasque ?). Prévisible en revanche est Brown, placé comme il se doit derrière, nommé Yellow il aurait joué devant...

Si j'étais Beef, je m'inquiéterais, ils m'ont semblé moins méchants, moins agressifs qu'à l'accoutumée, et pour le dire autrement, moins puissants, bref des Beefs moins Beefs. Pour le dire autrement, rien de l'étoffe dont on fait les champions du monde.

Ce n'est pas non plus du côté du tissu français et a fortiori italien que l'on ira s'approvisionner.

Sauf les rares fois où les Bleus d'azur battent nos Bleuxv, on s'emmerde ferme. Depuis au moins Azincourt, l'équipe de France pratique un jeu en accord avec son adversaire, donc face à une italie brouillonne, ça donne toujours un match à oublier (si t'entends après un France-Italie : "on tient notre match référence", pense à te réveiller, tu risques de t'étouffer dans ton vomi), sans queue ni tête (ça doit faire mal), là où des Blacks méthodiques mettraient 70 points, les Bleuxv livrent un match ternasse, brouillassou, en un mot bien dégueulasse, à la manière des nappes de fin de tables de fêtes colorées par des agapes où se mêlent le rouge qui tache, le blanc qui teinte les joues et le bulleux qui se la pète.

Un France-Italie, même frais ça pique, comme il se doit pour un Piccolino, notre duel de nains latins, si on ajoute à cette médiocrité chronique l'absence de Parisse, pas sûr qu'on est pas mieux à regarder (la finale de 2011 ?).

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

samedi, 12 septembre 2015

Après les Bleus d'Ecosse, de quelques questions oiseuses dans la dernière ligne droite

Que l'amoureux de l'Ovale se le tienne pour dit, c'est pas en bleu, blanc, rouge qu'il va se régaler à l'orée d'une compétition sacrant pour 4 ans les Rois de la gonfle.

Si quelques naïfs ont cru après un bon match contre les Beefs que les Bleuxv allaient tout casser, l'ultime levée préparatoire contre les Bleus d'Ecosse a remis l'équipe à sa place : pas très loin du balai à chiottes du rugby mondial.

Que nenni comme dit le cheval, la vitrine du rugby de France en Pro D2 internationale est, en Pro 2 Internationale reste (au moins jusqu'en 2015).

De fait après ce qui ressemble à un match nul contre l'une des plus mauvaises nations du Tournoi depuis 20 ans est de nature, non à lever les doutes, nul de raisonnable n'en a sur les chances de cette équipe de décrocher le pompom (le... rire de l'arbitre...), mais à conforter la conviction : des pipes, du plat et du pipeau (j'ai manqué m'étouffer quand à la pause les joueurs dressaient le panégyrique - va chercher dico - du capitaine Dusautoir, ça m'a fait penser au film d'entreprise où les employés juste avant d'être virés disent le plus grand bien de leur patron ou de la responsable des RH...). Rappel : Dusautoir est ce capitaine de nain parmi les lilliputiens dont le palmarès au bout de 7 ans tient dans un Grand Chlem (2010).

Bref on n'a pas fini de nous prendre pour des truffes sans le foie gras autour.

Ce qui ne doit pas nous empêche pas de poser quelques questions :

Avec ses relances électriques et son long coup de pied,  est-t-il toujours bon Scott pour nous mener vers l'autoroute du Paradis ?

Kockott va-t-il jouer les matchs de poule ou portera-t-il le numéro vingt ?

Picamoles peut-il durer plus de 30 minutes sur le pré ?

La Miche peut-il être au four et au moulin ?

Thales est-il  vraiment fait pour l'ovale ?

Nakaitici n'a qu'à être debout ?

Mas-Guirado ou Porte d'Espagne ?

Bref, faut vraiment que le niveau baisse pour espérer vivre en harmonie avec cette équipe, jamais l'apostrophe coudercien n'a été aussi  juste : allez les petits,  les toupetirikiki...

vendredi, 21 août 2015

Coupe du Monde 2015 : prolégomènes et autres mises en bouche

Depuis 1987 tous les 4 ans  le règne des sphères connait un léger changement de forme : le rond cède un peu de terrain à l'ovale.

Le grand public gavé de rond prend une dose d'ovale sur TF1, chaine du foot quand celle du rugby, France 2, retransmet assez curieusement les matchs de préparation. C'est un peu comme si ton copain Kévin prenait en charge les préliminaires de Madame, avant que tu ne l'honores avec ta régularité cadencée de coucou suisse (à ne pas confondre avec le couteau du même nom).

C'est dire si l'amateur éclairé de la gonfle est partagé entre l’impatience d'assister à la seule compétition qui vaille en ce qu'elle fixe la hiérarchie pour 4 ans en dotant une nation du titre envié de Champion du monde de rugby et le flot de conneries, stéréotypes et autres idées toutes faites et fausses qu'il s’apprête à entendre.

La première étant sans doute le rappel du statut de la France d'équipe vice-championne du monde soi-disant acquis lors de la dernière levée. Pour une équipe ayant perdu en 2011 3 matchs sur 7 le titre est pour le moins usurpé, d'autant plus que le titre de vice-champion de quelque chose n'a de sens que pour une compétition faite d'oppositions générales et non contingentes. En gros pour un sprint ou une course de natation quand tu finis 2ème devant tous les autres finalistes tu peux sans hésiter être vice-champion, n'ayant été battu que par le premier. En 2011, les Boks et les Wallabies n'ont pas été battus par les Bleuxv.

La deuxième est que les Bleuxv se sont fait endoffer (ortographe à vérifier - endaufer ?) par un arbitre soumis à la pression de l'évènement : les Blacks à domicile en finale. C'est peut-être pas faux, mais c'est faire litière du constat suivant : les Bleuxv n'ont gagné le droit de se faire empapaouter en finale qu'après avoir bénéficié d'un arbitrage très favorable en demie face aux gallois. Lesquels ont été péniblement battus, eux aussi d'un tout petit point à 14 contre 15. Que le supporteur tricolore en rogne après Joubert se mette à la place d'un supporter gallois devrait l'aider à adoucir ses anciennes plaies.

La troisième, et on s'arrêtera là, tient dans les chances de l'équipe de France.

Tous, staff et médias, à l'unisson vendent une équipe de France capable d'être championne du monde ! Le chauvinisme le plus échevelé est chose répandue à la veille de grands évènement sportifs. Chaque année avant Roland-Garros on annonce que c'est l'année d'un Tsonga affuté ayant renoncé à boulotter des kinders Bueno, Sauf que là personne n'y croit tandis que pour les Bleuxv, leur réputation de Riton de rugby mondial instille le doute. Rappel : le Riton d'un sport en souvenir d’Henri Leconte, tennisman particulièrement inconstant de la fin du XXème siècle au point de faire paraitre Gasquet pour un modèle de régularité, désigne un sportif pouvant battre tout le monde et être battu par n'importe qui, pour ce qui nous concerne l'exemple des Tonga en 2011 suffit à éclairer le supporteur le moins lucide. C'eut été vrai, mais la professionnalisation du rugby a donné à la formule l'allure d'un astre mort dont on croit percevoir la lumière quand la source est depuis longtemps éteinte. On en veut pour preuve que depuis 2011, hormis l'Australie et dans des conditions discutables, les Bleuxv n'ont pas battus d'équipe majeure du Sud et dans le même temps ils se sont fait régulièrement battre par les nations majeures du Nord (Beefs, Gallois et Irlandais).

Au final, et sans faire du classement IRB l'évangile de l'Ovale, fArce est de constater que la 7ème place de la France, juste devant l'Argentine oblige à la plus grande mesure et modestie, on y reviendra...

mardi, 19 mai 2015

Le groupe pour préparer la Coupe du monde ou le retour du rugby zombie

Le dernier Tournoi nous a donné l'occasion de souligner toute l'inanité qu'il y avait à tirer des plans sur la comète en matière de composition en vue de la prochaine coupe du Monde.

Avec Saint-André et sa troupe, c'est la Coupe de tout le monde qui s'annonce, faite à base de revenants puant le zombie comme la cagole la mauvaise marée.

Après 4 tournois minablement enfilés de rang, le tout rabaissé par d'indigents crash-tests-matchs, au terme desquels le XV de France n'a jamais été foutu d'enchainer plus de deux victoires, notre belle équipe de pro D 2 classe internationale s'annonce au-delà de toutes désespérances.

Commençons par le plus beau : Trinh-Duc, jamais rappelé depuis sa transformation ratée en finale de Coupe du monde, le voilà de retour. Image exactement inversée de l'ére Lièvremont, le nouveau Trinh-Cul est arrivé. Avec le Lièvre il a TOUT joué pendant 4 ans, puis plus rien en Coupe du monde, avec le Goret, il a RIEN joué pendant 4 ans, puis il va faire toute la Coupe du monde.

Une histoire pareille, c'est tellement pas possible et si con que t'y crois pas et pourtant...

La Miche, là aussi l'éternel come-back, tellement con, tellement back que t'y crois pas non plus et pourtant... Moyennement blessé à Toulon, moyennement joueur aussi, portant plus souvent les couleurs de Toulon dans les travées que sur le pré, plus habitué à porter la veste étoilé au muguet que le maillot paré des mêmes motifs, La Miche is back ! A part les scénaristes de Mad Max ou de Rocky, seul le Goret pouvait imaginer un retournement aussi retournant.

 A côté de ces énormités on relèvera de belles incongruités :

- Papé, qui revient, on parierait bien toute notre collection de Midol, la Pravda jaune de l'Ovale, si jamais on la possédait autrement que pour donner des allures sang et or aux tomates emballées que le Papé va encore coûter cher en points ;

- Machenaud et Lauret oubliés sans avoir plus démérités que les autres alors que le Goret semblait leur promettre une place au chaud ;

- Lopez, puni pour avoir préféré son club au XV de France, quand tout le monde sait la priorité donnée au Top 14 sur la vitrine tricolore (on me dira : "en plus il est pas bon" à quoi je rétorquerai que c'est pas d'hier) ;

- Mermoz, rappelé pour finir le Tournoi, à qui finaliste de la dernière Coupe du monde on explique que son caractère est un obstacle à sa qualification dans le groupe, il est vrai que ce monument d'humilité qu'est Trinh-Cul est un bel exemple non seulement à suivre mais à promouvoir ;

- Dumoulin est là, on doit avouer, au risque de passer pour un ignoble ignorant qu'on comprend pas bien ce qu'il fait là (si ce n'est piquer la place de Mermoz que ces ailes de géant empêchent de marcher) ;

- Chiotti appelle les mêmes remarques, lourdaud, il a été préféré au tonique Menini (il doit être dans les petits papiers Chiotti, ahaaha) ;

- Goujon ne fait pas la maille (ahaaha encore, celle-là j'en revendique la totale paternité comme dirait Cécillon), chaque club pro possède au moins un joueur ayant pareil profil et qualités, tant qu'à faire appel à des zombies genre La Miche et Trinh-Cul, Harinordoquy aurait été un beau pari.

Pour finir relevons quelques joueurs toujours en activité, de l'aventure en 2011, ni meilleur, ni pire depuis mais totalement hors des écrans de la nullité pleurnicharde et de son staff

 Ducalcon, Domingo, Lapandry, Harinordoquy, Médard et Clerc (sic transit gloria mundi)

On pourra toujours se consoler:

1. en se disant que le groupe pour préparer la Coupe du monde n'est pas celui qu va la jouer.

2. en se disant que le Lièvre avait fait pire en faisant appel à un Lakafia, total inconnu en tricolore, que Parra avait fini à l'ouverture, qu'un Doussain était le rappelé de dernière minute et que Poux a été titulaire en finale de Coupe du monde etc.

De semblables retournements dans un XV de France cul déjà par-dessus tête vont sans doute se produire à nouveau.

Mais au final ce qui l’emporte par-dessus tout  c'est la formidable bien qu'incommensurable vacuité de l'exercice : souvenez-vous en 2007, sans la blessure de Vermeulen, jamais l'équipe de France n'aurait su qu'elle avait été à deux doigts de  laisser  le meilleur français  de la compétition (Dusautoir) à la maison...

 Le groupe des 36 pour préparer le Mondial

Avants: Eddy Ben Arous (Racing), Vincent Debaty (Clermont), Uini Atonio (La Rochelle), Xavier Chiocci (Toulon), Nicolas Mas (Montpellier), Rabah Slimani (Stade français), Guilhem Guirado (Toulon), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing), Alexandre Flanquart (Stade français), Yoann Maestri (Toulouse), Pascal Papé (Stade français), Sébastien Vahaamahina (Clermont), Thierry Dusautoir (Toulouse), Damien Chouly (Clermont), Bernard Le Roux (Racing), Yannick Nyanga (Toulouse), Louis Picamoles (Toulouse), Fulgence Ouedroago (Ouedroago), Loann Goujon (La Rochelle).

Arrières: Rory Kockott (Castres), Morgan Parra (Clermont), Sébastien Tillous-Borde (Toulon), Rémi Tales (Castres), Frédéric Michalak (Toulon), François Trinh-Duc (Montpellier), Mathieu Bastareaud (Toulon), Wesley Fofana (Clermont), Rémi Lamerat (Castres), Gaël Fickou (Toulouse), Alexandre Dumoulin (Racing), Yoann Huget (Toulouse), Noa Nakaitaci (Clermont), Sofiane Guitoune (UBB), Brice Dulin (Racing), Scott Spedding (Bayonne).

samedi, 07 février 2015

En attendant France-Ecosse : d'évidence en évidence (et un peu de science en italique)

Evidence 1 :

On a du mal à s'enthousiasmer depuis une bonne vingtaine d'année à la perspective d'une opposition entre la France et l'Ecosse (dans l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à Nation on peut lire : "Chaque nation a son caractère particulier : c'est une espèce de proverbe que de dire, léger comme un françois, jaloux comme un italien, grave comme un espagnol, méchant comme un anglois, fier comme un écossois, ivrogne comme un allemand, paresseux comme un irlandois, fourbe comme un grec".

Evidence 1 bis :

On en vient à se demander si une bonne défaite ne serait pas au fond le seul moyen pour ne pas trop s'emmerder devant sa telé. Signalons à ce sujet à l'amateur de statistiques, toujours prêt à briller autour d'une mousse et de caouètes, que les Écossais n'ont gagné qu'une seule fois à Paris en 20 ans et que c'était en 99, quelques mois avant une finale de Coupe du Monde, où l'on voit en passant qu'une stat  en  dit autant sur la performance sportive, qu'Elisabeth Teissier sur tes probabilités de ne pas rentrer seul ce  soir après une virée au  Bombass Club (l'astrologie n'est pas une science, même si à ses débuts elle a pu se confondre avec l'astronomie qui s'est véritablement imposée comme telle en raison de progrès techniques).

 Evidence 2 :

Le seul truc que l'on retient de l'Ecosse ce sont ses supporteurs : à savoir des grands types ventrus à la peau de roux (selon les dernières avancées scientifiques il semblerait que les néandertaliens étaient tous étaient roux, ceci dit rien n'indique que Bernard Le Roux descend de Néandertal, rien n'indique le contraire non plus) plutôt sympas qui n'hésitent pas à promener leurs couilles voyant encore moins le jour que le sommet de leur crâne aux six coins de l'Hexagone (six équipes, six coins = un hexagone, à la rigueur si on considère qu'une équipe reçoit on peu à la rigueur parler de pentagone, cinq côtés donc)

Evidence 3 :

L'équipe qui débute le Tournoi est rarement celle qui le finit, et encore plus rarement celle qui forme l'ossature pour la Coupe du Monde. Ce qui tombe bien, du coup on va pas s'enflammer sur cette composition d'équipe baroque (on utilise baroque un peu à tort et à travers, mais à l'origine - fin XVI début XVII -  il s'agit d'un mouvement artistique touchant plusieurs branches de l'art, l'idée générale du baroque c'est qu'on ne craint pas d'en faire trop, donc ici baroque signifie que Saint-André et ses fidèles ne redoutent pas de match en match d'en rajouter sur la compo de leur équipe, si bien qu'à la fin de l'oeuvre on voit pas bien ce que l’artiste ou celui qui tient lieu de grand ordonnateur a voulu dire ou faire)

 Evidence 4 :

Depuis dix bonnes années les matchs qui nous emballés et dont on se souvient et qui nous ont fait vibrer tiennent à peine sur les doigts d'une main d'un lépreux ou d'un type bossant dans une scierie. Si on ajoute à ça que depuis l'entrée en fonction du Goret, mis bout à bout on a du trouver plaisir à voir de la gonfle tricolore pendant un gros quart d'heure et qu'en général les matchs les plus merdiques se déroulent contre l'Ecosse on en vient à se demander pourquoi le match contre les Beefs ne vient pas plus vite (petit rappel, on le sait désormais l'anglois est méchant).

Vivement l'Angleterre !

La Compo (avec des vrais morceaux de joueurs promis à la Pro D2 en gras, ce qui est bien normal vu que le XV de France est une équipe de D2 au niveau international

FRANCE : Spedding – Huget, Bastareaud, Fofana, Thomas – (o) Lopez, (m) Kockott – Chouly, Dusautoir (cap), Le Roux – Maestri, Papé – Slimani, Guirado, Menini

Remplaçants : Kayser, Atonio, Ben Arous, Taofifenua, Goujon, Parra, Tales, Lamerat

lundi, 02 février 2015

En attendant le Tournoi, brisons les tabous (2)

Autre gloire des années 1980, 1990, 2000 et 2010, à chaque fois dans un genre et dans un rôle différent, mais jamais décevant  : l'Immamerscible Blanco

Sa fille cachée :

 

Demain : Rives

dimanche, 18 janvier 2015

Saint-André : "Je suis Charlot" Ou les BleuXV sur leur 31 : pas d'enflammage, pas de plan sur la queue-mète, les leçons du passé (titre un peu long je le concède, mais il semblerait que les analfabêtes qui me lisent s'arrêtent bien souvent à ce stade là)

L'actu Ovale c'est bien sûr la liste des 31 pour le Tournoi dans un contexte particulier : celui de la Coupe du Monde twenty fifteen (2015 in french).

La question à xxxxx millions de livres étant : sont-ce les mêmes qui disputeront la Coupe du monde ?

Question très con, qui oblige en sus à dire un mot pénétrant sur chaque impétrant, ce qui est fatigant.

J'ai préféré confronter la liste des des 30 du Tournoi 2011 avec celle des 30 retenus pour la Coupe du monde 2011 et celle de la finale pour une conclusion aussi radicale qu'évidente : rien ne sert de partir, il faut courir à point. Morale empruntée à La Fontaine et inversée pour les besoins de la cause, mais le Goret Geignard ne connait pas ses classiques (quel formidable personnage de fable aurait-il fait avec le Lièvre : Le Goret, le Lièvre et le Coq tricolore ou l'avalanche des tocards).

1. Liste donnée pour le tournoi 2011 en janvier 2011 (en gras ceux toujours de la partie en 2015)

Avants (16) : Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

Arrières (14) : Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

a) ça a bien dégagé derrière en 4 ans (seul Huget à survécu), on comprend mieux désormais le manque de liant derrière depuis 2011,

b) Dusautoir, Mas et Papé sont incontestablement des cadres de l'équipe et leurs performances doivent être jugées à cette aune et farce est de constater que c'est pas bien brillants.

___________________________________________________________________________________________

2. Liste donnée pour la Coupe du monde 2011 (en gras les absents du Tournoi 2011)

Avants 16Barcella (Biarritz), Domingo (Clermont), Poux (Toulouse),  Servat (Toulouse), Szarzewski (Stade Français),  Ducalcon (Castres),  Mas (Perpignan), Marconnet (Biarritz),  Papé (Stade Français),  Pierre (Clermont), Millo-Chluski (Toulouse), Nallet (Racing-Métro 92), Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Toulouse/Cap),  Ouedraogo (Montpellier),  Lakafia (Biarritz), Picamoles (Toulouse)

Arrières 14  Parra (Clermont),  Yachvili (Biarritz), Skrela (Toulouse),  Trinh-Duc (Montpellier),  Estebanez (Brive), Mermoz (Perpignan),  Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont),  Médard (Toulouse), Palisson (Brive), Clerc (Toulouse), Huget (Bayonne), Heymans (Toulouse), Traille (Biarritz)

a) changements importants devant (les Gros se pètent plus que les petits branleurs des lignes en arrière sans compter que chez les Gros une baisse de régime se voit plus que ces mêmes petits branleurs qui jouent à la baballe derrière)

b) grande continuité derrière (seul Jauzion a giclé remplacé par l’inénarrable Estebanez).

On notera en 2011, le retour de Szarzewski, cas de figure très probable pour la Coupe du monde 2015 (jamais décevant en Bleu il est vrai, toujours à la pointe du combat).

A la lecture de tous ces noms, deux choses frappent :

- la première évidente c'est la présence de joueurs titulaires indiscutables dans leur club actuellement et qui ont disparu des radars tricolores pour plein de raisons (Bonnaire, Parra, Rougerie, Harinordoquy, Trinh-Duc, blessé certes et cas à part, mais bon répond quand même à cette taxinomie - va chercher dico et plus vite que ça), aussi est-il permis de se demander si aujourd'hui ceux qui les remplacent leur sont supérieurs...

- la deuxième moins évidente c'est le nombre effarant d'internationaux (7) descendus trois ans plus tard en Pro D2 avec leur club (Barcella, Guirado, Harinordoquy, Lakafia, Yachvili, Marty, Traille), j'ignore tout de sa signification, mais la chose interpelle.

On notera deux cas échappant à l'analyse ou relevant du feu de paille : Lakafia et Doussain (arrivé en cours de route).

______________________________________________________________________________________

3. Équipe de la finale contre les Blacks en 2011 (en gras les absents du groupe donné pour le Tournoi précédent et en soulignés ceux qui ont disparu du groupe annoncé pour le Tournoi 2015 et qui n'ont pas sportivement renoncé aux Bleuxv)

 15-Médard, 14- Clerc, 13- Rougerie, 12- Mermoz, 11- Palisson, 10- Parra, 9-Yachvili, 8-Harinordoquy ? , 7- Bonnaire, 6- Dusautoir (capitaine), 5- Nallet, 4- Papé, 3- Mas, 2- Servat, 1- Poux.

 a) Grande stabilité entre le groupe du Tournoi et les finalistes sauf en première ligne, confirmant le caractère très exposé du poste, circonstance de nature à mettre du baume au coeur aux 3 D (Ducalcon, Debatty, Domingo).

b) On se dit que 4 ans après hormis Rougerie, la même ligne d'arrière aurait pu être conservée et même si pour chaque cas les raisons d'une absence en 2015 varient, il reste qu'en terme d'expérience et d'automatisme c'est bien dommage.

________________________________________________________________________________________

4. Liste donnée  pour la Coupe du monde 2015  (en gras les "étrangers" et en soulignés les sélectionnés de "dernière minute"):

Avants : Atonio (La Rochelle), Ben Arous (Racing Metro), Mas (Montpellier), Menini (Toulon), Slimani (Stade Français), Guirado (Toulon),  Kayser (Clermont),  Flanquart (Stade Français), Maestri (Toulouse),  Papé (Stade Français), Taofifenua (Toulon),  Chouly (Clermont), Dusautoir (Toulouse, cap.), Le Roux (Racing Metro),  Nyanga (Toulouse),  Ollivon (Bayonne),  Picamoles (Toulouse).

Arrières : Kockott (Castres), Tillous-Borde (Toulon),  Lopez (Clermont),  Talès (Castres),  Bastareaud (Toulon), Dumoulin (Racing Metro), Fofana (Clermont), Lamerat (Castres), Guitoune (Bordeaux-Bègles),  Huget (Toulouse), Nakaitaci (Clermont), Thomas (Racing Metro),  Dulin (Racing Metro),  Spedding (Bayonne).
 
a) ceux qui incarnaient la relève de diverses façons ne sont plus là et ils sont nombreux (Machenaud, Plisson, Bauxis, Lapandry, Lakafia, Samson, Tolofua, Doussain, Fickou, Burban, Vahaamahina)
 
b) des anciens titulaires indiscutables dans les Bleuxv version Lièvremont  et bons en club (voire très bons) sont "oubliés" (Parra et Mermoz et (?) Harinordoquy)
 
a) + b) = c)
 
c) du coup de nouvelles têtes apparaissent : les "étrangers" bien sûr, plus Tignous-Borde (?), Dumoulin, Thomas et Ollivon. Cette continuité apparente eu égard à la tournée 2014 (moyenne quoiqu'on en dise) cache une formidable inconstance dans les choix du staff qui ne sait plus à quel Saint (André) se vouer.
 
Aussi nombreux doivent être les "pas présents" à croiser les doigts pour qu'un Tournoi 2015 minable transforme les grands gagnants de la Tournée d'automne en tocard dans la dernière ligne droite. Faisons confiance à nos amis beefs et gallois notamment pour donner corps à leur rêve.
 
Pour la fine bouche on notera une présence à peu près égale de toulousains (5) en dépit des résultats médiocres de ce club de légende en Top 14 et SURTOUT qu'en 2011 pas un seul toulonnais n'était sélectionné, qu'en 2015 ils sont 5 (le Racing-Métro passe de 1 à 5) !
 
Pour finir (ou presque) ma liste des joueurs scandaleusement oubliés : Lapandry (profil à la Cabannes nous manquant cruellement), Grosso (ailier puissant et gros mental) et Mermoz (à qui on coupe encore les ailes).

Pour finir (vraiment) mention spéciale aux éternels revenants La Miche et Fritz, à moins que Poux...

 Bref, comme on  dit à Charlie Hebdo : Qui vivra verra !
 
Adixat !

samedi, 22 juin 2013

Les cons on les reconnait à ce que ça ose tout

Il faut vraiment douter de rien pour aller chez les "Tous Noirs" avec l'ambition de faire un truc, qu'on appelle ça hold-up où autre chose, en gros il s'agit de gagner un match.

Quand tu finis dernier du tournoi des 6 nations,

Quand tu perds contre l'Italie,

Quand tu fais péniblement match nul contre l'Irlande,

Quand ta seule victoire est contre l'Ecosse, équipe européenne la plus faible depuis Braveheart,

Quand les types sont déjà cuits en février-mars,

Que Quand avec tout ça que tu vas chez les Blacks, tu te fais oublier.

Dans la divine comédie (c'est pas le nom d'un bar homo) est écrit un truc du genre : "toi qui entres ici abandonne toute espérance".

Hé bé contre les Blacks c'est pareil, il n'aurait plus manqué que nos pipes tricolores battent les maîtres de l'Ovale.

Le XV de France fait penser à ces mauvais élèves (c'est de saison) qui foutent rien de toute l'année et qui croillent que le jour du bac ils vont tout faire péter parce qu'ils ont bossé 3 jours d'affilée et qu'ils pourront même passer devant l'élève appliqué qui depuis toujours travaille avec continuité et aligne les bons résultats.

Puisque personne n'aime l'injustice réjouissons-nous de ces trois défaites.

Gardons nos mouchoirs pour le jour où des Bleus dominateurs et constants perdront sur une avanie ovale contre moins bons qu'eux.

mercredi, 19 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 3 Si loins, si proches "Touch"

180 000 euros dans la poche de chacun des trente en cas de victoire !

140 000 euros assurés par la présence en finale.

Somme rondelette défiscalisée (qui aura le courage de supprimer les niches fiscales des primes sportives hé hé) surtout pour ceux n'ayant pas (Doussain) ou peu joués (Guirado, Estebanez etc.) avec des incertitudes sur l'état de la cagnotte de Skrela et de Marconnet, (si quelqu'un sait je prends).

Des fois, il n'est pas besoin d'aller chercher bien loin la motivation...

Mais notre sport est si beau, aussi pur que le plus pur des purs manteaux de la blanche colombe passée à la javel qu'un voile est en général prestement jeté sur ces triviaux aspect financiers.

Retour au sport donc.

Des Bleus sans jeu, se cherchant depuis 4 ans.

Des Blacks au jeu clairement identifié, fait de vitesse et de puissance au service d'une intelligence collective tournée vers le spectacle.

Des sales gosses en bleus.

Des gentlemen de noir vêtus.

Tout et plus encore sépare les deux équipes qu'il est plus simple de jouer au jeu des 7 ressemblances que des 7 erreurs :

-la certitude qu'une grosse mêlée est à l'origine du monde,

-le meilleur talonneur du monde (Servat, Mealamu),

-le meilleur troisième ligne du monde (Mac Caw, Bonnaire),

-un 9 sur le banc devenu leader (Weepu, Parra)

-un 10 prévu de longue date absent (Carter, Trinh -Duc),

-une maîtrise dans les airs (en touche pour la France, dans le jeu courant pour les Blacks),

-enfin, une certaine idée du jeu en partage (perdu de vue depuis pas mal de temps chez les Bleus, mais les clichés type French  flair résistent au temps plus sûrement qu'un Zippo, en plus il m'en fallait 7).

 Au final, aussi sûr que Lacroix et la Bannière vont moins bien au poste qu'un napperon de rouge tâché, un moyen radical permet de distinguer les Blacks des Bleus : leur sélectionneur.

On se souvient du Mea culpa  du Lièvre après France-Italie, en moins de trois semaines  il nous a refait deux fois le coup, la première pour s'excuser d'avoir mal répondu aux questions de journalistes "elle m'emmerde ta question", la deuxième pour avoir traité les Bleus de "sales gosses".

On en vient à se demander s'il ne réfléchit pas plus avant de parler qu'avant de composer son équipe...

-

mardi, 18 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 4 Opposition de styles "Crouch"

On en rêvait au début de la compétition, c'est fait : l'équipe de France rencontrera les Blacks dimanche 23 octobre à 10 heures en clôture de l'édition 2011 de la Coupe du monde de rugby !

Cette soudaine sobriété est due à la gène occasionnée par l'affiche.

Des Blacks superbes et généreux tel le lion, dévorant les wallabies, concassant leur mêlée, repoussant avec férocité les attaques adverses et malmenant pour tout dire une équipe d'Australie guère à la fête face à l'Irlande, aux Boks et donc in fine face aux Blacks.

Des Bleus anxieux, peureux, sursautant à la vue de leur propre ombre, victorieux d'anglais plutôt faiblards et de 14 fantastiques gallois contre toute logique sportive, mais battus largement par des Blacks conquérants et par de vaillants tongiens.

Beaucoup d'adjectifs c'est vrai, laissés en jachère par nos beaux commentateurs sportifs.

Une affiche opposant super rugby à super tocard.

Un rugby de mendiants face à un rugby de seigneurs.

Une équipe opportuniste et défensive face à une équipe brillante prenant la responsabilité du jeu.

Tout semble écrit même si l'histoire et ses mythes regorgent de combats inégaux à l'issue inattendue de Véronique Sanson à Dalida.

Tout désigne une victoire black en terre black.

D'ailleurs ne sommes nous déjà pas suffisamment gavés de bonheur pour y ajouter le plaisir de poser la Web Ellis dans la vitrine ?

Le pays des Bleus est fort de ses fromages, de ses primaires et compte dans ses rangs les plus grands séducteurs de la planète.

Le pays des Blacks affronte les marées noires, les trous noirs des tremblements de terre et les idées noires de Dan Carter. Quant à la séduction, c'est mouton matin midi et soir, moutonnier en somme.

L'élégance voudrait de laisser aux Blacks leur coupe du monde.

Sommes-nous capable de cette marque de dignité ?

dimanche, 16 octobre 2011

La patte du lièvre : ultime porte-bonheur du rugby de France ?

Par la petite porte les Bleus sont en finale.

Par la grande porte les gallois sortent ayant tout sacrifié au dieu jeu.

Juste ou pas, mérité ou pas, l'histoire est écrite pat les vainqueurs, une ligne de palmarès suffit à tout effacer comme le putassier Invictus l'a montré.

Pour toutes les fois où les Bleus ont paumé des matchs qu'ils devaient gagner 20 fois.

Pour toutes les fois où les Bleus ont dominé sans vaincre.

Pour toutes les fois où le Bleus se dont fait entuber comme à la parade par l'arbitre

Pour toutes les fois où des Bleus développèrent un jeu ambitieux pour perdre face à des adversaires au jeu aussi étriqué le slip de Maïté

Pout toutes les fois où en somme les Bleus se firent voler des matchs, la mauvaise conscience de se retrouver en finale ne doit être que passagère.

Aussi passagère on l'espère que le regain de gueule du Lièvre, qui évidemment la ramène fort.

Quand on voit les erreurs de coaching qui ont failli coûter une place finale (sortie de Servat et Poux à la 45ème).

Quand on voit la nullité des consignes données en deuxième mi-temps avec toutes ces chandelles approximatives allumées face à des gallois supérieurs dans les airs, une fois de plus c'est bien malgré le pire sélectionneur depuis Laporte que la France est en finale.

Cette place doit plus à une choune aussi monumentale que le pif de Lincoln au mont Rushmore qu'à la science technico-tactique du Lièvre et de son staff.

Mais, pour toutes les fois où l'équipe de France avait le bras trops courts, les poteaux trop carrés ou trop rond, la gonfle pas assez ou trop ovale, ne crachons pas sur cet avalanche de choune.

C'est finalement à l'alliance inédite de joueurs ayant les clés du camion et les ayant accroché à un porte-clé porte-bonheur du plus bel effet constitué autour de la patte du Lièvre que les Bleus doivent d'être en finale dont l'issue, quelle qu'elle soit sera savoureuse !

 

 Car par dessus-tout la joie sera immense de retrouver nos inénarrables Dupont et Dupond en finale !

vendredi, 14 octobre 2011

Gaulois ou Gallois ?

Même en panne une pendule indique exactement la bonne heure deux fois par jour !

Méditons sur cette puissante pensée avant de rêver d'une finale atteinte plus finalement qu'un Grand Chlem vu que pour s'y hisser il suffirt de battre les Beefs et les Gallois.

Pour conduire notre équipe de France :  le Lièvre.

Principal obstacle sur la route : le Lièvre

Une seule victoire (petite) face aux Beefs ne doit pas dissimuler la persistance du problème L. Inexpérimenté, incompétent, il n'aura décidément jamais trouver la bonne distance avec ses joueurs. Après l'avoir joué démocrate à la Kennedy, puis pacifique à la Gandhi, puis encore Père fouettard à la Brejnev, il nous la joue simultanément Jojo du Bar Pmu "A la boule d'argent" et midinette.

Midinette pour son côté supportrice aux yeux embués d'émotion pour avoir cotoyé ses vedettes, retenant ses larmes de joie après la victoire de ses garçons qu'elle supporte à coup de poster occupant le mur vide de sa chambre depuis  la retraite de François Valéry.

Jojo du PMU pour son côté pari de l'impossible. Que Jojo sur les coups de 10 heures et demi / 11 heures en vienne après son 28 ème jaune, les pieds dans la sciure à lancer à la cantonnade : Ce coup ci les gars, s'ils passent je me rase la moustache (vu que Jojo il la porte fièrement en dépit de la pastille jaunie des poils) et s'ils vont en demi, je me laisse pousser les cheveux (vu que Jojo il a la boule à zéro), là n'est pas le problème, le problème est que le type qui est précisément le sélectionneur de l'équipe de France lance ce type de pari presque aussi con que le Christian Jean-Pierre.

Si pour être champion du monde la moustache est le principal critère, on ne comprend pas bien l'absence de Groucho Marx dans les annales du rugby et la nomination de Saint-André au lieu de Bové. Le Lièvre nage en plein délire.

C'est un  peu comme si Sarko avait dit en 2007, "si chui élu président", j'engrosserai des mannequins aphones après avoir adopté le look flic à Miami.

En attendant le Lièvre reconduit l'équipe ayant battu les Beefs, on a vu pire comme décision. Seulement la vérité du jour n'est pas celle du lendemain, même dans Un jour sans fin. Prenons par exemple le match contre les Tongas, les Bleus y sont nuls que même les commentateurs de la télé l'ont vu, c'est dire. Inversement, ils font une belle première mi-temps contre les Beefs. Comment expliquer pareil changement ? On se perd en conjectures comme le disent si bien les économistes quiand on leur demande pourquoi ils n'ont pas vu ce qu'ils sont censés voir.

Les explications se bousculent au portillon à la manière de l'abus de sangria à la fête foraine :

1. Après avoir eu leurs femmes dans les pattes pendant une semaine les joueurs n'étaient pas pressés de rentrer chez eux.

2. Une défaite avec  un retour en France aurait obligé les joueurs à voter aux primaires.

3. Les professionnels du rugby ont relu les termes de leur contrat.

4. C'est jamais très agréable de passer longtemps pour des pimpins, à moins évidemment d'être con au point de ne pas s'en rendre compte, mais n'est pas Christian Jean-Pierre qui veut.

5. Précisément, les joueurs se sont dit que finalement le meilleur moyen d'échapper aux commentaires plus qu'affligeants de nos Dupont et Dupond de la télé était encore de jouer dans le poste plutôt que d'y regarder dedans.

6. Ils ont retrouvé le petit cahier dans lequel le Lièvre avait écrit en tout attaché le projet de jeu du XV de France, le petit cahier avait été oublié tout ce temps dans une molaire creuse de Rétiere

7. Les mystères des mécanismes du biorythme, ils ne sont tout simplement pas du matin. Ils jouent un samedi  à 7 heures du mat', ils paument, ils jouent la semaine d'après à 9 h 30 du coup ils sont mieux réveillés et gagnent. On doit à la vérité de dire que cette hypothèse figure parmi les plus crédibles.

 Si l'équipe de France est son pire adversaire, qu'a-t-on en face ?

Du gallois.

Depuis Perceval on le sait, le gallois est aussi tenace que la galloise est élégante dans les rues animées et enfièvrées de Cardiff. On point que le monde du rugby les appelle les Diables Rouges.

Pendant longtemps il est vrai ils ont tenu le fond de la mine et le haut du pavé rugbystique, puis quittant les tréfonds de la terre ils ont quitté les sommets du Tournoi, les diables se sont mués en angelots.

Depuis, quelques années les cornes et la queue repoussent tout rouge. Il est vrai que l'équipe de Galles  bâtie par son coach Gatland est aux antipodes de celle du Lièvre.

Jamais l'ambition de produire du jeu n'a été contrariée par le résultat.

Quel que soit le score, l'adversaire, la compétition, ses enjeux, les gallois n'ont eu qu'une idée en tête : envoyer du jeu comme des mousses à Munich. On se souvient qu'elle fut aussi celle du Lièvre à ses débuts, vite abandonnée au prétexte d'une relance pourrie des 22, les joueurs avaient confondu envoyer du jeu et faire n'importe quoi.

Ces dernières années le projet gallois déboucha sur un jeu brouillon, parfois pathétique tant le jeu pour le jeu nuisait à sa cohérence. Après le temps de l'expérimentation, le temps des moissons semble venu.

Samedi matin, quel que soit le résultat du match, le rugby gallois vaincra ou périra avec ses idées.

Tout l'inverse du Lièvre en somme.

jeudi, 06 octobre 2011

France-Angleterre : Allons enfants de l'apathie...

L'heure du jugement dernier a sonné.

L'épreuve de vérité arrive et avec elle son cortège funèbre.

En bref, c'est pas le moment d'aller à la cuisine chercher des mousses ou de les évacuer à plus de deux mètres de sa télé.

Le Lièvre peut finir en daube ou à la royale.

Tout dépend du résultat de ce France-Angleterre.

Soit ceux qui moquaient son incompétence, son inconstance n'avaient que trop raisons (observons que cette catégorie est plus nombreuse chaque jour).

Soit il entre au Panthéon des génies incompris, en avance qu'ils étaient sur leur temps, pour s'asseoir entre Galilée  et Van Gogh, juste devant le fauteuil vide qui attend Mirelle Mathieu (chanteuse avignonnaise incomprise...).

Au-delà du sort du Lièvre, scellé depuis longtemps, quelles sont raisonnablement les chances d'une victoire française dégageant la voie vers une finale aux accents de revanche ?

Une brève démonstration s'impose :

- Primo

Nul n'ignore plus que nos garçons ont fini par boire une bière et échanger des mots.

S'il fallait pour être au top du rugby mondial assécher les bars et  avoir une grande bouche, il y a bien longtemps que votre serviteur et quelques-uns de ses potes enchaîneraient titres sur titres, au lieu de quoi ça joue à toucher le jeudi soir.

Une mousse et des mots ne suffisent pas mais c'est un bon début.

Il faut se souvenir qu'avant la finale de 1999 ça avait pas mal tangué dans le groupe, qu'en dépit de deux Chlems consécutifs, inégalés à ce jour,  le duo Skrela-Villepreux passait pour une paire d'intellectuels abscons de la gonfle incapables de galvaniser leurs troupes ; pire rendant inoffensifs les jobards qu'ils avaient entre les mains.

Il faut aussi se souvenir qu'en 2007, les Beefs avaient tout remis d'équerre après une bringue parisienne, l'histoire ne dit pas s'ils sont allés au bout de la Rue de la soif.

On a donc le commencement d'un début de réponse.

- Deuxio

 Toute révolte passe par un 5 de devant aussi noir et mauvais que l'oeil d'Estève (le biterrois pas l'autre). Là le bât blesse. Le XV de France a tiré sa force d'une première ligne Mas-Servat-Domingo au top niveau. Le premier revient de blessure, le deuxième est encore en train de revenir, le troisième est parti.

Derrière c'est vague, Papé-Nallet est le dernier attelage trouvé par le Lièvre. Nallet n'est que l'ombre du guerrier berjallien qu'il était, quant à Papé, c'est l'un des rares à avoir de la moëlle et de le montrer.

Sera-ce suffisant ? Si la performance d'un seconde ligne devait toujours se juger à sa capacité à mettre des bouffes, il y a bien longtemps que Privat aurait franchi le cap des 300 sélections.

-Tertio

Une troisième ligne Bonnaire-Picamoles-Harinordoquy aurait pu symboliser la révolte. Dusautoir est devenu un joueur ordinaire ne donnant plus l'impression sur le terrain de tordre des mannequins en mousse. C'est au contraire lui qui épouse les formes adverses. Bref, Dusautoir le leader n'est pas à la hauteur, on le savait, Dusautoir le joueur déçoit, c'est plus étonnant. Par parenthèse, les derniers qui comptent encore sauver le soldat Lièvremont insistent sur la responsabilité des joueurs. Peut-être, mais alors comment expliquer, si ce n'est par l'immense tocardise du Lièvre, qu'un Dusautoir brillant en rouge et noir devienne si terne en bleu ?

Face aux Beefs, la puissance devant est fondamentale, la non-titularisation de Picamoles est une grave erreur, one more.

-Quarto

La charnière est l'absolue point faible sur lequel les Beefs vont appuyer jusqu'à ce qu'elle couine façon Monica Seles. Face au Tonga Yachvili a été particulièrement mauvais dans son jeu au pied, on eut dit Romeu rentrant d'Epil Center. Quant à Parra, le loufiat en apprentissage, il est incapable d'orienter le jeu, de l'animer, de l'accélérer, de soulager ses gros, d'occuper le terrain adverse. Bref il est incapable de faire ce qu'un 10 doit faire étant entendu qu'il est neuf au poste de 10 vu qu'il est 9.

Si pour le moment le combat était à armes égales, Wilko ou pas, les Beefs disposent d'une charnière qui fera son boulot de charnière quand la nôtre continuera de grincer. Puisque je m'autorise à faire mon équipe, pour sa puissance au pied utile dans un jeu d 'occupation une charnière biarrote aurait été la moins pire des solutions.

-Quinto

Médard-Mermoz sont les créateurs de la ligne d'attaque. C'est la seule bonne nouvelle sur le front de l'attaque depuis longtemps. A côté, il va falloir que notre frigo-américain Rougerie tourne au max, thermostat 10 sans péter. Sans quoi l'autre lanceur de nain aux fréquentations royales (quel bonhomme quand même, ça nous change de nos gentils garçons bien élevés, juste à bon à aider les vieilles aux passages protégés et se faisant tirer les oreilles pour aller au bistrot) risque de nous gâcher la mâtinée. Pour l'entente, une paire Mermoz-Marty aurait également pu être la moins pire des solutions.

-Sexto

Aux ailes du classique, Clerc et Palisson. Ce dernier fait figure de nouveau chouchou, parce qu'il en faut bien un. Un triangle toulousain, lui aussi motivé par l'entente entre Médard, Clerc et Heymans (à l'aile) aurait pu être une bonne solution.

-Septimo

Quelle que soit la compo de Pierre, Paul, Jacques ou même Saint Marc, la choune et l'arbitrage péseront aussi sur le sort du Match. Le Lièvre pourra toujours imiter Joffre et dire après la bataille « Je ne sais qui l’a gagnée, mais je sais qui l'aurait perdue ».

Quelle que soit son issue, une seule chose aura la force de l'absolue certitude au coup de sifflet final : on saura si les Quinze qui sont entrés sur le pré, la poitrine frappée du Coq se sont mentis ou non, nous ont trompé ou non.

L'heure est grave. Du visage qu'offriront les Bleus à la planète ovale dépend l'avenir de notre rugby de France que nous chérissons tant !

Laissons le mot de la fin à Churchill : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

lundi, 26 septembre 2011

Bleus-Blacks : un rugby sans tête

A moins de ne rien comprendre au jeu de gonfle, la défaite française n'a surpris personne. Déjà que les victoires bleues sur les Blacks sont rarissimes, comment gagner quand l'intérêt commande la défaite, laquelle ouvre un tableau final faisant ressembler la Coupe du Monde au Tournoi des VI Nations.

Reste que ce match sans enjeu pour la France a eu lieu et qu'il faut bien en dire quelque chose.

La confirmation d'une équipe de France sans tête est le constat le plus inquiétant de tous. Face aux Beefs, la lacune risque d'être mortelle.

Toute bonne équipe est tricéphale, trois têtes pour sa colonne vertébrale. L'animal est étrange mais moins qu'un Lièvre qui aurait toute sa tête.

Absence de tête sur le front, Swarceski a cru qu'un casque d'or suffisait à mener un pack au combat. A la pointe du combat, le défaut de leader était criant.

Autre confirmation, le capitanat est une charge bien trop lourde pour Dusautoir.

Le black shark de 2007 ressemblait plus à un poisson d'eau douce, ses placages lui donnaient plus l'allure d'un Chirac en campagne embrassant les petites vieilles que d'un Gugusse de Montauban éparpillant le Black aux 4 coins du terrain façon puzzle.

Quant à son emprise sur le collectif, elle est proche du froid absolu, en dessous de zéro. La défaillance de Dusautoir est d'autant plus inquiétante qu'un Nallet est infoutu de le seconder.

Résultat des courses, chaque fois que la France a battu les Blacks se fut devant après que la révolte fut sonnée. Samedi matin, un calme plat régnait.

Absence de tête à l'ouverture. Là aussi tous s'en doutaient, avec l'habituel Trinh-Duc  l'encéphalogramme est plat, il ne fallait pas attendre qu'il rebondisse avec Parra. Ledit Parra s'est contenté de passer les plats comme l'aurait fait un apprenti en première année de CAP "hôtellerie".

Sans tête, quelle intelligence peut avoir le jeu français ?

Quelle direction peut-il prendre ?

Celle de la sortie sans doute.

Trinh Duc dont le retour est annoncé fut brillant dès sa rentrée, un renvoi trop long. Si long que même à toucher t'en rigole. Sur son premier ballon à la main, il attaque la ligne, vu qu'on lui fait croire depuis trois ans et demi qu'il est super fort pour le faire. Du coup il a du être très étonné de voir gicler la gonfle qu'il tenait timidement sous l'aiselle. Il a même eu le mauvais goût de s'assommer sur un essai de rapine.

En la matière l'équipe de France n'a pas décu, capable de marquer contre les meilleurs à la suite de superbes mouvements. On comprend mieux la joie de Mermoz... Ne l'accablons pas, cette équipe va tellement mal, la neurasthénie du Lièvre est si contagieuse, qu'on a les joies qu'on peut.

Le Lièvre toujours aussi cohérent dans ses choix, il sort le seul  français qui avançait (Picamoles), certes péniblement et le remplace par Harinordoquy, lequel a enclenché une belle marche arrière sur 15 m. Pour les JO de Londres au triple saut, il a toutes ses chances.

Quand il a fini par se rendre compte que les relances de Traille étaient en-dessous du niveau de la mer, il fait rentrer Heymans, quand il y a plus de 20 pions d'écart. S'il ne veut faire que des heureux, Traille ferait mieux de rentrer chez lui, le BO en a besoin et l'équipe de France ne peut qu'y gagner à s'en passer.

Bien sûr tout n'est pas à jeter. Les 10 premières minutes furent à l'avantage des Bleus, elles auraient pu se concrétiser par trois points si l'arbitrage avait été un tout petit peu cohérent. Mais le bilan est aussi maigre qu'une mannequin anorexique.

Jamais les Blacks ne furent inquiétés, laissant l'initiative aux Bleus pour mieux les contrer et de marquer trois essais en 10 minutes...

Ensuite les Blacks ont géré, tout en donnant l'impression de franchir l'en-but français dès qu'ils le souhaitaient comme a pu l'illustrer le dernier essai.

Les Blacks ont gardé une âme d'enfant, très farceurs ils disaient ne pas se préocupper des changements à l'ouverture, de Parra etc.

Au final, 4 essais sur 5 sont marqués, presque tous en première main, dans la zone du 10 ! Dire qu'ils avaient cilblé les faiblesses françaises ne paraît pas bien exagéré.

Dans la zone de Carter, il y avait autant d'animation un 15 août à Palavas les flots ! A droite, à gauche, dans l'axe, par-dessus, le bougre est gâté. Forcément quand un chef d'orchestre se retrouve face à un apprenti loufiat, l'addition est lourde.

Pas si lourde que ça aux estomacs français, de nombreux joueurs paraissaient contents de ne pas avoir subi une infamante humiliation, c'est dire le niveau de leur ambition !

Alors Marc, l'équipe de France, elle peut toujours être championne du monde ?

C'est pas la question Marc qui est emmerdante, c'est ce que tu nous proposes depuis 4 ans !

mardi, 20 septembre 2011

En attendant France-All Blacks : le rugby de gribouille atteint des sommets

"Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît". La formule d'Audiard trouve une fois à s'appliquer au Lièvre en guise d'épitaphe.

C'est vrai qu'en la matière, avec lui, on est jamais déçu, il fait toujours plus fort dans le dépassement de soi.

Personne, pas même un type de mauvais foie comme Johnny, n'aurait pu imaginer que la charnière du premier match capital depuis 4 ans de l'équipe de France serait composée de Yachvili et de Para !

Depuis plus de trois ans (éh oui quand même), toujours la même analyse sur ce blog, Trinh Duc est aussi surcoté qu'un studio parisien au 6ème sans ascenseur, ce demi-de-fermeture n'a jamais fait ses preuves au niveau international.

Pourtant depuis trois ans l'enfumage permanent aurait pu payer, j'en connais qui en raison du beau parcours de Montpellier en Top 14 finissaient par reconnaître certaines qualités à Trinh-Duc.

 

Mais les faits sont tétus, comme un âne qui jamais ne deviendra un cheval de course, même si on lui pose un jockey de 28 kilos sur l'échine. Depuis trois ans on nous chante sur tous les tons du solfège, qu'il va enfin éclater, qu'il a progressé. Ebé on attend toujours. Trinh-Duc ne posséde (hormis la longueur de sa passe et encore que d'un seul côté) aucun des atouts de base d'un 10, jeu au pied long et précis, sûreté du buteur, vision du jeu, organisation et alternance du jeu. Cette obstination a empêché l'émergence d'un 10 bis, du coup le Lièvre convoque un 9 pour jouer 10 au cas où (Doussain) et titularise un 9 en remplacement d'un 10 (Parra).

L'entêtement du Lièvre à titulariser Trinh-Duc était depuis longtemps insupportable mais finalement il change d'avis au pire moment. A quoi cela servait-il de maintenir Trinh-Duc contre vents et marées, si c'est pour le lâcher le jour J, à l'heure H, à la minute M, à l'instant I et à la seconde S ? J'y connais pas grand chose en foot (certains de penser que pas davantage en gonfle) mais il n'est pas certain que Domenech ait fait pire !

A son habitude, lâche et inconsistant, le Lièvre ne meurt pas avec ses idées ou ce qui lui en tient lieu. L'affreux de la chose, c'est que personne dans le staff ou à la Fédé ne lui dise : Bon Marc, t'as assez déconné, tu sais bien que tu dois prendre tes cachets, tu nous laisses la feuille de match et retourne te coucher, c'est bon pour ce que t'as.

La double erreur de casting va se payer cher, très cher face aux Blacks. Mac Caw, Carter et quelques uns n'ont qu'une idée en tête depuis 4 ans, c'est de prendre une retentissante revanche sur la France après un quart volé à Cardiff, l'essai de la gagne française étant lourdement entâché d'un en-avant.

S'ils peuvent nous passer 40 ou 50 points, les Blacks ne vont pas se géner !

Dans quel état seront les Bleus en cas de défaite aussi infamante qu'humiliante ?

Les raisons d'être inquiets ne sont pas que dans la charnière de gribouille.

Le retour de Rougerie au centre et le maintien de Traille inquiétent à l'arrière tant la vélocité adverse est grande. Mais c'est surtout en première ligne que la faiblesse française est annonciatrice de grande difficulté.

Ne nous y trompons pas, chaque fois que la France a battu les Blacks, c'est à la suite d'un combat féroce devant, mené par la première ligne. Ce n'est pas insulter nos deux pilards Ducalcon (Mme Denise) et Poux que de rappeler qu'ils ne sont pas de premier choix, ni même de second. Ils incarnent une solution de rechange, un peu comme les sous-vêtement en papier qu'on trouve dans les hostos. Forcément on ne va pas au bal avec.

Et pourtant, samedi matin, ça va danser...

Le XV de départ : Traille - Clerc, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Parra, (m) Yachvili - Bonnaire, Picamoles, Dusautoir - Papé, Nallet - Ducalcon, Szarzewski, Poux

Remplaçants : Servat, Barcella, Pierre, Harinordoquy, Trinh-Duc, Estabanez, Heymans

Le XV Black

I. Dagg - C. Jane - C. Smith - M. Nonu - R. Kahui -D. Carter - P. Weepu - R. McCaw - A. Thomson
J. Kaino - A. Whitelock - B. Thorn - O. Franks - K. Mealamu - T. Woodcock
Remplaçants :
A. Hore - B. Franks - A. Williams - A. Boric - A. Ellis - C. Slade - S. Williams

 

lundi, 12 septembre 2011

Le rugby mondial fait sa rentrée, pas toujours dans la classe.

A enfoncer des portes ouvertes, derrière le courant d'air le rhume guette.

Ce proverbe maison s'applique parfaitement aux premiers matchs, d'où découle les premiers enseignements.

At first, deux équipes sont au-dessus du lot, les Kiwis et les Wallabies. Les bêtes antipodiques sont au rendez-vous, n'ont pas raté leur rentrée, ont répondu présent etc. Les clichés ne manquent pas.

Segundo, le sort des matchs serrés est souvent (trop) entre les mains des arbitres. Dommage, une victoire des Pumas sur les Beefs n'aurait pas été totalement immérité quand les gallois peuvent légitimement nourrir  le sentiment de s'être fait un brin volé le match.

C'est regrettable pour eux, mais encore plus pour le jeu, les Boks n'ayant à offrir que leur férocité défensive face à des gallois  envoyant du jeu comme le duo Palmiè-Imbernon envoyait la mandoline...

Seulement, il en va du rugby mondial comme de la chose militaire, les hiérarchies ne sont pas faciles à bousculer.

Mises à part les confrontations entre les 3 du sud et les 2 du nord, pas grand chose à attendre de ce côté là. Reste qu'avec la perspective de phases finales aussi étriquées que le sourire de Mme Chirac, on a pas fini de causer arbitrage au coin des zincs.

Tercio, les français sont à leur niveau.

Au sortir d'un Tournoi très moyen, prolongé par deux matchs face à l'Irlande, eux aussi très moyen, l'équipe de France fait une rentrée très moyenne.

Comment s'en étonner ?

Seuls ceux ayant succombé au bourrage de mou pré-mondial  doivent être aussi ahuris qu'un lapin dans les phares.

Promis, on y reviendra.

vendredi, 09 septembre 2011

Le miracle Black : pourquoi ils doivent gagner "leur" Coupe du Monde

Nous sommes tous supporteurs des Blacks !

A quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2011, l'amateur sincère de l'Ovale, débarrassé des oeillères du chauvinisme ne peut qu' être avec les Blacks.

Les raisons nous ayant poussé à dire Merci les Blacks, nous poussent aujourd'hui à souhaiter leur victoire.

Loin de moi l'idée de succomber à la mode, en cet automne 2011 le Black est plus que jamais tendance, il s'agit plutôt de défendre le rugby ou plutôt l'idée que l'on s'en fait.

D'abord, le rugby Black tient du miracle.

Comment un pays coupé en deux par la mer et peuplé d'un peu plus de 4 millions de personne peut à ce point animer le rugby mondial et donner du rêve à l'amateur de gonfle. Avec en gros la population de la région PACA, la Nouvelle-Zélande est capable année après année de bâtir une équipe nationale de grande valeur et de donner au rugby mondial  ses plus grands joueurs, quand la région PACA peine à avoir deux clubs professionnels (Toulon et Pays d'Aix) sans faire appel à des joueurs étrangers. Certes comparaison n'est pas raison et ici plutôt piège à cons, mais le parallèle dit assez l'énigme que représente ce rugby black.

Aussi, après le désastre de 2007, le moins que l'on puisse faire est de souhaiter que cette nation phare du rugby mondial soit  à nouveau récompensée 20 ans après.

Ensuite le rugby Black est beau.

On a assez souligné le côté étriqué, petit comptable et épicier du rugby Pro pour souhaiter que le rugby du temps couronne une équipe pratiquant un jeu aérien, inventif, s'efforçant de créer le mouvement perpétuel sans s'affranchir des fondamentaux du jeu.

Que voit-t-on dans le rétroviseur du rugby pro ? A sa charnière avec le monde amateur en 1995, des Boks destructeurs  et truqueurs, volant un titre au nom de l'intérêt supérieur d'une Nation en reconstruction (le rugby arc en ciel sud africain reste une belle arnaque quand on voit la composition actuelle des boks), en 1999, des Wallabies pratiquant un jeu restrictif, basé sur la défense et couronnés face à des Bleus exsangues, en 2003, des Beefs maîtrisant leur sujet grâce à un pack de fer et un ouvreur d'enfer, en 2007, des Boks hyperpuissants formés de joueurs ultra-agressifs, appuyé par la botte métronomique de leur buteur.

L'Australie de 1999, l'Angleterre de 2003 et l'Afrique du Sud de 2007 pratiquent à peu de choses près le même rugby. Un rugby qui gagne il est vrai, reposant sur  le trépied puissance des avants - sûreté du buteur - rigueur défensive (par parenthèse, Laporte n'a eu de cesse que de reprendre ce modèle - avec tout le succès que l'on sait... - avec le XV de France).

Ce jeu est reproduit au niveau national, n'importe quelle rencontre de Top 14 suffit à le prouver et le jeu pratiqué par le Stade Toulousain n'est guère éloigné de ce schéma.

Les Blacks  ont une autre ambition : leur volonté de faire vivre en tout lieu le ballon, de le conserver dans l'aire de jeu et la polyvalence des joueurs méritent d'incarner enfin un rugby qui gagne pour inciter les équipes nationales et notre championnat à s'en inspirer.

Enfin, le rugby Black traverse d'importantes difficultés, ses meilleurs joueurs répondent à l'attrait de l'euro ou ne vont pas tarder de le faire, la Fédé Black est dans une position financière délicate. Aussi, pour éviter que le fric n'étouffe le rugby Black,  le mieux est encore qu'il s'en mette plein les fouilles après un titre de champion du monde, que seule une âme bien noire penserait à l'en priver.

jeudi, 08 septembre 2011

En attendant Japon-France, fadeur, tiédeur et autres insipidités...

L'affiche, un Japon-France, sent bon la Coupe du Monde, puisque changement de pâturages ravit les veaux, il faut s'en réjouir.

Un peu de nouveauté ne nuit pas à la santé mentale après une litanie de Tournoi des VI Nations aussi fade qu'une purée sans tome et patates, entrecoupée de tests contres les nations du Sud, où sauf exception la France tombe au mieux avec les honneurs !

A y regarder d'un peu plus près, moins qu'un premier match de la Coupe du Monde, il s'agit du troisième match de préparation. Là encore, après deux confrontations insipides avec l'Irlande sur la lancée du tournoi, personne n'est plus avancé. Ou plutôt si ! Au sortir d'un Tournoi 2011 très moyen, l'équipe concoctée par le tiède Lièvremont (Dieu les vomit...) arrive avec un objectif très moyen (battre les Tonga) pour un quart face aux Beefs. La perspective est aussi réjouissante qu'un lendemain de cuite. Sans s'avancer, ce probable quart Bleus-Beefs n'est pas de nature à faire tomber le supporteur tricolore dans la gourde à gin.

Un match de préparation donc, pour une équipe composée à partir d'un seul critère, la maîtrise dans l'art de manier le déambulateur. Qu'on en juge par la compo :

Le XV de départ : Heymans ; Clerc, Rougerie, Estebanez, Médard ; (o) Trinh-Duc, (m) Yachvili ; Harinordoquy, Lakafia, Dusautoir (cap) ; Nallet, Pierre ; Mas, Servat, Barcella.

Remplaçants : Szarzewski, Poux, Papé, Bonnaire, Parra, Skrela, Marty.

En première ligne, hormis l'inoxydable Mas, un grand blessé (Barcella) et un talon certes talentueux mais convalescent (Servat). Si en face, la première ligne japonaise a la réputation d'être aussi résistante aux chocs qu'une cloison (japonaise), il ne faudrait surtout pas oublier que la seule vraie force des Bleus depuis deux ans se situe en première ligne.
Plus bas, la sélection de Lakafia témoigne aussi du côté préparatoire de la chose. Lent, mou et maladroit  contre l'Irlande, la découverte de dernière minute du Lièvre laisse aussi froid  qu'un saké bien frappé.
Derrière, un revenant (Heymans), deux coffres à ballon (Estabanez et Rougerie) dans le plus pur style Henri III (1551-1589) , lequel Rougerie est passé à la vitesse grand v (V) de la canne à trois pieds aux pelouses franco-irlandaises.
Bref, rien de très emballant pour règler son réveil un matin de week-end.
Bien sûr, les vendeurs d'images  peuvent toujours s'harasser à faire mousser une affiche inodore et sans saveur en indiquant que les japs d'attaque ont remporté cette année la Coupe des Nations du Pacifique, qui n'est jamais que l'équivalent antipodique (ça se dit ? ) du Tournoi B des VI nations (Roumanie, Géorgie etc.).
Au final, seule la validation du proverbe bien connu : "Les japonais adorent jour au rugby. Les autres nations adorent jouer contre les japonais" peut motiver un allumage matutinal de télévision. A défaut personne ne vous reprochera de préférer remplir vos devoirs conjuguaux ou autres en cette belle matinée.

jeudi, 01 septembre 2011

Putain encore 4 ans !

Quatre ans qu'on attend ça !

Alors qu'on signale qu'une trentaine de touristes français se faisant passer pour des rugbymen a posé le pied en Nouvelle-Zélande (certains en boitant), le moment est venu d'engager les hostilités.

Après un bilan du rugby de France depuis 2003, puis celui de l'ère Lièvremont, on comprendra aisément qu'il faille encore attendre 4 ans pour voir la France se présenter avec de réelles chances de l'emporter, puisque pour cette fois l'objectif est clair, Saint Marc l'ayant annoncé, il s'agit de battre les Tonga pour aller en quart.

Quelle ambition !

Un programme aussi alléchant que celui proposé par la désormais célébre suite 2806 nous attend.

Sachons savourer l'instant...

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu