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samedi, 12 septembre 2015

Après les Bleus d'Ecosse, de quelques questions oiseuses dans la dernière ligne droite

Que l'amoureux de l'Ovale se le tienne pour dit, c'est pas en bleu, blanc, rouge qu'il va se régaler à l'orée d'une compétition sacrant pour 4 ans les Rois de la gonfle.

Si quelques naïfs ont cru après un bon match contre les Beefs que les Bleuxv allaient tout casser, l'ultime levée préparatoire contre les Bleus d'Ecosse a remis l'équipe à sa place : pas très loin du balai à chiottes du rugby mondial.

Que nenni comme dit le cheval, la vitrine du rugby de France en Pro D2 internationale est, en Pro 2 Internationale reste (au moins jusqu'en 2015).

De fait après ce qui ressemble à un match nul contre l'une des plus mauvaises nations du Tournoi depuis 20 ans est de nature, non à lever les doutes, nul de raisonnable n'en a sur les chances de cette équipe de décrocher le pompom (le... rire de l'arbitre...), mais à conforter la conviction : des pipes, du plat et du pipeau (j'ai manqué m'étouffer quand à la pause les joueurs dressaient le panégyrique - va chercher dico - du capitaine Dusautoir, ça m'a fait penser au film d'entreprise où les employés juste avant d'être virés disent le plus grand bien de leur patron ou de la responsable des RH...). Rappel : Dusautoir est ce capitaine de nain parmi les lilliputiens dont le palmarès au bout de 7 ans tient dans un Grand Chlem (2010).

Bref on n'a pas fini de nous prendre pour des truffes sans le foie gras autour.

Ce qui ne doit pas nous empêche pas de poser quelques questions :

Avec ses relances électriques et son long coup de pied,  est-t-il toujours bon Scott pour nous mener vers l'autoroute du Paradis ?

Kockott va-t-il jouer les matchs de poule ou portera-t-il le numéro vingt ?

Picamoles peut-il durer plus de 30 minutes sur le pré ?

La Miche peut-il être au four et au moulin ?

Thales est-il  vraiment fait pour l'ovale ?

Nakaitici n'a qu'à être debout ?

Mas-Guirado ou Porte d'Espagne ?

Bref, faut vraiment que le niveau baisse pour espérer vivre en harmonie avec cette équipe, jamais l'apostrophe coudercien n'a été aussi  juste : allez les petits,  les toupetirikiki...

lundi, 16 février 2015

Des BleuXV toujours ravis en Pro D 2 (chercher l'intrus 2)

Lors du très beau Galles-Angleterre ouvrant ce Tournoi 2014-2015 une chose m'a autant étonné que contenté : la présence d'anciens buteurs à chaque coup de pied de pénalité. Etonné parce que bien souvent celui qui apporte le tee est un inconnu membre du staff, contenté parce que j'aime à penser que le rugby est un sport qui ne doit pas perdre la mémoire et que depuis Lascaux l'humanité gagne à honorer ses Anciens.

Bref, pour la pays de Galles, on retrouve Neil Jenkins, preuve vivante de la fin de la rivalité entre O'Hara et O'Timmins tend sa physionomie emprunte au deux familles au point de passer pour le rejeton de leurs improbables épousailles.

images?q=tbn:ANd9GcSfz0Zhds579NdE9QQ1NynMCAX8fUqAPjEv6Y49dTCCVbo-0yezHQJenkins accompagne donc le buteur gallois depuis quelques années déjà. On se moque, mais Jenkins devient en 2001 (source wikipedia) le meilleur buteur de l'histoire du rugby mondial (1 049 points  à la fin de sa carrière) et il compte 87 sélections pour une carrière internationale qui aura duré un peu plus de dix ans.

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Pour les Beefs, Mike Catt, s'il n'a pas laissé un grand souvenir comme buteur, son jeu au pied a fait des ravages et surtout, il a eu une carrière internationale exceptionnellement longue de 1994 à 2007 !

Pour l'équipe de France dont l'ambition européenne est le maintien en pro D 2 quelque part juste au-dessus de l’Écosse et de l'Italie, quelqu'un a eu cette idée de génie d'aller chercher un buteur SANS AUCUNE EXPÉRIENCE INTERNATIONALE, mieux encore on a dû la trouver bonne puisque Teulet est désormais notre Jenkins/Catt à nous.

Teulet a été un très grand buteur, la chose n'est pas douteuse, mais au niveau national, RIEN en tricolore.

Du coup mets-toi dans la peau d'un buteur, celle de Lopez par exemple (qui dit en passant n'a pas été très brillant en ratant deux coups de pied faciles contre l'Irlande), tu te vois demander à Teulet : Dis Romain, comment tu les tapait les pénalités à Twickenham ?

Teulet en conseiller des buteurs de l'équipe de France, c'est peu comme demander à Etienne Daho de donner des cours de chant à Luis Mariano !

Bon, en même temps, il faut reconnaitre que ça laisse de l'espoir aux amateurs, tiens-moi, pour prendre un exemple que je connais bien, j'attends avec impatience de pouvoir "coacher" Antoine Blondin.

Tous des nuls (et chaque jour ça se voit davantage).

mardi, 10 février 2015

En attendant Irlande - France : brisons les tabous (6)

Le père caché de Stuart Hogg (l'arrière de l'Ecosse, précision à destination des footeux ne connaissant que le père)

 Au passage on notera l'utilisation discrète quoique voyante d'effets spéciaux puisqu'au voit un ciel éclairé en arrière plan de l'Ecossais (l'absence d'ombre sous les arbres trahit le trucage).

samedi, 07 février 2015

En attendant France-Ecosse : d'évidence en évidence (et un peu de science en italique)

Evidence 1 :

On a du mal à s'enthousiasmer depuis une bonne vingtaine d'année à la perspective d'une opposition entre la France et l'Ecosse (dans l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à Nation on peut lire : "Chaque nation a son caractère particulier : c'est une espèce de proverbe que de dire, léger comme un françois, jaloux comme un italien, grave comme un espagnol, méchant comme un anglois, fier comme un écossois, ivrogne comme un allemand, paresseux comme un irlandois, fourbe comme un grec".

Evidence 1 bis :

On en vient à se demander si une bonne défaite ne serait pas au fond le seul moyen pour ne pas trop s'emmerder devant sa telé. Signalons à ce sujet à l'amateur de statistiques, toujours prêt à briller autour d'une mousse et de caouètes, que les Écossais n'ont gagné qu'une seule fois à Paris en 20 ans et que c'était en 99, quelques mois avant une finale de Coupe du Monde, où l'on voit en passant qu'une stat  en  dit autant sur la performance sportive, qu'Elisabeth Teissier sur tes probabilités de ne pas rentrer seul ce  soir après une virée au  Bombass Club (l'astrologie n'est pas une science, même si à ses débuts elle a pu se confondre avec l'astronomie qui s'est véritablement imposée comme telle en raison de progrès techniques).

 Evidence 2 :

Le seul truc que l'on retient de l'Ecosse ce sont ses supporteurs : à savoir des grands types ventrus à la peau de roux (selon les dernières avancées scientifiques il semblerait que les néandertaliens étaient tous étaient roux, ceci dit rien n'indique que Bernard Le Roux descend de Néandertal, rien n'indique le contraire non plus) plutôt sympas qui n'hésitent pas à promener leurs couilles voyant encore moins le jour que le sommet de leur crâne aux six coins de l'Hexagone (six équipes, six coins = un hexagone, à la rigueur si on considère qu'une équipe reçoit on peu à la rigueur parler de pentagone, cinq côtés donc)

Evidence 3 :

L'équipe qui débute le Tournoi est rarement celle qui le finit, et encore plus rarement celle qui forme l'ossature pour la Coupe du Monde. Ce qui tombe bien, du coup on va pas s'enflammer sur cette composition d'équipe baroque (on utilise baroque un peu à tort et à travers, mais à l'origine - fin XVI début XVII -  il s'agit d'un mouvement artistique touchant plusieurs branches de l'art, l'idée générale du baroque c'est qu'on ne craint pas d'en faire trop, donc ici baroque signifie que Saint-André et ses fidèles ne redoutent pas de match en match d'en rajouter sur la compo de leur équipe, si bien qu'à la fin de l'oeuvre on voit pas bien ce que l’artiste ou celui qui tient lieu de grand ordonnateur a voulu dire ou faire)

 Evidence 4 :

Depuis dix bonnes années les matchs qui nous emballés et dont on se souvient et qui nous ont fait vibrer tiennent à peine sur les doigts d'une main d'un lépreux ou d'un type bossant dans une scierie. Si on ajoute à ça que depuis l'entrée en fonction du Goret, mis bout à bout on a du trouver plaisir à voir de la gonfle tricolore pendant un gros quart d'heure et qu'en général les matchs les plus merdiques se déroulent contre l'Ecosse on en vient à se demander pourquoi le match contre les Beefs ne vient pas plus vite (petit rappel, on le sait désormais l'anglois est méchant).

Vivement l'Angleterre !

La Compo (avec des vrais morceaux de joueurs promis à la Pro D2 en gras, ce qui est bien normal vu que le XV de France est une équipe de D2 au niveau international

FRANCE : Spedding – Huget, Bastareaud, Fofana, Thomas – (o) Lopez, (m) Kockott – Chouly, Dusautoir (cap), Le Roux – Maestri, Papé – Slimani, Guirado, Menini

Remplaçants : Kayser, Atonio, Ben Arous, Taofifenua, Goujon, Parra, Tales, Lamerat

vendredi, 04 février 2011

Tournoi 2011, en attendant France-Ecosse (II) : la créature du Dr Lièvrestien

Tout ce que compte le pays de licenciés ou d'ex-licenciés de la FFR a sa petite idée sur la meilleure formation pour commencer ce Tournoi 2001. Et c'est bien naturel ! Manquerait plus qu'après la pluie d'interdiction qui nous tombe dessus depuis le passage du noir et blanc à la TV couleurs, chacun ne puisse pas lui aussi jouer avec son Panini géant.

Pas mieux !

Avouons-le sans barguigner, dussions-nous en souffrir le jour du jugement dernier, à la place du Lièvre, concernant le 8 de devant on aurait fait exactement pareil sous réserve de la blessure de Millo et du remplacement de Chabal par Picachou sur le banc.

Sur le banc justement on peut s'étonner de la présence de Thion, Papé semblait tenir la corde comme aimait à le dire ce farceur de Saddam. Parb les temps qui courent, le Biarrot  a la côte (des basques, ahaha), 5 retenus parmi les 23 (Marconnet est le 23ème), tout ça sans briller en club beaucoup plus que l'an passé, curieusement après le coup de Blanco de l'automne dernier traitant le Lièvre de "clown triste". Le chef des Biarrots allume le Lièvre autant qu'à l'aurore de l'ouverture de la chasse et quelques mois plus tard, une délégation biarrote fournie tronque le rouge et blanc contre le bleu. Etrange isn't it ?

Cette étrangeté ne doit pas occulter la disgrâce dans laquelle est enfin tombé le chouchou Ouedraogo, il n'est plus dans les clous.

Bonnaire lui est supérieur, la chose est entendue depuis longtemps, une fois de plus c'est DuBo, DuBon, DuBonnaire.  La fin de l'imposture réjouit le sage en quête de vérité, mais le doute l'assaille comme une groupie enivrée.

Voilà deux ou trois ans, quand Montpellier taquinait les profondeurs du classement du Top 145, le Lièvre nous mettait à (presque) toutes les sauces Picachou et Ouedraogo. Depuis, les deux ont grandi et - là aussi avouons-le - ont progressé en club, c'est ce moment que choisit le Lièvre pour les écarter diversement des Bleus. Etrange isn't it ?

Le supporteur fidéle des Bleus a passé l'âge de jouer à sa faire peur, il n'a que peur du noir, ou pour être précis des Tout Noir,  face à l'Ecosse,  qui plus est à la maison, ça va passer. Avec un pack comparable à celui de l'an passé, le cap fatidique de l'heure passé il ne restera plus grand chose des forces écossaises.

Cette victoire annoncée n'occultera pas l'impensable composition des lignes arrières, c'est du Grand Gribouille.

La charnière on la connaît, inutile d'y revenir, les demis font les barbiquets avec la protection des Golgoths, mais dès que ça tangue devant, ils s'évaporent telles les dernières vapeurs d'alcool sous l'effet conjugué de la soupe et des oignons.

Le reste est très étrange.

Polyvalent piège à glands.

Le faux polyvalent l'est tout autant.

La paire de centre est au XV de France, ce que la paire de sein est à la girl du Moulin rouge, vaut mieux pas qu'elle soit dégueulasse.

Et là le doute fait plus que planer. Voilà deux petites années que Rougerie, le coffre à ballon XXL, est placé au centre de l'ASM. Y brille-t-il d'un éclat propre à aveugler le staff ? Sa défense en escalator en panne est-elle de nature à rassurer ses partenaires ?

On y reviendra plus tard, mais si le Lièvre est dans son droit le plus absolu d'expérimenter, il a déjà misé sur Rougerie et il a perdu. Inutile de rappeler sa très piètre performance face à l'Australie. On pourra s'en amuser comme on l'avait bien aimé l'an passé, toujours face à l'Ecosse,  à l'occasion de son retour, le jaunard avait tenté de tamponner par deux fois ses adversaires et de se blesser, le tocard jaunard n'avait pas déçu.

Rougerie et Traille : dommages collatéraux

La titularisation de Rougerie est un dommage collatéral de la mise à l'écart d'Inglorious Bastareaud. En son absence, quel choix pour mettre du puissant et franchisseur derrière ? Rougerie Pardi ?

Une fois de plus, Rougerie n'à rien à faire en Bleu, sauf peut être en doublure de Na'vi.

Autre aberration de la polyvalence, toujours un faux polyvalent, le retour de Traille. Depuis plusieurs années sa sélection ne semble tenir qu'à sa phonétique identité avec Essai en anglais (try), c'est objectivement la seule raison que l'on puisse trouver.

Baladé de l'ouverture à l'arrière en passant par le centre, passant complètement à côté en 10 face à l'Australie, il redevient 15, avec le souvenir d'une demie en 2007 là aussi complétement ratée. Traille relance à la manière d'un fil à plomb, mais il posséde quand même deux atouts, il est grand, ça aide sur les quilles et il a un coup de pied, là aussi de plomb. Dans la mesure où Trinh-Duc a deux jambes en bois, la titularisation de Traille est là encore un dommage collatéral de celle du premier.

Les titularisations de Traille et de Rougerie à ses deux postes exposés ont secoué le petit monde du rugby autorisé.

A-t-on raison contre tous ? La réponse a cette question existentielle varie, positive pour le génie, négative pour les autres.

Le Lièvre est-il un génie ? Personne ne lui fera l'affront de répondre à une question aussi provocatrice.

Pour le reste, hormis l'insupportable vide créé par l'exclusion de Malzieu, rien de bien surprenant.

Certes, le cas Jauzion est ennuyeux, de deux choses, l'une soit il paye la défaite face à l'Australie, mais dans ce cas, la triplette nullarde qu'il formait avec Rougerie et Traille aurait dû les placer tous les trois devant leur TV samedi, illsutration supplémentaire de l'inconstance du staff. Soit, le Lièvre le fait souffler après une longue campagne européenne. Quoi qu'il en soit on n'en saura rien, pas plus qu'on ne saura pourquoi subitement un beau jour, il fera son retour en Bleu.

Ainsi, va la piste du Lièvre.

Samedi, au chaud on compte sur les deux Max pour éclairer le ciel bas des Bleus.

Le XV titulaire

Traille - Huget, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Trinh-Duc, (m) Parra - Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir - Nallet, Pierre - Mas, Servat, Domingo.

Remplaçants : Guirado, Ducalcon, Thion, Chabal, Yachvili, Clerc, Poitrenaud.

 
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