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lundi, 16 février 2015

Des BleuXV toujours ravis en Pro D 2 (chercher l'intrus 2)

Lors du très beau Galles-Angleterre ouvrant ce Tournoi 2014-2015 une chose m'a autant étonné que contenté : la présence d'anciens buteurs à chaque coup de pied de pénalité. Etonné parce que bien souvent celui qui apporte le tee est un inconnu membre du staff, contenté parce que j'aime à penser que le rugby est un sport qui ne doit pas perdre la mémoire et que depuis Lascaux l'humanité gagne à honorer ses Anciens.

Bref, pour la pays de Galles, on retrouve Neil Jenkins, preuve vivante de la fin de la rivalité entre O'Hara et O'Timmins tend sa physionomie emprunte au deux familles au point de passer pour le rejeton de leurs improbables épousailles.

images?q=tbn:ANd9GcSfz0Zhds579NdE9QQ1NynMCAX8fUqAPjEv6Y49dTCCVbo-0yezHQJenkins accompagne donc le buteur gallois depuis quelques années déjà. On se moque, mais Jenkins devient en 2001 (source wikipedia) le meilleur buteur de l'histoire du rugby mondial (1 049 points  à la fin de sa carrière) et il compte 87 sélections pour une carrière internationale qui aura duré un peu plus de dix ans.

images?q=tbn:ANd9GcSR2_wy-yb4tzE6uO-DUpOb5bJKEh6Tgut6b0_s2aavp7CxZcXK

Pour les Beefs, Mike Catt, s'il n'a pas laissé un grand souvenir comme buteur, son jeu au pied a fait des ravages et surtout, il a eu une carrière internationale exceptionnellement longue de 1994 à 2007 !

Pour l'équipe de France dont l'ambition européenne est le maintien en pro D 2 quelque part juste au-dessus de l’Écosse et de l'Italie, quelqu'un a eu cette idée de génie d'aller chercher un buteur SANS AUCUNE EXPÉRIENCE INTERNATIONALE, mieux encore on a dû la trouver bonne puisque Teulet est désormais notre Jenkins/Catt à nous.

Teulet a été un très grand buteur, la chose n'est pas douteuse, mais au niveau national, RIEN en tricolore.

Du coup mets-toi dans la peau d'un buteur, celle de Lopez par exemple (qui dit en passant n'a pas été très brillant en ratant deux coups de pied faciles contre l'Irlande), tu te vois demander à Teulet : Dis Romain, comment tu les tapait les pénalités à Twickenham ?

Teulet en conseiller des buteurs de l'équipe de France, c'est peu comme demander à Etienne Daho de donner des cours de chant à Luis Mariano !

Bon, en même temps, il faut reconnaitre que ça laisse de l'espoir aux amateurs, tiens-moi, pour prendre un exemple que je connais bien, j'attends avec impatience de pouvoir "coacher" Antoine Blondin.

Tous des nuls (et chaque jour ça se voit davantage).

samedi, 07 février 2015

En attendant France-Ecosse : d'évidence en évidence (et un peu de science en italique)

Evidence 1 :

On a du mal à s'enthousiasmer depuis une bonne vingtaine d'année à la perspective d'une opposition entre la France et l'Ecosse (dans l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à Nation on peut lire : "Chaque nation a son caractère particulier : c'est une espèce de proverbe que de dire, léger comme un françois, jaloux comme un italien, grave comme un espagnol, méchant comme un anglois, fier comme un écossois, ivrogne comme un allemand, paresseux comme un irlandois, fourbe comme un grec".

Evidence 1 bis :

On en vient à se demander si une bonne défaite ne serait pas au fond le seul moyen pour ne pas trop s'emmerder devant sa telé. Signalons à ce sujet à l'amateur de statistiques, toujours prêt à briller autour d'une mousse et de caouètes, que les Écossais n'ont gagné qu'une seule fois à Paris en 20 ans et que c'était en 99, quelques mois avant une finale de Coupe du Monde, où l'on voit en passant qu'une stat  en  dit autant sur la performance sportive, qu'Elisabeth Teissier sur tes probabilités de ne pas rentrer seul ce  soir après une virée au  Bombass Club (l'astrologie n'est pas une science, même si à ses débuts elle a pu se confondre avec l'astronomie qui s'est véritablement imposée comme telle en raison de progrès techniques).

 Evidence 2 :

Le seul truc que l'on retient de l'Ecosse ce sont ses supporteurs : à savoir des grands types ventrus à la peau de roux (selon les dernières avancées scientifiques il semblerait que les néandertaliens étaient tous étaient roux, ceci dit rien n'indique que Bernard Le Roux descend de Néandertal, rien n'indique le contraire non plus) plutôt sympas qui n'hésitent pas à promener leurs couilles voyant encore moins le jour que le sommet de leur crâne aux six coins de l'Hexagone (six équipes, six coins = un hexagone, à la rigueur si on considère qu'une équipe reçoit on peu à la rigueur parler de pentagone, cinq côtés donc)

Evidence 3 :

L'équipe qui débute le Tournoi est rarement celle qui le finit, et encore plus rarement celle qui forme l'ossature pour la Coupe du Monde. Ce qui tombe bien, du coup on va pas s'enflammer sur cette composition d'équipe baroque (on utilise baroque un peu à tort et à travers, mais à l'origine - fin XVI début XVII -  il s'agit d'un mouvement artistique touchant plusieurs branches de l'art, l'idée générale du baroque c'est qu'on ne craint pas d'en faire trop, donc ici baroque signifie que Saint-André et ses fidèles ne redoutent pas de match en match d'en rajouter sur la compo de leur équipe, si bien qu'à la fin de l'oeuvre on voit pas bien ce que l’artiste ou celui qui tient lieu de grand ordonnateur a voulu dire ou faire)

 Evidence 4 :

Depuis dix bonnes années les matchs qui nous emballés et dont on se souvient et qui nous ont fait vibrer tiennent à peine sur les doigts d'une main d'un lépreux ou d'un type bossant dans une scierie. Si on ajoute à ça que depuis l'entrée en fonction du Goret, mis bout à bout on a du trouver plaisir à voir de la gonfle tricolore pendant un gros quart d'heure et qu'en général les matchs les plus merdiques se déroulent contre l'Ecosse on en vient à se demander pourquoi le match contre les Beefs ne vient pas plus vite (petit rappel, on le sait désormais l'anglois est méchant).

Vivement l'Angleterre !

La Compo (avec des vrais morceaux de joueurs promis à la Pro D2 en gras, ce qui est bien normal vu que le XV de France est une équipe de D2 au niveau international

FRANCE : Spedding – Huget, Bastareaud, Fofana, Thomas – (o) Lopez, (m) Kockott – Chouly, Dusautoir (cap), Le Roux – Maestri, Papé – Slimani, Guirado, Menini

Remplaçants : Kayser, Atonio, Ben Arous, Taofifenua, Goujon, Parra, Tales, Lamerat

samedi, 15 novembre 2014

Crash test ou test de cracks : je winne, tu looses

Les tests, chacun en conviendra servent à tester.

Contre les Fidji, on a senti l'enflammade bien de chez nous, devrait-on s'étonner d'une victoire aisée, devrait-on célébrer une victoire sur un adversaire notoirement plus faible dans un sport où la hiérarchie des valeurs est plus stable que le maître (pardon) le mètre étalon ?

S'attarder ne serait-ce que le temps d'un battement de cil d'une biche sur la victoire face aux Fidji est aussi con que de sortir un poisson rouge du bocal pour le féliciter de respirer sous l'eau et de tenir plus longtemps que Jacques Maillol.

Est-on plus avancé ?

Que nenni mon petit ! Et il est à craindre que l'on ne le soit guère à l'issue de ce match face aux Wallabies.

Le Pays de Galles est supérieur à la France, lequel a été battu la semaine dernière face aux Kangoos.

Si la transitivité en sport est moins coupante qu'une lame tenue par Nabila, c'est pas parce que A a battu B et B battu C que A battra forcément C, il n'empêche que logiquement les Bleux doivent paumer.

Dans ce cas, fort logiquement le Goret va faire tourner pour le dernier match contre les Pumas et que ce match soit gagné ou perdu, on sortira comme on est entré dans les tests, c'est-à-dire dans le brouillard.

Admettons que les Bleux winnent (c'est pas facile de se mettre à l'anglais, mais faut que tous les joueurs puissent comprendre le discours d'avant-match), le Goret fera quand même tourner son effectif vu qu'il ne sera pas davantage certain de quoi que ce soit, le seul truc dont le staff piloté par un dirigeant de pro D2 est certain c'est qu'ils ne sont sûrs de rien, sauf de leur inconstance, incohérence et plein de trucs commençant par in et finissant par ce.

Une équipe remaniée face aux Pumas (ce qui arrivera en tout état de cause) qu'elle gagne ou qu'elle perde, on sera dans le smog again and again.

Du coup tu te dis, mais putain (admettons que tu sois grossier ce qu'à dieu ne plaise), quand est-ce qu'on est sûr de sa force ?

Je te répondrai :

- uno que le sport est précisément fait d'incertitudes et que même les Blacks de temps en temps ils peuvent paumer (en attendant  l'équipe actuelle aura marqué l'histoire de son sport quand les Bleuxv auront au mieux marqué le fond d'un calbutte siglé Blanco ou Eden park, ceci dit en passant quand tu vois à quoi ressemble Blanco en survet, tu comprends mieux pourquoi sa marque fait des costards et pas des survets...) et la beauté du sport en général et du rugby en particulier vaut dans cette incertitude que seuls le travail et la constance permettent de limiter, dès lors que jamais tu ne te reposes sur tes lauriers ou ton thym. En gros si tu parviens à éviter la melonite aigue, mal bien français, tu tepeux commencer à voir le ciel se dégager).

Et surtout je te dis :

- dos, qu'en gagnant les trois tests matchs avec une même ossature et  le Tournoi en suivant, là tu pourras commencer à aller à la Coupe du monde avec quelques certitudes, mais au fond en

- tres, tu n'auras pas grand chose, pas tant parce que la Glorious incertitud os Sport will be there, mais surtout parce que les autres (Beefs, Boks, Blacks et les Kangoos) en ont plus que toi de certitudes.

Bref quelle que soit l'issue de ce Bleuxv-Kangoos, il y a fort à craindre qu'on ne soit pas plus avancé, mais ça il fallait y penser avant...

At last, le dernier gros matchs des Bleuxv contre une équipe du Sutt en test, c'était il y a cinq ans à Toulouse, contre les Boks, ça commence à faire loin !

mercredi, 05 novembre 2014

A la tournée de novembre tu (re) découvres ton membre

Trois ans après avoir pris ses fonctions le Goret n'est pas plus avancé qu'en 2011.

De tournois ratés en tournées manquées, la tête tourne.

En 2011-2012 le Goret prenait les revenants de la finale de la Coupe du monde.

En 2012-2013 le Goret tente le renouvellement, les Bleuxv (marque déposée) finissent dernier du Tournoi

En 2013-2014 le Goret tente la révolte, les Bleuxv font une des pires saisons de leur histoire centenaire

En 2014-2015 le Goret mélange tout :

-des revenants (Tillous-Borde et Lopez aujourd'hui, Harinordoqui demain ?)

-du renouvellement avec des gars bien de chez nous (Dumoulin, Thomas, Ollivon) et des pas de chez nous, mais de Sainte Affrique du Sutt, Spedding (qui va avoir l'immense honneur de nous faire oublier ce nain de Dullin, plus surcôté que du Jeff Koons ), Kockott (qui va avoir le coq sur la poitrine, du coup on aura pour lui les oeufs de Chimène) ou d'ailleurs Atonio (celui qui bande ras du sol).

-de la révolte  avec Dusautoir en capitaine (c'est ici que Saint André est le plus drôle), celui qui conduit depuis 2008 lavec une belle constance le XV de France vers une même destination : l'abattoir. Capitaine capable d'une passe d'un seul côté et en une seule saison, dont la harangue  de ses troupes se traduit par une mince ride sous son front casqué. Tu irais toi justement au front avec un type tout casqué qui craint pour son cuir chevelu ? C'est d'ailleurs le seul capitaine des grandes nations a être ainsi coiffé...

On l'aura compris le nimportnawak continue de plus belle, on prend du jeune tout feu tout flamme qui a fait 3 bons matchs de top 14 (Ollivon, Thomas, Dumoulin), de l’étranger blanchi sous le harnais sans expérience internationale (forcément s'il en avait il pourrait pas s'encoqueter), du déclinant (Mas, Dusautoir, Papé), du toujours aussi étonnant (Maestri, Le Roux) et du bof à quand remonte son dernier grand match en bleu (Guirado, Lopez, Huget, Bastareaud, Mermoz).

Bon on va pas jouer à se faire peur, le moment viendra assez tôt, mais en dépit de ce pilotage à très courte vue digne de mister Magoo (ce genre de référence vous classe assez facilement dans la catégorie des vétérans) contre les Fidji ça va passer, mais l'amateur de gonfle tricolore peut s'attendre à s'emmerder ferme devant sa télé.

Quoi qu'il en soit, le XV de France est toujours cette œuvre recommencée, ce work in progress (yeah, si tu veux jouer en bleu va falloir te mettre au british mon coco, ou plutôt mon kockott...) qui fait que quand vient la tournée de novembre à chaque fois tu as l'impression de (re) découvrir ton membre.

FRANCE : 

Mas, Guirado, Menini

Maestri, Papé

Chouly, Le Roux, Dusautoir (cap)

(m) Tillous-Borde - (o) Lopez,

Huget, Dumoulin, Fofana, Thomas

Spedding

Remplaçants (à choisir parmi les joueurs suivants) :  Kayser, Atonio, Chiocci, Flanquart, Vahaamahina, Ollivon, Kockott, Talès, Bastareaud, Mermoz

jeudi, 06 octobre 2011

France-Angleterre : Allons enfants de l'apathie...

L'heure du jugement dernier a sonné.

L'épreuve de vérité arrive et avec elle son cortège funèbre.

En bref, c'est pas le moment d'aller à la cuisine chercher des mousses ou de les évacuer à plus de deux mètres de sa télé.

Le Lièvre peut finir en daube ou à la royale.

Tout dépend du résultat de ce France-Angleterre.

Soit ceux qui moquaient son incompétence, son inconstance n'avaient que trop raisons (observons que cette catégorie est plus nombreuse chaque jour).

Soit il entre au Panthéon des génies incompris, en avance qu'ils étaient sur leur temps, pour s'asseoir entre Galilée  et Van Gogh, juste devant le fauteuil vide qui attend Mirelle Mathieu (chanteuse avignonnaise incomprise...).

Au-delà du sort du Lièvre, scellé depuis longtemps, quelles sont raisonnablement les chances d'une victoire française dégageant la voie vers une finale aux accents de revanche ?

Une brève démonstration s'impose :

- Primo

Nul n'ignore plus que nos garçons ont fini par boire une bière et échanger des mots.

S'il fallait pour être au top du rugby mondial assécher les bars et  avoir une grande bouche, il y a bien longtemps que votre serviteur et quelques-uns de ses potes enchaîneraient titres sur titres, au lieu de quoi ça joue à toucher le jeudi soir.

Une mousse et des mots ne suffisent pas mais c'est un bon début.

Il faut se souvenir qu'avant la finale de 1999 ça avait pas mal tangué dans le groupe, qu'en dépit de deux Chlems consécutifs, inégalés à ce jour,  le duo Skrela-Villepreux passait pour une paire d'intellectuels abscons de la gonfle incapables de galvaniser leurs troupes ; pire rendant inoffensifs les jobards qu'ils avaient entre les mains.

Il faut aussi se souvenir qu'en 2007, les Beefs avaient tout remis d'équerre après une bringue parisienne, l'histoire ne dit pas s'ils sont allés au bout de la Rue de la soif.

On a donc le commencement d'un début de réponse.

- Deuxio

 Toute révolte passe par un 5 de devant aussi noir et mauvais que l'oeil d'Estève (le biterrois pas l'autre). Là le bât blesse. Le XV de France a tiré sa force d'une première ligne Mas-Servat-Domingo au top niveau. Le premier revient de blessure, le deuxième est encore en train de revenir, le troisième est parti.

Derrière c'est vague, Papé-Nallet est le dernier attelage trouvé par le Lièvre. Nallet n'est que l'ombre du guerrier berjallien qu'il était, quant à Papé, c'est l'un des rares à avoir de la moëlle et de le montrer.

Sera-ce suffisant ? Si la performance d'un seconde ligne devait toujours se juger à sa capacité à mettre des bouffes, il y a bien longtemps que Privat aurait franchi le cap des 300 sélections.

-Tertio

Une troisième ligne Bonnaire-Picamoles-Harinordoquy aurait pu symboliser la révolte. Dusautoir est devenu un joueur ordinaire ne donnant plus l'impression sur le terrain de tordre des mannequins en mousse. C'est au contraire lui qui épouse les formes adverses. Bref, Dusautoir le leader n'est pas à la hauteur, on le savait, Dusautoir le joueur déçoit, c'est plus étonnant. Par parenthèse, les derniers qui comptent encore sauver le soldat Lièvremont insistent sur la responsabilité des joueurs. Peut-être, mais alors comment expliquer, si ce n'est par l'immense tocardise du Lièvre, qu'un Dusautoir brillant en rouge et noir devienne si terne en bleu ?

Face aux Beefs, la puissance devant est fondamentale, la non-titularisation de Picamoles est une grave erreur, one more.

-Quarto

La charnière est l'absolue point faible sur lequel les Beefs vont appuyer jusqu'à ce qu'elle couine façon Monica Seles. Face au Tonga Yachvili a été particulièrement mauvais dans son jeu au pied, on eut dit Romeu rentrant d'Epil Center. Quant à Parra, le loufiat en apprentissage, il est incapable d'orienter le jeu, de l'animer, de l'accélérer, de soulager ses gros, d'occuper le terrain adverse. Bref il est incapable de faire ce qu'un 10 doit faire étant entendu qu'il est neuf au poste de 10 vu qu'il est 9.

Si pour le moment le combat était à armes égales, Wilko ou pas, les Beefs disposent d'une charnière qui fera son boulot de charnière quand la nôtre continuera de grincer. Puisque je m'autorise à faire mon équipe, pour sa puissance au pied utile dans un jeu d 'occupation une charnière biarrote aurait été la moins pire des solutions.

-Quinto

Médard-Mermoz sont les créateurs de la ligne d'attaque. C'est la seule bonne nouvelle sur le front de l'attaque depuis longtemps. A côté, il va falloir que notre frigo-américain Rougerie tourne au max, thermostat 10 sans péter. Sans quoi l'autre lanceur de nain aux fréquentations royales (quel bonhomme quand même, ça nous change de nos gentils garçons bien élevés, juste à bon à aider les vieilles aux passages protégés et se faisant tirer les oreilles pour aller au bistrot) risque de nous gâcher la mâtinée. Pour l'entente, une paire Mermoz-Marty aurait également pu être la moins pire des solutions.

-Sexto

Aux ailes du classique, Clerc et Palisson. Ce dernier fait figure de nouveau chouchou, parce qu'il en faut bien un. Un triangle toulousain, lui aussi motivé par l'entente entre Médard, Clerc et Heymans (à l'aile) aurait pu être une bonne solution.

-Septimo

Quelle que soit la compo de Pierre, Paul, Jacques ou même Saint Marc, la choune et l'arbitrage péseront aussi sur le sort du Match. Le Lièvre pourra toujours imiter Joffre et dire après la bataille « Je ne sais qui l’a gagnée, mais je sais qui l'aurait perdue ».

Quelle que soit son issue, une seule chose aura la force de l'absolue certitude au coup de sifflet final : on saura si les Quinze qui sont entrés sur le pré, la poitrine frappée du Coq se sont mentis ou non, nous ont trompé ou non.

L'heure est grave. Du visage qu'offriront les Bleus à la planète ovale dépend l'avenir de notre rugby de France que nous chérissons tant !

Laissons le mot de la fin à Churchill : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

dimanche, 02 octobre 2011

France-Tonga : l'équipe de farces de rugby à XV*

Le Lièvre dont la science du rugby égale ceux qui le couvrent depuis sa prise de fonction avait vu juste quand il avait annoncé que l'équipe de France avait un match capital à gagner : les Tonga.

A la vérité, sur le coup on a bien s'est bien gaussé de l'altitude élevée de l'ambition du Lièvre. La dernière fois où on s'était autant poilé c'était quand Giscard avait dit : "Au revoir".

Au fait, c'est quand qui s'en va le Lièvre, on commence à trouve le temps long !

Bref le Lièvre avait raison, sauf que les Tonga ont gagné, un pays moins peuplé que Limoges (150 000 habitants) et moitié moins grand que le poing de Palmié a donné à la France du rugby une leçon de vaillance, d'humilité et d'abnégation. Et cerise sur le gâteau en Mondovision.

Il va en avoir des trucs à raconter Pulu quand il reviendra à l'USAP. Quant à l'ailier qui joue à Bergerac en fédérale, il va pouvoir chambrer au coin du zinc au moins jusqu'à la fin du monde du 21 décembre 2012. On s'en fout on finira par un joli match à touché le jeudi soir...

Du coup on a hésité entre le rire et les larmes.

La java des 10 nous a fait bidonner.

La danse que prenait chaque Bleu à chaque impact nous a fait sortir les mouchoirs.

Mais le pire n'est pas dans cette hystérie éprouvante pour les nerfs.

L'air étonné de chacun de nos professionnels de l'enfumage rugbistico-tactique n'en finit pas d'étonner. Un peu partout tous d'entonner :

Le XV de France est sans leader !

Sans déconner ?

Le XV de France est si mou qu'il peut pas pisser debout !

Sans déconner ?

Le XV de France jamais ne s'est révolté !

Sans déconner ?

Le XV de France n'a pas son jeu en place !

Tiens qui l'eût cru ? (ça change un peu)

Le XV de France a autant de ressort qu'une poupée gonflable !

Non, pas possible ? (ça change aussi un peu).

Le XV de France a aussi d'entrain que son entraîneur ni entraînant ni emballant, du coup le XV de France vient en trainant sans s'emballer !

Je le crois pas ? (ça change franchement)

Le gonze qui est chargé du XV de France, ce serait pas une grosse pipe des fois ?

Sans déconner (ça va un temps le changement)

Tous nos gentils commentateurs professionnels de l'eau tiède depuis Charlemagne découvrent la lune alors que depuis la nuit des temps elle hante la vitre arrière des cars de minimes. Y croyaient-ils quand ils nous contaient l'espérance née de la défaite des Blacks. Vaut-il mieux que nos professionnels de la profession de l'analyse rugbistico-technique, soient aveugles, incompétents, faux-culs, complaisants ou bas de plafond ?

Tous ces ânes qui présentaient France-Tonga comme un huitième de finale. Va expliquer toi après au gonze qui découvre la gonfle que tu peux paumer en huitième et te retrouver en quart.

Les mêmes nous annoncent avec des si que la France peut battre l'Angleterre. C'est sûr que si ma tante avait des roues elle serait un autobus !

Pourtant ce France-Tonga n'est que la réplique (au sens sismique) du France-Italie de ce Tournoi 2011. Même manque d'agressivité des joueurs, même désorganisation offensive, mêmes faiblesses défensives, même absence de rebellion, mêmes maladresses et approximations pour un même résultat : une défaite à entrer dans l'anal (ouille ça fait mal).

Après ce sinistre France-Italie, toute la France du rugby avait juré "Plus jamais ça". On connaît la suite.

Au final on se demande si ça fait pas un bail (au moins depuis Giscard), qu'on ne prend pas un peu l'amateur de gonfle pour un con. Pour un type avec juste un peu de chou  farci entre les oreilles, de quoi juste remplir la boîte crânienne. Si bien qu'on en vient en se demander si l'élasto autour de la tronche c'est pas juste fait pour empêcher le jus de farce de sortir par les oreilles...

Bon appétit Messieurs !

 

* J'avais aussi de farces en farce, ou le farce en farce, ou même l'équipe de France passe à la trappe

11:09 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lièvremont, france, tonga, rugby

jeudi, 08 septembre 2011

En attendant Japon-France, fadeur, tiédeur et autres insipidités...

L'affiche, un Japon-France, sent bon la Coupe du Monde, puisque changement de pâturages ravit les veaux, il faut s'en réjouir.

Un peu de nouveauté ne nuit pas à la santé mentale après une litanie de Tournoi des VI Nations aussi fade qu'une purée sans tome et patates, entrecoupée de tests contres les nations du Sud, où sauf exception la France tombe au mieux avec les honneurs !

A y regarder d'un peu plus près, moins qu'un premier match de la Coupe du Monde, il s'agit du troisième match de préparation. Là encore, après deux confrontations insipides avec l'Irlande sur la lancée du tournoi, personne n'est plus avancé. Ou plutôt si ! Au sortir d'un Tournoi 2011 très moyen, l'équipe concoctée par le tiède Lièvremont (Dieu les vomit...) arrive avec un objectif très moyen (battre les Tonga) pour un quart face aux Beefs. La perspective est aussi réjouissante qu'un lendemain de cuite. Sans s'avancer, ce probable quart Bleus-Beefs n'est pas de nature à faire tomber le supporteur tricolore dans la gourde à gin.

Un match de préparation donc, pour une équipe composée à partir d'un seul critère, la maîtrise dans l'art de manier le déambulateur. Qu'on en juge par la compo :

Le XV de départ : Heymans ; Clerc, Rougerie, Estebanez, Médard ; (o) Trinh-Duc, (m) Yachvili ; Harinordoquy, Lakafia, Dusautoir (cap) ; Nallet, Pierre ; Mas, Servat, Barcella.

Remplaçants : Szarzewski, Poux, Papé, Bonnaire, Parra, Skrela, Marty.

En première ligne, hormis l'inoxydable Mas, un grand blessé (Barcella) et un talon certes talentueux mais convalescent (Servat). Si en face, la première ligne japonaise a la réputation d'être aussi résistante aux chocs qu'une cloison (japonaise), il ne faudrait surtout pas oublier que la seule vraie force des Bleus depuis deux ans se situe en première ligne.
Plus bas, la sélection de Lakafia témoigne aussi du côté préparatoire de la chose. Lent, mou et maladroit  contre l'Irlande, la découverte de dernière minute du Lièvre laisse aussi froid  qu'un saké bien frappé.
Derrière, un revenant (Heymans), deux coffres à ballon (Estabanez et Rougerie) dans le plus pur style Henri III (1551-1589) , lequel Rougerie est passé à la vitesse grand v (V) de la canne à trois pieds aux pelouses franco-irlandaises.
Bref, rien de très emballant pour règler son réveil un matin de week-end.
Bien sûr, les vendeurs d'images  peuvent toujours s'harasser à faire mousser une affiche inodore et sans saveur en indiquant que les japs d'attaque ont remporté cette année la Coupe des Nations du Pacifique, qui n'est jamais que l'équivalent antipodique (ça se dit ? ) du Tournoi B des VI nations (Roumanie, Géorgie etc.).
Au final, seule la validation du proverbe bien connu : "Les japonais adorent jour au rugby. Les autres nations adorent jouer contre les japonais" peut motiver un allumage matutinal de télévision. A défaut personne ne vous reprochera de préférer remplir vos devoirs conjuguaux ou autres en cette belle matinée.

vendredi, 04 février 2011

Tournoi 2011, en attendant France-Ecosse (II) : la créature du Dr Lièvrestien

Tout ce que compte le pays de licenciés ou d'ex-licenciés de la FFR a sa petite idée sur la meilleure formation pour commencer ce Tournoi 2001. Et c'est bien naturel ! Manquerait plus qu'après la pluie d'interdiction qui nous tombe dessus depuis le passage du noir et blanc à la TV couleurs, chacun ne puisse pas lui aussi jouer avec son Panini géant.

Pas mieux !

Avouons-le sans barguigner, dussions-nous en souffrir le jour du jugement dernier, à la place du Lièvre, concernant le 8 de devant on aurait fait exactement pareil sous réserve de la blessure de Millo et du remplacement de Chabal par Picachou sur le banc.

Sur le banc justement on peut s'étonner de la présence de Thion, Papé semblait tenir la corde comme aimait à le dire ce farceur de Saddam. Parb les temps qui courent, le Biarrot  a la côte (des basques, ahaha), 5 retenus parmi les 23 (Marconnet est le 23ème), tout ça sans briller en club beaucoup plus que l'an passé, curieusement après le coup de Blanco de l'automne dernier traitant le Lièvre de "clown triste". Le chef des Biarrots allume le Lièvre autant qu'à l'aurore de l'ouverture de la chasse et quelques mois plus tard, une délégation biarrote fournie tronque le rouge et blanc contre le bleu. Etrange isn't it ?

Cette étrangeté ne doit pas occulter la disgrâce dans laquelle est enfin tombé le chouchou Ouedraogo, il n'est plus dans les clous.

Bonnaire lui est supérieur, la chose est entendue depuis longtemps, une fois de plus c'est DuBo, DuBon, DuBonnaire.  La fin de l'imposture réjouit le sage en quête de vérité, mais le doute l'assaille comme une groupie enivrée.

Voilà deux ou trois ans, quand Montpellier taquinait les profondeurs du classement du Top 145, le Lièvre nous mettait à (presque) toutes les sauces Picachou et Ouedraogo. Depuis, les deux ont grandi et - là aussi avouons-le - ont progressé en club, c'est ce moment que choisit le Lièvre pour les écarter diversement des Bleus. Etrange isn't it ?

Le supporteur fidéle des Bleus a passé l'âge de jouer à sa faire peur, il n'a que peur du noir, ou pour être précis des Tout Noir,  face à l'Ecosse,  qui plus est à la maison, ça va passer. Avec un pack comparable à celui de l'an passé, le cap fatidique de l'heure passé il ne restera plus grand chose des forces écossaises.

Cette victoire annoncée n'occultera pas l'impensable composition des lignes arrières, c'est du Grand Gribouille.

La charnière on la connaît, inutile d'y revenir, les demis font les barbiquets avec la protection des Golgoths, mais dès que ça tangue devant, ils s'évaporent telles les dernières vapeurs d'alcool sous l'effet conjugué de la soupe et des oignons.

Le reste est très étrange.

Polyvalent piège à glands.

Le faux polyvalent l'est tout autant.

La paire de centre est au XV de France, ce que la paire de sein est à la girl du Moulin rouge, vaut mieux pas qu'elle soit dégueulasse.

Et là le doute fait plus que planer. Voilà deux petites années que Rougerie, le coffre à ballon XXL, est placé au centre de l'ASM. Y brille-t-il d'un éclat propre à aveugler le staff ? Sa défense en escalator en panne est-elle de nature à rassurer ses partenaires ?

On y reviendra plus tard, mais si le Lièvre est dans son droit le plus absolu d'expérimenter, il a déjà misé sur Rougerie et il a perdu. Inutile de rappeler sa très piètre performance face à l'Australie. On pourra s'en amuser comme on l'avait bien aimé l'an passé, toujours face à l'Ecosse,  à l'occasion de son retour, le jaunard avait tenté de tamponner par deux fois ses adversaires et de se blesser, le tocard jaunard n'avait pas déçu.

Rougerie et Traille : dommages collatéraux

La titularisation de Rougerie est un dommage collatéral de la mise à l'écart d'Inglorious Bastareaud. En son absence, quel choix pour mettre du puissant et franchisseur derrière ? Rougerie Pardi ?

Une fois de plus, Rougerie n'à rien à faire en Bleu, sauf peut être en doublure de Na'vi.

Autre aberration de la polyvalence, toujours un faux polyvalent, le retour de Traille. Depuis plusieurs années sa sélection ne semble tenir qu'à sa phonétique identité avec Essai en anglais (try), c'est objectivement la seule raison que l'on puisse trouver.

Baladé de l'ouverture à l'arrière en passant par le centre, passant complètement à côté en 10 face à l'Australie, il redevient 15, avec le souvenir d'une demie en 2007 là aussi complétement ratée. Traille relance à la manière d'un fil à plomb, mais il posséde quand même deux atouts, il est grand, ça aide sur les quilles et il a un coup de pied, là aussi de plomb. Dans la mesure où Trinh-Duc a deux jambes en bois, la titularisation de Traille est là encore un dommage collatéral de celle du premier.

Les titularisations de Traille et de Rougerie à ses deux postes exposés ont secoué le petit monde du rugby autorisé.

A-t-on raison contre tous ? La réponse a cette question existentielle varie, positive pour le génie, négative pour les autres.

Le Lièvre est-il un génie ? Personne ne lui fera l'affront de répondre à une question aussi provocatrice.

Pour le reste, hormis l'insupportable vide créé par l'exclusion de Malzieu, rien de bien surprenant.

Certes, le cas Jauzion est ennuyeux, de deux choses, l'une soit il paye la défaite face à l'Australie, mais dans ce cas, la triplette nullarde qu'il formait avec Rougerie et Traille aurait dû les placer tous les trois devant leur TV samedi, illsutration supplémentaire de l'inconstance du staff. Soit, le Lièvre le fait souffler après une longue campagne européenne. Quoi qu'il en soit on n'en saura rien, pas plus qu'on ne saura pourquoi subitement un beau jour, il fera son retour en Bleu.

Ainsi, va la piste du Lièvre.

Samedi, au chaud on compte sur les deux Max pour éclairer le ciel bas des Bleus.

Le XV titulaire

Traille - Huget, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Trinh-Duc, (m) Parra - Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir - Nallet, Pierre - Mas, Servat, Domingo.

Remplaçants : Guirado, Ducalcon, Thion, Chabal, Yachvili, Clerc, Poitrenaud.

dimanche, 28 novembre 2010

Raclée d'automne : France 16 - Australie 59

On a toujours tort d'avoir raison trop tôt.

Ami, désormais lorsque dans la même phrase tu liras ou entendras, équipe de France et champion du monde de rugby, au mieux tu auras à faire à un farceur au pire à un escroc, voire aux deux.

Au moins, c'est clair après le 39-12 encaissé l'an dernier face aux Blacks, l'historique 59 à 16 de ce funeste 27 novembre a souligné l'écart existant entre les prétendants au trône ovale. Face à deux nations majeures du Sud, chaque fois l'équipe de France a paru si dépassée que ce n'est pas la peine d'y penser. Pour comprendre ce futur certain un long retour sur le passé va s'imposer.

Avant de le conduire quelques brèves considérations.

1. Le rugby commence devant, il y finit aussi

Le rugby commence devant.

Pour l'avoir oublié à leurs débuts, le Lièvre et son staff connurent deux années difficiles, mais incapables visiblement de poursuivre deux idées en même temps, désormais le rugby commence bien devant mais il s'arrête là et descend au 9. En gros il commence et finit devant.

Contre l'Australie, on a pu voir jusqu'à la caricature l'hémiplégie des Bleus de France, marquant leur seul essai du match sur mêlée...sans que la gonfle n'en sorte.

Le Lièvre et son staff font tout à l'envers, prônent un jeu débridé et en oublient les fondamentaux.

Ils reviennent aux fondamentaux et en oublient le jeu.

Après tout le monde pourra s'espanter devant notre superbesimulateur de mêlée ; il n'est que temps d'inventer la machine qui permette de marquer des essais qui ne soit pas à zéro passe, j'ai déjà un nom : simulateur de french flair !

2. Le jeu : évitement et french flair

Chabal à raison de dire que le French flair est dépassé, c'est un truc pour les touristes du rugby comme Montmartre, le béret et la baguette sous le bras, so typical certes, mais renvoyant à un passé mythifié.

Ce qui n'empêche pas les autres équipes d'avoir du flair et de sentir la rouquine à 100 lieues à la ronde.

Contre les Blacks, l'an passé à Marseille, plusieurs idées reçues avaient rejoint le néant dont la vacuité française les en avait tiré. Face à l'Australie  trois idées reçues ont pris du plomb dans l'aile comme on aime à le dire chez Père Dodu.

-évitement vs rentre-dedans

l'Australie pratique habituellement du rentre-dedans derrière, pourtant contre les Bleus, quel éblouissement de voir cette vivacité derrière, cette rapidité d'exécution, cette continuité dans le jeu.

Parce que l'équipe de France n'arrive pas à pratiquer un tel jeu on nous bourre le mou avec des formules du type : Dans le rugby pro, la qualité première est l affrontement, prendre le centre du terrain etc.

Foutaises!

Et on peut l'avoir d'autant plus amère que non seulement un jeu chatoyant est possible, mais surtout l'Australie a apporté la cinglante preuve au clown triste qu'en moins de deux ans, une équipe peut radicalement changer de style de jeu au niveau international tout en gagnant en efficacité.

-essai en première main quasi-impossible au niveau international

Sans commentaire, ou si peu. Là encore c'est pas parce qu'on n'arrive pas à le faire que c'est impossible, les Blacks et l'Australie le font régulièrement et parfaitement (qui se souvient d'avoir vu une combinaison derrière ces 10 dernières années ?).

-défi physique

Régulièrement face aux nations du Suttt, les français rendaient kilos et centimètres, ne s'est plus vrai depuis en gros 2007.

Lors de ce sombre match, Traille, Jauzion et Rougerie affichaient des mensurations bien supérieures à leur vis à vis, on connaît la suite.

3. Qu'avait de plus l'Australie ?

Une mêlée supérieure à la notre : non

Une troisième ligne franchissant la ligne d'avantage : oui

Une charnière habituée à jouer ensemble : oui

Une charnière digne de ce nom, pesant sur l'orientation, prenant l'initiative, inventive et inspirée : oui

Des trois-quarts rapides, incisifs et dynamiques : oui

Une équipe composée de joueurs explosifs avançant à chaque impact : oui

Aux mêmes questions pour la France faire une réponse inverse.

4. Les responsables : le Lièvre et son staff

La responsabilité de cette faillite unique en incombe au Lièvre et à son staff, dépassant la débacle de 1997 face aux Boks (10-52). Il est vrai qu'en juin 2007 une équipe de France avait pris 61-10 face aux Blacks, mais il s'agissait d'une équipe bis. Ce qui 'n'était pas le cas face à l'Australie.

On va ressortir, les habituelles excuses aussi bidons que bidendum :

pour commencer en France le niveau de jeu est pas assez élevé en TOP 14.

Ah bon, je croyais que c'était le meilleur championnat du monde, attirant les meilleurs joueus étrangers, avec des clubs dominant la H CUP.

Parfois on a l'inverse : les joueurs préférent se consacrer au TOP 14

ensuite, on est une équipe en phase de construction

Celle là on la connait bien, elle est utilisée en gros depuis 2007, sauf que là aussi ça coince après le grand chlem de 2010, vendu comme la preuve que ayé les grands travaux sont finis.

dans le même genre existe aussi :  la préparation n'a pas été facile

C'est vrai que trois semaines pour composer une équipe, tout en essayant de nouveaux joueurs et en rappelant d'anciens, c'est un peu juste. Mais la faute à qui ?

Le Lièvre n'avait qu'à se concentrer sur le groupe du Grand Chlem en effectuant au besoin des changements dictés par les blessures.

De toute façon nos adversaires n'ont pas été dans de meilleures conditions de préparation.

enfin, à utiliser après de mémorables roustes que jamais n'effacent les troubles liés à Alzheimer, il y a l'incompréhension absolue

Le Lièvre est pas mal dans cette catégorie, il prend à chaque fois un air de Droopy pour dire : là je comprends pas, c'est irrationnel, hallucinant, qu'est-ce qui s'est passé dans la tête des joueurs, comment a-t-on pu en arriver là etc.

On va lui expliquer nous ce qui s'est passé : à sélectionneur incompétent, joueurs déboussolés et grosse branlée.

Au moins échappera-t-on cette fois à l'excuse bidon number one de la défaite : on est en fin de saison, on est fatigué, on a trop de match dans l'année etc.

Au terme de cette historique défaite l'Australie finissait sa saison quand la France en est au premier tiers.

Après l'excuse bidon bidonnante vient la petite lueur d'espoir prononcée en général par un sage (Servat, Jauzion, Nallet...) : on sait le chemin qui nous reste à parcourir pour se rapprocher des meilleurs et travailler en ce sens.

L'écart se creuse le plus souvent parce que travailler plus avec les mêmes incompétents, selon les mêmes méthodes en bois, c'est travailler plus mal et au final être pire. Sinon, il y a bien longtemps qu'on serait au moins au niveau des meilleurs.

Quand le camion va droit dans le mur, on n'accuse pas la marchandise transportée, mais le chauffeur.

Kicéki a les clés du camion : le Lièvre et son staff.

Ont-ils le permis ?

Je vous laisse deviner la réponse qui nous occupera prochainement.

Pour les pressés de savoir, de quoi accouchera cette gigantesque dérouillée, là aussi la réponse est simple : rien.

Déjà après la raclée face aux Blacks et la minable tournée de juin le Lièvre était content de lui, ça va continuer comme ça jusqu'en septembre 2011, on a pas fini de trouver le temps long.

Adiu

 

mardi, 16 novembre 2010

En attendant France-Argentine : le temps agité de la Mosson

Le Puma a pris la fâcheuse habitude de planter ses crocs acérés (66) dans la frèle carcasse du coq tricolore.

Dans ces conditions, sans trop d'exagération on relèvera que le rugby argentin suscite la revanche comme la nuée porte l'orage.

En cet automne à Montpellier, le temps de la Mosson est venu. Le Lièvre et son staff sont prévenus, le choc sera rude devant. Et pour une fois, tout finit par arriver, on est forcé de constater (comme me l'a justement dit l'huissier juste avant de partir avec ma télé écran plat sous le bras) concernant la composition du pack comme dans les Chiffres et les lettres : Pas mieux !

Bon, il est toujours possible de chipoter ici ou là, un pénible dans le genre de Thion ne serait pas dépaysé face à l'un des paquets les plus pénibles de la Terre ovale. Quant à "houououou-Chabal" il ne tiendra sûrement pas 80 minutes, mais au moins le Lièvre a enfin pigé une équation pas bien dure : Chabal = 8

Harinoroquy paye sûrement de s'être un brin emmêlé les pinceaux contre les Fidji, en même temps il ne joue pas souvent 8 au BO, quand on vous dit que la polyvalence a ses limites...

Derrière en revanche ça flotte et ça va flotter. Pour commencer l'équipe de France est toujours à la recherche désespérée d'un 10, pas d'un fifrelin qui a juste le numéro dans le dos, on ne va quand pas aller chercher Platini !

Au centre, c'est la blague de l'année : Rougerie au centre.

Déjà avec Rougerie en équipe de France la poilade n'était pas loin. On s'était bien marré contre l'Ecosse avec ses deux placages à l'épaule où à la fin y a que lui qui s'était fait bobo.

C'est bête hein le rugby, des fois ya bobo.

Là au centre c'est de la grosse marrade en perspective, déjà qu'en championnat il est dépassé avec sa défense en escalator, un coup je monte, un coup je descends et ce indéfiniment.

Bref, la pipe est de retour, à l'aile il était un peu caché, là au centre de l'attaque, on va assister à de belles séquences de "coffres à ballon".

Du coup aux ailes comme ils ne verront pas l'ombre d'une gonfle, le Lièvre peut placer le premier nom qui lui passe par la tête. Mais comme il ne peut pas mettre à la fois Rougerie au centre et à l'aile (en fait si il peut, quand il met en coffre à ballon Bastareaud à la place de Rougerie et Rougerie à l'aile), il innove en plaçant des ailiers faisant dans l'évitement, vu que pour le rentre-dedans il est servi.

Faire démarrer Huget contre l'Argentine n'est sans doute pas la meilleure idée du siècle, en même temps il n'a pas encore 10 ans, on attendra encore quelques décennies.

A l'autre aile, Andreu, de la vivacité donc, qualité qui revient - et on s'en réjouit - à la mode, encore faut-il pour la mettre en valeur avoir des ballons.

A l'arrière, Palisson.

Palisson avait pour lui au début l'attrait de la nouveauté, de la fraîcheur, de la jeunesse etc.

Puis au fur et à mesure de ses apparitions en bleu (une petite dizaine quand même), on en vient à se poser la question à 1000 euros : il a fait quoi Palisson au juste en équipe de France?

La réponse tient en trois voyelles : ien.

On a un joueur polyvalent, certes, mais il est moyen en tout, un peu comme une salle polyvalente : trop petite pour le quine-loto-rifle de l'école - du rugby - de l'école du rugby - du comité des fêtes (rayez la mention inutile), pas assez intime pour la belote du troisième âge, tristounette pour un mariage, trop gaie pour le congrès annuel des croques-morts.

Au lieu de quoi, il y avait Porical, à l'aise face aux Fidji, il va aller croquer ses rousquilles sur le banc.

Le Lièvre préfère encore expérimenter derrière plutôt que d'installer un 15 bis (derrière Merdard ou Poitrenaud). Ce type là est capable de nous amener en Coupe du monde sans qu'on sache à l'avance, et lui par conséquent, qui jouera derrière.

Seule certitude samedi devant le poste, je n'aurai d'yeux que pour le jaunard !

Composition du XV de France:

Palisson (Brive) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Jauzion (Stade Toulousain), Andreu (Castres) - (o) Traille (Biarritz), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Chabal (Racing-Métro), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Ducalcon (Castres), Thion (Biarritz), Harinordoquy (Biarritz), Yachvili (Biarritz), Estebanez (Brive), Porical (Perpignan)

23e homme: Schuster (Perpignan)

 

Composition du XV Argentin :

Rodriguez Gurruchaga ; Camacho, Tiesi, Fenandez, Amorosino ; (o) Contepomi (cap.), (m) Vergallo ; De Achaval, Fernandez Lobbe, Fessia ; Albacete, Galarza ; Scelzo, Ledesma, Roncero.

Remplaçants: Creevy, Ayerza, Guzman, Cabello, Galindo, Lalanne, Bosch.

jeudi, 26 mars 2009

Chaballllll

Alors que les deux équipes et leurs encadrements étaient allés partager le traditionnel banquet d'après-match à l'Art Cafe, le 2e ligne du XV de France Sébastien Chabal aurait donné un coup de poing au pilier italien Martin Castrogiovanni dans un club après la victoire française (50-8) à Rome lors de la dernière journée du Tournoi des six nations. Chabal, auteur du premier essai de l'équipe de France était «complètement saoul» selon l'agence italienne Ansa.

Castrogiovanni n'aurait pas apprécié les regards trop appuyés du Français vers sa petite amie et lui a demandé de partir. Chabal aurait répondu par un coup de poing qui a fait saigner le nez du pilier italien. Leurs coéquipiers se sont précipités pour les éloigner, et les Français ont présenté leurs excuses à l'équipe italienne.

 

La Dépeche du lundi 23 mars

 

No comment comme on dit à Sale

lundi, 23 mars 2009

Tournoi 2009

Le tournoi 2009 est fini, vivement le tournoi 2010.

 

Les Bleus finissent 3ème, derrière l'Irlande et les Beefs, à égalité de points avec les Gallois. Le classement final et le grand chlem irlandais a tenu à la pénalité ratée du bossu Jones (Stephen, faut préciser vu qu'il y a une chiée de Jones qui portent le poireau). Tout ça donc s'est joué à pas grand chose, signe d'une grande homogénéité entre les équipes.

Evidemment chacun peut se satisfaire de l'historique victoire irlandaise, qui vient enfin couronner une génération talentueuse, dont on attendait beaucoup et qui a finalement plutôt déçu, même si tout un peuple attendait ça depuis 61 ans.

Il reste que la victoire irlandaise fait regretter celle des gallois l'an passé, dont le jeu était plus ambitieux et chatoyant, d'ailleurs samedi dernier les Gallois ont produit un volume de jeu supérieur aux Irlandais. D'une certaine manière ils ont refait le coup du Munster (les ptizamis) contre le Stade l'an passé en H Cup, en s'appuyant sur un pack de guerriers habités par la trilogie sacrée : vaillance, humilité et abnégation et sur une énorme défense.

Mais évidemment du point de vue de ce côté du Channel, les choses sont différentes. Pour le dire en une phrase formée de quelques mots constitués de plusieurs lettres : Les Bleus ne progressent pas quand les autres équipes (Irlandais, Beefs et Gallois) avancent sur des bases solides (mélées, charnière).

Une autre équipe ne s'améliore pas et semble même regresser : l'Italie, c'est dommage mais cela ne l'empêche pas d'abriter le meilleur joueur d'Europe : Parisse.

Pour patienter jusqu'au tournoi 2009, une tournée à la mords-moi le noeud cet été chez ceux qui marchent la tête en bas, qui aura sans doute au moins le mérite de permettre à Martin de porter le coq.

D'ici là salut les poules.

jeudi, 19 mars 2009

Le rugby de gribouille (primo)

D'entrée de jeu soyons clairs, là où le sage voit la lune (c'est bon tu peux remettre ton pantalon) l'idiot voit le doigt pointant la lune.

En d'autres mots, lecteur encore abasourdi par le cauchemar du match contre les Beefs, si la victoire contre les poireaux rouges a un peu trop chauffé la tête du monde rugbystique, la défaite contre les roses rouges ne doit pas nous inciter à essayer de rentrer la tête dans le cul d’une vache pour cacher sa honte.

D’’abord parce qu’on le dit depuis bien trop longtemps, le Lièvre et sa bande font pas la maille, je veux bien qu’il soit sympa, et crache pas sur un demi, mais si tous les mecs sympas, amateur de binouze peuvent faire de bons sélectionneurs, il va falloir trouver d’autres critères. Mais j’y reviendrai

Ensuite, la défaite était prévisible, at first contre les gallois, après une domination outrageuse durant tout le match, les Bleus étaient à 2 doigts de voir le score s’inverser à quelques minutes de la fin du match, ce qui serait arrivé sans la maladresse des poireaux. Ce qui donne en langage tactico-technique, les Bleus n’avaient pas de marge, et sans marge pas de bénéf, sans bénéf pas de bonus (encore que..) et sans bonux pas de cadeaux ! Clairement les Beefs n’ont pas faits de cadeaux, équipe annoncée à la dérive, mais rappelons-le car le flot des commentateurs payés pour écrire, raconter et répéter des conneries à longueur d’années ont oublié qu’ils perdent sur un score serré, voire très serré, contre l’Irlande et le Pays de Galles, ainsi ils étaient proches de ces deux équipes qui vont samedi se disputer la gagne dans le Tournoi 2009. Ça c’était for the second, and at three, depuis 10 ans, les Bleus n’ont gagné qu’une fois à Twickenham, c’était en 2005 (moins beau qu'en 2002 à la maison  quand Betsen avait chassé Wilko comme la buse le lapinou mixomatosé). Donc fallait pas trop rêver, qu’avec une équipe dite « en construction » ( y a des travaux qui durent), les Bleus allaient tordre le Beefs d’autant plus que l’an passé les Beefs étaient venus à Paris et repartis avec la victoire et qu’un an plus tôt on voyait s’envoler une belle finale à domicile contre ces mêmes Beefs.



En résumé, je te la fais courte pour que tu puisse te la mettre sur l’oreille ; depuis plusieurs années les Beefs sont supérieurs aux Bleus, équipe toujours présentée à l’agonie, mais championne du monde 2003 et vice 2007, tandis que les Bleus sont présentés comme allant casser la baraque alors qu’ils sont à l’agonie. Y a comme un blème comme dirait un djeun's des années 80


Le problème vient du staff, du jeu et des joueurs.



Primo (samedi c’est l’Italie), le staff



J’aime tant le répéter que jamais je m’en lasse, le Lièvre, le Tordu et Joues de corned beef n’ont pas le niveau pour entraîner la sélection nationale, ce n’est pas tant leur qualités propres dont chacun peut discuter, le spécialiste des avants, ex-pilard de fédérale reste pour moi un éternel sujet d’émerveillement, que leur absolue inexpérience. Et c’est pas nouveau, souvenons-nous le mal est ancien.



Quand Laporte est désigné après 99 pour préparer 2003, il est certes auréolé, pas sous les bras, d’un titre de champion avec le Stade français, mais depuis on sait qu’à Paris l’équipe est plus forte que l’entraîneur vu que plusieurs entraîneurs sont passés sans qu’on puisse mesurer leur part dans les divers titres depuis 1998, et même une année (en 2004), Paris a été champion sans entraîneur, bref Laporte était totalement inexpérimenté en Bleus et faiblement comme entraîneur, il avait toutefois pour lui d’être un bon client pour les médias et d’être au moins comme joueur un leader. Bon on connaît la suite, un grand chlem en 2002 et en 2003 il pleut en demi… come back home. Après fallait le virer, il avait un objectif, il l’a raté, out, au taquet en demi de la coupe du monde en 2003, au taquet il sera en 2007, rien de bien neuf sous le soleil, entre temps re-chlem en 2004. Pas de quoi se lever la nuit pour se tirer sur la nouille.



Après 2007, le Lièvre, entraîneur complètement inexpérimenté au plus haut niveau, sauf si Dax en Pro D2 c’est du haut niveau, joueur international certes, mais n’a pas laissé un grand souvenir en Bleu, et surtout n’a jamais été un leader dans le jeu ou en dehors. Le Lièvre a pour lui d’avoir une bonne gueule, de parler doucement là où Bernie le dingue éructait, mais le problème du type qui parle doucement c’est qu’on finit assez vite par comprendre qu’il a pas grand-chose à dire.



Alors évidemment le lecteur dont la moelle n’est pas bouffée par les entrées au casque, de se demander qu’est-ce que tu proposes ducon ?



1. rien, je suis pas élu à la fédé,

2. c’était mieux avant. Le top : Skrela-Villepreux, tandem paradoxalement très critiqué du temps où ils avaient les clés du camion, mais avec le meilleur palmarès du rugby pro en Bleus : 2 chlems en suivants (97-98) une finale copa del mundo en 99. Le premier comme le second étaient des entraîneurs très expérimentés à l’origine de la renaissance du Stade T et des joueurs ayant laissé des traces indélébiles en Bleu. C’est pas le staff d’aujourd’hui ! En gros en 2007 avaient le profil, le goret asémiste ou Galthié.



Donc pour te la faire courte, toujours, le staff est nommé fin 2007, dialogues.


-Allo Emile ?
-Ouais.
-C’est Marc, t’as vu j’ai les Bleus,
-T’as pris un pèt ?
-Tu fais le con ou quoi, t’es pas au courant ?
-Je suis avec Retiere, on fait des conserves, du cochon je crois.
-Bon tiens toi bien, mais pas à Retiere, je suis sélectionneur !
-Tu déconnes, ils ont pas vu jouer Dax ?
-Si je te jure, bon maintenant il me faut un staff !
-Tu veux des noms ?
-Non, toi et Retiere, c’est bien, vous avez les jeunes Bleus, c’est cool ça les jeunes, et en plus vu que vous y comprenez encore moins que moi pour entraîner, je veux pas d’emmerdements en m’entourant de mecs compétents.
-Sois tranquille, de ce côté-là il y a pas de risques avec nous, oooh Retiere, on va entraîner les Bleus avec Marc !
Retiere : Ils ont une équipe les schtroumpfs ? Si c’est pour me payer en salsepareille, je préfère pas, je tiens à mes joues.
-Laisse tomber je t’expliquerai plus tard, bon c’est ok Marc, on va bien se marrer !
-Super, moi aussi je me suis dit que je ne pouvais pas refuser, mais va falloir dire un truc, sinon ça va finir par se savoir qu’on a rien à faire là.
-Heu…chai pas trop quoi dire là, je suis pas maso.
-T’as raison on va garder Maso, comme caution beau jeu du rugby de papa, il est bien, et puis lui il sait quoi dire. Mais faut quand même dire un truc.
-Heu, on a qu’à parler du jeu, au Stade quand ça va mal, on parle du jeu à la toulousaine.
-C’est bien ça le jeu, en plus ç’est un peu comme les jeunes, ça commence pareil, on va parler du jeu et prendre des jeunes, comme ça en plus il la ramèneront pas avec leurs sélections vu que c’est nous qu’on va leur donner.
-Bon super, on a vachement avancé, mais quel jeu ?
-Le beau jeu, pardi, on va dire que nous on veut du beau jeu.
-Ouais, chai pas trop, en même temps c’est un peu con, personne n’est pour le mauvais jeu, même à Toulon ou à Bègles ils osaient pas le dire.

-T’inquiètes, ça va pas se voir, par contre il faut qu’on trouve un truc à faire pour Retiere, je peux quand même pas prendre tous les mecs qui ont tâté de la gonfle en tronche en fédérale !

Retiere : Ahourrr !!!

-???

-Pas mieux

Retiere : Aie ! Ouille !
-Qu’est-ce qui lui prend ?
-Rien il a poussé trop fort sur le jambonneau et s’est coincé le pouce dans le bocal.
-Il est grave quand même…
-Il jouait à la pile avant.
-Très bonne idée, il va s’occuper des avants !
-Heu… ça fait pas beaucoup pour lui les avants ?
-Oui t’as raison, en fait il va juste s’occuper des piliers, en plus je vais les prendre de Dax, avec ça je suis sûr qu’ils lui tomberont pas des raisonnements et ça se verra moins qu’il y comprend rien. En plus pour faire bonne mesure je vais nommer un seconde pompe capitaine, pour pas qu’il râle de pousser derrière des burnes.
-Putain, t’es vachement avancé dans ta réflexion.
-Ouais, en plus toi tu jouais au centre à Toulouse, donc tu vas t’occuper des trois-quarts, et comme j’t’aime bien, je vais prendre un max de joueurs du Stade. En plus beau jeu + Stade Toulousain = on est peinard jusqu’en 2011. Au fait tu connais la Nouvelle-Zélande ?
-Non, à part une tournée ou deux...
-Moi pareil, on va vraiment se régaler là bas, faudra juste faire gaffe de pas oublier Retiere dans la soute.

Le rugby de gribouille (tercio)

Tercio : Les joueurs

 

L'équipa en piagio a Roma

 

Fabien Barcella (Biarritz), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Sylvain Marconnet (Stade Français), Lionel Nallet (Castres, capitaine), Sébastien Chabal (Sale/Angeleterre), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont) Imanol Harinordoquy (Biarritz)(m) Morgan Parra (Bourgoin), (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Cédric Heymans (Stade Toulousain), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Florian Fritz (Stade Toulousain), Maxime Médard (Stade Toulousain) et Damien Traille (Biarritz).

Remplaçants: William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Thion (Biarritz), Louis Picamoles (Montpellier), Frédéric Michalak (Stade Toulousain), Mathieu Bastareaud (Stade Français) et Julien Malzieu (Clermont).AP

 

 

Là aussi soyons clairs, une grande sélection n'est pas toujours composée des meilleurs joueurs, mais il faut quand même qu'à des postes clés (en gros, 2, 8, 9, 10, 15), les mecs soient indiscutables. Aujourd'hui en 2 c'est stable avec Swki, mais pour le reste, même Médard que je pensais certain en 15 laisse ça place à Traille pour son week-end à Rome. De toute évidence ce turn over est un aveu d'impuissance, même s'il  reste inévitable en raison des blessures.

Là aussi  l'inconstance est frappant, prenons Chabal, c'est quoi son poste, deuxième pompe, troisième ligne aile, troisième ligne centre ? A Sale je sais, pas chez les Bleus. Depuis le début du tournoi il n'a jamais convaincu, il est même carrément passé à côté contre les Beefs. Comment le Lièvre, 3ème latte dans le civil a pu commetre l'erreur de le placer à l'aile du pack, là où la mobilité est reine, Chabal n'est ni très mobile, ni un bon plaqueur, au plus il met des tampons en défense quand le gonze en face vient sur lui, mais jamais de la vie il ne chasse la gazelle comme Dusautoir, Martin ou Bonnaire peuvent le faire. C'est clairement à ce genre d'erreur qu'on doit les ballades de Cueto et Armitage dans la défense. Chabal fait pas l'affaire en flanker, qu'à cela ne tienne, on le renvoie en seconde latte, place qu'il avait cédé à Thion pour manque de puissance et de poids. Signe d'un staff déboussolé : changer son équipe en fonction  de l'adversaire là où l'on devrait imposer son jeu quel qu'il soit.

Je suis pas sur qu'il ait fini par comprendre que Faure était un pilier de bal musette. Ce type a toujours été nul, il s'est toujours fait secouer comme un prunier dans l'agenais, et il a depuis deux ans additionné les capes. C'est un grand mystére. L'avantage c'est que lui comme Chabal jouent en outre-manche, là où comme on sait le joueur est "préservé" ne multipliant pas les matchs à l'instar de l'international français. Or dimanche dernier, Faure et Chabal ont été transparents, va falloir trouver donc une autre excuse à la Bérézina française, d'autant plus que l'un des joueurs les plus employés (Dusautoir) a été comme à son habitude : impéroyal.

Contre les Beefs, on s'est encore pris un magistral good game dans les gencives

La charnière, malgré ma grande science du rugby, que chacun peut goûter pour pas un rond à longueur de colonnes, je dois avouer que le point est pour le dire assez rapidement : emmerdant. Depuis bientôt 10 ans, aucune ne s'est imposée on doit être à environ 50 charnières utilisées depuis. Le choix est difficile, je mettrai bien Durand-Beauxis pour voir, mais bon, sans grand enthousiasme. Quoi qu'il en soit, une charnière ça ne se change pas tous les 2 matchs. En la matière l'automatisme est roi. Il faut faire un choix et s'y tenir. Prendre les joueurs qu'on a sous la main (ça vaut aussi pour les piliers)  parce qu'ils seront les meilleurs à leur poste dans 2 ou 3 ans, bien sûr ça peut rater (La Miche, Castaignède), mais ça marche aussi (Betsen, Marconnet), mais si on considère que Para incarne le meilleur 9 pour l'avenir, on le laisse à sa place, pour qu'il construise de la confiance, qu'il acquière de l'assurance et surtout qu'il ait l'expérience du niveau, comment l'acquérir si tout les 2 matchs les postes clés d'une équipe sont changées. Pareil pour Picachu, si on pense que l'avenir en 8 c'est lui, il doit faire tous les matchs comme titulaire, il apprend que dalle en faisant banquette, il n'aura d'ailleurs échappé à personne qu'il n'a pas progressé depuis un an au niveau international.

Le Lièvre et son staff ont le nez sur le guidon, par leurs errements se sont mis la pression et font une équipe match après match alors qu'ils s'étaient engagés sur la durée, et il faut attendre la fin du  tournoi pour voir une 3ème ligne qui ressemble à quelque chose.

Derrière, Gribouille reste à l'oeuvre.

Traille. Nul à l'arrière en 2007, on pensait ne plus le revoir en Bleus à ce poste, c'est à croire que le Lièvre et son staff on  pas la TV. A supposer qu'il fasse un match honnête contre l'Italie, est-ce qu'on sera plus avancé après. Que nenni. Médard qui n'a pas été le pire derrière, il aurait du être maintenu en 15. Gribouille à encore frappé, c'est à croire que le tarnais a pris possession du corps du Lièvre.

Traille à la relance dimanche, ça va être au moins aussi comique qu'un ministre de la relance !

Suivant le même raisonnement, quand on veut bâtir l'équipe de demain, on laisse pas en place le monument Jauzion, qui comme à se lézarder de manière inquiétante, il a pas été très réactif en défense contre les Beefs. Bien sûr Jauzion est une icône, même un king icone, mais on rend un très mauvais service aux Bleus en le laissant là, car dans deux ans, il sera où ? Il sera pas plus rapide, plus incisif qu'aujourd'hui.

Le plus beau : le retour de la Miche. Pas fameux depuis qu'il est rentré au Stade, ni vrai 9, ni vrai 10, ni espoir, ni ancien, La Miche is back, pour quoi faire ? Mystère et bidendum comme on dit du côté de l'ASM.  On est jamais à l'abri d'un coup de génie avec La miche, le problème c'est que le reste du temps faut avoir les nerfs solides. Il viendra en fin de compte grossir les rangs des génies du sport français n'ayant jamais confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux. Le pire pour le Lièvre, le Tordu et Joues serait qu'il rentre et fasse un super match (contre l'Italie il en est capable) ça leur donnerait encore un peu plus mal à la tête.

Il ne faut rien attendre de ce match contre l'Italie, les Azuri font en général leur match le plus complet contre la France, quand celle-ci gagne invariablement. Du coup, je vais pas me fatiguer à parler du match et attendre la semaine prochaine pour faire le bilan du tournoi 2009.

Il Bilano

1. Matcho de la muerte contre Italia (je me demande si c'est pas de l'espagnol ?), c'est dire les progrès des Bleus

2. Les Bleus finiront 4 ème devant  l'Ecosse et l'Italie, pire place depuis 2001 (tu parles d'une performance pour des mecs qui nous ont bassiné avec  leur jeu ambitieux).

3. Un tournoi pour rien dans la perspective du seul objectif qui compte : coupe du monde 2011.

 

Bonne bourre à tous !

 

 
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