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dimanche, 20 septembre 2015

Le jour d'après...Les Boks se font hara-kiri

A mon voisin frontiste (le Sud n'est pas qu'une terre de rugby) qui me demandait : "Tiens-toi qui a une chemisette Cambérarero (le Sud sait aussi être une terre d'élégance) tu dois t'y connaitre en rugby, c'est quoi cette histoire de Japonais qui battent les gentils afrikaners ? " (phrase conclue avec un brin de nostalgie dans la voix ).

Ebé lui dis-je, c'est comme si Philippot convolait en justes épousailles avec Clémentine Autain, un truc tellement improbable que l'idée ne te vient pas.

C'est vrai que la chose est si extraordinaire qu'elle ne parait pas vraie, le plus simple est donc de la tenir pour fausse pour essayer d'y voir plus clair, puisque dès lors que les japonais qui n'avaient pas gagné depuis 1991 battent l'un des prétendants à la couronne mondiale, tout est possible.

Et justement non, on a fait tourner à fond les bécanes bourrées de stats jusqu'à la gueule, il en ressort :

Que lorsque le champion n'est pas chez lui (1987, 1995, 2011), il est du Sud sauf en 2003, mais qu'il compte toujours parmi les équipes dominant le rugby mondial les années précédant la compétition.

En 2015, la France joue-t-elle à domicile ?

La réponse est non.

La France est-elle une équipe du Sud ?

La réponse est non.

La France a-t-elle dominé le rugby mondial ces dernières années ?

La réponse est non.

On en déduit assez facilement, qu'il faut arrêter de nous enfumer avec des fadaises à la Marc Lévy du genre : Et si c'était vrai que c'est possible d'être heureux en ovale pour toujours mon amour...

Rien, absolument rien n'atteste le discours du staff et des joueurs visant à faire accroire que la Coupe du monde reste un Tournoi que n'importe quelle équipe du gratin mondial peut gagner.

Rien n'est plus faux, c'est faux et archi-faux, l'équipe sacrée a toujours été la meilleure, sauf en 1995, c'est vrai, mais à ce moment là, la compétition dépassait le cadre sportif pour s'inscrire dans la légende d'une nation en reconstruction.

En 2015, Hollande est-il Mandela ? J'ose à peine poser la question à mon voisin..

jeudi, 08 septembre 2011

En attendant Japon-France, fadeur, tiédeur et autres insipidités...

L'affiche, un Japon-France, sent bon la Coupe du Monde, puisque changement de pâturages ravit les veaux, il faut s'en réjouir.

Un peu de nouveauté ne nuit pas à la santé mentale après une litanie de Tournoi des VI Nations aussi fade qu'une purée sans tome et patates, entrecoupée de tests contres les nations du Sud, où sauf exception la France tombe au mieux avec les honneurs !

A y regarder d'un peu plus près, moins qu'un premier match de la Coupe du Monde, il s'agit du troisième match de préparation. Là encore, après deux confrontations insipides avec l'Irlande sur la lancée du tournoi, personne n'est plus avancé. Ou plutôt si ! Au sortir d'un Tournoi 2011 très moyen, l'équipe concoctée par le tiède Lièvremont (Dieu les vomit...) arrive avec un objectif très moyen (battre les Tonga) pour un quart face aux Beefs. La perspective est aussi réjouissante qu'un lendemain de cuite. Sans s'avancer, ce probable quart Bleus-Beefs n'est pas de nature à faire tomber le supporteur tricolore dans la gourde à gin.

Un match de préparation donc, pour une équipe composée à partir d'un seul critère, la maîtrise dans l'art de manier le déambulateur. Qu'on en juge par la compo :

Le XV de départ : Heymans ; Clerc, Rougerie, Estebanez, Médard ; (o) Trinh-Duc, (m) Yachvili ; Harinordoquy, Lakafia, Dusautoir (cap) ; Nallet, Pierre ; Mas, Servat, Barcella.

Remplaçants : Szarzewski, Poux, Papé, Bonnaire, Parra, Skrela, Marty.

En première ligne, hormis l'inoxydable Mas, un grand blessé (Barcella) et un talon certes talentueux mais convalescent (Servat). Si en face, la première ligne japonaise a la réputation d'être aussi résistante aux chocs qu'une cloison (japonaise), il ne faudrait surtout pas oublier que la seule vraie force des Bleus depuis deux ans se situe en première ligne.
Plus bas, la sélection de Lakafia témoigne aussi du côté préparatoire de la chose. Lent, mou et maladroit  contre l'Irlande, la découverte de dernière minute du Lièvre laisse aussi froid  qu'un saké bien frappé.
Derrière, un revenant (Heymans), deux coffres à ballon (Estabanez et Rougerie) dans le plus pur style Henri III (1551-1589) , lequel Rougerie est passé à la vitesse grand v (V) de la canne à trois pieds aux pelouses franco-irlandaises.
Bref, rien de très emballant pour règler son réveil un matin de week-end.
Bien sûr, les vendeurs d'images  peuvent toujours s'harasser à faire mousser une affiche inodore et sans saveur en indiquant que les japs d'attaque ont remporté cette année la Coupe des Nations du Pacifique, qui n'est jamais que l'équivalent antipodique (ça se dit ? ) du Tournoi B des VI nations (Roumanie, Géorgie etc.).
Au final, seule la validation du proverbe bien connu : "Les japonais adorent jour au rugby. Les autres nations adorent jouer contre les japonais" peut motiver un allumage matutinal de télévision. A défaut personne ne vous reprochera de préférer remplir vos devoirs conjuguaux ou autres en cette belle matinée.
 
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