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jeudi, 03 novembre 2011

OPA sur PSA ou du Lièvre au Goret

Après Saint Marc, le monsieur propre sur lui du rugby tricolore, l'avènement d'un Saint-André annoncé comme le Messie  étonne.

Comme le Messie, PSA est annoncé longtemps à l'avance.

Comme le Messie, PSA n'est que le fils de dieu, il vient en second, après Novès.

Comme le Messie, PSA après avoir réussi quelques miracles portera sa croix et risque bien d'y finir dessus entre ses adjoints (Lagisquet et Bru selon toutes probabilités).

Comme le Messie, les adorateurs d'Allah le rejeterront en raison de sa proximité avec le porc (le goret).

Quel que soit l'avenir du goret, le moins que l'on puisse lui souhaiter est de ne pas finir découpé en fine tranches.

Le Goret  est l'anti-Lièvre.

Là où le Lièvre était un joueur international de niveau moyen (je sais ça ressemble à un oxymore, mais ça existe), le Goret fut un joueur talentueux, un international charismatique au point de conduire une équipe de France victorieuse par deux fois chez les Blacks en 1994. Exploit inégalé depuis, exploit d'autant plus savoureux que le Goret  avait endossé la tunique du capitaine depuis l'aile...

Personne ne se souvient d'avoir vu le Lièvre en Bleu.

Tout le monde a en tête la relance emplie d'envie, de fougue et de hargne de PSA pour le plus bel essai du XXème siècle !

Là  où le Lièvre était un entraîneur débutant de deuxième division, le Goret a conduit des équipes de haut niveau en les portant au maximum de leurs capacités que ce soit avec Bourgoin puis plus tard avec les Sharks (de Sale pas Dassault...).

Son passage à Toulon, brillant la première année, plus mitigé en TOP 14 la seconde,  mais très honorable en H Cup, fait de lui un entraineur expérimenté ayant eu entre ses mains des joueurs de classe mondiale (Wilko, Smith, Heyman etc.).

Sans préjuger de l'avenir, voilà enfin le XV de France doté d'un entraîneur digne de ce nom. Qui plus est il ne va pas chercher ses adjoints en Fédérale 1 ou chez les Espoirs mais dans d'excellents connaisseurs du rugby hexagonal (Lagisquet et Bru). Léger bémol toutefois quand on voit comment le Stade se hâte de faire traîner la nomination de Bru on se dit que décidément le XV de France n'est toujours pas au rang des priorités du rugby de France. Comme s'il ne fallait tirer aucune leçon du fiasco FFR-Lièvre.

Quoi qu'il en soit, les masques finissent par tomber, le Lièvre se retrouve à poil, comme le petit gibier qu'il est. Quelques Bleus commencent à balancer comme il fallait s'y attendre, le procédé n'est pas très élégant mais la fin étourdissante du Lièvre dit assez le malaise général, nié puis caché avant qu'il ne saute aux yeux comme une bite au cul.

L'annonce à quelques semaines du début de la Coupe du Monde de son remplacement par le Goret signifie à la fois la fin d'une expérimentation qui n'a que trop duré et le désaveu dans lequel le tient la FFR, sapant là le peu d'autorité qui lui restait.

Aussi triste que cela puisse paraître après cette finale de Coupe du monde : Vivement le Tournoi 2012.

18:52 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : saint-andré, lièvremont

mercredi, 19 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 3 Si loins, si proches "Touch"

180 000 euros dans la poche de chacun des trente en cas de victoire !

140 000 euros assurés par la présence en finale.

Somme rondelette défiscalisée (qui aura le courage de supprimer les niches fiscales des primes sportives hé hé) surtout pour ceux n'ayant pas (Doussain) ou peu joués (Guirado, Estebanez etc.) avec des incertitudes sur l'état de la cagnotte de Skrela et de Marconnet, (si quelqu'un sait je prends).

Des fois, il n'est pas besoin d'aller chercher bien loin la motivation...

Mais notre sport est si beau, aussi pur que le plus pur des purs manteaux de la blanche colombe passée à la javel qu'un voile est en général prestement jeté sur ces triviaux aspect financiers.

Retour au sport donc.

Des Bleus sans jeu, se cherchant depuis 4 ans.

Des Blacks au jeu clairement identifié, fait de vitesse et de puissance au service d'une intelligence collective tournée vers le spectacle.

Des sales gosses en bleus.

Des gentlemen de noir vêtus.

Tout et plus encore sépare les deux équipes qu'il est plus simple de jouer au jeu des 7 ressemblances que des 7 erreurs :

-la certitude qu'une grosse mêlée est à l'origine du monde,

-le meilleur talonneur du monde (Servat, Mealamu),

-le meilleur troisième ligne du monde (Mac Caw, Bonnaire),

-un 9 sur le banc devenu leader (Weepu, Parra)

-un 10 prévu de longue date absent (Carter, Trinh -Duc),

-une maîtrise dans les airs (en touche pour la France, dans le jeu courant pour les Blacks),

-enfin, une certaine idée du jeu en partage (perdu de vue depuis pas mal de temps chez les Bleus, mais les clichés type French  flair résistent au temps plus sûrement qu'un Zippo, en plus il m'en fallait 7).

 Au final, aussi sûr que Lacroix et la Bannière vont moins bien au poste qu'un napperon de rouge tâché, un moyen radical permet de distinguer les Blacks des Bleus : leur sélectionneur.

On se souvient du Mea culpa  du Lièvre après France-Italie, en moins de trois semaines  il nous a refait deux fois le coup, la première pour s'excuser d'avoir mal répondu aux questions de journalistes "elle m'emmerde ta question", la deuxième pour avoir traité les Bleus de "sales gosses".

On en vient à se demander s'il ne réfléchit pas plus avant de parler qu'avant de composer son équipe...

-

dimanche, 16 octobre 2011

La patte du lièvre : ultime porte-bonheur du rugby de France ?

Par la petite porte les Bleus sont en finale.

Par la grande porte les gallois sortent ayant tout sacrifié au dieu jeu.

Juste ou pas, mérité ou pas, l'histoire est écrite pat les vainqueurs, une ligne de palmarès suffit à tout effacer comme le putassier Invictus l'a montré.

Pour toutes les fois où les Bleus ont paumé des matchs qu'ils devaient gagner 20 fois.

Pour toutes les fois où les Bleus ont dominé sans vaincre.

Pour toutes les fois où le Bleus se dont fait entuber comme à la parade par l'arbitre

Pour toutes les fois où des Bleus développèrent un jeu ambitieux pour perdre face à des adversaires au jeu aussi étriqué le slip de Maïté

Pout toutes les fois où en somme les Bleus se firent voler des matchs, la mauvaise conscience de se retrouver en finale ne doit être que passagère.

Aussi passagère on l'espère que le regain de gueule du Lièvre, qui évidemment la ramène fort.

Quand on voit les erreurs de coaching qui ont failli coûter une place finale (sortie de Servat et Poux à la 45ème).

Quand on voit la nullité des consignes données en deuxième mi-temps avec toutes ces chandelles approximatives allumées face à des gallois supérieurs dans les airs, une fois de plus c'est bien malgré le pire sélectionneur depuis Laporte que la France est en finale.

Cette place doit plus à une choune aussi monumentale que le pif de Lincoln au mont Rushmore qu'à la science technico-tactique du Lièvre et de son staff.

Mais, pour toutes les fois où l'équipe de France avait le bras trops courts, les poteaux trop carrés ou trop rond, la gonfle pas assez ou trop ovale, ne crachons pas sur cet avalanche de choune.

C'est finalement à l'alliance inédite de joueurs ayant les clés du camion et les ayant accroché à un porte-clé porte-bonheur du plus bel effet constitué autour de la patte du Lièvre que les Bleus doivent d'être en finale dont l'issue, quelle qu'elle soit sera savoureuse !

 

 Car par dessus-tout la joie sera immense de retrouver nos inénarrables Dupont et Dupond en finale !

vendredi, 14 octobre 2011

Gaulois ou Gallois ?

Même en panne une pendule indique exactement la bonne heure deux fois par jour !

Méditons sur cette puissante pensée avant de rêver d'une finale atteinte plus finalement qu'un Grand Chlem vu que pour s'y hisser il suffirt de battre les Beefs et les Gallois.

Pour conduire notre équipe de France :  le Lièvre.

Principal obstacle sur la route : le Lièvre

Une seule victoire (petite) face aux Beefs ne doit pas dissimuler la persistance du problème L. Inexpérimenté, incompétent, il n'aura décidément jamais trouver la bonne distance avec ses joueurs. Après l'avoir joué démocrate à la Kennedy, puis pacifique à la Gandhi, puis encore Père fouettard à la Brejnev, il nous la joue simultanément Jojo du Bar Pmu "A la boule d'argent" et midinette.

Midinette pour son côté supportrice aux yeux embués d'émotion pour avoir cotoyé ses vedettes, retenant ses larmes de joie après la victoire de ses garçons qu'elle supporte à coup de poster occupant le mur vide de sa chambre depuis  la retraite de François Valéry.

Jojo du PMU pour son côté pari de l'impossible. Que Jojo sur les coups de 10 heures et demi / 11 heures en vienne après son 28 ème jaune, les pieds dans la sciure à lancer à la cantonnade : Ce coup ci les gars, s'ils passent je me rase la moustache (vu que Jojo il la porte fièrement en dépit de la pastille jaunie des poils) et s'ils vont en demi, je me laisse pousser les cheveux (vu que Jojo il a la boule à zéro), là n'est pas le problème, le problème est que le type qui est précisément le sélectionneur de l'équipe de France lance ce type de pari presque aussi con que le Christian Jean-Pierre.

Si pour être champion du monde la moustache est le principal critère, on ne comprend pas bien l'absence de Groucho Marx dans les annales du rugby et la nomination de Saint-André au lieu de Bové. Le Lièvre nage en plein délire.

C'est un  peu comme si Sarko avait dit en 2007, "si chui élu président", j'engrosserai des mannequins aphones après avoir adopté le look flic à Miami.

En attendant le Lièvre reconduit l'équipe ayant battu les Beefs, on a vu pire comme décision. Seulement la vérité du jour n'est pas celle du lendemain, même dans Un jour sans fin. Prenons par exemple le match contre les Tongas, les Bleus y sont nuls que même les commentateurs de la télé l'ont vu, c'est dire. Inversement, ils font une belle première mi-temps contre les Beefs. Comment expliquer pareil changement ? On se perd en conjectures comme le disent si bien les économistes quiand on leur demande pourquoi ils n'ont pas vu ce qu'ils sont censés voir.

Les explications se bousculent au portillon à la manière de l'abus de sangria à la fête foraine :

1. Après avoir eu leurs femmes dans les pattes pendant une semaine les joueurs n'étaient pas pressés de rentrer chez eux.

2. Une défaite avec  un retour en France aurait obligé les joueurs à voter aux primaires.

3. Les professionnels du rugby ont relu les termes de leur contrat.

4. C'est jamais très agréable de passer longtemps pour des pimpins, à moins évidemment d'être con au point de ne pas s'en rendre compte, mais n'est pas Christian Jean-Pierre qui veut.

5. Précisément, les joueurs se sont dit que finalement le meilleur moyen d'échapper aux commentaires plus qu'affligeants de nos Dupont et Dupond de la télé était encore de jouer dans le poste plutôt que d'y regarder dedans.

6. Ils ont retrouvé le petit cahier dans lequel le Lièvre avait écrit en tout attaché le projet de jeu du XV de France, le petit cahier avait été oublié tout ce temps dans une molaire creuse de Rétiere

7. Les mystères des mécanismes du biorythme, ils ne sont tout simplement pas du matin. Ils jouent un samedi  à 7 heures du mat', ils paument, ils jouent la semaine d'après à 9 h 30 du coup ils sont mieux réveillés et gagnent. On doit à la vérité de dire que cette hypothèse figure parmi les plus crédibles.

 Si l'équipe de France est son pire adversaire, qu'a-t-on en face ?

Du gallois.

Depuis Perceval on le sait, le gallois est aussi tenace que la galloise est élégante dans les rues animées et enfièvrées de Cardiff. On point que le monde du rugby les appelle les Diables Rouges.

Pendant longtemps il est vrai ils ont tenu le fond de la mine et le haut du pavé rugbystique, puis quittant les tréfonds de la terre ils ont quitté les sommets du Tournoi, les diables se sont mués en angelots.

Depuis, quelques années les cornes et la queue repoussent tout rouge. Il est vrai que l'équipe de Galles  bâtie par son coach Gatland est aux antipodes de celle du Lièvre.

Jamais l'ambition de produire du jeu n'a été contrariée par le résultat.

Quel que soit le score, l'adversaire, la compétition, ses enjeux, les gallois n'ont eu qu'une idée en tête : envoyer du jeu comme des mousses à Munich. On se souvient qu'elle fut aussi celle du Lièvre à ses débuts, vite abandonnée au prétexte d'une relance pourrie des 22, les joueurs avaient confondu envoyer du jeu et faire n'importe quoi.

Ces dernières années le projet gallois déboucha sur un jeu brouillon, parfois pathétique tant le jeu pour le jeu nuisait à sa cohérence. Après le temps de l'expérimentation, le temps des moissons semble venu.

Samedi matin, quel que soit le résultat du match, le rugby gallois vaincra ou périra avec ses idées.

Tout l'inverse du Lièvre en somme.

jeudi, 06 octobre 2011

France-Angleterre : Allons enfants de l'apathie...

L'heure du jugement dernier a sonné.

L'épreuve de vérité arrive et avec elle son cortège funèbre.

En bref, c'est pas le moment d'aller à la cuisine chercher des mousses ou de les évacuer à plus de deux mètres de sa télé.

Le Lièvre peut finir en daube ou à la royale.

Tout dépend du résultat de ce France-Angleterre.

Soit ceux qui moquaient son incompétence, son inconstance n'avaient que trop raisons (observons que cette catégorie est plus nombreuse chaque jour).

Soit il entre au Panthéon des génies incompris, en avance qu'ils étaient sur leur temps, pour s'asseoir entre Galilée  et Van Gogh, juste devant le fauteuil vide qui attend Mirelle Mathieu (chanteuse avignonnaise incomprise...).

Au-delà du sort du Lièvre, scellé depuis longtemps, quelles sont raisonnablement les chances d'une victoire française dégageant la voie vers une finale aux accents de revanche ?

Une brève démonstration s'impose :

- Primo

Nul n'ignore plus que nos garçons ont fini par boire une bière et échanger des mots.

S'il fallait pour être au top du rugby mondial assécher les bars et  avoir une grande bouche, il y a bien longtemps que votre serviteur et quelques-uns de ses potes enchaîneraient titres sur titres, au lieu de quoi ça joue à toucher le jeudi soir.

Une mousse et des mots ne suffisent pas mais c'est un bon début.

Il faut se souvenir qu'avant la finale de 1999 ça avait pas mal tangué dans le groupe, qu'en dépit de deux Chlems consécutifs, inégalés à ce jour,  le duo Skrela-Villepreux passait pour une paire d'intellectuels abscons de la gonfle incapables de galvaniser leurs troupes ; pire rendant inoffensifs les jobards qu'ils avaient entre les mains.

Il faut aussi se souvenir qu'en 2007, les Beefs avaient tout remis d'équerre après une bringue parisienne, l'histoire ne dit pas s'ils sont allés au bout de la Rue de la soif.

On a donc le commencement d'un début de réponse.

- Deuxio

 Toute révolte passe par un 5 de devant aussi noir et mauvais que l'oeil d'Estève (le biterrois pas l'autre). Là le bât blesse. Le XV de France a tiré sa force d'une première ligne Mas-Servat-Domingo au top niveau. Le premier revient de blessure, le deuxième est encore en train de revenir, le troisième est parti.

Derrière c'est vague, Papé-Nallet est le dernier attelage trouvé par le Lièvre. Nallet n'est que l'ombre du guerrier berjallien qu'il était, quant à Papé, c'est l'un des rares à avoir de la moëlle et de le montrer.

Sera-ce suffisant ? Si la performance d'un seconde ligne devait toujours se juger à sa capacité à mettre des bouffes, il y a bien longtemps que Privat aurait franchi le cap des 300 sélections.

-Tertio

Une troisième ligne Bonnaire-Picamoles-Harinordoquy aurait pu symboliser la révolte. Dusautoir est devenu un joueur ordinaire ne donnant plus l'impression sur le terrain de tordre des mannequins en mousse. C'est au contraire lui qui épouse les formes adverses. Bref, Dusautoir le leader n'est pas à la hauteur, on le savait, Dusautoir le joueur déçoit, c'est plus étonnant. Par parenthèse, les derniers qui comptent encore sauver le soldat Lièvremont insistent sur la responsabilité des joueurs. Peut-être, mais alors comment expliquer, si ce n'est par l'immense tocardise du Lièvre, qu'un Dusautoir brillant en rouge et noir devienne si terne en bleu ?

Face aux Beefs, la puissance devant est fondamentale, la non-titularisation de Picamoles est une grave erreur, one more.

-Quarto

La charnière est l'absolue point faible sur lequel les Beefs vont appuyer jusqu'à ce qu'elle couine façon Monica Seles. Face au Tonga Yachvili a été particulièrement mauvais dans son jeu au pied, on eut dit Romeu rentrant d'Epil Center. Quant à Parra, le loufiat en apprentissage, il est incapable d'orienter le jeu, de l'animer, de l'accélérer, de soulager ses gros, d'occuper le terrain adverse. Bref il est incapable de faire ce qu'un 10 doit faire étant entendu qu'il est neuf au poste de 10 vu qu'il est 9.

Si pour le moment le combat était à armes égales, Wilko ou pas, les Beefs disposent d'une charnière qui fera son boulot de charnière quand la nôtre continuera de grincer. Puisque je m'autorise à faire mon équipe, pour sa puissance au pied utile dans un jeu d 'occupation une charnière biarrote aurait été la moins pire des solutions.

-Quinto

Médard-Mermoz sont les créateurs de la ligne d'attaque. C'est la seule bonne nouvelle sur le front de l'attaque depuis longtemps. A côté, il va falloir que notre frigo-américain Rougerie tourne au max, thermostat 10 sans péter. Sans quoi l'autre lanceur de nain aux fréquentations royales (quel bonhomme quand même, ça nous change de nos gentils garçons bien élevés, juste à bon à aider les vieilles aux passages protégés et se faisant tirer les oreilles pour aller au bistrot) risque de nous gâcher la mâtinée. Pour l'entente, une paire Mermoz-Marty aurait également pu être la moins pire des solutions.

-Sexto

Aux ailes du classique, Clerc et Palisson. Ce dernier fait figure de nouveau chouchou, parce qu'il en faut bien un. Un triangle toulousain, lui aussi motivé par l'entente entre Médard, Clerc et Heymans (à l'aile) aurait pu être une bonne solution.

-Septimo

Quelle que soit la compo de Pierre, Paul, Jacques ou même Saint Marc, la choune et l'arbitrage péseront aussi sur le sort du Match. Le Lièvre pourra toujours imiter Joffre et dire après la bataille « Je ne sais qui l’a gagnée, mais je sais qui l'aurait perdue ».

Quelle que soit son issue, une seule chose aura la force de l'absolue certitude au coup de sifflet final : on saura si les Quinze qui sont entrés sur le pré, la poitrine frappée du Coq se sont mentis ou non, nous ont trompé ou non.

L'heure est grave. Du visage qu'offriront les Bleus à la planète ovale dépend l'avenir de notre rugby de France que nous chérissons tant !

Laissons le mot de la fin à Churchill : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

dimanche, 02 octobre 2011

France-Tonga : l'équipe de farces de rugby à XV*

Le Lièvre dont la science du rugby égale ceux qui le couvrent depuis sa prise de fonction avait vu juste quand il avait annoncé que l'équipe de France avait un match capital à gagner : les Tonga.

A la vérité, sur le coup on a bien s'est bien gaussé de l'altitude élevée de l'ambition du Lièvre. La dernière fois où on s'était autant poilé c'était quand Giscard avait dit : "Au revoir".

Au fait, c'est quand qui s'en va le Lièvre, on commence à trouve le temps long !

Bref le Lièvre avait raison, sauf que les Tonga ont gagné, un pays moins peuplé que Limoges (150 000 habitants) et moitié moins grand que le poing de Palmié a donné à la France du rugby une leçon de vaillance, d'humilité et d'abnégation. Et cerise sur le gâteau en Mondovision.

Il va en avoir des trucs à raconter Pulu quand il reviendra à l'USAP. Quant à l'ailier qui joue à Bergerac en fédérale, il va pouvoir chambrer au coin du zinc au moins jusqu'à la fin du monde du 21 décembre 2012. On s'en fout on finira par un joli match à touché le jeudi soir...

Du coup on a hésité entre le rire et les larmes.

La java des 10 nous a fait bidonner.

La danse que prenait chaque Bleu à chaque impact nous a fait sortir les mouchoirs.

Mais le pire n'est pas dans cette hystérie éprouvante pour les nerfs.

L'air étonné de chacun de nos professionnels de l'enfumage rugbistico-tactique n'en finit pas d'étonner. Un peu partout tous d'entonner :

Le XV de France est sans leader !

Sans déconner ?

Le XV de France est si mou qu'il peut pas pisser debout !

Sans déconner ?

Le XV de France jamais ne s'est révolté !

Sans déconner ?

Le XV de France n'a pas son jeu en place !

Tiens qui l'eût cru ? (ça change un peu)

Le XV de France a autant de ressort qu'une poupée gonflable !

Non, pas possible ? (ça change aussi un peu).

Le XV de France a aussi d'entrain que son entraîneur ni entraînant ni emballant, du coup le XV de France vient en trainant sans s'emballer !

Je le crois pas ? (ça change franchement)

Le gonze qui est chargé du XV de France, ce serait pas une grosse pipe des fois ?

Sans déconner (ça va un temps le changement)

Tous nos gentils commentateurs professionnels de l'eau tiède depuis Charlemagne découvrent la lune alors que depuis la nuit des temps elle hante la vitre arrière des cars de minimes. Y croyaient-ils quand ils nous contaient l'espérance née de la défaite des Blacks. Vaut-il mieux que nos professionnels de la profession de l'analyse rugbistico-technique, soient aveugles, incompétents, faux-culs, complaisants ou bas de plafond ?

Tous ces ânes qui présentaient France-Tonga comme un huitième de finale. Va expliquer toi après au gonze qui découvre la gonfle que tu peux paumer en huitième et te retrouver en quart.

Les mêmes nous annoncent avec des si que la France peut battre l'Angleterre. C'est sûr que si ma tante avait des roues elle serait un autobus !

Pourtant ce France-Tonga n'est que la réplique (au sens sismique) du France-Italie de ce Tournoi 2011. Même manque d'agressivité des joueurs, même désorganisation offensive, mêmes faiblesses défensives, même absence de rebellion, mêmes maladresses et approximations pour un même résultat : une défaite à entrer dans l'anal (ouille ça fait mal).

Après ce sinistre France-Italie, toute la France du rugby avait juré "Plus jamais ça". On connaît la suite.

Au final on se demande si ça fait pas un bail (au moins depuis Giscard), qu'on ne prend pas un peu l'amateur de gonfle pour un con. Pour un type avec juste un peu de chou  farci entre les oreilles, de quoi juste remplir la boîte crânienne. Si bien qu'on en vient en se demander si l'élasto autour de la tronche c'est pas juste fait pour empêcher le jus de farce de sortir par les oreilles...

Bon appétit Messieurs !

 

* J'avais aussi de farces en farce, ou le farce en farce, ou même l'équipe de France passe à la trappe

11:09 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lièvremont, france, tonga, rugby

lundi, 26 septembre 2011

Bleus-Blacks : un rugby sans tête

A moins de ne rien comprendre au jeu de gonfle, la défaite française n'a surpris personne. Déjà que les victoires bleues sur les Blacks sont rarissimes, comment gagner quand l'intérêt commande la défaite, laquelle ouvre un tableau final faisant ressembler la Coupe du Monde au Tournoi des VI Nations.

Reste que ce match sans enjeu pour la France a eu lieu et qu'il faut bien en dire quelque chose.

La confirmation d'une équipe de France sans tête est le constat le plus inquiétant de tous. Face aux Beefs, la lacune risque d'être mortelle.

Toute bonne équipe est tricéphale, trois têtes pour sa colonne vertébrale. L'animal est étrange mais moins qu'un Lièvre qui aurait toute sa tête.

Absence de tête sur le front, Swarceski a cru qu'un casque d'or suffisait à mener un pack au combat. A la pointe du combat, le défaut de leader était criant.

Autre confirmation, le capitanat est une charge bien trop lourde pour Dusautoir.

Le black shark de 2007 ressemblait plus à un poisson d'eau douce, ses placages lui donnaient plus l'allure d'un Chirac en campagne embrassant les petites vieilles que d'un Gugusse de Montauban éparpillant le Black aux 4 coins du terrain façon puzzle.

Quant à son emprise sur le collectif, elle est proche du froid absolu, en dessous de zéro. La défaillance de Dusautoir est d'autant plus inquiétante qu'un Nallet est infoutu de le seconder.

Résultat des courses, chaque fois que la France a battu les Blacks se fut devant après que la révolte fut sonnée. Samedi matin, un calme plat régnait.

Absence de tête à l'ouverture. Là aussi tous s'en doutaient, avec l'habituel Trinh-Duc  l'encéphalogramme est plat, il ne fallait pas attendre qu'il rebondisse avec Parra. Ledit Parra s'est contenté de passer les plats comme l'aurait fait un apprenti en première année de CAP "hôtellerie".

Sans tête, quelle intelligence peut avoir le jeu français ?

Quelle direction peut-il prendre ?

Celle de la sortie sans doute.

Trinh Duc dont le retour est annoncé fut brillant dès sa rentrée, un renvoi trop long. Si long que même à toucher t'en rigole. Sur son premier ballon à la main, il attaque la ligne, vu qu'on lui fait croire depuis trois ans et demi qu'il est super fort pour le faire. Du coup il a du être très étonné de voir gicler la gonfle qu'il tenait timidement sous l'aiselle. Il a même eu le mauvais goût de s'assommer sur un essai de rapine.

En la matière l'équipe de France n'a pas décu, capable de marquer contre les meilleurs à la suite de superbes mouvements. On comprend mieux la joie de Mermoz... Ne l'accablons pas, cette équipe va tellement mal, la neurasthénie du Lièvre est si contagieuse, qu'on a les joies qu'on peut.

Le Lièvre toujours aussi cohérent dans ses choix, il sort le seul  français qui avançait (Picamoles), certes péniblement et le remplace par Harinordoquy, lequel a enclenché une belle marche arrière sur 15 m. Pour les JO de Londres au triple saut, il a toutes ses chances.

Quand il a fini par se rendre compte que les relances de Traille étaient en-dessous du niveau de la mer, il fait rentrer Heymans, quand il y a plus de 20 pions d'écart. S'il ne veut faire que des heureux, Traille ferait mieux de rentrer chez lui, le BO en a besoin et l'équipe de France ne peut qu'y gagner à s'en passer.

Bien sûr tout n'est pas à jeter. Les 10 premières minutes furent à l'avantage des Bleus, elles auraient pu se concrétiser par trois points si l'arbitrage avait été un tout petit peu cohérent. Mais le bilan est aussi maigre qu'une mannequin anorexique.

Jamais les Blacks ne furent inquiétés, laissant l'initiative aux Bleus pour mieux les contrer et de marquer trois essais en 10 minutes...

Ensuite les Blacks ont géré, tout en donnant l'impression de franchir l'en-but français dès qu'ils le souhaitaient comme a pu l'illustrer le dernier essai.

Les Blacks ont gardé une âme d'enfant, très farceurs ils disaient ne pas se préocupper des changements à l'ouverture, de Parra etc.

Au final, 4 essais sur 5 sont marqués, presque tous en première main, dans la zone du 10 ! Dire qu'ils avaient cilblé les faiblesses françaises ne paraît pas bien exagéré.

Dans la zone de Carter, il y avait autant d'animation un 15 août à Palavas les flots ! A droite, à gauche, dans l'axe, par-dessus, le bougre est gâté. Forcément quand un chef d'orchestre se retrouve face à un apprenti loufiat, l'addition est lourde.

Pas si lourde que ça aux estomacs français, de nombreux joueurs paraissaient contents de ne pas avoir subi une infamante humiliation, c'est dire le niveau de leur ambition !

Alors Marc, l'équipe de France, elle peut toujours être championne du monde ?

C'est pas la question Marc qui est emmerdante, c'est ce que tu nous proposes depuis 4 ans !

mardi, 20 septembre 2011

En attendant France-All Blacks : le rugby de gribouille atteint des sommets

"Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît". La formule d'Audiard trouve une fois à s'appliquer au Lièvre en guise d'épitaphe.

C'est vrai qu'en la matière, avec lui, on est jamais déçu, il fait toujours plus fort dans le dépassement de soi.

Personne, pas même un type de mauvais foie comme Johnny, n'aurait pu imaginer que la charnière du premier match capital depuis 4 ans de l'équipe de France serait composée de Yachvili et de Para !

Depuis plus de trois ans (éh oui quand même), toujours la même analyse sur ce blog, Trinh Duc est aussi surcoté qu'un studio parisien au 6ème sans ascenseur, ce demi-de-fermeture n'a jamais fait ses preuves au niveau international.

Pourtant depuis trois ans l'enfumage permanent aurait pu payer, j'en connais qui en raison du beau parcours de Montpellier en Top 14 finissaient par reconnaître certaines qualités à Trinh-Duc.

 

Mais les faits sont tétus, comme un âne qui jamais ne deviendra un cheval de course, même si on lui pose un jockey de 28 kilos sur l'échine. Depuis trois ans on nous chante sur tous les tons du solfège, qu'il va enfin éclater, qu'il a progressé. Ebé on attend toujours. Trinh-Duc ne posséde (hormis la longueur de sa passe et encore que d'un seul côté) aucun des atouts de base d'un 10, jeu au pied long et précis, sûreté du buteur, vision du jeu, organisation et alternance du jeu. Cette obstination a empêché l'émergence d'un 10 bis, du coup le Lièvre convoque un 9 pour jouer 10 au cas où (Doussain) et titularise un 9 en remplacement d'un 10 (Parra).

L'entêtement du Lièvre à titulariser Trinh-Duc était depuis longtemps insupportable mais finalement il change d'avis au pire moment. A quoi cela servait-il de maintenir Trinh-Duc contre vents et marées, si c'est pour le lâcher le jour J, à l'heure H, à la minute M, à l'instant I et à la seconde S ? J'y connais pas grand chose en foot (certains de penser que pas davantage en gonfle) mais il n'est pas certain que Domenech ait fait pire !

A son habitude, lâche et inconsistant, le Lièvre ne meurt pas avec ses idées ou ce qui lui en tient lieu. L'affreux de la chose, c'est que personne dans le staff ou à la Fédé ne lui dise : Bon Marc, t'as assez déconné, tu sais bien que tu dois prendre tes cachets, tu nous laisses la feuille de match et retourne te coucher, c'est bon pour ce que t'as.

La double erreur de casting va se payer cher, très cher face aux Blacks. Mac Caw, Carter et quelques uns n'ont qu'une idée en tête depuis 4 ans, c'est de prendre une retentissante revanche sur la France après un quart volé à Cardiff, l'essai de la gagne française étant lourdement entâché d'un en-avant.

S'ils peuvent nous passer 40 ou 50 points, les Blacks ne vont pas se géner !

Dans quel état seront les Bleus en cas de défaite aussi infamante qu'humiliante ?

Les raisons d'être inquiets ne sont pas que dans la charnière de gribouille.

Le retour de Rougerie au centre et le maintien de Traille inquiétent à l'arrière tant la vélocité adverse est grande. Mais c'est surtout en première ligne que la faiblesse française est annonciatrice de grande difficulté.

Ne nous y trompons pas, chaque fois que la France a battu les Blacks, c'est à la suite d'un combat féroce devant, mené par la première ligne. Ce n'est pas insulter nos deux pilards Ducalcon (Mme Denise) et Poux que de rappeler qu'ils ne sont pas de premier choix, ni même de second. Ils incarnent une solution de rechange, un peu comme les sous-vêtement en papier qu'on trouve dans les hostos. Forcément on ne va pas au bal avec.

Et pourtant, samedi matin, ça va danser...

Le XV de départ : Traille - Clerc, Rougerie, Mermoz, Médard - (o) Parra, (m) Yachvili - Bonnaire, Picamoles, Dusautoir - Papé, Nallet - Ducalcon, Szarzewski, Poux

Remplaçants : Servat, Barcella, Pierre, Harinordoquy, Trinh-Duc, Estabanez, Heymans

Le XV Black

I. Dagg - C. Jane - C. Smith - M. Nonu - R. Kahui -D. Carter - P. Weepu - R. McCaw - A. Thomson
J. Kaino - A. Whitelock - B. Thorn - O. Franks - K. Mealamu - T. Woodcock
Remplaçants :
A. Hore - B. Franks - A. Williams - A. Boric - A. Ellis - C. Slade - S. Williams

 

mardi, 13 septembre 2011

L'équipe de France d'avant : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (et réciproquement)

Il arrive que dans nos belles démocraties libérales on s'étonne de l'uniformité d'opinion régnant en dictature.

Celle-ci est souvent façonnée par des croyances, qui à force d'être répandues (non Jésus-Christ n'était pas un hippie, oui Johnny a toute sa tête, non Elvis n'est pas mort, il joue à Clermont, oui les socialistes marseillais sont honnêtes, non tenir un blog ne rend pas con)  finissent par être communes. Pour tout dire aussi indiscutables que la pensée Novésienne ou que les bienfaits de la mousse d'après-match.

Invariablement, autant que je m'en souvienne, chaque Coupe du Monde de rugby donne lieu à une série mélangeant les ingrédients de Plus belle la vie en passant par l'Autobus à impériale (d'accord ça date un peu) pour finir par La petite maison  dans la prairie.

Les médias réunis s'attachent à bâtir la même histoire tout au long de l'été, de la bande de copains à la vie à la mort qui affronte mille aventures mais finissant toujours par sortir vainqueurs.

Ca donne dans le désordre :

- tiens il pleut, mais les Bleus n'ont même pas peur de sortir en K-Way, pour sûr les éléments déchaînés vont les souder encore davantage, vu qu'ils étaient déjà super pots entre eux ;

- comme c'est beau l'entraide, les garçons font du VTT deux par deux et font pompe à vélo et gourde communes ;

- qu'ils sont courageux, les garçons font de l'accrobranches, pour sûr à ne faire qu'un avec la nature, ils vont soulever des montagnes ;

- nos garçons sont devenus de vrais hommes avec un mental de guerrier après un terrible autant qu'invariable stage commando. En réalité, après avoir passé la matinée à se déguiser en bidasses, les gonzes rampent sous  deux mètres cinquante de barbelés et prennent un pont de singe traversant l'Hers mort.... Faut pas pousser quand même, le staff n'est pas con au point de bousiller les joueurs dans des exercices débiles tout juste bons à réveiller un kosovar destiné à porter le képi blanc pour avoir enfin ses papiers.

C'est plus l'équipe de France qui se prépare, mais les bidasses en folie, les charlots font l'Espagne, etc.

Avec le sempiternel esprit commando des stages de préparation (attention, les japs attaquent), on touche le fond du n'importe quoi. C'est à se demander pourquoi le Lièvre et son staff n'ont pas envoyé à l'autre bout du monde 30 légionnaires capables après de redoutables tests de QI de différencier un ballon rond d'une gonfle !

Et puis le stage de préparation fini, tous de nous faire accroire qu'on se retrouve avec 30 types super affutés (c'est à croire qu'en club les joueurs sont payés à faire du gras à force de glander...), capables au choix d'éplucher un kilo d'oignon ou d'écouter Carla Bruni sans pleurer, 30 types ne reculant devant rien, gardant leur sérieux à la vue d'un chanteur moldave qualifié pour l'Eurovision, 30 types avec un mental aussi gros que les couilles du taureau de Laguiole, ne cillant pas à la vue d'un grillon qu'ils auront égorgé de leurs propres mains afin de nourrir leur insatiable appétit de vie et de liberté.

Le Lièvre, son staff et son équipe ont tout du cancre, qui, toute l'année à la ramasse, pense pouvoir combler ses lacunes en deux mois alors que depuis trois ou quatre ans les bons élèves répétent leurs gammes et progressent (les Blacks, les Wallabies et dans une moindre mesure les Beefs).

La compétition à peine commencée, voilà que les masques tombent :

- le Lièvre n'a aucune prise sur le groupe, il est vrai que doté de l'autorité et du charisme de la betterave rouge dépressive pour avoir été trop cuite, il ne faut pas trop en demander non plus aux joueurs. Au moment où plus personne ne croit en lui, comment en vouloir aux 30 de ne pas vouer au Lièvre un culte fidèle ?

- les Bleus sont amorphes, ont autant de gnaque qu'une boîte à pet gagné à la fête foraine, comment s'en étonner quand les fortes têtes ont été mises au piquet (Bastareaud, Chabal, Fritz, Marconnet).

- le XV de France est en panne de leader, quelle horrible découverte, Dusautoir n'est plus le formidable meneur d'homme, le leader par l'exemple que la Terre ovale nous envie ?

-Harinordoquy a tellement le bocal, que c'en est devenu un aquarium dont il faut tout aussi régulièrement changer l'eau que déplorer l'irrégularité de Yachvili, là encore rien de bien nouveau dans le pacifique sud.

- tout aussi affreux, Trinh Duc ne pése rien dans l'organisation du jeu, à nouveau quelle horrible découverte

Le Lièvre a bâti une équipe à son image, gentille, propre sur elle mais incapables de révolte, comme plongée dans une dépression post-traumatique.

Tout cela n'annonce rien de bon.

lundi, 12 septembre 2011

Le rugby mondial fait sa rentrée, pas toujours dans la classe.

A enfoncer des portes ouvertes, derrière le courant d'air le rhume guette.

Ce proverbe maison s'applique parfaitement aux premiers matchs, d'où découle les premiers enseignements.

At first, deux équipes sont au-dessus du lot, les Kiwis et les Wallabies. Les bêtes antipodiques sont au rendez-vous, n'ont pas raté leur rentrée, ont répondu présent etc. Les clichés ne manquent pas.

Segundo, le sort des matchs serrés est souvent (trop) entre les mains des arbitres. Dommage, une victoire des Pumas sur les Beefs n'aurait pas été totalement immérité quand les gallois peuvent légitimement nourrir  le sentiment de s'être fait un brin volé le match.

C'est regrettable pour eux, mais encore plus pour le jeu, les Boks n'ayant à offrir que leur férocité défensive face à des gallois  envoyant du jeu comme le duo Palmiè-Imbernon envoyait la mandoline...

Seulement, il en va du rugby mondial comme de la chose militaire, les hiérarchies ne sont pas faciles à bousculer.

Mises à part les confrontations entre les 3 du sud et les 2 du nord, pas grand chose à attendre de ce côté là. Reste qu'avec la perspective de phases finales aussi étriquées que le sourire de Mme Chirac, on a pas fini de causer arbitrage au coin des zincs.

Tercio, les français sont à leur niveau.

Au sortir d'un Tournoi très moyen, prolongé par deux matchs face à l'Irlande, eux aussi très moyen, l'équipe de France fait une rentrée très moyenne.

Comment s'en étonner ?

Seuls ceux ayant succombé au bourrage de mou pré-mondial  doivent être aussi ahuris qu'un lapin dans les phares.

Promis, on y reviendra.

lundi, 21 mars 2011

Tournoi des VI Nations 2011 : un premier bilan

Lièvremont est le  Kadhafi du rugby ! Comme lui, il n'est que colonel, c'est-à-dire entraîneur de Pro D2 et doit affronter des généraux expérimentés et compétents, c'est-à-dire des entraîneurs familiers du haut niveau. Dans ces conditions, comment pourrait-il gagner la guerre ?

L'objectif de ce Tournoi était clair, faire le possible pour le remporter, il était une fin en soi, dans la mesure où un bon Tournoi était la meilleure manière de préparer la coupe du Monde.

Avec deux défaites pour trois victoires, le bilan est aussi sexy que la calvitie post-giscardienne d'un comptable poussiéreux.

Le classement final est trompeur (c'est pas pour faire le malin mais il était donné en exclu dès le... 4 février). Si les Beefs n'ont perdu qu'un seul match, Les Bleus, l'Irlande et le Pays de Galles finissent chacun avec deux défaites.

L'Angleterre a battu La France qui a battu le Pays de Galles qui a battu L'Irlande qui a battu l'Angleterre. Selon la loi implacable de la transitivité la France aurait du battre l'Angleterre etc.

Du coup, la France se trouve avant la Coupe du Monde quelque part entre les Beefs et les frères celtiques. Cette position reflète à sa juste mesure la valeur de l'équipe de France et tous conviendront qu'elle conduit à prétendre à rien pour cette Coupe du Monde.

Pour le dire autrement, la France avec le même bilan sportif que les nains gallois et irlandais en termes de licenciés a désormais les mêmes ambitions qu'eux, en gros aller en quart.

On dit merci qui ?

jeudi, 10 mars 2011

En attendant Italie-France : la dolce vita

Tout ou presque a été dit sur Angleterre-France, l'inverse comme son contraire, voire les deux en même temps.

Aussi pour une fois, on va faire court et simple ce qui va satisfaire amplement les deux-trois benêts qui me reprochent de faire trop long, du coup ils pourront me rincer en terres galloises.

1. Les Bleus sont chatards, ils auraient pu prendre cher, beaucoup plus cher avec quelques essais en plus dans la musette.

2. Les excuses habituelles (le top 14, l'état de fatigue des joueurs etc.) doivent immédiatement être remisées dans l'armoire à connerie déjà bien remplies par la pensée Lièvremontesque :

one : les Beefs jouaient le week end d'avant quand les Bleus étaient au repos

two : ils sont où les clubs Beefs en H Cup ? Va falloir arrêter de nous bassiner avec le niveau du Top 14 qui ne permet pas d'avoir une bonne équipe nationale, deux ans d'affilée 4 clubs en quart de Heineken Cup dit assez la supériorité du top 14 Orange sur l'Aviva Premiership (je ne touche rien sur la pub). Quant au nombre de joueurs étrangers s'il est supérieur en France par rapport au Royaume-Uni,  de nombreux clubs anglais comptent des Blacks, des Boks, des Kiwis et d'autres locuteurs Pacifiques de la langue de Shakespeare. A part les costumes en tweed du Prince Charles, le 100% britiche c'est fini depuis bien longtemps.

tea : pas une seule fois les Bleus n'ont franchi, ce qui renvoie immanquablement à la problématique Bastareaud-Picachou, dans ces conditions pour planter un essai il faut s'en remettre à la bonne volonté d'un rebond ou à l'adresse du Rombalair clermontois, autrement dit croire au néant.

for : derrière ça va toujours à deux à l'heure, ils se caguent dessus dès qu'ils ont une gonfle en main.

and

Just tea for two
And two for tea.
..

3. Les erreurs de casting continuent.

Le Lièvre nous ressort de la boîte en cire Chabal, de l'avis de tous en petite forme, pour affronter la plus grosse équipe du Tournoi.

Alors forcément l'homme sandwich finit en miettes mais se retrouve titulaire le coup d'après et renvoie Harinordoquy qui a fait un gros match sur le banc. En termes de management sportif plus nul à par Bayonne franchement on voit pas.

Tiens, à propos de Bayonne avec Huget, c'est clair, c'est définitivement le nouveau chouchou du Lièvre, sa dernière carotte préférée.

Le Lièvre dit qu'il faut lui donner du temps.

C'est vrai qu'il reste, allez 4 ou 5 matchs, avant d'affronter le diable Black at home, ça ne fait que  3 ou 4 ans qu'il nous sort la même rengaine, souvent sifflotée pour couvrir la nullité de Trinh-Duc, qui c'est vrai progresse, il a fait deux bonnes chandelles et un coup de pied bien dosé dans le dos de la défense.

Et pendant ce temps là Flood animait le jeu, au large, au près, au pied, jouait dans sa zone, pour finalement ouvrir une superbe brèche pour Ashton. Et il était où Trinh-Duc ? Bloqué quelque part dans le couloir du temps entre Jacquouille et Jacquard ?

Jacquouille il est, Jacquouille il restera, et tout ça finira en quenouille !

Quant à Chabal et Huget, c'est ni pile, ni pile-poil, juste poil.

 

Faisont fi du passé et les yeux dans les yeux regardons ensemble l'azur radieux du ciel romain, même si on n'est pas obligé de se tenir par la main.

Contre l'Italie jamais les Bleus n'ont perdu dans le Tournoi, ce serait une très mauvaise idée de commencer maintenant et comme la dernière idée que le Lièvre a croisé, et encore ce fut rapide, remonte à Hugues Capet on peut dormir tranquille.

Semper Invictus

 

XV de France

Médard - Huget, Rougerie, Jauzion, Clerc - Trinh-Duc, Parra - Bonnaire, Chabal, Dusautoir (Cap.) - Pierre, Nallet - Mas, Servat, Marconnet.
Remplaçants : Ducalcon, Guirado, Thion, Harinordoquy, Thomas, Traille, Poitrenaud. Domingo

XV italien : Masi ; Benvenuti, Canale, Garcia, Mi. Bergamasco ; (o) Orquera, (m) Semenzato ; Barbieri, Parisse (cap), Zanni ; Del Fava, Dellape ; Castrogiovanni, Festuccia, Lo Cicero.

Remplaçants: Ghiraldini, Perugini, Geldenhuys, Derbyshire, Canavosio, Burton, McLean.

 

mercredi, 23 février 2011

En attendant Angleterre-France : les Bleus en déambulateur

Chaque année c'est la même rengaine, il faut se farcir des affiches aussi sexy qu'un congrès de Mormons pour avoir droit à notre Crunch, placé cette année en plat de résistance du Tournoi 2011.

Les deux confrontations celtiques précédentes (Ecosse, puis Irlande) ont montré deux choses qu'on savait depuis longtemps  : le jeu français a été conçu en vue d'un programme à destination d'un public de neurasthénique pour éviter toute rechute ; le Lièvre devrait se contenter du Tournoi de beach volley d'Argelès (pas Gazost, l'autre).

Le jeu français, parlons-en puisqu'après tout on est là pour.

Trois bières, hop, tu vas pisser, quand tu reviens, soit ils en sont à la cinquième mélée effrondée soit le petit tas de sable a été déplacé de deux métres en fonction du coefficient de la marée, faible en général.

Dire du jeu français qu'il va à deux à l'heure serait insultant pour les escargots et autres limaces SDF. Il y a bien une solution, ressortir le magnéto poussérieux du carton pour enregistrer les matchs de l'équipe de France et les passer en accéléré, ce qui au passage évite d'avoir à sa fader la nullité promotionnelle de Gedimat, Renault et de l'autre avec son gel anal Dove machin.

A Marcoussis, Lièvremont doit organiser des courses de déambulateur...

Forcément dès que les Bleus rencontrent une équipe un peu vive dans le style de l'Australie, les deuxièmes lignes centres plantés au milieu du terrain comme des poteaux électriques dans la pampa servent à peine à compter les moutons. A la fin ça fait très cher du kilowatt heure.

Il se dit que dans certains hospices du sud de la France, le personnel se sert des matchs du Tournoi pour endormir les petits vieux et de revendre à bon prix les médicaments ainsi économisés.

Il est vrai que se coltiner un match de l'équipe de France devrait être remboursé par la Sécu, ça fait  dépuratif, vu qu'on s'emmerde sec, antiride, tant les zygomatiques sont sollicités, c'est un excellent moyen de prévention contre les crèves hivernales, quand t'es au chaud devant ta télé les risques de prendre froid sont limités à moins d'oublier de fermer la porte du frigo, auquel le cas le pire est sans doute de se contenter d'une mousse tiédasse, ça protège même de la grippe aviaire, quand t'as vu à quoi ressemble le coq, tu files direct au rayon fruits et légumes.

Seul léger problème : regarder l'équipe de France peut occasionner un stress tenace.

Si cette lenteur est en partie imputable à des gros peu agressifs sur les zones de combat, elle est majoritairement à porter au débit de la charnière et des lignes arrières.

Cette lenteur est difficilement compréhensible tant la conquête tricolore pour le moment domine, c'est juste après que ça coince et il faut pas aller chercher bien loin le remplacement de Parra par Yach. Contre l'Ecosse et l'Irlande, le petit Parra a beau se dresser sur ses ergots, il a tourné autour de son pack comme la volaille en haut du clocher par grand vent. Le Lièvre s'est enfin dessiller au sujet de Parra alors qu'il nous chantait sur tous les tons qu'il avait les clés du camion bleu jusqu'à la Coupe du monde. Il n'est que temps pour Parra de retourner à ses majorettes jaunes et bleus qui ne font même pas pimpom.

L'autre juste à coté, le quart d'ouverture Trinh-Duc, se demande encore ce qu'il à faire, se contentant le plus souvent de passer à droite ou à gauche c'est selon. La catastrophique relance des 22 contre l'Irlande l'a bien montré, n'importe quel 10 de fédérale 1 aurait trouvé une belle touche dans le dos de la défense.

Pour avoir juste à faire passer la gonfle un tapis roulant ferait aussi bien l'affaire.

Chacun sait que le jeu au pied n'est pas le point fort du tapis roulant, aussi le Lièvre dans sa grande sagesse lui a adjoint en la personne de Traille une bonne paire de cuisots pour taper bien loin.

Oui mais, sauf que les cuissots ça fait trop longtemps qu'ils marinent dans l'Irouléguy, pas plus de coup de pied de déplacement que de dindes en ville un soir de Thankgiving. Traille après avoir été déplacé de l'arrière au centre puis à l'ouverture est enfin à sa vraie place : sur le banc !

Traille rangé dans la remise avec les sacs à placage, Jauzion a pu faire son retour.

La vitesse avec laquelle le Lièvre l'a renvoyé à la maison n'a d'égale que la vitesse à laquelle il le repositionne en titulaire au centre de l'attaque. Sans se risquer à se prononcer sur la santé mentale du Lièvre, il présente tous les symptômes du binaire versatile cyclothymique qui sait pas bien ce qu'il veut. Comment l'en blâmer, par sa seule rentrée irlandaise Jauzion a pointé du doigt comme la statue de Colomb le néant rugbystique du Lièvre.

Avec Rougerie, l'énigme mettra plus longtemps à être résolue que le théorème de Fermat.

C'est une pipe, la cause est entendue, il défend comme une porte KZ, son jeu au pied peine à rivaliser avec celui d'un chameau libyen, sa générosité offensive le place juste au-dessus d'Harpagon.

Le problème, car problème il y a, il a été doublement décisif contre l'Ecosse et l'Irlande, s'il peut difficilement refaire le coup du culbuto à Tindal, il est pas impossible qu'il soit utile contre les Beefs, précisément parce qu'en terme offensif Rougerie avec sa tignasse paille à tout du roumbaleur. Le jour où on en verra un prendre l'intervalle et sauter l'enclos on reverra notre jugement. Pour le moment, il est possible d'émettre un jugement comparable à celui portant sur le Michalak des grands jours : la méga-choune.

Trinh-Duc écarte des ballons merdeux sur Poitrenaud, lequel saute. Le Lièvre, piètre tacticien a visiblement du mal à remonter la chaine des conséquences, c'est de mauvais augure pour le développement du rable.

Il reste ce brave Huget, très fort pour aller s'emméler dans la zone du 10 (zone de grande fragilité défensive comme l'ont bien observé nos amis écossais et irlandais) ne brille pas et ne brillera sans doute jamais face à des nations majeures. L'entêtement du Lièvre encore et toujours, tout fier de son nouveau chouchou. Huget est à ranger dans la catégorie bien remplie des trois-quarts n'ayant jamais fait leur preuves mais rôdant toujours près de l'écurie tricolore comme le goupil tétu autour du poulailler (Palisson, Estebanez, Andreu, Fall...).

S'il n'y avait que cette lenteur, mais le jeu des Bleus est affublé d'une autre tare, un malheur ne venant jamais seul : le manque de percussion. Face à des équipes modestes, personne ne franchit, pas même Servat. Là aussi, on va la faire courte pour ne pas désoler Mimi Mathy, le Lièvre s'est sciemment privé des seuls deux joueurs capables de déchirer la défense aussi sûrement que l'hymen de la pucelle : Picachou et Bisounours (Bastareaud). Faut pas s'étonner après que les Bleus s'empègue dans les défenses adverses à la manière du moucheron dans la résine landaise.

Quoi qu'il en soit, c'est donc à l'heure d'affronter la meilleure équipe d'Europe que le Lièvre a réalisé le plus de changements.

Ne nous voilons pas la face comme on dit chez nos voisins taliban, les Beefs sont supérieurs, le tout est de savoir s'ils  le sont nettement ou juste un peu ?

Wait and see !

 

Titulaires: Maxime Médard (Stade Toulousain) - Yoan Huget (Bayonne), Aurélien Rougerie (Clermont), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Vincent Clerc (Stade Toulousain) - (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Dimitri Yachvili (Biarritz) - Imanol Harinordoquy (Biarritz), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Lionel Nallet (Racing-Métro), Julien Pierre (Clermont) - Nicolas Mas (Perpignan), William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont).
Remplaçants: Guilhem Guirado (Perpignan), Sylvain Marconnet (Biarritz), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Bonnaire (Clermont), Morgan Parra (Clermont), Damien Traille (Biarritz), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain). 23e homme: Luc Ducalcon (Castres)

mercredi, 02 février 2011

La revue des Trente : les moins Gros

Il fut un temps pas si lointain où existaient deux catégories de joueurs : les Gros et les Gazelles.

La remarque vaut sans doute encore en série, pour le reste la plupart des Gazelles sont devenues aussi grosses que des autruches (Traille, Jauzion, Rougerie...). Seul petit problème leurs courses d'attaque ressemblent aussi à celle d'autruches la tête encore piquée  dans le pré.

Quoi qu'il en soit, la liste des 14 arrières fait sans doute encore plus jaser que celle des Gros.

La charnière

On la connaît : Parra/Trinh-Duc.

Lors du dernier tournoi ils ont joué dans un fauteuil de tapissier, derrière un pack archi-dominateur, du coup ils se sont vus beaux, trop beaux. La tournée d'automne a ramené Parra a davantage d'humilité, comme on dit dans les monastères.

Mais le principal problème n'est pas là, il est - depuis trois ans quand même - dans la présence d'une moitié de demi d'ouverture, un quart d'ouverture en quelque sorte, nommé Trinh-Duc. Sa botte n'a rien à envier à celle de Sarah Bernhardt, son jeu au pied est à peine plus long que celui de ce pauvre Tattoo, attaché à son Ile fantastique.

Un 10 qui n'a pas de jeu au pied, c'est bien un quart d'ouverture.

L'obstination du Lièvre à en faire le chef d'orchestre de l'attaque tricolore alors que n'importe quelle fanfare de village n'en voudrait pas même à la grosse caisse dit assez la faillite des Bleus. Dans ces conditions, il faut arrêter de pleurer sur la faiblesse offensive des Bleus, ça a tout l'air volontaire, sans cela comment expliquer cette mode du Trinh-Duc ?

L'entêtement du Lièvre, digne d'un lapin nain monomaniaque, conduit à vider le poste de tout candidat sérieux.

Skrela ? le Lièvre lui a dit : "je te prends pour le Tournoi, mais ne compte pas sur la Coupe du Monde".

Si le discours a pour mérite la franchise, il est surtout complétement débile. Personne ne sait qui fera la doublure du quart d'ouvreur, une moitié de moitié de 10 donc, allant chercher facilement dans les 2,50 dans six mois.

Traille ? D'une nullité absolue contre l'Australie, telle qu'on est au-delà des mots, il peut occuper le poste pour nourrir les recherches d'un quelconque séminaire de psychologie comportementale ayant pour thème Du suicide sportif en milieu hostile. De toute façon, son poste est au centre et pas ailleurs, mais il est loin d' y être le meilleur.

Pour en revenir à la charnière, le retour de Yachvili ne se discute pas. Est-il forgé pour faire banquette ? Pas sûr ! Quoi qu'il en soit, en raison de son expérience, le Lièvre aurait du dès le départ s'appuyer sur lui, il ne l'a pas fait et le rappelle témoignant encore d'une inconstance proche du niveau indépassable d'un Laporte. Un brin de cohérence aurait voulu qu'il sélectionne à nouveau Dupuy, parti l'an dernier pour être n°1 à la mélée, s'il n'y avait eu cette fourchette totalement imaginaire.

Le retour de Yachvili est à ranger dans la catégorie encombrée du n'importe quoi - pourquoi révoquer ceux-là mêmes qu'on convoque à nouveau alors que les données sont inchangées - à côté de celui d'autres biarrots (tiens c'est bizarre), Marconnet, Thion et Traille.

Hier on ne les sélectionnait pas au motif qu'ils n'incarnaient pas l'avenir. Aujourd'hui on les prend pour jouer demain...

Au centre

Au centre de l'attaque, le doute plane sur le compagnon de Jauzion, alors forcément un aviateur s'impose : Mermoz.

Traille ? Oui, mais ça risque d'aller trop vite à l'aile. Bon ça va ,si on ne peut même plus rigoler.

Rougerie ? Marty ? Difficile de départager deux coffres à ballons, qui pourront sans mal se reconvertir dans une banque suisse ou à Fort Knox.

Il est vrai qu'on est plus à un foutage de gueule près, après la raclée prise face à l'Australie, on pouvait penser que les trois mannequins en mousse servant à Platoche à tirer les coups francs (Jauzion, Rougerie et Traille) resteraient à la remise à matériel avec les sacs à placage, les plots de toutes les couleurs, etc. Mais non le Lièvre reprend les trois, pourtant plus faciles à enrhumer qu'un horodateur.

Rougerie, il compte en faire quoi ? Au centre ? Pourquoi pas, mais avant on conseille au staff de revoir le match contre l'Australie. A l'aile ? Pourquoi pas,  seul petit problème il n'y joue plus en club. Pour la faire courte, Rougerie n'a rien à faire en Bleu, sauf chez les Schtroumpfs.

Forcément l'ombre des Bads Boys plane elle aussi  (Fritz, Bastareaud).

A la vérité, on s'en fout un peu des frasques des uns et des autres, les Beefs ont Tindall, les gallois Powel, et j'en oublie des tonnes, on peut faire aussi bien qu'eux.

Bon, Bastereaud a pris une praline de l'homme invisible, ça l'a perturbé certes, mais pas au point d'y couper l'appétit (un camarade de jeu notait avec justesse qu'il ressemblait de plus en plus à Arnold ou Willy, je sais plus, d'Arnold et Willy). Fritz n'aime rien tant que la frite et la frite, il reste que j'en connais pas beaucoup qui n'échangerait pas un baril de Rougerie-Marty contre un de Fritz-Bastareaud, que ce soit dans le Tournoi ou pour la Coupe du Monde. Qu'on ne vienne pas arguer de la méforme de Bastareaud, Fritz pète le feu tandis que Palisson et Marty font peine à voir en club.

Les ailiers justement parlons-en.

Le triangle offensif

On ne va pas longtemps tourner autour du pot comme la poule autour du couteau : l'absence de Malzieu est proprement SCANDALEUSE ! A chacun de ses matchs avec les jaunards, il est décisif, rageur dans ses courses, il reste debout en toute occasion et avance. Dans son rôle de pur ailier, il est devant tout le monde.

Comment se passer d'un joueur pareil ?

Au lieu de quoi on à Palisson.

Qui de la pointe sud d'Ushuaïa à l'extrême nord du Groëland peut dire à quand remonte son dernier bon match en bleu ? Te casse pas la tête, j'ai déjà demandé : personne.

On reproche à Malzieu d'être léger en défense.

1. Faut voir.

2. Même si c'est vrai, ça ne gène pas trop  le Lièvre d'avoir une moitié d'ouvreur qui n'a aucun jeu au pied.

Au contraire, lui qui fait les choses à moitié-moitié, il devrait être content d'avoir un ailier qui ne défend pas, ça irait même bien avec ses huit qui ne franchissent pas, ses centres qu'on confond avec des secondes pompes et plus largement avec un rugby hémiplégique qui a rapporté un mini-Grand Chlem. Sans compter que ça enrichirait  la salle des trophées d'ailiers qui ne défendaient pas ou bien peu : Costes, Estève, Lagisquet... Quant au plus grand joueur français de tous les temps, Blanco, on peut difficilement dire qu'il ait marqué les esprits gràce à sa science du placage.

Que l'on me passe l'expression, tout ça c'est de la couille en barres. Il faut se demander à quoi sert le comité de sélection ?

Visiblement il préfère avoir un polyvalent faible partout (Palisson), qu'un grand spécialiste du poste (Malzieu).

Le choix de Clerc, c'est du grand classique, quand il n'est pas sur la feuille de match on le regrette, quand il y est on se dit bof !

Toujours aux ailes, le Lièvre veut donner sa chance à Huget, pourquoi pas ?

Là aussi faut il voir. En défense, il est peut être supérieur à Malzieu, mais pour défendre en bout de ligne, il y a quand même un truc qui existe depuis pas mal de temps déjà, ça s'appelle je crois un troisième ligne aile. Info à vérifier quand même.

Tout n'est pas noir, avec enfin les sélections de Médard et de Poitrenaud (placé à l'arrière lui, alors qu'il a au centre un Rougerie dans chaque canne), on commence à tutoyer les sommets.

Salut comment tu vas Nana Purna ?

Rien d 'autre.

Arrières (14): Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

 

 

 

 

jeudi, 27 janvier 2011

La revue des trente : les Gros

Dresser un plan de tables pour un mariage est la chose la plus compliquée du monde après le choix de 30 joueurs pour disputer une compétition, il n'empêche que le Lièvre et son staff ont oublié des convives pour avoir mangé certaines invitations et retenus des gonzes pourtant indésirables dans n'importe quel restau de routier ayant un peu de tenue (premier tenu).

Commençons par les avants.

Pour sûr les Bleus ont une grosse mélée, et tout le monde en est content même si la chose n'a en rien adouci la branlée subie face aux Wallabies.

Un gros pack reste certes nécessaire, mais largement insuffisant face à un rugby de mouvement (en gros celui pratiqué par les favoris du Sud pour la prochaine Coupe du Monde, Blacks et Australiens).

Pour le Tournoi, hormis les Beefs, ça devrait suffire.

En première ligne on connaît les titulaires Mas, Servat et Domingo. Les trois sont au moins au niveau de l'an passé, avec même une plus grande mobilité à la pile et une grosse tenue (deuxième tenu) en mélée.  Croisons les doigts pour qu'aucun ne se pète parce que derrière il y a un trou.

Dedans on trouve Ducalcon, Madame Denise. C'est un pilar constant puisqu'il  se fait régulièrement secouer en Top 14 et en H Cup, aussi habile ballon en main que Scrat dans l'âge de glaces avec sa noisette.

Avec Marconnet on assiste au re-re-re-retour du cimetière à poulets. Truqueur, chambreur, plus statique qu'une enclume gauloise, Marconnet a su se rendre indispensable en raison de la faiblesse générale des piliers français aggravée par le long forfait de Barcella.

Une solution : annexer la Géorgie et en faire le 102ème département français.

Bon Guirado est très explosif, pas au point de bosser chez Azf quand même, mais il doit améliorer ses lancers et bénéficie lui aussi d'un forfait, celui du parisien perruqué peroxydé.

En seconde pompe, que du lourd, voire du très lourd au figuré avec Thion, visiblement là pour cirer un banc qui n'est plus en bois depuis longtemps, du coup on se demande ce qu'il fout là...

Une fois de plus lancer un jeune comme Jacquet, qui a perdu sa  brioche (aha aha) semble plus mieux ou si l'on veut moins pire.

Absent encore pour cause de blessures, depuis quelques mois pour Millo, l'équipe de France c'est tintin.

Pour le reste, Papé et Pierre, c'est kif-kif bourricot, ça pousse comme une mule, ça galope comme un cheval et ça défend comme un buffle. Principal défaut de l'attelage : une fâcheuse tentance à se faire pénaliser sur les rucks. Pas facile d'enlever ses grosses mimines de la gonfle. On prend les paris ? Pari tenu  (troisième tenu) !

Souvent, à la différence de chez Emmaüs, Papé Pierre, c'est pas la misère...

Nallet est le seul titulaire indiscutable au poste et c'est largement mérité, toujours le premier à être en tenue (quatrième tenue).

En troisième latte, que du classique, hélas, trois fois hélas.

Notons quand même l'ancrage de Houuou Chabal au poste.

N'importe quel gamin ayant tâté de la gonfle à l'école de rugby savait qu'il n'avait rien à faire à l'étage au-dessus. Il n'empêche que notre GSM (Grand Sélectionneur de Marcoussis) a bien mis trois ans pour s'en rendre compte et trouver la bonne voie.

Le trio gagnant est sans doute Dusautoir (the captain said what au Lièvre), Bonnaire en forme olympique, Harinordoquy, qui repointe son nez (guéri). Malheureusement, il est à craindre que le chouchou héraultais brouille à nouveau les cartes.

En revanche, un joueur n'entre pas dans la case chouchou : Picachou.

Solide et convaincant avec le Stade, seul joueur français capable d'avancer - comme Servat - sans attendre d'être lancé comme un A 380 en bout de piste, Picamoles et l'un des grands absents de la liste.

C'est quoi ce rugby de diéticien en blouse blanche - comme l'autre qui réparer chez Mme Denise - un oeil sur la Vo2max et l'autre sur l'indice de masse graisseuse ?

En 8, ni Chabal et encore moins Harinordoquy sont capables comme lui de jouer debout dans le dos de la défense. De toute évidence il va manquer, surtout contre les Beefs.

Sa non-sélection relève de la faute professionnelle, on en a vu devant les Prud'hommes pour moins que ça qui ont fini tout nu (cinquième et dernier tounu).

 

Avants (16): Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

 

PS : Lu dans le Midol du 24 janvier, p. 6.

De Carl Hayman : "Je pars à la chasse au sanglier. Au couteau, comme on la pratique en Nouvelle-Zélande".

Vous imaginez un peu le tableau, Hayman crapahutant dans l'arrière-pays varois un couteau entre les dents, nifle au ras du sol pour pister le sanglier ! Obélix a trouvé un client !  En tout cas c'est pas Marconnet qui irait chasser le poulet fermier des Landes même avec un fusil à lunettes...

Il plaisantait bien sûr.

dimanche, 28 novembre 2010

Raclée d'automne : France 16 - Australie 59

On a toujours tort d'avoir raison trop tôt.

Ami, désormais lorsque dans la même phrase tu liras ou entendras, équipe de France et champion du monde de rugby, au mieux tu auras à faire à un farceur au pire à un escroc, voire aux deux.

Au moins, c'est clair après le 39-12 encaissé l'an dernier face aux Blacks, l'historique 59 à 16 de ce funeste 27 novembre a souligné l'écart existant entre les prétendants au trône ovale. Face à deux nations majeures du Sud, chaque fois l'équipe de France a paru si dépassée que ce n'est pas la peine d'y penser. Pour comprendre ce futur certain un long retour sur le passé va s'imposer.

Avant de le conduire quelques brèves considérations.

1. Le rugby commence devant, il y finit aussi

Le rugby commence devant.

Pour l'avoir oublié à leurs débuts, le Lièvre et son staff connurent deux années difficiles, mais incapables visiblement de poursuivre deux idées en même temps, désormais le rugby commence bien devant mais il s'arrête là et descend au 9. En gros il commence et finit devant.

Contre l'Australie, on a pu voir jusqu'à la caricature l'hémiplégie des Bleus de France, marquant leur seul essai du match sur mêlée...sans que la gonfle n'en sorte.

Le Lièvre et son staff font tout à l'envers, prônent un jeu débridé et en oublient les fondamentaux.

Ils reviennent aux fondamentaux et en oublient le jeu.

Après tout le monde pourra s'espanter devant notre superbesimulateur de mêlée ; il n'est que temps d'inventer la machine qui permette de marquer des essais qui ne soit pas à zéro passe, j'ai déjà un nom : simulateur de french flair !

2. Le jeu : évitement et french flair

Chabal à raison de dire que le French flair est dépassé, c'est un truc pour les touristes du rugby comme Montmartre, le béret et la baguette sous le bras, so typical certes, mais renvoyant à un passé mythifié.

Ce qui n'empêche pas les autres équipes d'avoir du flair et de sentir la rouquine à 100 lieues à la ronde.

Contre les Blacks, l'an passé à Marseille, plusieurs idées reçues avaient rejoint le néant dont la vacuité française les en avait tiré. Face à l'Australie  trois idées reçues ont pris du plomb dans l'aile comme on aime à le dire chez Père Dodu.

-évitement vs rentre-dedans

l'Australie pratique habituellement du rentre-dedans derrière, pourtant contre les Bleus, quel éblouissement de voir cette vivacité derrière, cette rapidité d'exécution, cette continuité dans le jeu.

Parce que l'équipe de France n'arrive pas à pratiquer un tel jeu on nous bourre le mou avec des formules du type : Dans le rugby pro, la qualité première est l affrontement, prendre le centre du terrain etc.

Foutaises!

Et on peut l'avoir d'autant plus amère que non seulement un jeu chatoyant est possible, mais surtout l'Australie a apporté la cinglante preuve au clown triste qu'en moins de deux ans, une équipe peut radicalement changer de style de jeu au niveau international tout en gagnant en efficacité.

-essai en première main quasi-impossible au niveau international

Sans commentaire, ou si peu. Là encore c'est pas parce qu'on n'arrive pas à le faire que c'est impossible, les Blacks et l'Australie le font régulièrement et parfaitement (qui se souvient d'avoir vu une combinaison derrière ces 10 dernières années ?).

-défi physique

Régulièrement face aux nations du Suttt, les français rendaient kilos et centimètres, ne s'est plus vrai depuis en gros 2007.

Lors de ce sombre match, Traille, Jauzion et Rougerie affichaient des mensurations bien supérieures à leur vis à vis, on connaît la suite.

3. Qu'avait de plus l'Australie ?

Une mêlée supérieure à la notre : non

Une troisième ligne franchissant la ligne d'avantage : oui

Une charnière habituée à jouer ensemble : oui

Une charnière digne de ce nom, pesant sur l'orientation, prenant l'initiative, inventive et inspirée : oui

Des trois-quarts rapides, incisifs et dynamiques : oui

Une équipe composée de joueurs explosifs avançant à chaque impact : oui

Aux mêmes questions pour la France faire une réponse inverse.

4. Les responsables : le Lièvre et son staff

La responsabilité de cette faillite unique en incombe au Lièvre et à son staff, dépassant la débacle de 1997 face aux Boks (10-52). Il est vrai qu'en juin 2007 une équipe de France avait pris 61-10 face aux Blacks, mais il s'agissait d'une équipe bis. Ce qui 'n'était pas le cas face à l'Australie.

On va ressortir, les habituelles excuses aussi bidons que bidendum :

pour commencer en France le niveau de jeu est pas assez élevé en TOP 14.

Ah bon, je croyais que c'était le meilleur championnat du monde, attirant les meilleurs joueus étrangers, avec des clubs dominant la H CUP.

Parfois on a l'inverse : les joueurs préférent se consacrer au TOP 14

ensuite, on est une équipe en phase de construction

Celle là on la connait bien, elle est utilisée en gros depuis 2007, sauf que là aussi ça coince après le grand chlem de 2010, vendu comme la preuve que ayé les grands travaux sont finis.

dans le même genre existe aussi :  la préparation n'a pas été facile

C'est vrai que trois semaines pour composer une équipe, tout en essayant de nouveaux joueurs et en rappelant d'anciens, c'est un peu juste. Mais la faute à qui ?

Le Lièvre n'avait qu'à se concentrer sur le groupe du Grand Chlem en effectuant au besoin des changements dictés par les blessures.

De toute façon nos adversaires n'ont pas été dans de meilleures conditions de préparation.

enfin, à utiliser après de mémorables roustes que jamais n'effacent les troubles liés à Alzheimer, il y a l'incompréhension absolue

Le Lièvre est pas mal dans cette catégorie, il prend à chaque fois un air de Droopy pour dire : là je comprends pas, c'est irrationnel, hallucinant, qu'est-ce qui s'est passé dans la tête des joueurs, comment a-t-on pu en arriver là etc.

On va lui expliquer nous ce qui s'est passé : à sélectionneur incompétent, joueurs déboussolés et grosse branlée.

Au moins échappera-t-on cette fois à l'excuse bidon number one de la défaite : on est en fin de saison, on est fatigué, on a trop de match dans l'année etc.

Au terme de cette historique défaite l'Australie finissait sa saison quand la France en est au premier tiers.

Après l'excuse bidon bidonnante vient la petite lueur d'espoir prononcée en général par un sage (Servat, Jauzion, Nallet...) : on sait le chemin qui nous reste à parcourir pour se rapprocher des meilleurs et travailler en ce sens.

L'écart se creuse le plus souvent parce que travailler plus avec les mêmes incompétents, selon les mêmes méthodes en bois, c'est travailler plus mal et au final être pire. Sinon, il y a bien longtemps qu'on serait au moins au niveau des meilleurs.

Quand le camion va droit dans le mur, on n'accuse pas la marchandise transportée, mais le chauffeur.

Kicéki a les clés du camion : le Lièvre et son staff.

Ont-ils le permis ?

Je vous laisse deviner la réponse qui nous occupera prochainement.

Pour les pressés de savoir, de quoi accouchera cette gigantesque dérouillée, là aussi la réponse est simple : rien.

Déjà après la raclée face aux Blacks et la minable tournée de juin le Lièvre était content de lui, ça va continuer comme ça jusqu'en septembre 2011, on a pas fini de trouver le temps long.

Adiu

 

dimanche, 21 novembre 2010

Tournée d'automne France 2 - Hémisphère du Sut 0

Qui peut prétendre que face à l'Argentine seule la victoire est belle ?

En match d'ouverture de la Coupe du monde ou pour l'accessit du match pour la troisième place, certainement !

Lors d'une palichonne tournée d'automne pas sûr.

C'est quand même fou ce qu'on peut s'emmerder devant son poste en ce moment alors que - Ô comble des combles - le Lièvre et son staff s'étaient faits les hérauts du retour au beau jeu...

Contre les Pumas, rien de bien neuf et de bien excitant à se mettre sous les quenottes que ce soit devant ou derrière :

DEVANT

1. La force des Bleus réside dans son pack, si face à une première ligne vieillissante, le pack français a enclenché la marche avant, il a éprouvé les plus grandes peines à le contenir lors des phases dynamiques, avec un nombre important de ballons perdus. Ce constat est d'autant plus pénible qu'à une ou deux exceptions près, les huit joueurs alignés sont les meilleurs, on n'a rien de mieux en stock.

2. Comme lors du tournoi 2010, dont le Grand Chlem est décidément l'arbre qui cache la forêt vermoulue, le score des Bleus s'est nourri de la domination française en mêlée fermée et de l'indiscipline adverse, ici argentine, en mêlée ouverte.

DERRIERE

1. Le cas Rougerie, quoi qu'on pense du joueur, force est de lui reconnaître une grande lucidité.

Dans le poste après avoir appris qu'il était "Talent d'or" (le jour où cette farce cessera je mettrai peut être mon compte à la Société Générale), il a avoué qu'il était "surpris", la poilade était bien au rendez-vous.

Surpris, on le serait à moins, faisant preuve d'un jeu au pied bizarre, perdant de rares autant que précieux ballons d'attaque au contact, face à une ligne d'attaque moyenne, Rougerie n'a guère brillé, mais il est vrai qu'on l'a vu. Par contre son voisin au centre...

2. Les cas Traille-Jauzion

Au début des années 2000, la paire de centre du futur, puissant et complémentaire s'incarnait dans le duo Traille-Jauzion.

Près de dix ans après - dix ans quand même ! - on les retrouve côté à côté.

Sauf que le premier est en 10, placement ô combien étrange.

Soit Traille (essai en anglais) n'a rien perdu de son tranchant d'antan, pourquoi alors ne pas reconstruire une paire historique avec Jauzion ?

Soit Traille a baissé, expliquant sa mise à l'écart au centre mais alors pourquoi le faire jouer à l'ouverture, poste plus exposé que celui de centre et nécessitant vitesse et vivacité ?

Malgré toute ses qualités, vitesse et vivacité ne sont pas les premières vertus à laquelle on pense quand on parle de Traille (par contre La Miche...).

Du coup évidemment derrière ça va à 2 à l'heure et par temps froid, les ailiers peuvent allumer des braseros, ils ne risquent pas d'être dérangés, s'il vous reste quelques chataignes, ils seront sûrement preneurs

Et puis il y a la cas Jauzion.

Le sénateur toulousain peut nous proposer du rouge primeur certes pas cher, mais pas très bon (ça reste du vin du Tar),  c'est pas la première chose qu'on attend de lui. D'ailleurs qu'a-t-on exactement de lui ?

En Bleu, il faut une sacrée mémoire pour  louer ses prestations, même contre les Blacks en 2007 il fait une passe en-avant à La Miche sur l'essai de la gagne.

Sélectionné en 2003, puis 2007, il va l'être en 2011. Le coeur de l'attaque française sera-t-il capable de réussir là où il a échoué deux fois ? Le poids des années est un élément clair de réponse.

Pour la faire courte que vont apporter de plus Traille et Jauzion ?

Contre l'Argentine la réponse était farpaitement claire : rien !

Pour finir une interrogation, comment dire... financière.

C'est non seulement risqué de changer de charnière à 5 minutes de la fin ou d'arrière à 1 minute de la même fin mais n'apporte aucun élément digne d'appréciation sur lesdits joueurs entrants, alors quel est l'intérêt de la manoeuvre ?

Permettre aux joueurs entrés de toucher la prime de la victoire ou tous ceux sur la feuille l'a touchent ?

Si quelqu'un a la réponse, j'achète.

VOUS LISEZ JUSQU'AU BOUT OU FAUT QUE JE REPETE MA QUESTION ?

Prochainement : Oueadrogo, le chouchou.

 

 

vendredi, 19 novembre 2010

Le coup de Blanco au Lièvre : premières fissures dans la maison bleue accrochée au-dessus du vide (I)

Parce que la réalité est bien plus forte que la fiction, la maison bleue commence à se fissurer de toutes parts.

Il est vrai que l'amateur de gonfle tricolore depuis 2007, comme soeur Anne, ne voit rien venir, que le Lièvre qui merdoie et le Sut qui foudroie.

Du coup il s'agace et pas qu'ici.

Episode I

Un coup de Blanco : le Lièvre est un clown triste

Voilà quelques petites semaines, sur RMC, la radio qui pique et qui tâche, Blanco affirmait :

"L'entraîneur de l'équipe de France doit avoir envie d'être champion du monde. On peut être champion du monde. S'il pleure un an avant la parce qu'il n'a pas les moyens. (…) Comment va-t-il sélectionner des joueurs qui sauront qu'il n'est plus là après le Mondial ? S'il n'a pas envie de faire la Coupe du monde il s'en va. On n'est pas le football ! Dans un cirque, si le clown est triste, c’est tout le cirque qui est triste".

Déjà c'est pas très gentil de comparer l'équipe de France à un cirque et si j'avais écrit que le Lièvre est un clown triste, le lecteur bien intentionné aurait encore trouvé qu'une certaine exagération caratérise ces colonnes. Quand c'est le beau Serge, génie du rugby des années 80 et grand boss du rugby pro qui le dit, évidemment personne ne moufte. Sauf bien sûr le principal intéressé : le Lièvre.

Le susdit a répondu : "Il y a beaucoup de choses dans les critiques dont je suis la cible qui ne sont absolument pas constructives, qui ne sont là que pour relancer une forme de polémique, qui sont là pour systématiquement déformer mes propos, ou les sortir du contexte, que ça en devient complètement ridicule. Ce sont des débats de cours de récréation, donc évidemment que ça m'agace sur le coup, mais j'ai le sentiment que ça me rend plus fort pour le reste. »

Passons sur la syntaxe bancale du Lièvre (confondant cours de récréation et cours d'école et sur le journaliste inculte qui confond cour et cours, a-t-il au moins été à l'école, bref la cour d'école accueille la récréation après les cours, mais ne sert pas qu'à ça) pour retenir que le clown triste est nietzschéen : tout ce qui ne tue pas rend plus fort.

Ouais, bof, faut voir...

Prendre des raclées aux quatres coins de l'hémisphère Sut, est-ce que ça rend plus fort ?

Depuis le temps que l'Italie et l'Ecosse prennent des peignées, ils devraient être depuis longtemps champions du monde si on suit scrupuleusement la philosophie du Lièvre.

Mieux vaut remonter à l'origine de la bisbille qu'à ses prolongements. Au départ, il y a cette phrase du Lièvre :

« Même s’il y a eu des avancées, l’équipe de France est tout sauf la priorité du rugby français. J’éprouve une forme de frustration par rapport à ça.

Si de nombreux commentaires ont fleuri ici et là comme roses au milieu du fumier au sujet de cette polémique, personne n'a vu que le Lièvre avait non seulement raison mais qu'il apportait la preuve ABSOLUE de ce qu'il rapporte :

Hé bé oui, Marc t'as vu juste, les Bleus ne sont pas la priorité du rugby bleu, blanc, rouge, la preuve... c'est que t'as été choisi comme sélectionneur !

Si jamais l'équipe de France avait été une priorité, la Fédé n'aurait jamais confié le poste à un entraineur de Pro D2 à l'expérience limité, n'ayant jamais fait ses preuves au plus haut niveau et n'ayant pas laissé un grand souvenir en équipe de France.

Un cador du coaching, un aigle de la gonfle, un grand manitou des vestiaires aurait été choisi, pas un second couteau de seconde zone entrainant un club de seconde division...

Faut te faire une raison mon gars, t'as précisément été choisi parce que l'équipe de France n'est pas une priorité.

Dur non !

Console-toi le triste, ya pire t'aurais pu rester à Dax et redescendre en Pro D2 pour y végéter pendant que ton frangin te narguerait à l'étage supérieur à Bayonne.

 

mardi, 16 novembre 2010

En attendant France-Argentine : le temps agité de la Mosson

Le Puma a pris la fâcheuse habitude de planter ses crocs acérés (66) dans la frèle carcasse du coq tricolore.

Dans ces conditions, sans trop d'exagération on relèvera que le rugby argentin suscite la revanche comme la nuée porte l'orage.

En cet automne à Montpellier, le temps de la Mosson est venu. Le Lièvre et son staff sont prévenus, le choc sera rude devant. Et pour une fois, tout finit par arriver, on est forcé de constater (comme me l'a justement dit l'huissier juste avant de partir avec ma télé écran plat sous le bras) concernant la composition du pack comme dans les Chiffres et les lettres : Pas mieux !

Bon, il est toujours possible de chipoter ici ou là, un pénible dans le genre de Thion ne serait pas dépaysé face à l'un des paquets les plus pénibles de la Terre ovale. Quant à "houououou-Chabal" il ne tiendra sûrement pas 80 minutes, mais au moins le Lièvre a enfin pigé une équation pas bien dure : Chabal = 8

Harinoroquy paye sûrement de s'être un brin emmêlé les pinceaux contre les Fidji, en même temps il ne joue pas souvent 8 au BO, quand on vous dit que la polyvalence a ses limites...

Derrière en revanche ça flotte et ça va flotter. Pour commencer l'équipe de France est toujours à la recherche désespérée d'un 10, pas d'un fifrelin qui a juste le numéro dans le dos, on ne va quand pas aller chercher Platini !

Au centre, c'est la blague de l'année : Rougerie au centre.

Déjà avec Rougerie en équipe de France la poilade n'était pas loin. On s'était bien marré contre l'Ecosse avec ses deux placages à l'épaule où à la fin y a que lui qui s'était fait bobo.

C'est bête hein le rugby, des fois ya bobo.

Là au centre c'est de la grosse marrade en perspective, déjà qu'en championnat il est dépassé avec sa défense en escalator, un coup je monte, un coup je descends et ce indéfiniment.

Bref, la pipe est de retour, à l'aile il était un peu caché, là au centre de l'attaque, on va assister à de belles séquences de "coffres à ballon".

Du coup aux ailes comme ils ne verront pas l'ombre d'une gonfle, le Lièvre peut placer le premier nom qui lui passe par la tête. Mais comme il ne peut pas mettre à la fois Rougerie au centre et à l'aile (en fait si il peut, quand il met en coffre à ballon Bastareaud à la place de Rougerie et Rougerie à l'aile), il innove en plaçant des ailiers faisant dans l'évitement, vu que pour le rentre-dedans il est servi.

Faire démarrer Huget contre l'Argentine n'est sans doute pas la meilleure idée du siècle, en même temps il n'a pas encore 10 ans, on attendra encore quelques décennies.

A l'autre aile, Andreu, de la vivacité donc, qualité qui revient - et on s'en réjouit - à la mode, encore faut-il pour la mettre en valeur avoir des ballons.

A l'arrière, Palisson.

Palisson avait pour lui au début l'attrait de la nouveauté, de la fraîcheur, de la jeunesse etc.

Puis au fur et à mesure de ses apparitions en bleu (une petite dizaine quand même), on en vient à se poser la question à 1000 euros : il a fait quoi Palisson au juste en équipe de France?

La réponse tient en trois voyelles : ien.

On a un joueur polyvalent, certes, mais il est moyen en tout, un peu comme une salle polyvalente : trop petite pour le quine-loto-rifle de l'école - du rugby - de l'école du rugby - du comité des fêtes (rayez la mention inutile), pas assez intime pour la belote du troisième âge, tristounette pour un mariage, trop gaie pour le congrès annuel des croques-morts.

Au lieu de quoi, il y avait Porical, à l'aise face aux Fidji, il va aller croquer ses rousquilles sur le banc.

Le Lièvre préfère encore expérimenter derrière plutôt que d'installer un 15 bis (derrière Merdard ou Poitrenaud). Ce type là est capable de nous amener en Coupe du monde sans qu'on sache à l'avance, et lui par conséquent, qui jouera derrière.

Seule certitude samedi devant le poste, je n'aurai d'yeux que pour le jaunard !

Composition du XV de France:

Palisson (Brive) - Huget (Bayonne), Rougerie (Clermont), Jauzion (Stade Toulousain), Andreu (Castres) - (o) Traille (Biarritz), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Chabal (Racing-Métro), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Guirado (Perpignan), Ducalcon (Castres), Thion (Biarritz), Harinordoquy (Biarritz), Yachvili (Biarritz), Estebanez (Brive), Porical (Perpignan)

23e homme: Schuster (Perpignan)

 

Composition du XV Argentin :

Rodriguez Gurruchaga ; Camacho, Tiesi, Fenandez, Amorosino ; (o) Contepomi (cap.), (m) Vergallo ; De Achaval, Fernandez Lobbe, Fessia ; Albacete, Galarza ; Scelzo, Ledesma, Roncero.

Remplaçants: Creevy, Ayerza, Guzman, Cabello, Galindo, Lalanne, Bosch.

lundi, 15 juin 2009

Le rugby à rouflaquettes

Exploit,

Des Bleus bête noire des All Blacks,

Les Blacks ont les idées noires etc.

Voilà en gros où se situe l'analyse générale, c'est du niveau de toto qui a retapé son CP.

Bon, on va pas se la raconter, des Bleus presque au complet ont battu des Blacks comptant 3 à 4 titulaires. Pas de quoi pavoiser, sans l'interception de Médard, tout laisse à penser que les Bleus seraient repartis avec une courte défaite. Quand on y regarde d'un peu près et pas le nez dans le gazon, les Bleus menant 17 à 3 se font rattraper 17 partout. Incapables de tenir le score et leur avance, ne la devant au final qu'au génie à rouflaquettes. Après le look Chabal, le look JPR des années 2010 risque de faire fureur.

Alors je veux bien qu'on mette la défense en avant, mais deux essais ont été encaissés à la suite d'actions longuement construites par les Blacks, quand en face sur les trois essais marqués, deux le sont en contre ou en pick and go. Les Blacks  font le jeu en seconde mi-temps, les Bleus ont gagné sans prendre le jeu à leur compte.

En gros Lièvrement au bout de deux ans a renoué avec les fondamentaux de l'ère Laporte, on est content pour lui.

Et puis on a va pas se croire sur le toit du monde parce qu'on les bat chez eux tous les 15 ans, quand ils viennent régulièrement nous battre lors de leurs tournées.

Ce type de confrontation souligne l'ennui de notre rugby européen, fait de chandelles et de pick and go. C'est si vrai que les tâcherons irlandais ont tout gagné cette année.

Bon, on ne va pas surinterpréter cette victoire qui fait quand même chaud au coeur, c'est comme prétendre gagner des élections avec 60 % d'abstention.

Alors comme en politique, avant de tirer d'hâtives conclusions, attendons le second tour du 20 juin.

Au final, s'il y a des défaites porteuses d'avenir, certaines victoires sont aussi parlantes que Bernardo

lundi, 23 mars 2009

Tournoi 2009

Le tournoi 2009 est fini, vivement le tournoi 2010.

 

Les Bleus finissent 3ème, derrière l'Irlande et les Beefs, à égalité de points avec les Gallois. Le classement final et le grand chlem irlandais a tenu à la pénalité ratée du bossu Jones (Stephen, faut préciser vu qu'il y a une chiée de Jones qui portent le poireau). Tout ça donc s'est joué à pas grand chose, signe d'une grande homogénéité entre les équipes.

Evidemment chacun peut se satisfaire de l'historique victoire irlandaise, qui vient enfin couronner une génération talentueuse, dont on attendait beaucoup et qui a finalement plutôt déçu, même si tout un peuple attendait ça depuis 61 ans.

Il reste que la victoire irlandaise fait regretter celle des gallois l'an passé, dont le jeu était plus ambitieux et chatoyant, d'ailleurs samedi dernier les Gallois ont produit un volume de jeu supérieur aux Irlandais. D'une certaine manière ils ont refait le coup du Munster (les ptizamis) contre le Stade l'an passé en H Cup, en s'appuyant sur un pack de guerriers habités par la trilogie sacrée : vaillance, humilité et abnégation et sur une énorme défense.

Mais évidemment du point de vue de ce côté du Channel, les choses sont différentes. Pour le dire en une phrase formée de quelques mots constitués de plusieurs lettres : Les Bleus ne progressent pas quand les autres équipes (Irlandais, Beefs et Gallois) avancent sur des bases solides (mélées, charnière).

Une autre équipe ne s'améliore pas et semble même regresser : l'Italie, c'est dommage mais cela ne l'empêche pas d'abriter le meilleur joueur d'Europe : Parisse.

Pour patienter jusqu'au tournoi 2009, une tournée à la mords-moi le noeud cet été chez ceux qui marchent la tête en bas, qui aura sans doute au moins le mérite de permettre à Martin de porter le coq.

D'ici là salut les poules.

jeudi, 19 mars 2009

Le rugby de gribouille (primo)

D'entrée de jeu soyons clairs, là où le sage voit la lune (c'est bon tu peux remettre ton pantalon) l'idiot voit le doigt pointant la lune.

En d'autres mots, lecteur encore abasourdi par le cauchemar du match contre les Beefs, si la victoire contre les poireaux rouges a un peu trop chauffé la tête du monde rugbystique, la défaite contre les roses rouges ne doit pas nous inciter à essayer de rentrer la tête dans le cul d’une vache pour cacher sa honte.

D’’abord parce qu’on le dit depuis bien trop longtemps, le Lièvre et sa bande font pas la maille, je veux bien qu’il soit sympa, et crache pas sur un demi, mais si tous les mecs sympas, amateur de binouze peuvent faire de bons sélectionneurs, il va falloir trouver d’autres critères. Mais j’y reviendrai

Ensuite, la défaite était prévisible, at first contre les gallois, après une domination outrageuse durant tout le match, les Bleus étaient à 2 doigts de voir le score s’inverser à quelques minutes de la fin du match, ce qui serait arrivé sans la maladresse des poireaux. Ce qui donne en langage tactico-technique, les Bleus n’avaient pas de marge, et sans marge pas de bénéf, sans bénéf pas de bonus (encore que..) et sans bonux pas de cadeaux ! Clairement les Beefs n’ont pas faits de cadeaux, équipe annoncée à la dérive, mais rappelons-le car le flot des commentateurs payés pour écrire, raconter et répéter des conneries à longueur d’années ont oublié qu’ils perdent sur un score serré, voire très serré, contre l’Irlande et le Pays de Galles, ainsi ils étaient proches de ces deux équipes qui vont samedi se disputer la gagne dans le Tournoi 2009. Ça c’était for the second, and at three, depuis 10 ans, les Bleus n’ont gagné qu’une fois à Twickenham, c’était en 2005 (moins beau qu'en 2002 à la maison  quand Betsen avait chassé Wilko comme la buse le lapinou mixomatosé). Donc fallait pas trop rêver, qu’avec une équipe dite « en construction » ( y a des travaux qui durent), les Bleus allaient tordre le Beefs d’autant plus que l’an passé les Beefs étaient venus à Paris et repartis avec la victoire et qu’un an plus tôt on voyait s’envoler une belle finale à domicile contre ces mêmes Beefs.



En résumé, je te la fais courte pour que tu puisse te la mettre sur l’oreille ; depuis plusieurs années les Beefs sont supérieurs aux Bleus, équipe toujours présentée à l’agonie, mais championne du monde 2003 et vice 2007, tandis que les Bleus sont présentés comme allant casser la baraque alors qu’ils sont à l’agonie. Y a comme un blème comme dirait un djeun's des années 80


Le problème vient du staff, du jeu et des joueurs.



Primo (samedi c’est l’Italie), le staff



J’aime tant le répéter que jamais je m’en lasse, le Lièvre, le Tordu et Joues de corned beef n’ont pas le niveau pour entraîner la sélection nationale, ce n’est pas tant leur qualités propres dont chacun peut discuter, le spécialiste des avants, ex-pilard de fédérale reste pour moi un éternel sujet d’émerveillement, que leur absolue inexpérience. Et c’est pas nouveau, souvenons-nous le mal est ancien.



Quand Laporte est désigné après 99 pour préparer 2003, il est certes auréolé, pas sous les bras, d’un titre de champion avec le Stade français, mais depuis on sait qu’à Paris l’équipe est plus forte que l’entraîneur vu que plusieurs entraîneurs sont passés sans qu’on puisse mesurer leur part dans les divers titres depuis 1998, et même une année (en 2004), Paris a été champion sans entraîneur, bref Laporte était totalement inexpérimenté en Bleus et faiblement comme entraîneur, il avait toutefois pour lui d’être un bon client pour les médias et d’être au moins comme joueur un leader. Bon on connaît la suite, un grand chlem en 2002 et en 2003 il pleut en demi… come back home. Après fallait le virer, il avait un objectif, il l’a raté, out, au taquet en demi de la coupe du monde en 2003, au taquet il sera en 2007, rien de bien neuf sous le soleil, entre temps re-chlem en 2004. Pas de quoi se lever la nuit pour se tirer sur la nouille.



Après 2007, le Lièvre, entraîneur complètement inexpérimenté au plus haut niveau, sauf si Dax en Pro D2 c’est du haut niveau, joueur international certes, mais n’a pas laissé un grand souvenir en Bleu, et surtout n’a jamais été un leader dans le jeu ou en dehors. Le Lièvre a pour lui d’avoir une bonne gueule, de parler doucement là où Bernie le dingue éructait, mais le problème du type qui parle doucement c’est qu’on finit assez vite par comprendre qu’il a pas grand-chose à dire.



Alors évidemment le lecteur dont la moelle n’est pas bouffée par les entrées au casque, de se demander qu’est-ce que tu proposes ducon ?



1. rien, je suis pas élu à la fédé,

2. c’était mieux avant. Le top : Skrela-Villepreux, tandem paradoxalement très critiqué du temps où ils avaient les clés du camion, mais avec le meilleur palmarès du rugby pro en Bleus : 2 chlems en suivants (97-98) une finale copa del mundo en 99. Le premier comme le second étaient des entraîneurs très expérimentés à l’origine de la renaissance du Stade T et des joueurs ayant laissé des traces indélébiles en Bleu. C’est pas le staff d’aujourd’hui ! En gros en 2007 avaient le profil, le goret asémiste ou Galthié.



Donc pour te la faire courte, toujours, le staff est nommé fin 2007, dialogues.


-Allo Emile ?
-Ouais.
-C’est Marc, t’as vu j’ai les Bleus,
-T’as pris un pèt ?
-Tu fais le con ou quoi, t’es pas au courant ?
-Je suis avec Retiere, on fait des conserves, du cochon je crois.
-Bon tiens toi bien, mais pas à Retiere, je suis sélectionneur !
-Tu déconnes, ils ont pas vu jouer Dax ?
-Si je te jure, bon maintenant il me faut un staff !
-Tu veux des noms ?
-Non, toi et Retiere, c’est bien, vous avez les jeunes Bleus, c’est cool ça les jeunes, et en plus vu que vous y comprenez encore moins que moi pour entraîner, je veux pas d’emmerdements en m’entourant de mecs compétents.
-Sois tranquille, de ce côté-là il y a pas de risques avec nous, oooh Retiere, on va entraîner les Bleus avec Marc !
Retiere : Ils ont une équipe les schtroumpfs ? Si c’est pour me payer en salsepareille, je préfère pas, je tiens à mes joues.
-Laisse tomber je t’expliquerai plus tard, bon c’est ok Marc, on va bien se marrer !
-Super, moi aussi je me suis dit que je ne pouvais pas refuser, mais va falloir dire un truc, sinon ça va finir par se savoir qu’on a rien à faire là.
-Heu…chai pas trop quoi dire là, je suis pas maso.
-T’as raison on va garder Maso, comme caution beau jeu du rugby de papa, il est bien, et puis lui il sait quoi dire. Mais faut quand même dire un truc.
-Heu, on a qu’à parler du jeu, au Stade quand ça va mal, on parle du jeu à la toulousaine.
-C’est bien ça le jeu, en plus ç’est un peu comme les jeunes, ça commence pareil, on va parler du jeu et prendre des jeunes, comme ça en plus il la ramèneront pas avec leurs sélections vu que c’est nous qu’on va leur donner.
-Bon super, on a vachement avancé, mais quel jeu ?
-Le beau jeu, pardi, on va dire que nous on veut du beau jeu.
-Ouais, chai pas trop, en même temps c’est un peu con, personne n’est pour le mauvais jeu, même à Toulon ou à Bègles ils osaient pas le dire.

-T’inquiètes, ça va pas se voir, par contre il faut qu’on trouve un truc à faire pour Retiere, je peux quand même pas prendre tous les mecs qui ont tâté de la gonfle en tronche en fédérale !

Retiere : Ahourrr !!!

-???

-Pas mieux

Retiere : Aie ! Ouille !
-Qu’est-ce qui lui prend ?
-Rien il a poussé trop fort sur le jambonneau et s’est coincé le pouce dans le bocal.
-Il est grave quand même…
-Il jouait à la pile avant.
-Très bonne idée, il va s’occuper des avants !
-Heu… ça fait pas beaucoup pour lui les avants ?
-Oui t’as raison, en fait il va juste s’occuper des piliers, en plus je vais les prendre de Dax, avec ça je suis sûr qu’ils lui tomberont pas des raisonnements et ça se verra moins qu’il y comprend rien. En plus pour faire bonne mesure je vais nommer un seconde pompe capitaine, pour pas qu’il râle de pousser derrière des burnes.
-Putain, t’es vachement avancé dans ta réflexion.
-Ouais, en plus toi tu jouais au centre à Toulouse, donc tu vas t’occuper des trois-quarts, et comme j’t’aime bien, je vais prendre un max de joueurs du Stade. En plus beau jeu + Stade Toulousain = on est peinard jusqu’en 2011. Au fait tu connais la Nouvelle-Zélande ?
-Non, à part une tournée ou deux...
-Moi pareil, on va vraiment se régaler là bas, faudra juste faire gaffe de pas oublier Retiere dans la soute.

Le rugby de gribouille (tercio)

Tercio : Les joueurs

 

L'équipa en piagio a Roma

 

Fabien Barcella (Biarritz), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Sylvain Marconnet (Stade Français), Lionel Nallet (Castres, capitaine), Sébastien Chabal (Sale/Angeleterre), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont) Imanol Harinordoquy (Biarritz)(m) Morgan Parra (Bourgoin), (o) François Trinh-Duc (Montpellier), Cédric Heymans (Stade Toulousain), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Florian Fritz (Stade Toulousain), Maxime Médard (Stade Toulousain) et Damien Traille (Biarritz).

Remplaçants: William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Thion (Biarritz), Louis Picamoles (Montpellier), Frédéric Michalak (Stade Toulousain), Mathieu Bastareaud (Stade Français) et Julien Malzieu (Clermont).AP

 

 

Là aussi soyons clairs, une grande sélection n'est pas toujours composée des meilleurs joueurs, mais il faut quand même qu'à des postes clés (en gros, 2, 8, 9, 10, 15), les mecs soient indiscutables. Aujourd'hui en 2 c'est stable avec Swki, mais pour le reste, même Médard que je pensais certain en 15 laisse ça place à Traille pour son week-end à Rome. De toute évidence ce turn over est un aveu d'impuissance, même s'il  reste inévitable en raison des blessures.

Là aussi  l'inconstance est frappant, prenons Chabal, c'est quoi son poste, deuxième pompe, troisième ligne aile, troisième ligne centre ? A Sale je sais, pas chez les Bleus. Depuis le début du tournoi il n'a jamais convaincu, il est même carrément passé à côté contre les Beefs. Comment le Lièvre, 3ème latte dans le civil a pu commetre l'erreur de le placer à l'aile du pack, là où la mobilité est reine, Chabal n'est ni très mobile, ni un bon plaqueur, au plus il met des tampons en défense quand le gonze en face vient sur lui, mais jamais de la vie il ne chasse la gazelle comme Dusautoir, Martin ou Bonnaire peuvent le faire. C'est clairement à ce genre d'erreur qu'on doit les ballades de Cueto et Armitage dans la défense. Chabal fait pas l'affaire en flanker, qu'à cela ne tienne, on le renvoie en seconde latte, place qu'il avait cédé à Thion pour manque de puissance et de poids. Signe d'un staff déboussolé : changer son équipe en fonction  de l'adversaire là où l'on devrait imposer son jeu quel qu'il soit.

Je suis pas sur qu'il ait fini par comprendre que Faure était un pilier de bal musette. Ce type a toujours été nul, il s'est toujours fait secouer comme un prunier dans l'agenais, et il a depuis deux ans additionné les capes. C'est un grand mystére. L'avantage c'est que lui comme Chabal jouent en outre-manche, là où comme on sait le joueur est "préservé" ne multipliant pas les matchs à l'instar de l'international français. Or dimanche dernier, Faure et Chabal ont été transparents, va falloir trouver donc une autre excuse à la Bérézina française, d'autant plus que l'un des joueurs les plus employés (Dusautoir) a été comme à son habitude : impéroyal.

Contre les Beefs, on s'est encore pris un magistral good game dans les gencives

La charnière, malgré ma grande science du rugby, que chacun peut goûter pour pas un rond à longueur de colonnes, je dois avouer que le point est pour le dire assez rapidement : emmerdant. Depuis bientôt 10 ans, aucune ne s'est imposée on doit être à environ 50 charnières utilisées depuis. Le choix est difficile, je mettrai bien Durand-Beauxis pour voir, mais bon, sans grand enthousiasme. Quoi qu'il en soit, une charnière ça ne se change pas tous les 2 matchs. En la matière l'automatisme est roi. Il faut faire un choix et s'y tenir. Prendre les joueurs qu'on a sous la main (ça vaut aussi pour les piliers)  parce qu'ils seront les meilleurs à leur poste dans 2 ou 3 ans, bien sûr ça peut rater (La Miche, Castaignède), mais ça marche aussi (Betsen, Marconnet), mais si on considère que Para incarne le meilleur 9 pour l'avenir, on le laisse à sa place, pour qu'il construise de la confiance, qu'il acquière de l'assurance et surtout qu'il ait l'expérience du niveau, comment l'acquérir si tout les 2 matchs les postes clés d'une équipe sont changées. Pareil pour Picachu, si on pense que l'avenir en 8 c'est lui, il doit faire tous les matchs comme titulaire, il apprend que dalle en faisant banquette, il n'aura d'ailleurs échappé à personne qu'il n'a pas progressé depuis un an au niveau international.

Le Lièvre et son staff ont le nez sur le guidon, par leurs errements se sont mis la pression et font une équipe match après match alors qu'ils s'étaient engagés sur la durée, et il faut attendre la fin du  tournoi pour voir une 3ème ligne qui ressemble à quelque chose.

Derrière, Gribouille reste à l'oeuvre.

Traille. Nul à l'arrière en 2007, on pensait ne plus le revoir en Bleus à ce poste, c'est à croire que le Lièvre et son staff on  pas la TV. A supposer qu'il fasse un match honnête contre l'Italie, est-ce qu'on sera plus avancé après. Que nenni. Médard qui n'a pas été le pire derrière, il aurait du être maintenu en 15. Gribouille à encore frappé, c'est à croire que le tarnais a pris possession du corps du Lièvre.

Traille à la relance dimanche, ça va être au moins aussi comique qu'un ministre de la relance !

Suivant le même raisonnement, quand on veut bâtir l'équipe de demain, on laisse pas en place le monument Jauzion, qui comme à se lézarder de manière inquiétante, il a pas été très réactif en défense contre les Beefs. Bien sûr Jauzion est une icône, même un king icone, mais on rend un très mauvais service aux Bleus en le laissant là, car dans deux ans, il sera où ? Il sera pas plus rapide, plus incisif qu'aujourd'hui.

Le plus beau : le retour de la Miche. Pas fameux depuis qu'il est rentré au Stade, ni vrai 9, ni vrai 10, ni espoir, ni ancien, La Miche is back, pour quoi faire ? Mystère et bidendum comme on dit du côté de l'ASM.  On est jamais à l'abri d'un coup de génie avec La miche, le problème c'est que le reste du temps faut avoir les nerfs solides. Il viendra en fin de compte grossir les rangs des génies du sport français n'ayant jamais confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux. Le pire pour le Lièvre, le Tordu et Joues serait qu'il rentre et fasse un super match (contre l'Italie il en est capable) ça leur donnerait encore un peu plus mal à la tête.

Il ne faut rien attendre de ce match contre l'Italie, les Azuri font en général leur match le plus complet contre la France, quand celle-ci gagne invariablement. Du coup, je vais pas me fatiguer à parler du match et attendre la semaine prochaine pour faire le bilan du tournoi 2009.

Il Bilano

1. Matcho de la muerte contre Italia (je me demande si c'est pas de l'espagnol ?), c'est dire les progrès des Bleus

2. Les Bleus finiront 4 ème devant  l'Ecosse et l'Italie, pire place depuis 2001 (tu parles d'une performance pour des mecs qui nous ont bassiné avec  leur jeu ambitieux).

3. Un tournoi pour rien dans la perspective du seul objectif qui compte : coupe du monde 2011.

 

Bonne bourre à tous !

 

 
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