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dimanche, 20 septembre 2015

Le jour d'après...Les Boks se font hara-kiri

A mon voisin frontiste (le Sud n'est pas qu'une terre de rugby) qui me demandait : "Tiens-toi qui a une chemisette Cambérarero (le Sud sait aussi être une terre d'élégance) tu dois t'y connaitre en rugby, c'est quoi cette histoire de Japonais qui battent les gentils afrikaners ? " (phrase conclue avec un brin de nostalgie dans la voix ).

Ebé lui dis-je, c'est comme si Philippot convolait en justes épousailles avec Clémentine Autain, un truc tellement improbable que l'idée ne te vient pas.

C'est vrai que la chose est si extraordinaire qu'elle ne parait pas vraie, le plus simple est donc de la tenir pour fausse pour essayer d'y voir plus clair, puisque dès lors que les japonais qui n'avaient pas gagné depuis 1991 battent l'un des prétendants à la couronne mondiale, tout est possible.

Et justement non, on a fait tourner à fond les bécanes bourrées de stats jusqu'à la gueule, il en ressort :

Que lorsque le champion n'est pas chez lui (1987, 1995, 2011), il est du Sud sauf en 2003, mais qu'il compte toujours parmi les équipes dominant le rugby mondial les années précédant la compétition.

En 2015, la France joue-t-elle à domicile ?

La réponse est non.

La France est-elle une équipe du Sud ?

La réponse est non.

La France a-t-elle dominé le rugby mondial ces dernières années ?

La réponse est non.

On en déduit assez facilement, qu'il faut arrêter de nous enfumer avec des fadaises à la Marc Lévy du genre : Et si c'était vrai que c'est possible d'être heureux en ovale pour toujours mon amour...

Rien, absolument rien n'atteste le discours du staff et des joueurs visant à faire accroire que la Coupe du monde reste un Tournoi que n'importe quelle équipe du gratin mondial peut gagner.

Rien n'est plus faux, c'est faux et archi-faux, l'équipe sacrée a toujours été la meilleure, sauf en 1995, c'est vrai, mais à ce moment là, la compétition dépassait le cadre sportif pour s'inscrire dans la légende d'une nation en reconstruction.

En 2015, Hollande est-il Mandela ? J'ose à peine poser la question à mon voisin..

samedi, 19 septembre 2015

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

Le seul truc un peu imprévisible quand tu tates l'Ovale, c'est le rebond, pour le reste, les hiérachies sont aussi bien établies que l'étiquette à la cour du Roi Soleil, les styles de jeu aussi ancrés dans le génie national que l'autre doré en haut de sa colonne.

Prenons cet Angleterre-Fidji d'ouverture, des fidjiens, indisciplinés, incapables ce jouer ensemble, forgeant cette continuelle énigme :  comment des types aussi brillants individuellement et en club peuvent être aussi inconsistants au niveau international ?

Hormis un quart contre les Boks en 2007 à Marseille, les Fidjiens en Coupe du Monde c'est pas grand chose, et c'est parti pour continuer à l'être.

Du coup, si changement il y a c'est chez le Beef qu'il faut le chercher : une vitesse derrière à laquelle on était peu habitué et qu'on aimerait bien voir de  ce côté du Channel. Le jeu du frigo américain Tindall avait quelque chose de réjouissant au centre par son caractère aussi prévisible que la pluie en Bretagne ou la bave de l'épileptique, mais là on envie moins le Beef, Bastareaud est notre Tindall à nous (va-t-il entrer dans la famille princière du voisin monégasque ?). Prévisible en revanche est Brown, placé comme il se doit derrière, nommé Yellow il aurait joué devant...

Si j'étais Beef, je m'inquiéterais, ils m'ont semblé moins méchants, moins agressifs qu'à l'accoutumée, et pour le dire autrement, moins puissants, bref des Beefs moins Beefs. Pour le dire autrement, rien de l'étoffe dont on fait les champions du monde.

Ce n'est pas non plus du côté du tissu français et a fortiori italien que l'on ira s'approvisionner.

Sauf les rares fois où les Bleus d'azur battent nos Bleuxv, on s'emmerde ferme. Depuis au moins Azincourt, l'équipe de France pratique un jeu en accord avec son adversaire, donc face à une italie brouillonne, ça donne toujours un match à oublier (si t'entends après un France-Italie : "on tient notre match référence", pense à te réveiller, tu risques de t'étouffer dans ton vomi), sans queue ni tête (ça doit faire mal), là où des Blacks méthodiques mettraient 70 points, les Bleuxv livrent un match ternasse, brouillassou, en un mot bien dégueulasse, à la manière des nappes de fin de tables de fêtes colorées par des agapes où se mêlent le rouge qui tache, le blanc qui teinte les joues et le bulleux qui se la pète.

Un France-Italie, même frais ça pique, comme il se doit pour un Piccolino, notre duel de nains latins, si on ajoute à cette médiocrité chronique l'absence de Parisse, pas sûr qu'on est pas mieux à regarder (la finale de 2011 ?).

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

samedi, 12 septembre 2015

Après les Bleus d'Ecosse, de quelques questions oiseuses dans la dernière ligne droite

Que l'amoureux de l'Ovale se le tienne pour dit, c'est pas en bleu, blanc, rouge qu'il va se régaler à l'orée d'une compétition sacrant pour 4 ans les Rois de la gonfle.

Si quelques naïfs ont cru après un bon match contre les Beefs que les Bleuxv allaient tout casser, l'ultime levée préparatoire contre les Bleus d'Ecosse a remis l'équipe à sa place : pas très loin du balai à chiottes du rugby mondial.

Que nenni comme dit le cheval, la vitrine du rugby de France en Pro D2 internationale est, en Pro 2 Internationale reste (au moins jusqu'en 2015).

De fait après ce qui ressemble à un match nul contre l'une des plus mauvaises nations du Tournoi depuis 20 ans est de nature, non à lever les doutes, nul de raisonnable n'en a sur les chances de cette équipe de décrocher le pompom (le... rire de l'arbitre...), mais à conforter la conviction : des pipes, du plat et du pipeau (j'ai manqué m'étouffer quand à la pause les joueurs dressaient le panégyrique - va chercher dico - du capitaine Dusautoir, ça m'a fait penser au film d'entreprise où les employés juste avant d'être virés disent le plus grand bien de leur patron ou de la responsable des RH...). Rappel : Dusautoir est ce capitaine de nain parmi les lilliputiens dont le palmarès au bout de 7 ans tient dans un Grand Chlem (2010).

Bref on n'a pas fini de nous prendre pour des truffes sans le foie gras autour.

Ce qui ne doit pas nous empêche pas de poser quelques questions :

Avec ses relances électriques et son long coup de pied,  est-t-il toujours bon Scott pour nous mener vers l'autoroute du Paradis ?

Kockott va-t-il jouer les matchs de poule ou portera-t-il le numéro vingt ?

Picamoles peut-il durer plus de 30 minutes sur le pré ?

La Miche peut-il être au four et au moulin ?

Thales est-il  vraiment fait pour l'ovale ?

Nakaitici n'a qu'à être debout ?

Mas-Guirado ou Porte d'Espagne ?

Bref, faut vraiment que le niveau baisse pour espérer vivre en harmonie avec cette équipe, jamais l'apostrophe coudercien n'a été aussi  juste : allez les petits,  les toupetirikiki...

vendredi, 21 août 2015

Coupe du Monde 2015 : prolégomènes et autres mises en bouche

Depuis 1987 tous les 4 ans  le règne des sphères connait un léger changement de forme : le rond cède un peu de terrain à l'ovale.

Le grand public gavé de rond prend une dose d'ovale sur TF1, chaine du foot quand celle du rugby, France 2, retransmet assez curieusement les matchs de préparation. C'est un peu comme si ton copain Kévin prenait en charge les préliminaires de Madame, avant que tu ne l'honores avec ta régularité cadencée de coucou suisse (à ne pas confondre avec le couteau du même nom).

C'est dire si l'amateur éclairé de la gonfle est partagé entre l’impatience d'assister à la seule compétition qui vaille en ce qu'elle fixe la hiérarchie pour 4 ans en dotant une nation du titre envié de Champion du monde de rugby et le flot de conneries, stéréotypes et autres idées toutes faites et fausses qu'il s’apprête à entendre.

La première étant sans doute le rappel du statut de la France d'équipe vice-championne du monde soi-disant acquis lors de la dernière levée. Pour une équipe ayant perdu en 2011 3 matchs sur 7 le titre est pour le moins usurpé, d'autant plus que le titre de vice-champion de quelque chose n'a de sens que pour une compétition faite d'oppositions générales et non contingentes. En gros pour un sprint ou une course de natation quand tu finis 2ème devant tous les autres finalistes tu peux sans hésiter être vice-champion, n'ayant été battu que par le premier. En 2011, les Boks et les Wallabies n'ont pas été battus par les Bleuxv.

La deuxième est que les Bleuxv se sont fait endoffer (ortographe à vérifier - endaufer ?) par un arbitre soumis à la pression de l'évènement : les Blacks à domicile en finale. C'est peut-être pas faux, mais c'est faire litière du constat suivant : les Bleuxv n'ont gagné le droit de se faire empapaouter en finale qu'après avoir bénéficié d'un arbitrage très favorable en demie face aux gallois. Lesquels ont été péniblement battus, eux aussi d'un tout petit point à 14 contre 15. Que le supporteur tricolore en rogne après Joubert se mette à la place d'un supporter gallois devrait l'aider à adoucir ses anciennes plaies.

La troisième, et on s'arrêtera là, tient dans les chances de l'équipe de France.

Tous, staff et médias, à l'unisson vendent une équipe de France capable d'être championne du monde ! Le chauvinisme le plus échevelé est chose répandue à la veille de grands évènement sportifs. Chaque année avant Roland-Garros on annonce que c'est l'année d'un Tsonga affuté ayant renoncé à boulotter des kinders Bueno, Sauf que là personne n'y croit tandis que pour les Bleuxv, leur réputation de Riton de rugby mondial instille le doute. Rappel : le Riton d'un sport en souvenir d’Henri Leconte, tennisman particulièrement inconstant de la fin du XXème siècle au point de faire paraitre Gasquet pour un modèle de régularité, désigne un sportif pouvant battre tout le monde et être battu par n'importe qui, pour ce qui nous concerne l'exemple des Tonga en 2011 suffit à éclairer le supporteur le moins lucide. C'eut été vrai, mais la professionnalisation du rugby a donné à la formule l'allure d'un astre mort dont on croit percevoir la lumière quand la source est depuis longtemps éteinte. On en veut pour preuve que depuis 2011, hormis l'Australie et dans des conditions discutables, les Bleuxv n'ont pas battus d'équipe majeure du Sud et dans le même temps ils se sont fait régulièrement battre par les nations majeures du Nord (Beefs, Gallois et Irlandais).

Au final, et sans faire du classement IRB l'évangile de l'Ovale, fArce est de constater que la 7ème place de la France, juste devant l'Argentine oblige à la plus grande mesure et modestie, on y reviendra...

vendredi, 29 mai 2015

Sous le signe du bizarre, du banal et de la caguade en cette fin de saison..

En cette fin de saison augmentée d'une fin de cycle pour le XV de France l'heure est venue du bilan, que l'on tire, on fait avec ce qu'on a.

Commençons par le bizarre, au-delà de l'exploit de Toulon, la domination  française du rugby de club en Europe est évidente. Du coup quand le Goret après France-Angleterre chouine que les Bleuxv ne sont pas en cannes et manquent de rythme on manque d'avaler la pascade vu que les mêmes en clubs marchent sur le Beef  (du bon pied ça peut porter bonheur),. Certes beaucoup d’étrangers jouent dans le Top 14, mais pas que, les autres précisément, que ce soit à Toulon, Clermont ou au Racing-Métro (pour ne retenir que les demis-finaliste) sont en général des internationaux français.

Rayon bizarre la fédé n'est pas en reste. Au nom d'une transparence bien dans l'air du temps, les cerveaux à gros pardessus ont fait dans l'appel d'offres. Le délai pour préparer et présenter sa candidature  : 15 jours ! Quand tu passes le moindre appel d'offres pour changer la porte des chiottes de n'importe quelle école primaire du Lauragais, tu dois  au moins t'y prendre 6 mois à l'avance, sous peine d'annulation de toute la procédure.

Là les cerveaux de la fédé ils te demandent de pondre en 15 jours ce que le Goret n'est pas foutu de savoir au bout de presque 4 ans : on fait quoi pour que l'équipe de France redevienne le joyau de l'Ovale hexagonal.

Pour finir on atteint des sommets de faux-culteries  quand partout Novés est annoncé pour 2015 après avoir refusé 2011 (pas con Novés devait se dire que ça allait être dur de faire mieux qu'une finale, après le Goret il est tranquille...).

Au final si Novès est nommé l'hypocrisie fédérale n'en sera que plus évidente, si ce n'est pas lui l'enfumage n'en sera que plus grotesque.

Le banal ce sont les qualifiés pour les phases finales. Bien sûr les grands enfants que sont les amateurs de gonfle aimant les contes et histoires à dormir debout pour avoir des étoiles plein les yeux quand le meilleur moyen pour avoir le regard stellaire est encore de téter un cubi de rosé-limé, baissent les armes devant la qualification d’Oyonnax.

Pourtant à y regarder de plus près le foutage de gueule n'est pas très loin.

Primo les 5 plus gros budgets sont présents, le montage en sauce d'Oyo n'est là que pour habiller le discours sur les valeurs du rugby à papa pour faire oublier que celles d'aujourd'hui ont plus à voir avec le CAC 40 que 5 culs bravant la froidure de la vitre arrière du bus.

Deuxio, quand on voit jouer Oyo on a la pénible impression d’assister à un match d'Aurillac entrainé par Fouroux. En comparaison du jeu pratiqué par Oyo les dirigeants de la Corée du Nord font figures d'immenses déconneurs repeint aux couleurs de la bande à Basile.

Tercio, il vaudrait mieux souligner l'énorme échec du LOU (7ème budget) et celui plus relatif mais non moins évident de Montpellier (6ème budget).

Conclusio : Comment ne pas vendre du rêve préfabriqué pour faire parler d'une saison très moyenne au niveau de la qualité et de l'intérêt final (ASM, RCT, Stade Toulousain, le champion 2015 est là et pas ailleurs).

Si pour parler de cagade on se contente de citer un seul nom, sera-ce suffisant ? Beauxis !

La descente de l’Aviron en est une autre mais ce sera pour une autre fois !

 

mardi, 19 mai 2015

Le groupe pour préparer la Coupe du monde ou le retour du rugby zombie

Le dernier Tournoi nous a donné l'occasion de souligner toute l'inanité qu'il y avait à tirer des plans sur la comète en matière de composition en vue de la prochaine coupe du Monde.

Avec Saint-André et sa troupe, c'est la Coupe de tout le monde qui s'annonce, faite à base de revenants puant le zombie comme la cagole la mauvaise marée.

Après 4 tournois minablement enfilés de rang, le tout rabaissé par d'indigents crash-tests-matchs, au terme desquels le XV de France n'a jamais été foutu d'enchainer plus de deux victoires, notre belle équipe de pro D 2 classe internationale s'annonce au-delà de toutes désespérances.

Commençons par le plus beau : Trinh-Duc, jamais rappelé depuis sa transformation ratée en finale de Coupe du monde, le voilà de retour. Image exactement inversée de l'ére Lièvremont, le nouveau Trinh-Cul est arrivé. Avec le Lièvre il a TOUT joué pendant 4 ans, puis plus rien en Coupe du monde, avec le Goret, il a RIEN joué pendant 4 ans, puis il va faire toute la Coupe du monde.

Une histoire pareille, c'est tellement pas possible et si con que t'y crois pas et pourtant...

La Miche, là aussi l'éternel come-back, tellement con, tellement back que t'y crois pas non plus et pourtant... Moyennement blessé à Toulon, moyennement joueur aussi, portant plus souvent les couleurs de Toulon dans les travées que sur le pré, plus habitué à porter la veste étoilé au muguet que le maillot paré des mêmes motifs, La Miche is back ! A part les scénaristes de Mad Max ou de Rocky, seul le Goret pouvait imaginer un retournement aussi retournant.

 A côté de ces énormités on relèvera de belles incongruités :

- Papé, qui revient, on parierait bien toute notre collection de Midol, la Pravda jaune de l'Ovale, si jamais on la possédait autrement que pour donner des allures sang et or aux tomates emballées que le Papé va encore coûter cher en points ;

- Machenaud et Lauret oubliés sans avoir plus démérités que les autres alors que le Goret semblait leur promettre une place au chaud ;

- Lopez, puni pour avoir préféré son club au XV de France, quand tout le monde sait la priorité donnée au Top 14 sur la vitrine tricolore (on me dira : "en plus il est pas bon" à quoi je rétorquerai que c'est pas d'hier) ;

- Mermoz, rappelé pour finir le Tournoi, à qui finaliste de la dernière Coupe du monde on explique que son caractère est un obstacle à sa qualification dans le groupe, il est vrai que ce monument d'humilité qu'est Trinh-Cul est un bel exemple non seulement à suivre mais à promouvoir ;

- Dumoulin est là, on doit avouer, au risque de passer pour un ignoble ignorant qu'on comprend pas bien ce qu'il fait là (si ce n'est piquer la place de Mermoz que ces ailes de géant empêchent de marcher) ;

- Chiotti appelle les mêmes remarques, lourdaud, il a été préféré au tonique Menini (il doit être dans les petits papiers Chiotti, ahaaha) ;

- Goujon ne fait pas la maille (ahaaha encore, celle-là j'en revendique la totale paternité comme dirait Cécillon), chaque club pro possède au moins un joueur ayant pareil profil et qualités, tant qu'à faire appel à des zombies genre La Miche et Trinh-Cul, Harinordoquy aurait été un beau pari.

Pour finir relevons quelques joueurs toujours en activité, de l'aventure en 2011, ni meilleur, ni pire depuis mais totalement hors des écrans de la nullité pleurnicharde et de son staff

 Ducalcon, Domingo, Lapandry, Harinordoquy, Médard et Clerc (sic transit gloria mundi)

On pourra toujours se consoler:

1. en se disant que le groupe pour préparer la Coupe du monde n'est pas celui qu va la jouer.

2. en se disant que le Lièvre avait fait pire en faisant appel à un Lakafia, total inconnu en tricolore, que Parra avait fini à l'ouverture, qu'un Doussain était le rappelé de dernière minute et que Poux a été titulaire en finale de Coupe du monde etc.

De semblables retournements dans un XV de France cul déjà par-dessus tête vont sans doute se produire à nouveau.

Mais au final ce qui l’emporte par-dessus tout  c'est la formidable bien qu'incommensurable vacuité de l'exercice : souvenez-vous en 2007, sans la blessure de Vermeulen, jamais l'équipe de France n'aurait su qu'elle avait été à deux doigts de  laisser  le meilleur français  de la compétition (Dusautoir) à la maison...

 Le groupe des 36 pour préparer le Mondial

Avants: Eddy Ben Arous (Racing), Vincent Debaty (Clermont), Uini Atonio (La Rochelle), Xavier Chiocci (Toulon), Nicolas Mas (Montpellier), Rabah Slimani (Stade français), Guilhem Guirado (Toulon), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing), Alexandre Flanquart (Stade français), Yoann Maestri (Toulouse), Pascal Papé (Stade français), Sébastien Vahaamahina (Clermont), Thierry Dusautoir (Toulouse), Damien Chouly (Clermont), Bernard Le Roux (Racing), Yannick Nyanga (Toulouse), Louis Picamoles (Toulouse), Fulgence Ouedroago (Ouedroago), Loann Goujon (La Rochelle).

Arrières: Rory Kockott (Castres), Morgan Parra (Clermont), Sébastien Tillous-Borde (Toulon), Rémi Tales (Castres), Frédéric Michalak (Toulon), François Trinh-Duc (Montpellier), Mathieu Bastareaud (Toulon), Wesley Fofana (Clermont), Rémi Lamerat (Castres), Gaël Fickou (Toulouse), Alexandre Dumoulin (Racing), Yoann Huget (Toulouse), Noa Nakaitaci (Clermont), Sofiane Guitoune (UBB), Brice Dulin (Racing), Scott Spedding (Bayonne).

jeudi, 19 mars 2015

En attendant Beef-Bleuxv : interdire la fessée ?

Après une victoire face à l'Italie  partout célébrée, Saint-André, son staff et les joueurs  attaquent avec gourmandise ce Crunch.

Victorieux à  Rome, le Goret commence à se prendre pour l'équivalent moderne d'Alaric, on le préfère avec des sanglots dans la voix, dans son enthousiasme aussi déplacé que Nabila sur les genoux du Pape, il oublie quelques bricoles :

1. rarement l'Italie a été aussi faible, décimée par les blessures et largement composée de jeunes joueurs à la faible expérience internationale

2. les BleuXv n'ont rien montré sur le plan du jeu

3. visiblement seuls les deuxième ligne sont capables de marquer en France

4. les Beefs ont rarement été aussi forts, toujours aussi impressionnants en conquête, les lignes arrières sont composées de joueurs particulièrement doués, comme on en voyait peu chez les Beefs ces dernières années, avec les Blacks, ils sont clairement favoris pour la Coupe du Monde

5. manque de puissance devant (Debaty va finir le capot ouvert au bout de 10 mn, Mas va a 2 à l'heure, Dusautoir de black destroyer est devenu un black shadow), seuls Guirado et Leroux font preuve d'une grande activité dans la régularité dans ce Tournoi

6. encore une charnière nouvelle, Tillous-Borde prend moins d'initiative dans le jeu que mon robot-mixeur qui pèle les carottes

7. derrière ça manque forcément d'automatisme donc de vitesse

8. on peux compter sur les Beefs pour appuyer où ça fait mal, c'est-à-dire presque partout

A la fin quand t'ajoutes tout tu arrives à : Grosse fessée à Twickenham

  Les loosers :

 Scott Spedding (Bayonne) - Yoann Huget (Toulouse), Gael Fickou (Toulouse), Maxime Mermoz (Toulon), Noa Nakaitaci (Clermont) - (o) Jules Plisson (Stade Français), (m) Sébastien Tillous-Borde (Toulon) - Bernard Le Roux (Racing Metro), Loann Goujon (La Rochelle), Thierry Dusautoir (Toulouse, cap.) - Yoann Maestri (Toulouse), Alexandre Flanquart (Stade Français) - Nicolas Mas (Montpellier), Guilhem Guirado (Toulon), Vincent Debaty (Clermont).

Remplaçants : Benjamin Kayser (Clermont), Rabah Slimani (Stade Français), Uini Atonio (La Rochelle), Romain Taofifenua (Toulon), Damien Chouly (Clermont), Rory Kockott (Castres), Rémi Talès (Castres), Mathieu Bastareaud (Toulon).

 

 

jeudi, 26 février 2015

En attendant France-Pays de Galles : la compo des rigolos

Que dire de cette équipe qui va affronter le Pays de Galles ?

Pas grand chose si ce n'est qu'elle ne sera ni meilleure ni pire que celles qui l'ont précédé depuis 3 ans et demi et que celles qui la suivront. Tout le problème est bien là. Tu peux mettre Dulin à la place de Spedding, Lamerat à celle de Bastareaud, etc., que cela ne changera rien.

Tu peux même les bourrer d'amphétamines qu'ils ne te pondront pas les oeuvres complètes de Sartre (lequel inversement a en abusé sans jamais honorer la moindre cape...).

 Pendant ce temps le Goret, toujours content de lui (il est vrai que le rideau ne va tomber que dans quelques mois, après quoi il ira faire comme le Lièvre t'expliquer sur toutes les ondes ce qu'il faut faire quand il a été capable de si peu quand il pouvait faire) persiste dans son aveuglement, il a dit en gros : de mon temps j'ai jamais perdu contre l'irlande, c'est devenu vachement plus dur, ils ont progressé.

Eux, oui, nous non; serait-on tenté d'ajouter, s'ils avancent pendant que l'on recule...

Toujours aussi pénétrant, le Goret a repris cette antienne avec de longs sanglots dans la voix que la priorité c'est pas le XV de France et patin couffin. Bref, le discours d'après Coupe du monde est prêt, il n'a que le recopier par-dessus l'épaule du Lièvre.

FRANCE : Dulin – Huget, Lamerat, Fofana, Guitoune – (o) Lopez, (m) Parra – Chouly, Le Roux, Dusautoir (cap) – Maestri, Taofifenua – Slimani, Guirado, Ben Arous

Remplaçants : Kayser, Atonio, Debaty, Suta, Goujon, Tillous-Borde, Talès, Bastateaud

lundi, 16 février 2015

Des BleuXV toujours ravis en Pro D 2 (chercher l'intrus 2)

Lors du très beau Galles-Angleterre ouvrant ce Tournoi 2014-2015 une chose m'a autant étonné que contenté : la présence d'anciens buteurs à chaque coup de pied de pénalité. Etonné parce que bien souvent celui qui apporte le tee est un inconnu membre du staff, contenté parce que j'aime à penser que le rugby est un sport qui ne doit pas perdre la mémoire et que depuis Lascaux l'humanité gagne à honorer ses Anciens.

Bref, pour la pays de Galles, on retrouve Neil Jenkins, preuve vivante de la fin de la rivalité entre O'Hara et O'Timmins tend sa physionomie emprunte au deux familles au point de passer pour le rejeton de leurs improbables épousailles.

images?q=tbn:ANd9GcSfz0Zhds579NdE9QQ1NynMCAX8fUqAPjEv6Y49dTCCVbo-0yezHQJenkins accompagne donc le buteur gallois depuis quelques années déjà. On se moque, mais Jenkins devient en 2001 (source wikipedia) le meilleur buteur de l'histoire du rugby mondial (1 049 points  à la fin de sa carrière) et il compte 87 sélections pour une carrière internationale qui aura duré un peu plus de dix ans.

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Pour les Beefs, Mike Catt, s'il n'a pas laissé un grand souvenir comme buteur, son jeu au pied a fait des ravages et surtout, il a eu une carrière internationale exceptionnellement longue de 1994 à 2007 !

Pour l'équipe de France dont l'ambition européenne est le maintien en pro D 2 quelque part juste au-dessus de l’Écosse et de l'Italie, quelqu'un a eu cette idée de génie d'aller chercher un buteur SANS AUCUNE EXPÉRIENCE INTERNATIONALE, mieux encore on a dû la trouver bonne puisque Teulet est désormais notre Jenkins/Catt à nous.

Teulet a été un très grand buteur, la chose n'est pas douteuse, mais au niveau national, RIEN en tricolore.

Du coup mets-toi dans la peau d'un buteur, celle de Lopez par exemple (qui dit en passant n'a pas été très brillant en ratant deux coups de pied faciles contre l'Irlande), tu te vois demander à Teulet : Dis Romain, comment tu les tapait les pénalités à Twickenham ?

Teulet en conseiller des buteurs de l'équipe de France, c'est peu comme demander à Etienne Daho de donner des cours de chant à Luis Mariano !

Bon, en même temps, il faut reconnaitre que ça laisse de l'espoir aux amateurs, tiens-moi, pour prendre un exemple que je connais bien, j'attends avec impatience de pouvoir "coacher" Antoine Blondin.

Tous des nuls (et chaque jour ça se voit davantage).

mardi, 10 février 2015

En attendant Irlande - France : brisons les tabous (6)

Le père caché de Stuart Hogg (l'arrière de l'Ecosse, précision à destination des footeux ne connaissant que le père)

 Au passage on notera l'utilisation discrète quoique voyante d'effets spéciaux puisqu'au voit un ciel éclairé en arrière plan de l'Ecossais (l'absence d'ombre sous les arbres trahit le trucage).

samedi, 07 février 2015

En attendant France-Ecosse : d'évidence en évidence (et un peu de science en italique)

Evidence 1 :

On a du mal à s'enthousiasmer depuis une bonne vingtaine d'année à la perspective d'une opposition entre la France et l'Ecosse (dans l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à Nation on peut lire : "Chaque nation a son caractère particulier : c'est une espèce de proverbe que de dire, léger comme un françois, jaloux comme un italien, grave comme un espagnol, méchant comme un anglois, fier comme un écossois, ivrogne comme un allemand, paresseux comme un irlandois, fourbe comme un grec".

Evidence 1 bis :

On en vient à se demander si une bonne défaite ne serait pas au fond le seul moyen pour ne pas trop s'emmerder devant sa telé. Signalons à ce sujet à l'amateur de statistiques, toujours prêt à briller autour d'une mousse et de caouètes, que les Écossais n'ont gagné qu'une seule fois à Paris en 20 ans et que c'était en 99, quelques mois avant une finale de Coupe du Monde, où l'on voit en passant qu'une stat  en  dit autant sur la performance sportive, qu'Elisabeth Teissier sur tes probabilités de ne pas rentrer seul ce  soir après une virée au  Bombass Club (l'astrologie n'est pas une science, même si à ses débuts elle a pu se confondre avec l'astronomie qui s'est véritablement imposée comme telle en raison de progrès techniques).

 Evidence 2 :

Le seul truc que l'on retient de l'Ecosse ce sont ses supporteurs : à savoir des grands types ventrus à la peau de roux (selon les dernières avancées scientifiques il semblerait que les néandertaliens étaient tous étaient roux, ceci dit rien n'indique que Bernard Le Roux descend de Néandertal, rien n'indique le contraire non plus) plutôt sympas qui n'hésitent pas à promener leurs couilles voyant encore moins le jour que le sommet de leur crâne aux six coins de l'Hexagone (six équipes, six coins = un hexagone, à la rigueur si on considère qu'une équipe reçoit on peu à la rigueur parler de pentagone, cinq côtés donc)

Evidence 3 :

L'équipe qui débute le Tournoi est rarement celle qui le finit, et encore plus rarement celle qui forme l'ossature pour la Coupe du Monde. Ce qui tombe bien, du coup on va pas s'enflammer sur cette composition d'équipe baroque (on utilise baroque un peu à tort et à travers, mais à l'origine - fin XVI début XVII -  il s'agit d'un mouvement artistique touchant plusieurs branches de l'art, l'idée générale du baroque c'est qu'on ne craint pas d'en faire trop, donc ici baroque signifie que Saint-André et ses fidèles ne redoutent pas de match en match d'en rajouter sur la compo de leur équipe, si bien qu'à la fin de l'oeuvre on voit pas bien ce que l’artiste ou celui qui tient lieu de grand ordonnateur a voulu dire ou faire)

 Evidence 4 :

Depuis dix bonnes années les matchs qui nous emballés et dont on se souvient et qui nous ont fait vibrer tiennent à peine sur les doigts d'une main d'un lépreux ou d'un type bossant dans une scierie. Si on ajoute à ça que depuis l'entrée en fonction du Goret, mis bout à bout on a du trouver plaisir à voir de la gonfle tricolore pendant un gros quart d'heure et qu'en général les matchs les plus merdiques se déroulent contre l'Ecosse on en vient à se demander pourquoi le match contre les Beefs ne vient pas plus vite (petit rappel, on le sait désormais l'anglois est méchant).

Vivement l'Angleterre !

La Compo (avec des vrais morceaux de joueurs promis à la Pro D2 en gras, ce qui est bien normal vu que le XV de France est une équipe de D2 au niveau international

FRANCE : Spedding – Huget, Bastareaud, Fofana, Thomas – (o) Lopez, (m) Kockott – Chouly, Dusautoir (cap), Le Roux – Maestri, Papé – Slimani, Guirado, Menini

Remplaçants : Kayser, Atonio, Ben Arous, Taofifenua, Goujon, Parra, Tales, Lamerat

lundi, 02 février 2015

En attendant le Tournoi, brisons les tabous (2)

Autre gloire des années 1980, 1990, 2000 et 2010, à chaque fois dans un genre et dans un rôle différent, mais jamais décevant  : l'Immamerscible Blanco

Sa fille cachée :

 

Demain : Rives

dimanche, 18 janvier 2015

Saint-André : "Je suis Charlot" Ou les BleuXV sur leur 31 : pas d'enflammage, pas de plan sur la queue-mète, les leçons du passé (titre un peu long je le concède, mais il semblerait que les analfabêtes qui me lisent s'arrêtent bien souvent à ce stade là)

L'actu Ovale c'est bien sûr la liste des 31 pour le Tournoi dans un contexte particulier : celui de la Coupe du Monde twenty fifteen (2015 in french).

La question à xxxxx millions de livres étant : sont-ce les mêmes qui disputeront la Coupe du monde ?

Question très con, qui oblige en sus à dire un mot pénétrant sur chaque impétrant, ce qui est fatigant.

J'ai préféré confronter la liste des des 30 du Tournoi 2011 avec celle des 30 retenus pour la Coupe du monde 2011 et celle de la finale pour une conclusion aussi radicale qu'évidente : rien ne sert de partir, il faut courir à point. Morale empruntée à La Fontaine et inversée pour les besoins de la cause, mais le Goret Geignard ne connait pas ses classiques (quel formidable personnage de fable aurait-il fait avec le Lièvre : Le Goret, le Lièvre et le Coq tricolore ou l'avalanche des tocards).

1. Liste donnée pour le tournoi 2011 en janvier 2011 (en gras ceux toujours de la partie en 2015)

Avants (16) : Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

Arrières (14) : Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

a) ça a bien dégagé derrière en 4 ans (seul Huget à survécu), on comprend mieux désormais le manque de liant derrière depuis 2011,

b) Dusautoir, Mas et Papé sont incontestablement des cadres de l'équipe et leurs performances doivent être jugées à cette aune et farce est de constater que c'est pas bien brillants.

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2. Liste donnée pour la Coupe du monde 2011 (en gras les absents du Tournoi 2011)

Avants 16Barcella (Biarritz), Domingo (Clermont), Poux (Toulouse),  Servat (Toulouse), Szarzewski (Stade Français),  Ducalcon (Castres),  Mas (Perpignan), Marconnet (Biarritz),  Papé (Stade Français),  Pierre (Clermont), Millo-Chluski (Toulouse), Nallet (Racing-Métro 92), Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Toulouse/Cap),  Ouedraogo (Montpellier),  Lakafia (Biarritz), Picamoles (Toulouse)

Arrières 14  Parra (Clermont),  Yachvili (Biarritz), Skrela (Toulouse),  Trinh-Duc (Montpellier),  Estebanez (Brive), Mermoz (Perpignan),  Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont),  Médard (Toulouse), Palisson (Brive), Clerc (Toulouse), Huget (Bayonne), Heymans (Toulouse), Traille (Biarritz)

a) changements importants devant (les Gros se pètent plus que les petits branleurs des lignes en arrière sans compter que chez les Gros une baisse de régime se voit plus que ces mêmes petits branleurs qui jouent à la baballe derrière)

b) grande continuité derrière (seul Jauzion a giclé remplacé par l’inénarrable Estebanez).

On notera en 2011, le retour de Szarzewski, cas de figure très probable pour la Coupe du monde 2015 (jamais décevant en Bleu il est vrai, toujours à la pointe du combat).

A la lecture de tous ces noms, deux choses frappent :

- la première évidente c'est la présence de joueurs titulaires indiscutables dans leur club actuellement et qui ont disparu des radars tricolores pour plein de raisons (Bonnaire, Parra, Rougerie, Harinordoquy, Trinh-Duc, blessé certes et cas à part, mais bon répond quand même à cette taxinomie - va chercher dico et plus vite que ça), aussi est-il permis de se demander si aujourd'hui ceux qui les remplacent leur sont supérieurs...

- la deuxième moins évidente c'est le nombre effarant d'internationaux (7) descendus trois ans plus tard en Pro D2 avec leur club (Barcella, Guirado, Harinordoquy, Lakafia, Yachvili, Marty, Traille), j'ignore tout de sa signification, mais la chose interpelle.

On notera deux cas échappant à l'analyse ou relevant du feu de paille : Lakafia et Doussain (arrivé en cours de route).

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3. Équipe de la finale contre les Blacks en 2011 (en gras les absents du groupe donné pour le Tournoi précédent et en soulignés ceux qui ont disparu du groupe annoncé pour le Tournoi 2015 et qui n'ont pas sportivement renoncé aux Bleuxv)

 15-Médard, 14- Clerc, 13- Rougerie, 12- Mermoz, 11- Palisson, 10- Parra, 9-Yachvili, 8-Harinordoquy ? , 7- Bonnaire, 6- Dusautoir (capitaine), 5- Nallet, 4- Papé, 3- Mas, 2- Servat, 1- Poux.

 a) Grande stabilité entre le groupe du Tournoi et les finalistes sauf en première ligne, confirmant le caractère très exposé du poste, circonstance de nature à mettre du baume au coeur aux 3 D (Ducalcon, Debatty, Domingo).

b) On se dit que 4 ans après hormis Rougerie, la même ligne d'arrière aurait pu être conservée et même si pour chaque cas les raisons d'une absence en 2015 varient, il reste qu'en terme d'expérience et d'automatisme c'est bien dommage.

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4. Liste donnée  pour la Coupe du monde 2015  (en gras les "étrangers" et en soulignés les sélectionnés de "dernière minute"):

Avants : Atonio (La Rochelle), Ben Arous (Racing Metro), Mas (Montpellier), Menini (Toulon), Slimani (Stade Français), Guirado (Toulon),  Kayser (Clermont),  Flanquart (Stade Français), Maestri (Toulouse),  Papé (Stade Français), Taofifenua (Toulon),  Chouly (Clermont), Dusautoir (Toulouse, cap.), Le Roux (Racing Metro),  Nyanga (Toulouse),  Ollivon (Bayonne),  Picamoles (Toulouse).

Arrières : Kockott (Castres), Tillous-Borde (Toulon),  Lopez (Clermont),  Talès (Castres),  Bastareaud (Toulon), Dumoulin (Racing Metro), Fofana (Clermont), Lamerat (Castres), Guitoune (Bordeaux-Bègles),  Huget (Toulouse), Nakaitaci (Clermont), Thomas (Racing Metro),  Dulin (Racing Metro),  Spedding (Bayonne).
 
a) ceux qui incarnaient la relève de diverses façons ne sont plus là et ils sont nombreux (Machenaud, Plisson, Bauxis, Lapandry, Lakafia, Samson, Tolofua, Doussain, Fickou, Burban, Vahaamahina)
 
b) des anciens titulaires indiscutables dans les Bleuxv version Lièvremont  et bons en club (voire très bons) sont "oubliés" (Parra et Mermoz et (?) Harinordoquy)
 
a) + b) = c)
 
c) du coup de nouvelles têtes apparaissent : les "étrangers" bien sûr, plus Tignous-Borde (?), Dumoulin, Thomas et Ollivon. Cette continuité apparente eu égard à la tournée 2014 (moyenne quoiqu'on en dise) cache une formidable inconstance dans les choix du staff qui ne sait plus à quel Saint (André) se vouer.
 
Aussi nombreux doivent être les "pas présents" à croiser les doigts pour qu'un Tournoi 2015 minable transforme les grands gagnants de la Tournée d'automne en tocard dans la dernière ligne droite. Faisons confiance à nos amis beefs et gallois notamment pour donner corps à leur rêve.
 
Pour la fine bouche on notera une présence à peu près égale de toulousains (5) en dépit des résultats médiocres de ce club de légende en Top 14 et SURTOUT qu'en 2011 pas un seul toulonnais n'était sélectionné, qu'en 2015 ils sont 5 (le Racing-Métro passe de 1 à 5) !
 
Pour finir (ou presque) ma liste des joueurs scandaleusement oubliés : Lapandry (profil à la Cabannes nous manquant cruellement), Grosso (ailier puissant et gros mental) et Mermoz (à qui on coupe encore les ailes).

Pour finir (vraiment) mention spéciale aux éternels revenants La Miche et Fritz, à moins que Poux...

 Bref, comme on  dit à Charlie Hebdo : Qui vivra verra !
 
Adixat !

dimanche, 23 novembre 2014

Mal chronique : mais où sont les Cabannes d'antan ?

Inconstance, intempérance, nervosité, apathie (allonzenfants), bref au sortir de cette tournée de novembre rien de probant sur le plan collectif.

Les Bleuxv peuvent :

-s'imposer contre des équipes notoirement plus faibles et ne maitrisant pas toutes les facettes de la gonfle (Fidji) ;

- faire des coups contre des adversaires d'un calibre supérieur mais en pannes de cannes (Australie) ;

- perdre pour avoir été dominé par des équipes moins outillées mais plus agressives et vaillantes (Argentine).

Bref l'équipe de France, n'est ni convalescente et encore moins guérie, elle n'est pas non plus en phase terminale, elle est chroniquement patraque.

A n'en pas douter, c'est à cette pâle lueur que devra être éclairée le Tournoi 2015 qui se profile...

Sur le plan individuel des confirmations :

Guirado, Menini,

- des à (encore) confirmer :

Chiocci, Vahaahamina, Tillous-Borde, Lopez, Dumoulin, Spedding :

- des cadres ternes :

Kayser, Mas, Papé, Dusatoir

- des intermittents du spectacle :

Fofana, Huget

- des dont on se demande toujours à quoi qu'ils servent ? :

Maestri, Bastareaud,

- des qui échappent à toute appréciation pour de bonnes ou moins bonnes raisons :

Atonio, Kockott, Thales, Médard, Mermoz,

- du feu de paille ou de l'étoile des 10 prochaines années : 

Thomas (rôle dernièrement occupé par Fickou)

- des troisièmes-lignes plus obscurs qu'un attelage en seconde pompe des années 80 :

Dusautoir, Leroux, Chouly

A ce propos, ce qui manque par dessus-tout à cette équipe c'est une relation durable entre le jeu d'avant et celui des trois-quarts. Pour cela il faut un agent de liaison, rôle traditionnellement occupé par un troisième ligne (un Bouilhou, un Bonnaire, un Cabannes du temps où le Goret jouait).

Durant la tournée de novembre ce profil de joueur a cruellement fait défaut,  or il est l'essence même du rugby, sa valeur microcosmique est incommensurable. Cette ignorance coupable est le meilleur argument pour le retour d'Harinordoquy.

La vraie complémentarité sera toulousaine (Dusautoir, Harinordoquy, Picamoles) ou ne sera pas !

A suivre donc...

samedi, 22 novembre 2014

BleuVX de France -Pumas et 1 et 2 et 3 victoires ?

La compo :

Les XV de départ

France: Spedding - Huget, Mermoz, Fofana, Médard - (o) Lopez, (m) Tillous-Borde - Le Roux, Chouly, Dusautoir (cap) - Vahaamahina, Papé - Mas, Kayser, Chiocci

Argentine: Tuculet - Imhoff, Bosch, Hernandez, Montero - (o) Sanchez, (m) Cubelli - Desio, Senatore, Isa - Lavanini, Petti - Tetaz Chaparro, Creevy (cap), Ayerza

Remplaçants

France: Guirado, Menini, Atonio, Flanquart, Maestri, Nyanga, Ollivon, Kockott, Tales, Bastareaud, Fall

Argentine: Cortese, Noguera Paz, Herrera, Ponce, Lezana, Landajo, Iglesias, Amorosino

Le technico-tactique :

Des changements comme il fallait s'y attendre, mais quelque chose qui ressemble à une ossature en construction, en verra bien à l'usage, il n'y a pas si longtemps que ça avec Machenaud et Lamiche on pensait avoir trouvé Ze charnierrrre, on a vu après.

Bon de toute façon on s'en fout un peu vu qu'à partir des quarts Parra joue 10.

Ce qui serait vraiment bien c'est qu'on arrête de parler de SpIIIIding, bon il va vite, mais c'est SpEdding son nom. Je signale aux amateurs de people qu'il fréquente une certaine Conchita Gonzales, qui attend bien une fois mariée conserver son nom de juventud.

samedi, 15 novembre 2014

Crash test ou test de cracks : je winne, tu looses

Les tests, chacun en conviendra servent à tester.

Contre les Fidji, on a senti l'enflammade bien de chez nous, devrait-on s'étonner d'une victoire aisée, devrait-on célébrer une victoire sur un adversaire notoirement plus faible dans un sport où la hiérarchie des valeurs est plus stable que le maître (pardon) le mètre étalon ?

S'attarder ne serait-ce que le temps d'un battement de cil d'une biche sur la victoire face aux Fidji est aussi con que de sortir un poisson rouge du bocal pour le féliciter de respirer sous l'eau et de tenir plus longtemps que Jacques Maillol.

Est-on plus avancé ?

Que nenni mon petit ! Et il est à craindre que l'on ne le soit guère à l'issue de ce match face aux Wallabies.

Le Pays de Galles est supérieur à la France, lequel a été battu la semaine dernière face aux Kangoos.

Si la transitivité en sport est moins coupante qu'une lame tenue par Nabila, c'est pas parce que A a battu B et B battu C que A battra forcément C, il n'empêche que logiquement les Bleux doivent paumer.

Dans ce cas, fort logiquement le Goret va faire tourner pour le dernier match contre les Pumas et que ce match soit gagné ou perdu, on sortira comme on est entré dans les tests, c'est-à-dire dans le brouillard.

Admettons que les Bleux winnent (c'est pas facile de se mettre à l'anglais, mais faut que tous les joueurs puissent comprendre le discours d'avant-match), le Goret fera quand même tourner son effectif vu qu'il ne sera pas davantage certain de quoi que ce soit, le seul truc dont le staff piloté par un dirigeant de pro D2 est certain c'est qu'ils ne sont sûrs de rien, sauf de leur inconstance, incohérence et plein de trucs commençant par in et finissant par ce.

Une équipe remaniée face aux Pumas (ce qui arrivera en tout état de cause) qu'elle gagne ou qu'elle perde, on sera dans le smog again and again.

Du coup tu te dis, mais putain (admettons que tu sois grossier ce qu'à dieu ne plaise), quand est-ce qu'on est sûr de sa force ?

Je te répondrai :

- uno que le sport est précisément fait d'incertitudes et que même les Blacks de temps en temps ils peuvent paumer (en attendant  l'équipe actuelle aura marqué l'histoire de son sport quand les Bleuxv auront au mieux marqué le fond d'un calbutte siglé Blanco ou Eden park, ceci dit en passant quand tu vois à quoi ressemble Blanco en survet, tu comprends mieux pourquoi sa marque fait des costards et pas des survets...) et la beauté du sport en général et du rugby en particulier vaut dans cette incertitude que seuls le travail et la constance permettent de limiter, dès lors que jamais tu ne te reposes sur tes lauriers ou ton thym. En gros si tu parviens à éviter la melonite aigue, mal bien français, tu tepeux commencer à voir le ciel se dégager).

Et surtout je te dis :

- dos, qu'en gagnant les trois tests matchs avec une même ossature et  le Tournoi en suivant, là tu pourras commencer à aller à la Coupe du monde avec quelques certitudes, mais au fond en

- tres, tu n'auras pas grand chose, pas tant parce que la Glorious incertitud os Sport will be there, mais surtout parce que les autres (Beefs, Boks, Blacks et les Kangoos) en ont plus que toi de certitudes.

Bref quelle que soit l'issue de ce Bleuxv-Kangoos, il y a fort à craindre qu'on ne soit pas plus avancé, mais ça il fallait y penser avant...

At last, le dernier gros matchs des Bleuxv contre une équipe du Sutt en test, c'était il y a cinq ans à Toulouse, contre les Boks, ça commence à faire loin !

mercredi, 05 novembre 2014

A la tournée de novembre tu (re) découvres ton membre

Trois ans après avoir pris ses fonctions le Goret n'est pas plus avancé qu'en 2011.

De tournois ratés en tournées manquées, la tête tourne.

En 2011-2012 le Goret prenait les revenants de la finale de la Coupe du monde.

En 2012-2013 le Goret tente le renouvellement, les Bleuxv (marque déposée) finissent dernier du Tournoi

En 2013-2014 le Goret tente la révolte, les Bleuxv font une des pires saisons de leur histoire centenaire

En 2014-2015 le Goret mélange tout :

-des revenants (Tillous-Borde et Lopez aujourd'hui, Harinordoqui demain ?)

-du renouvellement avec des gars bien de chez nous (Dumoulin, Thomas, Ollivon) et des pas de chez nous, mais de Sainte Affrique du Sutt, Spedding (qui va avoir l'immense honneur de nous faire oublier ce nain de Dullin, plus surcôté que du Jeff Koons ), Kockott (qui va avoir le coq sur la poitrine, du coup on aura pour lui les oeufs de Chimène) ou d'ailleurs Atonio (celui qui bande ras du sol).

-de la révolte  avec Dusautoir en capitaine (c'est ici que Saint André est le plus drôle), celui qui conduit depuis 2008 lavec une belle constance le XV de France vers une même destination : l'abattoir. Capitaine capable d'une passe d'un seul côté et en une seule saison, dont la harangue  de ses troupes se traduit par une mince ride sous son front casqué. Tu irais toi justement au front avec un type tout casqué qui craint pour son cuir chevelu ? C'est d'ailleurs le seul capitaine des grandes nations a être ainsi coiffé...

On l'aura compris le nimportnawak continue de plus belle, on prend du jeune tout feu tout flamme qui a fait 3 bons matchs de top 14 (Ollivon, Thomas, Dumoulin), de l’étranger blanchi sous le harnais sans expérience internationale (forcément s'il en avait il pourrait pas s'encoqueter), du déclinant (Mas, Dusautoir, Papé), du toujours aussi étonnant (Maestri, Le Roux) et du bof à quand remonte son dernier grand match en bleu (Guirado, Lopez, Huget, Bastareaud, Mermoz).

Bon on va pas jouer à se faire peur, le moment viendra assez tôt, mais en dépit de ce pilotage à très courte vue digne de mister Magoo (ce genre de référence vous classe assez facilement dans la catégorie des vétérans) contre les Fidji ça va passer, mais l'amateur de gonfle tricolore peut s'attendre à s'emmerder ferme devant sa télé.

Quoi qu'il en soit, le XV de France est toujours cette œuvre recommencée, ce work in progress (yeah, si tu veux jouer en bleu va falloir te mettre au british mon coco, ou plutôt mon kockott...) qui fait que quand vient la tournée de novembre à chaque fois tu as l'impression de (re) découvrir ton membre.

FRANCE : 

Mas, Guirado, Menini

Maestri, Papé

Chouly, Le Roux, Dusautoir (cap)

(m) Tillous-Borde - (o) Lopez,

Huget, Dumoulin, Fofana, Thomas

Spedding

Remplaçants (à choisir parmi les joueurs suivants) :  Kayser, Atonio, Chiocci, Flanquart, Vahaamahina, Ollivon, Kockott, Talès, Bastareaud, Mermoz

dimanche, 02 novembre 2014

Coupe du monde - 1 an : le meilleur du pire ou la saison est décidément au mauvais clown

A moins d'un an de la Coupe du monde 2015 qui doit se passer chez nos meilleurs ennemis ( les Beefs), l'équipe en France apparaît dans la plus mauvaise configuration depuis que les porcs ont une vessie (que la FFR prend trop souvent pour une lanterne).

1. On commence par prendre un entonnoir de 70/80 types pour retenir une trentaine de gonze supposés capables de jouer un cran au-dessus de notre Top 14.

Comment les apprécier ? Précisément en les frottant aux autres joueurs de niveau international (c'est à quoi sert en gros le tournoi et les tests) !

2. Ensuite en deuze on renverse l'entonnoiŕ (ce qui fait un joli sablier pour la fête des mères si maman fait des oeufs à la coque ou pour la fête des pères si papa veut s'assurer qu'il n'appartient pas à la douloureuse catégorie des éjaculateurs précoces) en mettant des bouts de nouveaux d'ici ou plutôt pas d'ici et d'autres venues ailleurs. La chose n'est guère étonnante tout est mondialisé et depuis longtemps, ma concierge est portugaise, mon charcutier auvergnat, mon coiffeur pédé (qui utilise des capotes anglaises alors que natif de Condom) et mon traiteur chinois. Du coup la gonfle tricolore ne pouvait pas rester à l'écart de cette tendance d'autant que dans notre beau championnat le pilier est géorgien, le seconde pompe sud-africain, mes trois quarts sont fidjiens ou plus largement îliens du Pacifique (que ça) et pour la bonne mesure ma star est australienne ou toute noire. Là ou la chose surprend c'est qu'elle soit tardive.

3. Or de deux choses l'une,  a) soit on y pense maintenant parce qu'on est pas foutu d'y passer avant, ce qui est quand même très con, b) soit on y pense maintenant parce qu'on se rend compte qu'on pas ça en rayon chez nous (du pilier droit qui tient, du stratège derrière la mêlée etc.). Pourquoi pas (prononcer why not) ?

Maizalors comment expliquer qu'on aille pas te chercher un 10 du bout du monde vu que de toute  évidence le poste est sinistré depuis Lamaison (dans ce temps là yavé Lamaison, Cabanne, Laporte, bref  le bâtiment se portait bien et CHACUN sait que quand il va tout va). Au lieu de quoi,  plus fort qu'un film de zombie (c'est de saison) on va re-rechercher Trinh Duc (qui en plus se pète fort), du coup le 10 devient une denrée aussi rare que la grande ourse dans le ciel austral. Et pendant ce temps, le seul horizon qu'on donne à l'amateur de gonfle c'est de voir la charnière du CO en bleu, blanc et rouge. Confier les clés du camion à Tales qui a déjà du mal avec une voirure sans permis ça laisse songeur...

4. Bref PSA à tout du chien truffier la nifle au vent en plein milieu de l'océan. Déjà que personne n'est d'accord pour prendre tel ou tel joueur de chez nous, vazy-toi prendre des joueurs de chez les autres. Sans  compter que ceux qu'on a en rayon (Classens ou Leroux sont pas bien terribles).

Pour ou contre l'intégration d'estrangers (du coup l'équipe de France devient l'équipe en France), quel que soit le point de vue, la séquence passée est un formidable aveu d'impuissance et dit bien l'incohérence et l'amateurisme profond de notre fédé, de son staff clownesque et de ceux qui les conseillent, mais il y a plus grave... Les autres !

GROUPE FRANCE

ATONIO Uini– Atlantique Stade Rochelais
BASTAREAUD Mathieu– RC Toulon
BERNARD Pierre– Union Bordeaux Bègles G
BRUNI Virgile– RC Toulon
CAMARA Yacouba– Stade toulousain
CHIOCCI Xavier– RC Toulon
CHOULY Damien– ASM Clermont Auvergne
DUMOULIN Alexandre– Racing Métro 92
DUSAUTOIR Thierry– Stade toulousain (cap)
FALL Benjamin– Montpellier HR
FLANQUART Alexandre– Stade Français Rugby
FOFANA Wesley– ASM Clermont Auvergne
GUIRADO Guilhem– RC Toulon
HUGET Yoann– Stade toulousain
KAYSER Benjamin– ASM Clermont Auvergne
KOCKOTT Rory– Castres Olympique
LEROUX Bernard– Racing Métro 92
LOPEZ Camille– ASM Clermont Auvergne
MAESTRI Yoann– Stade toulousain
MAS Nicolas– Montpellier HR
MEDARD Maxime– Stade toulousain
MENINI Alexandre– RC Toulon
MERMOZ Maxime– RC Toulon
OLLIVON Charles– Aviron Bayonnais
PAPE Pascal– Stade Français Rugby
SPEDDING Scott– Aviron Bayonnais
TALES Rémi– Castres Olympique
THOMAS Teddy– Racing Métro 92
TILLOUS BORDE Sébastien– RC Toulon
VAHAAMAHINA Sébastien– RC Toulon

samedi, 08 février 2014

Grand Chlem 2014

La seule question qui vaille :

Le XV de France peut-il gagner à Cardiff ?

De la réponse dépend la réalisation (ou non) d'un titre prémonitoire.

vendredi, 07 février 2014

En attendant France-Italie : composition et de quelques interrogations oiseuses et d'autres moins

Avant France-Italie et après Bleus-Beefs quelques interrogations planent au dessus du XV de France à la manière des mouettes dans le ciel d'Auckland un certain 14 juillet.

A quoi sert Bernard Le Roux ?

Pourquoi Bernard Le Roux ne l'est-il pas ?

Qui a eu le premier cette idée à la con de sélectionner Bernard Le Roux ?

Qui a eu le premier cette idée encore plus con de le faire jouer ?

Faut-il un quota de Sudaff en équipe de France (Durban plutôt que Burban) ?

Bernard Le Roux est-il l'appendice de l'équipe, dont l'existence n'est sensible que lorsqu'on l'enlève ?

Inglorious Bastareaud remplit-il aussi cet office d'appendice ?

Pourquoi faut-il attendre que Dusautoir soit blessé pour que Nyanga joue en Bleu ?

Les fils d'anciens internationaux sont-ils génétiquement programmés pour jouer en Bleu ?

C'est quoi le piston dans le rugby pro en 2014 ?

L'arrière petit-fils Bonneval jouera-t-il la Coupe du monde 2057 ?

La charnière Doussain-Plisson est-elle celle de février 2014 où celle des autres mois de l'année jusqu'en 2015 ?

Pendant combien de temps une équipe peut-elle rester chatarde  ?

Pourquoi la compo est dessous ?

Dulin - Huget, Bastareaud, Fofana, Bonneval - Plisson, Doussain - Le Roux, Picamoles, Nyanga - Maestri, Papé - Mas, Szarzewski, Domingo.

Remplaçants : Kayser, Forestier, Slimani, Vahaamahina, chouly, Machenaud, Trinh-Duc et Fickou

Pourquoi la compo est dessus ?

Pourquoi c'est la dernière question ?

Avant dernière en fait...

mardi, 26 novembre 2013

Quelque part entre l'Ecosse et l'Italie : l'irlandisation de l'équipe de France

Une fois le crash test d'automne passé (mal) se profile le plus que centenaire et immarcescible Tournoi.

Bonne nouvelle, la prestation du XV de France ne pourra pas être pire cette année, puisqu'à la dernière place les Bleus se sont retrouvés. C'est mieux de se retrouver autour de valeurs et de principe de jeu, mais selon l'antique adage : on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a !

Côté animation offensive l'encéphalogramme d'Ariel Sharon doit être plus actif que le XV de France.

Côté joueur la Pro D2 est devenue le vivier du XV de France (Dulin, Forrestier, Guitoune, Thalés, pour ne citer que les titulaires contre les Boks..). Fatalement passer de joutes, bien que viriles, contre Aurillac, Auch et autres au niveau international n'est pas une mince affaire surtout qu'en face on a le gotha du Botha à moins que ce ne soit l'inverse... Loin de moi l'idée de dauber sur la pro D 2, mais par définition son rôle n'est pas de servir de filière pour accéder à la vitrine du rugby tricolore. Il est vrai que le mal est ancien, un entraîneur de Pro D2 s'est bien retrouvé chef de rayon dans la vitrine (image audacieuse je le concède).

Ce n'est pas tant que la Pro D2 fournisse le XV de France en internationaux qui pose problème que l'échec patent de la formation fédérale. A quoi doit servir le CNR de Marcoussis sinon à faire émerger l'élite du rugby à partir des équipes de jeunes. Selon cette logique Plisson devrait avoir déjà intégré durablement le groupe France ou d'autres comme Martin (RCT). Au lieu de quoi on va chercher un 10 trentenaire ayant fait ses classes en Pro D2.

Le résultat on le connait d'avance le XV de France évolue au niveau mondial en pro D2, dans le haut du panier certes, mais en Pro D 2 tout de même. Le gotha du rugby est devenue un club select de la Couronne Britannique (Blacks, beefs, Boks, Wallabies) où ceux qui puent l'ail de la bouche ne peuvent entrer en raison de leurs propres turpitudes.

Désormais la France se situe quelque part entre l’Écosse et l'Italie (vérité géographique, horreur rugbystique).

La France est devenue une Irlande latine, ne s'en remettant qu'à la vaillance de ses avants et au hasard du génie de ses lignes arrières avec dans le rôle de O'Driscoll, Fofana. Pour le reste on attendra, le moins longtemps possible espérons-le.

dimanche, 24 novembre 2013

Les crashs Tests d'automne en XV enseignements

Au sortir de ces trois tests d'automne on se dit :

1. que l'arbitre vidéo du match Bleus-Boks aurait mérité d'être talent d'or...

2. que les jours où les Bleus se feront entuber comme le provincial naïf dans un bar de ¨Pigalle où seul le champagne coule à flots, il faudra s'en souvenir

3. que ses tests sont finalement très utiles pour savoir que les Blacks sont plus forts que les Bleus

4. que les Boks sont plus forts que les Bleus

5. que les Bleus sont plus forts que les Tonga

6. que la plupart des joueurs de l'équipe de France n'ont pas le niveau international (Forrestier, Kayser, Papé, Chouly, Lauret, Thales) et que très rares sont ceux qui le possèdent avec régularité (Fofana), quant aux autres ils y sont par intermittence.

 7. que les Bleus sont depuis longtemps en panne de leader

8. qu'enfin les Bleus sont réguliers, mais dans la défaite

9. que du coup on n'entend plus les commentateurs les présenter comme vices-champions du monde. La comparaison depuis le sacre des Blacks, quasi-invincibles, et les Bleus, presque toujours battus est d'une rare cruauté pour ceux qui déparlent depuis bien trop longtemps dans les micros

10. qu'aucune dynamique ne conduit les Bleus vers le tournoi 2014

11. que le XV de France n'a aucune identité sportive

12. que la question de la compétence du staff au plus haut niveau commence à se poser

13. que les Beefs vont venir gagner au stade de France

14. que l'équipe de France est devenue bien moyenne

15. qu'en conséquence on va (encore) souffrir cet hiver

samedi, 22 juin 2013

Les cons on les reconnait à ce que ça ose tout

Il faut vraiment douter de rien pour aller chez les "Tous Noirs" avec l'ambition de faire un truc, qu'on appelle ça hold-up où autre chose, en gros il s'agit de gagner un match.

Quand tu finis dernier du tournoi des 6 nations,

Quand tu perds contre l'Italie,

Quand tu fais péniblement match nul contre l'Irlande,

Quand ta seule victoire est contre l'Ecosse, équipe européenne la plus faible depuis Braveheart,

Quand les types sont déjà cuits en février-mars,

Que Quand avec tout ça que tu vas chez les Blacks, tu te fais oublier.

Dans la divine comédie (c'est pas le nom d'un bar homo) est écrit un truc du genre : "toi qui entres ici abandonne toute espérance".

Hé bé contre les Blacks c'est pareil, il n'aurait plus manqué que nos pipes tricolores battent les maîtres de l'Ovale.

Le XV de France fait penser à ces mauvais élèves (c'est de saison) qui foutent rien de toute l'année et qui croillent que le jour du bac ils vont tout faire péter parce qu'ils ont bossé 3 jours d'affilée et qu'ils pourront même passer devant l'élève appliqué qui depuis toujours travaille avec continuité et aligne les bons résultats.

Puisque personne n'aime l'injustice réjouissons-nous de ces trois défaites.

Gardons nos mouchoirs pour le jour où des Bleus dominateurs et constants perdront sur une avanie ovale contre moins bons qu'eux.

mardi, 04 juin 2013

XV raisons d'espèrer et de désespérer en 2013 (13) : des grands, des gros et des petits

Dans le rugby de papa yavé des gros (Garuche, Portolan), des grands tout mous (Haget, Condom) ou plus énervés (Palmié), des moyens (Rives, Skrela), des petits, teigneux ou pas (Fouroux, Astre), des fins rapides (Bertranne, Lagisque, Estève) des plus gaillards rapides (Skrela, Charvet). Pour faire court, tout le monde y trouvait son compte, le rugby était le sport collectif le plus démocratique sur le plan physique.

Depuis le rugby pro, la treizisation de la gonfle est en marche. Pour s'en convaincre il n'y a qu'à voir n'importe quel match de Super 15 (en réalité le jeu pratiqué est du rugby à 14, quelque part entre le 13 et le XV) les joueurs ont à peu près tous le même physique, hormis les secondes pompes, physique que pour faire simple on appelera à "la Jauzion". Même talon ou demi de mélée à moins d'1,80 m tu passes pour un nain !

Du coup grosse cata dans les écoles de rugby, si en minimes tu ne dépasses pas le mètre quatre vingt, quel que soit par ailleurs ton bagage tactico-technique, tu joueras au mieux en F2.

Au contraire, même si t'es une pipe, mais une grande pipe, t'as toutes tes chances de prétendre accéder au niveau supérieur. Bref, l'accès au haut niveau de l'Ovale a perdu de son côté démocratique, de ce qui faisait l'incomparable charme du rugby d'autrefois. Bientôt  il deviendra plus facile d'intégrer le corps des gardes suisses  ou celui des Queen's Guard que de tâter  le cuir.

Et voilà que Castres arrive, des piliers grassouillets, des secondes lattes à l'ancienne (l'un long, l'autre épais), un troisième ligne long et tout fin, les deux autres athlétiques et aux ailes le pompon : Andreu avec  ses 170 cm et  Martial avec ses 195 cm. C'est comme si Joe et Averell jouaient au même poste !

Voilà pourquoi la victoire du CO n'apporte pas seulement la preuve que le Brennus n'est pas fait que d'argent,  elle démontre aussi que l'on peut être champions en ce début de XXIème millénaire avec autant de diversité morphologique qu'antan.

Voilà une nouvelle, chacun en conviendra, les gros, les grands, les moyens comme les petits, de nature à satisfaire le plus grand nombre.

mercredi, 19 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 3 Si loins, si proches "Touch"

180 000 euros dans la poche de chacun des trente en cas de victoire !

140 000 euros assurés par la présence en finale.

Somme rondelette défiscalisée (qui aura le courage de supprimer les niches fiscales des primes sportives hé hé) surtout pour ceux n'ayant pas (Doussain) ou peu joués (Guirado, Estebanez etc.) avec des incertitudes sur l'état de la cagnotte de Skrela et de Marconnet, (si quelqu'un sait je prends).

Des fois, il n'est pas besoin d'aller chercher bien loin la motivation...

Mais notre sport est si beau, aussi pur que le plus pur des purs manteaux de la blanche colombe passée à la javel qu'un voile est en général prestement jeté sur ces triviaux aspect financiers.

Retour au sport donc.

Des Bleus sans jeu, se cherchant depuis 4 ans.

Des Blacks au jeu clairement identifié, fait de vitesse et de puissance au service d'une intelligence collective tournée vers le spectacle.

Des sales gosses en bleus.

Des gentlemen de noir vêtus.

Tout et plus encore sépare les deux équipes qu'il est plus simple de jouer au jeu des 7 ressemblances que des 7 erreurs :

-la certitude qu'une grosse mêlée est à l'origine du monde,

-le meilleur talonneur du monde (Servat, Mealamu),

-le meilleur troisième ligne du monde (Mac Caw, Bonnaire),

-un 9 sur le banc devenu leader (Weepu, Parra)

-un 10 prévu de longue date absent (Carter, Trinh -Duc),

-une maîtrise dans les airs (en touche pour la France, dans le jeu courant pour les Blacks),

-enfin, une certaine idée du jeu en partage (perdu de vue depuis pas mal de temps chez les Bleus, mais les clichés type French  flair résistent au temps plus sûrement qu'un Zippo, en plus il m'en fallait 7).

 Au final, aussi sûr que Lacroix et la Bannière vont moins bien au poste qu'un napperon de rouge tâché, un moyen radical permet de distinguer les Blacks des Bleus : leur sélectionneur.

On se souvient du Mea culpa  du Lièvre après France-Italie, en moins de trois semaines  il nous a refait deux fois le coup, la première pour s'excuser d'avoir mal répondu aux questions de journalistes "elle m'emmerde ta question", la deuxième pour avoir traité les Bleus de "sales gosses".

On en vient à se demander s'il ne réfléchit pas plus avant de parler qu'avant de composer son équipe...

-

mardi, 18 octobre 2011

Bleus-Blacks J- 4 Opposition de styles "Crouch"

On en rêvait au début de la compétition, c'est fait : l'équipe de France rencontrera les Blacks dimanche 23 octobre à 10 heures en clôture de l'édition 2011 de la Coupe du monde de rugby !

Cette soudaine sobriété est due à la gène occasionnée par l'affiche.

Des Blacks superbes et généreux tel le lion, dévorant les wallabies, concassant leur mêlée, repoussant avec férocité les attaques adverses et malmenant pour tout dire une équipe d'Australie guère à la fête face à l'Irlande, aux Boks et donc in fine face aux Blacks.

Des Bleus anxieux, peureux, sursautant à la vue de leur propre ombre, victorieux d'anglais plutôt faiblards et de 14 fantastiques gallois contre toute logique sportive, mais battus largement par des Blacks conquérants et par de vaillants tongiens.

Beaucoup d'adjectifs c'est vrai, laissés en jachère par nos beaux commentateurs sportifs.

Une affiche opposant super rugby à super tocard.

Un rugby de mendiants face à un rugby de seigneurs.

Une équipe opportuniste et défensive face à une équipe brillante prenant la responsabilité du jeu.

Tout semble écrit même si l'histoire et ses mythes regorgent de combats inégaux à l'issue inattendue de Véronique Sanson à Dalida.

Tout désigne une victoire black en terre black.

D'ailleurs ne sommes nous déjà pas suffisamment gavés de bonheur pour y ajouter le plaisir de poser la Web Ellis dans la vitrine ?

Le pays des Bleus est fort de ses fromages, de ses primaires et compte dans ses rangs les plus grands séducteurs de la planète.

Le pays des Blacks affronte les marées noires, les trous noirs des tremblements de terre et les idées noires de Dan Carter. Quant à la séduction, c'est mouton matin midi et soir, moutonnier en somme.

L'élégance voudrait de laisser aux Blacks leur coupe du monde.

Sommes-nous capable de cette marque de dignité ?

dimanche, 16 octobre 2011

La patte du lièvre : ultime porte-bonheur du rugby de France ?

Par la petite porte les Bleus sont en finale.

Par la grande porte les gallois sortent ayant tout sacrifié au dieu jeu.

Juste ou pas, mérité ou pas, l'histoire est écrite pat les vainqueurs, une ligne de palmarès suffit à tout effacer comme le putassier Invictus l'a montré.

Pour toutes les fois où les Bleus ont paumé des matchs qu'ils devaient gagner 20 fois.

Pour toutes les fois où les Bleus ont dominé sans vaincre.

Pour toutes les fois où le Bleus se dont fait entuber comme à la parade par l'arbitre

Pour toutes les fois où des Bleus développèrent un jeu ambitieux pour perdre face à des adversaires au jeu aussi étriqué le slip de Maïté

Pout toutes les fois où en somme les Bleus se firent voler des matchs, la mauvaise conscience de se retrouver en finale ne doit être que passagère.

Aussi passagère on l'espère que le regain de gueule du Lièvre, qui évidemment la ramène fort.

Quand on voit les erreurs de coaching qui ont failli coûter une place finale (sortie de Servat et Poux à la 45ème).

Quand on voit la nullité des consignes données en deuxième mi-temps avec toutes ces chandelles approximatives allumées face à des gallois supérieurs dans les airs, une fois de plus c'est bien malgré le pire sélectionneur depuis Laporte que la France est en finale.

Cette place doit plus à une choune aussi monumentale que le pif de Lincoln au mont Rushmore qu'à la science technico-tactique du Lièvre et de son staff.

Mais, pour toutes les fois où l'équipe de France avait le bras trops courts, les poteaux trop carrés ou trop rond, la gonfle pas assez ou trop ovale, ne crachons pas sur cet avalanche de choune.

C'est finalement à l'alliance inédite de joueurs ayant les clés du camion et les ayant accroché à un porte-clé porte-bonheur du plus bel effet constitué autour de la patte du Lièvre que les Bleus doivent d'être en finale dont l'issue, quelle qu'elle soit sera savoureuse !

 

 Car par dessus-tout la joie sera immense de retrouver nos inénarrables Dupont et Dupond en finale !

vendredi, 14 octobre 2011

Gaulois ou Gallois ?

Même en panne une pendule indique exactement la bonne heure deux fois par jour !

Méditons sur cette puissante pensée avant de rêver d'une finale atteinte plus finalement qu'un Grand Chlem vu que pour s'y hisser il suffirt de battre les Beefs et les Gallois.

Pour conduire notre équipe de France :  le Lièvre.

Principal obstacle sur la route : le Lièvre

Une seule victoire (petite) face aux Beefs ne doit pas dissimuler la persistance du problème L. Inexpérimenté, incompétent, il n'aura décidément jamais trouver la bonne distance avec ses joueurs. Après l'avoir joué démocrate à la Kennedy, puis pacifique à la Gandhi, puis encore Père fouettard à la Brejnev, il nous la joue simultanément Jojo du Bar Pmu "A la boule d'argent" et midinette.

Midinette pour son côté supportrice aux yeux embués d'émotion pour avoir cotoyé ses vedettes, retenant ses larmes de joie après la victoire de ses garçons qu'elle supporte à coup de poster occupant le mur vide de sa chambre depuis  la retraite de François Valéry.

Jojo du PMU pour son côté pari de l'impossible. Que Jojo sur les coups de 10 heures et demi / 11 heures en vienne après son 28 ème jaune, les pieds dans la sciure à lancer à la cantonnade : Ce coup ci les gars, s'ils passent je me rase la moustache (vu que Jojo il la porte fièrement en dépit de la pastille jaunie des poils) et s'ils vont en demi, je me laisse pousser les cheveux (vu que Jojo il a la boule à zéro), là n'est pas le problème, le problème est que le type qui est précisément le sélectionneur de l'équipe de France lance ce type de pari presque aussi con que le Christian Jean-Pierre.

Si pour être champion du monde la moustache est le principal critère, on ne comprend pas bien l'absence de Groucho Marx dans les annales du rugby et la nomination de Saint-André au lieu de Bové. Le Lièvre nage en plein délire.

C'est un  peu comme si Sarko avait dit en 2007, "si chui élu président", j'engrosserai des mannequins aphones après avoir adopté le look flic à Miami.

En attendant le Lièvre reconduit l'équipe ayant battu les Beefs, on a vu pire comme décision. Seulement la vérité du jour n'est pas celle du lendemain, même dans Un jour sans fin. Prenons par exemple le match contre les Tongas, les Bleus y sont nuls que même les commentateurs de la télé l'ont vu, c'est dire. Inversement, ils font une belle première mi-temps contre les Beefs. Comment expliquer pareil changement ? On se perd en conjectures comme le disent si bien les économistes quiand on leur demande pourquoi ils n'ont pas vu ce qu'ils sont censés voir.

Les explications se bousculent au portillon à la manière de l'abus de sangria à la fête foraine :

1. Après avoir eu leurs femmes dans les pattes pendant une semaine les joueurs n'étaient pas pressés de rentrer chez eux.

2. Une défaite avec  un retour en France aurait obligé les joueurs à voter aux primaires.

3. Les professionnels du rugby ont relu les termes de leur contrat.

4. C'est jamais très agréable de passer longtemps pour des pimpins, à moins évidemment d'être con au point de ne pas s'en rendre compte, mais n'est pas Christian Jean-Pierre qui veut.

5. Précisément, les joueurs se sont dit que finalement le meilleur moyen d'échapper aux commentaires plus qu'affligeants de nos Dupont et Dupond de la télé était encore de jouer dans le poste plutôt que d'y regarder dedans.

6. Ils ont retrouvé le petit cahier dans lequel le Lièvre avait écrit en tout attaché le projet de jeu du XV de France, le petit cahier avait été oublié tout ce temps dans une molaire creuse de Rétiere

7. Les mystères des mécanismes du biorythme, ils ne sont tout simplement pas du matin. Ils jouent un samedi  à 7 heures du mat', ils paument, ils jouent la semaine d'après à 9 h 30 du coup ils sont mieux réveillés et gagnent. On doit à la vérité de dire que cette hypothèse figure parmi les plus crédibles.

 Si l'équipe de France est son pire adversaire, qu'a-t-on en face ?

Du gallois.

Depuis Perceval on le sait, le gallois est aussi tenace que la galloise est élégante dans les rues animées et enfièvrées de Cardiff. On point que le monde du rugby les appelle les Diables Rouges.

Pendant longtemps il est vrai ils ont tenu le fond de la mine et le haut du pavé rugbystique, puis quittant les tréfonds de la terre ils ont quitté les sommets du Tournoi, les diables se sont mués en angelots.

Depuis, quelques années les cornes et la queue repoussent tout rouge. Il est vrai que l'équipe de Galles  bâtie par son coach Gatland est aux antipodes de celle du Lièvre.

Jamais l'ambition de produire du jeu n'a été contrariée par le résultat.

Quel que soit le score, l'adversaire, la compétition, ses enjeux, les gallois n'ont eu qu'une idée en tête : envoyer du jeu comme des mousses à Munich. On se souvient qu'elle fut aussi celle du Lièvre à ses débuts, vite abandonnée au prétexte d'une relance pourrie des 22, les joueurs avaient confondu envoyer du jeu et faire n'importe quoi.

Ces dernières années le projet gallois déboucha sur un jeu brouillon, parfois pathétique tant le jeu pour le jeu nuisait à sa cohérence. Après le temps de l'expérimentation, le temps des moissons semble venu.

Samedi matin, quel que soit le résultat du match, le rugby gallois vaincra ou périra avec ses idées.

Tout l'inverse du Lièvre en somme.

jeudi, 06 octobre 2011

France-Angleterre : Allons enfants de l'apathie...

L'heure du jugement dernier a sonné.

L'épreuve de vérité arrive et avec elle son cortège funèbre.

En bref, c'est pas le moment d'aller à la cuisine chercher des mousses ou de les évacuer à plus de deux mètres de sa télé.

Le Lièvre peut finir en daube ou à la royale.

Tout dépend du résultat de ce France-Angleterre.

Soit ceux qui moquaient son incompétence, son inconstance n'avaient que trop raisons (observons que cette catégorie est plus nombreuse chaque jour).

Soit il entre au Panthéon des génies incompris, en avance qu'ils étaient sur leur temps, pour s'asseoir entre Galilée  et Van Gogh, juste devant le fauteuil vide qui attend Mirelle Mathieu (chanteuse avignonnaise incomprise...).

Au-delà du sort du Lièvre, scellé depuis longtemps, quelles sont raisonnablement les chances d'une victoire française dégageant la voie vers une finale aux accents de revanche ?

Une brève démonstration s'impose :

- Primo

Nul n'ignore plus que nos garçons ont fini par boire une bière et échanger des mots.

S'il fallait pour être au top du rugby mondial assécher les bars et  avoir une grande bouche, il y a bien longtemps que votre serviteur et quelques-uns de ses potes enchaîneraient titres sur titres, au lieu de quoi ça joue à toucher le jeudi soir.

Une mousse et des mots ne suffisent pas mais c'est un bon début.

Il faut se souvenir qu'avant la finale de 1999 ça avait pas mal tangué dans le groupe, qu'en dépit de deux Chlems consécutifs, inégalés à ce jour,  le duo Skrela-Villepreux passait pour une paire d'intellectuels abscons de la gonfle incapables de galvaniser leurs troupes ; pire rendant inoffensifs les jobards qu'ils avaient entre les mains.

Il faut aussi se souvenir qu'en 2007, les Beefs avaient tout remis d'équerre après une bringue parisienne, l'histoire ne dit pas s'ils sont allés au bout de la Rue de la soif.

On a donc le commencement d'un début de réponse.

- Deuxio

 Toute révolte passe par un 5 de devant aussi noir et mauvais que l'oeil d'Estève (le biterrois pas l'autre). Là le bât blesse. Le XV de France a tiré sa force d'une première ligne Mas-Servat-Domingo au top niveau. Le premier revient de blessure, le deuxième est encore en train de revenir, le troisième est parti.

Derrière c'est vague, Papé-Nallet est le dernier attelage trouvé par le Lièvre. Nallet n'est que l'ombre du guerrier berjallien qu'il était, quant à Papé, c'est l'un des rares à avoir de la moëlle et de le montrer.

Sera-ce suffisant ? Si la performance d'un seconde ligne devait toujours se juger à sa capacité à mettre des bouffes, il y a bien longtemps que Privat aurait franchi le cap des 300 sélections.

-Tertio

Une troisième ligne Bonnaire-Picamoles-Harinordoquy aurait pu symboliser la révolte. Dusautoir est devenu un joueur ordinaire ne donnant plus l'impression sur le terrain de tordre des mannequins en mousse. C'est au contraire lui qui épouse les formes adverses. Bref, Dusautoir le leader n'est pas à la hauteur, on le savait, Dusautoir le joueur déçoit, c'est plus étonnant. Par parenthèse, les derniers qui comptent encore sauver le soldat Lièvremont insistent sur la responsabilité des joueurs. Peut-être, mais alors comment expliquer, si ce n'est par l'immense tocardise du Lièvre, qu'un Dusautoir brillant en rouge et noir devienne si terne en bleu ?

Face aux Beefs, la puissance devant est fondamentale, la non-titularisation de Picamoles est une grave erreur, one more.

-Quarto

La charnière est l'absolue point faible sur lequel les Beefs vont appuyer jusqu'à ce qu'elle couine façon Monica Seles. Face au Tonga Yachvili a été particulièrement mauvais dans son jeu au pied, on eut dit Romeu rentrant d'Epil Center. Quant à Parra, le loufiat en apprentissage, il est incapable d'orienter le jeu, de l'animer, de l'accélérer, de soulager ses gros, d'occuper le terrain adverse. Bref il est incapable de faire ce qu'un 10 doit faire étant entendu qu'il est neuf au poste de 10 vu qu'il est 9.

Si pour le moment le combat était à armes égales, Wilko ou pas, les Beefs disposent d'une charnière qui fera son boulot de charnière quand la nôtre continuera de grincer. Puisque je m'autorise à faire mon équipe, pour sa puissance au pied utile dans un jeu d 'occupation une charnière biarrote aurait été la moins pire des solutions.

-Quinto

Médard-Mermoz sont les créateurs de la ligne d'attaque. C'est la seule bonne nouvelle sur le front de l'attaque depuis longtemps. A côté, il va falloir que notre frigo-américain Rougerie tourne au max, thermostat 10 sans péter. Sans quoi l'autre lanceur de nain aux fréquentations royales (quel bonhomme quand même, ça nous change de nos gentils garçons bien élevés, juste à bon à aider les vieilles aux passages protégés et se faisant tirer les oreilles pour aller au bistrot) risque de nous gâcher la mâtinée. Pour l'entente, une paire Mermoz-Marty aurait également pu être la moins pire des solutions.

-Sexto

Aux ailes du classique, Clerc et Palisson. Ce dernier fait figure de nouveau chouchou, parce qu'il en faut bien un. Un triangle toulousain, lui aussi motivé par l'entente entre Médard, Clerc et Heymans (à l'aile) aurait pu être une bonne solution.

-Septimo

Quelle que soit la compo de Pierre, Paul, Jacques ou même Saint Marc, la choune et l'arbitrage péseront aussi sur le sort du Match. Le Lièvre pourra toujours imiter Joffre et dire après la bataille « Je ne sais qui l’a gagnée, mais je sais qui l'aurait perdue ».

Quelle que soit son issue, une seule chose aura la force de l'absolue certitude au coup de sifflet final : on saura si les Quinze qui sont entrés sur le pré, la poitrine frappée du Coq se sont mentis ou non, nous ont trompé ou non.

L'heure est grave. Du visage qu'offriront les Bleus à la planète ovale dépend l'avenir de notre rugby de France que nous chérissons tant !

Laissons le mot de la fin à Churchill : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

dimanche, 02 octobre 2011

France-Tonga : l'équipe de farces de rugby à XV*

Le Lièvre dont la science du rugby égale ceux qui le couvrent depuis sa prise de fonction avait vu juste quand il avait annoncé que l'équipe de France avait un match capital à gagner : les Tonga.

A la vérité, sur le coup on a bien s'est bien gaussé de l'altitude élevée de l'ambition du Lièvre. La dernière fois où on s'était autant poilé c'était quand Giscard avait dit : "Au revoir".

Au fait, c'est quand qui s'en va le Lièvre, on commence à trouve le temps long !

Bref le Lièvre avait raison, sauf que les Tonga ont gagné, un pays moins peuplé que Limoges (150 000 habitants) et moitié moins grand que le poing de Palmié a donné à la France du rugby une leçon de vaillance, d'humilité et d'abnégation. Et cerise sur le gâteau en Mondovision.

Il va en avoir des trucs à raconter Pulu quand il reviendra à l'USAP. Quant à l'ailier qui joue à Bergerac en fédérale, il va pouvoir chambrer au coin du zinc au moins jusqu'à la fin du monde du 21 décembre 2012. On s'en fout on finira par un joli match à touché le jeudi soir...

Du coup on a hésité entre le rire et les larmes.

La java des 10 nous a fait bidonner.

La danse que prenait chaque Bleu à chaque impact nous a fait sortir les mouchoirs.

Mais le pire n'est pas dans cette hystérie éprouvante pour les nerfs.

L'air étonné de chacun de nos professionnels de l'enfumage rugbistico-tactique n'en finit pas d'étonner. Un peu partout tous d'entonner :

Le XV de France est sans leader !

Sans déconner ?

Le XV de France est si mou qu'il peut pas pisser debout !

Sans déconner ?

Le XV de France jamais ne s'est révolté !

Sans déconner ?

Le XV de France n'a pas son jeu en place !

Tiens qui l'eût cru ? (ça change un peu)

Le XV de France a autant de ressort qu'une poupée gonflable !

Non, pas possible ? (ça change aussi un peu).

Le XV de France a aussi d'entrain que son entraîneur ni entraînant ni emballant, du coup le XV de France vient en trainant sans s'emballer !

Je le crois pas ? (ça change franchement)

Le gonze qui est chargé du XV de France, ce serait pas une grosse pipe des fois ?

Sans déconner (ça va un temps le changement)

Tous nos gentils commentateurs professionnels de l'eau tiède depuis Charlemagne découvrent la lune alors que depuis la nuit des temps elle hante la vitre arrière des cars de minimes. Y croyaient-ils quand ils nous contaient l'espérance née de la défaite des Blacks. Vaut-il mieux que nos professionnels de la profession de l'analyse rugbistico-technique, soient aveugles, incompétents, faux-culs, complaisants ou bas de plafond ?

Tous ces ânes qui présentaient France-Tonga comme un huitième de finale. Va expliquer toi après au gonze qui découvre la gonfle que tu peux paumer en huitième et te retrouver en quart.

Les mêmes nous annoncent avec des si que la France peut battre l'Angleterre. C'est sûr que si ma tante avait des roues elle serait un autobus !

Pourtant ce France-Tonga n'est que la réplique (au sens sismique) du France-Italie de ce Tournoi 2011. Même manque d'agressivité des joueurs, même désorganisation offensive, mêmes faiblesses défensives, même absence de rebellion, mêmes maladresses et approximations pour un même résultat : une défaite à entrer dans l'anal (ouille ça fait mal).

Après ce sinistre France-Italie, toute la France du rugby avait juré "Plus jamais ça". On connaît la suite.

Au final on se demande si ça fait pas un bail (au moins depuis Giscard), qu'on ne prend pas un peu l'amateur de gonfle pour un con. Pour un type avec juste un peu de chou  farci entre les oreilles, de quoi juste remplir la boîte crânienne. Si bien qu'on en vient en se demander si l'élasto autour de la tronche c'est pas juste fait pour empêcher le jus de farce de sortir par les oreilles...

Bon appétit Messieurs !

 

* J'avais aussi de farces en farce, ou le farce en farce, ou même l'équipe de France passe à la trappe

11:09 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lièvremont, france, tonga, rugby

 
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