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samedi, 19 septembre 2015

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

Le seul truc un peu imprévisible quand tu tates l'Ovale, c'est le rebond, pour le reste, les hiérachies sont aussi bien établies que l'étiquette à la cour du Roi Soleil, les styles de jeu aussi ancrés dans le génie national que l'autre doré en haut de sa colonne.

Prenons cet Angleterre-Fidji d'ouverture, des fidjiens, indisciplinés, incapables ce jouer ensemble, forgeant cette continuelle énigme :  comment des types aussi brillants individuellement et en club peuvent être aussi inconsistants au niveau international ?

Hormis un quart contre les Boks en 2007 à Marseille, les Fidjiens en Coupe du Monde c'est pas grand chose, et c'est parti pour continuer à l'être.

Du coup, si changement il y a c'est chez le Beef qu'il faut le chercher : une vitesse derrière à laquelle on était peu habitué et qu'on aimerait bien voir de  ce côté du Channel. Le jeu du frigo américain Tindall avait quelque chose de réjouissant au centre par son caractère aussi prévisible que la pluie en Bretagne ou la bave de l'épileptique, mais là on envie moins le Beef, Bastareaud est notre Tindall à nous (va-t-il entrer dans la famille princière du voisin monégasque ?). Prévisible en revanche est Brown, placé comme il se doit derrière, nommé Yellow il aurait joué devant...

Si j'étais Beef, je m'inquiéterais, ils m'ont semblé moins méchants, moins agressifs qu'à l'accoutumée, et pour le dire autrement, moins puissants, bref des Beefs moins Beefs. Pour le dire autrement, rien de l'étoffe dont on fait les champions du monde.

Ce n'est pas non plus du côté du tissu français et a fortiori italien que l'on ira s'approvisionner.

Sauf les rares fois où les Bleus d'azur battent nos Bleuxv, on s'emmerde ferme. Depuis au moins Azincourt, l'équipe de France pratique un jeu en accord avec son adversaire, donc face à une italie brouillonne, ça donne toujours un match à oublier (si t'entends après un France-Italie : "on tient notre match référence", pense à te réveiller, tu risques de t'étouffer dans ton vomi), sans queue ni tête (ça doit faire mal), là où des Blacks méthodiques mettraient 70 points, les Bleuxv livrent un match ternasse, brouillassou, en un mot bien dégueulasse, à la manière des nappes de fin de tables de fêtes colorées par des agapes où se mêlent le rouge qui tache, le blanc qui teinte les joues et le bulleux qui se la pète.

Un France-Italie, même frais ça pique, comme il se doit pour un Piccolino, notre duel de nains latins, si on ajoute à cette médiocrité chronique l'absence de Parisse, pas sûr qu'on est pas mieux à regarder (la finale de 2011 ?).

Dis Papa, c'est encore loin France-Irlande ?

samedi, 12 septembre 2015

Après les Bleus d'Ecosse, de quelques questions oiseuses dans la dernière ligne droite

Que l'amoureux de l'Ovale se le tienne pour dit, c'est pas en bleu, blanc, rouge qu'il va se régaler à l'orée d'une compétition sacrant pour 4 ans les Rois de la gonfle.

Si quelques naïfs ont cru après un bon match contre les Beefs que les Bleuxv allaient tout casser, l'ultime levée préparatoire contre les Bleus d'Ecosse a remis l'équipe à sa place : pas très loin du balai à chiottes du rugby mondial.

Que nenni comme dit le cheval, la vitrine du rugby de France en Pro D2 internationale est, en Pro 2 Internationale reste (au moins jusqu'en 2015).

De fait après ce qui ressemble à un match nul contre l'une des plus mauvaises nations du Tournoi depuis 20 ans est de nature, non à lever les doutes, nul de raisonnable n'en a sur les chances de cette équipe de décrocher le pompom (le... rire de l'arbitre...), mais à conforter la conviction : des pipes, du plat et du pipeau (j'ai manqué m'étouffer quand à la pause les joueurs dressaient le panégyrique - va chercher dico - du capitaine Dusautoir, ça m'a fait penser au film d'entreprise où les employés juste avant d'être virés disent le plus grand bien de leur patron ou de la responsable des RH...). Rappel : Dusautoir est ce capitaine de nain parmi les lilliputiens dont le palmarès au bout de 7 ans tient dans un Grand Chlem (2010).

Bref on n'a pas fini de nous prendre pour des truffes sans le foie gras autour.

Ce qui ne doit pas nous empêche pas de poser quelques questions :

Avec ses relances électriques et son long coup de pied,  est-t-il toujours bon Scott pour nous mener vers l'autoroute du Paradis ?

Kockott va-t-il jouer les matchs de poule ou portera-t-il le numéro vingt ?

Picamoles peut-il durer plus de 30 minutes sur le pré ?

La Miche peut-il être au four et au moulin ?

Thales est-il  vraiment fait pour l'ovale ?

Nakaitici n'a qu'à être debout ?

Mas-Guirado ou Porte d'Espagne ?

Bref, faut vraiment que le niveau baisse pour espérer vivre en harmonie avec cette équipe, jamais l'apostrophe coudercien n'a été aussi  juste : allez les petits,  les toupetirikiki...

vendredi, 21 août 2015

Coupe du Monde 2015 : prolégomènes et autres mises en bouche

Depuis 1987 tous les 4 ans  le règne des sphères connait un léger changement de forme : le rond cède un peu de terrain à l'ovale.

Le grand public gavé de rond prend une dose d'ovale sur TF1, chaine du foot quand celle du rugby, France 2, retransmet assez curieusement les matchs de préparation. C'est un peu comme si ton copain Kévin prenait en charge les préliminaires de Madame, avant que tu ne l'honores avec ta régularité cadencée de coucou suisse (à ne pas confondre avec le couteau du même nom).

C'est dire si l'amateur éclairé de la gonfle est partagé entre l’impatience d'assister à la seule compétition qui vaille en ce qu'elle fixe la hiérarchie pour 4 ans en dotant une nation du titre envié de Champion du monde de rugby et le flot de conneries, stéréotypes et autres idées toutes faites et fausses qu'il s’apprête à entendre.

La première étant sans doute le rappel du statut de la France d'équipe vice-championne du monde soi-disant acquis lors de la dernière levée. Pour une équipe ayant perdu en 2011 3 matchs sur 7 le titre est pour le moins usurpé, d'autant plus que le titre de vice-champion de quelque chose n'a de sens que pour une compétition faite d'oppositions générales et non contingentes. En gros pour un sprint ou une course de natation quand tu finis 2ème devant tous les autres finalistes tu peux sans hésiter être vice-champion, n'ayant été battu que par le premier. En 2011, les Boks et les Wallabies n'ont pas été battus par les Bleuxv.

La deuxième est que les Bleuxv se sont fait endoffer (ortographe à vérifier - endaufer ?) par un arbitre soumis à la pression de l'évènement : les Blacks à domicile en finale. C'est peut-être pas faux, mais c'est faire litière du constat suivant : les Bleuxv n'ont gagné le droit de se faire empapaouter en finale qu'après avoir bénéficié d'un arbitrage très favorable en demie face aux gallois. Lesquels ont été péniblement battus, eux aussi d'un tout petit point à 14 contre 15. Que le supporteur tricolore en rogne après Joubert se mette à la place d'un supporter gallois devrait l'aider à adoucir ses anciennes plaies.

La troisième, et on s'arrêtera là, tient dans les chances de l'équipe de France.

Tous, staff et médias, à l'unisson vendent une équipe de France capable d'être championne du monde ! Le chauvinisme le plus échevelé est chose répandue à la veille de grands évènement sportifs. Chaque année avant Roland-Garros on annonce que c'est l'année d'un Tsonga affuté ayant renoncé à boulotter des kinders Bueno, Sauf que là personne n'y croit tandis que pour les Bleuxv, leur réputation de Riton de rugby mondial instille le doute. Rappel : le Riton d'un sport en souvenir d’Henri Leconte, tennisman particulièrement inconstant de la fin du XXème siècle au point de faire paraitre Gasquet pour un modèle de régularité, désigne un sportif pouvant battre tout le monde et être battu par n'importe qui, pour ce qui nous concerne l'exemple des Tonga en 2011 suffit à éclairer le supporteur le moins lucide. C'eut été vrai, mais la professionnalisation du rugby a donné à la formule l'allure d'un astre mort dont on croit percevoir la lumière quand la source est depuis longtemps éteinte. On en veut pour preuve que depuis 2011, hormis l'Australie et dans des conditions discutables, les Bleuxv n'ont pas battus d'équipe majeure du Sud et dans le même temps ils se sont fait régulièrement battre par les nations majeures du Nord (Beefs, Gallois et Irlandais).

Au final, et sans faire du classement IRB l'évangile de l'Ovale, fArce est de constater que la 7ème place de la France, juste devant l'Argentine oblige à la plus grande mesure et modestie, on y reviendra...

mardi, 19 mai 2015

Le groupe pour préparer la Coupe du monde ou le retour du rugby zombie

Le dernier Tournoi nous a donné l'occasion de souligner toute l'inanité qu'il y avait à tirer des plans sur la comète en matière de composition en vue de la prochaine coupe du Monde.

Avec Saint-André et sa troupe, c'est la Coupe de tout le monde qui s'annonce, faite à base de revenants puant le zombie comme la cagole la mauvaise marée.

Après 4 tournois minablement enfilés de rang, le tout rabaissé par d'indigents crash-tests-matchs, au terme desquels le XV de France n'a jamais été foutu d'enchainer plus de deux victoires, notre belle équipe de pro D 2 classe internationale s'annonce au-delà de toutes désespérances.

Commençons par le plus beau : Trinh-Duc, jamais rappelé depuis sa transformation ratée en finale de Coupe du monde, le voilà de retour. Image exactement inversée de l'ére Lièvremont, le nouveau Trinh-Cul est arrivé. Avec le Lièvre il a TOUT joué pendant 4 ans, puis plus rien en Coupe du monde, avec le Goret, il a RIEN joué pendant 4 ans, puis il va faire toute la Coupe du monde.

Une histoire pareille, c'est tellement pas possible et si con que t'y crois pas et pourtant...

La Miche, là aussi l'éternel come-back, tellement con, tellement back que t'y crois pas non plus et pourtant... Moyennement blessé à Toulon, moyennement joueur aussi, portant plus souvent les couleurs de Toulon dans les travées que sur le pré, plus habitué à porter la veste étoilé au muguet que le maillot paré des mêmes motifs, La Miche is back ! A part les scénaristes de Mad Max ou de Rocky, seul le Goret pouvait imaginer un retournement aussi retournant.

 A côté de ces énormités on relèvera de belles incongruités :

- Papé, qui revient, on parierait bien toute notre collection de Midol, la Pravda jaune de l'Ovale, si jamais on la possédait autrement que pour donner des allures sang et or aux tomates emballées que le Papé va encore coûter cher en points ;

- Machenaud et Lauret oubliés sans avoir plus démérités que les autres alors que le Goret semblait leur promettre une place au chaud ;

- Lopez, puni pour avoir préféré son club au XV de France, quand tout le monde sait la priorité donnée au Top 14 sur la vitrine tricolore (on me dira : "en plus il est pas bon" à quoi je rétorquerai que c'est pas d'hier) ;

- Mermoz, rappelé pour finir le Tournoi, à qui finaliste de la dernière Coupe du monde on explique que son caractère est un obstacle à sa qualification dans le groupe, il est vrai que ce monument d'humilité qu'est Trinh-Cul est un bel exemple non seulement à suivre mais à promouvoir ;

- Dumoulin est là, on doit avouer, au risque de passer pour un ignoble ignorant qu'on comprend pas bien ce qu'il fait là (si ce n'est piquer la place de Mermoz que ces ailes de géant empêchent de marcher) ;

- Chiotti appelle les mêmes remarques, lourdaud, il a été préféré au tonique Menini (il doit être dans les petits papiers Chiotti, ahaaha) ;

- Goujon ne fait pas la maille (ahaaha encore, celle-là j'en revendique la totale paternité comme dirait Cécillon), chaque club pro possède au moins un joueur ayant pareil profil et qualités, tant qu'à faire appel à des zombies genre La Miche et Trinh-Cul, Harinordoquy aurait été un beau pari.

Pour finir relevons quelques joueurs toujours en activité, de l'aventure en 2011, ni meilleur, ni pire depuis mais totalement hors des écrans de la nullité pleurnicharde et de son staff

 Ducalcon, Domingo, Lapandry, Harinordoquy, Médard et Clerc (sic transit gloria mundi)

On pourra toujours se consoler:

1. en se disant que le groupe pour préparer la Coupe du monde n'est pas celui qu va la jouer.

2. en se disant que le Lièvre avait fait pire en faisant appel à un Lakafia, total inconnu en tricolore, que Parra avait fini à l'ouverture, qu'un Doussain était le rappelé de dernière minute et que Poux a été titulaire en finale de Coupe du monde etc.

De semblables retournements dans un XV de France cul déjà par-dessus tête vont sans doute se produire à nouveau.

Mais au final ce qui l’emporte par-dessus tout  c'est la formidable bien qu'incommensurable vacuité de l'exercice : souvenez-vous en 2007, sans la blessure de Vermeulen, jamais l'équipe de France n'aurait su qu'elle avait été à deux doigts de  laisser  le meilleur français  de la compétition (Dusautoir) à la maison...

 Le groupe des 36 pour préparer le Mondial

Avants: Eddy Ben Arous (Racing), Vincent Debaty (Clermont), Uini Atonio (La Rochelle), Xavier Chiocci (Toulon), Nicolas Mas (Montpellier), Rabah Slimani (Stade français), Guilhem Guirado (Toulon), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing), Alexandre Flanquart (Stade français), Yoann Maestri (Toulouse), Pascal Papé (Stade français), Sébastien Vahaamahina (Clermont), Thierry Dusautoir (Toulouse), Damien Chouly (Clermont), Bernard Le Roux (Racing), Yannick Nyanga (Toulouse), Louis Picamoles (Toulouse), Fulgence Ouedroago (Ouedroago), Loann Goujon (La Rochelle).

Arrières: Rory Kockott (Castres), Morgan Parra (Clermont), Sébastien Tillous-Borde (Toulon), Rémi Tales (Castres), Frédéric Michalak (Toulon), François Trinh-Duc (Montpellier), Mathieu Bastareaud (Toulon), Wesley Fofana (Clermont), Rémi Lamerat (Castres), Gaël Fickou (Toulouse), Alexandre Dumoulin (Racing), Yoann Huget (Toulouse), Noa Nakaitaci (Clermont), Sofiane Guitoune (UBB), Brice Dulin (Racing), Scott Spedding (Bayonne).

jeudi, 19 mars 2015

En attendant Beef-Bleuxv : interdire la fessée ?

Après une victoire face à l'Italie  partout célébrée, Saint-André, son staff et les joueurs  attaquent avec gourmandise ce Crunch.

Victorieux à  Rome, le Goret commence à se prendre pour l'équivalent moderne d'Alaric, on le préfère avec des sanglots dans la voix, dans son enthousiasme aussi déplacé que Nabila sur les genoux du Pape, il oublie quelques bricoles :

1. rarement l'Italie a été aussi faible, décimée par les blessures et largement composée de jeunes joueurs à la faible expérience internationale

2. les BleuXv n'ont rien montré sur le plan du jeu

3. visiblement seuls les deuxième ligne sont capables de marquer en France

4. les Beefs ont rarement été aussi forts, toujours aussi impressionnants en conquête, les lignes arrières sont composées de joueurs particulièrement doués, comme on en voyait peu chez les Beefs ces dernières années, avec les Blacks, ils sont clairement favoris pour la Coupe du Monde

5. manque de puissance devant (Debaty va finir le capot ouvert au bout de 10 mn, Mas va a 2 à l'heure, Dusautoir de black destroyer est devenu un black shadow), seuls Guirado et Leroux font preuve d'une grande activité dans la régularité dans ce Tournoi

6. encore une charnière nouvelle, Tillous-Borde prend moins d'initiative dans le jeu que mon robot-mixeur qui pèle les carottes

7. derrière ça manque forcément d'automatisme donc de vitesse

8. on peux compter sur les Beefs pour appuyer où ça fait mal, c'est-à-dire presque partout

A la fin quand t'ajoutes tout tu arrives à : Grosse fessée à Twickenham

  Les loosers :

 Scott Spedding (Bayonne) - Yoann Huget (Toulouse), Gael Fickou (Toulouse), Maxime Mermoz (Toulon), Noa Nakaitaci (Clermont) - (o) Jules Plisson (Stade Français), (m) Sébastien Tillous-Borde (Toulon) - Bernard Le Roux (Racing Metro), Loann Goujon (La Rochelle), Thierry Dusautoir (Toulouse, cap.) - Yoann Maestri (Toulouse), Alexandre Flanquart (Stade Français) - Nicolas Mas (Montpellier), Guilhem Guirado (Toulon), Vincent Debaty (Clermont).

Remplaçants : Benjamin Kayser (Clermont), Rabah Slimani (Stade Français), Uini Atonio (La Rochelle), Romain Taofifenua (Toulon), Damien Chouly (Clermont), Rory Kockott (Castres), Rémi Talès (Castres), Mathieu Bastareaud (Toulon).

 

 

jeudi, 26 février 2015

En attendant France-Pays de Galles : la compo des rigolos

Que dire de cette équipe qui va affronter le Pays de Galles ?

Pas grand chose si ce n'est qu'elle ne sera ni meilleure ni pire que celles qui l'ont précédé depuis 3 ans et demi et que celles qui la suivront. Tout le problème est bien là. Tu peux mettre Dulin à la place de Spedding, Lamerat à celle de Bastareaud, etc., que cela ne changera rien.

Tu peux même les bourrer d'amphétamines qu'ils ne te pondront pas les oeuvres complètes de Sartre (lequel inversement a en abusé sans jamais honorer la moindre cape...).

 Pendant ce temps le Goret, toujours content de lui (il est vrai que le rideau ne va tomber que dans quelques mois, après quoi il ira faire comme le Lièvre t'expliquer sur toutes les ondes ce qu'il faut faire quand il a été capable de si peu quand il pouvait faire) persiste dans son aveuglement, il a dit en gros : de mon temps j'ai jamais perdu contre l'irlande, c'est devenu vachement plus dur, ils ont progressé.

Eux, oui, nous non; serait-on tenté d'ajouter, s'ils avancent pendant que l'on recule...

Toujours aussi pénétrant, le Goret a repris cette antienne avec de longs sanglots dans la voix que la priorité c'est pas le XV de France et patin couffin. Bref, le discours d'après Coupe du monde est prêt, il n'a que le recopier par-dessus l'épaule du Lièvre.

FRANCE : Dulin – Huget, Lamerat, Fofana, Guitoune – (o) Lopez, (m) Parra – Chouly, Le Roux, Dusautoir (cap) – Maestri, Taofifenua – Slimani, Guirado, Ben Arous

Remplaçants : Kayser, Atonio, Debaty, Suta, Goujon, Tillous-Borde, Talès, Bastateaud

lundi, 16 février 2015

Des BleuXV toujours ravis en Pro D 2 (chercher l'intrus 2)

Lors du très beau Galles-Angleterre ouvrant ce Tournoi 2014-2015 une chose m'a autant étonné que contenté : la présence d'anciens buteurs à chaque coup de pied de pénalité. Etonné parce que bien souvent celui qui apporte le tee est un inconnu membre du staff, contenté parce que j'aime à penser que le rugby est un sport qui ne doit pas perdre la mémoire et que depuis Lascaux l'humanité gagne à honorer ses Anciens.

Bref, pour la pays de Galles, on retrouve Neil Jenkins, preuve vivante de la fin de la rivalité entre O'Hara et O'Timmins tend sa physionomie emprunte au deux familles au point de passer pour le rejeton de leurs improbables épousailles.

images?q=tbn:ANd9GcSfz0Zhds579NdE9QQ1NynMCAX8fUqAPjEv6Y49dTCCVbo-0yezHQJenkins accompagne donc le buteur gallois depuis quelques années déjà. On se moque, mais Jenkins devient en 2001 (source wikipedia) le meilleur buteur de l'histoire du rugby mondial (1 049 points  à la fin de sa carrière) et il compte 87 sélections pour une carrière internationale qui aura duré un peu plus de dix ans.

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Pour les Beefs, Mike Catt, s'il n'a pas laissé un grand souvenir comme buteur, son jeu au pied a fait des ravages et surtout, il a eu une carrière internationale exceptionnellement longue de 1994 à 2007 !

Pour l'équipe de France dont l'ambition européenne est le maintien en pro D 2 quelque part juste au-dessus de l’Écosse et de l'Italie, quelqu'un a eu cette idée de génie d'aller chercher un buteur SANS AUCUNE EXPÉRIENCE INTERNATIONALE, mieux encore on a dû la trouver bonne puisque Teulet est désormais notre Jenkins/Catt à nous.

Teulet a été un très grand buteur, la chose n'est pas douteuse, mais au niveau national, RIEN en tricolore.

Du coup mets-toi dans la peau d'un buteur, celle de Lopez par exemple (qui dit en passant n'a pas été très brillant en ratant deux coups de pied faciles contre l'Irlande), tu te vois demander à Teulet : Dis Romain, comment tu les tapait les pénalités à Twickenham ?

Teulet en conseiller des buteurs de l'équipe de France, c'est peu comme demander à Etienne Daho de donner des cours de chant à Luis Mariano !

Bon, en même temps, il faut reconnaitre que ça laisse de l'espoir aux amateurs, tiens-moi, pour prendre un exemple que je connais bien, j'attends avec impatience de pouvoir "coacher" Antoine Blondin.

Tous des nuls (et chaque jour ça se voit davantage).

samedi, 07 février 2015

En attendant France-Ecosse : d'évidence en évidence (et un peu de science en italique)

Evidence 1 :

On a du mal à s'enthousiasmer depuis une bonne vingtaine d'année à la perspective d'une opposition entre la France et l'Ecosse (dans l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à Nation on peut lire : "Chaque nation a son caractère particulier : c'est une espèce de proverbe que de dire, léger comme un françois, jaloux comme un italien, grave comme un espagnol, méchant comme un anglois, fier comme un écossois, ivrogne comme un allemand, paresseux comme un irlandois, fourbe comme un grec".

Evidence 1 bis :

On en vient à se demander si une bonne défaite ne serait pas au fond le seul moyen pour ne pas trop s'emmerder devant sa telé. Signalons à ce sujet à l'amateur de statistiques, toujours prêt à briller autour d'une mousse et de caouètes, que les Écossais n'ont gagné qu'une seule fois à Paris en 20 ans et que c'était en 99, quelques mois avant une finale de Coupe du Monde, où l'on voit en passant qu'une stat  en  dit autant sur la performance sportive, qu'Elisabeth Teissier sur tes probabilités de ne pas rentrer seul ce  soir après une virée au  Bombass Club (l'astrologie n'est pas une science, même si à ses débuts elle a pu se confondre avec l'astronomie qui s'est véritablement imposée comme telle en raison de progrès techniques).

 Evidence 2 :

Le seul truc que l'on retient de l'Ecosse ce sont ses supporteurs : à savoir des grands types ventrus à la peau de roux (selon les dernières avancées scientifiques il semblerait que les néandertaliens étaient tous étaient roux, ceci dit rien n'indique que Bernard Le Roux descend de Néandertal, rien n'indique le contraire non plus) plutôt sympas qui n'hésitent pas à promener leurs couilles voyant encore moins le jour que le sommet de leur crâne aux six coins de l'Hexagone (six équipes, six coins = un hexagone, à la rigueur si on considère qu'une équipe reçoit on peu à la rigueur parler de pentagone, cinq côtés donc)

Evidence 3 :

L'équipe qui débute le Tournoi est rarement celle qui le finit, et encore plus rarement celle qui forme l'ossature pour la Coupe du Monde. Ce qui tombe bien, du coup on va pas s'enflammer sur cette composition d'équipe baroque (on utilise baroque un peu à tort et à travers, mais à l'origine - fin XVI début XVII -  il s'agit d'un mouvement artistique touchant plusieurs branches de l'art, l'idée générale du baroque c'est qu'on ne craint pas d'en faire trop, donc ici baroque signifie que Saint-André et ses fidèles ne redoutent pas de match en match d'en rajouter sur la compo de leur équipe, si bien qu'à la fin de l'oeuvre on voit pas bien ce que l’artiste ou celui qui tient lieu de grand ordonnateur a voulu dire ou faire)

 Evidence 4 :

Depuis dix bonnes années les matchs qui nous emballés et dont on se souvient et qui nous ont fait vibrer tiennent à peine sur les doigts d'une main d'un lépreux ou d'un type bossant dans une scierie. Si on ajoute à ça que depuis l'entrée en fonction du Goret, mis bout à bout on a du trouver plaisir à voir de la gonfle tricolore pendant un gros quart d'heure et qu'en général les matchs les plus merdiques se déroulent contre l'Ecosse on en vient à se demander pourquoi le match contre les Beefs ne vient pas plus vite (petit rappel, on le sait désormais l'anglois est méchant).

Vivement l'Angleterre !

La Compo (avec des vrais morceaux de joueurs promis à la Pro D2 en gras, ce qui est bien normal vu que le XV de France est une équipe de D2 au niveau international

FRANCE : Spedding – Huget, Bastareaud, Fofana, Thomas – (o) Lopez, (m) Kockott – Chouly, Dusautoir (cap), Le Roux – Maestri, Papé – Slimani, Guirado, Menini

Remplaçants : Kayser, Atonio, Ben Arous, Taofifenua, Goujon, Parra, Tales, Lamerat

dimanche, 18 janvier 2015

Saint-André : "Je suis Charlot" Ou les BleuXV sur leur 31 : pas d'enflammage, pas de plan sur la queue-mète, les leçons du passé (titre un peu long je le concède, mais il semblerait que les analfabêtes qui me lisent s'arrêtent bien souvent à ce stade là)

L'actu Ovale c'est bien sûr la liste des 31 pour le Tournoi dans un contexte particulier : celui de la Coupe du Monde twenty fifteen (2015 in french).

La question à xxxxx millions de livres étant : sont-ce les mêmes qui disputeront la Coupe du monde ?

Question très con, qui oblige en sus à dire un mot pénétrant sur chaque impétrant, ce qui est fatigant.

J'ai préféré confronter la liste des des 30 du Tournoi 2011 avec celle des 30 retenus pour la Coupe du monde 2011 et celle de la finale pour une conclusion aussi radicale qu'évidente : rien ne sert de partir, il faut courir à point. Morale empruntée à La Fontaine et inversée pour les besoins de la cause, mais le Goret Geignard ne connait pas ses classiques (quel formidable personnage de fable aurait-il fait avec le Lièvre : Le Goret, le Lièvre et le Coq tricolore ou l'avalanche des tocards).

1. Liste donnée pour le tournoi 2011 en janvier 2011 (en gras ceux toujours de la partie en 2015)

Avants (16) : Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

Arrières (14) : Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

a) ça a bien dégagé derrière en 4 ans (seul Huget à survécu), on comprend mieux désormais le manque de liant derrière depuis 2011,

b) Dusautoir, Mas et Papé sont incontestablement des cadres de l'équipe et leurs performances doivent être jugées à cette aune et farce est de constater que c'est pas bien brillants.

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2. Liste donnée pour la Coupe du monde 2011 (en gras les absents du Tournoi 2011)

Avants 16Barcella (Biarritz), Domingo (Clermont), Poux (Toulouse),  Servat (Toulouse), Szarzewski (Stade Français),  Ducalcon (Castres),  Mas (Perpignan), Marconnet (Biarritz),  Papé (Stade Français),  Pierre (Clermont), Millo-Chluski (Toulouse), Nallet (Racing-Métro 92), Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Toulouse/Cap),  Ouedraogo (Montpellier),  Lakafia (Biarritz), Picamoles (Toulouse)

Arrières 14  Parra (Clermont),  Yachvili (Biarritz), Skrela (Toulouse),  Trinh-Duc (Montpellier),  Estebanez (Brive), Mermoz (Perpignan),  Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont),  Médard (Toulouse), Palisson (Brive), Clerc (Toulouse), Huget (Bayonne), Heymans (Toulouse), Traille (Biarritz)

a) changements importants devant (les Gros se pètent plus que les petits branleurs des lignes en arrière sans compter que chez les Gros une baisse de régime se voit plus que ces mêmes petits branleurs qui jouent à la baballe derrière)

b) grande continuité derrière (seul Jauzion a giclé remplacé par l’inénarrable Estebanez).

On notera en 2011, le retour de Szarzewski, cas de figure très probable pour la Coupe du monde 2015 (jamais décevant en Bleu il est vrai, toujours à la pointe du combat).

A la lecture de tous ces noms, deux choses frappent :

- la première évidente c'est la présence de joueurs titulaires indiscutables dans leur club actuellement et qui ont disparu des radars tricolores pour plein de raisons (Bonnaire, Parra, Rougerie, Harinordoquy, Trinh-Duc, blessé certes et cas à part, mais bon répond quand même à cette taxinomie - va chercher dico et plus vite que ça), aussi est-il permis de se demander si aujourd'hui ceux qui les remplacent leur sont supérieurs...

- la deuxième moins évidente c'est le nombre effarant d'internationaux (7) descendus trois ans plus tard en Pro D2 avec leur club (Barcella, Guirado, Harinordoquy, Lakafia, Yachvili, Marty, Traille), j'ignore tout de sa signification, mais la chose interpelle.

On notera deux cas échappant à l'analyse ou relevant du feu de paille : Lakafia et Doussain (arrivé en cours de route).

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3. Équipe de la finale contre les Blacks en 2011 (en gras les absents du groupe donné pour le Tournoi précédent et en soulignés ceux qui ont disparu du groupe annoncé pour le Tournoi 2015 et qui n'ont pas sportivement renoncé aux Bleuxv)

 15-Médard, 14- Clerc, 13- Rougerie, 12- Mermoz, 11- Palisson, 10- Parra, 9-Yachvili, 8-Harinordoquy ? , 7- Bonnaire, 6- Dusautoir (capitaine), 5- Nallet, 4- Papé, 3- Mas, 2- Servat, 1- Poux.

 a) Grande stabilité entre le groupe du Tournoi et les finalistes sauf en première ligne, confirmant le caractère très exposé du poste, circonstance de nature à mettre du baume au coeur aux 3 D (Ducalcon, Debatty, Domingo).

b) On se dit que 4 ans après hormis Rougerie, la même ligne d'arrière aurait pu être conservée et même si pour chaque cas les raisons d'une absence en 2015 varient, il reste qu'en terme d'expérience et d'automatisme c'est bien dommage.

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4. Liste donnée  pour la Coupe du monde 2015  (en gras les "étrangers" et en soulignés les sélectionnés de "dernière minute"):

Avants : Atonio (La Rochelle), Ben Arous (Racing Metro), Mas (Montpellier), Menini (Toulon), Slimani (Stade Français), Guirado (Toulon),  Kayser (Clermont),  Flanquart (Stade Français), Maestri (Toulouse),  Papé (Stade Français), Taofifenua (Toulon),  Chouly (Clermont), Dusautoir (Toulouse, cap.), Le Roux (Racing Metro),  Nyanga (Toulouse),  Ollivon (Bayonne),  Picamoles (Toulouse).

Arrières : Kockott (Castres), Tillous-Borde (Toulon),  Lopez (Clermont),  Talès (Castres),  Bastareaud (Toulon), Dumoulin (Racing Metro), Fofana (Clermont), Lamerat (Castres), Guitoune (Bordeaux-Bègles),  Huget (Toulouse), Nakaitaci (Clermont), Thomas (Racing Metro),  Dulin (Racing Metro),  Spedding (Bayonne).
 
a) ceux qui incarnaient la relève de diverses façons ne sont plus là et ils sont nombreux (Machenaud, Plisson, Bauxis, Lapandry, Lakafia, Samson, Tolofua, Doussain, Fickou, Burban, Vahaamahina)
 
b) des anciens titulaires indiscutables dans les Bleuxv version Lièvremont  et bons en club (voire très bons) sont "oubliés" (Parra et Mermoz et (?) Harinordoquy)
 
a) + b) = c)
 
c) du coup de nouvelles têtes apparaissent : les "étrangers" bien sûr, plus Tignous-Borde (?), Dumoulin, Thomas et Ollivon. Cette continuité apparente eu égard à la tournée 2014 (moyenne quoiqu'on en dise) cache une formidable inconstance dans les choix du staff qui ne sait plus à quel Saint (André) se vouer.
 
Aussi nombreux doivent être les "pas présents" à croiser les doigts pour qu'un Tournoi 2015 minable transforme les grands gagnants de la Tournée d'automne en tocard dans la dernière ligne droite. Faisons confiance à nos amis beefs et gallois notamment pour donner corps à leur rêve.
 
Pour la fine bouche on notera une présence à peu près égale de toulousains (5) en dépit des résultats médiocres de ce club de légende en Top 14 et SURTOUT qu'en 2011 pas un seul toulonnais n'était sélectionné, qu'en 2015 ils sont 5 (le Racing-Métro passe de 1 à 5) !
 
Pour finir (ou presque) ma liste des joueurs scandaleusement oubliés : Lapandry (profil à la Cabannes nous manquant cruellement), Grosso (ailier puissant et gros mental) et Mermoz (à qui on coupe encore les ailes).

Pour finir (vraiment) mention spéciale aux éternels revenants La Miche et Fritz, à moins que Poux...

 Bref, comme on  dit à Charlie Hebdo : Qui vivra verra !
 
Adixat !

mercredi, 05 novembre 2014

A la tournée de novembre tu (re) découvres ton membre

Trois ans après avoir pris ses fonctions le Goret n'est pas plus avancé qu'en 2011.

De tournois ratés en tournées manquées, la tête tourne.

En 2011-2012 le Goret prenait les revenants de la finale de la Coupe du monde.

En 2012-2013 le Goret tente le renouvellement, les Bleuxv (marque déposée) finissent dernier du Tournoi

En 2013-2014 le Goret tente la révolte, les Bleuxv font une des pires saisons de leur histoire centenaire

En 2014-2015 le Goret mélange tout :

-des revenants (Tillous-Borde et Lopez aujourd'hui, Harinordoqui demain ?)

-du renouvellement avec des gars bien de chez nous (Dumoulin, Thomas, Ollivon) et des pas de chez nous, mais de Sainte Affrique du Sutt, Spedding (qui va avoir l'immense honneur de nous faire oublier ce nain de Dullin, plus surcôté que du Jeff Koons ), Kockott (qui va avoir le coq sur la poitrine, du coup on aura pour lui les oeufs de Chimène) ou d'ailleurs Atonio (celui qui bande ras du sol).

-de la révolte  avec Dusautoir en capitaine (c'est ici que Saint André est le plus drôle), celui qui conduit depuis 2008 lavec une belle constance le XV de France vers une même destination : l'abattoir. Capitaine capable d'une passe d'un seul côté et en une seule saison, dont la harangue  de ses troupes se traduit par une mince ride sous son front casqué. Tu irais toi justement au front avec un type tout casqué qui craint pour son cuir chevelu ? C'est d'ailleurs le seul capitaine des grandes nations a être ainsi coiffé...

On l'aura compris le nimportnawak continue de plus belle, on prend du jeune tout feu tout flamme qui a fait 3 bons matchs de top 14 (Ollivon, Thomas, Dumoulin), de l’étranger blanchi sous le harnais sans expérience internationale (forcément s'il en avait il pourrait pas s'encoqueter), du déclinant (Mas, Dusautoir, Papé), du toujours aussi étonnant (Maestri, Le Roux) et du bof à quand remonte son dernier grand match en bleu (Guirado, Lopez, Huget, Bastareaud, Mermoz).

Bon on va pas jouer à se faire peur, le moment viendra assez tôt, mais en dépit de ce pilotage à très courte vue digne de mister Magoo (ce genre de référence vous classe assez facilement dans la catégorie des vétérans) contre les Fidji ça va passer, mais l'amateur de gonfle tricolore peut s'attendre à s'emmerder ferme devant sa télé.

Quoi qu'il en soit, le XV de France est toujours cette œuvre recommencée, ce work in progress (yeah, si tu veux jouer en bleu va falloir te mettre au british mon coco, ou plutôt mon kockott...) qui fait que quand vient la tournée de novembre à chaque fois tu as l'impression de (re) découvrir ton membre.

FRANCE : 

Mas, Guirado, Menini

Maestri, Papé

Chouly, Le Roux, Dusautoir (cap)

(m) Tillous-Borde - (o) Lopez,

Huget, Dumoulin, Fofana, Thomas

Spedding

Remplaçants (à choisir parmi les joueurs suivants) :  Kayser, Atonio, Chiocci, Flanquart, Vahaamahina, Ollivon, Kockott, Talès, Bastareaud, Mermoz

samedi, 08 février 2014

Grand Chlem 2014

La seule question qui vaille :

Le XV de France peut-il gagner à Cardiff ?

De la réponse dépend la réalisation (ou non) d'un titre prémonitoire.

vendredi, 07 février 2014

En attendant France-Italie : composition et de quelques interrogations oiseuses et d'autres moins

Avant France-Italie et après Bleus-Beefs quelques interrogations planent au dessus du XV de France à la manière des mouettes dans le ciel d'Auckland un certain 14 juillet.

A quoi sert Bernard Le Roux ?

Pourquoi Bernard Le Roux ne l'est-il pas ?

Qui a eu le premier cette idée à la con de sélectionner Bernard Le Roux ?

Qui a eu le premier cette idée encore plus con de le faire jouer ?

Faut-il un quota de Sudaff en équipe de France (Durban plutôt que Burban) ?

Bernard Le Roux est-il l'appendice de l'équipe, dont l'existence n'est sensible que lorsqu'on l'enlève ?

Inglorious Bastareaud remplit-il aussi cet office d'appendice ?

Pourquoi faut-il attendre que Dusautoir soit blessé pour que Nyanga joue en Bleu ?

Les fils d'anciens internationaux sont-ils génétiquement programmés pour jouer en Bleu ?

C'est quoi le piston dans le rugby pro en 2014 ?

L'arrière petit-fils Bonneval jouera-t-il la Coupe du monde 2057 ?

La charnière Doussain-Plisson est-elle celle de février 2014 où celle des autres mois de l'année jusqu'en 2015 ?

Pendant combien de temps une équipe peut-elle rester chatarde  ?

Pourquoi la compo est dessous ?

Dulin - Huget, Bastareaud, Fofana, Bonneval - Plisson, Doussain - Le Roux, Picamoles, Nyanga - Maestri, Papé - Mas, Szarzewski, Domingo.

Remplaçants : Kayser, Forestier, Slimani, Vahaamahina, chouly, Machenaud, Trinh-Duc et Fickou

Pourquoi la compo est dessus ?

Pourquoi c'est la dernière question ?

Avant dernière en fait...

mardi, 26 novembre 2013

Quelque part entre l'Ecosse et l'Italie : l'irlandisation de l'équipe de France

Une fois le crash test d'automne passé (mal) se profile le plus que centenaire et immarcescible Tournoi.

Bonne nouvelle, la prestation du XV de France ne pourra pas être pire cette année, puisqu'à la dernière place les Bleus se sont retrouvés. C'est mieux de se retrouver autour de valeurs et de principe de jeu, mais selon l'antique adage : on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a !

Côté animation offensive l'encéphalogramme d'Ariel Sharon doit être plus actif que le XV de France.

Côté joueur la Pro D2 est devenue le vivier du XV de France (Dulin, Forrestier, Guitoune, Thalés, pour ne citer que les titulaires contre les Boks..). Fatalement passer de joutes, bien que viriles, contre Aurillac, Auch et autres au niveau international n'est pas une mince affaire surtout qu'en face on a le gotha du Botha à moins que ce ne soit l'inverse... Loin de moi l'idée de dauber sur la pro D 2, mais par définition son rôle n'est pas de servir de filière pour accéder à la vitrine du rugby tricolore. Il est vrai que le mal est ancien, un entraîneur de Pro D2 s'est bien retrouvé chef de rayon dans la vitrine (image audacieuse je le concède).

Ce n'est pas tant que la Pro D2 fournisse le XV de France en internationaux qui pose problème que l'échec patent de la formation fédérale. A quoi doit servir le CNR de Marcoussis sinon à faire émerger l'élite du rugby à partir des équipes de jeunes. Selon cette logique Plisson devrait avoir déjà intégré durablement le groupe France ou d'autres comme Martin (RCT). Au lieu de quoi on va chercher un 10 trentenaire ayant fait ses classes en Pro D2.

Le résultat on le connait d'avance le XV de France évolue au niveau mondial en pro D2, dans le haut du panier certes, mais en Pro D 2 tout de même. Le gotha du rugby est devenue un club select de la Couronne Britannique (Blacks, beefs, Boks, Wallabies) où ceux qui puent l'ail de la bouche ne peuvent entrer en raison de leurs propres turpitudes.

Désormais la France se situe quelque part entre l’Écosse et l'Italie (vérité géographique, horreur rugbystique).

La France est devenue une Irlande latine, ne s'en remettant qu'à la vaillance de ses avants et au hasard du génie de ses lignes arrières avec dans le rôle de O'Driscoll, Fofana. Pour le reste on attendra, le moins longtemps possible espérons-le.

jeudi, 03 novembre 2011

OPA sur PSA ou du Lièvre au Goret

Après Saint Marc, le monsieur propre sur lui du rugby tricolore, l'avènement d'un Saint-André annoncé comme le Messie  étonne.

Comme le Messie, PSA est annoncé longtemps à l'avance.

Comme le Messie, PSA n'est que le fils de dieu, il vient en second, après Novès.

Comme le Messie, PSA après avoir réussi quelques miracles portera sa croix et risque bien d'y finir dessus entre ses adjoints (Lagisquet et Bru selon toutes probabilités).

Comme le Messie, les adorateurs d'Allah le rejeterront en raison de sa proximité avec le porc (le goret).

Quel que soit l'avenir du goret, le moins que l'on puisse lui souhaiter est de ne pas finir découpé en fine tranches.

Le Goret  est l'anti-Lièvre.

Là où le Lièvre était un joueur international de niveau moyen (je sais ça ressemble à un oxymore, mais ça existe), le Goret fut un joueur talentueux, un international charismatique au point de conduire une équipe de France victorieuse par deux fois chez les Blacks en 1994. Exploit inégalé depuis, exploit d'autant plus savoureux que le Goret  avait endossé la tunique du capitaine depuis l'aile...

Personne ne se souvient d'avoir vu le Lièvre en Bleu.

Tout le monde a en tête la relance emplie d'envie, de fougue et de hargne de PSA pour le plus bel essai du XXème siècle !

Là  où le Lièvre était un entraîneur débutant de deuxième division, le Goret a conduit des équipes de haut niveau en les portant au maximum de leurs capacités que ce soit avec Bourgoin puis plus tard avec les Sharks (de Sale pas Dassault...).

Son passage à Toulon, brillant la première année, plus mitigé en TOP 14 la seconde,  mais très honorable en H Cup, fait de lui un entraineur expérimenté ayant eu entre ses mains des joueurs de classe mondiale (Wilko, Smith, Heyman etc.).

Sans préjuger de l'avenir, voilà enfin le XV de France doté d'un entraîneur digne de ce nom. Qui plus est il ne va pas chercher ses adjoints en Fédérale 1 ou chez les Espoirs mais dans d'excellents connaisseurs du rugby hexagonal (Lagisquet et Bru). Léger bémol toutefois quand on voit comment le Stade se hâte de faire traîner la nomination de Bru on se dit que décidément le XV de France n'est toujours pas au rang des priorités du rugby de France. Comme s'il ne fallait tirer aucune leçon du fiasco FFR-Lièvre.

Quoi qu'il en soit, les masques finissent par tomber, le Lièvre se retrouve à poil, comme le petit gibier qu'il est. Quelques Bleus commencent à balancer comme il fallait s'y attendre, le procédé n'est pas très élégant mais la fin étourdissante du Lièvre dit assez le malaise général, nié puis caché avant qu'il ne saute aux yeux comme une bite au cul.

L'annonce à quelques semaines du début de la Coupe du Monde de son remplacement par le Goret signifie à la fois la fin d'une expérimentation qui n'a que trop duré et le désaveu dans lequel le tient la FFR, sapant là le peu d'autorité qui lui restait.

Aussi triste que cela puisse paraître après cette finale de Coupe du monde : Vivement le Tournoi 2012.

18:52 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : saint-andré, lièvremont

 
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