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vendredi, 07 février 2014

En attendant France-Italie : composition et de quelques interrogations oiseuses et d'autres moins

Avant France-Italie et après Bleus-Beefs quelques interrogations planent au dessus du XV de France à la manière des mouettes dans le ciel d'Auckland un certain 14 juillet.

A quoi sert Bernard Le Roux ?

Pourquoi Bernard Le Roux ne l'est-il pas ?

Qui a eu le premier cette idée à la con de sélectionner Bernard Le Roux ?

Qui a eu le premier cette idée encore plus con de le faire jouer ?

Faut-il un quota de Sudaff en équipe de France (Durban plutôt que Burban) ?

Bernard Le Roux est-il l'appendice de l'équipe, dont l'existence n'est sensible que lorsqu'on l'enlève ?

Inglorious Bastareaud remplit-il aussi cet office d'appendice ?

Pourquoi faut-il attendre que Dusautoir soit blessé pour que Nyanga joue en Bleu ?

Les fils d'anciens internationaux sont-ils génétiquement programmés pour jouer en Bleu ?

C'est quoi le piston dans le rugby pro en 2014 ?

L'arrière petit-fils Bonneval jouera-t-il la Coupe du monde 2057 ?

La charnière Doussain-Plisson est-elle celle de février 2014 où celle des autres mois de l'année jusqu'en 2015 ?

Pendant combien de temps une équipe peut-elle rester chatarde  ?

Pourquoi la compo est dessous ?

Dulin - Huget, Bastareaud, Fofana, Bonneval - Plisson, Doussain - Le Roux, Picamoles, Nyanga - Maestri, Papé - Mas, Szarzewski, Domingo.

Remplaçants : Kayser, Forestier, Slimani, Vahaamahina, chouly, Machenaud, Trinh-Duc et Fickou

Pourquoi la compo est dessus ?

Pourquoi c'est la dernière question ?

Avant dernière en fait...

mercredi, 02 février 2011

La revue des Trente : les moins Gros

Il fut un temps pas si lointain où existaient deux catégories de joueurs : les Gros et les Gazelles.

La remarque vaut sans doute encore en série, pour le reste la plupart des Gazelles sont devenues aussi grosses que des autruches (Traille, Jauzion, Rougerie...). Seul petit problème leurs courses d'attaque ressemblent aussi à celle d'autruches la tête encore piquée  dans le pré.

Quoi qu'il en soit, la liste des 14 arrières fait sans doute encore plus jaser que celle des Gros.

La charnière

On la connaît : Parra/Trinh-Duc.

Lors du dernier tournoi ils ont joué dans un fauteuil de tapissier, derrière un pack archi-dominateur, du coup ils se sont vus beaux, trop beaux. La tournée d'automne a ramené Parra a davantage d'humilité, comme on dit dans les monastères.

Mais le principal problème n'est pas là, il est - depuis trois ans quand même - dans la présence d'une moitié de demi d'ouverture, un quart d'ouverture en quelque sorte, nommé Trinh-Duc. Sa botte n'a rien à envier à celle de Sarah Bernhardt, son jeu au pied est à peine plus long que celui de ce pauvre Tattoo, attaché à son Ile fantastique.

Un 10 qui n'a pas de jeu au pied, c'est bien un quart d'ouverture.

L'obstination du Lièvre à en faire le chef d'orchestre de l'attaque tricolore alors que n'importe quelle fanfare de village n'en voudrait pas même à la grosse caisse dit assez la faillite des Bleus. Dans ces conditions, il faut arrêter de pleurer sur la faiblesse offensive des Bleus, ça a tout l'air volontaire, sans cela comment expliquer cette mode du Trinh-Duc ?

L'entêtement du Lièvre, digne d'un lapin nain monomaniaque, conduit à vider le poste de tout candidat sérieux.

Skrela ? le Lièvre lui a dit : "je te prends pour le Tournoi, mais ne compte pas sur la Coupe du Monde".

Si le discours a pour mérite la franchise, il est surtout complétement débile. Personne ne sait qui fera la doublure du quart d'ouvreur, une moitié de moitié de 10 donc, allant chercher facilement dans les 2,50 dans six mois.

Traille ? D'une nullité absolue contre l'Australie, telle qu'on est au-delà des mots, il peut occuper le poste pour nourrir les recherches d'un quelconque séminaire de psychologie comportementale ayant pour thème Du suicide sportif en milieu hostile. De toute façon, son poste est au centre et pas ailleurs, mais il est loin d' y être le meilleur.

Pour en revenir à la charnière, le retour de Yachvili ne se discute pas. Est-il forgé pour faire banquette ? Pas sûr ! Quoi qu'il en soit, en raison de son expérience, le Lièvre aurait du dès le départ s'appuyer sur lui, il ne l'a pas fait et le rappelle témoignant encore d'une inconstance proche du niveau indépassable d'un Laporte. Un brin de cohérence aurait voulu qu'il sélectionne à nouveau Dupuy, parti l'an dernier pour être n°1 à la mélée, s'il n'y avait eu cette fourchette totalement imaginaire.

Le retour de Yachvili est à ranger dans la catégorie encombrée du n'importe quoi - pourquoi révoquer ceux-là mêmes qu'on convoque à nouveau alors que les données sont inchangées - à côté de celui d'autres biarrots (tiens c'est bizarre), Marconnet, Thion et Traille.

Hier on ne les sélectionnait pas au motif qu'ils n'incarnaient pas l'avenir. Aujourd'hui on les prend pour jouer demain...

Au centre

Au centre de l'attaque, le doute plane sur le compagnon de Jauzion, alors forcément un aviateur s'impose : Mermoz.

Traille ? Oui, mais ça risque d'aller trop vite à l'aile. Bon ça va ,si on ne peut même plus rigoler.

Rougerie ? Marty ? Difficile de départager deux coffres à ballons, qui pourront sans mal se reconvertir dans une banque suisse ou à Fort Knox.

Il est vrai qu'on est plus à un foutage de gueule près, après la raclée prise face à l'Australie, on pouvait penser que les trois mannequins en mousse servant à Platoche à tirer les coups francs (Jauzion, Rougerie et Traille) resteraient à la remise à matériel avec les sacs à placage, les plots de toutes les couleurs, etc. Mais non le Lièvre reprend les trois, pourtant plus faciles à enrhumer qu'un horodateur.

Rougerie, il compte en faire quoi ? Au centre ? Pourquoi pas, mais avant on conseille au staff de revoir le match contre l'Australie. A l'aile ? Pourquoi pas,  seul petit problème il n'y joue plus en club. Pour la faire courte, Rougerie n'a rien à faire en Bleu, sauf chez les Schtroumpfs.

Forcément l'ombre des Bads Boys plane elle aussi  (Fritz, Bastareaud).

A la vérité, on s'en fout un peu des frasques des uns et des autres, les Beefs ont Tindall, les gallois Powel, et j'en oublie des tonnes, on peut faire aussi bien qu'eux.

Bon, Bastereaud a pris une praline de l'homme invisible, ça l'a perturbé certes, mais pas au point d'y couper l'appétit (un camarade de jeu notait avec justesse qu'il ressemblait de plus en plus à Arnold ou Willy, je sais plus, d'Arnold et Willy). Fritz n'aime rien tant que la frite et la frite, il reste que j'en connais pas beaucoup qui n'échangerait pas un baril de Rougerie-Marty contre un de Fritz-Bastareaud, que ce soit dans le Tournoi ou pour la Coupe du Monde. Qu'on ne vienne pas arguer de la méforme de Bastareaud, Fritz pète le feu tandis que Palisson et Marty font peine à voir en club.

Les ailiers justement parlons-en.

Le triangle offensif

On ne va pas longtemps tourner autour du pot comme la poule autour du couteau : l'absence de Malzieu est proprement SCANDALEUSE ! A chacun de ses matchs avec les jaunards, il est décisif, rageur dans ses courses, il reste debout en toute occasion et avance. Dans son rôle de pur ailier, il est devant tout le monde.

Comment se passer d'un joueur pareil ?

Au lieu de quoi on à Palisson.

Qui de la pointe sud d'Ushuaïa à l'extrême nord du Groëland peut dire à quand remonte son dernier bon match en bleu ? Te casse pas la tête, j'ai déjà demandé : personne.

On reproche à Malzieu d'être léger en défense.

1. Faut voir.

2. Même si c'est vrai, ça ne gène pas trop  le Lièvre d'avoir une moitié d'ouvreur qui n'a aucun jeu au pied.

Au contraire, lui qui fait les choses à moitié-moitié, il devrait être content d'avoir un ailier qui ne défend pas, ça irait même bien avec ses huit qui ne franchissent pas, ses centres qu'on confond avec des secondes pompes et plus largement avec un rugby hémiplégique qui a rapporté un mini-Grand Chlem. Sans compter que ça enrichirait  la salle des trophées d'ailiers qui ne défendaient pas ou bien peu : Costes, Estève, Lagisquet... Quant au plus grand joueur français de tous les temps, Blanco, on peut difficilement dire qu'il ait marqué les esprits gràce à sa science du placage.

Que l'on me passe l'expression, tout ça c'est de la couille en barres. Il faut se demander à quoi sert le comité de sélection ?

Visiblement il préfère avoir un polyvalent faible partout (Palisson), qu'un grand spécialiste du poste (Malzieu).

Le choix de Clerc, c'est du grand classique, quand il n'est pas sur la feuille de match on le regrette, quand il y est on se dit bof !

Toujours aux ailes, le Lièvre veut donner sa chance à Huget, pourquoi pas ?

Là aussi faut il voir. En défense, il est peut être supérieur à Malzieu, mais pour défendre en bout de ligne, il y a quand même un truc qui existe depuis pas mal de temps déjà, ça s'appelle je crois un troisième ligne aile. Info à vérifier quand même.

Tout n'est pas noir, avec enfin les sélections de Médard et de Poitrenaud (placé à l'arrière lui, alors qu'il a au centre un Rougerie dans chaque canne), on commence à tutoyer les sommets.

Salut comment tu vas Nana Purna ?

Rien d 'autre.

Arrières (14): Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

 

 

 

 

jeudi, 27 janvier 2011

La revue des trente : les Gros

Dresser un plan de tables pour un mariage est la chose la plus compliquée du monde après le choix de 30 joueurs pour disputer une compétition, il n'empêche que le Lièvre et son staff ont oublié des convives pour avoir mangé certaines invitations et retenus des gonzes pourtant indésirables dans n'importe quel restau de routier ayant un peu de tenue (premier tenu).

Commençons par les avants.

Pour sûr les Bleus ont une grosse mélée, et tout le monde en est content même si la chose n'a en rien adouci la branlée subie face aux Wallabies.

Un gros pack reste certes nécessaire, mais largement insuffisant face à un rugby de mouvement (en gros celui pratiqué par les favoris du Sud pour la prochaine Coupe du Monde, Blacks et Australiens).

Pour le Tournoi, hormis les Beefs, ça devrait suffire.

En première ligne on connaît les titulaires Mas, Servat et Domingo. Les trois sont au moins au niveau de l'an passé, avec même une plus grande mobilité à la pile et une grosse tenue (deuxième tenu) en mélée.  Croisons les doigts pour qu'aucun ne se pète parce que derrière il y a un trou.

Dedans on trouve Ducalcon, Madame Denise. C'est un pilar constant puisqu'il  se fait régulièrement secouer en Top 14 et en H Cup, aussi habile ballon en main que Scrat dans l'âge de glaces avec sa noisette.

Avec Marconnet on assiste au re-re-re-retour du cimetière à poulets. Truqueur, chambreur, plus statique qu'une enclume gauloise, Marconnet a su se rendre indispensable en raison de la faiblesse générale des piliers français aggravée par le long forfait de Barcella.

Une solution : annexer la Géorgie et en faire le 102ème département français.

Bon Guirado est très explosif, pas au point de bosser chez Azf quand même, mais il doit améliorer ses lancers et bénéficie lui aussi d'un forfait, celui du parisien perruqué peroxydé.

En seconde pompe, que du lourd, voire du très lourd au figuré avec Thion, visiblement là pour cirer un banc qui n'est plus en bois depuis longtemps, du coup on se demande ce qu'il fout là...

Une fois de plus lancer un jeune comme Jacquet, qui a perdu sa  brioche (aha aha) semble plus mieux ou si l'on veut moins pire.

Absent encore pour cause de blessures, depuis quelques mois pour Millo, l'équipe de France c'est tintin.

Pour le reste, Papé et Pierre, c'est kif-kif bourricot, ça pousse comme une mule, ça galope comme un cheval et ça défend comme un buffle. Principal défaut de l'attelage : une fâcheuse tentance à se faire pénaliser sur les rucks. Pas facile d'enlever ses grosses mimines de la gonfle. On prend les paris ? Pari tenu  (troisième tenu) !

Souvent, à la différence de chez Emmaüs, Papé Pierre, c'est pas la misère...

Nallet est le seul titulaire indiscutable au poste et c'est largement mérité, toujours le premier à être en tenue (quatrième tenue).

En troisième latte, que du classique, hélas, trois fois hélas.

Notons quand même l'ancrage de Houuou Chabal au poste.

N'importe quel gamin ayant tâté de la gonfle à l'école de rugby savait qu'il n'avait rien à faire à l'étage au-dessus. Il n'empêche que notre GSM (Grand Sélectionneur de Marcoussis) a bien mis trois ans pour s'en rendre compte et trouver la bonne voie.

Le trio gagnant est sans doute Dusautoir (the captain said what au Lièvre), Bonnaire en forme olympique, Harinordoquy, qui repointe son nez (guéri). Malheureusement, il est à craindre que le chouchou héraultais brouille à nouveau les cartes.

En revanche, un joueur n'entre pas dans la case chouchou : Picachou.

Solide et convaincant avec le Stade, seul joueur français capable d'avancer - comme Servat - sans attendre d'être lancé comme un A 380 en bout de piste, Picamoles et l'un des grands absents de la liste.

C'est quoi ce rugby de diéticien en blouse blanche - comme l'autre qui réparer chez Mme Denise - un oeil sur la Vo2max et l'autre sur l'indice de masse graisseuse ?

En 8, ni Chabal et encore moins Harinordoquy sont capables comme lui de jouer debout dans le dos de la défense. De toute évidence il va manquer, surtout contre les Beefs.

Sa non-sélection relève de la faute professionnelle, on en a vu devant les Prud'hommes pour moins que ça qui ont fini tout nu (cinquième et dernier tounu).

 

Avants (16): Mas (Perpignan), Domingo (Clermont), Ducalcon (Castres), Marconnet (Biarritz), Servat (Toulouse), Guirado (Perpignan), Nallet (Racing-Métro), Pierre (Clermont), Thion (Biarritz), Papé (Stade français), Dusautoir (Toulouse, cap.), Bonnaire (Clermont), Ouedraogo (Montpellier), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Harinordoquy (Biarritz).

 

PS : Lu dans le Midol du 24 janvier, p. 6.

De Carl Hayman : "Je pars à la chasse au sanglier. Au couteau, comme on la pratique en Nouvelle-Zélande".

Vous imaginez un peu le tableau, Hayman crapahutant dans l'arrière-pays varois un couteau entre les dents, nifle au ras du sol pour pister le sanglier ! Obélix a trouvé un client !  En tout cas c'est pas Marconnet qui irait chasser le poulet fermier des Landes même avec un fusil à lunettes...

Il plaisantait bien sûr.

 
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